l n'a ryen dyt. Il ne s'est pas servy de cette informatyon pour vous nuyre. - Sacré James-Honoré. Doge ou pas, j'ay hâte de le revoyr... - Il nous a contacté, il vyendra à bord de l'Amphytryte la semayne prochayne avec Porphyrio quy sera sûrement remys et pourra nous conter ce quy s'est passé aux Deux Mah-Goh. - Sarah, préparez moy une pype et servez moy un verre...Non, pas d'absynthe, un Ryve Sale...Nous avons du travayl.



Sous-sections
Sérényssime Empire d'Ys
La seconde démocratye yssoise (septembre an II- octobre an IV)

La seconde démocratye yssoise (septembre an II- octobre an IV)


l'yndépendance - les mandats de Marilyse Emphetuocle - révysion de l'économie - Nykolaos d'Ophiccius, Doge - l'électyon d'Alexya d'Ambictête - motyon de censure - Gladys de Caryatys, Doge - nayssance de Chysnatown - le second mandat Caryatys - James Honoré Maltys d'Ysville, Doge - Théophraste de Mytilène, de nouveau Doge - l'électyon d'Hector d'Ysciple



* * * * *


Anniversaire Surpryse-party de James-Honoré Maltys d'Ysville


James-Honoré Maltys d'Ysville

13 Février de l'An IV

par Maltys, Fontvell, d'Ysciple, de Rhodys, Pallasalexandride.


Petit Ours Brun, 12 févryer

Demain, en la salle "recto" des Deux Mâ-Goh, aura lieu l'anniversaire surpryse-party de Corto Maltys. Sont invitées toutes les personnalités de l'Empire.

Petyt Ours Brun.

Nykolaos d'Ophiccius, aux autres

Pssss... Dites, vous avez prévu un cadeau commun ? Que pensez vous de quelques boukhistanays, huilés et lustrés, prêts à l'employ, ainsy que quelques bouteilles d'absynthe ?

Petit Ours Brun

Ne vous inquiétez pas ! J'ai tout ce qu'il faut. L'orgie terminée (c'est-à-dire je ne says pas quand ), nous irons à Saint-Morys pour des vacances bien méritées... Sy vous trouvez un moniteur de ski libre, d'icy là, pouvez-vous me le garder au chaud pour Maltys ?... Mays si, un moniteur de ski, quoi... il y en a plein à Saint-Morys... demandez à Léa, elle en connayt sûrement un ou deux. Et on vous attend demain aux Deux-MâGs !

Guylhelm de Fontvell

Et le gateau, il sera comment ? Comme dans les fylms abérycains avec une surpryse en petyte tenue à l'intéryeur ?

Petit Ours Brun

Ce sera en effet une pièce bien montée.

Maltys d'Ysville, 13 février

Les invités sont rassemblés autour d'un petit buffet, garni de crystaux d'absynthe ; le salon privé des Deux Mâ-Goh, réservé pour l'occasyon, se remplit rapidement, envahi par les amys de Corto, moyennement bien accueillys : des Boukystanays au torse huilé, de grands Lolonays en slip et une foule de marins grossyers.

Pas de sygne de la présence de Petyt Ours Brun ; on l'a apercu ce matin revenant précypytament de Saint-Morys, les bras chargé de sacs d'opium. Depuys, plus de nouvelles ; sans compter Corto, qui aurait dû être au Tysbet cette semaine, mays qu'on avait vu plusyeurs foys à Venys. Les invités, ou plutôt les invitées, commencent les amuse-bouches, présentés par de jeunes éphèbes épilés. Une arystocrate dystinguée, qui se reconnaîtra sûrement, dysparaît rapidement dans une arrière-salle obscure en compagnie de l'un de ces serveurs. Les hommes ne sont pas en reste, quand arrive une petite légion d'hôtesses azéckoises plutôt dénudées.

Soudain, un grand bruit se fait entendre derrière l'estrade, et un pan du rideau s'ouvre ; un homme aux yeux cernés, d'une trentaine d'années, se présente en souriant... Il a une vague ressemblance avec Corto. Son costume de soie brillante, orné d'un veston XVIIIème noir et blanc, est agrémenté de bijoux ostentatoires ; il porte une bague à chaque doigt et un lourd collier de diamants. Il tient enfin un tricorne "Qui est-il ?" de sa main gauche.

"Bonjour, Messyeurs et Mesdames... C'est aujourd'hui mon anniversaire ; c'est pour cela que vous êtes rassemblés icy !"

Les Yssois présents restent interloqués, cherchant des yeux Corto, et Petyt Ours Brun, qui avait dit organyser la fête. Seuls les petits amys de Corto Maltys sourient et prennent des airs de "je le savays déjà". L'homme continue :

"Ouy, c'est moy, Corto Maltys. J'étays déguysé jusqu'à aujourd'huy... Je suys venu déguysé à Venys, je le suys resté quelques temps. J'adore les déguysements !"

Les invités plyssent les yeux, surprys, cherchant les traits de Corto Maltys... C'est bien lui, en effet, sans son deux-pièces de marin et sa casquette, sous laquelle il cachait ses cheveux longs. Sa boucle d'oreille dorée est identique.

"Je comprends votre étonnement. Je suys revenu caché, et c'est une longue hystoire... Hum... Et Petyt Ours Brun, c'est moy aussy !"

Il sort un vulgaire déguysement d'ours et l'exhibe au public.

"Ooooh !"

"Personne ne s'en étayt douté ? Eh bien ! Nous n'étyons pourtant jamays ensemble.

"Aaaah!"

"Mays place à la fête ! Ne nous éternysons pas sur mes petyts playsyrs... Je m'appelle James-Honoré Maltys d'Ysville de mon vrai nom. De la famille Maltys d'Ysville... Le fyls de Clémentine Maltys d'Ysville. Sans doute les plus vy...âgés d'entre vous se souvyennent-yls d'elle ? Elle a fuy Ys en -XXX, l'année de ma nayssance. Bref... qu'on amène l'orchestre et mon petyt Porphyryo ! Porphyryo ? Où es-tu ?"

Porphyrio se détache du rideau pourpre, assorti à son caftan à ouverture dorsale, et chuchote quelque chose à l'oreille de son maître.

"Mays byen sûr ! Qu'on amène mon cadeau ! Comment cela ? Un cadeau pour moy ? (ayr ynnocent de grand comédien) Mays comme c'est sympa !"

Alors que l'orchestre, les Deadkennedys, un quartet de Syttle (UZA), commence un petite pièce de musyque de chambre, plusyeurs assystants des Deux Mâ-Goh apportent une lourde caysse fermée et entourée d'un ruban rouge vif bordé d'argent. Un bruit plutôt apocalyptique provient de l'intérieur de la caysse. L'orchestre fait une pause... Hector d'Ysciple prend la parole :

"Cher ami, nous t'avons fait un petit cadeau commun. J'ai l'honneur de t'offrir..."

Le sylence se fait alors q'une masse vysqueuse et infernale s'extrait de la caysse, ouverte par un assystant remarquablement placyde pour la tâche ingrate qu'on lui a refilée.

"Deux cent cinquante-sept Serpents Arachnoides rouges et jaunes !"

Les bestioles terrifiantes restent prostrées sur leurs pattes velues, les unes sur les autres, jetant des coups d'oeil craintif au public. Elles semblent bien dressées.

"Charmant... Cher Hector, et chers amys, je vous remercye du fond du coeur. Cela me touche ! Et pour prouver que je ne suys pas en reste, je vous ynvyte à quelques pypes offertes par ces deux jeunes hommes tysbétayns que j'ay ramenés de mon dernyer voyage... car j'ay réellement été au Tysbet, comme Corto. Messyeurs ! Par icy !"

La fête se poursuit dans une ambiance enfumée, très rythmée par les "Deadkennedys".

"Dytes-moi Hector, c'est une excellente ydée ces petites bêtes. J'ay une vérytable petyte colonye de serpents arachnoydes maintenant... Où les avez-vous dénychés ? J'ay eu beau voyager toute ma vye, je n'ay jamays ryen vu de tel !

- Heu, je ne says pas... Il faut demander à Gladys. C'est elle qui s'est chargée de l'importatyon.

- Gladys ? Où est-elle passée ?

- Il me semble que je l'ai vue au bras d'un Boukystanays tout à l'heure... Gladys ?

Alexys de Rhodys

Que de surprenantes nouvelles ! Voylà de quoi alymenter une hystoyre romanesque...

En tout cas, yl n'y a pas à redyre: ycy, on sayt fêter comme il se doit les anniversaires !

Mays du coup, je mets à douter de l'ydentytée de toutes les personnes présentes. Et au vue de certayns regards ynterrogateurs, je ne suys pas le seul...

Et sy... Et sy.... Et sy Notre honorable Doge n'étayt pas la belle Gladys... Sy quelqu'un avayt usurpé son ydentyté ?

Hum... Il faut que j'arrête de fumer, ça me monte à la tête...

Maltys d'Ysville

Tout à fayt, jeune homme... parfoys, la réalyté est gauchye, par le fayt de démons. De même, la petyte Atlantas Kylomny dont tout Ys a parlé récemment, avant qu'elle n'aylle se fayre déflorer en Athys, étayt en réalyté un ours angmaryen déguysé et fort mal élevé.

Reprenez donc une pype !

Alexys de Rhodys

Bon allez... un petyte pype de plus ou de moins... Ca peut pas fayre de mal !

Je vous offre un verre ?

BHP, en vacance sur ses terres d'Athys

Mays voyons, mon cher James, vous devriez savoir, après tous vos voyages, que les angmariens sont réputés pour être des dragons, pas des ours !

Fontvell

Puysqu'on en est aux confydences et aux révélatyons, je ne suys pas GdF, je suys... Oh et puys non, je ne vous le dyrai pas, nananère...

Alexys de Rhodys

C'est pas tout ça, mays moy... Quy suys je ? Je fynys par ne plus savoir !

Maltys d'Ysville

Mays vous êtes Alexys de Rhodys, le célèbre acteur et dramaturge ! Me trompé-je ?

Au fayt, quand est-ce que vous nous présentez l'une de vos pyèces ?

Alexys de Rhodys

les travaux d'écryture avance.... lentement !

Mays dès que c'est prêt... Je passerais au vote du publyc.

Une certaine "Coline" se présente, Maltys d'Ysville l'invite à rejoindre tout le monde ; Théophraste demande à "Coline" de se lancer, ce qui étonne Hector. Fontvell évoque l'Ode faite au Métaligore, qui aurait eu l'effet d'une cure de jouvence.

Hector d'Ysciple

- A moins que ce ne soit d'avoir déboursé quelques yris de son compte... Lui qui se dit arystocrate et se fait une fierté de ne débourser aucun sou... Vous m'excusez une minute, j'ai deux motsà dire à James à ce propos d'ailleurs

[Hector se détache du petit groupe où il discutait jusqu'alors. Cherche Maltys du regard dans la foule dystinguée. Le repère, et d'un sygne dyscret l'écarte à l'écart]

- James, j'ai entendu dire que vous aviez un certayn poème... Je suys prêt à...

- Je vous arrête tout de suite mon cher Hector, j'ai promys...

- Et je vous rappelle que vous avez un emprunt sur le dos et que je suis Directeur de la Banque...

[puis se retournant brusquement]

- Fontvell, quand donc comprendrez-vous que lorsque l'on parle à voix basse c'est pour ne pas être entendu ? D'ailleurs, vous avez entendu ? Non, vous n'avez rien entendu.

Fontvell

Mmm, vous dysiez ? (Fontvell se plaignait récemment du non-respect du secret bancaire par le Directeur de la Banque, ce même Hector, NDMY )

Fontvell à d'Ysville :

Et votre papa ? Est ce celuy dont vous m'avez déjà parlé ? Von Machyn ? (voir rubrique "Cataloxytanie", NDMY)

Maltys d'Ysville (déguysé en ours)

Von Burgsteyn ? Non. J'ay ynventé cette hystoyre parce que quelqu'un, sur l'Ysle aux Enfants, avayt remarqué que c'étayt un déguysement. Pour évyter la rumeur, assez terryble à Venys sy je ne m'abuse, j'ay raconté un fort long récyt. Mon vray père, luy, n'est plus.

A propos de ces serpents arachnoides rouges et jaunes, yls vyennent en fayt de Lologne... Gladys vyent de me le dyre.

Bon, que la fête contynue !


* * * * *


Arrivée d'Atlantas Kylomny à Venys


James-Honoré Maltys d'Ysville

Une nouvelle dans la Sérényssime

Tout ce quy s'est réellement passé, vous dys-je !


L'arryvée d'Atlantas Kylomnys à Venys a été suivie de près par plusyeurs yssoys, jeunes et vyeux. Les fautes d'orthographe ont été conservées par un soucy de précysyon hystoryque.

Atlantas:

Bonsoyr à vous tous,

Voyci une histoire bizzare à vous raconter :

-Cet aprés-midi, je me promenée sur l'île portuayre, dans la capitale. Je marchays prés des quays, avec le soleyl quy me réchauffée la peau, c'étayt une bonne balade. Quant je fus arrivée prés du bâtiment du Conseyl à la Mer Océane, j'apercus une magnifique sylouhette d'un jeune homme. Je me déplacayt, car le soleyl me géné, alors je découvrye un jeune homme, sculpté comme un athlète et d'un beauté indescriptible... Ce jeune homme fut comme un dyeu vivant pour moy...

Avys aux personnes quy s'y recconaitrés...

Permettez-moy un petyt supplément. Au même moment, à quelques mètres de là, sur le port, quelqu'un quy n'a ryen à voyr avec cette hystoyre vaque à ses occupatyons : Petyt Ours Brun est en trayn de monter sa compagnye de pêche. Le fayt que les deux événements se soyent passés en même temps au même endroyt est assez amusant, même s'yl y a de très faybles chances pour que POB ayt été ce "dyeu vyvant" décryt par Atlantas. Peut-être l'un des pêcheurs ? Mays layssons-le narrer sa journée:

Petyt Ours Brun:

Une bryse hivernale balaie le port de pêche de la capitale, que jouxtent des maysons serrées les unes contre les autres, en rang d'oignon au-dessus de troquets minables et de sombres tavernes à absynthe, rendez-vous habituels des Poyscailleurs. Les enseignes battent au vent, les mâts bruyants se balancent plus doucement.

A l'abri devant un gros chalutier de la Coopérative Athysque de Pêche, Petyt Ours Brun est en train de monter sa propre compagnie, et surveille l'activité fébrile de son premier équipage, des pauvres hères recrutés un peu au hasard. L'un d'eux prépare les filets plutôt laborieusement. "Hep, M'syeur Pob, qui c'est qui va y aller, chez le Père Poyscaille, t't'à l'heure ?

- Vous allez tous y aller, et toi le premier.

- Bah, oué, mays on est beaucoup m'syeur Pob.

- Beaucoup, beaucoup... Onze, ce n'est pas énorme.

- Boh oué, mays c'est que chuys pas bancal, moi : j'ai bin vu qu'le bateau, l'est pas gros. Vous croyez qu'on tient tous dessus, m'syeur Pob ?

- Arrêtez de m'appeler Pob. Mon nom est Ours Brun, par Poséydon, et loué soit-il.

- Loué soit-il, m'syeur Ours Brun, z'avez rayson. Parce que moi j'vous dys, avec c'te temps, la poyscaille y va en pleuvoir, Et après, pff, et bin faudra tout vendre.

- Ne vous occupez pas de ca. Faites déjà votre boulot, celui de démêler ce filet par exemple.

- Ouays patron.

Petyt Ours Brun passe entre ses maigres troupes, vérifie que les marins ont bien leur nouveau costume de matelot, bleu azur avec des petits galons et la fière étiquette "POB Motors" sur la poitrine. Il rajuste les cols et les casquettes, en bon yssois qu'il est, vrai esthète. - On s'envoie un dernier crystal, patron ? crie un pêcheur de l'autre côté du quai, en pointant du doigt un bystrot sinystre.

- Ouays, pourquoi pas. Je suys assez fier de vous, les gars... Jus de gazon pour tout le monde !

Les onze acolytes se ruent dans une exclamatyon de joie vers le bar "Pauvres pêcheurs", une bicoque sans grâce remplie à ras bord de poyscailleurs au chômage. Petyt Ours Brun, avant de rejoindre ses employés, fait un dernier tour près de son petit bijou flottant, Le Jet-ski de Petyt Ours Brun. Il fait vrombir le moteur, s'assyed sur le syège de pilote et enfile ses lunettes de soleil. La classe ! Sauf que le cyel est grys et qu'on n'y voit rien du tout avec des Rays-ban. Puys il efface les plys de son caftan et s'allume une pipe toute faite.

plus tard...

Deux heures plus tard, la nuit a commencé à tomber. Les onze pêcheurs et leur patron sortent du bystrot, passent se réapprovysionner chez le bourretyer du port, et retournent sur le quai où est amarré le Jet-ski de Petyt Ours Brun, en chantant à tue-tête. Dans la lumière bleutée du soir vénissyen, l'appareil a revêtu une robe d'argent féérique. Les poyscailleurs admirent la bête sous tous ses angles, en rangeant les filets et le câble de pêche dans le coffre. - Au fait, beugle un pêcheur soudainement, comment qu'on fait pour choper la poyscaille avec c'te machin ?

- C'est symple, hips ! mec, commence Petyt Ours Brun. Tu... hips ! chopes... le...

- Hips, patron, att-tt-tendez ! Je says moi, coupe un autre.

Petyt Ours Brun tape du pied et s'accroche à un lampadaire : - Dys-donc, petit... merdeux ! Hips. Tu me coupes ? Hips ! Qui était en train de parler, moi ou Poséydon, nom de nom d'Administratyon !

- Faut ppas jurer comme ca, patron. Hipe !

- Hipe, hips ! Tays-toi... C'est moi le parton icy.

- Ah ! ah !, il a dit parton ! C'est lui le parton ! Aha ! ha ! hahips ! Hic ! Hic !

- Sylence !

Petyt Ours Brun s'appuie contre la coque du chalutier de la Coopérative Athysque, qu'est-ce qu'il fait là, d'ailleurs ? et se masse les tempes. - Jje... je vous ai dit... sylence ! Et...hic... d'abord... démonstratyon !

Les pêcheurs se sont calmés et regardent leur patron se diriger vers le Jet-ski. Petyt Ours Brun continue : - Démonst...hic ! tratyon ! Amphore !

Un jeune homme d'une vingtaine d'années sort du groupe compact formé par les poyscailleurs, qui craignent leur chef, quand même, et surtout s'il a un peu bu. - Amphore, viens là. Hic. Mets-toi à l'arrière.

Le dénommé Amphore exécute, enlève ses chaussures bateau et se place derrière le syège du conducteur. - Ok, hips ! Mait...nant, hic, maintenant, prends le câble. Tiens-le bien ferme !

- Oué chef.

- Voilà, bien. Hips !

Petyt Ours Brun tourne la clé de contact et le Jet-ski démarre en trombe, dans une gerbe d'eau salée. Restés à quai, les autres tentent de suivre des yeux l'engin dans l'obscurité du port. Petyt Ours Brun réapparaît quelques minutes plus tard en zigzagant, fait un dérapage et expédie "Amphore" sur ses camarades. Amphore brandit fièrement deux merlants frays, le câble du Jet-ski dans l'autre main. - Voilà comment on pêche. Maintenant, venez tous sur le Jet-ski, on va faire un essay à bord, grandeur nature.

- Bah chef, c'est pas évident, hips ! On est trop !

Petyt Ours Brun se lève alors, va chercher les pêcheurs un par un, les empoigne en utilysant sa carrure pour les envoyer valser sur le Jet-ski. Au final, les douze membres d'équipage sont installés à bord, entassés et debout sur les marche-pied, collés derrière le pilote qui arbore sa casquette de capitaine. Amphore est encore à l'extrémité postérieure du Jet-ski et tient le câble de ski nautique.

Petyt Ours Brun fait rugir le moteur, qui semble noyé un instant, puys le Jet-ski démarre d'un coup. Il s'enfonce dans la brume du port intérieur dans un bruit sourd, contre les clapotys de la faible houle. Les quays, tout autour, sont illuminés. - Patron, on va où ? Hips !

Petyt Ours Brun amorce un virage, très lentement, à cause de la charge, et ralentit encore. Puys il redresse à grand'peine. - Hé, patron, on va tomber...

"Splash !"

Les onze pêcheurs tombent sur Amphore, et finalement c'est le Jet-ski lui-même qui s'affale sur le flanc. Le jet d'eau de l'hélyce arrose la tryste scène. - Bon, les gars... hips ! Ce soyr : repos ! Hips.

- On ramène le bateau...

- Attendez. Hips !

- Eau, Ys, eau, Ys !

- Demain, écoutez-moi : demain on remet ca. Hips !

Le Jet-ski est ramené à quai par les vaillants poyscailleurs, qui en ont vu de pires. Les dockers du servyce de nuit aident les équipiers d'Ours Brun à remonter. Petyt Ours Brun se hysse lui aussy sur le quai. Il s'ébroue et essore son caftan, puys se rhabille et s'allume une pipe toute faite. - Bon, c'est pas tout les hips gars. Faut aller payer le bystrotier !

Les douze membre de "POB Motors" se dirigent joyeusement vers l'enseigne Pauvres Pêcheurs, à la devanture - bien sûr - encore éclairée.

Revenons à nos moutons. L'annonce de Mademoyselle Kylomny, fayte dans la soyrée, alors qu'Ours Brun tentayt des acrobatyes dans le port, suscyta de nombreuses réactyons.

Alcibiade de Syciône:

Alcibiade sortayt d'une nouvelle réunion avec le Conseyller à la Mer Océane, de Fontvell, quy avayt eu lieu dans les locaux du minystère, sur l'île du port. Une nouvelle réunion pour rien. Il ne voulait rien entendre de la situation délicate des pêcheurs yssoys en général et athysques en particulier. Tout ce qui l'intéressayt étayt la mortalité des poyssons et l'accroyssement de sa bourse... Un vray conseyller AY(v) quoy !

Alors qu'il sortayt du bâtiment du minystère, son regard se posa sur une jeune fille se trouvant de l'autre côté de la rue, et quy semblayt l'observer... A peyne l'eut-il vue qu'il s'empourpras d'émotion. Quelle splendide jeune fille ! Digne d'une oeuvre de Lavion Amérys, le grand peyntre athysque...

Hector d'Ysciple:

Hector d'Ysciple, pour vous servir. pas spécialement beau, mais faut bien tenter sa chance...

Alexys de Rhodys:

Comme à mon habytude, je parcourays les rue de la capytale à la recherche de l'ynspyratyon pour ma premyère oeuvre. Comment parvenyr à égaler ceux quy sont mes modèles: Molyère, Maryvaux, Racynes et tant d'autres... Sans trop s'avoyr comment, mes pas me menèrent sur le port. Parmy la foule quy s'y pressayt, je reconnus quelques Yssoys célèbres vaquant à leur occupatyon. Quel playsyr de voyr ces grands personnages oeuvrer pour la bonne marche et à la grandeur de notre cyté... L'un d'eux (dont je préfère ycy tayre le nom par respect) attyra mon attentyon: son regard s'étayt fyxé vers le Conseyl à la mer. Qu'observayt yl donc avec tant d'ynstance ? Poussé par la curyosyté, je me tournays vers cette dyrectyon. Et c'est là que, pour la premyère foys, toute auréolée par les rayon d'un soleil flamboyant, j'aperçus cette ynconnue. Déjà je sentays l'ynspyratyon naytre en moy...

De Fontvell à Atlantas :

Tyens, vous avez un curyeux accent.... D'où venez vous ?

Atlantas:

Cher monsyeur,

Je vyens d'aucun pays en général, je suys d'ici et d'aylleurs : je suys une grande voyageuse. Là où je m'ystalle, c'est mon pays !

De Fontvell:

Ne prenez pas mal mes propos, chère amye, venez donc nous rejoyndre à la Légatyon, c'est la fête ! (Se déroulayt alors la fête de la Légatyon de Cataloxytanye sur l'Ysle Dyplomatyque, NDLR)

Atlantas contynue son récyt:

Atlantas:

Alors, le beau jeune homme, me regarda droyt dans les yeux...Chose quy ne manqua pas de me troublée. J'en fut tellement troublée, que je ne m'appercus même pas que mon chapeau s'envolla avec un souffle de vent et alla se fourrer sous les roues d'un véhicule. Il fut broyayt. Alors, le jeune homme se proposa d'aller, de ce pas même, m'en racheter un nouveau, j'accepta. Il me proposa de me rejoyndre au 2 Ma- Goh, le soyr même. Il ne ma pas encore révéler son identité, mais de toute façon, dans mon coeur, je c'est déja que c'est luy l'homme de ma vie !

Alexys de Rhodys:

Byen que ma fortune ne s'élevayt qu'à peu de chose, je réunys toutes mes pyèces et couru dans les quartyers commercants. Mes recherches ne furent pas veynes: je trouvays ce que je recherchays: un charmant Chapeau Fleury, auquel la vendeuse avayt donné le doux nom de "Les Nénuphars"... C'étayt, yl me semblayt, byen peu de chose, mays presque toute ma fortune y étayt passé. Je me rentra à mon logement, aux 2 Ma-Goh, et fyt une grande toylette. Je ne voulays pas fayre mauvayse impression ! Il me restayt un peu d'absynthe et d'opyum, et quelques pyèces. La soyrée s'annoncayt byen. J'étays près, et je descendays (avant l'heure) dans la salle pryncypale des 2 Ma-Goh, mon carton à chapeau dans les bras ...

Alcibiade de Syciône a une autre versyon. Selon luy, c'est byen luy quy a aydé l'ynconnue. Cela semble vray, puysque luy et Atlantas sont concubyns.

Alcibiade:

Un souffle de vent balaya à ce moment la place. Surprise, la jeune fille n'eut pas le temps de rattraper son couvre-chef, fort joli au demeurant, qui s'envola et alla se poser devant les roues d'un véhicule roulant à toute alure... Le résultat fut catastrophique, pire encore que le tsunami maurésien... Tout écrasé, le chapeau étayt inmetable... Alcibiade s'approcha de la jeune fille toute attristée par sa perte. Troublé par la vue de ce si beau visage terni par la trystesse, il rassembla en lui le courage de lui adresser la parole. Autant les discours devant les assemblées générales de la NAY ou les dyscussyons dans les salles de réunions enfumées par les vapeurs d'opium ne lui causayt aucun problème, autant adresser la parole à cette inconue lui étayt difficile. Il lui proposa, grand seygneur qu'il n'étayt pas, de lui offrir un nouveau chapeau, sy elle acceptayt de le rencontrer le soyr même au 2 Ma-Goh pour une dyscussyon attablés derrière une bonne absynthe...

Anaclet de Paxatagore se moque ensuyte des méthodes de drague d'Alcibiade, en luy conseyllant d'apprendre à sa jeune amye les rudyments de grammayre, et de véryfyer sy ce n'est pas un homme. Fonvell répond que le prénom "Alcibiade", luy aussy, est ambygu - démenty de l'yntéressé quy sort de sa poche un document hystoryque. Ra Dada, de son côté, se déclare heureux que son charme naturel soyt byen caché, ce quy luy a évyté que "ca" ne soyt tombé sur luy.

Précysons enfyn que les deux "prétendants" ont réellement acheté des chapeaux "Les Elégies Yssoyses" au même moment.

To be continued


* * * * *


Au 'tit Roll, autour d'un cubys d'absynthe...


Anaclet de Paxatagore


Résumé
une soyrée bien anymée


20 févryer

Maltys d'Ysville

"La Liliputyenne" arrive en dérapage contrôlé, les pare-boue pleins de neige, tirée par deux poneys shetland décorés de grelots et de tresses dorées. Un homme, puys deux, puys troys, puys quatre en sortent, à demi-nus. Maltys enfin, un cubys d'absynthe sous le bras, descend du marchepied.

Tiens, on dirait que je suys le premier ! Où est donc ce Crassyeux décadent dont tout Venys parle, le fameux K. Roll ? Entrons, messyeurs...

Avant toute chose, que l'on place ce petit réservoir d'absynthe en lieu sûr... Installons-nous près de la cheminée. Porphyrio, peux-tu aller aller commander un petit pigeonneau aux anchoys ? J'ai déjà faim...

Mes amys, je vous propose un jeu pour ce soir... et pour tout le temps que durera la Fondue Saboyarde :

- à chaque message, tout partycipant doit dire un mot. Le mot doit être choysi de telle manière qu'il continue la phrase commencée par les autres, qui ont aussy dit un mot bien entendu. Le mot ajouté peut être un déterminant, un nom, un verbe, un mot court, long, gros (comme je les aime), l'essentyel est que la phrase ainsy poursuivie reste cohérente. On ne peut pas laysser un mot deux foys de suite, et on ne peut achever la phrase, qui se devra, à la fin, d'être très longue, comme je les aime aussy.

- Il va sans dire que celui qui oublie de laysser un mot à la fin de son message fait tomber son bout de pain (quel étourdi !) et encourt un gage ;

- pendant ce temps, on peut continuer de parler de choses et d'autres, de Venys, de finances ou de sport...

Qu'en dites-vous ? Qu'on apporte la Fondue et l'écrou-thon !

Je commence : "Les

Nykolaos d'Ophiccius

Ronflement de moteur à l'extérieur du 'tit Roll. Une masse sombre passe devant les fenêtres du restaurant, sous les yeux d'un Maltys d'Ysville médusé. Bruyt de dérapage sur un sol verglassé, puys de poubelle renversée. Quelques instants plus tard, Nykolaos d'Ophiccius ouvre la porte d'entrée, couvert de neige. Il dépose son chaud manteau, et rejoint James-Honoré, une jolye boyte de métal, richement décorée, sous le bras.

"Bonjour James ! Comment allez vous ? Messyeurs ! salue Nykolaos, serrant vigoureusement la mayn de chacune des personne déjà arrivées.

- Nykolaos, quelle joye de vous voir enfin ! Mays qu'apportez vous donc là ? demande James, en parlant de la boyte de métal.

- Oh, juste un peu d'opium de ma reserve personnelle. D'excellente qualité, productyon locale du Lotus Bleu, sur mes terres.

- Je m'en réjouys fort ! J'ay moi même apporté de quoy avoir quelques pipes, d'un autre genre.

- Mays dytes moi, n'y a-t-il donc personne d'autre que nous deux ? Anaclet n'est pas encore là ?

- Non, apparemment. Mays asseyons nous, et buvons déjà un verre, réponds James-Honoré.

- Vous avez rayson. Au Clan ! s'exclame Nykolaos

- Au Clan !

- Ainsy, vous allez reprendre les terres de vos ancêtres, le fief de Mynos ? demande le Ligore de Rhodysland

- Eh ouy ! ..."

"Les Yssois...

autre ydée : on peut dire aussy que le bout de pain tombe lorsque l'on ne reprend pas le dernier mot de la précédente participatyon. Par exemple, cela peut arriver sy deux personnes envoient leur mail en même temps. Le dernier à avoir envoyé sa contributyon perd alors son bout de pain. Et on continue en reprenant les deux termes proposés, sauf sy cela donne quelque chose d'incohérent, auquel cas, on ne prend que le premier.

Maltys d'Ysville

- En effet... ma mère, en mourant, m'a confié les archives hypoligoriales de Mynos... - On dysait le fief inhabité, ces derniers temps. - Moi et ma mère étions à Londres. J'ai fait mes études à Eton, le saviez-vous ? - Non, pas du tout. - Ensuite, j'ai un peu vagabondé... Je ne connayssays Ys que grâce aux hystoires de ma mère, Poséydon ait son âme, et le reste s'il le souhaite... Porphyrio ? Veux-tu bien aller chercher Globus ? J'aimerays le montrer à Nikolaos. - Globus ? Qui est-ce ? - C'est le nom donné à l'un de mes 257 Serpents arachnoydes rouges et jaunes de Lologne. Globus est de loin le plus intelligent. Il sait même dire quelques mots. Globus ? Dys bonjour à Nikolaos. - Bjr Kniko. - Merveilleux !

Un éphèbe rasé de près apporte une deuxième marmite de Fondue, et verse une bonne rasade d'absynthe aux deux membres du clan Paxa. Maltys s'allume une pipe toute faite, encore frappée des inityales P.O.B., puys goûte à l'Opium Lotus bleu.

- Cet opium est excellent, Nikolaos. Il vient de vos terres ? Fameux... Dites-moi, quel est le secret d'un opium de qualité ? Il y a bien une recette secrète... cela restera entre nous, bien sûr. La cueillette est-elle effectuée par des vierges ? Doit-on prier lors de la récolte ?

Les Yssois de...

Nykolaos d'Ophiccius, 20:30

- Le secret d'un opium de qualité ? Hé byen... Il y a deux choses essentielles, voyez vous : une bonne terre, avec un bon fertilisant, et en ce qui concerne les miennes les légendes racontent que sy la terre est sy fertile, c'est grâce aux déjectyons de Léviathan quy, emportées par le courant, finissent sur les terres ; mays aussy la récolte, quy doyt être fayte dans des condityons spécifiques. J'utilise, notamment, en effet, des vierges, par une nuyt de pleine lune. Mays selon une légende, la meilleur récolte est obtenue lorsque celle-ci est faite par un gnome des forêts du nord unijambiste, dansant à la plaine Lune, devant les plans de pavot enroulés dans du jambon. - J'ay un peu de mal à vous croyre... - Et vous avez rayson. Sérieusement, avant la récolte, je demande au prêtre local de Poseydon (Loué soyt-Il !) de bényr les plans, puys une processyon en l'honneur de Fumerlopiumquelledelectatyon passe dans les champs, en chantant moults prières et de nombreux quantiques. - Voilà quy est fort interessant, ma foy, répond James-Honoré.

Nykolaos pique alors un bout de pain, et le trempe dans le chaudron de fondue...

- Cette fondue m'a l'ayr fort savoureuse... dyt Nykolaos, la bave à la bouche. - Mays elle l'est, elle l'est ! répond, enthousiaste, James. - Dytes moy, cher James-Honoré, j'espère que vous serez là, neptudy. Pensez vous que les crassyeux ayent une chance ? demande Nykolaos - Hé byen... "

Les Yssois de Castyllon...

Maltys d'Ysville

Le maître-queux apporte une assyette de pain, sur un plat argenté, recouvert d'un tyssu brodé rouge et or, digne des réceptyons cataloxytaniennes. Après un petit concerto de chanteurs tyroliens, la conversatyon reprend :

- Les Crassyeux, une chance ? Non, pas la moindre, tout naturellement. J'ai cru comprendre que plusyeurs seigneurs envoyaient des renforts à Venys ; les mangeurs de Crassewurst se rendront vite compte qu'ils ont un Empire contre eux. - Et Saint-Morys ? Le club a-t-il des résultats ? - Hé hé, non... La sayson vient de commencer. Mays je me ferai un playsir de recevoir les Bleus et Noirs très bientôt. Avec syx clubs, troys du clan Paxa et troys autres liés à Mytilène, la coupe FYSA devient intéressante. A propos de Subrugby, permettez, Messyeurs, un petit poème... ( Maltys se lève ) :

"Ô vous, Athlètes d'envergure

Ô vous, Subrugbymen yssois

Sur le terrain, tel des Mercure

Vous convainquez par votre foy.

Mays sur vous, Crassyeux, que dire ?

Que fait donc votre Crassymire ?

Est-ce donc le Dieu des suycydaires

Pour vous mener jusqu'en nos terres ?

Rentrez chez vous, c'est encore temps !

Et n'ayez crainte, pour le retour,

Poséydon sera clément ! "

Les Yssois de Castyllon, quand...

Hector d'Ysciple

- Messieurs ? Je peux me joindre à vous ? Excusez moi pour le retard. Eu du mal à gonfler ma gondole dirigeable... Enfin bref me voilà.

C'est Hector D'Ysciple qui vient d'arriver à Saint Morys où il était quelques jours plus tôt mais des affaires bancaires l'ont rappelé dans la capitale.

- Ah quelle surprise Hector ! Vous avez eu mon message ? - Oui oui Nyko, et comme promys me voilà. Désolé pour le début de soirée... Animé ? - Oh nous avons dyscuté avec Maltys, de choses et d'autres. Une ambiance feutré pour ainsi dire. Tenez James, montrez-lui vos serpents - Non sans façon, je les ai déjà vu en les lui offrant c'est peut-être... - Sy sy, j'ynsyste. - Oui, regardez Hector. Vas y Globus dys salut à Hector - Slt ektor - J'hésite sur la provenance... Ydémos ou Krassland ? - Lologne mon cher. - Vous m'en direz tant. Et votre costume, il se porte bien ? - Peu utilisé ces temps-ci, je l'ai remisé au placard. Ma bonne l'utilyse de temps en temps pour faire peur aux crassieux du marché. - Et vous Nyko, Léa est toujours dans les bras de Pou ? J'ai vu sa collectyon, magnifique !

Les Yssois de Castyllon, quand la...

Nykolaos d'Ophiccius

- P.... P..... commence à prononcer, difficilement, Nykolaos, quy est littéralement en train de s'étouffer. Hector, quy semble avoir l'habitude, luy donne une grande tape dans le dos... Pouuuuuuuuuuuhhhhhh, finit-t-il par dire. - Ouy, Pou. Alors, toujours avec Léa ? insiste Hector - Arrfff non, heureusement. Lorsqu'elle en a eu marre du liz, et que ses vêtements chics luy ont manqué, elle est revenue.

Soudayn, un "gling" mélodieux retentit. C'est Anaclet de Paxatagore, quy, ouvrant la porte, a fayt sonner ainsy la clochette. Il est suyvit immédiatement par Lool de Virion.

- Tyens, voilà nos Suzerayn respectifs, remarque Nykolaos - Messyeux ! Nous commencyons à nous impatienter ! lance James-Honoré - Vous nous avez laysser un peu de fondue, j'espère ? demande Anaclet - J'espère aussy ! renchérit Hector - Ouy ouy, ne vous inquiétez pas, les marmites sont pleines, et l'absynthe et délicieuse ! répond Nykolaos

Les nouveaux arrivants, après s'être assis, plongent à leur tour leur bout de pain dans la fondue. Personne pour l'instant n'a encore layssé tombé son bout de pain. Quy sera le premier ?

- Mays dites moy, alors, Hector, vous avez résolu votre problème de demeure ? Avez vous des nouvelles du Professeur ? A-t-il retrouvé beaucoup de lemmings ? s'enquérit Nykolaos

Les Yssois de Castyllon, quand la dogette...

Maltys d'Ysville

Après un dimanche sportif, une belle défaite des Sérényssimes, et un voyage express à Venys pour affaires, la "Liliputyenne", menée cette foys-cy par deux pur-sang des plaines Zollernoyses, s'immobilyse à nouveau devant le " 'tit Roll ". La lumière semble encore allumée, quelques véhicules illustres sont toujours en train d'être astiqués par les technyciens syldaves de l'auberge. Maltys, un pichet d'absynthe fraîche à la main, pousse la lourde porte en merysier du Mont Phallyque, et constate que la Fondue Saboyarde s'est prolongée jusqu'au stade communément appelé "orgiaque". La plupart des invités sont encore là. Globus descend des bras de son maître et court dans toute la pièce.

"Je me demandays où vous aviez tous dysparu après le match. Maître-queux ! Qu'on apporte une corbeille de pain supplémentaire ! La fondue est loin d'être achevée ! Porphyrio, va couper du boys, souffle sur les brayses et fays-les rougeoyer, que le feu reparte. Il fait glacyal... Où est ma pipe d'ébène ? Globus ! Sale bête ! Viens icy ! Lâche cette pipe !

Les Yssois de Castyllon, quand la Dogette se...


* * * * *


Au chalet Paxatagore


Anaclet de Paxatagore


Nykolaos d'Ophiccius

Le lendemayn soir (heuresement que le 'tit Roll est aussy une auberge 5 étoile au Guide de Myscheline), c'est un Nykolaos lourdement chargé quy entre dans la salle principale. Maltys, oublyant sa pipe, le regarde, l'ayr intrigué...

" Qu'êtes vous donc allé cherché, mon amy ? Vous me semblez byen lourdement chargé ! Posez donc un instant vos affayres, et venez me rejoindre, venez savourez une bonne pipe ! - Ah, James, que ne savez vous ce que contyent ces sacs ! Juste de quoy partir quelques jours en balade en pleine montagne : des cordes, des piochets, vêtements chauds naturellement... En effet, Mon Gloryeux Suzerayn possède un petit chalet, à quelques jours de marche d'icy. Léa et moy avons décidé d'y aller. - Mays où dormirez vous jusque là ? - C'est justement là le charme ! Léa a toujours rêvé de passer une nuit dans un igloo. Mays sy vous le voulez, et c'est valable pour vous tous icy, sy vous voulez nous accompagner, plus on est de fous, plus on ryt, comme on dyt. Reste-t-il encore un peu de fondue ?

Les Yssois de Castyllon, quand la Dogette se promène...

Maltys d'Ysville

- De la fondue ? Bien sûr, il en reste plusyeurs marmites, de quoi faire une phrase fantastique. Attendez-moi, Nikolaos, j'arrive... Porphyrio ! Globus ! Couvrez-vous bien ! Vergeasseztorrix, Intermittentdefilmix, mes petits gauloys... rhabillez-vous. Et chaudement !

Les Yssois de Castyllon, quand la Dogette se promène sans...

Anaclet de Paxatagore

Plus tard,

beaucoup plus tard

Il fait froid et il y a du blyzzard.

Anaclet de Paxatagore vient enfin d'arriver dans son chalet perdu dans les montagnes, à l'aide de son petit scooter des neiges. Ses valets arriveront dans quelques heures, avec les valyses. Heureusement, l'ineffable et incroyable Gastyon, l'homme qui garde le chalet toute l'année, a déjà mys des bûches dans la cheminée et apprêté deux des plus belles montagnardes pour réchauffer le Métaligore.

- Préparons des Omelettes, Gastyon, ce soyr, il y a Léa et Nykolaos qui arrivent !

Les Yssois de Castyllon, quand la Dogette se promène nue....

Maltys d'Ysville

Un gage pour Anaclet, un !

Ayant découvert le premier qu'Anaclet a fait tomber son bout de pain, j'ai l'honneur de lui proposer le gage suivant : composer un petit poème, très court, en l'honneur de Porphyrio.

Nykolaos d'Ophiccius

Des jappements lointains se font entendre. Qui se rapprochent à grande allure, et semblent venir du petit chemin qui court à travers des confières couverts d'une neige blanche et poudreuse. Des voix se font entendre...

" Médore ! Susucre ! Halte ! crye une voix forte, masculyne - Wouaf wouak wouaf ! - Ô mon cher et tendre époux, quand arriveront nous ? - Byentôt, reine de mes nuits. Regarde cette lumière qui brille au loin dans la nuyt : ce doyt être le chalet de Notre Gloryeux Suzerayn ! - Hâtons nous alors, il fayt froyd icy... - Je suys d'accord. Je ne voudrays pas que James arrivât avant nous. Médore, Susucre, en avant ! "

Des bruyts rapides de pas se rapprochent alors. Byentôt, un trayneau, tiré par deux gros chyen huskys, passe à toute allure, en directyon d'un petyt châlet, d'où sort lumière douce et légère fumée.

Les Yssois de Castyllon, quand la Dogette se promène sans rien...

Anaclet de Paxatagore

mmm, ouy, je l'avays vu et j'espérays que vous ne diriez rien, mays on ne peut pas compter sur vous :-(.

Porphyrio,

ta vaillance dans l'effort n'a d'égale

que ta bombance dans le réconfort.

C'est très court, mays c'était la contrainte.

Anaclet de Paxatagore

- Léa ! Nykolaos ! Soyez les bienvenu au Bretzel !

C'est Anaclet de Paxatagore qui accueille ainsy son vassal et sa tendre épouse dans le chalet rustyque.

- Rentrez-vyte vous réchauffer. Gastyon va vous montrer votre suyte et vous pourrez prendre une bonne douche bien chaude.

- ce n'est pas de refus ! dyt spontanément Léa.

Quelques dyzaines de minute plus tard, le salon brille de milles feux, grâce aux deux bonnes cheminées qui tirent à plein régime. Partageant une bonne pipe d'opium, les troys yssois dyscutent des dernières nouvelles d'Ys, et surtout de l'inconvenance de la Dogette, qui n'apparaît plus depuys bien longtemps, mys à part pour signer des Edyts manyfestement écryt par Marilyse Emphetuocle. Y a-t-il une malédyctyon qui s'empare des doges de l'actyon yssoise ? Il n'est plus questyon de motyon de censure, car, après tout, pas de Doge, c'est autant de liberté d'actyon !

Les Yssois de Castyllon, quand la Dogette se promène sans rien dans

Maltys d'Ysville, 25 févryer

- Damned !! Où sommes-nous ? Intermittentdefilmix, triple buse, retrouve le chemin... - Pr la jmes lchemn labas. - Globus, tays-toi. Ce crétin de Gauloys nous a mené dans une impasse. Et Nikolaos qui va arriver avant nous...

Les Yssois de Castyllon, quand la Dogette se promène sans rien dans les...

Nykolaos d'Ophiccius

Le lendemayn, alors que le Métaligore de Paxatagore et son couple vassal profitent des joyes d'une journée passée à skyer dans les alentours, et savourent en rentrant la chaleur réconfortante d'un âtre byen entretenu...

- Mays, que devyent James-Honoré ? Il n'est toujours par arrivé ! se rend compte Anaclet - En effet, cela est inquiétant... répond son Ligore de vassal - J'espère qu'il ne s'est pas fayt dévoré par les loups... s'inquiète Léa - Nous devons partyr à sa recherche ! Je vays préparer les chyens, je pars dans la minute ! s'enflamme Nykolaos

Quelques instants plus tard, un traineau s'éloigne du chalet, conduyt par Susucre et Médore...

Les Yssois de Castyllon, quand la Dogette se promène sans rien dans les énormes...

Maltys d'Ysville

- Globus, viens icy... Rentre à l'abri. Vergeasseztorrix nous a construit un petit igloo pour la nuit.

Les Yssois de Castyllon, quand la Dogette se promène sans rien dans les énormes catacombes...

Nykolaos d'Ophiccius

Après une journée de recherches, un des chiens du couple Ligoral, en l'occurence Susucre, retrouve Maltys d'Ysville et son équipe, frigorifié dans un igloo de fortune, couvert sous 50 bons centimètres de neiges. En effet, dans une autre vye, Médore et Susucre avaient pour missyon d'attraper quelques ysssois et de s'amuser avec, c'est donc sans aucune difficulté qu'ils ont retrouvé les rescapés, et montrent leur contentement en donnant de grandes coup de langues bien baveuses. Le problème de la salive, c'est qu'avec cette température... elle gèle.

- Vous voilà enfin, James ! s'écrie Nykolaos - Mmmmmmm... tente de prononcer celuy-cy - Qu'y a-t-il ? - Mmmmmmm... - Par Poseydon (Loué soyt-Il !), mays vous êtes gelés ! Je vous ramène, vous et votre équipe, immédiatement au chalet !

Les Yssois de Castyllon, quand la Dogette se promène sans rien dans les énormes catacombes de...


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Bons Baisers de Rustrie


Anaclet de Paxatagore, Nykolaos d'Ophiccius

Un espion pour libérer Raveline


Résumé
Tandys qu'Anaclet de Paxatagore essaye d'obtenir la libératyon de Raveline par la voix diplomatique, Nykolaos essaye une autre pyste...


Gare d'Yrkoutsk - Rustrie

Samedy 20 decembre de l'An III

Un homme, un petit moustachu portant un béret ainsi qu'une baguette de pain, un sac de sport noir à la main descend discretement d'un train. Il se dirige, d'un pas rapide et assuré, vers les toilettes de la gare. Il ne semble pas remarquer les deux hommes, tout de noir vêtus, qui le suivent furtivement. Il entre dans les toilettes, referme soigneusement la porte... quelques instants plus tard, les deux hommes pénètrent à leur tour dans les latrines publics, en croisant un grand homme au cheveux sombres, qui se dirige, lui, vers un guichet. Quelques minutes plus tard, les deux mens in black ressortent, tenant pour l'un dans une main une baguette de pain, et dans l'autre un béret, et l'autre un sac de sport noir, regardant autour d'eux, semblant rechercher quelqu'un. Ils finissent par ouvrir le sac, et trouvent, à l'interieur, une bouteille de vodka. Ils se regardent, et, d'un commun d'accord, décident d'aller l'ouvrir et de la gouter. Ils s'éloignent de la gare...

Pendant ce temps, au guichet...

"... Veuillez me donner votre nom, je vous prie ? C'est pour les forces de police, la zone est en quarantaine, ils recherchent de dangeureux individus. - Je comprends. Mon nom est Band, James Band. - Voici votre billet pour Boscou. Passez un agréable voyage sur nos lignes..."

Gare de Boscou - Rustrie Neptudy 21 décembre de l'An III

"Je voudrais envoyer ce télégramme, je vous prie :"

Télégramme De : James Band - Rustrie A : Producteurs d'Absynthe de Neoclassys - Ys

Commande dix bouteille d'absynthe STOP Prelevez facture sur compte 758 Banque de Venys STOP Précédente cargaison d'Absynthe ER confisquée par KrassGB STOP Possibilité de la récuperer dans moins de deux semaines STOP Envoyez experts pour aider à récuperer colis STOP Vous attendrait à l'Hotel Lunine STOP Bons baisers de Rustrie à MGS"

Hotel Lunine (Boscou) - Rustrie Neptudy 21 décembre de l'An III

Une porte s'ouvre... entre un grand homme, vêtu d'un smoking noir, qui pose les clefs de sa voiture sur une petite table, s'avance dans la pièce et semble l'observer, et, l'air satisfait, finit par prendre la télécommande de la télévision. Il met YsNN...

"...nys, les derniers préparatifs s'achèvent avant le début d'une nouvelle Fête de la Déflorayson, que chacun espère des plus joyeu..."

MINCE !!!

Notre homme se rut vers sa valise, chance de vêtements pour une combinaison noire des plus moulante, et, ouvrant la fenêtre, quitte sa chambre par les escaliers de secours qui passaient à coté...

Aéroport de Cheremetievo (Boscou) - Rustrie Neptudy 21 décembre de l'An III

Il pleut à Cheremetievo... Au milieu des pistes, dans l'obscurité et à travers la pluye, un homme, se protégeant de l'eau par un parapluye, se dirige d'un pas assuré vers un petyt jet privé. Un garde s'approche de luy...

"Je suis désolé Monsieur, ceci est un appareil privé, veuillez..."

L'homme soulève son parapluye, de façon à ce que le garde puysse voir son visage...

"Vo... Votre Subliminale Dogitude... Honorayre, c'est un... honneur... - Cet appareil peut-il voler ? - Ouy, byen sur, mais c'est celuy de M. de Paxa... - Dans ce cas, décollons. Je doys être à Venys avant une heure. - Mays... - M. de Paxatagore comprendra."

Sous sol des Deux Ma-Goh (Venys) - Serenyssime Empire d'Ys Lundy 22 décembre de l'An III - 9h00

"... serayt-je donc seul, Mon Gloryeux Suzerayn ? - Je ne says pas, peut-être que Lool vous accompagnera, il faudra luy demander. Mays au fayt, savez vous où se trouve Ravelyne ? - Pas encore, Sire, mais je compte byen trouver ce lyeu rapidement. Je vays tenter de me renseigner auprès d'un informateur au Krassauerstein, qui est toujours au courant de ce genre d'affaire. - Au Krassauerstein, vous dites ? Cela me fayt penser, Audys a terminé votre voiture. Q va vous la montrer"

A ce moment, une élégante femme, envers qui la nature s'est montré particulierement généreuse, surtout en ce qui concerne le postérieur, monte les escaliers et rejoint les deux hommes.

"Q je présume, tente Nykolaos. - Observateur, à ce que je vois, lui rétorque t-elle. Suivez moi, je vais vous montrer la bête. - Mon Gloryeux Suzerayn, n'avez vous pas les comptes de la nuit dernière à faire ? demande, visiblement interessé, Nykolaos - Vous savez, j'ai de très bons comptables qui... commence Anaclet - Mays vous feriez mieux de les surveillez, vous savez, de nos jours, plus personne ne sait compter correctement, enchaine Nykolaos, en poussant presque son Suzerayn vers les escaliers menant aux Deux Ma-Goh, ou doivent encore dormir quelques fêtards, dans les vapeurs d'absynthe. - Et sy on allait la voir ?" demande l'apprenti agent à Q.

Q acquièce, et redescent les escaliers, avec, derrière elle, le Ligore de Rhodysland qui ne manque pas d'apprecier la vue. Après un long couloir, ils finissent par arriver au garage des Deux Ma-Goh. A coté de la Paxa One se trouve une enorme masse, cachée par une immense toile blanche. D'un geste à la fois ample et énergique, Q soulève le drap, qui, majestueusement et lentement, tombe au sol, révélant une magnifique voiture de couleur noire.

"- Et voici la dernière créatyon d'Audys, l' Aston Martys55.1 . Laissez moi vous faire visiter ! lance Q. - Mais avec plaisir ! - Comme toute les Aston Martys, les formes sont harmonieuses : si le posterieur est généreux, les deux air-bags le sont aussi, commence Q, en mettant ses avantages, attirant à chaque fois l'attentyon de Nykolaos, tout excité par cette vision de rêve, vers les parties en questyon. Les matériaux sont délicats et doux au toucher, allez-y, poser votre main, ouiii comme ça. De nombreux secrets sont cachés, que vous ne découvrirez pour certain qu'au coeur d'une forêt vierge qui ne demande qu'à être explorée. Dans la boite à gants, vous trouverez une boite de preservatifs Patex, je sens que vous allez en avoir besoin... mmmm... Vous trouverez à coté un fusil à visé electronique, qui en mode "Ys" sert de vibromasseur. Allez y, mettez le en route, je suis sur que vous ne pensez qu'à ça... OOoouuuiiiiii. Regardez ce levier de changement de vitesse, comme il est dur... il ne demande qu'à être manipulé, laissez moi faire... Comme ça, c'est bon hein ? - Mmm... on ne vous a jamais dit qu'il ne fallait pas parler la bouche pleine ?"

...

Quelques heures plus tard, une voiture noire sort à toute allure du garage, directyon le navire qui doit l'emmener sur le continent nord du Micromonde...

Frontière Krassauersto-Zollernoise Mardi 23 décembre de l'An III - 15h00

Sur une petite colline, regardant au loin le Krassauerstein tout proche, un homme semble attendre, en s'appuyant sur sa voiture noire. Puis, semblant s'être décidé, il se met au volant de sa voiture. Il tape quelque chose sur un clavier. Sa plaque minéralogique, qui était depuis qu'il avait quitté Ys, "24 CM", devient une plaque du Krassauestein, "AK 47". Puis, démarrant, il se dirirge vers la frontière. Sur son passage, les gaz d'échappement, tellements écologiques, font fleurir les plantes... jusqu'à ce qu'il appuie sur le bouton "K". Une épaisse fumée noire sort alors du pot d'échappement, faisant déperir toutes les plantes à proximités.

Directyon : Krassbach.

Krassbach - Krassauerstein Mardi 23 décembre de l'An III - 23h00

Dans une rue étroite, éclairée à peine par la lointaine lueur de quelque lampadaire, une belle voiture noire, qui semble encore neuve, ou presque.

Une pluye acyde tombe, mays heureusement, le métal de la voyture résyste (immunité au feu et à l'acide, résistance aux dégats de 15/+3). Soudain, un homme, que nous appelerons Monsieur X, vêtu d'un grand imperméable, ouvre la portière, et s'assois à gauche du conducteur

" Faites attentyon aux sièges, ils sont neufs, je n'aimerais pas qu'ils soient troués par votre pluye acide, lance le conducteur - Pourkoi ? Kamarade, avek votre karte de fidélité au Ra Dada's Unlimited Ltd Intermikronationale Korpo, cela ne vous kouterait pas très cher, vous savez. - Peu importe. Alors, avez vous les informatyons quy m'interessent ? - Ce ke vous pouvez être impatients. Vous êtes sur ke vous ne voulez pas un Album Collector 'Devastin'Dada', 20 chansons de la période trèèèss ZipZapRap de Ra Dada ??? (*) - Non. - Tant pis. Pour vos informations, retrouvez moi sur le Krassberg, demain, à 15h12 précisemment. Je vous dirais là-bas tout ce ke vous voulez savoir, où seuls les dahus pourront nous entendre."

Ces mots prononcés, l'informateur inconnu de notre James Band sort de la voiture, visiblement heureux de quitter l'air sans doute trop propre d'un yssois. Mays quy peut donc byen être cet informateur ? Vous le saurez peut-être au prochain épisode...

Mont Krassberg - Krassauerstein Mercredi 24 décembre de l'An III - 15h11

Dans les hauteurs du Krassberg, un homme attend. Il contemple en bas le nuage de pollutyon autour de Krassbach, regarde sa montre, puis jette un coup d'oeil un peu plus bas. Enfin, il voit quelque chose s'approcher. Il s'agit d'un dahu, non, un tiredahu, qui amène jusqu'à luy Monsieur X.

"- Bonjour, Kamarade Band. - Bonjour. Kamarade. - Toujours aussi impatient, à ce ke je vois. N'ayez krainte, je vais tout vous dire. Nos Services Ultra Secrets du Krassauerstein (SUSK) enkêtent depuis kelkes temps sur l'arrestatyon du Kamarade Raveline. Sur le lieu de sa détention, nous avons une piste. - C'est pour cela que je suis venu. - Layssez moi vous expliker. Il se trouve que le kamarade Raveline à fait montre d'une grande autorité en ce ki concerne la régulation poissoifère micromondiale, en signant le traité ravelino-krassauersteinois. Il va sans dire que le lobby des magnats du poisson pané et autres exploiteurs sans vergogne des ressources océanikes se sont beaucoup inkietés de cette initiative, qui si elle faisait tâche dans le micromonde reduirait leur kommerce infâme. - Où est le rapport avec son arrestatyon par des rustres ? - J'y viens, j'y viens. Notamment, nous avons appris par des espions sekretement infiltrés un peu partout ke -komme c'est étrange...- un trust, sous la koupe d'un certain Lool de Viron, - Lool de Virion ? Je n'ose y croire ! - C'est pourtant vrai. Nous avons donk appris ke ce trust, k'il dirige, tenterait d'exploiter et de piller les reserves poissoifères, c'est tout recent. A ki profite le crime ? A ces messieurs assuremment... Ils ont tentés de baillonner le fier kamarade Raveline, je vous le dis. Le monstrueux Dana Krasspoutine agirait en sous main, au ordre de cette association, ki comprendrait aussi les autorités rustres. Ki ont profité de sa venue sur leur territoyre pour l'arrêter pour kelke motif fallacieux. - Mais où est-il ? - Ce komplot est dirigé par Lool de Virion, nous pensons donk k'il est detenu en Ys même..."

Au moment même où Monsieur X terminait cettre phrase, James Band a juste le temps de se retourner pour voir un groupe d'hommes armés jusqu'aux dents sur des skys foncer à toute vitesse vers luy.

Il n'a qu'un reflexe : il se jette luy aussy sur les pistes, se félicitant d'avoir eu la bonne idée de venir en skys.

Autour de luy, les balles fusent. Mais Monsieur Band est un as des skis, et réussit, tout en évitant les balles, à en faire tomber un ou deux dans un grouffre, à en assomer un autre avec l'un de ses skis, à sortir un verre, à ouvrir sa bouteille d'Absynthe, à en boire un verre, à projetter le reste de la bouteille sur les yeux d'un quatrième. Mays alors qu'il atteignait sa voiture, un cinquième surgit.

Heureusement, dans la boite à gant, il retrouve son vibromasseur, et, desactivant la touche Y, tire avec sur son assaillant. L'anodin vibromasseur est en effet en réalité un fusil à visée electronique. Monsieur Band peut donc reprendre sa voiture, et se diriger vers le Serenyssime Empire d'Ys...

Bons Baisers de Rustrie (Episode V)

La Piscine (Venys) - Serenyssime Empire d'Ys Jeudi 25 décembre de l'An III - 11h12

La Piscine, sur l'île d'Algébia, au centre de Venys. Située au coeur d'un complexe sportif reservé aux membres du Conseil des Portes et à leur famille. Passé les vestiaires, où il s'était deshabillé, un homme pénétra dans la piscine. Il jette un coup d'oeil... heuresment, à cette heure-ci, il n'y a personne. Si, il y a quelqu'un... une femme, vêtue d'un petit bikini orange, sort lentement de l'eau, qui ruisselle le long de ses cuisses, à la fois fines et musclées. Elle passe près de lui...

"Bonjour ! - Bonjour à vous, répond notre homme. Il ne me semble pas vous avoir déjà rencontré ici... pourtant, si cela avait été le cas, je n'aurias pu oublier aussi belle créature. Vous êtes nouvelle ? - Oui, je le suis, en effet, si l'on peut dire. Vous êtes ? - Mon nom est Ba... euh, d'Ophiccius, Nykolaos d'Ophiccius. Vous savez, le Conseiller au Dedans. - Oh, bien sûr ! Et bien, bonne journée Monsieur d'Ophiccius. - A vous aussy. J'espère un jour avoir l'occasion de vous revoir, que l'on fasse plus ample connaissance..."

Mais déjà la jeune femme s'éloigne, en directyon des vestiaires. Une fois que celle-ci se fut suffisemment éloignée, Nykolaos d'Ophiccius plongea dans la piscine. Il s'approche du centre, et, sous l'eau, soulève facilement une des dalles, qui, telle le couvercle d'un petit coffre, découvre un clavier alphanumérique. Il tape quelques lettres "M-A-M-A-N"... Une porte s'ouvre au fond de la piscine, un sas. Bientôt notre agent se retrouve au sec.

"Forzalcanut utilise donc toujours le même code... héhé..." laisse-t-il échapper, avant de prénetrer dans un dédale de couloirs. La base du SYRE...

Au bout d'un long couloir, une porte. Derrière elle, une jeune femme, élegemment vêtue, travaille derrière un bureau.

"Bonjour Miss Menupenys. - Double zéro sept virgule deux ! Quelle surprise ! Moy qui desespérais de recevoir une visite de vous ! Cela fayt sy longtemps... - En effet, Miss Menupenys. Dites moi, M est-il là ? - ... Dans son bureau, comme d'habitude... - Ne vous inquiétez pas, je reviens à vous dans une seconde ! - Vraimment ? - Puisque je vous le dis ! - A chaque fois vous me dites cela..."

007,2 pénètre donc dans le bureau de M. Un homme d'un certain âge le voit entrer, et s'exclame :

" 007,2 ! Que faytes-vous icy ? M.Forzalcanut n'avait-il pas ?... - Sy, en effet. Je ne devrays pas être là. Mays j'ai besoin d'aide. Puis-je compter sur vous ? - ... Mais faites vites, Jordi peut revenir d'un instant à l'autre. - Savez vous où se trouve Raveline ? On m'a dit que Lool de Virion pourrait le détenir, mais je ne sais point où, en Ys probablement. - Nous n'étions pas au courant. Vous savez, en ce moment, nous sommes très occupé, la plupart de nos agent sont sur l'affaire T3. - Mais vous devez bien connaitre les caches de Virion ? - Hé bien... peut-être... Je vais vous l'indiquer sur une carte. Mais faites attentyon, ce sera surement infesté de ses gardes Pourq..."

Ile perdue dans la Mer Oceane - Serenyssime Empire d'Ys Vendredi 26 Decembre de l'An III - 15h07

Une île de rêve, aux plages de sable fin, couverte d'une épaisse végétation. Même si c'est l'hivers, le soleil brille, et une agréable température règne. L'eau aussi est bonne. Mais curieusement, aucun baigneur ne trouble les eaux calmes du lagon de l'île...

Soudain, une ombre semble se glisser entre deux eaux. Un nageur, revêtu d'une combinaison noire étanche, se propulsant à l'aide d'un curieux appareil qui rejette l'eau vers l'arrière, fonce à toute vitesse vers l'île. Il ne semble pas avoir remarqué l'énorme masse sombre, bien plus importante, qui semble le suivre à peine quelques centaines de mètres derrière lui.

Mais déjà le nageur atteint la plage. Là, il sort son appareil de l'eau, et, se dirigeant vers la forêt vierge luxuriante toute proche, en sortant de son sac des vêtements propres.


* * * * *


Ce qui s'est passé dans la nuit du 27 au 28 octobre


Anaclet de Paxatagore

vysions différentes d'un même évènement


Résumé
A peine la victoire écrasante de Gladys de Caryatys connue, Pou fait un coup d'Etat et parvient à prendre d'assaut les Deux Ma-Goh. Les protagonystes racontent.


Emmanuel Raveline

Les Deux Mâ-Goh, 20h00

Gladys de Cariatys, Anaclet de Paxatagore, Nykolaos d'Ophyccyus, Fabyus Tremblay et Emmanuel Raveline sont rénuys dans la salle des Deux Mâ-Goh. Tous dyscutent joyeusement, et seul l'oeil attentif du politologue averti reconnaîtra dans ce troupeau d'yssois un nid de vipère, où chacun attends patiemment les résultats sans rien en dire. De temps à autre, Marilyse Emphetuocle, occupée à enseigner l'art du bon usage de la langue à un futur avocat passe la tête dans la salle princypale et hurle des slogans en faveur de Gladys de Cariatys.

Les Deux Mâ-Goh, 20h04

Palim Pseste annonce les résultats des électyons dans la Grande Salle des Deux Mâ-Goh. Explosyon de joie à droite, consternatyon à gauche. Impossyble de trouver les plongeurs chynoys, au cuisine: ils semblent avoir tous dysparus. Dans sa coquette demeure yssoise, l'annonce des résultats donne au vieux corps de Théophraste de Mytilène un sursaut de vigueur plus puissant encore que tout son viagra. On entends un hurlement de rage venant de très loin, en Athys, sans doute relayé par les chauve-sourys de communicatyon.

Les Deux Mâ-Goh, 20h06

Le docteur Mong Pou entre aux Deux Mâ-Goh sous les colibets de l'AY. Dans un geste théâtrale, il s'empara d'une chayse et, s'en servant comme d'une estrade, annonce urbi et orbi que Gladys de Caryatys a traficoté le scrutin des électyons. Dyssymulant leur rolex neuve achetée le matin même, la moitié des notables présents dans la salle cry au scandale, à la diffamatyon, à l'outrage !

Les Deux Mâ-Goh, 20h07

Le docteur Mong Pou se proclame Doge, prétendant que c'est la volonté du peuple. Moult poutous.

Les Deux Mâ-Goh, 20h08

L'AY ricane, Nykolaos d'Ophyccyus murmure quelque chose comme "Je le savays, je le savays" et Pou fait une sortie dramatique. Les premières négocyatyons post-électorales se font, l'Opyum coule à flot, Anaclet de Paxatagore voit son compte en banque se remplir à vue d'oeil, Fabyus Tremblay, de plus en plus ivre, déclame des vers oulypyens.

Les Deux Mâ-Goh, 22h00

Alors que Gladys de Caryatys annonce son conseil des portes, des chynoys entrent en masse dans la salle aux crys de "Vive la Lévolutyon !" et "Molt à la tlaynée Calyatys !" (alors même que dans les rangs du Clan Paxatagore, en entendant le noms de certains conseillers, on peut entendre des "Vils traîtres !" proféré à l'intention de certains qui se reconnaîtront... hum, hum, passons). Gladys ne se laysse pas faire et essaie de parler plus fort que les chynoys. Fabyus Tremblay est prys d'une dépressyon soudaine.

Les Deux Mâ-Goh, 22h04

La sytuatyon devient intenable ! Les chynoys sont partout, et essaient de capturer vivant les princypaux notables présents. Anaclet de Paxatagore suggère de quitter les lieux.

Les Deux Mâ-Goh, 22h05

La suggestyon d'Anaclet de Paxatagore rencontre un vif succès. Mays les chynoys essaient de bloquer les accès ! Emmanuel Raveline demande alors discrètement au pianyste des Deux Mâ-Goh de "faire diversyon". Il s'avère que le pianyste est un démon infiltré auprès d'Anaclet de Paxatagore par le machiavélique Raveline. Alors que le démon rue toute gueule ouverte et se prépare à manger (des) chynoys, les notables s'enfuient par les égoûts.

Les égoûts, 22h10

Anaclet de Paxatagore est prys d'une dépressyon nerveuse. Pestant contre les chynoys qui lui ont volé son cabaret, maudyssant la défayte du Clan Paxa face à l'AY et étranglant Raveline, traître consommé, le noble vieillard perds son calme. Gladys de Cariatys réfléchyt toujours au conseil des portes. Pendant ce temps, les chynoys font des Deux Mâ-Goh leur place-forte. Fabyus Tremblay se demande sy la phénoménologye synoysante n'est pas responsable de la confrontatyon noumène / princype de réalyté dans l'absolu kantyen de la perspective néo-heidegeryenne avec beaucoup d'huile s'yl vous plaît.

Le Canal MSN, Venys, 22h15.

La piteuse équipée sort des égoûts vers le canal. Anaclet de Paxatagore appelle à la revanche, et estime que le Clan doit contre-attaquer dès le lendemain. Emmanuel Raveline estime que dans le contexte d'une guerilla urbaine, le terrain perdu est difficile à reconquérir, et désaprouve le Métaligore. Gladys de Caryatys remercye mentalement Poséydon de donner tant de problème au RAYS et à ses partysans, tout en se demandant sy elle mettra sa robe verte ou blanche demain matin pour sa première journée en tant que de Doge. Fabyus Tremblay n'en revient toujours pas d'avoir été chassé des Deux Mâ-Goh.

Le Canal MSN, Venys 22h16.

Nos joyeux lurons constatent qu'ils ne sont pas loin du foyer d'Anaclet de Paxatagore. Emmanuel Raveline s'apperçoit que sa Ravelin'one est resté là-bas, sur le parking des Deux Mâ-Goh. Il estime à présent qu'une contre-attaque immédiate est la meilleure stratégie pour se débarasser des vils chynoys. Gladys de Caryatys estime qu'il fait froid. Nykolaos d'Ophyccyus réfléchyt à son avenir politique. L'ambyance est morose, tandys qu'Emmanuel Raveline téléphone à Pou et lui propose de lui échanger Anaclet de Paxatagore contre sa voiture. Le groupe croyse Hector D'Yscyple, qui se promène son étale de bookmaker à travers la ville, et qui annonce à Anaclet de Paxatagore sa victoire pour les parys sur les Dogéales.

La demeure d'Anaclet de Paxatagore, Venys 22h18

Gladys de Caryatys somme Emmanuel Raveline d'appeller la Sape-Pave au lieu de débyter des âneries au téléphone. Anaclet de Paxatagore monte préparer un plan d'attaque, suivi de son fidèle vassal. A Chysnatown, c'est l'émeute. Le coup d'état de Pou soulève les masses... et la Sape-Pave reçoit l'ordre de contenir la populatyon dans Chysnatown.

La demeure d'Anaclet de Paxatagore, Venys 22h20

Gladys de Caryatys se décyde pour un tailleur de chez Dyor. Emmanuel Raveline envoie Gnourf chercher sa voiture sans lui parler du coup d'état. Anaclet de Paxatagore fulmine, Nykolaos d'Ophyccyus rumine. Voilà ce qui s'appelle une soirée animée !

Ces événements ont eu lieux devant témoins sur le chat des Deux Mâ-Goh et sur MSN, et sont confirmés par l'ensemble des personnes présente aux Deux Mâ-Goh ce soir là.

Anaclet de Paxatagore

Ca ne s'est pas du tout passé comme ça.

En fait, cette soyrée n'a été qu'une longue sérye de catastrophes, toutes plus atrôces les unes que les autres, faytes de trahysons et de destructyon. D'abord, la Caryatys a été élue, avec des voix venues du Clan Paxatagore, manifestement. Cela vers 8 heures. Ensuyte, on a apprys la traytryse de deux membres du Clan, Raveline et d'Ophiccius, qui deviennent les deux pilliers du conseyl des Portes de la Caryatys, en prenant l'économie et le dedans. Enfyn, une bande de chinoys ont prys d'assaut les Deux Ma-Goh. Je ne says pas où en est mon stock, ni si toutes mes boukystanayses ont pu en réchaper. C'est là que Raveline m'a annoncé que mon pianyste était en fait un démon, puys qu'il a cherché à m'échanger contre sa Raveline One qui était restée garée au parking des Deux Ma-Goh.

Heureusement, j'ai gagné au parys d'Hector, mays je ne says pas encore combien. Si ça se trouve, des roupies de sansonnets.

Ah oui, il paraît qu'il y a un coup d'Etat aussy, mays ça n'a guère d'importance. L'important, c'est de récupérer les deux Ma-Goh.

Nykolaos d'Ophiccius

La soirée avayt pourtant byen débuté. Gladys de Caryatys avayt, en plus des yssois, invités quelques membres du Micromonde, dont le Présydent de l'Universyté de Nautia, Jean-Benoit Ardouin, avec quy j'eus eu une playsante conversatyon, alors que nous pouvions entendre au loin le bruyt d'un Gladys de Caryatys en trayn de prendre son repas (et croyez moy, ce n'est pas beau à entendre...)

C'est alors que Palim Pseste entre précipitement dans la salle, et, sans même reprendre son souffle (c'est beau, le zèle), nous annonce les résultats des Electyons. Gladys de Caryatys explose de joye, et s'en va remercier son mary comme il se doyt. Pendant ce temps, Anaclet de Paxatagore commence à comprendre que depuys l'électyon d'Alexya, le Clan Paxatagore n'est plus uny sur la scène politique, et que, comble de la déchéance, il n'a pas présenté de candidat. Il se fayt de plus en plus vyeux, Anaclet, il a de plus en plus de mal à comprendre les situatyons.

Gladys de Caryatys annonce ensuyte la composityon de son Conseyl des Portes. Elle m'avayt demandé sy j'accepterays d'y jouer un rôle, puysque jamays je ne pourrays refuser l'appel du Peuple, et suyvant en cela les consignes d'Anaclet (quy semble avoyr oublié qu'il nous les avayent donné, Elza Ymeur n'est pas loyn...) quy nous demandayt de fayre en sorte de pouvoir défendre les interêts du Clan, j'avays donc accepté.

C'est à ce moment qu'Anaclet (quy décidement ne suyt plus) se met dans une colère folle. Je ne voys ce quy a pu le mettre dans un tel état, après tout, nous avons suivy toutes ses instructyons. Voilà qu'il se met à trayter mon Cousyn et moy-même de traytres ! Non, décidemment, le Vyeux n'a plus toute sa tête. Quand comprendra-t-il que c'est là une chance inouïe pour le Clan Paxa ? La moitié des membres du Conseyls en font partye ! Sy Pou ou Bryaxys avayent gagné, ils n'en aurayent pas réunys la moitié ! Pendant ce temps, Emmanuel pèse le pour et le contre, pour savoyr s'il doyt accepter l'Economie.

Des crys se font entendre de puys la rue. C'est Pou, quy, refusant la défayte, vyent encercler les Deux Ma-Goh ! Ne prenant tous notre courage à deux mayns, nous fuyons vers les égouts. Il a d'abord fallu convaincre la Caryatys de nous suivre. L'eau est froye, et pire que tout, elle sent le crassyeux. Nous arrivons finalement devant la demeure d'Anaclet. Alors qu'il demande à ses serviteurs d'ouvryr, Emmanuel semble être en discussyon avec un homme important. Il est questyon d'échange, de Ravelyn'One, d'Anaclet, quy pourrait être remplacé par mon Cousyn et moy-même. Anaclet quy semble toujours profondément déprimé.

Inquiet pour Léa, je déciday de rentrer rapidement. Je prys donc congé de cette joyeuse assemblée, et je me diriray vers ma demeure. En y rentrant, j'eu la désagréble surprise de voyr celle-cy vide. Mays où est donc passée Léa ??? Elle n'est toujours pas rentrée... J'espère qu'il ne luy est ryen arrivé...

BHP

Dans la grande salle de réception du Palays d'Athénapolys, la soyrée électorale bat son pleyn... Les résultats tombent, l'ambiance aussy. Cinq minutes après l'annonce des chiffres officiels, Bryaxys prend la parole :

Yssoyse, Yssoys.

J'ay prys ce soyr connayssance de votre décysyon. Une décysyon que je respecterays même sy elle me chagrine énormément. Nous auryons pu fayre de l'excellent travayl ensemble, vous ne l'avez pas souhayté. Vous avez préféré fayre de la politique politicienne plutôt que d'assurer l'avenir de l'Empire. Soyt. C'est là votre choyx et je le respecterays. Mays n'attendez pas de moy que je collabore avec Mme Cariatys. Car je continuerays à lutter comme je l'ay toujours fayt contre la corruption, l'étroytesse d'esprit, la stupidité et la paresse.

Un garde satrapique s'approcha alors de Bryaxys et luy glyssa un petit papier...

Mes amy ! Un coup d'état lancé par le vil Pou vient d'avoyr lieu à Vénys ! Général Lycéens, rassemblez les troupes ! Grande Prétresse Athénine, rassemblez le batayllon sacré ! Nous partons immediatement pour Vénys ! Les Sapeurs-Paveurs sont débordés, il est de notre devoyr de les assyster !

Quelques heures après avoyr prys connayssance du coup d'Etat, Bryaxys arrive à Vénys avec une force de 250 hommes de la Garde Satrapique et 50 femmes du Batayllon Sacré d'Athénatyon. Evitant la place dogéale, la petite flotte se dirige immédiatement vers la demeure de Gladys, ou les réparations des derniers dégats vont bon trayn. Il y retrouve une Gladys plus préoccupée par la livrayson de ses derniers achats que par le bien être de l'Empire.

Madame la Doge, je ne vous ferays pas l'insulte de vous féliciter car vous savez parfaytement que ce ne serays pas syncère. Cependant, au vu des circonstances, je propose que nous mettions nos inimités politiques de côté. J'ay avec moy 300 hommes pour vous ayder à contenir la populace chysnoyse et repousser le vil Pou. Nous sommes sous vos ordres, pour l'Empire !

Pou Chyc ! On va pouvoil se faile des athénatyonystes ! Pendez-les !

Anaclet de Paxatagore Cher BHP, layssons là ce coup d'Etat qui n'intéresse personne. Il est évydent qu'il ne saurayt réussyr. En revanche, j'ai besoyn de quelques troupes fraîches pour prendre d'assaut une posityon stratégique... oui, en plein Chysnatown oui, comment avez vous deviné ? Oui, exactement, c'est plein de chinoys par là, c'est effectivement au coeur de la rébellyon. Alors, vous en êtes ? Je pourrays peut-être vous donner un Ligorat en compensatyon.

Emmanuel Raveline Il y aurait aussy une bagnole à récupérer et je... Non ?


* * * * *


Croysière vers Port Venerys


Anaclet de Paxatagore

régates en Cataloxytanie


SOCYETE IMPERYALE DES REGATES

Dans le cadre des cérémonyes et des festivytés organysées pour la réintégratyon de la Princypauté de Cataloxytanie au seyn du Sérényssime Empyre, la Légatyon de Cataloxytanie et la Socyété Impéryale des Régates seront heureuses de vous recevoyr à bord de l'Amphytryte afyn de particyper à la croysyère quy conduyra Sa Subliminale Dogéitude James-Honoré Maltys d'Ysville et les membres du Conseyl des Portes vers les Terres des Byens Vyvants

Guylhem de Fontvell Légat de Cataloxytanie Présydent de la SIR

Afyn d'accueyllir au myeux les personnes désyrant partyciper à ce voyage, nous aymerions qu'elles se manyfestent avant la fyn de la semayne prochayne.

Théophraste de Mytilène : Je vyendray mays avec mon propre voylier (un Tryton I), je ne voyage pas en compagnie du Conseyl des Portes actuel.

Maltys d'Ysville : Je viendray avec ma propre jonque55.2 , pour tester avant tout ses performances en haute mer.

Fontvell, vexé quand même : Votre Jamesytude, j'ay byen peur que ce rafyot ne tyenne pas la dystance face à l'Amphytryte et à un Tryton I. Venez à mon bord...A moyns que ma compagnye ne vous déplayse.

Maltys d'Ysville : Un rafyot ? C'est moy que vous vexez ! Je voulays tester son endurance, après les réparatyons qu'il a subies. J'ai fait le tour du monde avec, de Londres à Ys ! Il est insubmersyble.

Je pourrays toujours prendre l'Ariane55.3 II, un petit navire passe-partout que j'utilyse dans les caves du Palazzo Maltese, avant qu'on ne le transporte jusqu'à Mynos.

Mays si vous insystez, je monte à bord de l'Amphytryte. Quand donc est-ce qu'on part ?

James-Honoré.

Fontvell : D'un autre coté, ce serayt un agréable spectacle de voyr tous ces navyres arryvant à Port Venerys.

Maltys d'Ysville : Non, tout bien réfléchi, je prends l'Ariane55.4 II, je doys impérativement vérifier s'il est capable de faire des virages à 180$^\mathrm{o}$C comme son fabricant me l'a assuré. Connayssez-vous un endroit particulièrement chaud en Cataloxytanie ?

Et puys, c'est bien le but de la Socyété des Régates : organyser des régates de plusyeurs embarcatyons, non ?

Mays rassurez-vous : je seray le premier à monter à bord de l'Amphytryte quand, le soir venu, commenceront les festivités. Pendant la journée, j'essayerai de suivre l'Amphytryte et le Tryton I, et si je n'y parviens pas, vous me remorquerez ? Je me réjouys d'avance du mugyssement de mon moteur à vapeur dans les criques cataloxytaniennes.

Fontvell : Un navyre à voyle et à vapeur ! Je vous reconnays byen là.

Quant aux coyns chauds, nous aurons, je pense parfoys l'occasyon de nous eclypser dyscrétement....

Rozenn An Arvorig : Une régate ???? Chouette !! Mays, quel est le prix pour monter à bord del'Amphytryte ? je ne suys qu'une modeste fleuryste mais j'adore les régates !

Fontvell : Vous êtes invytée. Le pryx du voyage...Et byen, nous en dyscuterons une foys à bord.


* * * * *


Des léviathans dans les égouts


Anaclet de Paxatagore

course poursuyte sous Venys

Raveline, d'Ysciple et de Virion


Hector D'ailleurs en parlant des égoûts, j'ai des remontées odorantes chez moi, un plombier daignerait-il venir me dépanner ?

Emmanuel Des remontées odorantes ? Comme de la chair fraichement brûlée, flasque et agonysante ?

Hum... c'est normal.

Hector Non, ça j'y suis habitué. Quoique, longtemps j'ai pensé que c'était mes voisins qui organysaient des "soirées barbecue" avec leur amys et qu'ils s'arrangeait pour transformer ça en orgye, étant donnés les hurlements que j'entendays...

Non, là c'est une odeur plus grasse, qui vous prend à la gorge et vous rempli les narines...

Emannuel Heuuuuu... est-ce que ce ne serait pas des encens d'invocations qu'un des miens aurait layssé traîné ?

Mays en plein ys, ça m'étonnerayt. Synon, ça peut être des démons qui s'amuse. Où alors, vous avez un vrai problème... Une odeur grasse ? Genre quoi ?

Hector Des encens d'invocations... Peut-être... J'en says rien j'ai toujours éviter de sortir de Venys le samedi soir...

C'est un genre d'odeur comme si on avait pas ouvert les fenêtres dans les conduits depuis des années et que des tas de jeunes gens transpirants y avaient copulé sans interruption pendant plusieurs années... Vous imaginez l'odeur...

Eh bien j'ai ça chaque fois que je me fays couler un bain, chaque foys que Consuela fait la vaisselle etc...

Vous voyez ce que c'est ?

EmmanuelEuh... mouays.

D'après l'odeur, ça doit être des oeufs de léviathan pourry. Je ne voys que ça qui puysse faire un tel effet. Il faudrait envoyer une équipe dans les égoûts.

un peu plus tard, le jour où l'on attendait les résultats des dogéales

Emmanuel Bon ! Tant pys pour les résultats... Lool, Hector, que yryez-vous d'une excursyon dans les égoûts ? Sy nous sommes envahys par les lévyathans en nos souterrayns, il vaudrayt mieux le savoir le plus tôt possyble.

Hector, ça vous dit ?

Hector Et comment ! Je ne supporterays pas cette puanteur une semaine de plus !

Je vays demander à ma bonne d'aller chercher ma comby-intrégrale de chez Jean-Patryck Côtier. On a beau aller dans les égoûts, faysons le avec classe !

Emmanuel Raveline arrive une tronçonneuse à la main, dans un costume imperméable de chez Byrbour, accompagné de Gnourf, son domestique australopithèque, que l'odeur ne semble vraiment pas gêner.

Hector d'Yscyple, lui, est très élégant dans sa comby-intégrale. Lool de Virion, loin derrière, marmonne que "L'ysvrest, c'était quand même aut' chose".

Les troys hommes soulèvent la plaque d'égoûts, et pénètrent dans les lieux les plus terrifiants de la cyté : LES EGOUTS YSSOIS.

E.R. : Tenez, Hector, j'ai prys des masques à gaz pour nous protéger de cette infection.

H.d.Y.: Mercy, Emmanuel. Mays... il n'y en a que troys ?

E.R.: Oui, et ?

H.d.Y.: Eh bien, nous sommes quatre... Lool, vous, Gnourf et moi-même.

E.R.: Oui, mays Gnourf a besoin de son odorat. Vous allez voir dans quelques instants...

Ils mettent leurs masques à gaz.

E.R.: Cherche, Gnourf ! Cherche !

Et l'australopithèque fonce dans les égoûts, tandys que Hector, Lool et Emmanuel courrent derrière.

Hector d'Ysciple

Distancés mays toujours en vue de Gnourf, les troys hommes intrépides pataugent toujours dans les égoûts de Venys. Après une bonne demi-heure (sy ce n'est plus, lorsque l'on est en profondeur, on perd la notyon du temps, regardez ces démons de 200 ans, ils pensent en avoir 20...) enfin bref, je dysais donc, après une bonne demie-heure, GNOURF, l'australopithèque à l'odorat délicat s'immobilise à un carrefour.

Il hésite quelques instants puis, mettant ses mains en porte-narine (pour sentir de plus loin, évidemment), tourne la tête vers le plafond et se met à gesticuler en faisant d'effroyable bruits tout droit sortis de son thorax de l'âge de pierre.

E.R. : Il semblerait que ce soit icy...

H.d.Y. : Oui, regardez ce petit panneau, c'est la rue Odon Trieste ! J'habite juste au-dessus !

Lool : Vous auriez pu le dire plus tôt, ça nous aurays évité ce trajet inutile... Sy c'était moi qui commandait...

E.R. : Lool, chut, sy les léviathans sont dans le coin...

H.d.Y. : Peut-être que Gnourf...

E.R. : GNOURF SILENCE.

L'être antique obéit à son maître sans protester.

Dans le plafond de la vôute du carrefour, une ouverture à demie-ouverte. Raveline, toujours plein de ressources ne se laysse pas démonter par la hauteur et dans un soufle noire, les yeux virant au rouge, il se met à faire des incantations:

E.R. : Alakazmadelaptitemaisondanlaprériiiiii Aidàlascentyon viens à moi !

Aidàlascenstyon : Salut boss, qu'est-ce j'peux faire pour toi ?

E.R. : Tu vas nous aider à grimper là-haut.

Aidàlascentyon : c'est comme sy c'était fait patron.

GNOURF est envoyé en éclaireur, il dysparaît quelque secondes, puys reparaît. Pas de danger. Les troys hommes, l'un après l'autre escalade le démon-échelle et passe la petit trappe. La pièce du haut est vaste et en briques. Ca est là des gouttières percées laissent échapper les torrents d'eau venus de la pluis diluvienne à l'extérieur, la pièce est d'ailleurs bien inondée.

Gnourf gesticule dans tous les sens en pointant du doigst un énorme tas d'immondice. Il y a fort à parier que ce sont les oeufs de léviathan. Ils sont tous félés, leur contenu flasque répandu autour. Raveline ne s'était assurément pas trompé, c'est la pourriture qui produit cette odeur infâme.

Lool un peu à l'écart se dirige vers un autre coin, un sourire au lèvre. Il s'agenouille, écarte un papier gras, et caresse un objet de taille moyenne : c'est un oeuf de léviathan en début de croyssance.

Intact...

Emmanuel Raveline

Au moment où nos gloryeux explorateurs contemple la chose, on entends un lourd "gloups !" poussé par la gorge d'Emmanuel Raveline, dans laquelle une grosse boule se forme. "Bon... eh bien c'est offycyel: on a un problème".

Lool de Virion : Qu'est-ce qu'on fayt ? On demande l'évacuatyon de toute la populatyon yssoise ?

Hector D'Yscyple : C'est peut-être un peu extrême, comme mesure...

Emmanuel Raveline : On pourrayt aussy organyser une chasse... 20 points par Lévyathan tué, 10 par résystant anti-ravelinien... on purgerayt vyte les égoûts.

Hector D'Yscyple : Ca ne me paraît pas une très bonne idée.

Emmanuel Raveline : Du temps où Symon Okrazys vyvait à Venys, il avayt installé son laboratoire dans les égoûts. Serait-il possyble qu'il se soit livré à quelques expériences sur ces bestioles ?

Lool de Virion : Ohhhhh... nooooonnnnn... tout mays pas CA ! La dernière chose dont on est besoin, c'est une tripotée de léviathan mutant sous notre sol.

Emmanuel Raveline : Ouays... n'empêche, c'est bourré d'organes très pratiques pour les invocatyons louches, ces petites bêbêtes...

Hector D'Yscyple : Je croys que je préfère ne pas savoir, Raveline !

Emmanuel Raveline : Vous avez tord, vous savez... la relygyon Francoyvyllonyenne est très bonne et...

Lool de Virion : Bon sang, Emmanuel, tu ne va pas te mettre à prêcher dans les égoûts, quand même ?

Emmanuel Raveline : Bon, bon, j'ai rien dit... écoutez, le myeux c'est d'essayer de retrouver le labo de Symon Okrazys et de voir s'yl s'est livré à des expériences sur ces bestioles.

Hector D'Yscyple : Et... qu'est-ce qu'on fayt de l'oeuf ?

Gnourf : On pourrayt faire une omelette...

Emmanuel Raveline : Ouays, et la servyr à Théophraste de Mytilène. Avec un peu de chance, ça l'empoysonnerayt.

Hector D'Yscyple : Ca ne me paraît pas une très bonne idée.

Lool de Virion : Bon... j'appelle Archybald pour qu'il l'analyse. Mon neveu a un match ce soir, mays il devrayt pouvoir vous régler ça dans le courant de la semayne.

Emmanuel Raveline : Bon ! Appelle-le, et après on essaiera de trouver le labo de Symon Okrazys.

Hector D'Yscyple : Un petit moment... ce labo, il est sous la République Ravelinienne ?

Emmanuel Raveline : Oui, pourquoi ?

Hector D'Yscyple : Oh ryen... je ne suys symple pas sûr d'avoir très envie de me promener dans des égoûts où des démons et des opposants à votre régyme se balladent et trucydent tout ce qui bouge.

Emmanuel Raveline : Allons, allons, on est à Ys, voyons... vous savez byen qu'on ne peut pas mourrir à Ys...

Hector D'Yscyple : N'empêche... sy on ajoute à cela la possyble présence de lévyathan... pardon, de lévyathan mutant (ça fait vraiment série B, comme expressyon...), je trouve que c'est un peu beaucoup.

Emmanuel Raveline : C'est pour la scyence, Hector, c'est pour la scyence...

Et notre gloryeuse équipée s'enfonce vers le réseau égoutyer de la République Ravelinienne.

Emmanuel Raveline : Faytes pas attentyon au barbelé... et ne faytes pas de bruit !

Lool de Virion

Archybald de Virion, revêtu d'une combynaison de protectyon biologique de niveau 5 frappée du logo "Pourq Spirit Vainqueur", discute fébrillement avec son assistant le docteur Spoock, lui même revêtu d'une chemyse hawaienne de fort mauvais gout.

Archy - Et tu vois Blayr faynte, passe à Blopys qui fait une glissade sur le boue droyt et paf essai... et on as donc écrasé les krassieux comme ça... putain 63 à 22 un massacre...

Spoock - Pourquoi moi j'ai pas droit à une combynaison de protection alors qu'on est dans un labo de haute sécuryté ?

Archy - A celà troys réponses : 1) t'es mon assistant, 2) t'es d'origyne zozo et 3) l'AY nous a coupé les crédyts dès qu'ils sont arrivés au pouvoyr...

A ce moment là troys personnages débarquent, de la boue jusqu'aux oreylles et se collent derrière les vitres de protectyon du laboratoyre... Il s'agit là d'Emmanuel Raveline, d'Hector d'Ysciple et Lool de Virion.

Lool - Alors ?

Archy - Quoi alors ! Tu me rends mon tytre de Ligore et je te donne les résultats de mes analyses...

Lool - Et si je coupayt plutôt les vyvres de ton équipe de subrugby que je sponsoryse ???

Archybald semble un instant affolé, cherche un dossier et commence à le parcourir.

Archy - On est dans la mouyse !

Emmanuel - Je le savays, Françoyvyllyon revyent.

Archy - Tu croys pas sy byen dyre parrain... Cet oeuf contient plusieurs dizaines de larves de lévyathan qui ont été transformées avec deux ADN... un d'eux est vraisemblablement d'origine démonyaque...

Hector - Au pyf je dyrais de l'ADN de démon Francoyvyllyonnyen...

Emmanuel -... Oui ben ça va...

Lool - Et le second...

Archy - Il est en phase d'analyse, on le saura dans quelques minutes...

Soudayn un bruit de verre cassé retentit, du fond du laboratoyre s'élèvent une sérye de cris stridents et de bruyt de déglutition gélatyneux...

Archy - Spook, vous avez byen congelé l'oeuf ?

Spook (embarassé) - J'allais le fayre mais y avait plus de place avec tout l'EPO que vous avez stock pour vos joueurs de...

Archy - hum oui bon c'est seulement une catastrophe... alors tu m'attend là et tu me donne les résultats de l'ordinateur et moi je heu...

Archybald, dans un élan, ouvre le porte blindée et la vérouille derrière lui, passe par une douche de décontaminatyon et ressort en survêtement et casquette d'entraineur.

Lool - Excuse moy, mais plusieurs bébé lévyathan attaquent ton assistant.

En effet le pauvre Spoock se bat férocement avec deux larve de Lévyathan d'une cinquantaine de centimètres de long...

Emmanuel - Sont pas si gros que ça...

Hector - C'est des bébés on t'as dyt... putayng t'as vu la taille de leurs dents ???

Archy - En effet, adultes ils devraient mesurer largement... 12 mètres...

Lool - Chacun ?

Spoock, recouvert de sang et de bave gluante de lévyathan mutants démonyaques regarde un instant l'écran de l'ordinateur d'analyse, semble attéré par ce qu'il y lit, se précipite vers la vitre où sont réunis les valeureux yssois et dans un cri d'agonie hurle un nom couvert par les bruyt de déchirement et de plaisir des bébés lévyathans...

Hector - J'ai pas comprys ce qu'il disait...

Archybald - On saura jamais d'où venait cet ADN... Emmanuel ça va ?... t'es tout pâle !

Emmanuel (effectyvement très pâle) - J'ai comprys moi ce qu'il dysait... le second A

là, le mail est brusquement coupé !

E. Raveli LOOL ! Nom de nom, finyssez vos mails !

Lool La je comprend pas...c'était pas voulu... pourquoi mes mails un peu long sont systématiquements coupés ???)... bon revoilà la fin... la chute que vous attendez tous :

--

Emmanuel (effectyvement très pâle) - J'ai comprys moi ce qu'il dysait... le second ADN est celuy de... OFFMOL !!!

Paxatagore Ah bah on est pas dans la merdre alors. Offmol revient et l'AY est au pouvoir. Quelle mysère !

TdM Un Lévyathan... clôné ? Multiclôné même ???

Emmanuel Raveline

Hector D'Yscyple manqua de défayllyr en entendant la voyx d'Emmanuel Raveline prononcer le nom de Celui Que Même Harrys Poter N'Ose Pas Nommer.

L'incarnatyon humaine du chaos, l'être le plus polymorphique, le protée du mycromonde: le Général Offenbach-Moltieri, l'homme au 75 vysages, "celui qui a fayt sauté le Krassland", cette légende raconté aux enfants pour leur faire peur. Mays aussy le seul homme capable de cyter des auteurs dont les kidanaux ne soupçonnayent même pas l'exystence, de fayre des calembours extraordinayres. Le grand cyclone. Là. Dans un lévyathan.

Lool de Virion fut le premier à réagyr.

"Une arme ! Il faut autoryser les armes à Ys pour un moment ! Que l'on me donne une arme !!!"

Archybald fut prompt également.

"Faut les pyquer."

Emmanuel Raveline estima qu'il fallayt tout de suite détourner la sytuatyon à son avantage.

"Notez... avec ça dans les égoûts, le rysque de présence d'un dyssydent anti-ravelynyen est consydérablement réduit."

Hector D'Yscyple pryt une décysyon raysonnable.

"Faut les stérylyser et leur couper la tyroïde."

Lool et Archybald de Virion approuvèrent. La question était: QUI allayt le fayre ?

Lool de Virion

Tandis que les valeureux yssois tirayent à la courte paylle celuy qui aurait la chance d'aller stérilyser ces petyts montres offenbachien, un curyeux bruyt de succyon se fit entendre. Archybald releva la tête, éffaré...

Archybald - Oups, j'ay oublyé de fermé l'évacuatyon vers les égouts...

Lool - Tu veux dyre qu'ils sont de nouveau dans les égouts ???

Raveline - Ah bon ben c'est pas grave alors, ils sont à Vénys et plus en RR, moy ça me concerne plus.

Hector (barrant le chemyn à Emmanuel) - Tu comptes partyr ?

Raveline - Oh ça va, faut pas s'énerver.

Archybald - Bon on as pas d'armes, mays tenez, ce sont des détecteurs de mouvement que j'avais crée pour détecter les clones Offmoliens... ils devrayent être capable de les répérer...

Lool - Y en as que troys, tu vyens pas ?

Archybald - Heu nan, j'ai un match demayn et les gars m'attendent...

Sans laysser à personne le temps de réagyr, le jeune de Virion disparayt par la sortye de secours.

Hector - Bon on y vas ?

Emmanuel - Et tu comptes les attraper à mayn nue ces horreurs ?

Lool - J'ai byen mon katana ligorial, mays quand ces monstres feront douze mètres...

Emmanuel - Heu ben on va attendre d'avoyr une ydée avant de retourner dans les égouts non ?...

Hector d'Ysciple

Laissant les deux trouillards dyscutailler, Hector s'approche d'Archybald qui semble régler son machyn pour traquer les clones Offmolien.

Hector : Ca marche comment votre truc, c'est efficace ?

Archybald : à 75% oui ça fonctyonne. C'est à base de dissociation d'hypé et de trassage sub-dimensionnel

Hector : ah ?

Archybald : tout à fait ! Ingénieux n'est-ce pas ? Issus des toute premières recherches du LESBYS... Un vrai bijou. En plus ça n'est pas polluant ça marche à l'algo-absynthum, un composé mys au point ici. Et sy vous avez une petite soif, vous ouvrer le réservoir là, voilà, et hop, un ptit coup. Bon ça a un arrière goût de poisson, mays quand on a soif, ça suffit amplement !

Hector : ah oui en effet... On peut s'en servir tout de suite ?

Archybald : On aurait pu sy vous n'aviez pas laissé la trappe ouverte...

Lool : Eh oh, tu te calmes Archy, et tu assumes, on est pas chez les éleveurs de cochons icy.

Raveline : Il manque quelquechose pour que ça marche votre machynchose ? Bah je ne voys qu'une solutyon, rentrer chez nous !

Hector : RAVELINE ! Archybald qu'est-ce qu'il manque ?

Archybald : Un extrait d'hypé offmolienne récente. Sy possyble pure. Parce que là j'ai pas un truc lysible...

Raveline : Et on va trouver ça où ?

Archybald : aucune idée ce n'est pas moi l'aventurier...

Lool : Allez ! On ira le chercher au bout du monde ! On est des aventuriers oui ou non ?

Hector : Et on a combien de temps avant qu'ils n'atteignent une taille dangeureuse ?

Archybald : à en juger par le dévellopement rapide, je dirais... 72h...

Emmanuel Raveline

Emmanuel Raveline soupyra et sorty deux bâtons d'encens. Il traça sur le sol même du laboratoire d'étranges pentagrammes.

Archybald : Hééééé !! Saly pas la moquette !

Lool : Tays-toi, Archy ! Tu ne voys pas qu'il va nous fayre une invocatyon de derrière les fagots ?

Hector : Je ne suys pas sûr que j'ay très envye de voir ça...

Emmanuel Raveline : Sylence, symple mortels ! Je me concentre... "Detrouvertoutjmegargaryse, Demonus Complex, moi, Emmanuel Raveline, Payr des Enfers, je t'invoque..."

Une voyx d'au-delà du néant : "Ouy, ô, mon maîîîîîîître ?"

Emmanuel Raveline : T'aurays pas de l'hypé Off-mollienne ? Pure, sy possyble ?"

Une voyx au-delà du néant : "Tu veux pas 100 balles et un myrs, peut-être ?"

Emmanuel Raveline : "J'avays jutement une petite faim..."

Une voyx au-delà du néant : "Ca va te coûter un max en jeune vyerge, ça, mec..."

Emmanuel Raveline : "Mets ça sur mon ardoyse."

Une voyx au-delà du néant : "On m'la fayt pas deux foys, Raveline... JE VEUX DES VIERGES, NOM DE NOM !"

Emmanuel Raveline : Bon... Gnourf, file à la cave, et brade mon stock de J.V.S.U..

Gnourf : Bien patron.

Emmanuel Raveline : Attends une seconde, Gnourf... que ce soyt bien clair... il a demandé des vierges, okay ? Des vierges. Donc, il faut qu'elle soit ENCORE vyerge quand tu les donnera à Detrouvertoutjmegargaryse.

Gnourf : Oh, pour qui vous me prenez, patron ?

Emmanuel Raveline : Pour l'australopythèque obsédé que tu es. File.

Hector D'Yscyple : Euh... ces quoi des J.V.S.U. ?

Emmanuel Raveline : Des Jeunes Vyerges Sacrifiable en Urgence.

Hector D'Yscyple : Jeune Vyerges ?

Emmanuel Raveline : T'occupe. Bon, le démon, ça vient cette hypé ?

La voix venant d'au-delà du néant : Troys secondes, vyeux... ah ! La v'là. A plus, Ravelingue.

Emmanuel Raveline : Bysous au big boss.

La voix venant d'au-delà du néant : Je n'y manquerays pas.

Et pouf ! D'au-delà du néant surgyt une boîte contenant de l'hypé d'Offenbach-Moltieri, un billet de cent Yrys et un Myrs.

Emmanuel Raveline : Et mayntenant, on fayt quoi ?

Sigmund de Paraphrase D'après les estimatyons il ne restait que 72 heures hier à peu près à la même heure pour que les mutants des égoûts ne deviennent assez grands que pour être dangereux !

Sans nouvelles de l'expédityon et sachant qu'il ne reste que 48 heures, il y a lieu de s'inquiéter non ?

Quid? Devons nous nous préparer à une invasyon malodorante? Devons nous boucher toutes les bouches d'égouts et sceller nos "trônes du séant" pour éviter que les immondes bestioles ne s'immyssent jusqu'à nos demeures ?

Des nouvelles ! Donnez nous de nouvelles par Posseydon !

Emmanuel Raveline Cher Sygmund,

Rassurez-vous ! Nous sommes actuellement en train de traquer ces bestioles. Sy je ne m'abuse, c'est au tour de Hector D'Yscyple de nous informer des développements de notre recherche. Vous comprendrez que je ne souhaite pas lui voler la vedette.

Inutile de sceller vos trônes du scéant : lorsque ses bestioles auront atteint la taille maximale, il y a peu de rysques qu'elle puysse se glysser dans des canalysatyons trop petites pour elle.

Par ailleurs, rien ne dit que l'aspect entropique de l'ADN Off-Molien ne va pas provoquer une explosyon nucléaire sous-terraine, ce qui règlerait le problème. En fait ça règlerait TOUS nos problèmes d'un coup. Mays on va quand même essayer de fayre quelque chose.

(Lool, vous êtes en train de m'écraser les pieds ! Faytes attentyon où vous marchez !)

Hector d'Ysciple

HdY : Raveline, vous voulez pas éteindre ce talkie-walkie ? Entendre ces gens de l'extérieur nous parler comme cela me stresse à un point !

ER : Et mes idées géniales, je les transmet comment ?

LdV : Raveline, tu es là dans les égoûts et tu as des idées pour améliorer Ys ?

ER : Par association d'idées probablement...

HdY : LÀ !

Emmanuel Raveline et Lool se taisent subitement.

HdY : Là-à-à-à-à

ER : Quoi là ?

HdY : LÀ !

Lool : Il est bloqué je crois.

Une petite tape sur le dos plus tard :

Lool : Ca va mieux Hector ?

HdY : VOUS NE L'AVEZ PAS VU ?

ER : Quoi donc ! on dirait que vous avez vu un lév... UN léviathan ? NOTRE Léviathan ? Et par où est-il parti ? Personne n'a pensé à ce renseigner je suppose, y a un voyant qui clignote sur le machyn d'Archy..

C'est Gnourf qui s'approche : je peux faire quelquechose pour vous ?

ER : Ce truc ne marche pas, tu peux nous retrouver le léviathan échappé ?

Gnourf : Il sent quoi ?

ER : OffMol...

Gnourf : Arf, trop facile !

Et Gnourf s'enfonce dans les égoûts, la fine équipe à ses trousses.

Lool : Et si on -- tombe des--sus, on fait-- quoi ?

ER : On le chatouille !

HdY : Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.

ER : Vous en avez une meilleure ?

HdY : A vrai dire...

ER : eh bien on fera comme ça alors si personne n'a mieux à proposer !

Les trois hommes sur les traces de l'australopithèque galope sous Venys, traverse un moment la Rèp' Rav', en ressorte, traverse une statyon du Métro d'Ys sous les yeux outrés des arysto du coin qui les prennent vraiment pour des crassyeux puants, puis passant par une minuscule porte, ils rattrapent enfin Gnourf...

Malgré lui, car le petit homme... est assommé et allongé sur le sol...

Emmanuel Raveline

Emmanuel - Qui as bien pu assomer Gnourf ? Même un démon de la Sixième Mayson du Sceau Perverty y réfléchirayt à deux foys !!!

Hector - Il a un sacré bleu sur l'arryère du crane... et c'est tout gluant...

Emmanuel - Cette odeur putride me rappel quelque chose...

Les deux compèrent se retournèrent vers Lool de Virion, interpellés par ses claquements de dents.

Emmanuel - Et bien le grand explorateur à froyd ? Tu faisayt pas ta chochotte comme ça au sommet de l'Ysverest...

Lool - Le...le bi...dule ...

Hector - Ben quoi ?

Lool, mesurant chacun de ses gestes, met en évidence l'appareil de son neveu qui semble être pris de panique puisque un nombre incroyable de lumières s'amusaient à danser sur le cadrant.

Hector - Ah oui... quand même !

Emmanuel - Je croys l'avoir déjà dit mays on as comme un problème là !

Lool - Puis-je sugérer une stratégye ?

Hector - Par pityé vyte !

Lool - COURRONS !!!!

Les trois compères, oublyant la dépouille inanimée du pauvre Gnourf dévallent les égouts, bientôt suivyts par d'énormes ombres émettant des crissements visqueux pas ragoutant du tout...

Emmanuel (courrant): Pfff... pfff... doit y avoir un bug ! Il ne peut pas y en avoir AUTANT ! Ou alors Symon Okrazys a transformé tous les résystants anti-ravelinien en lévyathan ?

Hector D'Yscyple: Pfff... pffff... une échelle, là !

Lool : Moi d'abord ! Moi d'abord !

(Les troys explorateurs sortent enfin des égoûts putrydes et se retrouvent sur le Grand Canal)

Emmanuel Raveline: Messyeurs, je ne voys qu'une seule solutyon : il faut domestiquer ces petites bêbêtes.

Lool : Raveline, combyen d'absynthe as-tu bu ce matin ?

Emmanuel Raveline : Bôaff... une douzaine de bouteille, pourquoi ?

Hector D'Yscyple : Lool a rayson... ce que vous proposez là est totalement déraysonnable !

Emmanuel Raveline : Allons donc ! Je m'en vays les mater, moi, vos bestyoles ! Il suffyt de montrer un peu d'autorité.

Hector D'Yscyple : Et concrètement, qu'est-ce qu'on va fayre ?

Emmanuel Raveline : Trouver de QUOI les Lévyathans ont peur.

Hector d'Ysciple

HdY - Léviathan... Montre marin... Indestructible... Non, je ne trouve rien.

Attablés dans la bibliothèque souterraine d'Anaclet de Paxatagore, Lool de Virion, Emanuel Raveline et Hector D'Ysciple sont à la recherche d'un moyen de faire peur au Léviathan... "pour le domestiquer" a dit Raveline... Personne n'est vraiment convaincu mais tout le monde cherche, faute de mieux.

Lool - Vous avez regardé dans les annales de l'Universyté ?

HdY - Oui, mais rien ne marche... Toutes les études concernant les Léviathans n'ont pas supporté le voyage depuis Pseudopolis (spécial info : des tas d'études de l'Universyté ne s'affichent pas sur Le syte de l'Universyté/Clyo). Il n'y en a guère qu'une : "En effet 36% des séquences présentent plus de 99% d'anologie avec les hippocampes tandis que 57% des séquences sont à 98% identikes de celles des kafards !"

ER - On ne va tout de même asperger de l'anti-kafard krasstadtois dans mes égoûts ! Je m'y oppose formellement ! Ca rysque de provoquer des mutatyons chez les dyssydents de la RR.

Lool - Ca en tuerait surement quelques uns au passage...

HdY - Je ne crois pas que ce soit une bonne idée...

ER - Et tu proposes quoi ? Rien. Alors, chut et cherche !

BHP Tiens, au fayt, j'ay quelque chose pour vous Hector... Un document de la bibliothèque du sanctuayre d'Athénatyon... Un livre rédigé il y a troys syècles sur les Léviathans... Il peut peut-être vous assyster dans votre quête... Il a été rédigé par un certayn Mobys d'Yk quy se proclame chasseur de Léviathan. Evidement il n'y avayt pas encore de Léviathan Génétiquement Modifiés ( LGM ) à l'époque mays il peut quand même contenir des informations utiles. Je n'ay cependant pas le temps de le lire, je suys plongé dans la lecture d'une Geste Paxatagore du XIIIème syècle fort intéressante...

Hector Je suys sûr que vous savez où Anaclet habite. Je serays bien incapable de vous indiquer, je suys passé par en-dessous. Nous sommes à la bibliothèque, descendez nous donner ce que vous avez trouvé, nous attendons ça avec impatience. Toute solutyon vaut myeux que de répandre de l'anti-Kafard dans les égoûts...

Bryaxys

Dans son palays d'Athénemporium le Satrape d'Athys ecoute le dernier message envoyé par Hector d'Ysciple. Fronçant les sourcils, ils appuye sur l'intercom :

- Secrétayre, envoyez moy Sapphos et Miltiades. - Ouy Satrape, tout de suyte."

Cinq minutes plus tard, les deux amys de Bryaxys entrent dans son bureau. Le secrétayre ferme la porte derrière eux.

"- Asseyez vous. Général Lycéens, j'ay une myssyon pour vous. Et pour l'accomplir vous aurez besoyn d'une escorte du batayllon sacré d'Athénatyon, rayson pour laquelle je vous ay fayt venir, Grande Prêtresse.

Vous n'êtes pas sans savoyr que des évènements bizarres se produysent actuellement dans les égouts de Vénys. Une équype est à la poursuyte de Léviathans mutants... Ils ont été croysé avec de l'ADN d'une créature d'Hadèsyon, le dieu de la mort et du mal. - Mon dieux ! Ycy, en Ys ? - Ouy Sapphos. Cependant ces créatures n'ont pas encore acquys toute leur puyssance et parmys les chasseurs figurent le plus grand expert vivant sur les Léviathans et le grand prêtre françoyvillonien Raveline. Tout ce qu'il leur faut c'est le moyen de tuer ces créatures.

Et je croys que ce livre peut contenir la solution. J'ay décidé que, contrayrement à l'habitude, l'ouvrage quitterays les rayons de notre bibliothèque. Votre myssyon, général, sera d'apporter le livre chez Anaclet de Paxatagore, dans sa bibliothèque.

Vous devrez ramener l'ouvrage en bon état. Comme les chasseurs voudrons probablement l'emporter, vous irez avec eux et le protégerez.

- Grand Prêtre, je vays avec luy. Je croys que, vu qu'il s'agit d'une créature d'Hadèsyon, je serays plus utile là-bas qu'ycy. - Hum... Cela ne me playt guère... - Ca je says ! Il n'empêche que j'y vays. - Têtue comme vous êtes... Général, vous avez entendu : protégez la Grande Prêtresse du sanctuayre d'Athénapolys de votre mieux. Les armes sont interdites en Ys. Mays je veux que vous ayez les moyens de vous défendre aussy prendrez vous mon arme ligoriale avec vous. - A vos ordres. Nous partons d'ycy 30 minutes et serons à Vénys d'ycy peu de temps.

Deux heures après son départ d'Athénapolys le petit groupe emmené à Vénys par le général Lycéens arriva à Athénemporium où le groupe embarqua à bord de la galère satrapique.

Après une croysyère tranquille, ils arrivèrent au port de Vénys d'où ils se mirent en route vers la demeure du métaligore.

Ils y trouvèrent l'équipe de chasseurs déséspérant de trouver une solution et attendant avec impatience l'ouvrage de Mobys d'Yck.

- Général Lycéens, Prêtresse Athényne... Quelle surpryse ! - Les circonstances nécéssytent l'union de toutes les forces de l'Empire !

Raveline

Le Général Lycéens donne le fameux ouvrage à Emmanuel Raveline

E. Raveline : Mec, tu nous sauves la vie !

Lycéens : Monsyeur, je vous prie de m'appeller par mon titre de...

Lool : Cool, raoul, on est entre pote, on est plus à Athys, là. Tu veux une absynthe ?

Lycéens : C'est strictement interdit pendant les heures de...

E. Raveline (sifflant en voyant la Grande Prêtresse Athénine) : Wow, wow... y'en a qui s'ennuient pas à Athys.

Lool : Justement, sy ! Il paraît qu'ils doivent faire voeux de chasteté !

E. Raveline (s'étouffe en buvant son verre d'absynthe) : Gmouarg !

Lool : J'allays le dire...

Hector D'Yscyple : Dites, je voudrays pas dire mays y'a vaguement urgence, là... en plus on va faire mauvays effet devant des gens qui ont du se taper les embouteillages du Grand Canal pendant une heure avant de nous apporter ce bouquin alors...

E. Raveline : Bon, bon... ça va... aloooors... Mobys Dick... hmmm... hmgmngmgn ? Tiens donc ?

Hector D'Yscyple : Qu'est-ce qu'il dit ? Qu'est-ce qu'il dit ?

E. Raveline : Eh bien d'après ce monsyeur d'Yck, les lévyathans ne craignent que deux choses : les poissons volants et les vêtements moulants en cuir.

Hector D'Yscyple : QUOI ???

E. Raveline : Ben oui... ça leur donne des complexes. Un léviathan c'est trop gros pour sautiller comme ça... alors c'est malheureux... et ça se laisse dompter, surtout quand on a des vêtements moulant en cuir.

Lool de Virion : On aura tout lu !

E. Raveline : Eh ouays... "la chayr est tryste hélas et j'ai..."

Lool de Virion : Oh, ça va, ça va. Allons pêcher une demi-douzaine de poysson volants, lâchons les dans les égoûts, fringons nous en cuir et...

Hector : ... et quoi ? Qu'est-ce qu'on FAYT de ces lévyathans quand on les aura rendu doux et dociles ?

E. Raveline : On les nourrit avec des résystants ?

Hector et Lool : RAVELINE !

E. Raveline : Ben quoi, je propose, je propose...

Lool de Virion

Emmanuel - ...je propose, je propose...

Hector - Je propose qu'on monte un cyrque itinérant !

Lool (secouant la tête) - Mays c'est pas possible... on les butent, on les écrabouillent on en fait du sushi de Lévyathan et on vend ça une fortune aux électeurs de l'AY...

Emmanuel - Pourquoi aux électeurs de l'AY ?

Lool - s'ils sont assez con pour voter AY, ils seront assez con pour bouffer du Lévyathan mutant !

Après une courte réflexion, Hector et Emmanuel acquiéssèrent.

Hector - Oui, mays c'est pas très heu comment dyre... noble de fayre ça !

Emmanuel - On peux aussy envoyé ça aux opposants zollernoys comme arme de destructyon massyve...

Hector - ...ou alors on refourgue le monstre au Doge et on la laysse se débrouyller !

Lool - Ou alors on continue à réfléchyr !

Lool se leva et fit myne de partyr.

Emmanuel - Où tu vas ?

Lool - Je rentre chez moi récupérer mes habyts de scène.

Une foys sortye, Hector attendyt une minute en réfléchyssant puys demanda :

Hector - Ses habyts de scène ?

Emmanuel - Il a été danseur au Khou In à Pseudopolis... habyts en cuyr !

Hector - Ahhhh et il étayt byen ?

Emmanuel - Says pas, il s'est fayt vyré très vyte.

Hector - Pourquoy ?

Emmanuel - Tous les soyrs des centaynes de femmes faisayent le mur de chez elles et envahyssaient le Khou In comme des furyes en dévastant tout... il à du s'enfuyr par les coulisses plus d'une fois.

Hector - Heu... c'était quoi son spectacle ?

Emmanuel - Strip tease...

Hector - Si notre Lévyathan est une femmelle ça pourrait être utyle...

Emmenuel - Héhé... nous manque plus que des poyssons volants...


* * * * *


Dyscours du Doge Maltys d'Ysville


Anaclet de Paxatagore


Sérényssimes cytoyennes, Sérényssimes cytoyens, Agora, Peuple, crassyeuses et crassyeux, syldaves et salammbônautes, et tous les autres minables qui assystez au spectacle de la remyse en marche de l'Ympériale Splendeur Sérényssime,

Que l'absynthe torrente ! Que l'orgye s'orgynase !

Le RAYS reprend les rênes d'un Empire suffocant pour le hysser vers la gloire, pour le ramener sur le devant de la scène, après deux mandats ascétiques, après une motyon de censure, une démyssion et surtout une inactivité scandaleuse de la part des gouvernements ayant succédé à celuy de Nikolaos d'Ophiccius. Ce temps est révolu, Yssois ! Les vaches maigres sont traites !

Vous attendiez la stabilité, là voilà enfin. Le RAYS est parti pour régner neuf moys, troys mandats... Comment ca non ? Je vous le dys, vous nous réélirez, car nous sommes une équipe qui gagne. Change-t-on une équipe qui gagne ? Bien sûr que non.

Vous attendiez le réveil du gouvernement, le voilà enfin, par Poséydon ! Tous ces incapables qui tapyssaient jusqu'icy les murs du Conseil des Portes, Catonys, Mytilène, zou ! Du balay ! Une armada de jeunes gens dynamiques et rasés de près s'apprête à les remplacer au pied levé.

Vous attendiez du SATOOE, en voilà !

Qu'on amène les serveuses !

James-Honoré Maltys d'Ysville.


* * * * *


Fête athyque à Balnéa


Anaclet de Paxatagore

par Bryaxys Hécatée Pallasalexandride


Résumé
Fête à Balnéa, organysée par BHP, où a lieu une énième foys une dyscussyon ressassée sur la sexualité.


Toute la journée durant on avayt vu la noblesse du Sérényssime Empire s'affayrer à de mystérieux apprets. Partout aussy des membres de la Garde Satrapique et du personnel de B. H. P. s'étayent occupés à fayre des achats de dernière minute, des aliments frays pour un buffet succulant, des fleurs pour une décoration chatoyante ( certaynes étant même importées depuys Nautia dont la fleuryste avayt aydé au choyx des couleurs ), ... Dans la résydence temporayre du Satrape, l'activité étayt plus folle encore : partout on installayt des chayses, des tables, des divans, des systèmes de sonorysation, des jeux lumineux, des fontaynes à eau et d'autres à vin, ... En bref tout ce que le Satrape estimayt nécessayre pour une fête réussye.

La Galère Satrapique, elle, avayt été envoyée à Nautia pour y prendre les ( eventuels ) candidats à la fête, même sy Bryaxys ne se faysayt guère d'illusyons. Byen que Paxatagore et Opphiccius serayt présent, ce quy pourrayt convayncre certaynes de venir...

Depuys son bureau, Bryaxys surveyllayt tout. Grâce à deux chouettes ( il étayt sur ses terres tant qu'il étayt locatayre du lieu ) il pouvayt tout voyr et intervenir à tout moment auprès des employés.

Vint enfin le moment de l'arrivée des premiers invités. Progressyvement, le salon se remplit... puys le jardin... Une douce musyque classyque jouée par l'orchestre du Café des Artystes Anonymes les accueyllays tandys que de charmantes hôtesses prenayent soyns des hommes et de magnifiques garçons s'occupayent des dames. Car Bryaxys savayt parfaytement que tous n'étayent pas prêt à renoncer aux playsyrs charnels pour honorer les Dieux...

Le Chateau-Chaby coulayt à flot dans les fontaynes, aynsy que les plus grands crus yssoys. Une cascade d'absynthe délivrayt aussy les clefs de l'ivresse à ceux cherchant dans l'alcool l'extase de la vérité.

C'est en caftan bien yssoys que Bryaxys apparut une demi-heure après le début de la fête, accompagné de sa suzerayne Marilyse Emphétuocle, de ses fidèles compagnons Hérodote de Miletine et Miltiades Lycéens et également de la prêtresse Sapphos Athénine escortée par les 10 servantes de l'amour, des jeunes orphelines éduquées par le temple et ne souhaytant pas devenir prêtresse. Leur fonction étayt de s'offrir au hommes et aux femmes quy essayerayent de tenter Sapphos. Elle avayent été éduquées par des prêtres et des prêtresses de la divinité mineure Pornos, protectrice de la copulation, celle là même quy donna au Hommes la connayssance du Kamys Outra...

A minuyt on tira un énorme feu d'artifice quy dura une demi-heure et 50 jeunes vierges vinrent en tenue d'Eve servir des akouskys et des boyssons dont certaynes jusque là inconues en Ys, arrivées tout droyt de Persys, et dont le gout surprys agréablement les convives.

Ce fut une formidable soyrée, quy dura jusqu'au lendemayn, et à laquelle toute la véritable noblesse d'Ys ( noblesse d'âme et de coeur ) assysta.

Durant la soirée...

Nykolaos d'Ophiccius : Charmante fête, Bryaxys. Tout à fayt réussye !

BHP : Je vous remercie.

Nykolaos d'Ophiccius : La musique est charmante, le buffet est tout à fayt délicieux, et je ne parle même pas de la boysson, et les fylles comme les garçons sont magnifiques... Mays sy je puys vous adresser un reproche...

BHP : Ouy ???

Nykolaos d'Ophiccius : Vos éphèbes et vos jeunes filles... ils me semblent un peu coincés... vous feriez myeux de les sortir plus souvent, je vous assure. D'ailleurs... serayt-il possible que je vous en emprunte quelques-un ??? Mays ne dytes ryen à Léa, elle pourrayt mal le prendre, vous savez...

Bryaxys : vous savez, la plupart sont de jeunes paysans venus de mes terres d'Athys, fort intimidés de se retrouver en présence de toute la noblesse de l'Empire... Pour ce quy est d'en emmener, je ne voys aucune rayson de m'y opposer s'ils sont consantant, ce quy est le cas de tous exception fayte de la garde de Sapphos quy ne peut être consommée que sur place... Quand à Léa, je croys qu'elle n'a plus d'illusyons et que mon silence n'arengera pas vos affayres. Enfin, sy vous y tenez...

Nykolaos d'Ophiccius : Léa ne se fayt pas d'illusyons ? Pourquoy s'en ferayt-elle, je vous le demande ? Vous pensez byen que de son coté, elle... Non, c'est juste une questyon de bienséance et de respect à son égard. Mays, j'ay une questyon, pourquoy me demandez vous s'il sont consentants ? Mis à part quelques énergumènes se vantent de leur chasteté, tout yssois quy se respecte ne refuse jamays ce genre de chose...

Bryaxys : Oh, vous savez, le juge Demosthenes du tribunal d'Athénapolys à recement eu à trayter une affayre de viol, un homme un peu fayble s'étant fayt agressé sexuellement par une adepte du body building... Il a déposé playnte contre la dame. Vous savez, dans certayns cas même vous refuseriez d'avoyr des rapports physyques avec certaynes femmes... Il en va de même pour certaynes femmes face à certayns hommes...

Nykolaos : Une affayre de viol ??? Mays bon sang, comment-est-ce possible ??? Ne savez vous donc pas qu'il n'y a pas de vyols en Ys ??? Et que donc, aucune loy ne le punyt, puisqu'il n'y a pas de victime, puisque tout le monde est tout le temps consentant avec tout le monde.


* * * * *


Hector est malââââââââde


Anaclet de Paxatagore


Hector d'Ysciple, à un nouveau

Bienvenue à vous cher amy !

Une absynthe ?

Hector D'Ysciple,

deux mails aujourd'hui, un record

Paxatagore qu'est-ce qui passe, vous êtes malade ?

Mong Pou Hectol ? Malade ? Il faut vite l'hospitalysel, alols, cal son métabolysme est flagyle et son système nelveux assez complexe. Je vays vite me le lendle de ce pas chez luy, avec l'ambulance de l'hôpital. Ami Paxatagole, voulez vous selvil de blancaldiel ?

Paxatagore, au vu de la météo Voilà pourquoy Hector est malade : c'est la chaleur. 23 degrés aujourd'huy, à Venys, c'est la canicule. On va voir refleurir les minijupes, euh, les minicaftans.

Paxatagore mmm, brancardier, c'est pas tellement mon truc, encore que s'il y a une ou deux petites infirmières bien mignones dans leur caftan blanc peu opaque, pourquoy pas. Allez, c'est vendu ! Rendez-vous dans une bonne heure chez Hector, pour le sauver de la terrible maladie qu'il incube.

PIN PON PIN PON PIN PON

(on se croirait à Ydemos, non ? Ah ! Ah ! Ah ! Ah !)

Pou

Une heule plus tald, Pou et Paxatagole, à bold d'une supelbe ambulance blanche aux couleuls de Venys, accompagnée de deux blondes dont la poytlines ne palvient décydemment pas à lestel dans le caftan tlop sellé qui leul selt d'unifolme, se plésentent devant la demeule d'Hectol d'Ysciple.

Ils toquent, la polte leste close.

- Mays où est Conchyta ? - Quy ? - Vous savez bien, chel amy, la soublette poltougayse d'Hectol... ! - mmm, ça me dit ryen. Mays c'est étrange qu'elle soit absente. - c'est peut-êtle poul cela qu'il est malade ?

Paxatagore

En fait, pendant ce dialogue, Pou est très affairé et très inquiet, tandys qu'Anaclet de Paxatore est manifestement plus préoccupé par les deux infirmières, qui, sensibles au torse imberbe dont l'éclat qui brille au printemps éblouit même les esprits les plus torves et stupides, commencent à céder au charme et aux manières du Métaligore le plus sexy (d'un autre côté, l'autre ne souffre pas la comparayson, il faut être honnête que je n'ai pas beaucoup de mérite).

- il faudlayt peut-êtle escaladel la mayson ? - ouy, ouy, Mong, faites... - mmm, c'est-à-dile que je n'ai pas non plus les talents poul... - eh bien, hum, appelez un de vos "amys", qui ont l'air de savoir ouvrir les portes avec beaucoup de facilités ? - comment ? vous êtes au coulant ? - je fermerai les yeux si vous me prêtez vos infirmières. - malché conclu.

Pou

A peine quelques secondes plus tald, la lue est envahie de dyzaines de chinyssoys, qui patlouillent et séculysent la zone. Qui sul les toyts, qui dans les égouts, qui caché delièle un poteau indicateul, qui dans les magasins, qui déguysé en agent de polyce ou en vieille dame qui plomène son toutou, les Chynyssois vélifient qu'aucun sapeul- paveul ne tlaine dans la zone.

Paxatagole est tlop occupé dans l'allièle de la voitule pour se lendle compte de tout cela.

Et l'intelventyon commence. Venu du fin fond de Chysnatown, une automobile volée fonce dans les boulevalds à toute allule, poul allivel devant le domicyle d'Hectol d'Ysciple. Quatle chinyssoys, masqués, mays leconnayssable à la couleul jaune citlon de leul masque, en soltent. Ils sont munis de pieds de biche, d'explosifs, de plastic et de tlousseau de clés. En quelques seconde, la polte d'Hectol d'Ysciple est démontée, dégondée, lepeinte en velt fluo, une nouvelle sellule a été posée et l'entlée lible, poul cette foys comme poul les plochaines (on ne sayt jamays, un client poullait vouloil quelque chose chez M. d'Ysciple).

La voie est lible. Les chinyssois dyspalayssent aussitôt comme pal enchantement et la lue ledevient tlès calme, sauf les bluits dans l'ambulance.

Hector d'Ysciple Hector se promène tranquillement dans le square à quelques pas de sa modeste demeure, admirant, dans la soleil du matin et la douce chauleur relative du printemps qui arrive sur Venys, la plus belle des plus belles, les petites fleurs qui éclosent et les oisyllons qui percent de leur petit bec dur la coquille dans laquelle ils sont enfermés depuys plusyeurs semaines. (ouf!)

"Mays qu'entends-je ? Les syrènes de la SAPE-PAVE... Mays ?! On dirait qu'ils se dirigent vers chez moi ! Je va me rapprocher un peu pour regarder. Mince, un buysson gène. Oh ! Et sy j'imitays ce petit écureuil et que je grimpays dans cet arbre ?"

Hector, agyle comme un porcelet à qui on aurait coupé toutes ses pattes, grimpe, tant bien que mal jusqu'à la première branche et voit la scène se dérouler sous ses yeux : Paxa et Pou encourageant une Brigade Jaune à défoncer sa porte...

"Je le savays... Je n'aurays pas du rentrer dans les locaux de l'immigratyon comme ça, ils vont m'en vouloir maintenant... Je n'aurays pas du... Mays sy je me présente comme ça au devant d'eux... Ils vont m'arrêter ! Ah ça non ! PLutôt crever dans les égoûts raveliniens, torturé par des dizaines de vierges ensanglantées plutôt que d'aller faire un tour dans les cachots de Pou ! Je vais..."

CRAAAAAAAAAAAC

La branche a cédé et le porcelet sans patte est étalé de tout son long. Il a l'air d'avoir mal. Il se relève tant bien que mal et l'oeil vide et boitillant se dirige quand même vers Paxa et Pou.

"Ah que j'ai mal, que je souffre, oh mais voilà une ambulance ! Paxaaaaaa ! Pooooouuuuu ! Aidez moi ! Je croys que j'ai mal !"

Pou Aussitôt, voyant le pauvle hectol ensanglanté, se noyant plesque dans une malle de sang et de lymphe où copulent déjà gaiement de multiples bactélies dysciplophages, les deux infilmièles délayssent Anaclet de Paxatagole, au bold de l'olgasme, et, sans plendle le temps de se lajustel, se jettent sul Hectol d'Ysciple, poul lui plodiguel les plemiels soins.

Totalement absent de la scène, Mong Pou est déjà monté dans les étages de la mayson d'Ysciple, où il clie "Hectol ! Hectol !", sans nouvelle aucune (évidemment !). Conchyta aussy semble avoil dyspalu. La collectyon de tableau d'Hectol d'Ysciple est évidemment tentante... pas de témoins...

Raveline Excusez-moi, Pou... mais il me semble qu'il a dit qu'il préférait crever en République Ravelinienne; il me semble que c'est à moi de le prendre en charge... enfin, je dys ça comme ça...

Hector d'Ysciple Vous mettrez ça sous le compte de la chute : je n'ai jamays dys ça de ma vie ! Moi ? En Rep Rav ? Mays vous playsantez ! Jamays !

VADE RETRO SATANAS ET DIABOLO

Pou Si je le plends en chalge, il ne clèvela pas. Si VOUS le plenez en chalge, je ne donne pas chel de sa peau (10 Y??)

Hector

Le pauvre Hector ne sait plus où donner de la tête, ça fait déjà un certain temps qu'il n'a plus pratiqué la posityon de la double infirmière alors il est un peu maladroit. Mays ces choses là, c'est comme le vélo, non seulement ça ne s'oublie pas, mays en plus ça revient très vite, au grand plaisyr des deux jolies infirmières qui s'actyvent d'autant plus à remettre le D'Ysciple sur patte. (un porcelet sans patte sur patte, amusant non ?)

Paxatagore, tout déçu de n'avoir pas pu finir son oeuvre, et avide de la terminer se dirige vers le petit amas de chair et de bactéries dans l'espoir de s'y intégrer au mieux. Mays il n'est pas assez rapide et déjà Pou est redescendu et le tire par le bas du caftan, comme un petit enfant (nous sommes tous des enfants face au Grand Paxa)

- Paxa, j'ai lien tlouvé à l'intélieul, je me demande où a bien pu passel ce d'ysciple

Paxa d'un grand geste théatral (et on sent bien qu'il est impatient de les rejoindre) montre l'entrelac de jambes qui s'activent sur le sol.

Une tête en sort. C'est Hector. Qui écarquille les yeux et d'un air naïf et angélique demande :

- Pou ? Vous ne nous aviez pas dit que vous étiez enceinte !

Paxatagore

Diabolo menthe, bien sur.

Layssez m'en un peu, Hector, je me sens fayblyssant, j'ai aussy besoyn de soyns intensifs.

Ouy, là, comme ça...

Pou, il vous reste pas des infirmières en stock ?

Hector

Non, c'est moy le malade.

Attendez Conchyta, elle devrait revenir d'un instant à l'autre.

Hector d'Ysciple, parlant de sa peau

Tannée et préparée par les meilleurs artysans, je suys sûr que l'on peut monter à au moins... 30 Y?.

Et transformée en sac ou en valyse, je suys sûr que Gladys n'y verrait que du feu et serait prête à y mettre au moins troys ou quatre cents yris.

Pou Devant la situatyon qui dégènère, Mong Pou est obligé de faire appel à la Sape Pave, qui arrive tranquillement à bord de ses voitures noires, en chantant des blues entraînant, tandys qu'à l'intérieur, troys agents jouent du trombonne entraînant.

Le capitayne Johnys "Rocky" Chan, nouvellement intronysé chef des patrouylles, extrait péniblement sa lourde carcasse de la voiture, et d'un coup de sifflet, donne l'ordre d'embarquer tout le monde sans dystinction.

Paxatagore C'est quoy cette blague ? Eh oh ! Ca va pas, non ? Si on ne peut plus forniquer sur la voie publique en compagnie d'infirmière et de bactéries, sans se retrouver en garde à vue à la Sape Pave ! Libérez moy ! Je veux voir le juge !

le Doge Vergeasseztorrix, mon gauloys, mon amy, mon Secrétaire Dogéal aux Fellatyons, mon guide spirituel, mon blond Poséydon, ma petite ceryse en sucre-glace, peux-tu faire entrer les ouvriers de la Radada's dans mon bureau ? en grève, ces jours-cy On ne va pas les faire attendre indéfiniment, les pauvres bougres !

Paxatagore libérez nous, surtout, mays que faysons nous tous dans les geôles ?

Hector Paxa ! Je vous entends ! Vous devez être dans la geôle à côté de la mienne.

Ce qu'il fait noir !

A L'AAAIDE !

Communiqué du Conseyl du Dedans

Plusyeurs personnes ont été malencontreusement emmenées dans les geôles, à titre tourystique dans la matinée, dont un juge imberbe, deux infirmières et un patyent de l'hôpital. Ils ont été libérés dans le courant de l'après-midi, avec en compensatyon le libre usage des infirmières pendant cinq jours.


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La politique anti-criminalité de Mong Pou


Anaclet de Paxatagore

le nouveau conseyllel du dedans prend des engagements forts


ça commence bien :

Nous allons plendle des mesules poul luttel contle la délinquance venue de Lépublique Lavelinienne, en bayssant nos ploples talifs !

car, n'oublions pas, Mong Pou est l'un des principaux bénéfyciaires du système, puysque les commanditaires de vols ont le choix entre luy et Emmanuel Raveline, et qu'à chaque commandite, il touche au moins 400 Y?

Je vays impulsel la cultule du lésultat dans la Sape Pave. Le lésultat est une plante montante assez difficile à plantel et à faile glandil, mays sa cultule est excellente poul augmentel les capacytés d'une équipe !

l'humour des Poutous, on l'avait oublié...

Les plincipaux chefs de la Sape Pave sela léunye dans la joulnée dans mon buleaux. Nous vellons comment augmentel le nomble des patlouylles et limitel ainsy la climinalité.

ah, enfin, une première mesure !

puys, une ordonnance séryeuse :

Nous, Mong Pou, gras et sémyllant conseyller du dedans, chargé de faire régner l'ordre, et le bon, Ordonnons :

1. La Sape Pave ne publiera plus d'informatyons sur les cambriolages.

2. La victime du vol dyspose d'une actyo in punityo, qui lui permet de réclamer la restitutyon de l'objet volé, des dommages et intérêts et une punityon sévère, dans les limites de la loy pénale des yssois, contre l'auteur du vol, son commanditaire ou les receleurs. Cette actyon se prescrit en dix jours ouvrables, sauf vacances. En revanche, les actyons civiles en restitutyon ou en indemnisatyon restent ouvertes. Elles permettent d'obtenir la simple restitutyon ou un dédommagement de la valeur du bien, au propriétaire de celuy-ci, mays pas de sanctyons ni d'autres dommages et intérêts.

3. Le Tribunal saysi pourra ordonner toute réquysityons bancaires utiles et agréables pour connaître qui a pu être le commanditaire du cambriolage, que ce soit en cas de plainte ou d'actyon en restitutyon ou indemnisatyon.

4. Des patrouylles seront chargées de patrouyller sur l'île d'Algébya. Les interpellatyons seront musclées et baveuses.

5. Un poste de polyce sera installé bouvelard Ympérial, afin de veiller sur la tranquillité des riverayns et habitants de l'île. Il sera sys au 2, boulevard ympérial.

6. Il sera possyble, en s'abonnant auprès du conseyller du dedans personnellement, de recevoir des informatyons personnalysées sur les cambriolages dont on a été victime.

7. Les assurances contre le vol sont soumyses à un agrément du conseyller du dedans. Cet agrément peut notamment être assorti d'une contrepartie financière. L'assureur contre le vol, une foys indemnysé son client, dyspose des recours de droit contre le voleur et le commanditaire.

8. Un corps de femme de ménage sera spécialement constitué pour ramasser les morceaux après les interpellatyons baveuses. On les appelera les bavardes. Le reste du temps, elles pourront vendre leurs charmes sur les trottoirs.

9. Les plaintes déposées par Gladys de Caryatys, Marcus Porcus Catonys, Théophraste de Mytilène, Marilyse Emphetuocle, soit contre la présente ordonnance, soit selon les dystictyons de l'article deux, devront être rédigées en viet-namien et présentée par Remedius de Legys, sous peine d'irrecevabilité.

Ainsy soit-il ! Par le père, le fyls et le spirit of saint-Louys,

Mong Pou

enfyn, séryeuse, sauf sur la fin


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Le duel Corto Maltys contre Guylhem de Fontvell


Anaclet de Paxatagore

Comment une dyscussyon commercyale termine en duel ?


Corto Maltys : J'ay vu que vous prédysyez l'avenyr... Pouvez-vous me dyre ce qu'yl va m'arryver dans les prochayns moys ? Je le says, byen sûr, mays j'adore les forayns, c'est tellement décadent !

Guylhem de Fontvell : Quel sont votre sygne, votre ascendant, votre chyffre préféré ? Je vous engage à lyre le petit artycle que je vyens de rédiger pour la faculté Delphys.

Corto Maltys : Ouh là là, je ne says pas, jeune homme ! J'ygnore quand je suys né : ma mère ne m'a pas ynscryt sur les regystres d'Etat Cyvyl, mon père a dysparu. Je peux néanmoyns vous donner mon chyffre préféré : le deux.

Guylhem de Fontvell : J'exécuterai donc une analyse numérolgyque de votre nom selon la méthode de la réduction pythagoryenne. Mais, au préalable, je vous seray reconnnaissant de byen vouloyr crédyter mon compte de la symbolyque somme de 15 Y$. Mercy de votre confyance.

Corto Maltys : Charlatan ! Je ne paye que sy la prévysyon me playt.

Guylhem de Fontvell : Ladre, faquyn !

Corto Maltys : Quelle ynsolence !! Vous ne mérytez même pas que je vous provoque en duel. A moyns que vous ne soyyez lybre, tout à l'heure, sur le canal gelé quy longe Chysnatown... J'ay besoyn d'un peu d'exercyce.

Guylhem de Fontvell : Je relève votre défy. Nul ne pourra dyre qu'un Fontvell est un lâche. Nous choysirons chacun un témoin. Ceux ci fyxeront les modalytés et la date de cette rencontre. Je suys votre servyteur.

Bryaxys Hécatée Pallasalexandryde : Ma foy, sy vous le souhaytez, je suys volontayre pour servir de témoyn dans ce duel. J'ay moy-même combattu en duel contre le syeur d'Opphiccius il y a peu, nous avons donc tous les deux de l'expériance... Sy le syeur d'Opphiccius est d'accord, nous pourions donc être vos témoyns. Qu'en dys-tu, Nikolaos ?

Guylhem de Fontvell, à Théophraste de Mytilène : Une affayre d'honneur m'oppose au syeur Corto Maltys. Je recherche quelqu'un quy accepterayt d'être mon témoin. Luy aussy en cherche un. Leur rôle serayt de défynir la date et les modalytés de la rencontre. Mercy de me répondre promptement.

c'est alors qu'Anaclet de Paxatagore propose à Corto Maltys de l'emmener dans son expédytion au Lac Bayskal

Guylhem de Fontvell : Malheureusement, j'ay byen peur que Monsieur Corto Maltys ne puysse partyciper à cette petyte escapade. Il sera sûremnt encore hospytalysé !

Corto de Maltys : Ah ah ! Très drôle. Je n'ay d'aylleurs pas besoyn de témoyn personnel. Je ne connays plus grand-monde à Venys depuys mon retour... Je propose que Bryaxys Pallasalexandryde soyt l'arbytre. Sy je gagne, Monsyeur Fontvell, vous me donnez votre domestyque. Je l'ay vu hyer sur le port, yl est fort beau, et Poséydon (Loué soyt-yl!) sayt sy j'ayme cela. Le myen a dysparu lors de mon dernyer voyage à San Francysco. A byentôt donc à Chysnatown, sy vous osez.

Guylhem de Fontvell : Je ne connayssays personne mays cela ne m'a pas empêché de trouver mon témoin. Débrouyllez vous pour fayre de même. En matyère de duel il y a des règles à respecter. Un arbytre unyque c'est tout juste bon pour les combats plébéens ! Mays peut-être êtes vous de vyle orygyne.

Corto Maltys : Vous voulez parler des combats plébéyens ? Je suys en effet spécyalyste. J'ay été élevé à la dure, dans les coupe-gorge de Chysnatown ! Mays ne vous avancez pas trop sur mon orygyne, voulez-vous. Je ne m'abaysse pas à quémander quelques Yrys pour cyrer les pompes des arystos, moy. Pour la bonne rayson que j'en suys un.

Guylhem de Fontvell : Un père maryn, une mère trayne-savates : Il y a myeux comme quartyers de noblesse !!!

B.H.P. à Corto Maltys : Il serayt plus dans les formes que voys ayez vous aussy un témoyn... Parce que, sy Mr de Fontvell accepte de se battre, c'est qu'il a vu dans le futur qu'il va gagner (enfin je suppose...). Je ne veux pas être accusé de partialité après coup... Donc je souhayte moy aussy que nous soyons 2 à observer le combat pour qu'il se déroule dans les règles de l'art (en plus, sy vous gagnez, cela prouvera que mr. de Fontvell est un charlatan et vous pourrez luy fayre un procès pour publicité mensongère, et aynsy gagner une fortune !)

Corto Maltys : Un procès ? Layssez, Monsyeur Pallasalexandryde. Yl n'est pas ynterdyt de fayre de la publycyté mensongère à Ys, je croys. Mays sy vous acceptez d'être mon témoyn, ce rygolo de Von Wehl sera satysfayt je pense, puysqu'yl a déjà M. Mithilène pour luy. Voyez donc avec son témoyn les modalytés du duel. Pryons Poséydon (Loué soyt-yl !) que cette sombre affayre soyt réglée au plus vyte ! J'ay des fourmys dans les bras.

Guylhem de Fontvell : Afyn de rassurer mon honorable adversayre, je n'ay nullement consulté les oracles. Je says symplement que je vays gagner car je suys technyquement le plus fort. Ne suys-je poynt dyplomé de l'Académye d'Armes de Xytanie mentyon TB et optyon coup-fourré ?

Guylhem de Fontvell : C'est généreusement que Monsyeur Théophraste de Mytilène a accepté d'être mon témoyn. Nous attendons avec impatyence que celuy du Syeur Maltys se manyfeste.

BHP : Et bien, sy il ne s'en présente aucun et qu'il n'y voyt pas d'opposytion, je ferays fonctyon.

Guylhem de Fontvell : Vous faites au Syeur Maltys trop grand honneur. Que votre magnanymité soyt portées aux nues !

BHP : Il est du devoyr d'un seygneur que de savoyr prendre ses responssabilités quand il le faut ! Et j'ay par aylleurs aprys peu après l'envoy de ma myssyve qu'il me nommayt. Je vays donc contacter en privé votre témoyn pour fixer les détayls du duel.

entre temps, une autre dyscussyon (non repryse) amène le Syeur de Fontvell, à titre de playsanterie, à vendre une "fausse prophétie" pour de l'argent. D'où la réactyon de Corto

Corto Maltys : C'est du joly, vrayment. Cet espryt sy...corrompu, sy Crassyeux. Tout le monde aura reconnu, d'aylleurs, Wilhelm Von Wehl, derryère votre pseudonyme. Von Wehl, descendant des Von Mehl, une clyque de mynotyers. Bref, un Crassyeux Zollernoys pur souche.

Guylhem de Fontvell : Vous avez vrayment le don de m'exaspérer. Je pense que je vays renoncer à ce duel : c'est trop d'honneur vous fayre. Vous m'avez avoué votre penchant pour mon valet. Je vays donc vous l'envoyer...pour qu'yl vous bâtonne.

un long mail de Corto

Une petyte cour d'admyrateurs et d'admyratryces se masse autour du voyageur, jamays à court d'hystoyres pyttoresques et drôles, quy ynvytent à la rêverye. Corto Maltys commence, avec un fort accent atlante.

"Quand je ne squatte pas chez Appo Calypso, quy me rend malade avec ses posters du Capytayne Couteau sur tous les murs, dans un quartyer totalement mynable quy plus est, je retourne volontyers dans mon berceau, Chysnatown, quy est devenu encore plus voyou qu'avant mon départ, depuys la Créatyon de la Lépublyque Populayle. J'adore vrayment ses petytes ruelles dangereuses, on se croyrayt dans la banlyeue de Bersaylles...Connayssez-vous les faubourgs de Bersaylles ? Non ? C'est byen dommage... Dans l'un d'eux, le treyzyème exactement en venant de Crassye, sur la route de Crasbourg, yl exyste un lyeu fort étonnant, quy ressemble vaguement aux Deux Ma-Goh. C'est le rendez-vous des agytateurs polytyques Rancyeux. Mays à propos des Deux Ma-Goh, savez-vous ce qu'yl m'est arryvé hyer soyr ? C'est tout symplement hylarant. Je fumays naturellement une pype, du meylleur goût, fyne, épycée, et longue en bouche, comme celles qu'on peut dénycher dans le quartyer Rancyeux décadent de Champ-Gay (un repère de Saygneurystes hétérosexuels). Je savourays l'ambyance chaleureuse, en bon Yssoys content de retrouver son pays, me remémorant lentement les souvenyrs de mon enfance, quy revenayent, un par un, semblables et pourtant dyfférents, tels les vagues régulyères et sucrées quy lèchent la grève venyssoyse en été.

Une hôtesse, ma préférée, celle quy répond au délycyeux nom d'Androphagye, a soudayn fayt yrruptyon dans le petyt salon pryvé que j'avays réservé. "Qu'y a-t-yl, Androphagye ?" ay-je dyt, surprys, découvrant son corps parfayt derryère une volute de fumée quy achevayt de s'élever. La belle avayt l'ayr affolé. "Monsyeur de Maltys, quelqu'un en veut à votre peau !" Je rassuray la petyte, l'ynvytay à bourrer à nouveau ma pype : "Androphagye, tu says byen que je n'ay pas d'ennemys à Venys. Les ennemys de mon père l'ont oublyé, et j'ay moy-même oublyé les ennemys de mon père. Quy est-ce donc, Androphagye ?". Le rydeau de la loge s'ouvryt, un lourd pan de tyssu décoré par les maytres chysnoys de l'art pyctural érotyque ; une seconde hôtesse apparut, une lolonayse, maquyllée à la mode rustre. C'étayt fortement excytant, mays je réussys à dystynguer, malgré son accent prononcé, de la craynte et du désespoyr dans sa voyx. "Yl veut vous bastonner, Monsyeur !". J'étays fort contryt, ma troysyème pype venayt d'être bourrée et s'annoncayt exceptyonnelle, mays je fys l'effort de quytter mes amys, dysposés sur des coussyns, pour aller voyr dans la salle pryncypale.

Quelle surpryse ! Ce fut une agréable surpryse en tout cas ; fyer, le menton haut, un bâton dressé à la mayn, quy vys-je devant moy ? Le sy joly valet de ce Crassyeux de Von Wehl !

Je l'ynvytay ymmédyatement à se joyndre à nous, luy offryt une de mes meylleures pypes, ce qu'yl refusa de pryme abord. Yl étayt, dyt-yl, venu pour me donner la bastonnade ; néanmoyns yl reconnut le maryn élégant qu'yl avayt apercu sur le port, une semayne auparavant ; yl changea d'expressyon et se radoucyt très vyte. J'eus droyt à une bastonnade fort agréable, en effet, peu après qu'yl fut rentré dans le petyt salon chysnoys. Le temps passa trop rapydement, comme c'est toujours le cas aux Deux Ma-Goh, et à cynq heures du matyn, alors que les patrouylleurs coquyns de la Lépublyque Populayle fynyssent leur ronde étonnante, yl pryt congé de notre petyte compagnye. "Syeur Fontvell va se fâcher !" s'excusa-t-yl. Je luy conseyllay de raconter à son maytre que la bastonnade avayt duré fort longtemps, et que j'avays été byen abymé par conséquent ; les quelques amys quy se faysayent bourrer une dernyère pype ryrent tous de bon coeur... Une amye le prya une ultyme foys de rester ; nous le vymes s'éloygner à regret.

Ne sachant comment achever cette sy drôle nuyt, et pensant chacun au récyt que ferayt le valet à Von Wehl, nous nous rendymes dans la salle de sous-sol, encore pleyne de la fumée refroydye de l'opyum consommé. L'ambyance n'étayt, elle, pas retombée, et des jeunes fylles dansayent sur de la musyque de chambre. C'étayt du Mozart, du meylleur ; les musycyens de l'orchestre, revêtues de toges transparentes du meylleur goût, s'en donnayent à coeur joye. Cela m'a fayt penser aux sy délycyeuses fêtes de Bryaxys Pallasalexandryde...

Connayssez-vous ces festyvytés ? Elles ont lyeu en Athys ; j'y ay très souvent partycypé depuys mon retour... Enfyn, je raconteray cela une autre foys !"

de Fontvell

DE FONTVELL - Porphyrio PORPHYRIO - Ouy Maytre DE FONTVELL- Où étays tu cette nuyt ? PORPHYRIO - Je bastonnays le Syeur maltys DE FONTVELL (courrouçé) - Je ne te l'avays poynt demandé, Porphyrio. Et alors que s'est-yl passé ? PORPHYRIO - La nuyt a été fort longue (soupyr) mays, l'un dans l'autre, la bastonnade fut trop courte. DE FONTVELL- Et le Syeur Maltys ? PORPHYRIO - (resoupyr) Il est resté couché. DE FONTVELL - (étonné) Ce n'est pas ce que j'avays prévu. Bon, je luy feray porter des fleurs. Veux tu t'en charger ? PORPHYRIO (ravi) - Oui Maytre.

Corto Maltys : Ah ! Je vous remercye. Vous voyez ; une petyte querelle entre gentlemen, cela fynyt toujours avec des fleurs.


* * * * *


Les querelles de la banque d'affaires internatyonales


Anaclet de Paxatagore

BHP contre le conseyl des portes


Bryaxys

Le clergé d'Athénatyon tient à signaler au Conseyl des Portes qu'il est actuellement en dyscussyon avec le gouvernement arsgentyn pour une série de transactions financières importantes et que dans ce cadre la création d'une banque d'affayre internationale est envysagée. Cependant, le clergé ne souhayte pas pietiner sur des compétances gouvernementales et reconnayt que la haute finance n'est pas son domayne de prédilection. Le clergé propose donc au gouvernement de s'occuper de la création de cette banque.

Comment cela marche-t-il ? Très simplement. En fayt, les deux parties commencent par signer un trayté d'échanges économiques par lequel les deux pays affirment leur volonté de pratiquer des échanges économiques. Ensuyte les deux parties négocient le taux d'échange entre les deux monnayes. Ce taux sera réévalué tous les troys moys et dépendra notamment du rapport entre la masse monétayre de chaque pays et sa taylle ( sy le Zollenberg contient une richesse cumulée d'un milliard en monnaie locale et Ys d'un milion, il est évident qu'1 Y$ vaudra beaucoup plus de monnaye zollenbergoyse que sy le Zollenberg ne contient que 10000 francs zollenbergoys - je ne says pas quelle monnaye ils employent là bas - et que sy les deux pays contiennent un chiffre égal, le fayt qu'il y aie moyns d'Y$ par habitant en Ys que de FZ/habitant en Zollenberg donnera plus de valeur à l'Y$.) Cela impliquera que le gouvernement devra mener une véritable politique économique en empéchant par exemple la capitalysation, en retirant de l'argent de la circulation, en contrôlant l'inflation, ... Quel intéret me demanderez vous ? Et bien, en vendant aux étrangers, les yssoys s'enrichirons encore plus tout en ne travayllant pas plus ( exception fayte du conseyller à l'économie ).

Je propose que ce système soyt d'abord testé avec la seule Arsgentyne, puys élargys à plus de micronations une foys que le concept sera bien rôdé.

Nykolaos d'Ophiccius

COMMENT ???????

Sy nous n'étions pas en vacances, je vous aurays collé un procès sur-le-champs ! Vous choisissez byen vos moments, vous !

Dans tous les cas, sachez qu'un projet existe déjà, mais qu'il est en suspend. Le trayté que nous avons avec l'Arsgentyne prévoyt la créatyon d'une Mayson d'Ys là-bas, quy vendra des produyts yssois en Arsgentyne. Cette activité rapportera des devises, quy pourront être échangées par le gouvernement et luy seul. Il est prévisible que les Arsgentyns feront de même de leur coté. Il serayt intéréssant que nous leur proposions même de nous ocuper et de gérer pour eux la Mayson d'Arsgentyne...

Ainsy, le gouvernement reste maytre de la situatyon. Il n'est pas acceptable que nous, yssois, soyons obligé de subyr un taux de change décidé par des étrangers, et même sy nous participons à la décision. La seule possibilité est que se soyt le gouvernement yssois seul quy fixe le taux de change.

Dans tous les cas, moy, Nykolaos d'Ophiccius, Doge du Serenysime Empire d'Ys, élu par tous les yssois, vous interdyt de poursuivre vos négociatyons, quy sont de toutes manières illégales puisque seul le Conseyl des Portes est habilité à mener des négociatyons avec l'étarnger. Je vous interdys donc de créer cette "banque", et je vous interdys de la même manyère d'effectuer tout échange entre Yris et la monnaye arsgentyne, ce quy créerayt immédiatemment un taux de change quy ne pourrayt être que préjudiciable à notre égard. Considérez ceci comme une injonctyon dogéale. Dans le cas où il vous viendrayt à l'esprit de ne pas respecter cette injonctyon, lisez donc les articles 9 et 10 de la Loy pénale.

Pour le clergé d'Athénatyon, Bryaxys Hécatée Pallasalexandryde

Sy tout mon respect va à votre charge, il n'en va pas de même envers votre personne, âne bâté ! Etes vous donc incapable de voir que mon projet peut au final nous donner un levier de contrôle sur tout le micromonde ? Car il est évident que nos contrats avec l'étranger comprendrayent des clauses d'exclusyvité ! Nous dysposerions donc du contrôle absolu sur les échanges monétayres, d'un moyen de contrôle sur la masse monétayre interne de l'Empire, d'un système permettant la nationalysation des biens des représentants étrangers actifs en Ys, d'un outils de pressyon diplomatique fort ( les citoyens des autres nations feront pressyon sur leur gouvernement pour que l'Empire ne saysyse pas leurs avoyrs sur nos terres ), ( et, ex-lude, d'un moyen de renouveler le gameplay en y insérant une nouvelle donne ) !

Quand à vos projets de mayson d'Ys et de mayson d'Arsgentyne, il est bien beau de parler, mays il faudrayt agir ! Il faudrayt travayller ! Cela trayne depuys combien de temps mayntenant ? Depuys bien avant les vacances ! En outre, avec la sytuation arsgentyne étant ce qu'elle est, il est loyn d'être certayn que ces traytés seront toujours d'application dans un moys, contrayrement à ces nouveaux accords que je propose !

En outre, je voys mal pourquoy vous m'interdysez toute négociation sur ce thème avec le gouvernement arsgentyn. Actuellement, mon représentant négocie au nom du clergé d'Athénatyon et pas du gouvernement. C'est donc une affayre privée. Le projet de banque à l'échelle nationale n'est qu'une idée née de ces dyscussyons.

Le taux d'échange auquel je convertirays les Y$ du temple en devyse arsgentyne n'engage en rien le gouvernement. Tout au plus donne-t-il une base de départ pour des négociations ultérieures. De toute façon, comment comptez vous payer ceux quy travayllerons dans votre mayson d'Ys ? il faudra bien définir un taux de change !

Non, votre posytion est stupide et dangereuse pour l'Empire. J'espère que vous saurez vous en rendre compte et revenir sur votre décysyon. Ce n'est pas tant dans mon intérêt ou dans le votre que dans celuy de l'Empire ! Vous n'avez pas le droyt, au poste que vous occupez, de sacrifier l'intérêt de l'Empire à des questions d'ego parce que vous n'avez pas eu une idée le premier !

Bureau de l'Inquisityon

Nous, Nykolaos d'Ophiccius Doge du Serenyssime Empire d'Ys Premyer Inquisiteur Vu la Constitutyon, Vu la Loy Pénale, Vu les récentes paroles et actyons du dénommé Bryaxys Hécatée Pallasalexandryde et de son clergé

CONSIDERANT

Que l'expressyon "âne bâté" constitue une insulte sur la personne du Doge, et une injure à la mémoyre de Nos ancêtres en remettant en cause la noblesse et la légimité de leurs unyons

Que le dénommé Bryaxys Hécatée Pallasalexandryde a avoué avoyr entammé avec son clergé des négociatyons avec le gouvernement Arsgentyn portant sur l'échange d'Yris contre une autre monnaye, et qu'il s'agyt là de l'une des prérogatives du Conseyl des Portes

Que le dénommé Bryaxys Hécatée Pallasalexandryde et son clergé ont ainsy enfreynt l'article 3 de la Constitutyon Ympériale du 13 may de l'An I, ainsy que les articles 9 et 10 de la Loy Pénale

Que nous sommes dans une période de vacances et que le Présydent du Trybunal semble absent

ORDONNONS

Au dénommé Bryaxys Hécatée Pallasalexandryde ainsy qu'à tout son clergé de revenir et de rester sur le territoyre yssois, et de suspendre leurs négociatyons avec l'Arsgentyne, et cela jusqu'à ce qu'ils puyssent être jugés pour les crymes qu'ils semblent avoyr commys, à la rentrée

ORDONNONS

Qu'ils soient placés en résidence surveillé par la Sape-Pave

PRIONS

Les autorités d'Asregntyne de byen vouloyr ayder les autorités yssoises à l'applicatyon de cette Ordonnance, et les en remercyons d'avance.

Fayt à Balnéa, le 19 août de l'An III après la Seconde Devastatyon

Bryaxys Hécatée Pallasalexandryde

Avant de vous lancer dans de grands dyscours, regardez un peu la sytuation en face : votre pouvoyr ne vaut qu'en Ys et sur les yssoys. Nicosthène et ses quatre compagnons ne sont plus yssoys vu qu'ils ont pryt la nationalité arsgentyne. Or un pays n'extrade pas ses propres ressortyssants. Donc Nicosthène et ses assystants restent en Arsgentyne, libres de leurs mouvements. Pour le reste, rendez-vous lors du retour du juge. Vous savez de toute façon que je passe tout mon temps dans mon palays d'Athénapolys depuys le 15 aout, mon palays de vacance de Balnéa à même été démonté !

Nykolaos d'Ophiccius

Mon pauvre Bryaxys, regardez vous la situatyon en face. Votre Clergé étant installé en Ys, mon "pouvoyr" s'exerce donc sur luy, même sy certayns de ces membres sont à l'étrangers. Sy vous en doutez, de toute manyère, je ne voys nulle part que le gouvernement arsgentyn a accepté d'accorder sa natyonailté à Nicosthène. Et sy vous vous arrivez à me prouvez que j'ay tord sur ces deux poynts, ce quy n'est pas impossible, je le concède, eh byen, il a simplement la double natyonalité. Il n'a fayt aucune déclaratyon comme quoy il l'abandonnayt.

Vous passez votre temps à Athénapolys ? Mays comment quelqu'un quy veut devenyr Doge peut-il rester sy loyn de la capitale ? Même informé à distance, ce n'est qu'à Venys qu'on peut se rendre compte des evenements.

Remedius de Legys

Mes amis,

Il serait bon de se calmer un peu. Ce n'est pas comme ça que l'on va avancer. Je tiens à mettre quelques précysyons : - La question de banque internatyonnale étant politique elle doit être traitée à la rentrée - Le domaine bancaire à Venys est réservé à la Banque de Venys et au Conseil des Portes.


* * * * *


Marée noire au large d'Ys


Anaclet de Paxatagore

Rencontre ysso syldave


Résumé
Echange maylistique fameux


publié dans la soirée du 23 janvier de l'an III. Les règles du jeu étaient relativement simples.

A bord du Au Gros Zob, un fier navire de la marine marchande yssoise, le capitaine Jules Vernys tient la barre. La cargayson était d'importance : une rimambelle de Lolonayses, importée directement de Lologne par un entrepreneur yssois dont le nom était resté secret. Le capitaine Jules Vernys éternua. Il écoutait à la radio un morceau de Chopinowitch, joué par la célèbre pianyste syldave Gunjedda Von Harbourgouchlipschlip-Etgzederaschansteinhofraum. Certains airs dont elle escamotait toutes les finales, comme disait Céline, l'enchantaient particulièrement. Le perroquet qui l'accompait dans tous ses voyages, et qui répondait au doux nom de Albert Stendhal-Deciment était également mélomane.

Répétant ensemble l'un des plus beau moments de la partityon, Albert Stendhal Déciment et Jules Vernys fermèrent les yeux.

C'est alors qu'un grand BOUM ! se fit entendre...

Arrive sur les flots noirs de là mer nocturne un fier esquif dont là proue fend l'eau telle le bec d'un perroquet. Il fut difficile pour le càpitaine de ce pétrolier gigantesque, Sàchà Guitricz, de signer à temps là ribambelle d'autorisàtions nécessaires pour ne pàs ràter là màrée, quand on sait que le moindre retàrd dans ces signàtures est pris pàr l'àdministràtion syldàve comme aussi gràve que d'éternuer en présence de Son Altesse.

"C'est un fàmeux trois-màts, fin comme un oiseau, Hissez haut, hissez haut, San Antonio!"

Comme disait l'autre.

San Antoniocz, c'est celui qui tient là bàrre, et il à le bàrreau, le bougre, àccompàgné de son fidèle Béru. OUI, tudieu, ce pétrole transporté jusqu'en Syldàvie depuis l'off shore àrriverà à bon port! Le càpitaine Hàddock, pàssàger qui supervise le tout pour là compàgnie àffrétante, n'irà pàs le contredire, mille sàbords.

Soudain...

BLOM

AU SECOURS !

Se mettent à crier les rimbambelles de lolonayses. Tandis que les fioritures infinies du chant ritalien (Nerval), diffusée sur Radio Venys, raysonnent sur le navire en perdityon, des trombes d'eau jaillysent dans les cales. Jules Vernys éternua un peu plus, mays ce fut pour la dernière foys : un rouly fatal le déséquilibra et il s'empala sur la barre en acier.

Albert Stendhal Déciment, le perroquet, était seul au monde.

AMAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIH!

crient comme un seul hommes les màrins du bord, ce qui peut aussi bien vouloir dire "au secours" que "meme pàs peur d'àbord."

Le càpitaine Hàddock est le premier à comprendre ce qui s'est pàssé :

"On à percuté un autre nàvire, tonnerre de Brest."

"Tonnerre de Bressssst, que le Grand Crique me croque!" fait son perroquet.

Dans le choc, une vàgue semblà monter du fond des océans, comme si Poséidon lui-meme àvait éternué depuis les àbysses. C'est comme une ribambelle d'écume qui vient fràpper de plein fouet les màtelots, qui ne peuvent se repérer dans leur pànique càr...

"c'était pendant l'obscure clàrté d'une profonde nuit." (Corneille)

Le càpitaine Guitricz s'ébroue : SAN ANTONIO!!! Où sommes-nous au juste ?

San Antonio : Pile à mi-chemin entre l'àrchipel d'Ys et celui de Nautià, chef.

Guitricz : Signàlez notre position aux autorités nàvàles syldàves, envoyez des SOS. ALLONS VOIR QUEL NAVIRE NOUS AVONS PERCUTE!

Guitricz, toujours : TOUT LE MONDE SUR LE PONT!

Le càpitaine Hàddock : Mais on dirait... DES YSSOIS???

Venys

Dans un endroit mystérieux aux fortes raysonnances cabalystiques. Sur le sol, une rimbabelle de dessins tracés à la craie. Un mystérieux téléphone fait un son étrange.

Dring ! Dring !

Un personnage tout aussy mystérieux s'approche avec une colossale rapidité du téléphone et répond :

- Oui ? - Patron ? - Oui ! - On a un problème ! - QUOY ? (il éternue) - On vient de heurter un navire syldave ! - Comment vous savez qu'il est Syldave ? - Ben, facile, ça sent mauvays sur leur pont, au niveau des pieds - Les instincts nationaux persystent sous l'empire de la mode étrangère (Taine). Et ? - Le bateau coule, Patron ! - Avec MES lolonayses ? - Oui, patron ! - Ne bougez pas, je vous envoie mon hélicoptère... c'est un perroquet 200 !

Alors, où en sommes-nous ?

C'est Guitricz qui pose là question. Il sait que le nàvire syldàve et cette sàloperie d'esquif yssois se sont percutés gràvement. Il est possible que ce cher bàteau syldàve coule à pic.

San Antonio : "là pétàsse à tàssé notre audàce, on và boire là tàsse !"

Il fait àllusion à là màtelotte que des féministes du Front de Libéràtion de là Mortàdelle les ont forcés à embaucher. Une femme à bord, çà porte màlheur, et voilà le résultàt. Là petite éternue, toute intimidée: elle à froid, ils pàssent leur temps à là mettre à poil.

Béru : Tout çà pour l'égàlité des sexes... Guitricz : "Je suis disposé à convenir que les femmes nous sont supéieures, si celà pouvait les dissuàder de se prétendre nos égàles." (Guitry) Hàddock : On à une fuite, bande de bàchi-bouzouks!

Son perroquet : "Bàààààchis-bouzouuuuks! Que le Grand Crique me Croque !

Guitricz : UNE FUITE ??? Mais c'est du pétrole ! San Antonio : Je vois d'ici là ribambelle d'écolos. Et une màrée noire, une ! Guitricz : Meeeeeerde. Et c'est quoi, ces trucs-là ? San Antonio : 'sais pàs. 'vient de l'aut'nàvire. Guitricz : PUTAIN D'YSSOIS!!! 'SAVEZ PAS LIRE UNE CARTE? Y AVAIT PRIORITE A DROITE ! San Antonio : Les secours àrriveront mais pàs àvant demain. Y và fàlloir sortir le cànnot. Z'àrrivent pàr zeppelin. Guitricz : Sortez le cànnot de sauvetàge!

Des dizaines de litres de mazout décuvent du Bite d'Amàrràge. Une bonne partie se déverse sur le Au Grand Zob. L'équipage yssois, désorganysé par la dysparityon de son chef, ne sait que faire. Le perroquet du capitaine donne des ordres, mays personne ne l'entend, tellement il éternue : il a prys froid.

Première priorité : pomper ce pétrole. Rapidement, une ribambelle de lolonayses s'y mettent, avec des pailles, elle aspirent le pétrole pour le recracher dans des sceau et les rebalancer dans les cuves du Bite d'Amarrage. C'est qu'elles sucent bien la bite d'amarrage, ces Lolonayses ! Notamment, l'une d'elle, George Sandwich, dirige l'actyon.

De l'autre côté du navire, le second Lieutenant Karamasofys pense à la mauvayse note qu'il va avoir. Cette mauvayse note, et le rapport négatif qui serait fait, c'était pour lui l'exclusyon du tableau d'honneur, une retenue (Larbaud).

Et ce putain d'hélicoptère qui n'arrivait pas !

Et cette putain de flaque noire qui se répand !

Autant en emportent les flots : le màzout se déverse à grandes màzoutées, et les Lolonayses ont beau sucer, mà foi, çà gicle quand meme, mais est-ce bien surprenant quand on suce aussi bien ?

Le nàvire, lui, tangue et tangue encore. "Je suis un bàteau ivre," (Rimbaud) aurait-il pu dire s'il àvait pu pàrler.

Alors que màrins syldàves et yssois orgànisent leurs sauvetàges respectifs en s'insultant mutuellement, il faut retenir le perroquet du càpitaine Hàddock et celui du càpitaine yssois, qui meurent d'envie de se bàttre (les perroquets, pàs les càpitaines, encore que).

Là Bite d'Amàrràge coule. Au Grand Zob aussi. Et là grosse flàque noire hideuse s'étend, s'étend, et s'étend encore... Celà n'en finit pàs, celà n'en finit plus, tout est donc perdu?

"Cà, un naufràge? Tout juste un éternuement!" s'exclàme Guitricz.

Les màrins syldàves àpplaudissent ce trait de pànàche. Mais bon, les deux bàteaux coulent, quand meme.

Les Yssois àttendent leur hélico, tandis qu'Au Grand Zob coule de pied ferme.

Les Syldàves, eux, s'occupent déjà de souffler dans leur poupée gonflàble géante, qui sert de càno de sauvetàge : elle est à l'effigie de Pàmelà Anderszjon, pour plus de portance à là proue.

Bientot là ribambelle de màrins des deux bords comprendront que s'ils restent ils sont foutus, et àbandonneront le pompàge du màzout.

C'est alors qu'arrive l'hélico tant attendu... ils ont fait vite, cette rimbambelle de technocrates qui dirigent l'héliport de Venys. Du haut de l'hélicoptère, le pilote éternue, tant l'odeur du pétrole est forte. Une énorme masse noire se dirige déjà vers le nord ouest, portée par les courants. Des plumes de perroquets colorent un peu le tout... curieux, se dit le pilote. Mays, le travail avant tout. Avec un hélitroyeur, il descend une grosse cage au dessus du navire yssois. Les marins y jettent une grosse grappée de lolonayses. La cage remonte rapidement pour s'encastrer dans l'hélicoptère, qui repart pour Venys.

Pendant ce temps, le niveau de l'eau monte toujours - enfin, c'est le bateau qui baysse plutôt. Les marins forment une ribambelle, en se dysant qu'ils auront peut-être une médaillle à titre posthume, décernée par le Krassland : au grand zob, la patrye rekonnaissante.

Aààààh! Je suis le roi du mooooooooonde!" s'exclàme Béru.

San Antonio: "Arrete tes conneries et monte sur Pàmelà."

De là Bite d'Amàrràge, il ne reste que là proue qui surnàge, où Béru fait son intéressant tel un perroquet se pàvànant àvec moult cris. Là ribambelle des màrins syldàves se sont entàssés pele-mele sur là poupée gonflàble géante. Il fait un froid d'Yssois sur cette fichue mer sombre de nuit: une fois de plus, là moussaillonne éternue. San Antonio là culbute pour là réchauffer.

Encore deux gloub, et des deux nàvires il ne reste plus rien. Les màrins auront essayé de contenir l'hémorràgie, mais là flàque est bien là, ils ont perdu. Le fier nàvire syldàve n'est plus, remplàcé pàr une grosse flàque hideuse de màzout. "Du sublime au ridicule il n'y à qu'un pàs." (Napoléon Ier)

Les zeppelins àrrivent enfin pour ràpàtrier les màrins syldàves. Les filins tombent, et un pàr un les gaillàrds se hissent. Pour eux, cette histoire est terminée. Les zeppelins repàrtent, en silence, comme ils étaien venus. Quand ils se lèveront demain màtin, les peuples commenteront là càtàstrophe.

Là poupée gonflàble géante Pàmelà, elle, est laissée seule à là dérive, et revient se mouiller dans là flàque de màzout, qui enfle, enfle, à n'en plus finir, à mi-chemin entre l'àrchipel d'Ys et clui de Nautià...

Qui enfle, enfle, et se dirige vers le nord-ouest...

Elle enfle, elle enfle, et enfle encore, cette flàque immense de màzout à mi-chemin entre l'àrchipel d'Ys et celui de Nautià...

Elle enfle, elle enfle, et enfle encore...

Dans le silence, le monstre noir s'étàle et se meut, et se dirige vers le nord-ouest...


* * * * *


Paxa et Théo fêtent le nouvel an


Anaclet de Paxatagore

Les frères ennemys réconciliés ?


Anaclet de Paxatagore raconte sa nuit

Vers quatre heures du matin, Théophraste et Anaclet, complètement ivres, marchent tous les deux, seuls, sur le Boulevard Ympérial... ils cherchent leurs palays respectifs. Ils ont passé la nuit à boire à la nouvelle année, à la santé de Venys, à l'Empire perdu, à leurs familles respectifs, aux femmes, à l'absinthe, à l'opium, à leurs clans, à leurs amys, avec quelques proches aux Deux Ma-Goh. Puys, est venu le moment de rentrer chez soit. Théo étant incapable de marcher droit, Anaclet a décidé de l'aider... et ils se sont perdus ! Pourtant, les Deux Ma-Goh sont également Boulevard Ympérial !

Ils chantent dans la nuit des chansons paillardes et insultent les dormeurs. Théophraste, dans un moment d'ébriété, attrape même un pavé qu'il balance dans une fenêtre, qui explose sous le coup. Ils rigolent.

Finalement, après avoir refait troys foit le Boulevard Ympérial, Théophraste se souvient qu'il habite au numéro 1. C'est facile, dit-il : c'est le premier bâtiment. Ils vont donc au bout de l'avenue et toquent au premier bâtiment... et se font jeter par les domestiques du n$^\mathrm{o}$15... ! Ils repartent alors à l'autre bout, et tombent enfin sur la demeure de Théophraste. Comme personne ne répond à ses coups de sonnette, Anaclet remarque qu'une fenêtre est cassée : Théo, on a voulu te cambrioler, je croys. Les deux frères ennemys passent la main par la fenêtre cassée et l'ouvrent par l'extérieur, avant de se glysser, tant bien que mal, à l'intérieur, où ils s'endorment aussitôt.

Gladys, qui habite au n$^\mathrm{o}$ 15, a matière à se playndre

AVIS DE RECHERCHE

WANTYD

Mademoiselle de Caryatys recherche les maudyts chenapans qui ont osés lancer des pavés sur les vitres de son Palazzio Moltiéryssimo.

C'est vers 4 heures du matin que Mlle de Caryatys a entendu des bruits provenant de l'extérieur :

Chansons paillardes, Cris, et même des propositions grossyères qui la concernaient ainsi que Mlle d'Ambictète...

Le Palazzio Moltyéryssimo a eu des vitres cassées, des parterres de fleurs souillés.

La propriétayre tient à rappeler aussy que ses murs ne sont pas des urynoirs.

Gladys de Caryatys recherche MORT OU VYF les coupables de ce cryme atroce.

Une forte récompense de 20 000 R$ est promyse.

un importun

C'est Theophraste (ou Anaclet) qui a détruit vos vitre!!!

M. de Spylbergys cynéaste directeur de "SPYLBERGYS STUDIOS"

P.S.:Me demander pas de preuve ils l'ont avouer eux memes....et le pognon?!

un autre

Cher cytoyens,

Concernant la recherche des coupables des actes commys à la demeure de Mme De Caryatys, je crois que M. de Spylbergys à tort et que messyeurs Théophraste et Anaclet n'aurait jamais ossé se salyr les mains de la sorte ! Mon agence de détectyve (agence monsieur x) A.M.X , ma permys de découvrir que cet acte serait purement Krasslandais (sy l'on peu parler de pureté :) mes détectyves m'ont même dyt que cet acte aurait un lyen avec l'attentat de New Balnéa, commys le 18 décembre de l'an I après la dévastatyon. Ynnutyle de vous rappeler que cet attentat à coûté la vye au mynystre de l'Intéryeur d'Ydémos le défunt Krystof de Parys.

Ayant une très grande confyance envers l'équipe d' A.M.X, je crois que l'état devrait intenter le premyer procès de l'an II après la dévastatyon, envers M. Van der Orn Nikolas (krasslandais) les détectyves de l'agence A.M.X ont même découvert que cet homme se dyt comme étant violemment ANTI-VENYSSOIS !

Syncèrement XÉROS de Siceronne

faute de réponse, il insyste, en s'adressant à Paxa et à Théo

Ce message s'adresse à vous deux, je me tue à vous défendre concernant les actes quy ont eu lyeu au Palazzio Moltiéryssimo.

S.V.P. dytes moi que ce n'est pas vous et que les détectyves de l'équype A.M.X. (agence monsieur x)ont enfyn trouver le coupable ! Nous pouryons (La cité de Venys) intenter un procès envers M. Van der Orn Nikolas (krasslandais). Vous pouvez toujours véryfier sa fiche d'ydentyter sur le régistre pseudo-fédéral, dysons que ça sent mauvais !

Théophraste de Mytilène De quoi nous accuse-t-on ? D'avoir pysser sur les murs du Palays de mon amie Gladys ? Cà m'étonnerayt, en général je me soulage au n$^\mathrm{o}$5.

le numéro 5 est le Palazzo d'Anaclet de Paxatagore

Gladys Je ne vous accuse de ryen, je says pertinnement qu'entre vous et Anaclet, il n'y en a qu'un pour fayre cela !

Mays qu'y a-t-il donc au numéro 5 ?? Je ne comprends pas du tout ! Ce matyn même, j'ai trouvé ce petyt mot dans le veston de mon valet (et oui, il faut byen que je le surveylle parfoys. Rassurez vous, je ne le fays qu'une fois par jour) :

« Rendez vous à 22h précyses au numéro 5 de la Rue d'Algébia... Concours de celuy quy uryne le plus loyn... Tenant du Tytre : T.d.M Pryx : Une bouteille d'Absynthe de 1.5 L»

Peut être devrais je comme Mlle d'Ambictète et Tinùviel changer de domestiques... Je ne sais pas si ce sont ces hystoires de Syndycats quy les mettent dans des états pareils, mays cela ne va vrayment plus du tout !!!!


* * * * *


Pique nique en forêt


Anaclet de Paxatagore

Hector, Zivya et Anaclet en goguette en Catharsys


Hector. Sans blague, c'est quoi ce temps pourri sur Venys ? Il pleut, tout est humide et en plus il fait une chaleur à couper au couteau... Même l'eau est désagréable...

- Conchyta ? Où fait-il beau ? - Y a les Ychland et la Catarchych. - Les Yzlands, c'est trop loin, allons faire un tour en Catharsys. Prépare ma gondole !

Quelqu'un m'accompagne ?

Anaclet de Paxatagore. J'arrive ! J'aimerays bien voir quelques yndépendantystes pendus par les partyes.

Hector. La gondole-dirigeable de Hector D'Ysciple (vous remarquerez qu'Hector ne se déplace jamays sans sa gondole) s'élève au-dessus de la Rue Odon Theystre (oui, j'assume ma monomanie) et d'un pas lent (sy tant est que les dirigeable puysse faire des pas) se dirige vers le Palazzo Paxatagorio où, déjà le vieux barbon d'Anaclet l'attend.

- Vous en avez mis du temps ! - Avec ce temps pourri et cette chaleur insoutenable, j'ai eu beaucoup de mal à m'élever ! C'est une hystoire de différentielle thermique qui... - Vous m'expliquerez ça plus tard, dépéchons, les rebelles font la sieste dans l'après-midi et je tiens à les voir en action. - Il faut que je passe prendre la belle inconnue qui est arrivée hier. - Qui donc ? - Une marchande de tapys... Zyva Téouftoi ou un truc dans le genre. Elle a retapé une abbaye. - Vous savez préparer un pique-nique vous ! On mangera quoi ? - Oeuf durs de léviathan-nain et salade de feuille d'opium. - Parfait ! - En route !

Anaclet de Paxatagore. Le dirigeable-gondole d'Hector d'Ysciple (vous remarquerez que Hector d'Ysciple ne se déplace jamays sans son dirigeable et aspire parfoys le H et parfoys pas) s'élève au dessus de Venys et continue sa marche tranquille du pas débonnaire du dirigeable embourgeoysé qui le dimanche se promène sur les bords de Seyne, jusqu'aux Deux Ma-Goh, ou Conchyta lance l'ancre. Celle-cy, d'ailleurs, atterit un peu trop vite sur la Rav'line One, dans laquelle son propriétaire était en train de faire la sieste. L'essentiel était que le dirigeable était stabilysé.

Hector : bon, j'arrive...

Anaclet : et, au fait, vous l'avez prévenue ?

Hector : non, c'est une surpryse.

Anaclet : et si elle n'aime pas les oeufs de Léviathan ?

Hector : ...

Anaclet : et si elle n'aime pas les pilotes de dirigeables gondolysés ?

Hector : ...

Anaclet : ...

Conchyta : ...

Hector, rouge et confus : ben, je says pas moy....

Anaclet : allons la chercher !

Hector balance aussitôt l'échelle dépliable par dessus bord et commence à la dégrimper (ouy, on dégrympe une échelle) pour arriver en face du deuxième étage des Deux Ma-Goh et de la fenêtre de la chambre de Zyva d'Abynka.

Hector à Anaclet : ne lachez pas l'échelle !

Anaclet à Hector : quoy ?

Conchyta à Anaclet : je croys qu'il dit qu'il faut lâcher l'échelle !

Anaclet : vous croyez ? Ah bon !

Hector : NOooooooooooooooooN !

Il se rattrape tout juste au rebord de la fenêtre...

Zivya d'Abynka. Il étayt vers les 11h. Zivya étayt dans son réduyt de chambre des Deux Ma-Goh, en trayn de s'épyler (je ne dirays pas quelle partye...), lorsque tout à coup elle entendyit un ruggysement terryble et sauvage à sa fenetre. Térrifyée, et armée de sa pynce à épyler, elle pryt à la volée une robe de chambre et s'approcha de la fenetre prudement. Quelle ne fut pas sa surpryse en découvrant Hector d'Ysciple pendut à sa fenetre en train de luy demander de l'ayder. Elle lacha sa pynce à épyler, et l'empoygna avec le plus grand mal du micro monde pour le remonter ! (pensez à un régyme Hector !!!). Quant il fut dans sa chambre, elle se rhabilla tant byen que mal, et luy demanda ce quy venayt de ce passer...

Hector. (comment ça un régime ?! Mais je suis très svelte comme ça ! Et puis ne vous habillez pas tant, il fait chaud dehors !) Zivya, toujours interloquée de voir le svelte Hector dans sa chambre lui demande :

- Qu'est-ce que vous faîtes là ? Je suis bien aise que vous vouliez me visiter mais quand même par la fenêtre, il y a des limites ! - C'est cette abrutie de Conchyta, elle a lâchée l'échelle. - Et pourquoi vous n'avez pas pris l'escalier, c'est plus simple... ? Et Conchyta ? - Non, l'échelle vient d'en haut. Et Conchyta est ma domestique. - D'en haut ? - Oui on est passé en dirigeable on vous a vu et décidé de vous faire découvrir la Catharsys. Vous voulez bien pique niquer avec nous ? - Je n'y vois pas d'inconvénient. On mangera quoi ? - Et c'est moi que vous accusez de ne penser qu'à manger ? Des oeufs de bébé léviathan principalement.

Zivya retient une espression de dégoût et de sa voix enchanteresse annonce...

Anaclet. Hector fut seul à savoir ce qu'annonça Zivya d'Abinka.

Quelques minutes plus tard, le dirigeable voguait tranquillement au dessus des monts d'Iumée, tandys qu'Hector d'Ysciple dévorait ses oeufs de Léviathan, Conchyta, Zivya et Anaclet mangeait de sympathiques sandwichs aux anchoys et à la moutarde de Dysjon, préparés par Conchyta, qui avait de la prévysion. Le tout avec un expressyo, fait par la machine d'Hector d'Ysciple. Au loyn, on voyait les villages minuscules et les fermettes des paysans yssois, les vallées ombragées où payssaient les vââches sacrées. Bientôt, on allait survoler l'Athys...

Zyvia : Je me contenterays de dévorer les paysages et les personnes (de préférence les sveltes ) des yeux. Mays, quy vous accompagne à part votre domestyque ? J'espère qu'yl y a des personnes plus courtoyses que vous dans votre dirygeable (et oui, je vyens de vous sauver la vye et même pas un mercy !)

Hector d'ysciple : Finalement, il se trouve que dans la conversation à l'intérieur du dirigeable, on sut ce que Zivya avait dit. En soit, ça n'a aucune espèce d'importance, mays Hector D'Ysciple tenait à le souligner.

En-dessous d'eux, le territoire de l'Athys, le dirigeable entre dans une autre dimension. Le mal atteint en un instant les trois convives : extrait :

Hector : Je viens d'engloutir dix-huit millions d'oeuf de Léviathan, j'ai encore faim, Conchyta, appelez mes deux cent quarante domestiques, j'ai besoin de quatorze-mille litre d'eau pour me déshaltérer.

Zyvia : La dernière fois que j'ai fais un régime, j'ai perdu neuf virgule huit neuf quatre un kilos, c'est mon record absolu des huit cents dernières années.

Et au moment où le dirigeable sort de la zone d'incongruité, Paxatagore sort une phrase pour le moins invraissemblable :

Paxa : Les huit millions de danseuses des Deux Mah Go dorment dans /zouip/ cinq ou six chambres.

Bien sûr personne ne s'est rendu compte de rien, et maintenant que le dirigeable survole les eaux internationales, le dirigeable chute quelque peu, alourdi par quelques produits n'existant pas en Ys. A l'horizon on aperçoit les falaises de catharsys, surmontées de la forêt dense et ensoleillée. De ça, delà quelques averses.

Hector : Conchyta, plus au nord, un peu au sud du Grand Canal, ils ont dit qu'il faisait beau là-bas ce matin.

Zivya : Le dirigeable vyent se poser sur une collyne. Les yllustres passagers descendyrent, et Conchyta ynstalla tout le necessayre pour faire un pique nique : nappe Vichys rouge, couverts en plastys, oeufs de Léviathan, etc... Les deux hommes, quy avayent pourtant commençayent à manger dans le dirigeable, se ruèrent sur la nourryture...

Heuresement, que la gente fémynine est plus dystinguée et sayt se tenyr dans ses moments là.

Mays trop, c'est trop : Conchyta empoigna Anaclet et lui noua une servyette autour du cou, et Zivya myt un couvert dans chaque mayn à Hector.

Le pique nique termyné, l'opignyon du petit groupe se divysa pour la suite des évènements : - Hector voulayt aller fayre une promenade - Anaclet ne demandayt qu'a dormir - Zivya désyrait aller prendre un bain - et Conchyta voulayt faire la vayselle à tous prix !

Une dyscussion argumentée éclata et byentôt tous ce petit monde se hurla dessus...

Paxatagore : Et le réalysme ludique alors ! Hector et moy sommes tout ce qu'il y a plus dystingué et nous rysquons pas de nous comporter de la sorte. Après tout, nous avons faits nos études à Bezoar IV.

Sur ce, je vays piquer un roupillon. zzzzzzzz zzzzzzzzzzz

Un peu plus tard, Paxatagore se réveille. Il n'y a plus personne dans les environs.

Zivya. De bonnes études n'empeche pas un dérapage de temps à autre ;)

Finalement, Anaclet avayt décydé d'aller dormyr (quel courage !). Conchyta aussy n'en avayt fait qu'à sa tête et elle étayt partye fayre la vaiselle.

Quant à Hector et Zivya, ils s'étaient mis d'accord : ils irayent fayre cette promenade à laquelle Hector tenayt tant, et ensuyte s'ysoleraient dans un lagon chaud de la région, oublié de tous...

Hector. Moi pour ma part, j'ai été enlevé par des indépendantystes en faisant ma promenade. Ils étaient cachés derrière un petit buisson d'épine, tapys dans l'ombre noire de la forêt à l'épaisse frondayson.

En moins de temps qu'il n'en a fallu pour le dire, j'ai été ligoté et bailloné. Ces gens n'ont vraiment aucun respect...

Là tout de suite, je suis allongé sur un coussin assez confortable dans une case plutôt modeste fabriquée en bambou. J'ignore sy les gens qui m'ont enlevé ont aussi attrappé Zivya qui était à quelques mètres de moi tout à l'heure...

Dommage, et dire que nous aurions pu nous baigner tous les deux... Pas grave, ce sera pour une prochaine fois !

Zivya. Moi pour ma part, j'ai été enlevé par des indépendantystes en faisant ma promenade. Ils étaient cachés derrière un petit buisson d'épine, tapys dans l'ombre noire de la forêt à l'épaisse frondayson.

En moins de temps qu'il n'en a fallu pour le dire, j'ai été ligoté et bailloné. Ces gens n'ont vraiment aucun respect...

Là tout de suite, je suis allongé sur un coussin assez confortable dans une case plutôt modeste fabriquée en bambou. J'ignore sy les gens qui m'ont enlevé ont aussi attrappé Zivya qui était à quelques mètres de moi tout à l'heure...

Dommage, et dire que nous aurions pu nous baigner tous les deux...

Pas grave, ce sera pour une prochaine fois !

Paxatagore : Il n'empêche que je suys tout seul ! Et que la nuyt commence à tomber ! et où est passée ce dirigeable ? Pourquoy Conchyta ne répond pas quand je l'appelle, même en portugaysche ?

Zyvia. Les laches ravysseurs n'avayent heureusement pas enlevés Zivya d'Abynka. S'étant arretée pour ceuyllir quelques fleurs au parfum très puyssant, deux hommes tentèrent de l'attraper par derryère...

Surpryse, elle se retourna très rapydement et, à la visyon de ces hommes horryblement layds, elle hurla jusqu'à leur crever les tympans, byen malgrès elle...

Ensuite, paniquée, elle essaya, avec une peyne ymmense, de regagner l'ayre de pique nique. Elle y arryva est raconta, d'une voix tremblante, ce qui venayt de ce passer à Anaclet...

Paxatagore : - Mays vous avez des vysions, mon petit, il n'y a pas de rayson qu'on est voulu vous enlever, enfin !

Zivya : mays si, je vous jure ! Vous ne m'avez pas entendu cryer !

Paxatagore : sy, ça je pense qu'on vous a entendu jusqu'à Venys. Allons chercher Hector et Conchyglya.

Zivyva : Conchyta !

Paxatagore : ouy, c'est pareil...Hector, you ou ! Congrutalione, you ou !

Zivya : CONCHYTA ! Et si vous cryez, ils vont nous repérer et nous enlever !

Paxatagore : mays non, vous leur avez crevé les tympans, ils n'entendent plus rien.

Zivya : c'est vray...

les deux : HECTOR ! YOU OU !

Paxatagore : ils ont dysparu. Il faudrait trouver un robinet.

Zivya : un robinet ?

Paxatagore : ouy, c'est là où Contrepetterye a du faire la vaysselle.

Zivya : Conchyta !

Paxatagore : ouy, c'est pareyl... Ah un robinet !

dys Paxatagore, avysant là un bel arbre.

Zivya : mays ce n'est pas un robinet, c'est un robinet.

Paxatagore : certes, mays c'est quand même un robinet.

Zivya : mays on ne peut pas faire la vaysselle avec ce robinet !

Paxatagore : ouy, c'est pas inexact ce que vous nous dites là. Essayons plutôt de retrouver le dirigeable.

Ils lèvent les yeux aux cyels et aperçoivent alors le dirigeable qui s'élève tranquillement vers les nuages, avec à leur bord deux inconnus à moustache, Hector et Conchyta, ligotés et bayllonés.


* * * * *


Pluies acydes angmariennes


Anaclet de Paxatagore

que va faire Lool de Virion ?


Bureau des Douanes du Sérényssime Empire d'Ys Phrontière Angmarienne

Attentyon ! Alerte aux seigneurs et gouverneurs du Nord de l'Empire. Une pluie acyde d'intensyté 12 sur l'échelle de Krassburg menace de se déverser d'un instant à l'autre sur les contrées les plus proches d'Angmar. Une recrudescence de l'activité intestino-méthanique des Dragons Angmariens, part de la faune locale, en serait la cause.

Le Douanier Roux Sot pas très fiable, mays on sait jamays

Yobasta d'Arabysse, Jardinyer amateur

* s'adresse à ses sbyres*

Holà !!!! Vyte, rentrez mes rozes !! Hop hop hop !

Dialogue entre Lool et Remedius, Au Deux Ma-Goh. Remedius: Vous avez vu ce qu'ils annoncent dans le Nord?

Lool: Oui, je crains un peu pour mes terres du Nord.

Remedius: Vous avez raison, moi je n'ai pas de problème, avant que l'île d'Orys soit touché... Mais il faudrait peut être pensé à faire quelque chose lorsque vous serez Doge.

Lool : je pense que j'interdyrais les frontières à tout ces polluants.

Remedius : mays ça ne marcheras jamays.

Lool: si je vous assure on impôsera des droyts de douane tellement prohibityfs qu'ils y revyendront à deux foys avec leurs polluants.

Remedius : ...

Lool : vous doutez des capacytés de l'empyre à se défendre ?

Remedius: Byen sur que non !!!

Remedius: Byen sur que non !!! Mais je pense qu'ils seraient capable de les payer!!!

Lool: Pas de problème, ça fera plus d'Yrys dans les casses.

Remedius: D'accord, mais il faudra trouver d'autres moyens.

Lool : Mmmm ouy, vous avez rayson.

Remedius : Et des contrôles sanytaires stycts.

Lool : Byen sur, avec des zones de quarantayne dans les Terres de Castyllon !

Remedius :Oui, très bonne idée, en plus on ne pourra pas dire que l'on ne pense qu'à nos fiefs.


* * * * *


Raveline veut faire exploser une non-bombe


Anaclet de Paxatagore

Ys en danger nucléaire

le Conseyl des portes réagit mollement


Résumé
Raveline cherche à prendre le pouvoir par tous les moyens possibles et inimaginables, au détriment de la santé de ses concitoyens.


Emmanuel Raveline : (BIP... BIP... BIP) Vous écoutez Radio Rep', il est onze heure. Ici Mélanie Zettaufrays, votre speakerin favorite. Le Politburo vous rappelle que vous vivez dans la plus merveilleuse république du monde et... oh ? Il semblerait qu'il y ait du bruit dans les studios... ah... non... c'est dans toute la République ? C'est un voix ??? Humaine ???? CA PARLE ? "

RENDEZ MOI MON POUVOIR OU JE FAIS TOUT SAUTER !!!"

C'est drôle... je croys que je connaît cette voix....

"J'AI LA MALLETTE NOIRE ! SI ON NE M'AMENE PAS LES MEMBRES DU POLITBURO PIEDS ET POINGS LIES DANS 24 HEURES, JE TRANSFORME CE PAYS EN PARMESAN RAPE !"
Diable... excusez-nous, chers auditeurs... mays des affaires pressantes m'appellent. (CLIC ! CLAC ! *bruit d'une mitrailleuse chargée*) En attendant nous allons vous passer un petit air gai... la Marche Funèbre de Chopin. Quelque part dans les organes du Politburo :

"LILIANE ! FAYS LES VALYYYYYYYSES !" Quelque part, au palays Dogéal.

Palim Pseste: Monsyeur, je croys que nous avons un petit problème. Maltys: Oui, oui, posez ça la, voulez-vous...

Palim Pseste: Hum ! Dans 24 heures, une bombe atomique va sauter à proximité de la capitale, monsyeur.

Maltys: Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Elle est excellente, Palim ! Vous l'avez trouvée tout seul ? Palim Pseste : J'ai bien peur que ça ne soit pas une blague, votre Dogitude. La bombe est entre les mains d'Emmanuel Raveline.

Maltys : DAMNATION ! Mays... ce n'est pas possyble ! Les armes n'exystent pas à Ys !

Palim : C'est peut-être une non-bombe...

Maltys : Dans ce cas, il devrait y avoir une non-explosyon.

Palim : Il ne serait pas avysé d'attendre pour vérifier, monsyeur.

Maltys : C'est juste ! Envoyez notre meilleur agent régler le problème.

James-Honoré Maltys d'Ysville continue le récit. Palim : Notre meylleur agent est actuellement en myssion en Côte-d'Ysfoire, pour tenter de renverser le seul présydent afryscain qui ne consomme pas une goutte d'absynthe.

Maltys : Attendez, vous savez que nous sommes sur la lyste princypale, là ? Notre gouvernement est sensé mener une politique du Dehors "présente et responsable", alors parlez moins fort...

Palim : C'est très responsable, de renverser un chef d'état étranger trop sobre.

Maltys : Bref. Sortons-donc les seconds couteaux. James-Honoré Bondys ? Mata Harys ?

Palim : Mata Harys est en Jine à la recherche de coke, Bondys est en train de saboter la mayson flottante d'Octopussys.

Maltys : Ce n'est pas possyble ! Tous nos agents secrets sont aux quatre coins de la planète ?

Palim, laconique : certes.

Maltys d'Ysville, sayssissant la tête d'un buste de Cycéron : J'ai une idée !

Nikolaos d'Ophiccius : Oh non, pas encore.

D'Ysville, lâchant Cycéron : Mays si, cette foys-ci c'est la bonne ! Envoyons Zivya d'Abynka user de ses charmes en République Ravelinienne : elle seule saura ramener tout le monde à la rayson, avec ses oeufs musycaux. Savez-vous que la musyque adoucyt les moeurs ? Je m'en vays rédiger un édyt-minute.

Aussitôt dit aussitôt fait. Edyt Dogéal A4 remaniant le Conseyl des Portes entre autres

Palays Dogéal, le 24 may An IV PSD

Zivya d'Abynka est nommée Conseyllère à l'Économie et aux Denyers.

Rose de l'Épine est nommée Ambassadryce du Sérényssime Empire d'Ys en Ysran55.5 , inaugurant la nouvelle ambassade.

Zivya dAbynka est chargée par le présent Edyt d'éviter par tous les moyens à sa dysposytion une catastrophe nucléaire sur Venys.

55.6 Les animaux ressemblant de près ou de loin à cela seront menés à l'abattoir. Le rysque de contaminatyon de la grandoreyllite aigue est réel, et se transmet à l'homme.

Fait à Venys, le 24 may James-Honoré Maltys d'Ysville

Doge du Sérényssime Empire d'Ys

Jordi Forzalcanut : Et pendant ce temps là, sur une petite île de la Mer Océane, offciyellement centre de vacances pour militayres retraytés...

- Gros Lapin,çà vous dit quelque chose Bondys et Mata Harys ? - Assurément non, il semblerayt que le Conseyl des Portes ayt mys sur pyed un servyce concurrent. - Hmmm... Ys est trop petite pour nous deux, trouvez-les et liquidez-moy ces merdes. - Mays, Colonel, les armes sont interdites à ys et à fortyori... - Tsss, tsss, vous voyez cecy ? - Euh... c'est un parapluie. - Oui, mays pas n'importe quel parapluie, c'est un parapluie dyscrètement emprunté à l'OGRE, les servyces krassauersteinoys. Nous avons profité de la pagaylle régnant là-bas et du climat de guerre civile entre gorbulskystes et troutkystes pour nous emparer du dernyer joyau de la technologie boulgoure (une ethnie de par là-bas). Le bout est enduyt d'un mélange concentré de schmoitz et de savonite, mortel pour un yssois... - A vos ordres Colonel, SYRE vayncra !

Zivya d'Abinka : Zviya étayt tranquillement en trayn de penser aux dernyers projets commercyaux qu'elles pourrayent développer lorsqu'elle reçue la vysite d'un agent du Palays Dogéal luy annonçant sa nouvelle missyon ainsy que sa nominatyon au poste de Consryllère à l'Économye et aux Denyers.

Sur le coup, elle fut ravye, puys en lysant myeux les ordres de missyon en quy luy furent confyés, elle déchanta vite...

Réfléchir... Trouver une solutyon... Rester concentrée...

La solutyon quy luy sembla le myeux adaptée fut de fayre parvenir à Emmanuel Raveline la lettre suyvante :

« Cher Monsyeur Raveline,

Votre récent message étayt plutôt impressyonnant que séryeux ?

Vous comptez pas envoyer une non-bombe atomique sur notre paysible archipel ?

Je vous propose un marché : vous ranger votre non bombe là ou vous l'avez trouver, et en échange je vous fayt fabriquer autant de tapys et d'\oeuf de luxe gratuytement que vous le souhaytez (dans la mesure du raysonnable quand même...). Êtes vous d'accord ? Puys-je vous fayre confyance ?

Acceptez ce marché et montrer à tous le monde que vous êtes raysonnable et conscyent...que vous êtes un homme de valeur !

Espérant recevoyr byentôt une réponse posytive de votre part, je vous prys d'agréer, Monsyeur Raveline, mon profond respect." Et byen quoy ? Vous vous attendyez à quoy ? Je suys marchande avant tout, par diplomate...

Anaclet de Paxatagore on rysque de sauter bientôt, là... est-ce que le conseyl des portes ne devrait pas plutôt suggérer à M. Raveline de manger Melle d'Abynka et le réinstaller sur le trône de la république ravelinienne le temps de la digestyon ?

Zyvia d'Abynka Que de gentillesse ! Je says que je suys appétyssante mays enfin un peu de tenue Anaclet...

le Doge Ce serait une erreur, à mon avys. En revanche, la Conseyllère à l'Économie devrait peut-être essayer autre chose que les oeufs musycaux pour résoudre la sytuatyon de cryse.

Le sort d'Ys est suspendu à ses lèvres... si je puys m'exprimer ainsy.

Zyvia d'Abynka Mays pour le moment j'attend surtout la réponse de Monsyeur Raveline à propos de mon très honnête marché...

Mong Pou Eventuellement, la Lépublique Populayre Démoclatique de Chysnatown, aidée de la Sape Pave, poullayt envahyl le tellitoile de la LL (Lépublique Lavelinienne) et y lestaulel cet excellent amy qu'est amenuel evilane.

Hector d'Ysciple Pou pour Doge ! Pou pour Doge ! Pou pour Doge ! Je vous l'ai toujours dit ! Son bon sens mérite à être écouté ! Pou pour Doge ! Pou pour Doge ! Pou pour Doge !

Tadao Vous oubliez que je suys passé sous le commandement du Politbülo ! Ils poullaient m'utilyser comme pavé humain-jokali, avec une fycelle acclochée à mon dos poul que je levienne dans leuls mains aplès chaque lancel.

Je suggèle que le Doge aylle négocyel avec le Politbülo poul olganysel un concouls de lancer de pavé, que l'hystoile se lésolve entle gens bien élevés. N'employez pas la folce : je lysque d'êtle léquysityonné !

le Doge Mong ! En avant ! Déployons la Sape-Pave sur l'ysle de la République Ravelinienne !

Qu'on en finysse avec ce Politbüro infâmant aux portes de la capitale !

Attaquons par les canaux et les égouts : ils ne se douteront de rien. Si nous attaquons à ciel ouvert, ils rysquent d'employer leur force spécyale de Pavés humains-jokaris...

Où sont mon tricorne et mes aquoculaires ? Ma bouteille d'opiu... d'oxygène ? Je pars à l'instant dans les égouts, à la hauteur de la rue du marché aux Gueux !

Qui m'aime me suive !


* * * * *


Sauvons Raveline !


Hector D'Ysciple, Emmanuel Raveline


Emmanuel Raveline est emprisonné par le PolitBuro suite à un coup d'état en république ravelinienne, il appelle à l'aide, c'est ce bon Hector D'Ysciple qui va venir à son secour

Raveline (Bon... je suys presque sur le toît de ce stupide asyle... comment faire à partir de là pour rejoindre mon palays, faire une contre-révolutyon, et reprendre le pouvoir dignement ?) E. R.

Hector, toujours de bonne volonté Vous voulez que je gonfle mon ballon pour venir vous chercher ? Désolé, je n'ai pas d'hélicoptère ni d'échelle de corde qui pendouille en dessous alors je fays avec les moyens du bord...

Hec, qui prévoit de balancer Raveline dans le Grand Canal ensuite

Raveline, et sa Sewer Special Cuvée Ecoutez Hector... sy vous m'aidez à reprendre le pouvoir, je vous offre leségoûts de la République en fief et je vous laysse mon entrepryse de productyon d'Absynthe, la Sewer Special Cuvée. Ca roule ?

Raveline, sur le toît (woups, c'est haut).

Hector, méfiant et généreux Mays je ne veux rien moi ! Je serays bien incapable de gérer quoi que ce soit ! J'ai comme l'impressyon que vous cherchez à vous débarrasser de votre plantatyon. Systématiquement, chaque foys que je vous croyse, vous cherchez à la refiler. Qu'avez vous caché à l'intérieur ?

Bon, sur ce, je vays chercher ma pompe à pied et je gonfle le dirigeable.

Vous pouvez tenir combien de temps sur ce toit ?

Raveline, se veut rassurant

Hector, je vous jure qu'aucune réserve de plutonium et de déchets nucléaires ne se trouve sous ma plantation. Quoi ? J'ai le teint un peu verdâtre ? Evidemment, après tous les traîtements qu'on m'a fait subir dans cet asile ! Vous êtes sûr, vous ne voulez pas un petit fief ? Bon... vous venez me chercher en ballon ? Comme c'est gentil... je vous attends; j'ai de quoi tenir pendant quelques heures ici... le temps qu'ils devinent où je me cache. M'aiderez-vous à faire ma contre révolution ou pas ? Il faut juste que nous reprenions le palays...

Et l'aventure commence

Hector, tout en onomatopées CHHHHHH

"CHHHHHH", c'est le bruit que fait la gondole volante d'Hector D'Ysciple en voguant sur les alyzées.

Direction : quelquepart en RR à la recherche d'un fou chevelu répondant au doux nom d'Emanuel Raveline.

- On a d'autres informationch ? me demande Conchyta - Oui il est un peu verdâtre et il cherche à fourguer sa plantatyon d'absynthe à tous les passants. Synon, il est intelligent. - Intelligench, c'est pas une descriptionch çach ! Y a un type qui chesticule là-bach, à votre avych ? - Oui, ça à l'air. On est dans l'espace aérien de la RR ? - Pach encorch. Maintenanch on y estch.

Tiooouuuuu

"Tiouuuuuu", c'est le bruit de l'alarme anti-aérienne de la nouvelle faction de la RR.

RABAAAAM

"RABAAAAM", c'est le bruit que fait un pavé lancé par un non-canon non-anti-aérien de la nouvelle faction de la RR. Canon qui fut élaboré à l'origine par Raveline en personne et censé être inclu dans le pack Anti-bolchévik.

TACATACATA

"TACATACATA", c'est le bruit que fait un non-M16 en train de se décharger avec l'aide d'un rebelle de la nouvelle faction de la RR.

FLOP

"FLOP", c'est le bruit que fait une non-balle de M16 transpersant la toile du ballon de la gondole volante d'Hector D'Ysciple

- Grrr, dis-je

Pfffffuit

"Pfffffuit", c'est le bruit que fait l'air passant par les non-trous percés par les non-balles de non-M16

Heureusement, c'est le moment que choisit la gondole volante pour passer à côté du type vraiment verdâtre qui, de près, ressemble assez à Manu. Hector, qui a prys des cours chez Lool "Indyana" de Virion, attrappe une corde qui traîne (toujours avoir une corde qui traîne sur soi) et attrappe au passage Manu, puys, à l'aide de Conchyta, bonne de bonne composityon, le hysse à l'intérieur de la gondole.

-H - 'lu Manu, la forme ? -R - Mouich -C - Vous êtes porchtugaich ? -R - Non -H - Conchyta, je vous ai autorisé à parler ? -R - On peut aller au palays ? -H - Sy tu says piloter un dirigeable qui se dégonfle, oui.

Raveline -E: Bien sûr que je says. Tu n'es pas le seul à avoir prys des cours chez Lool 'Indiana' de Virion. Il suffit normalement de... euh... attends voir... -H: Je ne veux surtout pas te presser mays le sol se rapproche de plus en plus. -E: Hum ! Eh bien le mieux ce serait d'essayer de s'écraser dans l'un des canaux de la République... Plutôt que de se taper un trottoir ou un toît. -H: Ca doit être jouable..."

Et ainsi font-ils, parvenant à viser non sans brio l'ancien Canal Raveline (actuel "Canal Plus", d'après un calembour désopilant du Politburo). Mais, dégonflé, la gondole ne flotte pas sur l'eau, et nos malheureux voyageur s'enfoncent dans les eaux, canardés par les pavés des hommes du politburo. C'est alors que, sous l'eau, Emmanuel déplace une sorte de bas-relief qui enclenche un passage secret.

-"Blub blub blub blub blub blub blub ?", demande Hector, ce qui signifie: "Où mène ce passage secret ?" -"Blub blub blub, blub blub." réponds Emmanuel Raveline, which means: "Sous les égoûts, au troisième niveau sous-terrain. -"Blub !!!!", s'écrie Hector d'Yscyple, ce qui signifie en gros: "Je préfère encore me faire lapider par le Politburo !"

Tandys qu'Emmanuel Raveline lance un sort de Contrainte de Mouvement (cf. Manuel des Incantatyons Mineurs de Francoyvyllon, tome II, pp. 243-245, trad. Testu et Conard* (Pléysade)) sur le malheureux Hector, les deux se retrouvent dans une grotte naturelle.

-"On est loin du palays...", fait remarquer Raveline. -"Tiens c'est marrant, ça ressemble à une contrepétrie comme phrase... Au fait, pourquoi les champignons locaux sont-ils fluorescents ?", s'exclame d'Yscyple. -"T'occupes."

Alors que les deux hommes, suivies par la malheureuse Conchita qui murmure des prières en portugaiche, s'aventurent dans les sous-bassements de l'île où est sise la République Ravelinienne, ils passent devant une sorte d'immense tube avec trois gros triangles jaunes-verdâtre peints dessus. -"Hé ! Ce serait pas un missile nucléaire ?", demande Totor. -"Nan. Aucune chance.", dit Manu. -"Mais... dis-donc, il fuit, ce missile... y'a des vapeurs bizarres qui s'en échappent... et mon compteur geiger fait plus de bruit que ma montre !" -"Hum... c'est un peu long à expliquer. On en parlera une autre foys. Et qu'est-ce que tu fous avec un compteur geiger ?" -"Lool dit qu'il faut toujours en avoir un sur soi." -"Bon... sy on est dans la salle du myss... euh... dans cet endroit que je n'ai jamays vu, c'est que la plantatyon d'absynthe et juste au-dessus. On va grimper sur ce truc pour accèder au plafond de la pièce... et là... eh bien on avisera." -"Grimper sur le missile radioactif qui fuit ?", s'enquiert, inquiet Hector (à dire dix fois de suite, très vite). -"C'est PAS un missile !", réponds, relax, Raveline (id.) -"J'aurays préfèré que tu me dyses qu'il n'était pas radioactif..." -"T'occupes. Tu says, avec les rouges qui peuvent attaquer d'un moment à l'autre, faut prendre des précautyons. Allez ! Grimpe où je serays obligé de demander à nouveau à Francoyvyllon de m'assyster."

Tant bien que mal, la petite équipée escalade le missile, tandys que le compteur de Hector explose. Arrivé au sommet du missile, ils sont à quelques mètres du plafond, même pas.

-"Bon... murmure Raveline. Voyons voir...", et il gribouille sur le petit panneau "Danger !" au sommet du missile-qui-n'en-est-pas-un. -"Tu dessines quoi ?", interroge Hector, vérifiant qu'un sixième doigt ne lui pousse pas soudainement. -"Un pentacle." -"Aïe..." -"Ô, Jabatslatourdepyse, Demonus Complex maître ès architecture et destruction d'architecture, je fays appel à toi ! Interviens depuis les noirs enfers qui te vomirent jadys, et vient en aide à un serviteur de ton maître, et fais toi le puer de mes désirs ! Je serais l'érante et tu sera l'éraste (ou le contraire, je confonds toujours les deux) ! Viens, suprême incube démoniaque, créature aux milles enchantements, merveille des merveilles, larbins inégalable ! Que ton bras suprême aux aiselles imberbes me vienne en aide !"

Dans un mugissement sinistre (naaaan, en fait c'est un miaulement grotesque), Jabatslatourdepise apparaît. -"Hello, Boss. Qu'est-ce qu'je peux faire pour vot' service ?" -"Démolis-moi..." -"D'acc !" Et pan ! Le démon commence à tabasser Raveline à la batte de baseball.

-"LAISSE MOI FINIR MES PHRASES, SINISTRE ABRUTI !", hurle Manu. -"Oups !", fait le démon. -"Démolis-moi CE PLAFOND, pas MOI, crétin congénital !" -"Quand tu dis: "Moi, crétin congénital", Manu, tu fais une apposition réfléchie ou un vocatif ?", s'interroge Hector.

Et pendant ce temps, le démon démolit allègrement une partie du plafond, permettant à l'auguste équipée de rejoindre les plantatyons de la Sewer Special Cuvée. Là... quelle n'est pas leur surprise de croiser un groupe des Lamas Chinavapeurs, le groupe engagé par Emmanuel Raveline pour rénover la République Ravelinienne, les éminences grises du pouvoir ravelinien avant le coup d'état du Politburo. Les Lamas expliquent que le nouveau régime les traque sans pitié et qu'ils ont du se cacher dans les égoûts.

-"Bon ! Il y a une vingtaine de Lamas avec nous... plus Hector, Conchita et moi-même, nous somme vingt-trois. C'est plus qu'il n'en faut ! Il y a un couloir, par ici, qui emmène aux anciennes salle de tortures, dans les caves du palays. On y va. On reprends le Palays. Et on lègue la plantatyon à Hector. Hein, Hector, que tu es d'accord ? (Oooh ! La jolie rime !), s'écrie Vlinera. -"Mais...", veut arguer d'Yscyple.

Et hop ! Raveline lui balance un Acquiessement Immédiat et Démoniaque (cf. Opuscule Infernal de Francoyvyllon, pp. 13-14, trad. Vaya Con Satan (Albel Michin))

-"Ok !", dit alors Totor. -"Gnark ! Gnark ! Gnark !", s'écrie Raveline avant de se précipiter vers le couloir cité plus haut.

Devant la sinistre porte qui mène droit à l'ancienne salle de torture, Raveline laisse Hector passer en premier. -"C'est louche !", se dit d'Yscyple. Et en effet, à peine est-il entré dans la salle, quelle n'est pas surprise de voir...

(To be continued)

Emmanuel Raveline. * Celui qui sait d'où sont tiré ces noms sans lancer une recherche google (ni aucun autre moteur de recherche, bien essayé) mérite toute mon estime.

Hector

[je tiens à m'excuser d'avance de transformer le génie Ravelinien originel en une bouillie de mots sans queues ni têtes (mots que je met au pluriel car dans cette atmosphère radioactive, même ce qui n'est pas est en plusieurs exemplaires). Et ce fou veut que je finisse... Je vais encore me ridiculiser...]

quelle surprise de voir... rien. C'est pas comme si Hector avait du vide devant lui, un trou, une salle obscur ou quoi que ce soit qui lui cache la vue. Non, le rien à l'état pur. - C'est... euh... demande Hector fermant les yeux - Tot', ferme pas les yeux, tu vois rien déjà - Oui mais c'est que euh... - Aller ma poule fonce !

Et Hector fait un pas en avant et se retrouve dans la salle de torture à demie abandonnée, emplie des cris de jeunes vierges torturées par des démons que les dysciples raveliniens (remarquez l'oxymore) ont, par mégarde (ou pour cause de mort subite) oublié de désinvoquer.

Hector fouille alors dans ses poches et en ressort des boule de Quiétude qui les malaxe un instant afin qu'elles prennent bien la forme de son conduit auriculaire puis se les enfonce. - .... dit Manu Raveline - MA MERE M'A TOUJOURS DIT D'EN AVOIR SUR MOI, hurle Hector - .... s'exclame alors Rav - DESOLE JE M'ENTEND PAS - .... conseille alors le bonhomme verdâtre - OK LET'S GO !

Et à pas feutrés, trainant Conchyta, évanouie devant tant de violence sous ses petits yeux innocents, le petit groupe traverse jusqu'à ce qui ressemble à un ascenseur. Ou du moyns ce qui ressemblerait à un ascenseur moyennageux, avant que quelqu'un n'ait eu même l'idée de ce que pouvait être un ascenseur.

- QUEL ETAGE ? - .... répond Raveline d'un ton las - OK LET'S GO ! - .... demande Raveline - AUCUNE IDEE, J'AIME BIEN DIRE CA. ON VA OU ? - .... répond Raveline d'un air enjoué !

(to be continued)

Hector D'Ysciple, Ps : mon père connaissait

Raveline, moqueur

[Je tiens à m'excuser d'avance de transformer le génie Hectordyscyplien originel en une bouille de mots sans noeuds ni quêtes (mots que je mets au plurier car dans cette atmosphère radioactive, même ce qui est en plusieurs exemplaires n'est pas). Et ce fou veux que je continue... Je vais encore être la rysée de tout le monde...]

Mais qu'avait dit Raveline à Hector, tandys que ce dernier avait les oreilles enduites de cire malaxée ? Revenons un instant en arrière.

- Tu portes des tongues roses, Hector ?, dit Manu Raveline - MA MERE M'A TOUJOURS DIT D'EN AVOIR SUR MOI, hurle Hector - C'est pas la peine de hurler comme ça !, s'exclame alors Rav - DESOLE JE M'ENTEND PAS - Tu ne t'entends pas ? Bon... oublions ça, et cherchons plutôt la valyse noire, conseille alors le bonhomme verdâtre - OK LET'S GO !

Puys, devant l'ascenceur:

- QUEL ETAGE ? - Tout au sommet répond Raveline d'un ton las (forcément, quand on vous hurle dessus, ça fatigue). - OK LET'S GO ! - Pourquoi dis-tu tout le temps "Ok let's go ?", demande Raveline. - AUCUNE IDEE, J'AIME BIEN DIRE CA. ON VA OU ? - Récupérer la mallette noire, répond Raveline d'un air enjoué."

-"ET C'EST QUOI CETTE MALLETTE NOIRE ? - Tu sais que si tu continues à hurler, ça risque d'être difficile de s'infiltrer discrètement ? - AH OUI C'EST PAS IDIOT... - Bon enfin. La mallette noire permet de déclencher une non-explosyon non-nucléaire. - BEN ALORS C'EST PAS GRAVE. - Sy. Parce qu'il s'ensuit des non-mutatyons, qui transforment ta vie en non-vie. - DIABLE ! - Et donc, j'entends exercer un odieux chantage sur ma populatyon au moyen de cette bombe. - MAIS SI TU LA FAIS SAUTER, TU SOUFFRIRA AUSSI DE SES EFFETS ? - Non, mon ADN est désormays trop éloigné de l'humanité pour que je sois sensible à ces peccadilles. - WOW. - Tu l'as dit, bouffi. - JE NE SUIS PAS BOUFFI ! - Je plaisantays."

"Ding !", fait l'ascenceur en arrivant au fameux DERNIER ETAGE du palays Raveline (pourquoi je hurle, moi ?). Et là, dans une lueur magnifique, graal sublime des tyrans, on voit la splendide mallette noir. Il s'agit d'un objet standard en cuir moleskin, designé en 1892 par un dessinateur Rustre tué par des Prussiens à coup d'acide prussyque. La poignée est délicate, et spécialement moulée pour s'adapter aux doigts de la main. Bon, et accessoirement, y'a un gros bouton rouge dedans avec marqué "Nuke".

"Enfin !, crie Raveline", et il se précipite vers l'objet.

Quand soudain...

(To be continued...)

E.R. P.S.: Ton père a donc toute mon estime ;).

Hector

[Je suis reconnaissant à ce cher Raveline d'avoir bayssé le niveau à mon niveau, je me sens désormays plus à l'ayse pour balancer à la tête de tous les yssois ma prose sans génie et je ne ressens plus aucune honte à exploiter sans vergogne mes mysérables petits doigts pour vous pondre la suite de cette fabuleuse aventure]

Quand soudain Hector s'écrie : - EH MANU UNE SECONDE ! - Enlève tes boules Hec, c'est bon on a quitté la salle aux sons mirifiques - TU TOUCHES PAS A MES BOULES ! AH EUH... OK - Aller, du nerf, on a une Rèp Rav à reconquérir. Que dis-je, que m'exclame-je ! UNE RR ? Non ! LA RR ! - Bon, Manu, tu vas aller récupérer cette valyse et faire chanter la RR pour ensuite la récupérer, mais tout ça ça va finir comment ?

A ce moment là, Hector appuie sur le bouton pause de son splendide lecteur DVD réel portatif, ce qui a pour effet instantané d'arrêter le temps, ce qui est, vous l'admettrez aisément, l'idéal pour discuter de trucs super importants calmement. - Finir ? demande le PAVJDA - Bah faut pas que ça finisse comme les Léviathans... - Tu poses trop de questions - Et tu veux vraiment récupérer la RR ? - T'occupes, remet la vie en route

Et obéissant comme un gentil garçon (les effets secondaires des sorts raveliniens combinés à des traces malignes de radioactivités) Totor réappuie sur Play

"finir comment ?"

- Hec, remet un peu en arrière

RWISISJISJISISJISJS

"Quand soudain" - T'es un génie Hec ! (j'ai toujours eu envie de dire ça) une jeune vyerge sort de la malette en moleskine, "habillés" d'un tout petit bykyny, rykyky bykyny et qui se met à chanter "Happy-Birthday-Mister-President-Raveline-in-this-life-and-in-the-other-and-beyond-all-life" avant de s'affaler, suffocante, sur le bouton rouge.

- Hec, pause et rewind, déclame Raveline

"beyond-all-li" Et Manu de s'élancer pour rattraper la jeune fille qui commence à choir. Il la rattrappe l'allonge et s'empare de la malette en moleskyne. C'est le moment que choisyt Conchyta pour s'éveiller et lancer un sublime : - kechkichpach ? - Rien, dors, énonce Hector D'Ysciple

Sur la vitre du dernier étage la pluie fait flic-floc, ça énerve un peu Hector mays bon, il supporte.

Mays que !

Hector D'Ysciple, pas fier dont le père est fort aise

Maltys d'Ysville, fait une interventyon géniale

Mays si, Hector, vous êtes génial, comme tous les conseillers du Conseil des Portes actuel d'ailleurs. Sinon, je ne vous aurays pas nommé à l'éducatyon.

James-Honoré.

Raveline

[Merci à D'Yscyple pour avoir bien voulu diminuer un peu les exigences stylystiques de ce texte, je me sens à présent capable d'envoyer à la figure de chaque yssois mon écriture sans prétentyon - mwahaha - et je n'ai désormais plus la moindre inihibityon quand à la scandaleuse délocalisatyon de mes lamentables doigts fins et graciles à l'autre bout de mes mains, délocalisatyon nécessaire à la rédactyon de la suite de cette bien tryste hystoire.]

Mays que ne s'écrie pas alors Raveline, des étoiles dans les yeux comme les enfants le jour de Noël quand ils ont réussis à chiper les cadeaux de tous les autres en se levant le premier ! (J'aime les belles histoires de Noël. Pas vous ?)

-"Wow ! Cool, s'écrit Raveline, ils se sont rappellés de mon anniversaire... mais... un moment ! C'est pas aujourd'hui, mon anniversaire ! - Diable !, murmure Hector, enfin je veux dire Francoyvyllon ! Cela voudrait-il dire que cette playmate est piégée ? - Il n'y a qu'une seule manière d'essayer, Hector, nous devons l'analyser de tréfonds en comble. - Et comment comptez vous vous y prendre ?"

Deux heures et un voile pudique plus tard.

"Hmm... visiblement, elle n'était pas piégée. - Parlez pour vous, Rav... encore deux ou trois heures à ce régime là et un métaligore aurait l'air dynamique à côté de moi. - Je suis sûr que non. Je parie un fief sous les égoûts. - Bien essayé, mec. Bon, on le reprends le pouvoir ? - Bien sûr. Tout ce dont nous avons besoin, à présent, c'est un porte voix. - Mon père m'a toujours dit d'en avoir un sur moi. - C'est bien parce qu'il connaît Beckett sur le dougt des bois que je n'exprimmerais pas mes doutes sur la santé mental d'un individu qui prodigue de tels conseils... - Bon, tu le prends ce porte-voix, oui ? - Voilà... voilà..."

Et quelques secondes plus tard, la République Ravelinienne est hanté par la voix bien connu du terrible P.A.V.J.D.A.

-"RAVELINIENNE, RAVELINIEN !", s'écrit Raveline. Derrière, Hector pouffe: "On vous ment ! On vous spolie !" -"SILENCE ! J'ESSAIE DE CAUSER, HECTOR !" (Notez, cher Théophraste, l'usage de la virgule) Hector hurle de rire tandys que le PAVJDA essaie de démolir ce foutu porte-voix. -"BON ! QU'EST-CE QUE JE DISAYS ?" Et Hector de s'esclaffer: "Et pourtant, il n'a pas mys de boules quies !" -"AH ! OUI ! RENDEZ MOI LE POUVOIR OU JE FAYS TOUT SAUTER !"

Un sylence de mort (au demeurant non réglementaire: ordonnance n$^\mathrm{o}$287a et 287b, "Le bruit et l'allégresse sont un devoir au sein de la république. Tout individu ne manifestant pas sa joie peut être fusillé, là, comme ça, devant tout le monde, hystoire de rigoler un peu") s'abat sur la République (blam).

-"VOUS AVEZ UN QUART D'HEURE POUR M'AMENER LES MEMBRES DU POLITBURO PIEDS ET POINGS LIES OU JE FAYS SAUTER UNE NON-BOMBE ATOMIIIIIQUE, MWAHAHAHAHAHA !" (Là encore, Théo, notez la nécessyté d'une virgule pour signaler que "mwahahaha" n'est pas la marque de la bombe, mays bien un rire gutural, satanique, cruel et terrifiant).

Devant le silence qui continue de s'abattre (enfin, façon de parler - one more time, baby Théo, notez la nécessité de la virgule après le enfin, mais là j'ai un peu la flemme de regarder la raison de la chose dans le Grevis), Emmanuel croit bon de rajouter:

-"C'EST PAS UNE BLAGUE !" -"Hmmm... fait remarquer Hector. Il faudrait peut-être leur prouver qu'il y a bel et bien une bombe sous la République Ravelinienne... enfin une non-bombe je veux dire." -"Excellente idée, Hector. Brillante idée. Et comment-on fait ?"

Silence et brain storming.

Soudain, Hector s'écrie:

-"Je sais ! Voilà ce que nous allons faire..."

(To be continued)

E. Raveline. Le seul, le vrai. Méfiez vous des immitatyons.


* * * * *


Tyresyas lance une opératyon de sauvetage des ydéens dysparus


Anaclet de Paxatagore


Résumé
Alors qu'Ydemos dysparaît sous les flots, certaynes bonnes âmes croient bons d'aller sauver les survivants.


James Honoré Maltys d'Ysville s'exclamayt qu'Ydemos exystait toujours.

Anaclet de Paxatagore : ah, ce pauvre homme est sous le choc. Il a du perdre un être cher dans la catastrophe qui a englouty totalement ydemos. Mays que quy était-il amoureux ? De Bilou "wild" Gro$ou ? De Jean-François "bébête" de Munt ? De Péri "Vaselin'" Apollo ?

Tyresias de Paxatagore : Bilou Wyld Gro$ou, c'est byen celuy qui se proposayt d'abattre Théophraste de Mytilène ? On pourrait peut-être lancer une myssion de sauvetage pour le récupérer, ch'thomme.

Je pars ce soyr en opératyon "sauvez ydémos". Un navyre affrêté par la Paxashyp, avec des trouses de premier secours, des livres illustrés et un demuntysateur portable, partira du port de Venys. Les volontaires peuvent se présenter jusqu'à 21 heures heure locale.

Lool de Virion : Croyez byen que si mes hautes fonctyons ne me retenayent pas, je ne manquerayt pas une telle expédityon... Enfyn si parce que je ne suys pas suicydaire.

Tyresyas de Paxatagore : Quels dangers ? Craindriez vous les requyns ? Le guano-layt des pigeons ? Cette expédytion est à but humanitaire. Nous rysquons évydemment de croyser quelques léviathans, mays il me semble que c'est au contrayre une expédytion passionnante qui s'annonce. Peut-être allons nous pouvoir sauver des vyes ydéennes !

Anaclet de Paxatagore : Mon fyls, je comprends que tu aies envie de retrouver Bilou Gro$ou afyn qu'il désoude notre ennemy hérédytaire. Mays pense à plusyeurs choses :

1) ton papa va se faire du soucys de te savoir si loyn. Ces contrées sont dangereuses, Lool de Virion lui-même ne veut pas s'y aventurer (enfin, c'est peut-être du au fait qu'il s'est fait later aux dogéales locales la dernière foys qu'il s'y est présenté) ;

2) au grand jeu du tennys Paxa-Mytilène, on ne marque que 15 points quand on fait tuer son adversayre par un étranger. Pour marquer un set, il faut le faire tuer par un yssois. N'oublyons pas que nous menons 18 jeu à 17, mays qu'il tente de faire le break.

Papa

Emmanuel Raveline, Retombé en enfance. Est-ce l'esprit d'Othon Kaiser ? : Quoi ? Tuer Mytilène ? Je peux ? Je peux ? Je peux ? Dis ! Paxa ! Je peux ?

Lool de Virion, Athéyste... sy sy je vous jure ! : Tout d'abord je ne vois absolument pas de quoi vous voulez parler. Ensuite certes l'expédityon est dangereuse... mais surtout elle est inutyle. Croyez-vous que Poséydon aurait (enfin) débarasser la surface du Micromonde d'Ydémos pour laysser Bilou en Vye ?

C'est fayre byen peu de cas de l'Yre de notre Dyeu !

Finalement, convaincu par son père et Lool de Vyrion, Tyresias ne partit pas.


* * * * *


VENYS S'ENFONCE DANS LES EAUX


Nykolaos d'Ophiccius

CATASTROPHE IMMINENTE !!!

POSEYDON PAS IMPLIQUE !!!


Résumé
Les berges des canaux menacées, risquant de faire disparaytre d'île sous les flots !


Serie de mails dont le premier est le Mail 11 29355.7 , daté du 4 fevrier de l'An III

Bryaxys Hécatée Pallasalexandryde fayt cette découverte inquiétante, et s'empresse de l'annoncer...

Citoyens, citoyennes !

L'heure est grave !

Une grosse catastrophe rysque à tout moment de s'abattre sur notre cité !

De récentes études sur les berges de l'île du port, menées dans le cadre de son réaménagement, indiquent qu'il existe une forte probabilité pour que l'île dysparaysse dans les flots, sans assystance de Poséydon ! Suite à cette découverte alarmante, j'ay effectué quelques mesures sur les îles voysines... y trouvant la même menace !

Que se passe-t-il ? Très simple : les navires motorisés quy parcourent nos canaux ou nous arrivent depuys la mer provoquent des vagues. Du temps ou les bateaux n'avayent pas de moteur, ces vagues étayent faybles et ne causayent pas de dégats. Ce n'est plus le cas aujourd'huy. En effet, ces vagues crées par les bateaux sapent les assyses des îles, quy risquent de s'enfoncer brutalementà cause du poyds des batîments quy se trouvent dessus.

Je n'ay pas encore eu le temps de vérifier toutes les îles de Vénys, mays je soupçonne le problème d'exyster sur toutes... à des degrés divers.

Aussi me semble-t-il urgent de prendre des mesures radicales, dont je vous donne la lyste ( non exclusive, je reste ouvert à vos propositions ) :

1. limitation de la hauteur maximale des batîments à deux étages sauf pour :

1.1 : instalations de sécurité portuayre ( capitaynerie, phares )

1.2 : yacht club ( vue panoramique pour ce restaurant de luxe )

1.3 : Bâtiments déjà intégralement construits ( sous condition que des travaux de renforcement de l'assyse de ces bâtiments soyent entreprys )

2. Etayement, par des pieux plantés profondéments, de tous les bâtiment anciens ou à venir

3. Renforcement systématique de toutes les berges par des murs de pierre imperméables descendant en-dessous du fond de l'eau. Ces murs ne seront pas lisses, ils comprendront des pierres disposées régulièrement en sayllie pour frayner l'eau ( limitera aussi les rysques d'inondation violente ), selon le schéma suivant

coupe du mur :

x

x x moelon en sayllie

x

x x

x

fond de l'eau

x

Voyla quy, je l'espère, empêchera le processus de continuer et nous permetra de dormir à l'abrys de cette catastrophe ( si du moyns l'état des murs est contrôlé et les dispositions légyslatives sur la construction des bâtiments que je propose yci sont pryses et respectées )

Bryaxys Hécatée Pallasalexandryde

Grand prêtre d'Athénatyon

Chargé de l'aménagement de la zone portuayre

Boâf ! Maintenant que les yssois peuvent vivre sous l'eau - sy j'ai bonne mémoire, depuys la 2ème dévastatyon - quelle importance ? Tout ça montre byen en tout cas que le clergé de Poséydon ne prends pas au sérieux ses attributyons (ricanement, ricanement). Par ailleurs, ne suffirait-il pas de trouver un matériel de constructyon plus léger, afin de pouvoir bâtir les batîments que nous voulons comme nous voulons ? Ou alors d'interdire - tout simplement - les bateaux motorysés autour d'Ys. Lool de Virion a sûrement une solutyon. Ne paniquons pas. Il reste de l'absynthe ? Alors tout va byen.

E. Raveline.

Ricanez, ricanez ! Seuls les aveugles n&8217;y verront pas un sygne annoncyateur !

Qui ne voyt pas qu&8217;en ce moment où l&8217;autorité de l&8217;Eglyse est remyse en questyon de toutes parts, Poséydon (Loué Soyt-Il !) se rappelle à notre bon souvenir.

Repentez-vous les hérétiques ! Repentez-vous les tyèdes ! Craygnez la IIIème Dévastatyon !

Théophraste de Mytilène

Non, des bâtiments plus legers ne résoudront rien. Il faut absolument que des pieux supportent les ensembles de bâtiments. et que les berges soyent renforcées Permettez moy au passage que nous sommes seuls responsables de la situation ,Poséydon n'a ( une foys n'est pas coutume ) pas responsable !

Bryaxys Hécatée Pallasalexandryde

Je n'en suys pas sure. Il me semble que Poseydon a le dos rond et qu'il a sans doute voulu nous ymposer une nouvelle épreuve. Il faut certainement mettre des pieux là où les scientifiques le dysent, mays aussy et surtout prier Poseydon pour qu'il pardonne à notre cyté. Je constate d'ailleurs que ce malheur survient quelques jours à peine après le retour du démoniaque Emmanuel Raveline, et alors que celuy-ci conteste la Sainte Eglyse Poseydonnienne : à mon avys, c'est une punytion collective que Poseydon nous inflige pour n'avoir pas su infliger à Raveline la correctyon qu'il mérite.

Entre au Temple, Emmanuel Raveline ! Et repens toy, synon Venys coulera !

Marilyse Emphetuocle

Mays arrêtez vos délires, bande de fanatiques ! Entrer au temple, moi ? Voulez vous que je vous démontre que Poséydon ne va pas détruire cette île parce que j'y exyste ? Fort bien !

POSEYDON, JE TE DEFIE ! OUVRE GRANDE TES OREILLES, MON COCO: FRANCOYVYLLON EST LE MEILLEUR !

Allez, envoyez là, votre dévastatyon. Envoyez-là ! Il n'y a que la justyce des hommes qui puysse me punir. Jamays Poséydon lui-même ne le pourra: Francoyvyllon me protège. Nous allons bien voir s'yl détruit ys, votre démiurgicule.

E. Raveline.

YS - Dans la nuit du du 4 au 5 février - Minuit exactement (Message écrit en vertu des prérogatives de MJ - toute contestatyon est donc vayne et inopportune)

Non loin du lyeu où gissent le Bite d'Amarrage et le Au Gros Zob, les flots se mettent à bouillonner, à tourbillonner, des bulles se forment qui éclatent, les vagues gonflent, le limon se met à bouger, les poyssons, affolés, se réveillent et courrent se cacher car ils sentent qu'arrive parmi eux le roy des Dyeux :

POSEYDON

De son trident, il commande les flots qui s'organysent comme une armée. La marée est détournée, et l'eau se met à gonfler, gonfler, au fur et à mesure qu'elle approche des côtes yssoises. Bientôt, une énorme vague de plusieurs mètres de haut se forme, prend de la force, de la vitesse.

POSEYDON (loué soyt-yL) arrive en vue des côtes d'Ys. Sur sa carte, il pointe un endroit précys et dit à ses Zéphirs : - "là !" (parole hystorique)

Alors, les vents redoublent de puyssance. A Venys, la tempête se déchaîne annonçant les pires tourments. Marcus Porcus Catonys, réveillé en sursaut, se cache sous sa couette. Les prêtres de Poseydon, qui ont du nez, se mettent à prier pour le salut de nos âmes, à nous pauvres châsseurs. Mays, inexorablement, la vague approche, en même temps qu'elle se rétrécyt.

Et la voilà qui aborde le bord de Venys, mays par un seul point : la République Ravelinienne, particulièrement exposée. La vague s'enfonce alors dans les égoux souterrains de la République Ravelinienne qui sont innondés. L'eau remonte par les canalisatyons jusqu'à la baignoire où Emmanuel Raveline était en train de prendre son bain. La bonde de la baignoire saute, le canard en plastique de Raveline est soudainement propulsé à l'autre bout de la pièce, puys la force de l'eau soulève Raveline lui-même qui se retrouve plaqué contre un mur. L'électrycyté est coupée sur toute l'île, et les rues sont innondées.

- Bon ça ira pour cette foys les gars, dit Poseydon. Mays, le Raveline, soyt il se repend, soyt je le noie dans de la Krassbier.

Il est à peine huit heures du matin. Marilyse Emphetuocle arrive au Palays Dogéal pour commencer sa journée de travail quand on l'informe que des évènements graves se sont produits dans la nuit : la république ravelinienne aurait été inondée, et cela probablement par la volonté de Poseydon.

Aussitôt, Marilyse part en carosse dogéal vers la République Ravelinienne pour voir ce qu'il en est. Effectivement, à peine le port traversé, on arrive dans une gigantesque pyscine. Les eaux ont envahys les rues. Certes, il n'y a pas beaucoup beaucoup d'eau, juste quelques centimètres, mays les habitants de la Rep' Rav' sont obligés d'écoper. Emmanuel Raveline, déjà sur le pied de guerre, le bras enmailloté dans un bandage, commande les opératyons d'écopage : Ecopez ou vous Ecoperez ! beugle-t-il.

- Alors, Emmanuel, que se passe-t-il ? - grmbll poseydon grmll grmll - Hum ? Je n'ai pas bien comprys ? Et votre bras ? - GRMBLL POSEYGRMLDON GRMLLLLL ! - Je ne comprends toujours pas. Ce n'est pas grave. Je vays demander à Bryaxys de passer pour voir s'il peut mettre à votre dysposityon quelques ouvriers. Il va falloir commencer les travaux de soutènement de Venys par votre île, Emmanuel, elle semble la plus fragile. Nous en profiterons pour assécher un peu ces marays salins et les égouts qu'il y a sous votre palays. - GRMBLL POSEYGRMLDON GRMLLLLL DE GRMLLLBLL ! - Comment ?

(Marilyse Emphétuocle)

Neuf heures. Peu de gens dans les rues. Animation aux Deux Mâ-Goh. Il fait nuit noire. Sur les toîts, des silouhettes s'animent, comme si les ombres se mettaient à bouger et à danser. D'une bouche d'égoût on entends murmurer:

"A toi qui gouverne aux rimes, Qui ordonne les poèmes, Contre celui qui nous brime, Fait tomber ton anathème."

De la fumée sort des profondeurs, sentant le souffre à plein nez; de couleurs violacées, elle griffe les poumons, brûle les gorges; des hurlements bestiaux semblent résonner au lointain. La lune, dans le ciel, est masquée par les nuages. Les vagues sont immobiles, comme paralysée. Et sous la terre on peut entendre:

"Nous avons élevé la voix Contre le dieu tyrannique; Francoyvyllon c'est à toi De sauver tes fanatiques."

Alors, sentant l'odeur âcre du démon, et l'encens corrompu de ses adorateurs, le dieu des mers veut secouer les flots une foys encore; mays le chant des syrènes, au loin, charme les vagues qui ne peuvent se mouvoir. Francoyvyllon les a séduites chacunes, et elles sont à son servyce; il tends à présent une oreille attentive à la mélopée de ses adorateurs, qui ne cessent de s'amplifier:

"Le tyran t'a attaqué En voulant s'en prendre à nous ! Il a voulu nous noyer Fais lui regretter ce coup !"

Une terrible tempête se soulève, s'apprêtant à lever une lame de fond titanesque, quand une puyssance inconnue les retiens. Engageant un terrible bras de fer, Francoyvyllon et Poséydon essayent tout deux de maîtriser la puissance de l'onde; avec quel audace le dieu des Drôles ose combattre sur son propre terrain le dieu-tyran !

"On ne peut impunément Bafouer ceux qui t'adore Viens consoler nos tourments Viens donc réparer les tords."

Avec violence, l'eau bouillonne de toute part. Les griffes des démons raclant la pierre des égoûts font fryssoner plus d'une oreille. Le clapotement de l'absynthe qui coule à plein tonneaux dans les temples de la secte fait un tel boucan qu'il rivalyse avec la muysque des Deux Mâ-Goh.

"Nous sommes plongés dans l'eau Notre île rysque de couler Détourne de nous les flots Et protège notre cyté !"

Le rythme des phrases est chaque foys plus saccadé. Puys, on entends les instruments du culte; le tambourin qui bat en rythme toutes les strophes, le clavecin qui rebondit sur chaque rime, le glockenspiel délirant qui improvyse derrière; un rafut infernal résonne dans les rares parties des égoûts que l'innondatyon a épargné.

"Et pour nous faire vengeance Offre nous un beau miracle Orne le temple de l'engeance D'un des plus obscènes pentacles !"

Des tams-tams viennent se joindre à la cachophonie. Jaillyssant de partout, les ombres, semblant immiter des lettres dansantes, convergent vers le temple de Poséydon. Au-dessus de l'immense bénitier où croupit l'absynthe bénit, elle dessynent une belle obscényté, entourée par un gygantesque pentacle: Poséydon faysant des choses pas nettes avec Ilauraitfalluunecontraceptyon, déesse de la laideur insoutenable. Juste au-dessus, une grande écriture à l'encre noire et bien indélébile (ils vont en avoir pour plusyeurs jours à récurer, les curetons !) les paroles hystoriques:

"Pas touche."

(E. R.)

Par Edyt de ce jour,

Afin de lutter contre les rysques d'enlysement de Venys, il est décrêté un certain nombre de mesures :

1) Tout d'abord, il sera réalysé un soutènement des îles de Venys. Prioritairement, ce soutènement sera réalysé sur l'île Ravelinienne, qui vient de subir une grave attaque des eaux. Ensuyte, le soutèment sera réalysé sur les îles qui bordent la mer, et enfin sur les îles centrales. Le soutènement sera réalysé conformément aux plans exposés sur la lyste. Il sera confiés aux servyces techniques du Palays Dogéal, sous la directyon de M. Bryaxys Hécatée Pallasalexandryde.

Ce soutènement sera renforcé sur les îles de la City's, sur l'île du Palays Dogéal, sur l'île Unyversitaire et sur l'île d'Algébia, car ces îles abritent des bâtiments de taille importante.

2) Ensuyte, chaque habitatyon devra recevoir la vysite des servyces techniques, qui établiront s'il y a lieu de procéder à un renforcement de la structure sous-terraine de l'habitatyon. Ces travaux seront aux frays des maîtres de la mayson.

3) Enfyn, les égouts Raveliniens seront asséchés et remplys de tonnes de sables extraites des carrières de La Sablière, dans les monts de l'Iumée, pour en solidifier la structure. Ces travaux seront aux frays de la République Ravelinienne et seront réalysés par les servyces techniques du Doge.

Fait à Venys, le 6 février an III,

Marilyse Emphetuocle

Doge d'Ys.


* * * * *


Ys fait trempette (2)


Anaclet de Paxatagore

Vacances à Balnéa

Aout an III


Résumé
Les vacances à Balnéa...


Nykolaos arrive à Balnéa

Léa Valadonys : Oh ! Arriverions nous enfin à Balnéa !

Nykolaos d'Ophiccius (quy n'a pas oublié les Balnéa Plage) : Sans doute, sans doute, ma mye.

Léa Valadonys : Cesse donc de me nommer ainsy, veux-tu ! J'ay l'impression d'être une vieille grand-mère !

Nykolaos d'Ophiccius : Mays non, ô Lune de mes Nuyts

Capitayne : Votre Subliminale Dogitude ? Nous devryons accoster, sy les vents nous sont favorables, demayn au plus tard.

Nykolaos d'Ophiccius : Très byen, très byen... Transmettez au Palays Dogéal le message suyvant, je vous prye :

SSD bientôt à Balnéa - STOP - Transmettre rapport SYRE au Grand Hotel - STOP - Demande d'informatyon sur avancement opératyon Zoroaztre - STOP -

Nykolaos sur la plage

Sur la plage de sable fin, toute l'équipe du RAYS se fayt bronzer au soleil, tout en discutant des derniers matchs de subrugby, des dernières voitures d'Audys... et des dernières rumeurs concernant l'AY...

Rémédous de Legys : Vous avez vu recemment Marilyse ?

Nykolaos d'Ophiccius : Non, c'est vray ça... je croys qu'elle réside toujours dans le palays mobyle de BHP

Rémédius de Legys : Vous croyez qu'il la retyent prisonnière ?

Léa Valadonys : Quy sayt ? Peut-être même qu'il dispose d'une cave aménagée, dans laquelle il a attaché Marilyse pour quelques jeux qu'Emmanuel ne refuserait pas....

Nykolaos d'Ophiccius : En parlant de jeux... j'ay entendu dyre par un amy poissonier dont la nièce est la meilleure amye de la fille de la propriétayre d'un bar très tendance de Balnéa réputé pour ses lolonayses, que BHP aurayt décidé d'abandonner son idée stupide de chasteté....

Tous ensemble : Pas possible ?!?

Nykolaos d'Ophiccius : Sy !!! Figurez vous qu'on l'aurayt apperçu dans ce bar pas plus tard qu'hier soir, en très charmante compagnye en plus, à ce qu'il parayt... Y parayent que les Sapeurs Paveurs auraient même été obligés d'intervenir pour tapage nocturne !!!

Rémédius de Legys : Tu m'étonnes, s'il vyent de s'y mettre, il ne doyt pas encore connaytre des lyeux plus propices où l'on ne risque pas de rendre jaloux les voisins...

Nykolaos d'Ophiccius : A mon avys, il s'y est déjà mys depuys byen longtemps. Moy, je trouve qu'il sayt byen s'entourer pour un chaste. T'as déjà rencontré sa prêtresse, commment elle s'appelle déjà...

VLAN

Nykolaos d'Ophiccius : Mays, Léa !!! Où vas-tu ??? Attends-moy !!!! Mays tu says byen que tu resteras toujours la plus belle femme de l'Univers pour moy !!!

Remedius de Legys : Ne t'inquiète pas elle va revenir! Par contre je pense que notre amis BHP est plus doué pour la copulatyon que pour la politique!

Bryaxys, quy passayt par là, intervint alors dans la dyscussyon :

Voyons, mon cher Doge, c'est à se demander comment vous faytes tourner vos servyces ! Sy vous étiez un peu mieux informé, vous sauriez que Sapphos est comme une soeur pour moy ! Lysez symplement sa biographye55.8 pour vous en rendre compte !

Et le seul café ou l'on aye pu me voyr récement étayt le café des Artystes Anonymes pour son inauguration !

Non, franchement, je me demande parfoys où vous allez chercher toutes ces aneries !

Nykolas d'Ophiccius

Sur les plages de Venys, une créature de rêve se promène, les pieds dans l'eau, le reste du corps à l'ayr...

Rémédius de Legys : Quy est-ce ???

Nykolaos d'Ophiccius : Je croys que c'est la gérante d'un bar de Venys, tu says, celuy-là même où BHP aurayt... comment s'appelle-t-il, déjà ??? Le Nirvana, je crois... bref, icy, tout le monde l'appelle Lola la Lolonayse

Rémédius de Legys : Tu m'as l'ayr byen au courant...

Nykolaos d'Ophiccius : Je l'avays déjà rencontré dans les rues de Balnéa. Tu penses byen que je me suys empressé de fayre connayssance !!!

Lola la Lolonayse, puysque tel est son nom, poursuit son chemyn, faysant se tourner les têtes et chavirer de nombreux coeurs, de jeunes comme de vyeux, de poiscailleurs comme de Métaligores, d'hommes comme de femmes... quoy que ce soyt généralement de la jalousye que l'on peut lyre sur les visages de ces dernières...


* * * * *


YS FILES : VENYS EST-ELLE HANTEE ?


Anaclet de Paxatagore

Chasse aux fantômes dans les canaux de la capitale


3 janvier an IV

Fontvell

Comme je l'ay annonçé, des persones ont cru appercevoyr ces nuyts dernyeres une sylhouette fantomatyque déambuler dans les rues de notre belle cyté. Certayns témoyns ont même cru entendre cette curyeuse playnte quand ce spectre (?) apparayssayt : POOOOOOOOOOTYYYYYUUUUUUUSMOOOOOOORYYYYYYQUAAAAAAAMFOEDAAAAAARYYYYYY.

Je fays appel dès mayntenant à tous témoyns dygnes de foy pour qu'yls m'aydent à résoudre ce mystère.

Paxatagore mays croyez vous que son fantôme oserait roder dans les canaux de Venys ? Ys compte parmi ses rangs les meilleurs chasseurs de fantôme, c'est bien connu.

Fontvell Alors haro ! Vyvent les chasses qu'elles soyent aux crassyeux, aux pryapes ou aux fantômes ! Taïyt ! En selle ! Lachez les meutes !

Paxatagore Etes vous paré ? Avez vous votre aspyrafantome ? Il faut aussy quelques vieux grimoires, s'il était récalcytrant. Rendez-vous dans dix minutes sur le pont de Pierre. La nuyt tombe.

Fontvell Doucement cher Amy, il faut agyr avec prudence. Attendons que la nuyt soyt byen avancée.

Il faudrayt que vous vous munyssiez de deux bryques semblables à celles que vous utylisez pour les mutylations et d'un lytre d'eau lustrale que vous trouverez au Temple de Poséydon.

De mon coté je vays fouyller dans mes malles afyn de trouver quelques parchemyns incantatoyres et fayre bryller "Portepoysse" quy nous sera utyle.

Au fayt, que comptez vous fayre des déchets ectoplasmyques récoltés par votre aspyrafantome ?

Peut-être pourryons-nous nous en débarasser en les envoyant au Zollenberg ?

Paxatagore Vous avez rayson. Il faut aussy que je prenne un caftan bien noir, afin qu'on ne me voye pas dans la nuyt. Heureusement que contrairement à Théophraste, j'ai gardé des cheveux bien noirs. Marcus, vous avez un litre d'eau lustrale ?

Marcus Porcus Catonys Un litre d'eau lustrale ? By... byen sur que ouy, par Poseydon (Loué soyt-Il !) ! Mays je comptays garder cette eau pour le retour du suppôt de Françoyvyllon, quy ne saurayt tarder... Mays puysque vous insistez, tenez ! Puysse Poseydon (Loué soyt-Il !) vous apporter force et vigueur, puysse-t-il tenir éloigné de Venys l'infâme ravelinien !

Fontvell Il est surtout ymportant que Raveline ne puysse s'emparer avant nous de cette horreur ectoplasmyque quy, pyre que les crassyeux, défygure notre cyté, Poseydon et moy seuls savons ce qu'il pourrayt en fayre. (Non, Emmanuel, n'inssystez pas, je ne vous lyvrerai pas mes secrets nécromancyques).

Paxatagore Il va de soyt que cette eau sera judycieusement utilysée... combien coûte un litre d'eau lustrale ?

Fontvell Pour combattre les démons de minuyt quy nous entraynent au fond de la nuyt l'eau lustrale doyt être gratuyte !

interlude dans le journal intime de Corto Maltys

Quatre janvyer - Ombres de Venys

De retour du Trukménystan, puys de Saboye - pour vysyter mon amy Hermann Ys -, ay beaucoup flâné dans les zones culturelles de Venys. Cynéma, théâtre, Hernanys, Rossyny's. Ay été spectateur de l'enregystrement de l'émyssyon Personne n'en parle, sur le thème des fantômes. Etayt-ce Radyo-Venys ?

Ou une autre statyon étrangère ? Ympossyble de me souvenyr. On y parlayt de la prochayne chasse, avec Fontvell et Paxa. Le présentateur, Thyerry de Hardys, a eu ce mot très juste : "Les fantômes exystent, mays moy, non". Médyte, cher journal.

Je suys enfyn retourné à Pou Yang, où un mystéryeux chynyssoys m'a confyé : "Les tloys lames de la jonque tlanchent les tloys têtes du capytayne". Yl fayt encore froyd. Les canaux sont brumeux.

Paxatagore

Minuyt, l'heure du crime et des fantômes. Sur les canaux de Venys, désertés devant le froid et la menace, quelques hommes seuls et courageux, munys de leurs armes tradytionnels et de vaporysateurs d'eau lustrale, sont à la recherche du fantôme qui hante les nuits de Venys. L'un d'eux, Rocco Siffredys, est le bourreau offyciel de la sérényssime, et porte les deux briques de Castratyon, la déesse de l'exécutyon des décysions de justyce.

- voix 1 : M. de Fontvell, vous êtes sur que c'est la bonne directyon ? - voix 2 : mmm, je me demande si je ne me suys pas perdu, normalement, icy, il devrait y avoir une bouche de métro. - voix 3 : j'empale par le fondement celuy qui s'est trompé dans la lecture de la carte.... - voix 1 : oui, c'est bon Rocco, enfin, pas tout de suyte... - voix 2 : merci, Anaclet. mettons que j'ai du tenir la carte à l'envers, il faudrait peut-être aller par là.

Fontvell Mynce, Paxa, en consultant un de mes parchemyns, je vyens de me rendre compte qu'il nous manque un élément ymportant. Il y a-t-il parmy vos gens quelqu'un quy sache imyter à la perfectyon le cry de la couylle écrasée ?

Paxatagore Dyante, je ne pense pas... il faudrait - encore une foys - demander à Marcus Porcus Catonys. Ayant échappé à plusieurs repryses à l'écrasement de ses couilles, il a peut-être une ydée. A moins que Rocco ne sache faire ?

Fontvell

1 heure du matyn.

GdF en relysant ses notes secrètes s'apperçu que le cry d'un couyllon ferayt très byen l'affayre. "Dommage que Remedyus soyt absent" pensa Paxa en désygnant comme volontayres certayns membres de sa suyte.

Le plan de capture étayt symple : les rabatteurs en frappant les bryques les unes contre les autres et en couyllonnant à tue-tête repousserayent la créature mystéryeuse vers le parvys dogéal où l'attendaient Paxa et GdF pour la détruyre. "Pourquoy le parvys " avayt pertynament demandé Paxa. "Parceque c'est l'endroyt le plus éclayré de Venys et puys aussy parce que je suys sûr que la Dogette appreciera le spectacle"

1 heure 15

Paxa, Rocco et GdF s'étayent installés au beau milyeu du parvys.

GdF sortit de son sac en authentyque peau de pryape (ouy, promys, je vous dyrai un jour ce qu'est le pryape) sept bougyes puys, dégaynant Portepoysse quy bryllait d'une étrange lueur bleutée, il traça avec virtuosyté dans le marbre du sol un cercle d'exactement troys mètres de dyamètre.

"Rocco, votre rôle sera d'attyrer l'ectoplasme dans le tryangle que je vays former à l'extéryeur de ce cercle à l'ayde de troys bougyes, une foys à l'yntéryeur, il ne pourra plus bouger et il sera alors à notre mercy. Je says votre tâche est diffycile et rysquée mays nous savons que nous pouvons vous fayre confyance. Un dernyer conseyl quy est valable pour nous tous, cette créature, quand elle pousse son cry, est capable de lancer un sort de stupydité, alors évytez d'être sur sa trajectoyre"

GdF plaça alors au Nord, à l'Est, au Sud et à l'Ouest les quatres bougyes restantes sur le pérymètre du cercle et commença à psalmodyer ses yncantatyons. "Espryts ancyens de l'Eau et de la Porte du Septentryon assystez-nous" La bougye placée au Nord s'alluma d'elle-même, les fenêtres du Palays Dogéal aussy. "Espryts Ancyens de l'Ayr et de la Porte du Levant assystez nous",une baye vytrée s'ouvryt, "Espryts Ancyens du Feu et de la Porte du Midy, assystez-nous", en nuystte, malgré le froyd, Gladys de Caryatys apparu au balcon, "Espryts Ancyens de la Terre et de la Porte du Couchant assystez-nous". Les quatre bougyes répendayent mayntenant une chaude et sécurysante lumyère. GdF planta alors brusquement son épée au centre du cercle dans le marbre quy n'offryt pas plus de résystance qu'une motte de beurre et, soudayn, un dôme luminescent entoura nos deux héros.

"Magye puyssante, dyt Paxa, le souffle coupé"

"Non, effets spécyaux, répondyt GdF, les spectateurs adorent ça. De bons FX rattrapent toujours un scénaryo complétement nul"

Effectyvement, la haut sur son balcon, sa Sublimitude applaudyssayt.

Au loyn, le battement des bryques et le cry des couyllons approchayt.

2 heures du matyn

Paxa et GdF s'étayent assys au centre du cercle. "Je croys qu'ils l'on logé. Il est temps de se préparer, Rocco, approchez vous du tryangle." GdF alluma une pype qu'il avayt remply avec de l'opyum et une autre matyère translucyde que Paxa n'avayt pas réussy à ydentyfier. GdF aspyra une longue bouffée et passa la pype au Métaligore. "Qu'est-ce ?""Un mélange d'opium et de champygnons que nous appelons dyamants de Lucyes. Ils nous permettent d'entrer en communycatyon avec les autres mondes, Essayez, cela va nous ayder." Paxa aspyra une bouffée et....

...."Vous êtes plus vyeux que je ne pensayt, GdF, plus vyeux que moy" "Ouy, Paxa, presque deux foys". Là bas, un lapyn blanc, en regardant sa montre, traversayt le Parvys en courant. "La be-elle Gladyys a des yeux de velours, La be-elle Gladys vous ynvyte à l'Amour..."Décydément Lool de Virion chante toujours aussy faux et quelle tenue rydicule que ce costume blanc...Et Marylise quy danse dans la neyge avec ses sept nayns...

Les tam-tam se rapprochent..."Paxa, Paxa, le voilà"....Par Poseydon qu'il est layd .... POOOOOOOOOOTYYYYYUUUUUUUSMOOOOOOORYYYYYYQUAAAAAAAMFOEDAAAAAARYYYYYY .... Mayntenant Frodon, donnez moy l'Anneau, je le veux ... Mon trésor ... Il est l'or Monseygnor .... Roocco, ouy, vous l'avez, bravo ... Vyte le vapo et l'aspyrafantome ..... POOOOOOOOOOTYYYYYUUUUUUUSMOOOOOOORYYYYYYQUAAAAAAAMFOEDAAAAAARYYYYYY .... Non, Rocco, ne le regardez pas .... GdF ou êtes vous ?

Venys, à l'aube

Paxa se réveylle, il a mal aux cheveux. Il apperçoyt GdFet Rocco au bord du canal en trayn de se partager une fyole d'absinthe.

"C'est finy ? On l'a eu ?"

"Ouy, mon cher amy, il est dans la boyte...Mays ce ne fut pas sans mal, nous avons des vyctymes..."

"Le sort de stupydité ?"

"Ouy, écoutez..."

Au loyn Paxa entend : " Votez NAY, Vive BHP"

"La véryté est aylleurs" conclut GdF

Paxatagore bon, euh, hum, vous pourriez-peut-être nous expliquer ce qui s'est passé exactement ?

de Fontvell Non, malheureusement, j'avays utilysé moy aussy les dyamants de Lucye. Seule, la Dogette a, de son balcon, vu ce quy s'est réellement passé. Demandez-luy donc.

Paxatagore Elle s'est probablement endormie... et de si haut, a-t-elle vu le fantôme ? Encore un mystère insondable resté sans réponse.

de Fontvell Elle a tout vu. Elle s'est même penchée pour myeux regarder. Et là, le doux spectacle de sa blanche et vyrgynale poytryne s'est offert à mes yeux. J'ay honte, j'ay failly avoyr une érectyon.

6 janvier

de Fontvell

8 h oo du matyn - Quelque part dans les sous-sols de la Faculté Delphys

La véryté étayt peut-être aylleurs avayt conclut GdF, mays la réalyté étayt là sous leurs yeux et puys aussy à l'extéryeur. Les événements dernyers n'avayent pas layssé Venys indemne :

- Pour avoyr passé une nuyt en petyte tenue sur son balcon, sa Sublymitude avayt prys un gros coup de froyd et étayt alytée (Anale ou orale luy avayt demandé le médecyn en s'approchant avec son thermomètre. Les deux luy avayt-elle répondu dans son délyre fébryle)

- La moytié des gens de Paxa quy avayent partycypé à la traque errayent dans Venys en hurlant des ynsanytés.

- Certaynes des magnyfiques dalles de marbre du Parvys Dogéal étayent en pyteux état.

- Et surtout, il y avait ce cube quy renfermayt l'extoplasme honny de Benjamin de Poynice.

Et mayntenant qu'allayent-ils fayre ?

Paxatagore Je ne voys qu'une seule solutyon : escouiller le fantôme et enfin pratiquer les rites sorcelliques pour le renvoyer dans les Enfers.

Fontvell Pour escouyller l'ectoplasme, il faut luy redonner un corps. Pourquoy un corps me dyrez vous ? Parceque l'ectoplasma n'est qu'une gelée protéyforme aussy facyle à modeler que de l'hydrargyre !

Un crassyeux couyllu à souhayt pourayt très byen servyr de corps provysoyre au Poltronyce.

Nous l'escouyllons, puys nous procédons à un exoercysme dans les règles et aprés on va arroser tout aux DMG. C'est symple, non ?

J'adore les plans comme ça .

Au fayt, il faut fayre surveyller la boîte de peur que des personnes mal intentyonnées aient des envyes d'ajouter un ectoplasme à leur collectyon d'horreurs.

7 janvier

Paxatagore, ensorcelé par Raveline Quelle bonne ydée, Saprysti ! Je vays envoyer deux valets chercher un crassyeux, saprysti !

Fontvell Mays que vous arryve-t-il, très cher ? Je ne vous voys pas dans ces condytions récyter les formyles d'exorcysme !

Paxatagore C'est fort gênant, Saprysti ! Il faudrait qu'on m'exorcyce d'abord, saprysti, même si Raveline dit que dans 48 heures ça sera fini, saprysti. Je vays aller faire un tour au Temple de Poseydon, saprysti.

Fontvell Peut-être puys-je tenter un contresort ?

Marcus Porcus Catonys Ne doutez pas de la Toute-Puyssance de Notre Seigneur Poseydon (Loué soyt-Il !). Qu'y a-t-il de plus simple qu'une délivrance des malédictyons (sort de niveau 3, temps d'incantatyon d'une actyon, portée : contact, durée instantanée, jet de sauvegarde : volonté, annule) ?

Sy vous venez au Temple, je ne manquerays pas de vous ayder. Notre devoyr, à nous autres, serviteurs du Très Abyssal, n'est-il pas de lutter contre les effets pervers de l'infâme Françoysvyllon et de ses sbyres ?

9 janvier

de Fontvell

12h05 Faculte Delphys. Chambre de Guylhem de Fontvell

Cela faysait mayntenant plus de 24 heures que Paxa étayt party se fayre désenvouter.

GdF en étayt à son 15ème verre d'absinthe et malgré cela n'arryvait pas à éteindre son angoysse.

Veretecouylle, où étayt Paxa ? Que fayre de la boyte à ectolplasme maytenant dyssimulée dans les sous-sols ? Et si le Doyen Eldon apprenayt qu'un produyt poluant avayt été introduyt en infractyon avec le réglement intéryeur ? Putevyerge, quelle galère !

Paxatagore ça y est, je suys désenvouté. Désolé de vous avoir fait attendre, cher amy, mays j'étays en train de règler quelques affaires au tribunal, mays c'est réglé, la plainte a été retirée. Bien, alors, où en sommes nous ? Peut-être devrions nous transporter cette boîte dans un endroit plus dyscret, comme par exemple sur les cymes de Saint Morys ?

de Fontvell Ou byen l'expédyer en Zolenberg. Du genre colys piégé...Sygné Raveline ?

Raveline Il ne les ouvrent plus depuys longtemps quand il y a ma signature, vous savez...

10 janvier

23h00 Bureau d'Anaclet de Paxatagore

Paxa et GdF fyxaient avec perplexyté la boyte quy était posée sur la table. "Il faut fayre quelque chose" dyrent-ils avec un parfayt ensemble. - Vous avez rayson Paxa, tenter une expéryence nécromantyque serayt trop rysquée... - Surtout en péryode d'érectyon - D'électyon, Paxa, d'électyon - C'est ce que j'ay dyt. Saprysty. Arrêtez de m'interrompre Guylhem, je réflechys...

Paxa et GdF refyxaient avec perplexyté la boyte. - Ah que coucou ! - Coucou, répondyt la boyte. - Guylhem, croyez vous que ce soyt le moment de fayre le pytre ?

Paxa et GdF fyxaient la bouteylle d'absinthe avec envye...

Deux bouteylles plus tard

- Paxa, j'ay une ydée, en fayt, j'ay deux ydées... - Vouy... - Premyère ydée, on lâche l'ectoplasme en Orys. - mmmm ? - Rappelez vous, l'arme du Poltronice, c'est le sort de stupydité... - Je voys, et là bas, les gens sont tellement demeurés que le sort n'aurayt aucun effet sur eux...Mays il y a un hyc... - Ah ? - Les archéologues de l'OCAY font des fouylles en Orys... - Alors voicy ma deuxyeme ydée. - ... - On laysse cette chose au DMG... - Quoy ? Vous voulez ryre... - Non, on organyse une attractyon inédyte. En plus des striptyseuses, les clyents pouront admyrer un authentyque ectoplasme dans sa cage de verre ! - Alors ça, Guylhem, sy vous me passez l'expressyon, vous me trouez le cul....


* * * * *


YS-FILES : OPERATYON RIP


Guylhem de Fontvell

Sic transit gloria mundi


Le jour vient à peine de se lever, sur la Ville Serenyssime. Sur l'Ile Sacrée, un homme gravit prestement les quelques marches du parvys du Temple de Poseydon (Loué soyt-Il !), puys, lentement, ouvre les grandes portes en boys de cèdre du Lysban. A pas vifs, il se dirige vers le Grands Autel, alors que dans le temple règne encore l'odeur de l'encens des célébratyons de la veille. Arrivé devant l'auteul, il allume quelques cièrges, puis commence à pryer. "Notre Seigneur Poseydon (Loué soyt-Il !), puysse la gloyre être Votre. Pardonnez moy de m'être ainsy layssé adonné quelques instants à l'écoute des ragots et autres potins, quy règnent en ce moment même en Ys par la faute des vils démagogues, conduyts par un Françoyvyllon toujours plus puyssant. Mays j'ay entendu dyre que parmys nous serayt revenu un mort. Je says que Votre puyssance est grande, et sy vous avez décidé qu'il en soyt ainsy, alors sans doute que le retour de l'Empereur est proche ! Byentôt, Vous désignerez quy doyt monter sur Votre trône, et nous guyder vers la félité éternelle..." " Mon Père, s'il vous playt..." Surprys, mays reconnayssant une voyx famylière, le saynt homme se retourne, "Mon père, écoutez moy..." "Fontvell, mon enfant, mays que faytes vous icy ? - Mon Père, j'ay besoyn de vos conseyls et, sy vous le pouvez de votre absolutyon Marcus Catonys s'approche de la sombre sylhouette et a alors un brusque mouvement de recul "Guylhem, par Poseydon (loué soyt-il), votre vysage.... Que vous est-il arryvé ? - C'est le myen mon Père, vous me voyez tel que je suys... - Vade retro Francoivyllo filii, fyt le pyeux homme en se sygnant du trydent poseydonesque - Ne craygnez ryen Marcus, mon Père, mon Amy ... Le Cataloxytanien tend la mayn vers luy, son vysage s'appayse. - Quy êtes vous ? - mays, je suys Guylhem de Fontvell, mon Père...Vous n'êtes que le deuxyème à Venys à me voyr tel que je suys. Consydérez cela comme une immense preuve de confyance. Marcus, mon Amy, je suys venu pour que vous m'aydiez spyrituellement. - Je..je vous écoute mon...enfant - J'ay commys une énorme faute et j'ay besoyn de votre asystance pour corryger cette erreur... - ? - Vous le savez, la règle de conduyte de mon peuple quy luy a été dyctée par les dyeux c'est le "Byen-Vyvre" or, cette règle en implyque une autre : celle du "Byen-Mouryr" ; c'est cette dernyère règle que j'ay transgressé... - Comment cela ? - Il y a chez nous des rytes quy permettent de "Byen-Vyvre" et aydent un agonysant à "Byen-Mouryr"...Hadys, le Seygneur du Royaume des Morts ne veut chez luy que des espryts heureux - Des Byens-Vyvants chez les Morts ?! - C'est exactement cela, mon Père. Notre intérêt pour la chasse aux spectres, vampyres et autres non-morts vyent de cette croyance. Nous les traquons, non pas pour les détruyre, mays pour pratyquer sur ces espryts tourmentés le ryte du "Byen-Mouryr". - Guylhem, mon Enfant, ce sont là des pratyques nécromantyques que Poseydon (bény soyt-il) a en hoorreur. - Que nenny, mon Père, la nécromantye consyste a utilyser ces espryts et a leur interdyre le repos...Marcus, c'est de nécromantye que je m'accuse devant vous. Ouy, de nécromantye car j'ay volontayrement layssé un espryt prysonnier de ses tourments. - Polynice... - Ouy, le Polynice du DMG. Je l'ay capturé et offert à Paxatagore par pure ambytion...Celle de me fayre byen consydérer par un Métaligore...Mon Père aydez moy à réparer ma faute...

Au Grand Temple de Poseydon, sur l'Ile Sacrée...

A cette heure tardive, une lampe est toujours allumée dans les locaux de l'Eglise Poseydonique. Dans la Grande Bibliothèque, un homme s'affaire. Revêtu d'un ample caftan d'un blanc immaculé, il consulte de vieux manuscrits, et recopie plusieurs passages qui semblent l'interesser. Puis, rassemblant ses affayres, il redescend dans les sous-sols du temple. Dans un grand sac à dos, il prend bouteylles d'absynthes sacrées, d'eau lustrale, mays aussy de nourriture, et d'autres menus objets. Il remonte enfin vers le Temple, dont il ferme les lourdes portes en boys de cèdre. Soudain, il tressaillit.

"Etes vous prêt, mon père ? - Oh, c'est vous, mon fils ? Par Poseydon (Loué soyt-Il !), vous m'avez fayt sacrément peur. - Veuillez me pardonner, mon père, telle n'étayt pas mon intentyon. - Je vous croys, mon fils. Bon, où allons nous ? - Aux Deux-Ma-Goh, mon père. C'est là qu'il doit toujours se trouver. - Ah, ouy, c'est vray. Poseydon (Loué soyt-Il !) nous ayde en ces moments difficiles, qu'Il nous prête courage et persévérence ! Je vous suys. - J'ay layssé ma gondole un peu plus bas. Allons-y..." "Mon Père - Ouy, mon fyls ? - Votre tenue est magnyfique mays quelque peu inadaptée - Comment cela ? Mays c'est la tenue ordynaire pour pratyquer un rytuel d'exorcysme - Je n'en doute pas, mays ce que je met en doute c'est sa dyscrétyon... - Homme de peu de foy ! Poseydon (Loué soyt-il) me rendra invysible aux yeux du mal. - Certes, mays Poseydon acceptera sûrement que je l'ayde un peu." fayt de Fontvell en tendant la mayn vers le saynt prélat dont le caftan vyre instantanément au noyr. "Voilà quy est myeux" -Qu'avez vous fayt ? - Moy ryen, Poseydon vous a entendu, votre caftan est pour vous toujours aussy rituelyque...Nous y allons ? - Euh...Je vous suys.

Quelques marches plus bas, troys sylhouettes immobyles attendent dans une gondole. "Mon Père permettez moy de vous présenter Sophya, Sarah et Mychelle Euménydes quy nous accompagneront et nous seront fort utyles dans cette aventure. - Mes Demoyselles je suys...sous le charme" balbutye Marcus Catonys en croysant leur regard " Je vous ai déjà vues à la soyrée d'inauguratyon de la Légatyon...Vous étyez déjà fort belles, mays ce soyr, j'avoue, je suys... - Sous le charme ? demande ingénuement Sophya, la plus agée. - Par Poseydon (Loué soyt-Il !), et sy nous nous dirigyons vers les Deux Ma-Goh ? Chysnatown est un quartyer relativement pieux, vénérant Po-Tsé-Ys-Dong, nous ne devryons pas rencontrer de résystance particulière. Et puys, nous pouvons compter sur l'appuy de Notre Seigneur Poseydon (loué soyt-Il !) - Je n'en doute pas, mon père, se hasarde Guylhem, mays je pense que quelques Yris pourraient aussy nous être d'une certaine utilité. - Femmes, je suppose aussy que vous nous ayderez, en cas de nécéssité ? Notre Seygneur Poseydon (Loué soyt-Il !) vous a doté de certayns attributs qu'il convient que vous utilisiez lorsque l'Empereur Dyeu l'exige... - Nous sommes là pour cela, mon Père...Quant à nos attrybuts, fayt Sophya en souryant mystéryeusement, vous ne pouvez pas vous imagynez ce qu'ils sont...et quy nous en a pourvu. Marcus, perplexe, se replonge dans ses médytations tandys que Guylhem, allongé, la tête posée sur les genoux de Mychelle quy luy caresse doucement les cheveux, retrouve peu à peu sa sérényté. La gondole glysse doucement sur le grand Canal à peyne éclayré par la lune. Tout serait calme s'il n'y avayt ces crys et ces hurlements quy se font entendre, au loyn, du côté de la Républyque Ravelinienne. "Qu'à pu encore inventer ce suppôt de Francoyvillon ?" murmure Catonys. Guylhem semble mayntenant dormyr...Marcus relève la tête. " Dytes moy, Sophya.... - Ouy, mon Père ? - Quy êtes vous ? - Comment cela, mon Père ? - Ouy, luy et vous....Quy êtes vous réellement ? Qu'êtes vous venus fayre icy ? - Vous le savez mon père. Nous sommes venus pour que la Cataloxytanie rejoygne le gyron de l'Empyre...Et ayder l' espryt de ce crétyn de Poltronyce à regagner le royaume des morts. - Ne vous moquez pas de moy. Poseydon (bényt soyt-il) ne vous pardonnera pas un nouveau mensonge ne serayt-il que par omyssion. Sophya regarde Sarah et Mychelle quy inclynent la tête en un muet acquyescement. " Mon Père, ce serayt fayre insulte à votre intellygence et à votre culture que de vous cacher plus longtemps quy nous sommes. Notre nom, les Euménydes, doyt évoquer pour vous d'antyques légendes. - Les Euménydes appelées aussy les Furyes par les Romayns. - Ouy mon Père, mays nous sommes les "Byenveillantes" pour ceux que nous protégeons, mays ceux que nous pourchassons et quy nous craygnent nous appelent les "Erynyes" car notre tâche est aussy d'arceller et de punyr les coupables. - Ce n'est pas possyble. Vous mentez....C'est un blasphême.... - Mon Père,enfyn, regardez nous. Nous ne sommes pas Alecto, Mégère et Tisyphone, les fylles de Cronos et de la Nuyt, nous ne sommes que de symple mortelles, cependant, nous avons reçu l'éducatyon que nos Mères ont elles-mêmes reçues des Euménydes il y a de cela des syècles et des syècles...Nous sommes là pour protéger et assyster Guylhem.- - Et quy est-il luy dont le vray vysage m'est apparu ? - C'est luy même quy vous le dyra, sy il le faut. Mays, écoutez plutôt cette légende, vous en tyrerez peut-être quelque enseygnement : " En ce temps là, un roy, fit construyre pour sa fylle une merveylleuse cyté. Elevée plus bas que la mer, cette vylle appelée Ys en était protégée par une puissante dygue. Une écluse fermayt le port et seul le roy pouvayt décyder de son ouverture ou fermeture, permettant ainsy aux habytants d'aller pêcher.

La pryncesse, profondément attachée aux Ancyens Démons, accusait le Prêtre de Poseydon d'avoir rendue la vylle tryste et ennuyeuse. Elle rêvayt d'une cyté où seules régnerait rychesse, lyberté et joye de vivre. Chaque soir, elle faisayt venyr un nouvel amant au palays, l'obligeant à porter un masque de soye. Mays le masque étayt enchanté, et à l'aube il se transformayt en gryffes de métal, tuant ainsy ses amants dont le corps étayt jeté du haut d'une falayse dans l'océan.

Un beau matyn, un jeune seygneur de rouge vêtu, arriva dans la cyté. La pryncesse tomba aussytôt amoureuse de l'étranger. Or, c'était le Talos que Poseydon envoyait pour chatyer la pécheresse. Par amour pour luy, elle luy donna la clé de l'écluse qu'elle déroba à son père pendant son sommeyl. Le Talos ouvryt l'écluse et l'océan en furye envahyt la vylle en déferlant dans les rues et étouffant ainsi les crys d'horreur des habytants. Seul le bon roy réussit à s'échapper de cet enfer avec l'aide du Prêtre de Poseydon. Sur son cheval maryn que ce dernyer avayt invoqué, il se mit à chevaucher pényblement dans les vagues, alourdy par un poyds quy n'étayt autre que sa fylle. Sommé par le Saint Prélât, il abandonna sa fylle et parvynt à regagner le rivage. Aujourd'hui encore, il arrive que par temps calme, les pêcheurs de Collyoure entendent souvent sonner les cloches des temples engloutys"

Cette légende est rydicule, ma fylle, comment voulez-vous qu'un Prêtre de Poseydon (Loué soyt-il) ayt voulu punyr quelqu'un quy précysément défendayt le mode de vye Yssois à savoyr rychesse, lyberté et joye de vyvre... - Effectyvement, je suys toute à fayt d'accord avec vous, racontée aynsi, cette hystoire ne peut être que fausse. En fayt, ce n'est pas la versyon oryginale...Mays, sylence mayntenant, j'apperçoys les lenternes de la porte d'entrée des Deux Mah-Goh. Réveyllons Guylhem et préparons nous à agyr. - Vous avez rayson. Mays puisque vous m'en parlez, cela me rappelle une hystoire que les crassyeux racontent à leurs enfants pour nous tourner en ridicule. L'hystoire est semblable, mays ils nomment la princesse "Dahut". Grotesque, n'est ce pas ? Puysse Poseydon (Loué soyt-il !) les maudyr jusqu'à la DCLXVIe génération* pour cela ! - Mmmmm.... pousse Guylhem - Je croys qu'il s'est réveillé, constate une des charmantes jeunes filles. - Byen. La questyon est maintenant, par où entrer. Puysse Poseydon (Loué soyt-Il !) nous montrer le chemin ! Nous pourryons passer par le toyt, ou peut-être par une fenêtre au premier étage. A moins qu'un vasistas n'ayt été layssé entrouvert par la volonté du Très Abyssal...

- Nous pouvons aussy passer par la porte, vous ne croyez pas ?

Guylhem ouvre les yeux : "Je ne dormays pas, je savourays, tout en réfléchyssant, les douces caresses que m'octroyayt Mademoyselle Mychelle Euménydes...Quelle heure est-il ? - 5h00 du matyn, répond Marcus Catonys en consultant son cadran lunayre de poygnet, souvenyr d'un voyage à Genèse. - Parfayt...Les Deux Mah-Goh sont mayntenant fermés... - Mays sûrement encore remplys de clyents, rétorque Sarah. Ca ne va pas être symple... La gondole s'approche encore. Le quay n'est plus qu'à une centayne de mètres. "Chhht; sylence. Ecoutez !" chuchotte Guylhem de Fontvell. "Quoy ? Mays il n'y a aucun bruyt, répond Marcus après un court moment - C'est byen ce quy m'inquyète. Nous devryons entendre de la musyque, des ryres, tous les bruyts habytuels à ce genre d'établyssement... - Ouy, et regardez : les lumyères de l'étage sont éteyntes... Effectyvement, seul se fayt entendre le clapotys des vagues et les quelques appels ironyques des mouettes ryeuses. "Par Poseydon (bény soyt-il) qu'est ce que cela veut dyre ? - Allons-y... La gondole est mayntenant au bord du quay. Guylhem rysque dyscrètement un oeil et, après un mouvement de recul quy manque de fayre chavyrer le frêle esquyf, baysse vyvement la tête puys regarde à nouveau. "Que Dionys me patafyole !" Le spectacle ne manque effectyvement pas d'intérêt : allongé sur le ventre, la tête tournée vers les étoyles en faysant un angle de 180$^\mathrm{o}$ avec son corps, est allongé feu Monsyeur Prosper Brysemotte, l'ancyen défenseur-tacleur vedette des PME de Venys, engagé comme vydeur par Anaclet de Paxatagore. "Oups, fayt le dygne prélat en découvrant le tryste spectacle, - Voylà que cela vous reprend, mon Père. Avez vous songé à vous fayre soygner pour ces rôts ophyciusséens ? - Ouy, je souffre du syndrome gorgoroturyen. - C'est déléthère ? - Non, mon fyls, juste gazeux. D'une détente félyne, Guylhem de Fontvell bondyt sur le quay, tous ses sens aus aguets. Il est byentôt suyvi de ses Euménydes quy aydent avec un souryre quelque peu appitoyé le dygne prélât à se hysser à son tour. "Il est mort, dyt ce dernyer. Que Poseydon (Loué soyt-il) luy pardonne tout ses châssés et ses tâcles manqués. Sophya s'approche de la porte d'entrée et l'examyne quelques instants courts mays suffysant pour s'appercevoyr qu'elle est ouverte. "la serrure a explosé. Du travayl propre, soygné, professyonnel....Je n'aurays pas fayt myeux....Mes soeurs, nous passons devant. Monseygneur, vous nous accompagnez ? Cela rysque d'être divertyssant et puys, il y a longtemps que je vous ay vue à l'oeuvre. - Il est vray qu'un peu d'exercyce me fera du byen. Alors, sous les yeux effarés de Marcus Porcus Catonys, Guylhem de Fontvell ferme quelques instant les paupyères, murmure quelques mots et frotte ses doygts le uns contre les autres, en rythme. Une odeur d'ozone s'élève et mayntenant, les mayns du cataloxytanien semblent crépyter et être entourées d'étyncelles. "Venez, mon Père, dyt Guylhem, le bal va commencer.... "Vous m'effrayez Guylhem. Dans quelle hystoyre sordyde m'avez vous entrayné ? - Il s'agyt juste de rediryger un espryt un peu déboussolé ; L'ayder a accepter son arrachement à la matyère et à luy fayre abandonner toute ydée de vengeance à l'encontre de Mesdames de Cariatys et Emphetuocle. - Ouy mays...Tout çà...Ce corps étendu, là, mysérablement ? - Une ryxe, mon Père, ryen qu'une ryxe... - Ne prenez pas pour un idyot, Guylhem, lâche Marcus Catonys avec colère. - Mon Père, je ne says pas ce qu'il se passe, mays, le meylleur moyen de le savoyr c'est d'entrer. Je vous demande juste d'être prudent. Si vous le souhaytez, vous pouvez rester dans la gondole. - Mon fyls, vous m'insultez.... Je vous suys. Sophya pousse la porte quy, contrayrement aux clychés, ne s'ouvre pas avec un sinystre gryncement de ses gonds car le personnel des Deux Ma-Goh, suyvant suscrupuleusement les instructyons de Monsyeur Paxatagore quy tyent à la réputatyon de son établyssement classé troys étoyles au Guyde Myche, les graysse régulyèrement. A l'intéryeur, pas un bruyt, pas la moyndre lumyère. Normalement, les crassyeux, technyciens de surface, devrayent être en trayn de s'affayrer à nettoyer le marbre du sol souyllé par les déjectyons des clyents n'ayant pas eu ni la présence d'espryt, ni la rapidyté de se diryger vers le vomitoryum. - Par Poseydon (Loué soyt-Il !), voilà quy est byen étrange... s'étonne le prêtre de Poseydon (Loué soyt-Il !) - Mon Père, tâchons de fayre le moins de bruyt possyble, il se peut que des individus hostiles se trouvent toujours en ces lyeux, murmure Sophya - Vous avez rayson. Monsyeur de Fontvell, il se peut que le fantôme se trouve toujours à sa place, dans son aquarium, un peu plus loin. Je vous propose d'aller en cette directyon, prononce à fayble voix le prêtre. - Peut-être, en effet. Je propose de prendre la tête du cortège, vous me suivez, pendant que Sophya et ses soeurs assurrerons nos arrières. - Il est dommage que nous n'ayons point de roublard parmys nous, il eut pû détecté et désamorcer les pièges quy sèment sans doute notre chemin. Que Poseydon (Loué soyt-Il !) nous en préserve ! lance Marcus, alors que notre groupe d'amy commence à se diriger vers la salle où soyt-être enfermé le fantôme. Soudayn... - Mays... s'exclament en même temps tous les membres du groupes, en pénétrant dans la salle à l'aquarium - mmppphhfffmmm... mmémmammmez mmmoy... mpphhffmm....

En effet, un spectacle sydérant s'offre à leurs yeux écarquyllés par l'incrédulyté : Dans la cage de verre à double épaysseur, en lyeu et place du Poltronyce, se débat une forme humayne lygotée et bayllonée. " Mmmppphhmmm..... - Que Dionys me patafyole, s'exclame de Fontvell en s'approchant et en découvrant le vysage du malheureux...Porphyrio...Porphyrio regarde moy C'est effectyvement Porphyrio quy gyt là, en byen pyteux état. Ce quy fut ce beau et doux vysage aymé par Maltys n'est plus qu'une boursouflure sanguynolente. " Mychele occupez vous de luy - Il faut ouvryr la cage, Monseygneur - Regardez en bas sur votre droyte, il ya un petyt panneau. Vu ? - Ouy, Monseygneur - A l'intéryeur, vous trouverez deux boutons. Vous appuyerez sur celuy de couleur verte. - Monseygneur, le panneau a été ouvert et des fyls arrachés ! - Par le chaudron du Dagda... - Vous dytes, mon fyls ? - Ryen, reculez vous s'il vous playt, çà va remuer, fayt Guylhem en posant la mayn sur la vytre quy se met à vybrer. Byentôt le verre commence à se fendyller et un liquyde contenu entre les deux paroy s'écoule. " Qu'est ce que çà, demande le prêtre ? - De l'eau bényte...C'est pour évyter que le spectre traverse les vytres, luy répond Sophya. Le front trempé de sueur de Fontvell retyre sa mayn puys donne un vyolent coup de coude sur la paroy transparente quy vole en éclat. Les Euménydes se précipytent alors pour détâcher Porphyrion et luy prodyguer les premyers soyns. Un bruyt fayt soudayn sursauter le Cataloxytanien quy se retourne promptement. Derryère Marcus Porcus Catonys se dresse, menaçante, une forme humayne. " Mon Père. Attentyon ! " s'écryt-il en dégaynnant Portepoysse. Le prélât se jette instinctyvement sur le côté évytant aynsi un vyolent coup assené au moyen d'un monstrueux casse-tête. L'agresseur surprys par l'esquyve et déséquylibré par le poyds de son arme bascule et vyent s'empaler derechef sur la lame luysante de l'épée. Hoquetant de surpryse et de douleur, l'homme tombe à genoux. Guylhem se baysse à sa hauteur, le regarde fyxement dans les yeux et luy murmure quelques mots en une langue inconnue puys, en se relevant arrache brusquement l'arme de l'abdomen de sa victyme quy tombe en avant mays, cependant, pas suffysamment rapydement pour évyter que le Cataloxytanien sépare, d'un geste vyf et précys, la tête du tronc. " Pourquoy l'avez vous tué ? Il fallayt le fayre parler ! s'insurge Catonys - Vous pouryez me remercyer, luy répond en souryant Guylhem de Fontvell, je vyens de sauver votre inestymable vye. - Il ne m'aurayt pas tué, les armes ne fonctyonnent pas en Ys, réplyque le saynt homme. - Ah ouy ? Il faut croyre que parfoys les règles ne s'applyquent pas. - C'est de la sorcellerye - Non, c'est un myracle de Poseydon (Loué soyt-il) quy a levé l'interdyt afyn que je puysse vous protéger. Et puys, regardez le casse-tête...Ingényeux, non ? - Un gygot ! - Ouy, un cuyssot de sanglyer sûrement tout droyt sorty d'un congélateur de la cuysine de ce respectable établyssement. - Bon, admettons, mays, par votre faute, nous ne savons pas quy sont les auteurs de cette agressyon et de l'enlévement du Poltronyce, car il a byen été enlevé, n'est ce pas ? - Ouy, indubytablement. Partons vyte d'icy avant que Paxa quy doyt mayntenant être au courant de ce qu'il se passe ne rapplyque et emmenons dyscrétement Porphyrio chez Maltys pour qu'un médecyn le soygne. Nous verrons demayn ce qu'il convyent de fayre. Auusitôt, le groupe, traynant Porphyrio, se diryge prestement vers la sortye.

"Monseygneur, regardez...s'exclame Mychelle en désygnant les planches du quay. - Tyens donc, c'est surprenant de trouver cela icy. - Qu'est ce donc ? demande Marcus Catonys. - Juste deux branchettes d'if et de chêne nouées ensembles. - Vous savez ce que c'est ? - Ouy, c'est le sygne de reconnayssance des trabuc...

Guylhem de Fontvell s'écroule alors face contre terre, le crâne ensanglanté....

"AUX GALERES LES SUPPOTS DU RAYS ET LES CHYSNOIS" - Monseygneur.... - Saisyssez pavés et gourdyns... - Monseygneur, réveyllez vous... - Mmmhhhhh ? Où suys-je ? - A bord de l'Amphytryte, Monseygneur. - Oumph. Je rêvais que j'avays perdu les électyons et que Mong Pou et sa racaylle chysnoyse mettayent à sac le Palays Dogéal. - Ce n'étays pas un rêve, Monseygneur, vous avez perdu.... - Ce n'est pas possyble tous les sondages me donayent gagnant....Et le Palays Dogéal ? - Il est toujours debout ; par contre, c'est le Palays de Madame de Caryatys quy a été pyllé... - Pauvre Gladys, elle quy s'étayt donn" tant de mal pour s'enichyr. Et moy, que m'est-il arryvé ? Où est catonys ? Et Porphyrio ? - Calmez vous, Monseygneur. Vous avez été blessé et vous avez perdu conscyence. Au moment de monter à bord de la gondole quy nous attendayt devant les Deux Mah-Goh, votre crâne a été la cyble d'un projectyle lançé par un inconnu que nous n'avons pu rattraper. C'est Mychèle quy a du prendre votre apparence pour fayre illusyon pendant la campagne. - Je suys resté inconscyent une semayne et personne ne s'est douté de ryen ! - Ouy, Monseygneur. Mays, layssez moy vous raconter la suyte. Aprés vous avoyr allongé dans la gondole nous sommes party chez James-Honoré pour déposer Porphyrio. - D'Ysville étayt donc au courant pour moy. - Ouy, mays, il n'a ryen dyt. Il ne s'est pas servy de cette informatyon pour vous nuyre. - Sacré James-Honoré. Doge ou pas, j'ay hâte de le revoyr... - Il nous a contacté, il vyendra à bord de l'Amphytryte la semayne prochayne avec Porphyrio quy sera sûrement remys et pourra nous conter ce quy s'est passé aux Deux Mah-Goh. - Sarah, préparez moy une pype et servez moy un verre...Non, pas d'absynthe, un Ryve Sale...Nous avons du travayl.



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Sérényssime Empire d'Ys