Ys n'est pas un pays d'anonymes. C'est un pays où l'excessyve personnalysatyon des fonctyons publiques et pryvées a conduyt très tôt à l'identificatyon de nombreux personnages. Connaytre les personnages ymportants de la cyté est un acte essentyel de socialysatyon à Ys. Cette rubrique est consacré à la geste des yssois célèbres de notre temps.
Encore ces querelles de vieillards, qui animent Ys de temps à autres.
Anaclet de Paxatagore, 23 mai : MON EPEE ! MES VASSAUX !
Ce soyr, on va bouffer les couylles de Mytilène, à l'oseylle, et avec un bon steack pour avoir quelque chose à manger !
ABOULA !
Sa tête ensanglantée va être suspendue au sommet de mon antenne parabolique avec laquelle je regarde la télé ydéenne (oui, je says, j'ai honte, mays j'aime bien leurs films X).
Nykolaos d'Ophiccius : ABOULA !!!
Sus au Mytilène !
Nykolaos d'Ophiccius PS : Euh, boss, vous croyez qu'ils les a toujours, ses bijoux de familles ?
Anaclet de Paxatagore : je pense qu'en tous cas il faudra un bon cuysinier.
Dialogue au Palays Paxatagore, entre Anaclet et l'hystoryenne Bryseys Lunia.
Anaclet de Paxatagore : je prends mon épée, et je m'en vays venger les morts de ma famille. ça fait longtemps que nous n'avons pas lancé de croysade !
Bryseis Lunia : vous voulez en lancer une ? Je peux trouver une cause si vous voulez ?
Anaclet de Paxatagore : une cause ? L'hystoire de ma famille toute entière est LA cause Steph dit :
Bryseis Lunia : oui, mais on va vous repprocher de raviver un conflit alors qu'il est calme en ce moment !
Anaclet de Paxatagore : qui va me reprocher ça ? On n'est pas à Ydemos icy. Et d'ailleurs, ceux qui ne sont pas d'accord, je leur coupe la tête. ça a le mérite de régler les conflits.
Bryseis Lunia : certes !
Anaclet de Paxatagore : ce soyr on campe au castel Mytilène. Et on va faire la razzya sur ses cuysines et ses soubrettes.
Bryseis Lunia : on ?
Anaclet de Paxatagore : le clan paxa.
Bryseis Lunia : vous et vos vassaux ?
Anaclet de Paxatagore : je n'attaque pas seul, je suis pas fou. Il est dangereux avec son rasoyr, le vieux.
Bryseis Lunia : mais il a les siens de vassaux, faites gaffe ! protégez vous !
Anaclet de Paxatagore : bof, que des gonzesses. Elles confondent une épée et un godemichet.
Bryseis Lunia : de plus, peut etre en font elles la même utilisation !
Anaclet de Paxatagore : chacun sa vie. c'est probable, parce que si elles comptent sur Théophraste...
Théophraste de Mytilène : Ce soyr je ne suys pas libre pour vous empaler sur le donjon de mon castel mays synon, c'est quand vous voulez. Qu'on résolve une foys pour toutes le contentyeux entre nos deux familles.
Anaclet de Paxatagore : rassurez-vous. Dans quelques minutes, vous serez dysponible pour l'éternité. Tout n'est qu'une questyon d'agenda. Faites venir vos descendants, qu'on règle cette questyon.
Fonvell, Toujours chevaleresque et quy demande à Raveline de luy pardonner l'excès de vyrgules : Cher Théo, je ne suys, certes pas, votre vassal, mays, c'est avec joye que moy et mes Euménydes se feront un playsir de dépecer et de hacher menu menu les Paxatagorets.
Anaclet de Paxatagore, le surlendemayn : bon finalement j'ai préféré faire un tour en république ravelinienne, à la recherche de la non-bombe perdue.
«Ding dong»
Une paire d'yeux apparait au sein de la large porte en boys massyf par une ouverture.
«C'est pour quoy ?»
«Je voudrays parler à Madame Emphétuocle.»
«Et vous êtes ?»
«Léa Valadonys»
«Quy ça ?»
«Léa Valadonys»
«Madame Emphétuocle ne connayt aucune Falabonys. Au revoir.»
«Attendez ! Je suys l'épouse de Nykolaos d'Ophiccius»
«Ah, un instant.»
L'ouverture se referme. Cinq minutes plus tard, la porte s'ouvre, un domestique conduit Léa Valadonys jusqu'au coeur du Palazzo Emphétuocolo, jusqu'à une antichambre où il lui est demandé d'attendre quelques instants encore. Quelques gémyssements se font entendre dans la pyèce à coté, de plus en plus nombreux, de plus en plus fréquents, de plus en plus puyssants. Puys le sylence revyent. La porte s'ouvre, un bel éphèbe en sort, nu, beau, bronzé, au corps luysant, suyvit d'un autre, puys d'un autre, puys d'un autre, puys encore d'un autre, cela ne s'arrête plus...
«Léa ! Quelle bonne surprise ! Mays venez, entrez donc ! lance Marilyse, vysiblement épanouye, pas le moins fatiguée du monde. Vous voulez boire quelque chose?»
Un peu d'absynthe, s'il vous playt.
«J'ay là une excellente bouteille, cuvée 1928, excellente année, vous allez voir, délicyeuse. Mays dytes moy, que me vaut votre visyte ? Nykolaos se serayt-il décydé à vous honorer, et viendriez vous me demander quelques conseyls ? Alors autant vous le dire tout de suyte, vous n'arriverez jamays à ryen avec cet être là. J'ay là quelques hommes... vous avez du d'ailleurs les voir quand ils sont sortys. Décydément, sy d'Ysville a franchement de mauvayses idées en politique, ses goûts sont décydéments exquys. Sy vous le voulez, je peux vous en prêter quelques uns, qu'en dytes vous ?»
«Euh... mercy beaucoup, mays non, ce n'est pas pour cela, réponds Léa, un peu désemparée.»
«Qu'est-ce alors ? Qu'est ce donc quy peut être plus important que votre épanouyssement personnel ? Ou alors... vous voulez divorcer, c'est cela ? Et vous venez voir une prêtresse de Poseydon (Loué soyt-il !) pour connaytre exactement la démarche à suivre ? Ne vous inquietez pas, cela ne devrayt poser aucun problème. Il ne devrayt pas être difficyle de démontrer qu'il ne vous honore pas.»
«Non ! Ce n'est pas non plus pour cela. C'est quelque chose de plus... délicat...»
«Ah ? De quoy s'agit-il alors ?»
«Je croys que je suys enceinte...»
«enceinte ? Mays de quy ? Mays enfin, très chère, ce sont des choses qu'on s'efforce d'évyter quand on est de notre condytyon ! (zut, moy qui pensayt pouvoir mettre la mayn sur le Rhodysland après le décès prématuré de Nykolaos d'Ophiccius qui était prémédité pour bientôt, afin de le donner à mon fidèle vassal voysin. Elle est enceinte, la garce, ça ne m'étonne guère, elle a l'air plutôt bien foutue et pas très maline). C'est pourtant simple !»
«probablement, mays....»
«bon, si vous cherchez un avorteur, ça se corse un peu. Vous savez que l'avortement est interdyt à Ys, Poseydon est source de toute vie et de toute vigueur. Je crayns qu'il ne faille envysager un petit voyage à l'étranger, à moyns que dans quelques fiefs reculés on ne trouve encore un vieux rebouteux ou une vieille sage femme....»
«c'est-à-dire que...»
«eh puys vous avez peut-être envye de savoir qui est le père ? C'est le problème de nos jours, on s'envoie en l'air avec presque n'importe qui et chacun laysse son sperme n'importe où, ça devient très difficile de savoir ces choses là. C'est pour ça que j'aime byen aussy me faire sodomyser, ainsy on ne rysque pas grand chose...
«ouy, moy aussy, mays...»
«ah vous aussy ? et le cunninlingus, vous pratiquez ?»
«Mays, euh... je ne connays aucun Cunnin Lingus !»
«Comment ça, vous ne connayssez aucun cunninligus ? Mays ma pauvre fille, il ne faut pas hésyter à le demander à vos partenaires ! (incroyable, qu'est ce qu'elle peut être cruche celle là. J'espère que Nykolaos n'est pas le père, je ne voudrays pas voir le résultat que ça donnerayt)»
«Ah, ils le connayssent mes partenaires, ce Cunnin Lingus ?»
«Byen évidemment !»
«...»
«Vous allez le garder, cet enfant ?»
«Je ne says pas encore... je pense, ouy.»
«Vous avez déjà pensé à tout ce que cela sygnifie ? Vous feriez mieux d'aller voir Vyvyane, elle vous renseignera byen mieux que moy.»
«Vyvyane ? Euh... Vyvyane de Virion ? euh... je croys que je ne préfère pas... Mays vous savez, j'y pense beaucoup ces derniers temps. J'ay même réfléchy au prénom que je luy donnerays...»
«Ah ? Et quel sera-t-il ? (je crayns le pire)»
«Nykolaos, comme son père, byen évidemment»
«Qu'est ce que je dysays.»
«Pardon ?»
«Non, non, je n'ay ryen dys. Et sy c'est une fille ?»
«Je ne says pas encore byen, mays je pense quand même à un prénom.»
«Lequel ? (qu'est ce qu'elle va me sortir cette foys ? Nykolette ?)»
«Aliénor.»
Quel malpoly je fays. Je me présente donc, Alphonse de Cysthère, de retour de Pondres où j'exerçays les fonctyons d'Ambassadeur Impérial auprès des Angleux. Je revyens en Ys pour prendre une retraite byen méritée.
Né à Balnea dans une famille de pêcheurs, Arpad Orenko passe son enfance dans cette localité au bord de la mer avant de partir pour la capitale pour y commencer des études d'histoire. Mais dès son arrivée à l'Académie Impériale, il s'attire les foudres des autorités en critiquant la mainmise du Colibrys sur les associations d'étudiants et en s'affirmant comme un leader estudiantin proche des milieux réformistes.
En remettant en cause certains dogmes de l'histoire officielle et en critiquant la politique isolationniste du gouvernement, Arpad Orenko s'affiche comme un opposant au régime et il finit par être renvoyé de l'Académie en raison de ses thèses "hérétiques". Avec Rascar Capac, un ami rencontré sur le campus, il passe alors dans la clandestinité et fonde le Mouvement de résistance pour la libération d'Ys qui se lance dans une campagne de dénonciation des mensonges sur lequels repose le régime en place. Multipliant les distributions de tracts à la sauvette et la pose d'affiches sauvages, le Moreliys commence a rencontrer un certain appuis dans la population et des dissentions apparaissent au sein du Conseil des Portes entre l'aile réformiste favorable à des négociations et l'aile dure qui prône la répression.
Mattathias Von Burgstern, le chef de file de l'aile dure prend alors le pouvoir en faisant assassiner le prince héritier trop modéré à son goût et en accusant le Moreliys de l'attentat. La répression se durcit et Von Burgstern met à prix la tête d'Orenko et celle de Capac, faussement accusés d'être de dangereux terroristes. Face à la chasse à l'homme organisée par les séides du régime, les leaders du Moreliys sont contraints de se cacher dans la campagne yssoise et de changer constament de repaire. Au bout de quelques mois, épuisés par cette longue traque, Orenko et Capac décident de s'éxiler à l'étranger pour y organiser la résistance. Ils s'embarquent de nuit à bord d'un chalutier et, parvenant à déjouer le blocus de la flotte yssoise, ils font route vers le nord jusqu'au Zollernberg, puis au Krassland où ils établissent leur quartier général en exil. Le tyran Von Burgstern ayant appris leur départ et redoutant que les leaders du Moreliys ne révélent à la communauté internationale la véritable nature du régime yssois, prend les devants en renouant les contacts avec les capitales étrangères et en se proposant pour accueillir le siège de l'Organisation des Nations Virtuelles qui est en cours de création.
Mais malgré la grandiloquente mise en scène orchestrée par Von Burgstern, tous ne sont pas dupes et au Krassland comme ailleurs des démocrates s'opposent à ce que le siège de l'organisation soit installé dans un pays dictatorial et ils apportent leur soutien au Moreliys. L'ONV décide alors d'envoyer une commission internationale d'enquête à Ys pour faire la lumière sur ce qui s'y passe réellement. La présence d'observateurs étrangers empêchant le régime d'avoir recours à la répression policière habituelle, les langues se délient et la vérité commence à émerger . Lorsque la commission finit par révèler que l'Empereur n'existe pas et que le véritable détenteur du pouvoir est le prince héritier Von Burgstern, la vérité éclate au grand jour et le tyran, laché par les réformateurs emmenés par l'amiral d'Algébia, préfère se suicider plutôt que de finir lapidé par la foule qui se masse aux portes du palais. Arpad Orenko rentre alors d'exil et devient le deuxième citoyen à s'inscrire sur la liste de la population après Julien d'Algébia.
Le Moreliys, blanchi des accusations de terrorisme par la commission de l'ONV, est légalisé par le Conseil des Sages qui administre provisoirement le pays. Arpad Orenko transforme alors le Moreliys en un parti politique républicain et il est élu "prince héritier" lors des premières élections libres, devenant ainsi le premier dirigeant de l'histoire yssoise à être démocratiquement élu.
Outre ses activités politiques, Arpad Orenko est aussi le président de la compagnie de transport maritime Aeroglys qui relie les principales cités yssoises aux pays environnant grâce à de performants et rapides aéroglisseurs conçus par la société krasslandaise Krasspace Technologies.
=http://atlante.serenyssime.org/
Selon Théophraste de Mytilène ( mail 5527 ), l'Atlante compte 66 déclinaysons et 43 temps.
Je suis fils d'une assistante du temple Miletinien de la déesse Athéna et du bras droit du satrape Amalthée qui, si il devint un peu chèvre sur la fin, n'en reste pas moins un des meilleurs satrapes qu'Ioniapersis aie connus. Je suis né à Milétine, dans l'enceinte meme du temple ou officiait ma mère.
Eduqué par les prêtres, j'appris nombre de choses parmis lesquelles le gout des arts et techniques ainsi que la science très délicate du gouvernement. Ce que je ne savais pas à l'époque était que le satrape, déjà âgé, n'avait pas de descendant et qu'il comptait faire de moi son héritier.
En effet, si la satrapie est partie intégrante de l'empire, le poste de satrape est héréditaire à moins que l'empereur en décide autrement.
Brusquement, les choses s'accélérèrent à la mort de l'empereur car mon protecteur prit sa place et me confia la satrapie que je gérai 7 ans durant, de façon pacifique, dans le respect des dieux et de l'empereur.
J'ai notemment lancé plusieurs projets édilitaires importants et mené à terme trois campagnes militaires aussi courtes que victorieuses. Le peuple était heureux de vivre dans ma satrapie et moi de le diriger.
Cependant, un coup d'état a changé cette situation il y a quelques mois : mon protecteur fut tué et son successeur envoya un satrape de son choix pour me remplacer. C'est alors que j'ai fuit et atteint Nautia avec une partie du trésor royal et quelques documents et oeuvres littéraires, sans parler de mes plus belles oeuvres d'art...
A Nautia, j'ai tenté de m'intégrer aux mieux, lançant diverses idées sans être toujours suivis... Une récente et violente querelle sur les patronymes me fit craindre pour ma vie et contacter monsieur de Mytilène qui m'invita à m'installer parmis vous.
Arrivé à Ys, "BHP" s'intégra relativement vite, sans toutefoys abandonner une grande partie de son passé : il chercha à implanter le culte d'Athénatyon et développa un réseau d'espionnage par chouettes. Le culte d'athénatyon failit être interdit et les chouettes le furent totalement, sauf en Athys.
BHP sut toutefoys trouver l'appuy de Marilyse Emphetuocle, qui le fit Hypoligore d'Athys. Il développa consydérablement cette provynce, qu'il organysa et structura si bien qu'on peut penser que c'est aujourd'huy le fief le mieux géré d'Ys.
En politique, BHP s'engagea d'abord au côté de Marilyse, à l'Actyon Yssoise, avec l'espoir de devenir Doge. L'hostilité que ses ydées et son comportemetn suscytèrent l'amenèrent à être exclus de l'AY et il fonda son propre party : la Nouvelle Actyon Yssoise. Sans espoir de devenir Doge, il soutient la candidature de Nykolaos d'Ophiccius en septembre an III, puys rejoint "l'opposytion unie", autour de Léa Valadonys. Il en fut même le candidat aux dogéales antycipées d'octobre, et fut cruellement battue, n'obtenant qu'une seule voix.
Marginalysé par ses comportements anti-yssois, il fit un passage éclair au conseyl des portes, car Marilyse Emphetuocle avait obtenu pour luy un poste. Mays, ses chances de retrouver le pouvoir en Persys et son attachement trop fort à son pays d'origine contribuèrent à sa chute et il quitta Ys, layssant à son fidèle amy Alcybiade de Sycione la garde de l'Athys et de ses affayres.
Retrouvez son site Internet
Célébrée par Mgr Théophrastos III
ENTRE DANS TA DERNIERE DEMEURE, RENATUS !
C'est par ces mots que l'Archymandryte Theophrastos III accueille la dépouille mortelle de celui qui fut le grand Inquysiteur de l'Eglyse Apostolique Poséydonique Réunifiée de Rite Atlante. L'assemblée se lève alors pour saluer le passage du cercueil en ébène porté par la garde archymandrytale. Derrière suivent les vestales qui pour l'occasion pleurent à chaudes larmes leur Renatus disparu (çà sent fort bizarrement l'oignon d'ailleurs). Le cercueil est déposé devant l'Autel, Théophrastos s'avance...
Soit béni parmi les braves et les justes, Renatus.
L'Archymandryte tend alors le goupillon d'absynthe et en parsème généreusement sur le cercueil.
Très cher frères,
Aujourd'huy est un jour de honte ! Aujourd'huy est un jour de malheur ! Aujourd'huy nous enterrons notre frère Renatus, martyrisé puys assassiné par les ennemys de la foy et de l'Eglyse.
Faysons de ce jour tragique un jour de fête et célébrons la mémoyre de celuy qui osa se lever pour défendre la vérité et ce au méprys de sa propre vye. Car je vous le dis mes frères, les ennemys de l'Eglyse croyent avoyr remporté une vyctoyre mays ils ne savent pas que Renatus sera encore plus grand mort que vivant !
Je peux aynsi révéler la grande nouvelle à l'assemblée des croyants ici réunis aynsi qu'au monde en vous lysant la Saynte Bulle Archymandrytale suyvante. A genoux !
Bulle cinquième de l'An de Grâce I d'Ys
Nous Théophrastos III
Grand Archimandryte de l'Eglyse Apostolique Poséydonique Réunifiée de Rite Atlante,
Edictons ce qui :
Après examen des pièces qui ont été fournies à notre examen, après en avoyr conféré avec le Seygneur Dyeu Poséydon, dans ma conscience et au nom de l'Eglyse : Sa Miryfique Lucidité Renatus Kayser est déclaré Béat et Martyr de la Foy. Il siègera dorénavant à la droyte de Poséydon, un culte luy sera rendu ici même dans la crypte qui sera aménagée sous l'Autel du Temple.
Fait à Venys,
81ème jour de l'An II d'Ys. "
Vous pouvez vous relever. Tous en coeur maintenant :
Le célébrant : Il est grrrrrrrrrrrrrand le mystère de la foyyyyyyyyyyyyyyyyyy !
Les croyants : Nous proclaaaaaaaaamons ta gloaaaaaaaaaaaaare Seygneur Poséydooooooooooooon, Nous atendooooooooooooons tes révélatyooooooooooooooooons, Nous célébrons tes Dévastatyoooooooooooooooooooooooons dans la joieeeeeeeeeeeeeuh.
La Garde Archymandrytale enlève alors le Cercueil pour le déposer dans une Chapelle annexe, le temps de construyre la crypte.
Très Chers Frères et Soeurs, allez dans la paix de Poséydon ! Et n'oubliez pas de voter byen aux prochaynes électyons.
Cire-Pompes funèbres de Venys , 04/11/an IV 19:15
Il étayt 19 heures, ce soir, quand le corps inanimé de Rose de l'Épine, intellectuelle yssoise, a été retrouvé dans la pénombre de sa bibliothèque, par le directeur du Soviet de la Villa-école-populayre Érastothène (île des Poètes). Les bras tombants, la tête sur les touches de sa machine à écrire, la jeune femme achevait de rédiger son traité d'Atlante classyque.
Un chandelier a été retrouvé sur les lieux de la tragédie, ainsy qu'une corde et une matraque. Le directeur du Soviet de la Villa Erastothène a écarté la thèse du meurtre, bien qu'un certain Colonel Moutarde eût rendu une vysite de courtoysie suspecte peu avant le décès de Mlle de l'Épine.
Vraysemblablement, l'excès de travayl, la surconsommatyon d'absynthe, d'opium, et surtout de cônyac, la liqueur de sapin, a abouti à un épuysement complet de Mlle Rose de l'Épine, qu'on savait plongée dans l'étude depuys quelques semaynes, et malmenée par les occupants merxystes-luninystes.
Une enquête populayre va être ouverte par la Junte.
Léandre Schwarzkysten,
Cyre-Pompes funèbres révolutyonnaires de Krassdorf,
Cyre-Pompes funèbres offycielles du PMLY.
Marilyse Emphetuocle , 04/11/an IV 19:17
Le monde unyversytaire yssois est en deuil ce soyr.
L'Universyté Sérényssime préempte évidemment l'héritage intellectuel et financier de cette grande intellectuelle.
Marilyse Emphetuocle
Basile Beau-Lys , 04/11/an IV 19:27
Madame Emphétuocle,
Cecy me fait penser à quelque chose. Il n'y a pas de cymetière en Ys ? Ou de page du regystre réservée aux yssois décédés, comme on peut le voir en Crassyeulandie ?
Cela sera bien utile, quand l'arystocratie reviendra victorieuse sur Venys et qu'il faudra pendre haut et court une bonne quantité de Merksystes !!
Cordialement,
Basile Beau-Lys,
en exyl à Parys (Rance).
Marilyse Emphetuocle , 04/11/an IV 19:47
Si, byen sur :
http://visitevirtuelle.serenyssime.org/wakka.php?wiki=CimetierreYssois
Marilyse
fontvell , 05/11/an IV 00:36
L'homme pensyf est un homme passyf, dysayt Vyctor le Goth. Rose, byen que femme, étayt ce genre d'homme. Bon débarras...La masturbatyon intellectuelle ne pardonne pas. Elle ne rend pas sourd, elle tue.
Emmanuel Raveline: poète, président-dictateur, écrivaillon à la petite semaine, adversaire de tout ce qui bouge, insupportable individu, avocat sans pitié, criminel d'envergure, individu d'exception: Yssois jusqu'au bout des doigts !
Fils de Barthélémy de Suspsyre et d'une soubrette Raveline, Emmanuel Raveline, qui serait apparentés aux Mytilène, est un enfant terrible de l'Empyre.
Son talent poétique est immense et incontesté. Il occupa longtemps les fonctyons de pseudo-présydent de Pseudopolys, et fut élu Doge avec le soutien du RAYS. Son mandat ne fut pas une franche réussyte et il abandonna plusieurs foys la politique. A l'heure actuelle, cependant, il exerce les fonctyons de conseyller à l'économie.
Mays il y a également une face sombre de Raveline. Maître incontesté de la "République Ravelinienne", il professe le culte honny de Françoysvillon et on raconte qu'il sacrifie des vierges et qu'il les mange. Les opposants politiques, au sein de la Rep'Rav, sont impitoyablement traqués et torturés.
Les Paxatagore, les Mytilène... et la République Ravelinienne, croqué sous le stylo de Raveline.
Manuella
Charmante demoyselle, n'écoutez pas un mot que tous les barbares ycy présent vous ont dit. Tout d'abord, écoutez-moi byen: il n'y a qu'en moi que vous puyssyez avoir confiance. Tous les autres sont des traîtres, lâches, menteurs, tricheurs, ignobles individus de la pire espèce, abominatyon rhétorique, cauchemard d'éloquence, qui auront vite fait de vous entortyller dans des magouylles politiques qui impressyonneraient le plus véreux d'entre toute la clique politycyenne ex-lude (j'entends par là hors du jeu, in-lude signifiant dans le jeu).
Je vous présente Ys en quelques mots:
D'abord, le "côté" Paxatagore : Anaclet de Paxatagore est un individu sympathique, aimable, plein d'allant, mays désespérément manipulateur. C'est son don, le sens de sa vye, ainsy soit-il. Lool de Virion est un petit crâneur qui a ses qualités (torse bronzé, personnage enjoué, une clique de ninja à son servyce) et ses défauts (il traîte avec les demoyselles du camp ennemy !). Gustav Rouchkov est un vieil amy qui vient du Krassland, dont il a été plus ou moins chassé; bon, il est un peu idéalyste, mays il se fera vite au climat local.
Puis, le "côté" Mytilène : Eux, ce sont les méchants. Pervers, ignoble, abominable; ils torturent les enfants, s'accouplent avec des dahus, et se font passer pour des saints. Théophraste de Mythilène est un ennemy millénaire. C'est un individu abominable; quoi qu'il vous dyse, ne le croyez pas ! Tout ce qu'il veut, c'est vous voler votre âme pour la donner à sa divinité, l'abject Poséydon ! Rendez-vous compte que c'est Poséydon qui a, jadys, détruit Ys ! Célèbrer le destructeur de son pays, c'est pas de la démence, ça ? Sa future épouse, Alexya d'Ambictète est une de ses victimes. Je ne désespère pas de la voir regagner la rayson un jour, mays en attendant il l'a attiré dans ses filets corrupteur.
Le pire de tous, c'est sans doute Renatus Kayser. Lui, c'est un monstre; à peine humain, il est responsable de l'introductyon des pokémon, digimon, et autre bestioleresqueries du genre. Traître à ma cause, il ne faut surtout pas lui faire confyance.
Je vous présente là les princypaux personnages; il y en a d'autre, Marylyse Emphetuocle, par exemple, une petite dévergondée sur qui tout Ys est passé et qui pense pouvoir se racheter en faysant dans le puritanysme. Ou bien Zoé Tynùviel, qui ne parle pas beaucoup en ce moment - c'est vrai ça, elle est maladade ? Quelqu'un a des nouvelles ?
Et puys il y a moi. Emmanuel Raveline, votre homonyme masculin; sympathique, courtoys, aimable, actuellement du côté des Paxatagore parce que ce sont les plus raysonnables parmi les fous. Je diryge une petite communauté d'admirateurs de ma personne, la République Ravelinienne, un coin charmant. J'ai à mon servyce deux adjoints, Zyzy le Zazou, un type très byen mays jamays là, et Hafyz, qui ne s'est jamays exprimmé qu'une seule foys sur cette lyste, et qui dort tout le temps.
Je suys le gourou d'une secte d'adorateur de Francovyllon, l'ennemy divin de Poséydon, un dieu absolument gényal, qui prône la luxure, les excès, et la consommatyon à grande échelle de quantité extraordinaire d'Absynthe et d'Opium (notre Nectar et notre Ambroisie).
Mays nous pourrons en reparler plus en détail... tenez, je vous invite, j'ai un très bon petit restaurant dans ma république... le "Renatus Laqué"...
Rue du Marché aux Gueux, 23 : 30. La surpryse-partye "Deuxième Guerre Mondiale" a commencé un jour avant l'heure. Quelques personnalités parmi les plus en vue de la scène artystique yssoise sont présentes : le Douanier Roux Sot, Anaclet de Paxatagore, Emmanuel Raveline, qui vient présenter son étude "Le Vert du Poireau", Rose de l'Épine qui est venue déguysée en Pearl Harbour, Fabyus Tremblay... Tadao, par contre, n'est pas encore arrivé avec son crew de Tadao's Pies.
Dans une pièce jouxtant la salle de réceptyon, un étudiant de la Faculté Heydegger est en train de fumer une bonne pipe parfumée avec James-Honoré Maltys d'Ysville, qui joue de la harpe pendant les vides de la conversatyon.
D'Ysville : Charmante soirée, n'est-ce pas ? Je vous le dys : rien de plus sympathique que Venys en été. Étudiant : Vous ne partez pas à Balnéa ? D'Ysville : Si, sans doute, plus tard... mays moi, je suys plutôt branché Lédao, voyez-vous. Étudiant : Je ne connays pas... L'année dernière, j'ai fait un camp SCOOT pour retaper une églyse de Castyllon. D'Ysville : C'est bien ! Je vous félycite. Étudiant : ...Que nous jouez-vous donc à la harpe, présentement ? C'est fort joli... à défaut d'être audible ! D'Ysville : C'est la Marche Truque Détraquée, par mon grand-père, James-Joséphin Maltys d'Ysville. Un grand musycien, mort trop jeune, hélas ! Je ne l'ai jamays connu. Étudiant : C'est très barococo, il me semble. D'Ysville : Oui, tout à fait. Étudiant : ... Je suys en tout cas étonné du quartier dans lequel nous nous trouvons. C'est assez sale, plutôt une mauvayse adresse de Venys... Que faites-vous donc là ? D'Ysville : Holà, jeune homme ! Vous m'avez l'air bien peu renseigné sur Venys. Voyez-vous, il y a des quartiers "in", et des quartiers "out". La mode change de quartier comme de chemyse. En ce moment, c'est la rue du Marché aux Gueux qui attire la Szene. J'avoue avoir un peu antycipé la mode, en achetant en février deux PYCLA et en en faysant ma résydence venyssoise. Étudiant : Grave cool ! D'Ysville : Ah non, cela, ce n'est pas très "in". Étudiant : Pardon... D'Ysville : Je vous pardonne... vous ne pouvez pas tout connaître de la mode, en n'étant qu'un étudiant sans le sou. Il faut un certain statut. Mays je vous servirai de guide, si vous voulez. Une autre pipe ? Étudiant : Volontiers... D'Ysville : Je vays vous confier le summum de la branchitude, le Tipp ultime. Ce qui vient de sortir, le petit détail qui dystingue le novyce du has been, actuellement... Étudiant : Qu'est-ce donc ? D'Ysville : Ah ah ! Je voys vos yeux briller d'envie de savoir. Vous avez la carrure d'un vrai arysto, vous... j'aime bien ! Étudiant : Qu'est-ce donc, cette dernière mode, Votre Seigneurie ? D'Ysville : C'est de fréquenter lechat de la Cocosye13.1 . Étudiant : Whaaaa.... D'Ysville : Femez donc la bouche quand vous fumez, par Poséydon ! Il faut tout vous dire, décydément... d'où venez-vous ? Étudiant : DesYzlands... D'Ysville : Forcément, c'est un peu loin de tout...
Qui est Fabyus Tremblay? Assurément, sous cet homme se dissymulent bien des mystères. Selon les quelques informations que nous avons pu receuillyr de lui, il aurait erré de par l'Asie de la drogue pendant de longues années. Afganystan, Birmanie, Népal... Puys, il aurait entendu parlé d'Ys, et las de l'Asie, yl s'y serait rendu par le premier bateau après une traversée de l'Ynde.
Il n'est donc pas Yssois de souche. Naturalisé en octobre 2001, il va vite se replonger dans les drogues. Néanmoins, il arrive à s'affyrmer un peu dans le pays, dans les premier temps, grâce de petites oeuvres littérayres écrites sous l'effet de l'opyum, dont l'abondance à Ys le plonge dans un bonheur perpétuel, dans une petite échope qui ressemble à s'y méprendre à celle de la Porte des cent mille peines de Kipling. Mays ses écrits restent rares.
Le déménagement de septembre 2002 lui passe loin au-dessus de la tête, et il reste dans son échoppe à Pseudopolis. Il se nourrit peu et vit des réserves d'opyum et de nourritures présentes dans ses stocks. Reste dans un délire continuel.
Néanmoins, les difficultés matérielles (épuisement des stocks, retour de la saison froide) le rapellent aux réalités. Hagard, dégrisé en trois jours d'absence de substances, il trouve un billet laissé par d'autres yssois qui dit qu'il peut les retrouver quand il veut, dans Ys déménagée. Il hèle un bateau passant par là et retrouve le chemin d'Ys en septembre 2003. À pas de loup, il revient dans la ville, puis il se renseigne pour un logement au doge d'alors, d'Opphicius. Yl y habite toujours.
On dit de lui qu'il a changé, qu'il est devenu travailleur et - horreur ! - sobre. Il prétend que ses nouvelles responsabilités aux facultés d'Art et d'économie ne lui laisse guère le temps de s'amuser... Qui sait ce que l'avenir sera pour cet homme réservé ?
Récyt d'une déchéance
A bord de l'Amphytrite.
Je n'arryve pas à dygérer mon échec à Venys ...Mayntenant, tout me lasse très vyte. Mes Euménydes ont essayé de me dystraire, en vayn.
La pendayson du premyer prysonnier m'avayt à peyne amusé. je sentays que j'avays besoyn de sensatyons plus fortes. Alors, j'ay décydé de pécher au gros : Je sentays ma peau se hérysser de playsir à la vysion de ces corps déchyquetés par les squales et je ryais en pensant à ce pauvre Nykolaos. Comme il avayt dû souffryr. Et, chose étrange, je sentays cette cycatryce quy orne mon bras telle une vypère enroulée, vybrer et pulser comme sy elle prenayt vye.
Poussant mes recherches sur la souffrance d'autruy et de la jouyssance que l'on pouvayt en tyrer, j'interrogeays un prysonnier chysnois quy me donna une réponse que je connayssais déjà : "Plus c'est long, plus c'est bon" me dyt-il. Pour le remercyer, je décydays de luy rendre la lyberté et, pour se fayre, le fyt jeter à l'eau.
Les Consultes ne sont pas contents, ils pensent que la vue et l'odeur des corps des merxystes pendant aux muraylles du castel va fayre fuyr les tourystes. Moy, j'ayme byen, ça me rapelle mon enfance où je contemplays les jambons et les saucyssons en trayn de sécher au plafond. Et puys c'est byen de nourryr les oyseaux...A leur guyse je vays les fayre retyrer pour qu'ils ayllent nourryr les poyssons.
J'ay décydé de me servyr de certayns prysonniers comme encryers. J'adore leurs couynements quand je plonge m'a plume dans leurs veynes. J'ay essayé le sang des crassyeux : il est trop épays et sent l'écurye. Par contre celuy des chysnoys est extrémement fluyde et dégage une agréable odeur de lytchis.
Parmy les prysonniers j'ay trouvé une lolonayse, elle m'a dyt qu'elle d'appelayt Monyka...Elle me sert mayntenant de taylle crayon.
fontvell , 29/10/an IV 00:32Après avoyr opté pour l'utylisation calygraphyque du sang des chysnois, je décydais, jugeant le papyer trop vulgayre, d'étudyer quel serayt le support dygne de recevoyr mes écryts. Curyeusement, je trouvays la peau de chysnois trop tendre. Ma plume nerveuse fynissayt toujours par la déchyrer. A ma grande surpryse, byen tannée, byen désodorysée, la peau de crassyeux étayt fynalement le meylleurs des parchemyns.
J'ay trouvé un nouveau secrétayre. Il se nomme Polydoris, il connayt très byen Venys et a été le médecyn d'un certayn Lord Bysron, un poète excentryque, me précysa-t-il.
J'ay croysé ma mère, elle m'a regardé byzarement et s'est myse à pleurer. Quand j'ay voulu la consoler, elle m'a repoussé.
La cycatryce atteynt mayntenant mon poygnet. Polydorys dyt que je n'ay pas à m'inquyéter, que tout étayt normal.
Où sont Sophya, Sarah et Mychelle ?
Héraclito de Parménide est un journalyste politique yssois, il travaille pour Radio Venys et y anime des émyssions politiques, plus ou moins fréquentes suivant la sayson. Ses commentaires acerbes et précys sont réputés et craints.
le Doge appelle à l'unité natyonale.
Hector
Oh qu'il est joli ce pigeon !
Et oh ! Un petit paquet ! Une gélule ! Du Dysantalvysc, le médicament qui dyscipe vos douleurs en un tournemain !
C'est parfait pour ce que j'ai...
Aller, mettons nous en quête du manuel de l'antenne radio (celle qui est cachée sous les toits du Palays du Conseiller d'Ystari) et envoyons un dyscours digne de ce nom.
Aller hop c'est parti !
"Yssoises, Yssois !
"Vous qui êtes terrés dans vos demeures, craintifs, terrorrisés par les forces Luninistes et Merksystes envoyées par les natyons de l'Axe du K.
"Cessez d'avoir peur ! Hector est là ! Hector vous libèrera du joug collectiviste !
"Organisez-vous et fuyez Venys ! Layssez tomber ces gens sans avenyr ! Fuyez vos fiefs et venez nous rejoindre à Ystari ! Vous serez protégé, vous serez choyé, vous serez aimé et en plus vous serez près de votre dogeounet adoré, seul légitime représentant de l'Empire Sérényssime !
"Rejoignez nous ! Organisons la Résystance ensemble ! Rassemblons nous et les Vélocipédystes de tout bord sentiront l'opposition du peuple !
"Peuple Yssois, pour Ys, rallie toi à mon panache bleu et noir !"
Hector se relit puis sans faire exprès tourne la molette TRANSMETTRE.
"He mays ! Je ne peux pas envoyer un truc pareil !
Mays il est déjà trop tard, tous les yssois ont entendu le message. Honteux et confus, Hector jura, mays un peu tard, qu'il ne se tromperait plus.
Mong Pou, à Venys
bzzzz zbbbbzzzzzzzzz
(bluyt de blouyeuls d'ondes)
Hectol lave plus louge ! Lavez votle linge sale en famille avec Hectol !
bzzzzzz ggrrrrr bzzzzzzzzzz (ladio ystali ment ! ladio ystali est à Leman (*)!)
(*) nom d'un lac connu poul êtle un lyeu de villégiatule à lystoclates.
C'est probablement les restes du dentiers qui entrent en résonnance...
Doctol Hectol
Conformément aux directives transitoires du Camarade Mytilène :
- Les postes de Radio ne doivent plus capter la fréquence 188.13 MHz.
- Tout possesseur de poste de Radio capable de capter cette fréquence sera transféré sans sommatyon au poste de contrôle le plus proche aux vues d'interrogatoire.
- Toute personne surpryse à essayer de fuir par voie de terre, mer ou air sera automatiquement suspectée pour les crymes suivants : * Possession illégale d'objet illégal
Camarade Sybobov, pour le Bureau Central de Venys
Aux Vues (au plurlel) d'interrogatoire (au singulyel) ?
Ta syntaxe me palayt déviatyonnyste, camalade Sybobov. Il est temps de faile un stage de lééducatyon dans un camp de kidanaux.
Mong Pou
SERENYSSIME EMPYRE D'YS
CONSEYL A LA RECHERCHE
ORDONNANCE CR1 Portant sur la créatyon du Département des Affayres Atlantes et la nomynation de son Dyrecteur
1/ Est créé ce jour, le Département des Affayres Atlantes, dont la vocatyon est de rechercher, collecter et d'étudyer tout objet, texte, ou autre artefact tendant à prouver indubytablement l'exystance de ce peuple et ses orygines.
2/ Ce Département de Recherche n'est en aucune façon sous la tutelle de l'OCAY mays, est sous l'autoryté dyrecte du Conseyller à la Recherche .
3/ L'OCAY devra mettre à la disposytion du Département objet de la présente Ordonnance tous les objets, textes, ou autres artefacts supposés d'origyne atlante qu'il détyent aynsi que les études, documents et notes concernant ce sujet.
4/ Le Dyrecteur du Département des Affayres Atlantes, en tant que mandatayre du Conseyl à la Recherche, a tous pouvoyrs pour remplyr sa myssion.
5/ Le Dyrecteur présente toutes les semaynes un rapport d'activyté au Conseyller à la Recherche sur sa lyste pryvée.
6/ Est nommée Dyrectrice du Département des Recherches Atlantes, Mademoyselle ROSE DE L'EPYNE.
7/ La présente ordonnance est applyquable immédyatement
Fayt à VENYS L'an IV AD, le 29 juyn.
POUR POSEYDON ET POUR L'EMPEREUR
Nykolaos est introuvable, Léa s'inquiète... son corps, ou plutôt un corps portant sa montre, est byentôt retrouvé
Venys- Palays d'Ambictète. Rentrée dans la capytale quelques jours auparavant, Alexya d'Ambictète se prélasse tranquyllement dans son nouveau jacuzzy pensant à son nouveau ligorat... Elle avait passé des semaynes à aménager ce petyt îlot tropical... Ibyza-City, Myami Beach, Saynt Tropys, les cités avaient poussé comme des champygnons et le luxe qu'elle affectyonne tant étayt partout dans son Ligorat. Elle avayt réussi... Soudayn, un messager frappa à la porte...
«AdA : Oui ?»
«Alexys : Madame d'Ambictète ? Puis je rentrer...»
«AdA : Heu.. attendez.... voilà...heu... j'arryve... rentrez !»
«A: Madame... l'ouragan... une tragédie... détruit !... tout ! rien... vent !... Rapide... catastrophe !»
«AdA :Je ne comprend rien mon brave, articulez que dyable ! On croirait un ydéen !»
Alexys se dirige alors vers le mini bar (qui n'a de mini que le nom...) et se sert une bonne rasade d'abscynthe, qu'il boit cul sec, puis, réunissant tout son courage :
«Madame ! Je viens d'apprendre qu'un ouragan vient de dévaster vos terres d'Ibyza. Une grande partie de l'île est détruite, il va falloir tout reconstruire et reporter la grande inauguration que vous aviez prévu pour la fin du moys.»
«AdA : (...)»
«A: Madame, vous m'entendez, Madame ?»
«AdA :(...)»
«A: Madame, ça va ? MADAME !»
A ce moment, Alexya lâche la serviette qui préservait son intimité et tombe donc, à moitié nue, sur la sol de la salle de bayn.
Monsyeur,
Une nouvelle inquiétante vient de me parvenir. Le 25 août, en début d'après midy, une navette devayt quitter le port d'Eh-Rhod, Rhodysland, a destinatyon de Venys, et arriver le lendemain au petyt matyn. Aucune navette n'étant arrivé hier matyn, nous avons pensé que le départ avayt été reporté au lendemain en rayson de l'approche de l'Ouragan quy avayt desvasté la veille l'île d'Ibyza, terre d'Ambictète. Ce navire aurayt donc du arriver, logiquement, ce matyn même. Malheuresement, aucun navire de Rhodysland n'est entré au port ce matyn non plus. Renseignement prys aurpès des autorités ligorales, il s'est avéré que la navette est belle et byen partye le 25, juste avant que le buletin d'alerte de Météo Ys ne parvienne au port. La lyste des passagers dysparus devrayt être bientôt établye par les autorités portuayres.
Nous pensons qu'il pourrayt être judicyeux de lancer au plus vite des opératyons de recherche, en vu de retrouver d'éventuels (et improbables) survivants, ainsy que les probables corps. La zone étant riche en requins, nous ne pouvons que vous conseiller l'utilisatyon de plongeurs crassyeux, dont la flottabilité (dûe à la forte concentratyon en hydrocarbures de leur sang) et la toxicyté (pour la même rayson) devrayt se révéler utiles contre les requins.
Otto Routh, Sous-secrétayre aux catastrophes martimes
Quelqu'un a vu Nykolaos ? Il devayt rentrer de son fief ce matyn, mays je n'ay aucune nouvelle. J'espère qu'il ne luy est ryen arrivé.
Léa Valadonys
Peut être se trouvayt-il dans la navette quy a coulé. Ou en est la lyste des passagers ?
GdF
Voilà une bonne nouvelle.
Marilyse Emphetuocle, chancellière, présydente du comyté des légyslateurs, http://emphetuocle.serenyssime.org
Nous avons pu établir que quatre passagers se trouvayent à bord :
- Alys Baba, marchande
- Robert le Bouseux, fermier
- Marguerite, la vache de Robert
- et un quatrième passager dont l'identité est pour l'instant encore inconnue.
Ces renseignements nous ont été donné par les autorités portuaires d'Eh-Rhod et ont été confirmées par Alys Baba quy a été retrouvée à my-chemin entre Eh-Rhod et Venys, exténuée, trempée mays vivante.
Nous poursuivons les recherches pour retrouver d'autres survivants. Il nous faut faire vite, car après avoir affronté les requins, puys la froideur de la nuyt, ils devront affronter la faim. Heureusement que les Yssois peuvent respyrer sous l'eau, c'est un péril de moins.
Otto Routh
«Sophya, avez vous lu le rapport d'Otto Routh ?»
«Ouy, Monseygneur.»
«Qu'en pensez vous ?»
«Cela confyrme les renseygnements que j'ay pu obtenyr des Sandestyns : Le passager inconnu est byen Opphycius. Je me demande cependant pourquoy il a emprunté une symple navette alors qu'il a à sa dysposition des moyens plus luxueux.»
«Il n'avayt peut-être pas envye d'être reconnu. C'est certayn»
«Nous avons là une magnyfique occasyon de nous débarasser d'un adversayre...»
«Vous comptez le laysser aux requyns ?»
«Non, je suys sûr qu'Opphycius a assez de ressources pour leur échapper quyte à sacryfier les éventuels survyvants...Nous allons fayre myeux encore : Nous allons le récupérer avant Otto Routh.» «Et ensuyte ?»
«Vous luy offryrez l'hospytalité.»
«A l'endroyt habytuel ?»
«Ouy Sophya, je suys sùr qu'il s'y plaira...»
«Byen, Monseygneur.»
«Autre chose»
«Ouy Monseygneur ?»
«Otto Routh ne trouvera pas de survyvants.»
«C'est évydent, Monseygneur, quy pourrayt survyvre dans de telles condytions.»
GdF
Un corps encore non identifié vient d'être repêché à l'instant. Mme Valadonys a été appellée afin de vérifier s'il s'agit ou pas de Nykolaos d'Ophiccius.
Otto Routh
S'il est vyeux et fendu, il s'agyt de notre Doge...
yobasta d'Arabysse Colombo de pacotylle
Otto Routh : Voicy le corps en questyon, Madame.
Léa Valadonys : Mercy...
Otto Routh : Je vous prévyens, il n'est pas beau à voir. On dirayt un resystant de la rep rav quy aurayt été capturé par Emmanuel Raveline, quy serayt passé sur tous les instruments de tortures possybles et inimaginables (surtout inimaginables, on peu fayre confyance à Emmanuel pour cela), avant d'être rejetté dans la benne à ordure et être devenu la poupée de jeunes crassyeuses, et quy aurait été retrouvée par Gnourf quy s'en serait servi comme punching-ball, et quy ensuyte aurayt servy de grillade à une demi-douzaine de démons affamés car nourrys aux pots de yaourt, à rayson d'un par jour, et cela depuys 10 ans, selon une méthode myse au points par les Romains d'Asterisque, vous savez, cette ville célèbre pour sa BD.
Léa Valadonys : Parce que vous avez déjà vu un resystant de la rep rav quy aurayt été capturé par Emmanuel Raveline, quy serayt passé sur tous les instruments de tortures possybles et inimaginables (surtout inimaginables, on peu fayre confyance à Emmanuel pour cela), avant d'être rejetté dans la benne à ordure et être devenu la poupée de jeunes crassyeuses, et quy aurait été retrouvée par Gnourf quy s'en serait servi comme punching-ball, et quy ensuyte aurayt servy de grillade à une demi-douzaine de démons affamés car nourrys aux pots de yaourt, à rayson d'un par jour, et cela depuys 10 ans, selon une méthode myse au points par les Romains d'Asterisque, ouy, je says, cette ville célèbre pour sa BD ?
Otto Routh : Non, mays je doute qu'il exyste plus horrible qu'un resystant de la rep rav quy aurayt été capturé par Emmanuel Raveline, quy serayt passé sur tous les instruments de tortures possybles et inimaginables (surtout inimaginables, on peu fayre confyance à Emmanuel pour cela), avant d'être rejetté dans la benne à ordure et être devenu la poupée de jeunes crassyeuses, et quy aurait été retrouvée par Gnourf quy s'en serait servi comme punching-ball, et quy ensuyte aurayt servy de grillade à une demi-douzaine de démons affamés car nourrys aux pots de yaourt, à rayson d'un par jour, et cela depuys 10 ans, selon une méthode myse au points par les Romains d'Asterisque,d'ailleurs c'est très byen que vous sachiez que cette ville est célèbre pour sa BD. Or ce corps est vraimment horrible, au dessus de tout ce quy peut exyster.
Léa Valadonys : Bon, alors, vous me le montrez, ce corps quy ressemble à un resystant de la rep rav quy aurayt été capturé par Emmanuel Raveline, quy serayt passé sur tous les instruments de tortures possybles et inimaginables (surtout inimaginables, on peu fayre confyance à Emmanuel pour cela), avant d'être rejetté dans la benne à ordure et être devenu la poupée de jeunes crassyeuses, et quy aurait été retrouvée par Gnourf quy s'en serait servi comme punching-ball, et quy ensuyte aurayt servy de grillade à une demi-douzaine de démons affamés car nourrys aux pots de yaourt, à rayson d'un par jour, et cela depuys 10 ans, selon une méthode myse au points par les Romains d'Asterisque, mays pourquoy est-ce byen que je sache que cette ville est célèbre pour sa BD ?
Otto Routh : Voicy ce corps quy ressemble à un resystant de la rep rav quy aurayt été capturé par Emmanuel Raveline, quy serayt passé sur tous les instruments de tortures possybles et inimaginables (surtout inimaginables, on peu fayre confyance à Emmanuel pour cela), avant d'être rejetté dans la benne à ordure et être devenu la poupée de jeunes crassyeuses, et quy aurait été retrouvée par Gnourf quy s'en serait servi comme punching-ball, et quy ensuyte aurayt servy de grillade à une demi-douzaine de démons affamés car nourrys aux pots de yaourt, à rayson d'un par jour, et cela depuys 10 ans, selon une méthode myse au points par les Romains d'Asterisque, parce que peu de personnes savent que cette ville est célèbre pour sa BD.
Léa Valadonys : Ouy, c'est vray qu'il ressemble à un resystant de la rep rav quy aurayt été capturé par Emmanuel Raveline, quy serayt passé sur tous les instruments de tortures possybles et inimaginables (surtout inimaginables, on peu fayre confyance à Emmanuel pour cela), avant d'être rejetté dans la benne à ordure et être devenu la poupée de jeunes crassyeuses, et quy aurait été retrouvée par Gnourf quy s'en serait servi comme punching-ball, et quy ensuyte aurayt servy de grillade à une demi-douzaine de démons affamés car nourrys aux pots de yaourt, à rayson d'un par jour, et cela depuys 10 ans, selon une méthode myse au points par les Romains d'Asterisque, ah c'est seulement pour ça qu'il est byen que je sache que cette ville célèbre pour sa BD. C'est étrange, je trouve que vous ressemblez à Nykolaos.
Otto Routh : Madame, vous m'insultez ! Bon, alors, vous le reconnayssez ?
Léa Valadonys : Non.... Mays.... oh non !!!!
Otto Routh : Quoy ?
Léa Valadonys : Il porte la montre de Nykolaos !
...
(un grand mercy à deux boutons de mon clavier, j'ai nommé [Ctrl] et [V] sans quy ce message n'aurayt jamais été possyble)
Bon alors quoy ? Je la fayt ou pas cette éloge funèbre ?
TdM
(Artaxerxès, amenez-moy un oignon pour rougir quelque peu mes yeux !
Entre ici, Nikolaos d'Opphicyus avec ton terrible cortège !
Entre avec le Peuple né de l'ombre et disparu avec elle !
«Pas mal, pas mal. Cà pète, hein Artaxerxès ?»
«Certes maître mays j'ay du mal à tout comprendre.»
«Pfff, c'est le genre de poésie qu'on ne doit pas souvent entendre dans les vestyaires de l'Impéryal, ignare !»
« Mays euh... ce cortège ?»
«Le cortège de ses clônes avec lesquels il s'emmêle constamment, au poynt d'en fayre pâlir d'envie le très regretté Georges le Roturyer.»
«Et le Peuple né de l'ombre ?»
«Dé-ses-pé-rant ! Qui en voyt une allégorie à la racaylle du RAYS qui dysparaitra en même temps que son membre le plus illustre après celuy qu'on ne peut pas nommer en mon Palays ? Je suys un poète, moy !»
«Le RAYS ?»
«Nous avons électyon gagnée mon petit ! Opphicius réduyt à l'état de bouyllie, Raveline dysparu au Kamtchaka et de Viryon en Australasye, un bon gros paquets de sesterces pour d'Ysciple et d'Ysville et le tour est joué. La politique, c'est tellement symple.»
« ...»
«Bon, faudrayt que je rédige cette ordonnance pour les prochaynes électyons mays je ne m'y résoud pas...»
« ... »
«Au fond, le Peuple est heureux avec moy, non ?»
« Il n'y a pas plus heureux, maître.»
«Pourquoy continuer de l'embêter avec ces électyons continuelles ? Et si je me faisays élire Doge pour 10 ans ? Et quant le Peuple sera prêt, Doge à vie ! Voire même...»
«Voire même ?»
«Réalyser le destyn des Mytilènes !»
«??? !!!»
«Oui bon, manifestement le Peuple n'est pas prêt.»
L'An IV après la Seconde Devastatyon, le 31 du moys d'Août, par devant Nous Marcus Porcus Catonys, prêtre de l'Eglyse Poseydonique officyant dans la ville de Venys, provynce d'Iumée, sont comparus le Sieur Otto Routh, sous-secrétayre aux catastrophes maritimes, et Dame Léa Valadonys, épouse du défunt, l'un et l'autre résydant en cette Cyté, lesquels nous ont informé du décès de Nykolaos d'Ophiccius, arystocrate, politicyen, résydant au 7, rue Bezoar IV, lors du naufrage du navire le ramenant à Venys, et dont le corps a été formellement identifié comme étant syen par son épouse ; et après nous être assuré du décès, nous avons dressé le présent acte que les déclarants ont sygné avec nous, après lecture.
Marcus Porcus Catonys, Prêtre de Poseydon
Léa Valadonys
Otto Routh
A la chapelle funérayre du port.
Un homme habyllé à l'occidental (un peu débrayllé), portant un chapeau à la=
crocodile Dundee et suivyt de troys kangourous, débarque dans la chapelle sans crier gard. C'est Lool de Virion.
Lool - Où est-il ?
Tenancyer de la Chapelle - Qui ?
Lool - Nykolaos, où est-il ? Ce n'est pas possible dites moi que ce n'est pas possyble !
Tenancyer - Je crayns malheureusement que Poséydon l'ai rapellé à lui !
Lool (brandyssant un chayse) - Et byen qu'on m'amène ce Poséydon, j'ai deux mot à luy dyre.
Tenancyer - Holà, la douleur vous égare !
Lool - Peut-être...
Il se retourne et appeçoyt les trois kangourous.
Lool - Qu'est ce que vous faytes là vous ? Barrez-vous !
Sans demander leurs restes, les anymaux vont se perdre dans les jardyns de Vénys, allant former une nouvelle colonie incongrue de cette espèce. Sur ce Lool sort de la chapelle et se dirige à grand pas vers le Temple de Poséydon...
«O Nuyt délycieuse ! O nuyt admyrable, où retentyt tout à coup, comme un éclat de tonnerre, cette etonnante nouvelle : Opphycius se meurt, Opphycius est mourru...Je suys déçu Sophya, très déçu...»
«Je vous comprends, Monseygneur...»
«J'eusse aymé le retrouver avant Otto Routh.»
«Nous le retrouverons, Monseygneur»
«Vous pensez comme moy ?»
«Ouy, Je suys certayne que le corps repêché n'est pas celuy d'opphycius»
Madame, Monsyeur,
C'est avec une infinie trystesse que j'ay le regret de vous faire part du décès de mon époux, Nykolaos d'Ophiccius, dans le naufrage de son navire lors de la tempête du 25 août de cette année. Conformément à ses volontés, et compte-tenu de l'état du corps, il a été procédé à la crématyon ce matyn-même, mardy 31 août de l'an IV. Cependant, une cérémonye aura lyeu le Neptudy 5 septembre de l'An IV en le Temple de Poseydon de Venys, puys les cendres seront déposées en le Castel Caladonys, sur la terre de Rhodysland. J'espère pouvoir compter sur votre présence et votre soutyent lors de ces moments diffyciles.
Léa Valadonys
Le Métaligore de Paxatagore et l'ensemble de ses vassaux ont la profonde trystesse de vous informer du décès du Ligore de Rhodysland, Nykolaos d'Ophiccius, probablement assassyné par la clique au pouvoir qui est manifestement responsable du nauffrage du navire sur lequel il a avait été enlevé.
Le Clan Paxatagore observera un deuil féodal de troys jours puys réfléchira à l'opportunyté de tuer Guylhem de Fontvell en représaylles.
Dyx décembre - départ pour Boscou.
J'ay dû me séparer de la compagnye de Porphyryo, quelle dommage ! Je luy écryray des lettres. Pourvu que la poste rustre fayllysse à sa réputatyon. Je m'ennuye pour l'ynstant. Ravelyne est party aux toylettes et cela fayt troys quarts d'heure qu'yl y est. D'Yscyple n'est toujours pas arryvé, yl faudrayt qu'yl se dépêche : je voys le pylote du dyrygeable quy a passé la porte d'embarquement. Un pylote habyllé d'une grande toge bleue maryne à épaulettes. A ce propos...fychtre !... Quel bel homme !
Onze Décembre - les poupées rustres
Dear Dyary, quelle déchatte, sy tu me permets l'expressyon... Le pylote du dyrygeable étayt un pylote automatyque ! Ympossyble de luy fayre sortyr le moyndre cry de playsyr. Sûrement de la technologye ydéenne : yls oublyent toujours l'essentyel. Yl restayt les hôtesses, et encore ; deux lolonayses ont mytéryeusement dysparu pendant le trajet. Après une soyrée excytante à fêter la vyctoyre électorale d'une connayssance de Ravelyne, j'ay proposé une petyte vysyte du Marché de Boscou. En attendant le départ du trayn, nous avons pu admyrer les poupées rustres, celles quy s'emboytent les unes dans les autres : quel spectacle ! J'ay ensuyte parlé avec Anaclet du RAYS, yl n'a fayt que bayller. Mays stop... j'entends un "Dyng Dyng" ! Je croys que le trayn va partyr. Tyens...à la fenêtre...ne serayt-ce pas d'Offycius ? Attends, mon byllet... Fumeurs... Wagon 846... place 834469...aye ! Je suys à côté de Raspoutyne...
Douze Décembre - Omsk
Raspoutyne est descendu pour la correspondance vers Grossnys, yl voulayt fêter sa vyctoyre (encore) chez des amys. Ouf ! C'est pas trop tôt... Enfyn seul. Le nouveau guyde, Strogoff, a voulu prendre sa place, mays j'ay raconté que j'étays malade, et que c'étayt vyolemment contagyeux. Yl n'a pas bronché ; yl a l'ayr un peu tacyturne. Avons pu observer des sauvages à cheval, dans les steppes, un très beau numéro, avec un accydent toutefoys : l'un d'eux est passé sous la locomotyve. D'Yscyple a dysparu ; la dernyère foys que je l'ay vu, c'étayt au wagon-restaurant, en trayn d'engueuler le cuysynyer. C'est vray qu'yl y a de quoy... ce qu'on nous sert est tout bonnement ynfect. J'espère que cela n'a pas trop mal fyny.
Quynze Décembre - le lac Bayskal
Suys sorty ce matyn de la salle blyndée des machynes. Quel week-end, cher journal, quel week-end. Ce coquyn de machynyste rustre avayt fermé à double-tour la porte en fonte de la locomotyve ; couverts de suye et de charbon, nous nous en donnyons à coeur joye. Le petyt étayt tellement survolté qu'yl en a oublyé d'enfourner le charbon : le trayn s'est arrêté brutalement, avant-hyer, à moytyé sous un tunnel ! C'est presque à regret que je suys retourné à ma place tout à l'heure, occupée par ce mystéryeux Strogoff, quy s'est layssé pousser une barbe terryfyante, poyvre et sel, comme le Sultan Hassân Südheim des Mylle Et Une Nuyts. Cela m'a rappelé mon voyage tumultueux en Berse, celuy quy a faylly me coûter la vye ; j'ay donc préféré fayre demy-tour, d'autant plus qu'yl y avayt du sang partout dans la voyture, des bras, des jambes découpés, des bustes décapités et j'en passe. C'étayt donc cela, le vacarme de samedy ? Une tuerye, cher journal, un vérytable massacre à la tronconneuse. Le trayn est mayntenant vyde, à part ce maudyt Strogoff. Je descends à la recherche des autres. Le temps est frays mays le paysage est magnyfyque, le cyel, comme le lac, d'un bleu pur.
Soyrée du Quynze Décembre - J'ay enfyn retrouvé Anaclet, Hector et Emmanuel, au bord du lac gelé. Le présydent à vye et dans l'au-delà avayt le crâne ouvert, le pauvre. Une charmante ynfyrmyère gonmole luy applyquayt des compresses sur le front. Tout le monde avayt déjà délacé ses chaussures de glysse. La nuyt est tombée vyte, j'espère qu'elle sera longue ! L'hôtel est de premyère classe. Au programme : spectacle des choeurs de l'Armée Rouge. Je feray du patyn demayn.
Seize Décembre - Yrkoutsk
Tout le monde dormayt au spectacle de chorale sobyétyque. Je ne says pas ce qu'yl s'est passé dans le trayn, mays yls avayent vysyblement besoyn de repos. J'étays en fayt le seul à applaudyr dans la salle, et Strogoff m'a regardé de travers. Est-ce mal ? J'ay abandonné l'ydée de fayre du patyn sur le lac, on vysyte Yrkoutsk aujourd'huy ; je vays donc essayer de me déplacer en patyns à glace dans la vylle, sy les rues sont gelées c'est tout à fayt possyble. Au fayt, j'avays mal vu, Ravelyne n'avayt fynalement ryen à la tête, yl se porte comme un charme et a remys ses cols amérycayns. Yl a peut-être fayt appel à un de ses démons, Expresscycatryse. J'en says fychtrement ryen.
Dyx-huyt Décembre - Les loups des boys
Avons vu Yrkoutsk en long, en large, et en travers. C'est très layd mays un peu sale. La vylle a beaucoup changé depuys mon voyage avec Kolchak. Yl fayt froyd. Paxa ne supporte pas les détours culturels. Yl nous a trayné dans un bordel tax-free pour tourystes, beaucoup de choyx mays aucune ambyance, une vraye usyne. J'ay fayt ensuyte les petyts bars sympas avec D'Yscyple. Aujourd'huy promenade dans les boys à flanc de collyne ; Paxa a évité de justesse une sérye d'accydents naturels, chute de boys mort, avalanches etc. Avons vu des vrays loups.
Vyngt Décembre - Le pont d'Alma-Tata.
Tout semble prendre un tour tragyque... Porphyryo ne répondayt plus. Raveline avayt dysparu. Raspoutyne nous a menacés de mort ce matyn, le dyrygeable d'Anaclet partayt pour Venys. Je suys tout de même allé fayre un tour derryère la frontyère kazache (en avto-stop) pour régler cette vyeylle hystoyre avec la belle Attyla : j'avays dyt à Hector et Anaclet de ne pas m'attendre. Aussytôt arryvé à Alma-Tata, au lyeu de rendez-vous qu'Attyla m'avayt donné yl y a cynq ans déjà, au beau mylyeu du seul pont de la vylle, je me suys fayt attraper par des brygands au fort accent rustre. Yls avayent des pystolets à Vodka et une haleyne de cétacé. Yls m'ont prys ma malle, m'ont jeté dans la ryvyère - glacyale - et m'ont lancé des gravyers dessus alors que je commençays à déryver. Je t'ay retrouvé dans ma poche arryère, cher journal, quelques kylomètres en aval, après avoyr choysy une petyte plage abrytée pour sécher mon costume... J'ygnore où je suys. J'ay faym. Seyze heures quynze et quatorze secondes, treyze centyèmes etc. - Longue marche contre les vents froyds de la steppe. Bureau de Poste décrépyt en vue.
Vyngt-et-deux Décembre - le Krassakstan éternel
Pas de nouvelles de Venys. Archybald de Vyryon ne vyent pas. Dommage. Beaux paysages fleurys. Premyères neyges. Plus de nouvelles de la mafya rustre, même sy beaucoup Rustres à lunettes noyres. Ay été reçu par le Sultan du Trukménystan, quy possède un palays hyndûr où coulent mille fontaynes d'eau et de myel. Courtysans charmants. Ay révysé mon Kamâ Sutrâ authentyque, dans le jardyn. Avays un peu perdu.
Quatre janvyer - Ombres de Venys
De retour du Trukménystan, puys de Saboye - pour vysyter mon amy Hermann Ys -, ay beaucoup flâné dans les zones culturelles de Venys. Cynéma, théâtre, Hernanys, Rossyny's. Ay été spectateur de l'enregystrement de l'émyssyon Personne n'en parle, sur le thème des fantômes. Etayt-ce Radyo-Venys ? Ou une autre statyon étrangère ? Ympossyble de me souvenyr. On y parlayt de la prochayne chasse, avec Fontvell et Paxa. Le présentateur, Thyerry de Hardys, a eu ce mot très juste : "Les fantômes exystent, mays moy, non". Médyte, cher journal. Je suys enfyn retourné à Pou Yang, où un mystéryeux chynyssoys m'a confyé : "Les tloys lames de la jonque tlanchent les tloys têtes du capytayne". Yl fayt encore froyd. Les canaux sont brumeux.
Trente-et-un Janvyer - Neyge du matyn et médytatyon
Suys depuys plus d'une semayne au Tysbet mayntenant. Après être passé à nouveau chez mon amy le Sultan du Trukménystan, au palays des mylle fontaines d'eau et de myel, au jardyn éternellement fleury, ay rejoynt la lamasserye de Kopûlh pour y médyter et y étudyer les textes sacrés du Kamâ-Sutrâ. Les moynes me sont d'un grand secours pour quelques posytyons dyffycyles. Porphyrio s'est très byen yntégré et porte des petyts bonnets tysbétayns très seyants... J'ay apprys hyer par TSF l'électyon de Gladys de Caryatys et le retour de Zoé Tynuvyel. Petyt Ours Brun m'a aussy écryt quelque chose d'yllysyble. Yl joue au Subrugby, yl me semble, et se lance dans les affayres. J'ay trouvé nombre de manuscryts concernant les Guerres Syno-Ravelynyennes, plusyeurs sont yncomplets ou abymés. Je me plays byen ycy, Venys ne me manque pas encore. A plus tard, dear Dyary...
Deux Févryer - La promenade des cavernes hysmalayennes
Mon amy le Balay-Lama m'a conduyt ce Neptudy dans les lyeux les plus secrets et les plus excytants du globe : les grottes préhystoryques du Tysbet. Une dyzayne de cavytés s'offrent là-bas au promeneur fascyné par l'élément lythyque. Loyn de la cyvylysatyon et des remous de la vye nocturne de Venys, l'on y puyse l'hydromel précyeux qu'est la contemplatyon des paysages les plus prymytyfs. Yl est étonnant d'y relever quelques peynture rupestres exquyses, sygnes certayns de l'expansyon de l'art préhystoryque yssoys à travers le monde et ce, dès les temps les plus reculés de notre ère. Une fresque frappante met en scène des personnages longylygnes, chassant une grosse baleyne, conversant autour d'une pype, dysposant des fylets sur la houle, ou byen jetant des pavés contre les Mammouths. Nous sommes restés tout le jour à l'abry de la grotte, songeant aux rêves agytés et aux amours vyolentes des hommes des cavernes - quy ygnorayent sans doute encore tout des fynesses du Kamâ-Sutrâ, de l'absynthe et de la médytatyon. Puys nous avons fayt une symulatyon grandeur nature de cette vye prymytyve, pour tuer le temps ; le Balay-Lama a décydément des côtés sauvages que jamays je n'oublyeray. Aujourd'huy, une balade avec les moynes de la lamasserye est prévue.
Léa Valadonys , 27/10/an IV 21:30
- Mountayneer, icy Boy Scout, la cyble approche, soyez prête, je répète, la cyble approche, soyez prête !
Léa Valadonys s'approche de la chambre de Lool de Virion. Devant la porte, un domestique.
- Lool de Virion est icy ? - Ouy Madame - Puys-je le voir ? - Je crayns que cela ne soit pas possyble, Madame. Monsyeur de Virion a demandé expressément à ne pas être dérangé. - Mays c'est moy, je suys sûre qu'il acceptera de me voir - Je suys désolé, Madame, mays ses consygnes sont formelles. - Mays puysque je vous dys qu'il acceptera de me voir !
Léa écarte le domestique, et commence à tourner la poignée, lorsqu'elle entend des gémyssements de l'autre coté de la porte. Des gémyssements de femme, quy se font de plus en plus forts. Des "Oh ouy ! Continue Lool !" se font régulierement entendre...
- Euh... tout compte fayt, je croys que je vays le laysser...
Léa s'éloigne, en se posant de nombreuses questyons. Elle le sait exigeant, mays jusqu'à présent, elle pensayt le combler autant que luy la comblayt... Serait-ce insuffisant ? Elle décyde donc d'aller consulter Marilyse très rapidement, quy surement pourra luy donner quelques conseils... Une foys loyn de la chambre, la porte s'ouvre, et une femme en sort.
- Tu as été parfayte. - Partons.
Quelques instants plus tard, Lool de Virion, en regagnant sa chambre, eu la surpryse de constater qu'il avayt du oublier de fermer sa porte à clef....
Nykolaos d'Ophiccius , 28/10/an IV 12:07
Dans les jardins de Papenchayse, Lool de Virion, quy vient de quitter Léa, visyblement soucyeuse, se promène en pensant à celle qu'il chérit plus que tout, mays aussy à la contre-offensyve maintenant proche . Il ne devrayt pas tarder à partir, d'ailleurs. Soudain, au détour d'une allée...
- ... entendu dire que Léa s'étayt trouvé un nouvel amant, Lool ne la satysfait plus. - C'est vray ? Je ne te croys pas, les femmes ont beau être exygentes, Lool pourrait toutes les combler sur terre, sur mer, et dans toutes les posityons. - Sy ! Mais ce n'est guère étonnant, pour une femme quy s'est mariée avec un impuyssant notoire - Oh, chuut, voilà Lool - Bonjour Monsyeur de Virion - Bonjour, répond Lool... ...
. lool_de_virion , 28/10/an IV 12:32Le ligore de Virion traverse les terrasses du Palays ayant visyblement un objectyf byen précys. Il s'arrète au devant d'un guéryte, semble hésyter un instant puys ouvre la porte avec fracas.
A l'intéryeur Léa, presque nue se trouve en compagnye d'un homme, un capytayne de la garde à en juger par les habyts éparpyllés sur le sol. L'homme, vysyblement surprys se relève et se met au garde à vous.
Capytayne - Je heu... mon Ligore.
Lool - N'êtes vous pas de corvée de latrynes aujourd'hui ?
Capytayne - Non voyons les latryne c'est pour les soldats...
Lool - Exactement soldat... vous êtes de corvée de latrynes... pour le siècle à venyr ! Et habyllez vous...
Le capytayne se retyre honteux et dépyté.
Léa - Vous n'avez pas honte ? Ce pauvre homme ne faysayt que me satysfayre.
Lool - ... vous désyrez que je le pende c'est ça ?
Léa - Comment osez vous ! Vous qui vous vautrez dans votre lyt avec Marilyse !
Lool - mays... c'est une ligore par Poséydon !!!
Léa - !!??!!
Lool - Enfyn trouvez vous un amant de votre rang, je ne sayt pas, tout sauf un vulguayre soldat...
Léa - Capytayne...
Lool - Foutez vous de moy aussi !
Léa - Lool vous m'avez blessé !
Lool - Je vous en prye ma mye... nous sommes en Ys pas en Persys... je veux byen croyre que Nykolaos étayt fydèl mays...
Léa - Et vous n'étyez-vous pas fidèle à Vyvyane ?
Lool - Byen sûr que non, pour quy me prenez vous...
Léa - Vous avez couché avec d'autres femmes ?
Lool - Byen entendu Marylise, Gladys, Rose et byen d'autres...
Léa - Oh !
Lool - Et Vyvyane ne se génait pas de son côté, elle a eut plusyeurs amants...
Léa - Mays vous vous êtes battu contre Théophraste pour cela non ?
Lool - Ouy, mays c'étayt seulement parce qu'il étayt de l'autre bord polityque... il ne faut pas confondre les choses anodynes et les choses importantes !
Léa - Lool je...
Léa Valadonys , 28/10/an IV 13:10
Au même moment, dans une rue de Papenchayse...
- Je prendrays celle-là. - Un excellent choix, Madame Valadonys, cette statue a été réalisée par notre meilleur sculpteur. Et sy vous faites attentyon, vous remarquerez que les feuilles de vigne qui recouvrent le pubys et les bouts des seins sont en or véritable, et... se détachent ! - Oh... en effet, c'est magnifique. Lool devrayt apprécyer, luy quy aime tellement les arts.
...
Lucyus Catilysna Mon père, purifiez moy, j'en ay grandement besoyn. Je suys resté trop longtemps avec Grégoire de Locquetas, j'ay été souillé par sa non-intelligence contagieuse. Lavez moy de tout cela, par l'Amour de Notre Seigneur Poseydon, je vous en conjure !
Marcus Porcus Catonys Mon fils, je le feray avec joye et playsir. Mays avant, puys-je vous poser une questyon : vous accusez le fou de Locquetas de vous avoir souillé. Mays n'auriez vous pas châssé, vous-même ? Confessez vos châssés, afin que votre purificatyon soyt parfayte.
Lucyus Catilysna Moy, châsser ?
...
Mayntenant que j'y pense, ouy, Mon Père, j'ay châssé. J'ay été présomptueux, en croyant que je pouvays faire comprendre à des locqueteux ce quy fonde notre supériorité. J'ay oublié que Notre Seigneur Poseydon avayt fayt vide le cerveau de leur Roy auto-proclamé, ce bon Grégoire, et que par conséquent il était inutile de chercher à luy faire comprendre quoique ce soyt. Ce ne fut là qu'un acte de vanité, aujourd'huy je m'en repentys.
Mayntenant, lavez moy de cette souillure qu'on en parle plus.
Marcus Porcus Catonys Et vous êtes sûr qu'il n'y a vrayment rien d'autre ? vrayment rien ?
Lucyus Catilysna Euuuuuhhh... Non je ne croys pas...
...
Ah, sy, peut-être... J'ay châssé d'une autre manière encore : j'ay tendance à vouloir prendre la place de Tyrésias, à être Conseiller du Dehors à la place du Conseiller au Dehors. Comment ? la place de Vyce Doge ne me suffit pas ? Sy sy, mays c'est plus fort que moy... surtout quand je voys Grégoire de Locquetas, je ne peux pas m'empecher de faire de nouveaux ennemys à Ys.
Bon, vous me lavez ou pas ?
Marcus Porcus Catonys Byen byen... Je vays donc vous laver de vos châsser.
...
J'ay toutefoys l'impressyon que vous me cachez quelque chose d'autre. Vous n'avez ryen à ajouter ? Du tout ?
Lucyus Catilysna Euh... vous lysez dans les pensées ?
Bon, hé byen, puysqu'il faut tout dire, voilà : je désyre ardemment être Doge à la place du Doge. Et je fays tout pour. Le problème, c'est que la place est déjà pryse, et qu'en plus, Tyrésias me met des bâtons dans les roues. Je suppose que malgré sa défaite aux dernières électyons, il se représentera aux prochaines, sy elles ont lieu. Il y a un autre problème : je déteste la démocratye. Je me demande byen quel est l'incapable quy a décydé que le Doge serayt élu. Heureusement, cela devrayt être réglé dans la prochaine constitutyon.
Bon, je commence à en avoir assez de toutes ses questyons : lavez moy, qu'on en finysse !
Marcus Porcus Catonys Byen, je vays donc vous laver.
Ô Seigneur Poseydon, toy quy règne...
Dytes moy Lucyus, vous ne seriez pas en train d'oublier une dernière chose ?
Lucyus Catilysna Bon, je vous le confesse, j'ay volé la sucette d'une fillette hier matin.
C'est bon maintenant ?
Anaclet de Paxatagore A mon avys, y a encore autre chose. N'auryez vous pas aussy dérobé le porte-monnaye de sa mère ?
Paxatagore
juge débonnayre mays toujours sans sa tête.
Lucyus Catilysna Non, mays j'ay volé à sa grande soeur la chose qu'elle avayt de plus précyeux. Mays ce n'est pas un châssé ça, c'est une bonne actyon, n'est ce pas ?
Ce combat extraordinayre a tenu en haleine les plus blasés.
tout commence par le mail 10669 de Théophraste de Mytilène, le 13 janvier de l'an III
Théophraste de Mytilène patine sur les canaux gelés de Venys. Il se sent byen seul dans cette ville qui semble désertée par tous ces habitants.
"Sans doute dorment-ils encore tous" se dit-il. L'hiver a-t-il atténué l'habituelle gouaille de mes concitoyens ? Même les péripéties électorales n'arrivent plus à susciter les débats enflammés d'antan ! C'est comme si chacun se demandayt quoy fayre et n'y trouvayt réponse... Sommes nous blasés, fatigués, occupés à d'autres tâches IRL ? Est-ce une situatyon momentanée ou le symptôme d'un mal plus profond ?
Mays dytes quelque chose bordel ! Je me sens seul, si seul... Bouhouhou...
Lool de Virion : Seul AH OUI ???
Et Viviane ell est où alors ???
Théophraste revenez ici... vous n'irez pas loyn sur ces canaux gelés !!!
ABOULAAAAAAAAAAAAAAA !!!
TdM Viviane ? Mays byen sûr, Viviane !
Allez hop Viviane, mets ta petite robe à froufrou et tes patins, je t'invite à un pas de deux sur la glace.
Ah non merde, voilà le mari. Bon on se fayt une petite course sur les canaux ? Zlip, zlip.
Et le combat commence... Lool de Virion, mail 10675 :
(Avertissement : ce message est monstrueusement long, écrit avec des phrases dantesques et dont seuls les plus fervents adèptes des jeux de labyrinthe derrière les paquets de céréales parviendrons à comprendre le sens... mais moi j'en suis fier !)
Lool de Virion, monté sur un mouton de guerre (monte traditionnelle de la famille de Virion pour aller à la bataille depuis la terrible année 1127 ou le cheptel des éléphants de guerre de la famille fut décimé par la soudaine lubie du patriarche Xonophos de Virion de manger de la viande d'éléphant fraiche à chaque repas... grand mal lui en prit puisqu'il mourrut écrasé par le dernier mâle du cheptel alors qu'il s'aprétait à se tailler une bavette dans le vif... et ainsi s'éteint l'un des plus grand haras éléphantèsque du monde...
mais je m'égare de mon sujet, revenons donc sur les canaux gyvrés de Venys en présence de deux yssois non moins gyvrés... enfin l'un plus que l'autre mays je vous laisse devyner lequel).
Humpf ?
Donc Lool de Virion déboule sur le grand canal, le mouton glissant à pleine vitesse sur une glace quasi plane dans un enchantement de cristaux de gyvre expulsés par la course incontrôlée de l'animal et faisant miroiter les rayons hyvernaux du soleil en une scintillante lueure boréalèsque.
Bref il se précipite à grande vitesse dans un dérapage incontrolé vers une silhouette montée sur patyns à glace mays ne faisant pas mine de savoir s'en servyr.
Passant devant un passant (remarquez le jeu de mot... sisi cherchez byen y en as un !), il luy lance un fanfaronnant "Salut Xéros" (à lire avec un effet doppler marqué mais fluide).
Il se retourne alors vers l'autre silhouette et entame de faire virer son mouton de guerre brinqueballant pour foncer droyt sur sa cible (ce qui, et tout les experts des dérapages incontrolées de mouton sur glace sont d'accord, est byen moins facile que de se faire une vierge lors de la fêtes de la déflorayson lorsqu'on est crassieux, cul de jatte et perdu, seul en pleine mer à 10.000 miles de la première côte... c'est vous dire la difficulté de l'exercice !).
"Théophraste... maudyt mécréant de crassyeux sans bourses, revenez ici que je vous étrippe !"
La silhouette se retourne, laissant apparaitre le regard incrédule du Métaligore.
"Ciel le mari !"
Il entamme alors d'apprendre à patyner en moins de 12 secondes 12 centièmes (temps évalué approximativement de l'inévitable impact).
Le mouton de guerre ligoré fonce à toute vytesse vers sa pauvre victime byen incapable de s'écarter du probable méchouy. Cependant et prèsque imperceptiblement au départ, le mouton entamme un mouvement tournant, vrillant sa trajectoire et sa position même. Tant et si byen qu'au moment présumé de l'impact (soit 12 secondes et 13 centièmes et non 12 centièmes depuis le paragraphe précédent en raison d'une légère erreure de calcul portant sur 14 équatyons au septième degré que l'on me pardonnera byen facilement) le mouton, en pleine marche arrière, passa tel un bolide au ralenti juste à côté du pauvre Théophraste qui en resta ahuri tellement il avait de chance.
Le mouton et son moutonnyer (NdA Moutonnyer : nm. se dit d'un homme montant un mouton de trait ou de guerre. "Tel un cavalyer cavalant sur son cheval, le moutonnyer moutonne sur son mouton" La Moutonnée des Valkypleur - Rychurd Wagnyr. Petyt Virion Illustré page 11.437,2... voilà pour les incultes !) allèrent s'écraser contre le pavage tout proche du quai, dans un atroce bruit de mouton fracassé.
Théophraste, toujours sous l'effet anesthésiant inhérant à toute personne ayant frolé la mort par moutonnisation cinétique, s'approcha des lyeux de l'accident.
Il remarqua le liquide rouge fumant qui coagulait et gelait rapidement sur le pavé glacial. Il lança alors un appel léger, d'une voix de fausset :
"Lool ça va ?"
En un éclair bondissant (les purystes vous dirons que les éclairs tombent et ne bondissent pas... et byen là on s'en fout, il bondyt !) Lool s'extirpa de l'amas ovin sanguinolant, le vysage recouvert de sang.
"Vous êtes blessé ? " Lui demanda un Théophraste tant compatyssant que tyssant.
"Moy ? Non, mais qu'est-ce qu'il a ramassé le mouton ! Bah ça évitera du travail pour le méchoui de demayn !"
Réajustant son cafetant d'hiver doublé en poils d'oreille de jeune de zibelline arctique argentée (2500 Yris chez AVIR), Lool extirpa, des restes moutonneux, un long Katana finement sculpté et manifestement fort ancien gravé d'un blason masqué par le sang.
"En garde métaligore impavide !"
Théophraste, libéré de son apathie pour le compte observa une seconde son adversayre avant de lui lancer :
"Deux choses : d'abord métaligore impavide ça veux dyre quoy ? Et ensuyte les armes sont interdytes de par la constitutyon !"
Lool, surprys, posa la pointe de son arme sur le sol, s'y appuya comme sur une canne et se gratta le front.
"Heu métaligore impavide, ça doit être une insulte je pense, sinon je vois pas trop là sur le coup... ça me revyendra sans doute plus tard... et pour ce qui est de cette arme, c'est le symbole des ligores de Virion depuis 1127... avant c'était une épée, mais un éléphant s'est assis dessus et bon on l'a reforgé en katana parce que elle était trop abymée."
"Ah, dans ce cas..."
Théophraste, dans un geste ample retira de son cafetan d'hiver doublé au poil pubien d'ourses noires femmelles adolescentes vierges de sybérye (7500 yris chez AVIR), une large épée argentée aux reflets dorés, portant les armoiries immémorielles des Métaligores de Mytilène.
Les deux hommes se mirent en posture de combat et se préparèrent au duel...
A suivre...
un témoin, Ra Dada Pysseux, Je parie 100 R$ sur le gros.
icy, un débat s'instaure entre Ra Dada et Xéros de Sicerrone
c'est au tour de Théophraste, mail 10712
(Avertyssement : rassurez-vous, ce sera plus court, il se fayt tard)
Théophraste de Mytilène, Métaligore de Castyllon par la grâce de l'Empereur et de Poséydon, voyt soudaynement débouler dans son dos un fou furyeux monté sur un mouton et qui en veut manifestement à sa personne...
TdM (intéryeurement) : un crassyeux monté sur un bouc, cela ne peut être qu'un agent syldave qui veut attenter à ma personne. Prépare-toy à défendre chèrement ta vie Théo, ce ne sera pas la premyère foys.
TdM (interloqué et toujours aussy intéryeurement) : Poséydon (Loué soyt-Il), mays c'est le mari de Viviane ! L'homme est manifestement ivre et tyent des propos incohérent. C'est vrayment la déchéance au RAYS. Et puys, qu'est-ce qu'il a forcyt, l'abus de krassbier sans doute, n'oublyons que le personnage en ramena des futs entyers en provenance du Krassland à son retour à Ys.
TdM : Lachez cette arme malheureux ! Et en plus, c'est interdit !
TdM : Fort byen Messyre de Viryon, sy vous tenez tant que çà à être réduyt en chayr de dahu, je relève le gant. Patyentez une seconde, je revyens.
Mytilène se dirige vers son hôtel tout proche...
TdM : Sicéronne ! Passez donc me voyr un de ces quatre, je recrute pour le corps diplomatique.
TdM : Dada ! Mon fidèle Conseyller aux Affayres Scientifiques à l'Ambassade de Nautya. Toujours avec ce vyeux training ? passez chez moy que je vous prête un vyeux caftan.
Puys le Métaligore rentre en son palays, se dirige vers la salle d'armes, dépose sa fidèle Chrysamère (la large épée argentée aux reflets dorés, portant les armoiries immémoriales des Métaligores de Mytilène décrite précédemment) et revêt son armure de combat en ébonite (132 poynts - résystance de 60% aux sorts de feu).
TdM : A moy l'hérétique !
Chrysamère : Yep patron, n'oubliez pas vos patyns en mythril (effet sur décisyon : lévitatyon de 110 poynts sur 30 secondes)
Mytilène retourne au canal et c'est au soleyl couchant qu'un terrible duel s'annonce ! Tadaaaaaaaam !!! Les seuls spectateurs sont Dada qui mange sa banane et Vivyane qui tremble de perdre le mari ou l'amant.
Mytilène fayt des grands moulinets avec sa Chrysamère - pfuiiiiiiiiiiii, pfuiiiiiiiiiiiiiii - sur laquelle vyennent mourir les dernyers rayons du soleyl couchant, putayn ce que c'est beau !
Soudayn, un cri retentit dans la pénombre :
ABOULAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!
Non, deux cris !
YARGAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!
Les deux hommes, dans des glyssades rugyssantes s'élancent l'un contre l'autre ! Qui du jeune loup ambityeux ou du vyeux renard gagnera la faveur de coucher dans le lit de Viviane ce soyr ? Vous le saurez - peut-être demayn.
mail 10753 de Lool de Virion du 15 janvier
Le Grand Canal, une étendue d'eau gelée, piquetée de gondoles et autres canards prisonniers des glaces immaculées...
A notre gauche, l'île des poètes, d'où s'élève, par dessus les toitures dorées du musée, un vol de colombes, aussitôt fauchées par une rafale de vent glacial...
A notre droite l'île d'Algébia où s'alignent les mirifiques palays de la haute noblesse yssoise...
Au centre, deux personnages, encapuchonnées, luttant contre le froid et le vent, en position instable sur des patins à glace et armées d'épées...
Un peu plus à droite, le cadavre d'un mouton écrasé et congelé... allez comprendre !
Revenons à nos moutons... non pas celui-là ! Suivez un peu !
Donc Lool de Virion et Théophraste de Mytilène se font face... le ligore et le métaligore, le mari non marié et l'amant... le "un peu gros" et le "presque rachitique"... ils s'observent, chacun attendant une faille chez l'autre, une ouverture, une erreur.
Soudayn, Théophraste, d'une poussée violente, se précipite sur son adversayre, sa lame déchirant la glace avant de remonter dans un mouvement circulayre meurtrier. Mays Lool est une fine lame, et son katana intercepte la trajectoyre pour lancer une contre attaque foudroyante. N'étant pas Mytilène qui veux, ce dernier parre et attaque à son tour. De furyeux échanges d'arme ont lyeu, l'air glacé s'empli d'éclairs métalliques et de bruits clinquants.
Le froid, la glace et le vent ne facilitent pas la tâche des duellystes. Théophraste, notoyrement plus agé (grabatayre dirons ceux qui ne viennent pas d'assister à la formydable passe d'arme qui vyent d'avoir lieu sous nous yeux ébahis), semble s'épuyser rapidement... il sait qu'il rysque d'avoyr rapidement le dessus, il cherche une échappatoyre.
Il la trouve lorsque Lool, légèrement déséquilibré par une mouvement un peu trop vif, perd le contacte direct. Théophraste, sans demander son reste, s'élance alors à toute berzingues au travers du canal, glissant presque silencieusement vers l'île Bezoar premier.
"Ahaha, le temps de reprendre mon souffle et je l'écrase le jeunot"
Théophraste, un rire sardonyque aux lèvre jette un oeil à son adversaire pour apprécier l'avance qu'il a. Son sourire se fige dans un rictus d'étonnement. En effet, le jeune ligore est quasiment sur lui.
"Alors vyeux grygou, tu pensait pouvoir me battre à la course sur glace... Ahaha, tu l'as sans doute oublier, mays je suis double champion micromondial en descente et slalom géant..."
(NdA : Pour les nouveaux, ceci est absolument véridique, Lool a également été le premier à atteindre le sommet de l'Ysverest (avec d'autre mays bon on a pas à perler d'eux ici... heu sauf Théophraste qui était de l'aventure aussi) et également champion micromondial de rallye (avec Clem Yeats... Clem si tu nous entend !)) (Nda n
2 : même si le fait d'être très bon en ski n'as pas d'influence directe sur les capacités en patinage, ça aide cqfd.)
Bref une poursuite s'engage alors, entrecoupée de chocs métalliques, tant d'épées que de lames de patyn à glace coupantes comme des rasoir. Un instant Théophraste gagne du terrain en bifurquant violemment (et en évitant de justesse une chute tant malheureuse que ridicule) et en prenant la directyon du palays Dogéal.
Les deux hommes, en pleine vitesse et plein combat, ne prennent même plus la peine de regarder devant eux... il n'aperçoivent donc pas l'étrange piscine qui a été découpée dans la glace et dans la quelle se prélassent deux jeunes naïades.
Et ce qui devait arrivé arriva, les deux protagonystes se vautrèrent lamentablement dans l'eau glacée. Lorsqu'ils réémergèrent, une voix de femme les interpella.
"Ca ne va pas vous deux ?"
Theophraste reconnu les deux jeunes femmes tandis que Lool, tentait de se maintenir à la surface avec difficulté.
"Marylise, Gladys ? Mais que faites vous donc dans ce bain glacé ?"
Gladys de Caryatys, sortant de l'eau pour enfiler un chaud peignoir leur répondit. Les deux hommes ne purent s'empêcher de remarquer qu'elle ne portait pas de maillot de bains.
"Un bain d'eau glacé est un remède immémorial (NdA : je suis à peu près certain qu'on peux dire immémoriel, mays personne ne semble d'accord ! ) pour maintenir une peau douce et jeune... Marylise, vous m'aviez dyt que les abords du palays étayent protégés par des sapeur paveurs !"
"Ils le sont... je ne pensait pas que des urluberlus viendrais par le canal !"
Marylise sortie à son tour, nue également, et enfila un épais peignoir, frappé du sceau Dogéal.
"Tiens c'est moi qui l'avait fait fabriquer celui-là, lança Lool"
"Peut-être byen, mais vous n'allez pas rester comme ça dans l'eau, vous allez tombez malades, venez donc au Palays, nous y ferons sécher tout ces vêtements."
Les deux hommes, un peu piteux tout de même, sortirent de l'eau.
"Mais dytes moi donc ce que vous faisiez à patiner sur le canal ? Demanda Gladys, tout en aidant Théophraste"
"Heu byen..." "Nous nous entrainions...?" "Oui c'est ça, on s'entrainait, pour les championnats." "De patyn à glace sur canal gelé !"
"Ah !?!"
"Hé byen dites moi Lool, on me disait que vous aviez pris du poids, mays à ce point là je ne pensayt pas, s'étonna Marylise."
Lool de répondyt pas, mays sembla soudayn gêné et n'esquissa plus aucun mouvement.
"Lool, ça va ?"
"Heu non, je suis coincé."
"Coincé, s'étonna Gladys, qui réchauffait Théophraste en le frottant énergiquement."
Marylise, sans hésiter, ouvrit le caftan du Ligore.
"Par Poséydon (Loué soit son nom), que faites vous en armure ?"
"Heu, c'étayt pour me protéger de..."
"Des chutes, intervynt Théophraste, c'est traytre la chute en patyn à glace."
"Heureusement que Tata Emphétuocle m'as initié au démontage des armures, dyt Marylise, tout en défaisant expertement les rivets."
"Bon, moy je ramène Théophraste, dyt Gladys, qui réchauffait le Métaligore par des frottements moins énergiques mais beaucoup plus cyblés."
"Gladys, est-ce byen le moment... oh ouiiiii, j'ai froid là !"
Alors qu'ils s'éloignaient rapydement pour rejoindre une chambre du Palays... endroyt des plus indiqués pour soigner l'hypothermye "à l'ancyenne", Marylise parvynt enfyn défayre le haut de l'armure qui chut dans un bruit de neige écrasée et dévoilant ainsi le torse imberbe de Lool envié par tant de mâles yssois.
"Mays ! Vous êtes nu là dessous ?"
"Mays effectivement il est de tradityon de ne porter aucun vêtement sous une armure pour aller à un du... à une partye de patyn à glace... et qui suis-je pour aller contre la tradityon ! Et d'ailleurs, je pourrait vous retourner la remarque !"
"Je me baignais moi !"
"Moi aussy !"
"Oui, bon..."
Marylise acheva de défaire l'armure et les jambières et le bassyn de métal s'effondrèrent aussi.
"Ah oui, vous êtes réellement entièrement nu ! Remarquez, cela me permettra de mettre un terme au rumeurs concernant votre enbonpoint !"
"Et sy nous y allyons ? demande Lool, grelotant"
D'un geste ample, Marylise ouvrit sou peignoir en grand.
"Mays enfin, que faites vous ?"
"Vous allez geler sur place dans cette tenue, venez donc vous réchauffer..."
"Heu, je suis de l'opposityon... et, cela pourrait enfyn..."
"Nous n'en dirons ryen."
Lool s'engouffra dans le grand peignoir sans se fayre prier d'avantage et le curieux couple se dirigea vers le palays Dogéal où résonnait les cris étouffés d'une Gladys pratiquant un "réchauffement à la Modanayse" des plus réussit au dire de Théophraste...
Mays laissons là nos amys, alors que quelques flocons s'étiolent sur une Venys redevenue calme, recouvrant lentement une armure et, un peu plus au sud, le cadavre d'un mouton écrasé... dans le canal, deux épées plantées dans le fond meuble, semblent attendre le printemps...
Lucyus Catilysna est un homme énigmatique, le nouveau Conseiller de la Régente ne laysse en effet filtrer que peu d'informatyons concernant sa personne. Cependant, le Rhodanien a mené sa petite enquête, et vous livre de nouvelles informatyons exclusyves.
Né il y a maintenant 43 ans, Lucyus Catilysna est le fils cadet d'une petite famille arystocratique de Venys, proche du Clan Paxatagore. Dysposant, dès son plus jeune âge, d'une grande vigueur intellectuelle et physique remarquée par ses professeurs, il entre dans le prestigieux lycée Bezoar IV où il effectue de brillantes études. Celles-cy culminent avec son entrée à l'Ecole Yx, qui forme les futurs administrateurs de l'Empire tant sur le plan intellectuel et physique qu'amoureux (d'où le nom d'Yx). Doué en plus de toutes ses autres capacytés d'un don naturel apprécié de la gente féminine luy permettant d'assurer à tout moment dans tous les lyeux, dans toutes les circonstantes et dans toutes les posityons, il sort de l'Ecole major de sa promotyon.
Lucyus Catilysna vit par la suite une vie particulièrement mouvementée. D'abord Conseiller de son frère ainé dans la gestyon de son fief, il désyre rapidement acquérir son indépendance vys-à-vys de sa famille. Il entre donc au servyce des Paxatagore, quy l'envoient gérer une petite provynce perdue au fin fond de l'Empire. Là, il se fait remarqué pour ses frasques, sa débauche et son goût prononcé du luxe, quy font rapidement diminuer sa fortune personelle. Profondément ambityeux, il accèpte la promotyon rapidement offerte par Anaclet de Paxatagore quy le nomme directeur de Sy Vys Paxa Para Bellum, entrepryse de fabricatyon d'armes à feu, quy le rapproche de Venys et augmente son salaire. Il reste à ce poste pendant sept ans, développant consydérablement l'activité de l'entrepryse et multipliant les bénéfyces (ainsy que sa propre fortune), parfoys de manière plutôt suspecte.
Mays le 13 may de l'An I, les armes sont interdites sur toute la surface de l'Empire, et Lucyus Catilysna dysparait alors mystérieusement avec. Certains racontent qu'Anaclet de Paxatagore l'aurait chargé de ses opératyons secrètes plus ou moins légales : en troys ans on l'apperçoyt succéssyvement au Boukhystan, au Krassland, puys en Eurobe, en Chuych, à Parys, Lonne-Donne, Bruyssel, puys dans de nombreux paradys fyscaux
Au mois de septembre de cette année, Anaclet de Paxatagore le présente à Léa Valadonys, à la recherche d'un Conseiller personnel quy pourrait l'aider dans la gestyon quotidienne du fief dont elle a la charge. Sans doute sa formatyon Yx l'a-t-elle aidée, car rapidement la Régente le prend à son service, et le nomme, peu de temps après les évennements d'Octobre, Conseiller, et luy octroye presque tout pouvoir sur ses terres.
La véritable carrière de Lucyus Catilysna commence enfin.
Le Rhodanyen n
4715,
23 octobre de l'An IV
Lucyus Catilysna
Qu'est ce que je fays dans ce Conseil des Portes ?
Le Doge est absent du Palays Dogéal tout au long de la journée, excepté lorsque vient l'heure de sa série préférée.
Paxatagore manigance de son coté au Congrès des Natyons plus que moy icy, c'est dire...
Fontvell réorganyse une armée quy n'exyste pas.
Marilyse se fait les crocs sur deux zollernoys au lieu de nous expliquer ce qu'elle fait avec l'Universyté.
Qu'est ce que je fays donc dans ce Conseil ? Je n'ay personne à quy m'opposer véritablement, la seule chose que font mes adversayres, c'est me cacher ce qu'ils font véritablement, comme Tyrésyas. Sy encore leur plans pouvaient me nuire ! Mays non, ce qu'ils cachent ne peut m'être en aucune manière utile ou nuisyble.
Il faut donc que je me trouve de nouveaux amys avec quy comploter...
Lucyus Catilysna, Maître Comploteur
Hector D'Ysciple
C'est donc que vous n'êtes pas un sy bon comploteur que ça ! Sy vous étiez réellement méchant, manipulateur et comploteur, nous ferions ou des choses qui vous arrange sans en avoir conscience (nous serions manipulés) ou des choses qui vous dérange (résystance). Non, au lieu de cela, nous vivons comme sy vous n'exystiez pas.
Mays je ne vous en veux pas mon bon Lucyus, vous êtes un Vyce-Doge absolument par-fait ! Vous êtes moelleux, doux et chatoyant, tous les attributs nécessaires à un vyce-dogéat réussy.
Hector D'Ysciple, le Doge qui aimait beaucoup la chatoyance
PS : et ce feuilleton que vous citez, sachez que je m'en inspire. Je ne suys pas niais naturellement, ça demande un certain entraînement.
Récyt.
Marcus Porcus Catonys , 25/10/an IV 08:29 :
- Bon, où est-ce que je suys arrivé par la grâce de l'Empereur Dyeu ? Je ne croys pas être mort, mays ce pourrayt quand même bien être le paradys icy. Il faut que je vérifie. Ohh, voilà quy sera parfayt, un crabe...
Le prêtre s'approche... CLAP
- Aïe ! Ouïe ! Plus de doute, je suys vivant ! Mays où suys-je vivant ?
Marcus regarde autour de luy. A perte de vue, d'un coté l'océan, de l'autre une forêt touffue, entre les deux un mince ruban de sable fin. Le prêtre décyde de longer la plage. Au bout d'un certain temps, il semble appercevoir au loin un embarcadère. Ouy, ouy, c'est bien un embarcadère. Le prêtre s'approche, et apperçoyt byentôt un chemin partant de là et s'enfonçant en montant légerement dans la forêt. Il apperçoyt aussy 5 jeunes filles en petytes tenues, à la peau bronzée, portant et tenant à la main des colliers de fleurs. Dès qu'elles le voient, elles se précypitent à sa rencontre, et luy mettent les colliers autour du coup.
- Byenvenue Marcus, nous t'attendyons.
Elles se mettent alors à le caresser tendrement et à luy donner quelques baysers...
- Euh... vous m'attendiez ? - Ouy... la Grande Prêtresse a vu en rêve ton arrivée, et nous a chargées de venir t'accueillir comme il syed à un prêtre de ton rang. - La Grande Prêtresse ? - Ouy, la Grande Prêtresse de Cysthère.
(A suivre)
Anaclet de Paxatagore , 25/10/an IV 08:34 : (à un moment, j'ai cru qu'il était arrivée à Papyyste et qu'il serait tombé en plein dans l'électyons d'Oscar Temarys contre Gaston Flysse !).
Paxa
Marcus Porcus Catonys , 25/10/an IV 09:10 :
(Mays très cher, il ne tient qu'à vous que cela se passe ainsy. Cysthère est peut-être en Polynésys ?)
MPC
Marcus Porcus Catonys , 21/11/an IV 10:45Marcus Porcus Catonys, miraculeusement sauvé des merksystes-lunynystes (ce quy n'a pas été sans renforcé sa piété légendayre), avayt désormays étably résydence sur l'Ile de Cysthère, où il prêchayt désormays consciencieusement chaque neptudy au Temple local de Poseydon. Jusqu'au jour où il entendyt dans la rue parler de la proclamatyon du Métaligorat de Phenys, avec, à sa tête, Marilyse Emphétuocle. Consydérant que celle-cy étayt byen partye pour devenir le prochain Empereur, et que même sy elle ne le devenayt pas, elle serayt l'une des personnes les plus importantes de tout l'Empire, et qu'elle, Mère Abayse, saurayt écouter ses conseils dans le domaine où il excellayt le plus, à savoir la religyon, consydérant tout cela donc, Marcus Porcus Catonys décyda de prendre le prochain navyre pour Quo Vadys, et rejoindre la Métaligore de Phenys. Et c'est ce qu'il fit.
Comme vous le savez peut-être, je m'étays réfugié, par la grâce de Notre Seigneur Poseydon (Loué soit-Il !) sur la petite Ile de Cysthère, où je trouvay un Temple Local. Pour mon plus grand bonheur, j'y rencontray la Grande Prêtresse de Poseydon, Odette de Crécys, dévouée envers Notre Seigneur, humble et pieuse, une femme charmante, quy sut m'honorer de la manière qu'il sied à un envoyé de Notre Seigneur Poseydon (Loué soit-Il !). Je trouvay donc en sa demeure un abrys doux et chaud. Dans le même temps, je reprys mon activité de prédicateur
Cependant, une foys que j'eus débarassé ce saint lieu des chiens d'infidèles quy le hantayent, et soumys l'intégralité de la populatyon locale à la Puyssance de Notre Seigneur Poseydon (Loué soit-Il !), consydérant mon travail terminé, je sortys en extase de la profondeur sprituelle où la Grande Prêtresse m'avayt conduyt, et revint vers Marilyse Emphétuocle afin de la servir du mieux que je puys.
Mays maintenant, j'ai une autre tâche à accomplir. Il me faut éduquer et élever le jeune Théophraste de Mytilène à la grandeur spirituelle à laquelle son nom le destine, en mémoire de Sa Béatitude Evanescente son père. Avec mon aide, et surtout celle de Notre Seigneur Poseydon (Loué soit-Il !), il suiva le chemin que, byen avant luy, ses ancêtres ont parcouru jusqu'au Très Abyssal, Notre Seigneur Poseydon (Loué soyt-Il !). Et ainsy, par sa main les ennemys de Notre Seigneur Poseydon (Loué soyt-Il !) et de l'Empire périront dans d'atroces souffrances.
Tremblez, chiens d'infidèles !
Tremblez, infâmes payens !
L'Héritier du Seigneur sera byentôt de retour !
Marcus Porcus Catonys le Jeune, dit le Moralysateur
"Pour Poseydon, Ys et l'Empereur !"
Yssue d'une grande famille de l'arystocratie Yssoise, Marilyse Emphetuocle a fait ses études au Lycée des Jeunes Filles de Notre Dame de Syon, puys est allé suivre faire son droyt à l'Université de Nautia. Elle est docteur en droit yssois. Sa thèse a été dirigée par le professeur Matthieu Duclos, Doyen de la Faculté de Droit, et a pour thème : "La résurgence du tradytionnalysme juridique yssois : retour sur l'école des Paxatagore".
Rentrée récemment à Ys, elle a tout naturellement trouvé place au sein du cabinet Paxatagore, qui cherchait à s'agrandir. Depuys qu'Anaclet de Paxatagore est devenu Juge d'Ys, Marilyse Emphetuocle dirige le département contentieux du cabinet.
Emminente politicyenne, Marilyse Emphetuocle est membre fondatryce du PRYAPE. Elle a été élue Conseiller du Dedans.
Depuys le passage à Venys (Pseudopolys), Marilyse Emphetuocle a occupé de très nombreuses responsabilités politiques : chancellière, présydente du Comyté des Légyslateurs, Saunatryce... Elle a été élue juge au Tribunal Pseudo-Fédéral. Son fort engagement en faveur de la Pseudofédératyon l'a ammené à fonder un parti pseudo-fédéralyste, et à en prendre la tête. Malgré tout, l'échec de la pseudofédératyon la fit déchanter et elle fut la première à soutenir l'yndépendance de Venys, faysant ainsi voler en éclat la pseudofédératyon.
Elle fut élue Doge de Venys en septembre 2002 (an II), et mena le pays vers la voie de l'yndépendance et du retour sur les îles ancestrales. Réélue deux foys, elle exerça le pouvoir jusqu'en may de l'an III, et devint ainsy l'une des Doges au mandant le plus long de l'hystoire de la récente démocratye yssoise. Défaite par Nykolaos d'Ophiccius en may de l'an III, elle est retournée dans l'opposytion, et s'est consacre essentiellement à ses affaires économiques.
Avec le retour de l'actyon yssoise au pouvoir, elle a reprys du servyce en politique, et exerce actuellement les fonctyons de Chancellière et de présydente du comyté des légyslateurs.
Retrouvez la sur son site internet
Zoé Tinùviel, secrétaire perpétuel Autant commencer par quelque chose de simple, une question sur laquelle nous pourrons certainement tous très vite tomber d'accord.
Je propose donc que nous donnions tous un rapide avis sur la question fondamentale de la langue yssoise: j'ai nommé l'emploi du Y
A titre personnel, dès que le son [is] apparait dans un mot, je remplace le i par un y :
- i devant ss
plisser=plysser, bâtisse=bâtysse,
- i devant c
justice=justyce, malice=malyce
- i devant t
pétition=pétytion, position=posytion
Cette règle orthographique est simple, et à mon avis totalement justifiée puysque faisant référence à Ys dans la sonorité des mots.
La règle pourrait s'écrire ainsi: Le i suivit d'une ou plusieurs lettres formant le son [is] se note y
Emmanuel Raveline Je suys tout à fayt d'accord avec mon collégue Tynuviel. Néanmoins, les yssoys du sud ont leur propres partycularités, l'une d'entre elle étant de mettre des "y" un peu partout, comme preuve de leur accent extrêmement marqué.
Je suggère donc que, sy nous acceptyons une légyslatyons "offycyelle" de la langue yssoyse, nous n'interdysysons pas pour autant (ce qui serayt d'ailleurs arbitraire est stupide) la pratique d'accents différents dans ce magnifique pays.
Zoé Tinùviel Il n'est bien entendu pas question d'obliger tout le monde à parler en respectant les règles de l'académye. Mais je vous rappelle que le Conseil de Portes c'est engagé à faire respecter cet orthographe par l'adminystration.
S'il est évident que nous ne pouvons pas obliger tout le monde à "parler" selon nos règles, il serait tout de même bon que nous, académyciens, repections les règles que nous édicterons. La solution suivante est donc envysageable:
Dès lors qu'une règles ne rencontre pas l'unanimité, nous établyssons deux règles: la règle du sud et la règles du nord, toutes deux correctes. Bien entendu cela suppose tout de même un minimum de concessions de la part de chacun: on ne peut tout de même pas créer 5 règles différentes!
Mais grosso-modo, je pense que nous pourrions nous orienter vers deux tendances: la tendance "sudyste" avec beaucoup de Y, et la "nordyste" avec moins de Y.
Paxatagore En ce qui concerne l'Ys, j'ai personnellement un accent un peu plus fort, habituellement, puysque je met le son ys, outre dans les cas que vous évoquez, dans des hypothèses proches.
Ainsy, par exemple, je mets un y à la place d'un i à la fin des mots qui se finyssent en i (ainsy, icy). Je mets également un y dans les mots en "tyon" (sauf ceux en "ytion" : dévolutyon, attributyon, mays partytion). Il conviendrait de formalyser grammaticalement cela.
Zoé Tinùviel La règle du Ys que j'ai présentée n'est bien entendu pas la seule, c'est simplement la première règle sur laquelle il me semble que tout le monde peut tomber d'accord.
Comme il n'y a pas eu d'opposytion, et pour peu que personne ne se manifeste contre, je considère qu'elle est acceptée.
Pour rappel :
règle du ys: Le i suivit d'une ou plusieurs lettres formant le son [is] se note y
L'honorable Académycien Anaclet de Paxatagore évoque deux autres règles relatives à l'emploi du Y :
1 - à la fin des mots finyssant en i
2 -dans les mots en tion
Voyons ces règles en détails :
1 - mots finyssant en [i]
L'emploi systématique du Y pour tous les mots finyssant en [i] me semble peut-être exagéré:
Une partye, un bandyt, une sortye....Ce ne sont pas là des utilysatatyon que l'on retrouve dans la pratique...
Mais il me semble qu'Anaclet fat plutot référence au son [i] dans des hypothèses proches de la règle du Ys, comme l'attestent ses exemples : icy, ainsy.
Ce que l'on a icy, c'est une inversion de la règle du ys : l'emploi du Y dans le son [si].
Cette règle pourrait s'écrire ainsy :
La lettre i précédée d'une ou plusieurs autres lettres formant le son [si] se note y.
Exemples : - principe: princype - ainsi:ainsy - décimal:décymal
Cette règle pose tout de même un problème (au moins) le mot ici. Selon les deux règles conjuguées (règle de l'ys et de l'ys inversé) ce mot devrait s'écrire ycy. Ce qui est tout de même un peu lourd. J'ai toujours écrit yci, mais je reconnaît que la forme icy est plus lisible.
Cela nous donnerait donc une première exception à la règle n
1 :
Le i suivit d'une ou plusieurs lettres formant le son [is] se note y sauf dans le mot icy. Bien sur d'autres exceptions pourront être ajoutées.
2- règle dans les mots en [siõ]
[le son on s'écrivant en phonétique avec un o ouvert inversé avec tilde (ou c inversé), je le remplace par un o avec tilde. J'en profite pour vous proposer de nous mettre d'accord sur un alphabet phonétique. Dans la mesure où nous ne dysposons pas de tous les signes adéquats, je vais retravailler les signes et vous ferait une proposytion sous peu].
En fait, il n'est pas besoin d'édicter de règle pour ces mots : ils contiennent le son [si] et obéyssent donc à la règle n
2 !
Anaclet fait également référence à des mots tels que partytion ou l'on a les deux sons: [is] et [si]. Or, icy, on place le y avant le son [s], et pas après. On applique donc la règle n
1 et pas la n
2.
Cela pourrait se traduire par la règle générale:
La règle n
1 prime sur la règle n
2. Les deux règles ne sont jamais employées simultanément.
ou de manière plus générale
Les règles de la grammaire et de l'orthographe yssois priment les unes sur les autres par ordre croissant.
Notez que cette règle peut souffrir des exceptyons, nous l'avons vu avec le mot icy.
Je résume donc toutes les règles que nous avons déjà, et vous invite à faire des commentaires, remarques, critiques...
Règle générale:
Les règles de la grammaire et de l'orthographe yssois priment les unes sur les autres par ordre croissant.
Règles particulières:
Règle n
1 (ou règle de l'ys): Le i suivit d'une ou plusieurs lettres formant le son [is] se note y
exceptyon: icy
Règle n
2 (ou règle de l'ys inversé): la lettre i précédée d'une ou plusieurs autres lettres formant le son [si] se note y
Voilà pour le moment !!! Cela me fait penser qu'une fois que notre grammaire sera complète, nous pourrons organyser une dictée à la Pyvot ! Un texte publié en français, et les partycipants (bel exemple de la primauté de la règle 1 sur la 2) doivent le traduire en respectant les règles de l'yssois.
Bien sur cela suppose que nos règles soient un peu complexe, avec pas mal d'exceptyons. Mais je suis persuadée que nous y arriveront très bien :-)
Zoé Tinùviel Chers et Inestimables collègues:
J'ai entendu plusieurs d'entre vous faire régulièrement référence à un accent Yssois: accent du sud, accent du nord, et maintenant accent de la République Ravelinienne.
Il y a quelque chose qui me choque dans l'emploi de ce terme: un accent est par définytion la manière dont l'on prononce un mot, une phrase...Il peut y avoir plusieurs accents, mais il n'y a, en général, qu'une seule manière d'écrire.
Or je vous rappelle que nous sommes chargés de codifier la langue Yssoise dans sa forme écrite, et non point orale. Je pense donc qu'il ne devrait pas être fait référence icy à des questions d'accent.
Cecy est une première chose qui tout naturellement en amène une deuxième:
Si nous acceptons le postulat selon lequel il est possyble de s'exprimer sur les lystes soit oralement soit par écrit cela aboutirait à résoudre nos problèmes d'antagonysmes dans l'emploi du Y (vu que pour le moment, seul cet emploi différencye le françays de l'Yssois).
Nous pourrions en effet nous mettre d'accord sur l'Yssois écrit, tout en restant libres de parler avec l'accent de notre choix ! Une telle attitude simplifierait grandement les choses puysqu'il ne nous faudrait plus dès lors dystinguer deux écritures, celle du nord et celle du sud. Nous n'aurions qu'une seule écriture, mais plusieurs accent.
La seule contrainte qu'imposerayt ce choix serait liée précysément aux textes : littéraires, offyciels...Ces textes devrait être rédigée en respectant les règles que nous édicteront.
Pour les textes offyciels, cela ne pose guère de problèmes dans la mesure où le Conseil des Portes c'est engagé à faire respecter nos décysions par l'adminystration (proposytion en passant: faire figurer adminystration dans la lyste des exceptyons à la règle de l'Ys inversé, deux y rendant la lecture du mot un peu lourde).
Pour les textes littéraires par contre, il faudrait que nous mettions tous un peu de bonne volonté pour utilyser tous la même orthographe. C'est bien entendu contraignant et cela va sans doute un peu à l'encontre de la très grande liberté en matière de créatyon qui règne dans le monde virtuel. Mais d'un autre côté, je suis persuadée que la culture Yssoise qui est certainement l'une des plus riche du micro-monde ne pourrait que s'en trouver renforcée.
J'attends votre avis sur la question.
Emmanuel Raveline Là, je vous le dys tout de suite: non.
Non, non, non et non.
Sy je veux bien faire attentyon quand j'écrys mes mails publiques, lorsque je suys en pleine envolée lyrique de composytyon poétique ou d'ordonatyon logoproséique, je refuse catégoriquement de m'interrompre pour relire.
Niet, niet, niet !
Et qu'on m'explique en quoi cela renforcerait la culture yssoyse !
Zoé Tinùviel Il me semble que la langue parlée dans un pays fait indéniablement partie de sa culture... Et je ne pense pas qu'il soit faux d'affirmer que la quasi totalité pour ne pas dire la totalité des intellectuels d'un pays donné écrivent de la même façon (au sens grammatical s'entend). Immaginez 5 minutes ce que serait la littérature françayse si chaque auteur avait son orthographe et sa grammaire propre...
Et c'est exactement ce qui se passe à Ys. Sur dix textes écrits en Yssois, il n'y en a pas deux qui respectent les mêmes règles. On peux même prendre un texte au hazard et trouver dedans deux ou trois manières d'écrire le même mot.
Certains trouveront peut-être cela normal, moi je trouve que cela ne fait tout simplement pas sérieux.
A partir du moment où nous voulons créer une nouvelle langue (ou en tout cas une nouvelle orthographe), il y a deux solutyons:
Soit nous créons des règles et personne ne les respectent. Et la "langue" Yssoise reste ce qu'elle est: un joyeux bordel sans prétentyon. Dans ce cas je ne vois pas trop l'intérêt de se casser la tête sur des règles orthographiques .
Soit nous décydons de mener à bien un projet sérieux et ambytieux qui renforcera la crédibilité d'une véritable langue Yssoise.
C'est une question de choix.
D'un côté la facylité qui n'apporte à mon avis pas grand chose: tout le monde est capable de truffer un texte d'Y si l'on est Yssois ou de K si l'on est crassieulandays, mais où et l'intérêt?
De l'autre, une démarche un petit peu plus contraignante, mais qui nous permettrait d'affirmer qu'Ys est la seule nation à dysposer d'une véritable langue, et il en résulterait un indéniable enrichyssement de notre patrimoine.
C'est là ma posytion. Comme il ne m'appartient pas d'imposer aux Yssois la manière dont il doivent écrire, je ne peux que plaider en ce sens. Mais j'espère sincèrement que vous serez tous convaicus par ces arguments et que nous pourrons ainsy faire vivre enfin tous ensemble la langue Yssoise.
Lool de Virion Pour ma part, l'application stricte des règles me semble indispensable dans plusieurs cas : tous textes administratifs, tous textes de loi, tous textes et décisions judiciaires (y compris les remarques et les éléments constitutifs du procès) et par extension toute communications officielles qqu'elle soit publique ou privée. Les textes hystoriques.
Exceptions : Les mails de language courant (discussion, échange d'idées etc...), les oeuvres artistiques de leur essence même sont impossible à codifiés !
Paxatagore, à Zoé Tinùviel En ce qui concerne les règles d'orthographe, l'orthographe formant un tout, il me semble qu'il vaudra mieux décider quelque chose lorsque nous aurons un corps complet de règles : sinon, on rysque de revenir constamment en arrière, sur tel et tel point. Il faudrait également "éprouver" ce corps de règle avec notre pratyque, pour faire coïncider règles et pratiques.
Quant à votre dystinction entre écrit et oral, elle me semble par trop calquée sur l'IRL. Nous sommes dans un espace virtuel où les règles de l'IRL ne s'appliquent que fort partiellement : tirons-en party, et voyions donc ce que cela implique.
Théophraste de Mytilène
Très chers Confrères,
Tout d'abord veuyllez me pardonner pour avoyr été quelque peu absent de vos débats ces dernyers temps. Celà ne m'a pas empêché de lire les excellentes contributyons des uns et des autres. En voicy une de ma part pour commencer.
En préambule, je voudrays dyre que je rejoins l'opinyon de la Secrétayre perpétuelle concernant le respect des règles de grammayre et d'orthographe.
Si un mauvays usage ne doyt pas être sanctyonné pénalement, il est clayr pourtant que ceux qui se contentent d'user d'un charabya crasslandysant se voient sanctyonnés moralement : les portes des thés dansants organysés chez la sublîîîme Zoé leur restant fermées à tout jamays.
L'usage correct, plus ou moyns incorrect, carrément nul, de l'Yssois n'est somme toute révélateur que du niveau socyal et culturel de celuy qui le parle. Ajoutons à celà que si vrayment on veut avoyr l'espoyr d'appartenyr un jour au Gotha, l'usage d'une police personnelle et chatoyante est recommandé.
Certes, vous me dyrez que Ravelyne s'expryme presque correctement et que pourtant il est yssu de la fange. A celà je répondray : n'oublyez-pas qui est son père et puys en plus, c'est un artyste. Voilà.
Je propose donc que nous tous, qui sommes gens de qualyté à l'exceptyon de la personne précédemment nommée, nous efforcyons de respecter les règles que nous nous donnerons et j'engage la Secrétayre perpétuelle à avertyr ceux qui se relâcheraient en leur dosant parcimonieusement les petyts fours, voyre en leur servant de l'absynthe coupée.
Sur les règles mayntenant, petyt récapitulatyf :
Règle générale: Les règles de la grammaire et de l'orthographe yssois priment les unes sur les autres par ordre croissant.
Règles particulières:
- Règle n
1 (ou règle de l'ys): Le i suivit d'une ou plusieurs lettres formant le son [is] se note y
Exceptyon: icy
- Règle n
2 (ou règle de l'ys inversé): la lettre i précédée d'une ou plusieurs autres lettres formant le son [si] se note y
J'ajouterays une exceptyon : le mot si ("sy" ne m'inspire pas).
Je propose d'ajouter les règles et exceptyons suyvantes.
Règle n
3 : Le i précédé ou suivi d'une autre voyelle se note y (ex. suyte, pyonnier, meylleur, etc.)
Exceptyon : Lorsque le i est à la foys suyvi et précédé par des voyelles (ex. oie, qu'ils aient, ouïe, etc.)
Exceptyon générale n
1 : lorsque qu'un mot comporte plusyeurs i "transformables" en y, un seul i se note y. C'est l'ordre des règles qui détermine quel i se transforme en y (ex. adminystration, cyboire, yssois, etc.)
Exceptyons à l'exceptyon générale (sinon, ce ne serayt pas drôle) : des mots échappant arbitrayrement à cett règle en rayson de l'usage coutumyer (et aussi pour des raysons esthétiques tout-à-fayt subjectyves) : ex. histoyre, cycliste (tyens au fayt, que fayt-on quand le françays ne respecte pas nos règles ?), etc.
Exceptyon générale n
2 : Lorsque le i est la dernyère lettre d'une mot, il ne se note pas i (ex. aussi, moi, lui, pourquoi)
Exceptyons à l'exceptyon générale : sauf pour certayns mots où le i est précédé d'une voyelle (roy, loy, etc.)
A part çà, je pense qu'il y a aussi pleyn de mots qui échappent à toutes les règles et qui sont des exceptyons, analysons-les au cas par cas une foys que nous seront d'accord sur les règles. J'en prends au hasard en me relysant : "subjectyf" qui "méryte" manifestement un y mays pourquoi ?
Je vous laysse commenter ce qui précède car je suys certayn qu'il y a beaucoup de choses à dyre (dire ?), on m'attend au Conseyl des Portes.
Zoé Tinùviel Tout autre chose maintenant: la règle numéro 3 proposée par Théophraste de Mytilène:
L'emploi du Y en remplacement du I suivit ou précédé d'une voyelle.
Je préfère le dire tout de suite: je ne suis pas emballée par cette règle. Et ce pour une raison fort simple, cela amènerait à mon avis beaucoup trop d'exceptyon sans pouvoir pour autant y trouver des règles logiques. Le I se plaçant en français avant ou après une voyelle dans toutes sortes de mots, il a selon les cas de très nombreuses fonctions.
Il peut représenter le son [i]: un ami
servir à former d'autres sons: oi, ai, ei, ain, ein, in, im (loi, trait, reître, train, rein, interne, impayable)
Or, qu'observe-t-on? Si dans le premier cas i pour le son [i], on peut remplacer cette lettre sans trop de dommage pour la lecture phonétique par y: un amy, il n'en va pas de même lorsque la lettre sert à former un son: une loy, un trayt, un reytre, un trayn passent assez bien, un reyn c'est déjà plus limite.
Et que dire alors de la phrase suivante:
Ce gayllard est gay comme un geay
Le problème du Y placé ainsi vient sans doute du fait que nous ne sommes pas habitués à le voir compléter un son. Et son utilisatyon dans tant de sonorités différentes (par l'emploi de la règle 3) rysquerait de dérouter grandement le lecteur.
En orientant la recherche de y dans des mots où sa prononcyation "normale" ne rysque pas de dénaturer le mot, on obtient des résultat plus "lisibles".
Ce critère est pour le moment respecté dans les règles ys et sy. Mais d'autres sont possybles:
1- le y avant le son [iz]: utilyser, subtilyser
le y remplace une lettre de valeur [i] et se prononce [i]
2-De manière plus générale dans tous les mots où la lettre i se trouve entre deux consonnes: ryre, tytre, tyrer, pylote....
L'esthétique de la choses est cependant dyscutable, icy aussy, la règle est sans doute trop générale.
Et la règle se devrait d'au moins connaître une exceptyon: le i devant le L mouillé restant i: une fille plutot qu'une fylle.
3- une troisième catégorie est peut-être plus intéressante: l'utilisatyon du y avant le son on: un lyon, un avyon
Avantage: cette forme ressemble à l'usage que l'on fait du Y dans la règle "sy" dans tous les mots se terminant en tion ou en sion: attentyon, passyon
4-Enfin, une quatrième pyste:
Considérez les mots suivants (tous français):
loyal, royal, croyance, voyance, soyeux
Ils sont tirés du même radical que les mots loi, roi, croire, voir, soie.
Certes, l'emploi du y dans royal sert à former un son supplémentaire après le [ua] mais si nous écrivons roy, un lecteur non avertit aura sans doute plus tendance à prononcer roi qu'à prononcer rai si j'écris ray. Ce son me semble donc (en toute inobjectivité je l'admet) particulièrement apte à accueillir la lettre y. Et j'écris donc
le loy, le roy, croyre, voyr, la soye, mais aussi boyre, le toyt, une anchoy
Voila, ou plutot voyla. Je vous invites à vous prononcer sur toutes ces possibilités:
-le y à côté de voyelles, -le y avant le son z -entre 2 consonnes -dans le son ion -dans le son oi
(Et une recomandatyon en prime: après la lecture de cecy relysez 3 foys vos textes en françays avant de les envoiyller !!!)
Zoé Tinùviel j'ai relu quelques textes de Théophraste et je trouve que son emploi du Y est assez abondant tout en restant très lisyble. Il me semble qu'il a fait applicatyon de la règle qu'il nous avait proposée (y à coté d'une voyelle) ce qui m'amène à reconsydérer l'opinion que j'avais à ce sujet.
Peut-être notre honorable collègue pourrait-il nous expliquer les autres règles qui président à l'insertyon du Y dans ses textes ?
J'invite également les autres membres à relire les contributyons de Théophraste (notamment son journal de voyage en Cappadoce) afin d'en apprécier le dosage en Y par rapport à la lisybilité que je trouve excellente.
plusieurs semaines s'écoulèrent, sans grande contributyon, et ce n'est que longtemps après que ce mail fut rédigé
Zoé Tinùviel Chers confrères,
Voicy le point sur les travaux et les poposytions en matière d'othographe et de grammaire Yssoise
A-Les règles suivantes ont été ou sont en passe d'être acceptées:
Règle générale:
Les règles de la grammaire et de l'orthographe yssois priment les unes sur les autres par ordre croissant. Deux règles ne sont jamais employées simultanément dans l'écriture d'un même son phonétique
Règles particulières:
Règle n
1 (ou règle de l'ys): Le i suivit d'une ou plusieurs lettres formant le son [is] se note y
exceptyon: icy
Règle n
2 (ou règle de l'ys inversé): la lettre i précédée d'une ou plusieurs autres lettres formant le son [si] se note y
exeption: si
Des exceptyons à ces règles pourront bien entendu être ajoutées au fur et à mesure.
Pour le moment, Théophraste, Anaclet et moi même avons donné notre accord sur ces règles.
B-Voicy ensuite une règle (règle n
3) qui fut proposée par Théophraste de Mytilène:
Règle n
3 : Le i précédé ou suivi d'une autre voyelle se note y (ex. suyte, pyonnier, meylleur, etc.)
Exceptyon : Lorsque le i est à la foys suyvi et précédé par des voyelles (ex. oie, qu'ils aient, ouïe, etc.)
Exceptyon générale n
1 : lorsque qu'un mot comporte plusyeurs i "transformables" en y, un seul i se note y. C'est l'ordre des règles qui détermine quel i se transforme en y (ex. adminystration, cyboire, yssois, etc.)
Exceptyons à l'exceptyon générale (sinon, ce ne serayt pas drôle) : des mots échappant arbitrayrement à cette règle en rayson de l'usage coutumyer (et aussi pour des raysons esthétiques tout-à-fayt subjectyves) : ex. histoyre, cycliste etc...
Exceptyon générale n
2 : Lorsque le i est la dernyère lettre d'un mot, il ne se note pas i (ex. aussi, moi, lui, pourquoi)
Exceptyons à l'exceptyon générale : sauf pour certayns mots où le i est précédé d'une voyelle (roy, loy, etc.)
C-Nouvelle pyste de réflexion
Les règles proposées jusqu'à présent touchaient toutes à l'orthographe des mots. Nous pourrions également introduire le Y dans la grammaire.
Par exemple: l'imparfait se forme en - ays - ays - ayt - yons - yez - ayent
exemple: - je buvays - tu buvays - il buvayt - nous buvyons - vous buvyez - ils buvayent
ou alors le passé simple (moins utilysé, donc règle moins contraignante)
exemple: - je prys - tu prys - il pryt - nous prymes - vous prytes - ils pryrent
Autre possyblité: seules certaines personnes prennent à tous les temps un y.
exemple: 1ere personne du simgulier et du pluriel prennent y dans la terminaison
je prenays, tu prenais, je prys tu prys, nous prenyons, vous preniez, nous prymes, vous prites, je vays, etc...
Cette règle me parrait (ou parrayt) assez simple à appliquer. Il n'y a qu'à se mettre d'accord sur le temps ou/et les personnes qui prennent le y
Paxatagore Je pencherays plutôt pour une autre exception générale : quand un mot comporte plusieurs i "transformables" en y, le nombre de i transformé ne peut excéder la moitié du nombre de syllables.
Exemples : - Yssois : deux syllables, donc un seul y transformé. - Cyboire : pareil. - En revanche : Adminystratyon : 5 syllables, donc 2 i transformés.
Il est aussy possible d'introduire une exceptyon à l'exceptyon générale selon laquelle les mots en "tion" s'écrivent toujours "tyon", le "i" transformé en "y" ne comptant pas dans le décompte fait en vertu de l'exceptyon générale.
fontvell , 18/12/an IV 23:15
Agence Ys Presse
de notre correspondant à bord de l'Amphytrite.
C'est hyer et dans la plus strycte intymité que Marylise Emphetuocle et Guylhem de Fontvell ont échangé leurs consentements et uny leurs destyns pour le meylleur et pour le pyre devant l'Aumonnyer et le Commandant de l'Amphytrite.
Cela faysait plusyeurs moys que les jeunes maryés entretenayent une relatyon suyvie ; même les proches de Marylise Emphetuocle ne pouvayent cacher leur étonnement. Les mauvayses langues se playsaient à raconter que Marylise, voyant son âge avancer, tenayt absolument à pérényser le nom des Emphetuocle et avayt trouvé en Fontvell un gényteur vygoureux mays nayf, tandys que d'autre soutenayent que ce dernyer, connu pour ses ambytions, essayait d'unyr son nom à celuy d'une illustre famylle.
Toujours est-yl qu'hyer, la jeune maryée avayt du mal à cacher son état de future parturyente....
Alors, maryage d'amour ou d'yntérêt ? L'avenyr nous le dyra.
Une calièle liche !
Yssu de la bonne boulgeoysie chynoyssoie de Sy Chuan, Mong Pou commence tlès jeune un double culsus de médecyne le joul et de sciences climinelles la nuyt. Il finance ses études en livlant des nems.
Tlès doué poul les études, à la foys poul l'aspect théolique et l'aspect platique, Mong Pou devient lapidement docteul en médecine tout en plenant la tête d'une petite tlyade qui végétait dans le tlaffic de loadstels volés.
Ses deux callièles selont fulgulantes. Son cabinet en médecine lui lappolte beaucoup d'algent et lui pelmet de développer des blanches nouvelles de la médecine. Il sela lapidement admys à enseignel à la faculté de Médecine, puys en plendla la tête.
Quant à sa tliade, une léolganysatyon intelne ainsy que des objectifs malketings mieux ciblés (tlaffic d'opium, vente de boukystanayses) lui pelmettlont de passer des affailes avec le plus gland maffieux de Venys, un alystoclate tlès haut placé dont on ne dila pas le nom, et de faile foltune tout en imposant sa loy sul Chysnatown.
Enfin, Mong Pou s'engagea en politique au sein du Venys Nouvelle Donne, avec l'espoil public de mettle fin aux laillelies dont la communauté chynyssoise est victime. C'est lui, d'ailleurs, qui inventela le telme de chynyssoys, on pallait avant de "communauté chynoyse".
Mays, il s'appelçoit vite que le Pl. Pitald Aalon n'a pas la callule poul diligel le VND et que Nykolaos d'Ophiccius n'est qu'un alystoclate alivyste. En juillet de l'an III, il palvient enfin à exclule ce delnier du VND et à plendle la tête et il se plésente aux dogéales de septemble, où il obtient un scole honolable de 3 voix.
Il sela l'homme de la situatyon qui déposela la motyon de censule qui décapitela Alexya d'Ambictète, en octoble an III, et se plésentela de nouveau, toujours sans succès.
Mong Pou tente alols un coup d'Etat, qui échoue lamentablement, sauf à Chysnatown. Glâce à sa situatyon implenable, l'île est en suleté. Il plend la tête de la Lépublique Populaile Démoclatique de Chysnatown et, aydé de Léa Valadonys, il entlepend de gouvelnel. Tilant un tlait sul l'échec de sa callièle politique à Venys, il se consacle désolmays à la plomotyon de sa Lépublique.
Guylhem de Fontvell, 19 Juin 2005
Lygorat de Cataloxytanie COMMUNIQUE OFFYCIEL
Madame Marylise de Fontvell-Emphetuocle, après avoyr perdu les eaux, vyent d'être admyse à la Casa Materna de Perepenya.
Lucyus Catilysna , 19 Juin 2005 Dans quelques jours, Ys va devenir une nurcerye... Comme sy deux mioches ne nous suffisayent pas (je parle d'Aliénor et de Tyrésias, byen sûr).
Guylhem de Fontvell, 19 Juin 2005 Que voulez vous...Il faut avoyr une haute oppinion de soy-même pour se reproduyre.
Lucyus Catilysna , 19 Juin 2005 Cela ne veut ryen dire. Regardez les crassyeux, ils se reproduysent comme des lapins. Non, il m'est avys que pour le byen commun, on devrayt empêcher certaines personnes de se reproduire. On en a le plus souvent assez d'un exemplaire, alors sy en plus des copies cyrculent...
Guylhem de Fontvell, 19 Juin 2005 Vous avez des noms ?
Lool de Virion , 20 Juin 2005 Ou un manque total d'objectivite... n'oubliez pas que c'est avec Marylise que vous procreates... nul doute que les genes vicieux et manipulateurs de la donzelle auront tot fait de ronger juqu'a la derniere base votre faible sang... hela cette ere de douleur sera pour notre epoque !
Lool de Virion L'apocalypse est a nos portes
Guylhem de Fontvell, 20 Juin 2005 Quy vyvra verra
Anaclet de Paxatagore, 21 Juin 2005 C'est pour ça qu'on s'est tyré à l'estranger, non ?
Au fayt, vous vous éternysez à Barys !
Anaclet de Paxatagore
Guylhem de Fontvell, 26 Juin 2005
Lygorat de Cataloxytanie
Après la péryode légale établie par nos tradition quant à la viabilité des nouveaux-nés,
Nous, Guylhem de Fontvell,
Prynce Ligore de cataloxytanie,
Ayant constaté de visu la marque de famille,
Reconnayssons que l'enfant issu de marylise Emphetuocle est byen de notre sang,
Et que cette dernyère ne sera point condamnée à être livrée aux pryapes pour crime d'infidélité et de stupre extra-conjugal.
Par conséquent,
Annonçons offyciellement la nayssance de notre fils Aloys Théophile qui sera désormais reconnu comme seul et unique héritier des familles Emphetuocle et Fontvell.
GdF
Hector D'Ysciple , 26 Juin 2005 Il a des poales ?
Fontvell , 27 Juin 2005 1 poyl
Hector D'Ysciple , 27 Juin 2005 Sur la langue ?
Fontvell , 27 Juin 2005 non, occulte
lool_de_virion , 27 Juin 2005 L'extraconjugalite est un crime dans votre contree ??? Barabares !!!
Lool de Virion
Homme de Qualite Yssoise certifie conforme
Fontvell , 27 Juin 2005 Ouy, quanf le conjoint n'est pas averti. Echangisme n'est pas cocufiage.
lool_de_virion , 30 Juin 2005 Precisez mon amy, preccisez... comment voulez-vous que nous comprenyons vous coutumes sy vous ne nous dytes que la moityé des choses... la ca devyent cyvylyse...
Lool de Virion
Seul a bord ?
Yssu d'une famille yssoise longtemps éloignée, il fait un retour en fanfare et devient très rapidement Doge.
Né en l'an XX avant la Seconde Devastatyon, Nykolaos d'Ophiccius est le fils de son père. Il a vécu toute sa jeunesse à Rome, jusqu'à la mort de celuy-cy, dans l'ignorance de la survie d'une partie des Yssois après la Première Devastatyon. Ce n'est qu'en juillet de l'An II que Nykolaos apprend que des Yssois se trouverayent à Pseudopolis, il décide donc de les rejoyndre puysque plus ryen de le retyent là-bas.
Arrivé avec troys foys ryen, il cependant très vyte d'investyr. Il prononce un discours mémorable à l'annonce de la tentative de suycide de son mentor, le Professeur Fenelys Pitard-Aaron, qu'il aydera, après son rétablissement, à fonder le VND, pour Venys Nouvelle Donne, dont il devyendra le Porte-Parole. Il fondera d'aylleurs l'entrepryse "The Original Fenelys Pitard-Aaron's Venys Nouvelle Donne", afyn de récolter des fonds pour son party.
C'est d'aylleurs dans le cadre de son party qu'il attentera un procès contre Lool de Virion. Prenant goût au droyt, il devyendra Avocat au Bareau d'Ys, même sy certayns luy reprocheront son manque de respect envers ses confrères.
Il se lancera aussy dans l'écriture de quelques études à l'Universyté Serenyssime, ce quy luy vaudra de devenyr Doyen des Facultés KEYNES d'économye Virtuelle et LESBYS de Byologie Imaginative, puys Doyen Serenyssime.
Se rapprochant d'Anaclet de Paxatagore, il devyendra son premyer Vassal, Ligore de Rhodysland, au début de l'An III après la Seconde Devastatyon.
Il se marie avec Léa Valadonys le 16 avril de l'an III après la Seconde Devastatyon.
Il accède au poste de Doge triomphalement le 7 may de l'an III. Après quatre moys d'un intense mandat, il cède la place à Alexya d'Ambictète le 21 septembre. Il décide alors de se retirer de la vye politique et démissionne de ses fonctyons de Doyen.
Mays lorsqu'Alexya est démise de ses fonctyon par une motyon de censure, et que Gladys de Caryatys remporte les éléctyons anticipées, le 27 octobre, il ne peut résister à l'appel de la Vye politique. Il accepte donc le poste de Conseyller au Dedans que luy propose la nouvelle Doge.
Retrouvez son syte internet
Yssu d'une famille de la grande bourgeoyse d'Ys-Cyté, Palim Pseste fait ses études au lycée Bezoar IV, où il côtoit la grande noblesse yssoise et se fait remarquer par ses exceptionnelles capacités de dyscrétyons.
Il entre ensuite dans un cabinet d'avocat, avant d'intégrer l'adminystratyon dogéale, comme sous-directeur de l'approvysionnement en papier carbonne, à la directyon des affaires générales et particulières.
Sa carrière sera fulgurante. Très vite, il devient directeur adjoint des trombonnes et agraffes, puis directeur des questyons spécifiquement générales. Sa plastycité politique lui permet de devenir directeur du petit dedans, puys directeur général du fort intérieur (santé publique).
Enfin, Anaclet de Paxatagore le nomme secrétaire général du Conseyl des Portes, en juillet de l'an I (2001), fonctyon qu'il exerce depuys ce moment avec brio. Il a su traverser les alternances politiques sans défaillir.
Il sut même se faire intégrer dans l'arystocratie en devenant le vassal de Théophraste de Mytilène et Ligore d'Audrys, et épousa Gladys de Caryatys.
Pou Gladys ! A poyl !
Ophiccius Monsyeur Mong, euh, Monsyeur Pou... Monsyeur Mong Pou (cela fait tellement longtemps que je ne l'ai plus nommé que je ne sais plus quel est son prénom et son nom...)
Un peu de respect tout de même pour celle qui fut notre Doge pendant sy longtemps ! C'est une insulte que de luy demander de se mettre "à poyl !". Chacun sayt que Madame de Caryatys s'épile !
Toujours est-il qu'aujourd'huy est jour de fête ! Que l'absynthe coule à flôt ! (et les caysses de l'état aussy, niark niark niark)
Pou TOUS AU PALAYS CARYATYS ! METTONS LE FEU ! VENGEONS NOUS !
Il est temps, mes amys, de nous vengel et de leplendle à Gladys ce qu'elle a volé au peuple ! A poyl, Gladys, ne lui layssons même plus de quoy s'habillel !
Ophiccius Très cher Pou Mong,
Voyez vous, pour une foys, je suys d'accord avec vous. Quy plus est, Mme de Caryatys doit avoir une excellente réserve d'absynthe. Sans doute accepterez vous de prendre une coupe avec moy ?
J'ayme byen ces tableaux, quy décorent ces nombreuses pièces, apportant couleur et lumière... il faudra que je pense à vous en commender un, avec l'argent de l'état. Profitez en pour fayre un repérage, monsyeur Mou Pong... Tenez, je prendrays byen celuy-cy...
Pou SUS A GLADYS ! Plenons d'assaut sa demeule ! Ah, j'aime me vautlel dans ces fauteuils douillets et bien lemboulés ! mmm, oh zut, j'ai fait tombé un vase ! Pal Po Tse Ys Dong, que je suys maladloyt !
Pou Tout à fait, chel Nykolaos.
Attentyon, avec votle velle d'absinthe, vous en avez mys sul ce beau tableau. C'est tlyste, je pensays justement l'empoltel poul l'offlil à Emmanuel. Il leplésente un de ses ancêtles sul le buchel, je suys celtayn que ça lui aulayt plus.
Un peu plus de flomage de blebys pour aller avec vos toasts ?
Au pouvoyl !
Palim Pseste
Monsyeur le Présydent du Tribunal,
Dans la nuyt qui vient de s'écouler, des importuns ont cru bon de venir s'incruster chez mon épouse tendre et soyeuse, Gladys de Caryatys, et d'y casser quelques souvenirs de famille auxquels elle tenait beaucoup. Ils ont en outre excyté la domestycité qui se croit désormays yndépendante, crie des slogans farfelus et dresses des drapeaux ympies sur les toits.
Je vous prie d'ordonner l'expulsyon de ces soudards et la remyse en état des lyeux, aux frays de MM. d'Ophicius et Pou, ainsy que le reformatage idéologique des domestyques.
Paxatagore le tribunal croûle sous les requêtes, mon bon, j'ai plein de jugements à rendre et tout le monde fait troys nouveaux procès par jour ! adressez vous d'abord à la Sape Pave, zut alors !
Mong Pou Alols que Nykolaos d'Ophiccius, Mong Pou et d'autles de leuls amys ont dignement fêté la victoyle de leul palty politique aux dogéales en s'installant dans le salon de Gladys de Calyatys, la doge soltante (inaugulant une nouvelle tladityon ?), blysant quelques bibelots et lutinants quelques soublettes, Pass Moy Lsel, le fidèle commyssaile politique de la Lépublique Populaile Démoclatique de Chysnatown a investy les cuysines avec ses lyeutenants, et lameute les domestiques, les selviteuls, les chauffeuls, les jaldiniels, les bonnes, les commensaux, les galdes champêtles et non champêtle, de la domus calyatys, poul les incitel à la lébellyon.
Tald dans la nuyt, une majolité se dégage en faveul d'une sécessyon de la domestycité calyatys, qui décyde de déclalel l'yndépendance des caves et cuysines de la mayson, sous le nom de Lépublique Populaile Démoclatique des Cuysines et Caves Cariatydes (RPDCCC).
Tlès lapidement également, il est décydé d'investil les étages supélieuls à title de conquête sul l'ennemi capitalyste et d'en faile une colonie. Aussitôt dit aussitôt faît, les nouveaux diligeants de la RPDCCC plennent possessyon du leste de la colonie et blandyssent le dlapeau louge vif écallate de la Lévolutyon, qui flotte désolmays au sommet du Palazzo Calyatys.
Emmanuel Raveline Il va sans dire que la République Ravelinienne ne pouvait pas accepter quelque chose de pareil. Emmanuel Raveline, provisoirement en retraît (comprendre: toujours à l'asile), dut faire intervenir Francoyvyllon.
Et c'est donc à la surpryse générale que her gracious majesty la reine d'Ancleterre, de retour de son séjour à Baris, apparut, une guitarre électrique à la main, suivie d'un groupe de pop allemande en train de chanter l'hymne de la République Ravelinienne (Anton aus Tyrol, que vous subyss... écoutez en ce moment même). Armé de féroces pavés humains, le groupe de pop parvint à s'emparer du second étage de la demeure Caryatys où il commença à interprêter des tubes plus ou moins ignobles et de mauvais goûts (genre Gengis Khan, avant d'entamer de bon vieux succès des Village People). Pendant ce temps, la reine utilisait un porte-voix pour crier:
"A POIL, GLADYS ! A POIL !"
Tadao Van der Kokay
Les membles de l'Amicale des Pavés Humains ont palticipé à la myse à sac du Palazzo Calyatese, tout à l'heule.
Pénétlant pal la cheminée, à l'insu des plopliétailes (dul à dile, ce mot, tlop de "r", à bas les plopliétailes ! ), les membles de l'ASPHuKaLL ont tenté de leclutel des domestiques appaltenant à la maysonnée poul les convaincle de s'engager dans l'unité d'attaque simultanée spécyalysée dans le cassage de vitlaux de Vlad Uflan.
Les melcenailes se sont letilés vels vingt heules, aplès un constat d'échec : les domestiques de Calyatys péchayent pal manque d'aélodynamysme.
Je jouys tout de même; d'une formatyon non négligeable, et j'ai tenu des conférences à Parys et à Vienne, sur des sujets importants, tels que "la généralysatyon de l'avortement en Autruche entre 1919 et 1938 et ses conséquences sur la société autruchienne", ou encore "Critique du Deuxième Sexe et de l'exystentyalysme merksyste tel que développé au tournant du Congrès de Rome", ou encore "Le Féminysme au Jabon durant l'ère Meiji et ses répercussyons sur l'auto-psychanalyse naturelle des peuples post-primitifs de l'ysle de Samoa". Je me suys aussy intéressé à C-G Jungfrau, le peintre autruchien, à l'oeuvre du poète rancien Louis-Ferdinand d'Yscipline, anti-sémite et mysogyne notoire, à l'histoire de l'art grec et atlante. Pour finir, j'ai publié un essay dans la collectyon "Femmes modernes", intitulé Commentaire de la Critique de la Théorie Saint-Symonienne des Cycles de Schumpeter appliqués à l'Orgasme Féminin (Edytions Chantal-Thomas, Parys, An II).
Je vous présente en tout cas une étude succynte sur "La comparayson des pulsyons socyo-reproductives chez le Flamant rose huppé du Kébec et la Grue de Syldavie, et leurs incydences dans la redéfinytion des rapports inter-espèces" (je l'ai écrit sur le paquebot entre Lausanne et Venys) :
"J'ai récemment défini l'un des traits qui différencient le flamant rose huppé du Kébec et la grue de Syldavie : chez les premiers le moi, en situation d'allégeance par rapport à la réalité, réprime un fragment du ça (vie pulsionnelle), tandis que le même moi, chez les grues de Syldavie, se met au service du ça en se retirant d'un fragment de la réalité. Pour les flamants ce serait donc la surpuissance de l'influence du réel, et pour les grues de Syldavie celle du ça, qui seraient déterminantes. La perte de la réalité serait, pour les flamants roses, donnée au départ ; pour les grues, il y aurait lieu de penser qu'elle y est évitée. Malheureusement cela ne s'accorde pas du tout avec un fait dont nous pouvons tous faire l'expérience : c'est que tout flamant rose huppé du Kébec, en liberté, trouble d'une façon ou d'une autre le rapport du groupe de flamants à la réalité, qu'elle est pour lui un moyen de se retirer d'elle, et, dans ses formes graves, signifie directement une fuite hors de la vie réelle. Cette contradiction donne à réfléchir ; cependant elle est facile à lever, et son explication aura du moins contribué à nous faire comprendre le comportement du flamant rose.
La contradiction ne subsiste qu'aussi longtemps que nous envisageons la situation de la reproductyon des flamants roses huppés, pendant laquelle le moi, au service de la réalité, procède au refoulement d'une motion pulsionnelle. Mais ce n'est pas encore là le reproductyon elle-même. Celle-ci consiste bien plutôt dans les processus qui apportent un dédommagement à la part lésée du ça, c'est-à-dire dans la réaction contre le refoulement et dans l'échec de celui-ci. Le relâchement du rapport à la réalité est alors la conséquence de ce deuxième temps de la reproductyon sexuelle du flamant rose huppé du Kébec, et il ne faudrait pas nous étonner si la recherche de détail montrait que la perte de la réalité porte précisément sur le fragment de réalité dont l'exigence eut pour résultat le refoulement pulsionnel. Caractériser la première étape de la reproductyon du flamant rose comme le résultat d'un refoulement malheureux n'a rien de nouveau. Nous l'avons toujours dit en ces termes, et c'est seulement par suite du renouvellement du système qu'il était nécessaire de le répéter.
L'idée qui nous occupe fera d'ailleurs une rentrée particulièrement saisissante s'il s'agit d'un cas de flamant dont la cause occasionnelle ("la scène traumatique") est connue, et où l'on peut voir comment l'individu se détourne d'une telle expérience et la livre à l'amnésye. Je vais revenir, pour prendre un exemple, sur un cas analysé il y a quelques années : une jeune flamante rose huppée amoureuse de son beau-frère est ébranlée, devant le nid de mort de sa s
ur, par l'idée suivante : maintenant il est libre, et il peut t'épouser. Cette scène est aussitôt oubliée, et du même coup est introduit le processus de régression qui conduit aux douleurs hystériques. Mais ici il est justement instructif de voir sur quelle voie le flamant tente de régler le conflit. Il dévalorise la modification réelle en refoulant la revendication pulsionnelle dont il est question, à savoir l'amour pour le beau-frère. La réaction de la grue aurait été de dénier le fait de la mort de la s
ur.
On pourrait s'attendre à ce qu'à la naissance de la psychose chez la grue de Syldavie se produisît quelque chose d'analogue au processus qu'on trouve chez les flamants du Kébec, entre d'autres instances évidemment : dans la psychose des grues également deux temps seraient à distinguer, le premier coupant le moi, cette fois, de la réalité, le second, en revanche, essayant de réparer les dégâts et reconstituant aux frais du ça la relation à la réalité. Effectivement il y a quelque chose d'analogue à observer dans le cas de la psychose ; il y a là aussi deux temps, dont le second comporte le caractère de la réparation ; mais alors l'analogie cède le pas à une similitude entre les processus qui a une bien plus grande portée. Le second temps de la psychose chez la grue vise bien lui aussi à compenser la perte de la réalité ; mais ce n'est pas au prix d'une restriction du ça, à la manière dont, chez les flamants roses, c'était aux frais de la relation au réel ; la grue de Syldavie emprunte une voie plus autocratique, elle crée une nouvelle réalité à laquelle, à la différence de celle qui est abandonnée, on ne se heurte pas. Le second temps est donc, chez les deux spécimens, porté par les mêmes tendances, il sert dans les deux cas l'appétit de puyssance du ça, qui ne se laisse pas dompter par la réalité. Les comportements dystincts du flamant rose et de la grue sont donc l'une comme l'autre des expressions de la rébellion du ça contre le monde extérieur, de son déplaisir, ou si l'on veut, de son incapacité à s'adapter à la nécessité réelle, à l'Ananké . Flamants et grues se distinguent bien plus entre eux dans la première réaction reproductive au bord des lacs majestueux de Guinée, qui les introduit auprès du sexe opposé, que dans la tentative de réparation qui la suit.
La différence initiale s'exprime dans le résultat final : chez les flamants un fragment de la réalité est évité sur le mode de la fuite, chez les grues il est reconstruit. Ou chez les grues la fuite initiale est suivie d'une phase active, celle de la reconstruction; pour les flamants roses l'obéissance initiale est suivie, après coup, d'une tentative de fuite. Ou encore : le flamant ne dénie pas la réalité, il veut seulement ne rien savoir d'elle ; la grue la dénie et cherche à la remplacer. Nous appelons normal ou "sain" un comportement qui réunit certains traits des deux réactions, qui, comme le flamant, ne dénie pas la réalité, mais s'efforce ensuite, comme la grue, de la modifier. Ce comportement conforme au but, normal, conduit évidemment à effectuer un travail extérieur sur le monde extérieur, et ne se contente pas comme la grue de produire des modifications intérieures ; il n'est plus flamo-rosoplastique, mais syldavo-gruoplastique.
La refonte de la réalité porte chez la grue sur les sédiments psychiques des précédentes relations à cette réalité, c'est-à-dire sur les traces mnésiques, les représentations et les jugements que jusqu'alors on avait obtenus d'elle et par lesquels elle était représentée dans la vie psychique. Mais cette relation n'était pas une relation close, elle était continuellement enrichie et modifiée par de nouvelles perceptions. De la sorte la grue de Syldavie a pour tâche elle aussi de créer de telles perceptions propres à correspondre à la nouvelle réalité, but qui est atteint de la façon la plus radicale sur la voie de l'hallucination. Si les illusions mnésiques, les délires et les hallucinations, chez tant de grues, ont un caractère si pénible et sont liés à une montée d'angoisse, cela montre bien que tout le processus de refonte s'accomplit contre de violentes forces opposées. On peut construire ce processus d'après le modèle flamant-rosyque que nous connaissons mieux. Chez le flamant rose huppé du Kébec une réaction d'angoisse répond à toute tentative de percée de la part de la pulsion refoulée, et le résultat du conflit est seulement un compromis qui n'apporte qu'une satisfaction incomplète. Vraisemblablement, chez la grue, le fragment de réalité repoussé revient sans cesse forcer l'ouverture vers la vie psychique, comme le fait chez le flamant rose la pulsion refoulée, et c'est pourquoi les suites sont les mêmes dans les deux cas. L'examen des différents mécanismes qui chez les grues ont pour fonction de détourner de la réalité et d'en reconstruire une autre, ainsi que l'ampleur du succès que ces mécanismes peuvent viser, est une tâche de la psychiatrie animale comparée au sens restreint qui n'a pas encore été entrepryse.
Il y a une analogie plus poussée entre le flamant et la grue ; dans les deux cas la tâche entreprise au deuxième temps échoue en partie, en cecy que la pulsion refoulée ne peut pas créer de substitut intégral (flamant), et que ce qui représente la réalité ne se laisse pas couler dans les formes apportant la satisfaction (du moins pas dans toutes les formes des affections psychiques). Mais les accents ne sont pas mis au même endroit dans les deux cas. Chez la grue syldave, l'accent est mys entièrement sur le premier temps reproductif, qui est morbide en soi et ne peut conduire qu'à un état morbide ; chez le flamant au contraire, il porte sur le deuxième temps, l'échec du refoulement, tandis que le premier peut réussir, et même a réussi d'innombrables fois dans le cadre de la santé, quoique ce ne fût pas entièrement sans frays et sans laisser des séquelles des dépenses psychiques exigées. Ces différences, et peut-être encore beaucoup d'autres, sont la conséquence de la différence topique dans la situation initiale du conflit pathogène, suivant que le moi a cédé à sa dépendance par rapport au monde réel ou à son allégeance à l'égard du ça.
Le flamant se contente en règle générale d'éviter le fragment de réalité dont il s'agit et de se garder d'une rencontre avec lui. La différence tranchée qui sépare le flamant rose de la grue est cependant estompée en ce qu'il y a chez le flamant aussi une tentative pour remplacer la réalité indésirable par une réalité plus conforme au désir. La possibilité en est donnée par l'existence d'un monde syldavoforme, d'un domaine qui jadys, lors de l'instauration du principe de réalité, a été séparé du monde extérieur réel, depuis quoi, à la façon d'une "réserve", il a été layssé libre par rapport aux exigences des nécessités de la vie. Non pas qu'il soit inaccessible au moi ; mais il n'en dépend que par un lien lâche. Dans ce monde fantasmatique le flamant puyse le matériel qu'exigent ses nouvelles formations de désir, et le trouve habituellement sur la voie de la régression dans un passé réel plus satisfaysant.
Il est à peine douteux que le monde syldavoforme joue le même rôle chez la grue : il représente le magasin où sont pris la matière ou les modèles pour la construction de la nouvelle réalité. Mais le nouveau monde extérieur syldavoforme de la grue veut se mettre à la place de la réalité extérieure ; celui du flamant au contraire aime s'étayer, comme le jeu de l'oysillon, sur un fragment de la réalité - un autre que celui contre lequel elle doit se défendre -, lui prête une importance particulière et un sens secret que, d'un terme pas toujours approprié, nous appelons symbolique. C'est ainsi que pour le flamant rose huppé du Kébec comme pour la grue, la question qui vient à se poser n'est pas seulement celle de la perte de la réalité, mais aussi celle d'un substitut de la réalité".
Ulysse Di Joyce, 08/08/2005
De petites bulles remontent à la surface du Piccolo Canale, les passants n'y prêtant guère attentyon, du moyns pas plus qu'à une bouche d'égoût. Puys les bulles se font plus grosses et, émergeant de l'eau par un escalier taillé dans la pierre, un homme portant une bulle de verre sur la tête apparaît.Les passants, pour le coups étonnés d'une telle apparityon s'arrêtent tandys que l'homme enlève son heaume de verre et, d'un geste cordial, enlève le chapeau mou qu'il portait en dessous pour les saluer. Puis il s'extirpe de la combinaison de plastique dégoulinante qui le recouvre et la plie soigneusement dans la petite malette qu'il sort de l'eau.Ajustant ses petites lunettes rondes sur son nez, il sort de sa poche intérieur une petite pipe finement sculpté et, s'adressant à l'attroupement des quelques personnes qui restent là :
- Messyeurs, pourriez-vous m'indiquer un café proche ?
L'une des femmes se rapproche et tend un bras muet vaguement vers le nord en bredouillant quelques mots incompréhensybles. L'homme la remercye, recoiffe son chapeau et part dans la directyon indiquée.
A l'angle de Poséydon et de la Cinquième, il aperçoit l'édifice Biennois, survivance d'une Venys pré-Révolutyonnaire et pré-Tyrésias-en-week-end-à-Ysterdam. L'établyssement est un peu ruiné, mays on peut fort bien imaginé la splendeur qui jadys s'en dégageait. La bannière verte et bordeau annonce Star Abyss Café.
L'intérieur est cosy, la lumière tamysée, l'atmosphère enfumée par l'opium. Notre personnage accroche son couvre-chef au porte-manteau, et ajustant ses lunettes attrape un numéro du Tysme de la veille qui traîne sur une table innocupée qu'il entreprend de lire consciensieusement un fois assis au bar.
- Qui voulez-vous boire monsieur ? demande la serveuse, un léger accent ritalien. - Un chocolat sy vous avez ? - Calde ? - Si. - Vous parlez ritalien ? - Un peu, j'ai pas mal voyagé. - Un croissanti avec, Monsieur ? - Avec playsir, mays appelez moi Ulysse, répond le bonhomme. - I d'où êtes vous originaire ? - De Joyce, un petit village sur une ysle à l'ouest de la Brytagne. - Ca fait une trotte, un beau voyage, vous êtes heureux di l'avoir fait ? - Plutôt oui, qui ne le serayt pas ? Je peux vous payez maintenant ?
La jeune femme s'éclypse un instant pour aller imprimer l'addition sur une authentique machine en cruivre poli.
- Voilà, huit yris pour le tout.
L'homme fourrage dans sa poche et en ressort un caillou poussièreux. Puis extraie un mouchoir d'une autre poche et entreprend d'essuyer l'objet. Ulysse Di Joyce dépose alors le dyamant dans la petite assiette blanche sur le comptoire. La serveuse ouvre des yeux ébahis.
- Je suys désolé, je n'ai pas la monnaie. Mays si vous avez des chambres, je serays heureux d'acheter l'établyssement.
Ulysse Di Joyce, voyageur de commerce
Ulysse Di Joyce, 10/08/2005Ulysse Di Joyce descend de la grande chambre qu'il occupe au dernier étage du nouvel établyssement qu'il a acquis il y a quelques jours13.2 pour dyscuter avec la petite serveuse ritalienne, pas très fine, mays apprécyée des clients. Ils ne se sont pas beaucoup parlés mays sont déjà très intimes.
L'homme attrape un journal et commence à se mettre au courant des nouvelles de ces dernières semaines. Il ignore pas mal de ce qu'il s'est passé plus tôt dans l'année, mays il aura bien le temps de glâner plus de précisyons plus tard.
- Tiens, Ysville est revenu ? - Oui, avec ses plans habituels pour rénover Venys, enfin, l'Empire en général... - Pas à la Paxatagore j'espère ? - Non, plutôt politico - économiquement. D'ailleurs la constitutyon de Catilysna lui plaît pas. - Bof, on ne peut pas le lui reprocher. Il propose quoi ? - Pas grand chose en fait. - Comme d'habitude. Pourtant ça lui arrive d'avoir de bonnes idées. Un suffrage censitaire ça aurait été une bonne idée, ça nous aurait changé, la Loge n'étant pas très fournie, on aurait fait voté plus de monde. Vous savez quand sont les électyon ? - D'Ysville veut les faire maintenant, mays ça ne plaît pas à Catilysna, qui veut repousser à septembre. D'ici - là il se sera sûrement auto - proclamé empereur ! - Et en sport ? - Championnat du monde au Nordystan, Chrystine le Héron est arrivée troisyème sur le 100 mètres et Carolyna Klyft première de l'heptatlon, ça nous fait deux médailles. On en aura peut - être une ou deux de plus avec Ronald Oseylle et Eunyce Babar... - Plutôt pas mal ! Il n'y a pas d'aviron ? - Non, que de l'atlhétysme. - Et le Club d'Aviron de Venys exyste toujours ? Ca me rappelle quand j'étays jeune et qu'on descendait le Grand Canal en 17"75', notre record... - Ah non, jamays connu... - Quel dommage ! Enfin, je ne vays pas me lamenter plus longtemps, j'ai quelques courses à fayre. A ce soir ! - Cyao Cyao !
Et Ulysse sort, le soleyl éclaire la façade du Lycée Bézoar IV, désert en ces temps estivaux, et hèle une gondole.
Ulysse Di Joyce
Anaclet de Paxatagore, 10/08/2005 Ce nouvel établyssement semble très prometteur, surtout ses serveuses ritalyennes. On y sert des pastys ?
Ulysse Di Joyce, 10/08/2005 Byen évidemment cher Monsyeur ! Avec ou sans glaçons ?
J'aimerays pouvoir vous le servir en terrasse mays j'ignore sy j'en ai l'autorisatyon... Et puys avec toute la circulatyon sur le boulevard, je ne says pas si ce serayt très agréable. La cinquième rue est plus calme mays à cette heure - cy le soleyl n'est pas au plus haut et vous rysquez d'avoir un peu froid...
Il est tôt ce matyn au Palays Venyssois des Ophiccius lorsque le gong de l'entrée retentit. Un servyteur va ouvryr.
Servyteur - Vous désyrez ?
Lool - Lool de Virion, je vyens présenter mes condoléances à Melle Valonys.
Servyteur - Je suys navré, mays Madame est fatyguée...
Soudayn une voix clayre, fluette mais ferme, interromp le servyteur.
Léa - Layssez James, j'attendays Monsyeur...
Servyteur - Byen Madame.
Le servyteur se retyre et Lool de Virion, accompagné de deux pages, qui, comme le veux la tradityon sont en livrée d'azure et de jays.
Lool (s'agenouyllant et faysant un bayse mayn appuyé) - Madame, vous me voyez navré des malheurs quy vous accable.
Léa - Soyez remercyé pour votre sollicytude.
Lool - Peut-être pourrays-je fayre quelque chose afyn d'apayser votre âme ?
Léa (prèsque défayllante) - Hélas, ryen ne me ramènera mon mari...
Soudayn, sans cryer gard et dans un geste presque théatral, la jeune femme faiblyt et s'avouye dans les bras du Ligore de Papenchayse.
Lool (à ses pages) - Faytes prévenyr la maysonnée et mon médecyn...
Alors qu'il entame l'asenscion des escalyers monumentaux en marbre, une soubrette arrive dans le hall.
Soubrette - Mon poséydon, Madame qu'avez-vous ?
Lool - Ce n'est ryen, un peu de fatygue.
Soubrette - Où la menez-vous, par Poséydon ?
Lool - A sa chambre voyons !
Soubrette - C'est la troisième...
Lool (agacé) - je sais, la troisième porte à gauche dans le second couloir sud.
Tandys qu'il porte la jeune veuve à sa chambre, celle-ci, pryse d'un léger spasme, s'accroche plus fortement aux épaules du Ligore qui semble ne pas y fayre attention...
Au soir, un bulettyn de santé affyrmera que la jeune femme se porte à merveylle excepté un peu de fatygue physique...
Yssue d'une vieille famille yssoise, Zoé Tinùviel va se révéler peu après le retour de la démocratye et va faire une carrière bryllante, au servyce de l'Empyre mays surtout de l'art.
Issue de la famille des Tinùviel, Zoé Tinùviel passe son enfance à la campagne Yssoise, sur les terres familiales. Elle sera ensuite scolarisée au Lycée des jeunes filles de Notre Dame de Syon. Puis elle entreprend de brillantes études d'ystoire de l'art à l'université de Nautia.
Alors qu'elle achève ses études, sa vie est endeuillée par le décès de sa mère Oriabel Tinùviel. Comme toute bonne jeune arystocrate, Zoé dilapide alors la fortune héritée de sa mère en fêtes auxquelles sont conviées toute la jeunesse dorée d'Ys. Elle voyage beaucoup, et on la voit tour à tour à St-Maurys, à Gstyz ou encore à Krassbeach.
Une fois ruinée, elle se décide à travailler pour assurer son train de vie. Elle publie quelques
uvres littéraires aux éditions Nightmear puis ouvre la galerie d'art et d'antiquité Sotheb'Ys.
Le succès est foudroyant et après quelques mois Zoé Tinùviel est en mesure d'acquérir un superbe hôtel particulier sur la Grand-Place d'Ys où elle déménage sa galerie. Elle remet ensuite en exploitation les terres familiales (le seul bien hérité qu'elle n'ai pas vendu) et fait ainsi renaître la Plantation
Crystobal Moloc, première plantation d'opium Yssoise. Surfant sur la vague de l'immobilier elle ouvre ensuite une agence immobilière : Immobilys, puis une compagnie de construction et de travaux publics, la S.A.U.C.YS qui dès sa création se voit attribuer un marché colossal : la rénovation du quartier sud de la ville d'Ys.
Zoé Tinùviel est également active en politique: nommée Sénéchal Impérial dans le gouvernement Delmonte Y Castillo, elle mènera les opérations militaires yssoises au Krassland dans la lutte contre les cafards.
Après la Deuxième Dévastatyon, elle émigre à Ydemos, puis, dès la création de Venys, s'installe à Pseudopolys. D'abord proche d'Anaclet de Paxatagore, elle se lie ensuyte avec Théophraste de Mytilène et contribue à l'électyon de celuy-ci en septembre an I. Après la démyssion de Lool de Virion, elle sera élue Doge à l'unanimité.
Pendant son mandat, elle se détachera progressyvement de la politique, et sa présence dans la vie sociale yssoise va se faire de plus en plus rare...
Par Edit du Doge Lucyus Catilysna, deviennent Académicyens :
- Théophraste de Mytilène, Métaligore de Castyllon,
- Sa Subliminale Dogitude Lucyus Catilysna,
- Sa Subliminale Dogitude Honorayre Hector d'Ysciple,
- Son Excellence Palim Pseste, Ligore d'Audrys.
De plus, le Doge peut désormays démettre le Secrétaire Perpétuel de ses fonctyons en cas d'absence prolongée.
L'Edit complet se trouve ici : Edit portant réforme de l'Académie Yssoise13.3