Ces pourceaux traytreux pourrayent revenir et...et...Pour tout dire je suis inquiet...Comment dire... L'embarras de l'homme était visible mais tout à sa myssion il poursuivit Ce Klohaque qui menait l'attaque, il vous a jetté un tel regard que...que je ne suis pas tranquille voila!

Un nouvel instant de silence tomba, mais cette fois tous les regards étaient braqués sur la Ligore. Elle finit par se détacher de la fenêtre. Elle recula puis se retournant lentement redressa son corps lequel parut dans la semi-lumière tremblotante de la pièce dominer toute l'assemblée. Son mince profil était tendu à l'extrème et ses yeux brillaient du feu étrange de l'acier le plus froid.

- Cette nuit, demain, dans une semaine, un mois ou un an cet homme réapparaîtra devant moi. Et ce jour là...Et bien ce jour là, il n'aura pas assez de mille vies pour regrêter d'avoir retenu ses chiens contre Tinùviel, Descendante des Grandes Impératryces d'Ys.

Puis elle retourna à la fenêtre et ne dit plus rien.

Le temps semblait s'être figé dans la pièce. Enfin, un imperceptible tressaillement secoua la jeune femme. L'instant d'après deux explosions trouaient la nuit.

- C'est fait. Nous pouvons partir à présent.

CINQUIEME PARTIE : APRES

Le pseudo-présydent prend posytion sur l'évènement

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Ce message (qui, vous l'aurait remarqué, ne contient aucun accent yssois, syldave ou krasstadtois) est tout ce qu'il y a de plus officiel. Je rentre à l'instant de mon pélerinage en Lologne où mes affaires m'appellaient. Que constate-je, je vous le demande ? Un bordel pas croyable. En conséquence de quoi, le Pseudo-Président décide:

1$^\mathrm{o}$) Qu'étant donné que la possession de chiens et de pigeons n'est pas interdites, l'action du Colonel Boris Gleb a bien eu lieu.

2$^\mathrm{o}$) Cependant, comme le "background" Syldave invitant plutôt à employer les armes subtiles de ce pays (commandos déprimatoires, etc.), le colonel mérite un petit - 20 points de notoriété, début d'une longue série de sanction.

3$^\mathrm{o}$) Une tentative d'explosion du Pont Padour et du Pont Typhika a effectivement eut lieue. Les deux ponts, sans être totalement détruit sont complétement hors d'usage, et menace de s'effondrer à un moment ou à un autre (à ce propos, j'informe Monsieur Von Taehrtampion qu'en voulant vérifier l'état de solidité du pont, il est tombé à l'eau, et est en train d'essayer d'échapper au deux bébés léviathans qui l'ont pris en chasse).

4$^\mathrm{o}$) PAR CONTRE, LE PALAIS PRINCIER DE KLOHO N'AYANT PAS ETE TERMINE (enfin, d'après ce que la ML de Kloho semble dire), le bombardement a simplement réduit à néant les efforts des Syldaves pour reconstruire l'édifice (qui était quand même presque finit). J'invite par ailleurs le Saunatorium a enquêter sur la possession d'armes par une partie de la population venyssoise. J'informe au passage monsieur von Neumann qu'il a plein de suie sur le visage. Monsieur Forzalcanut se verra retirer, lui aussi, 20 points de notoriété.

5$^\mathrm{o}$) PAR CONTRE, LE COLONEL BORIS GLEB A BIEN ETE FAIT PRISONNIER PAR LES YSSOIS (ET J'INSISTE LOURDEMENT SUR CE FAIT). Par ailleurs, la grâce Pseudo-présidentielle vient de lui abroger trois pouvoirs pour l'aider à se sortir de ce pétrin : primo, aucun coup, aucune torture physique ne pourra le toucher ou lui faire sentir une quelconque douleur tant que je le voudrais. Toute personne qui voudrait lever la main sur lui sera instantanément transformer en "Casimir" (dans l'Île aux enfants) pendant vingt-quatre heures. Les armes se briseront à son contact, sans lui faire la moindre éraflure. Secundo, son haleine exhalera désormais une odeur entre celle de la pizza aux hanchois faisandés et celle d'un homme qui ne se serait nourri que d'ail pendant vingt ans, ce qui risque de gêner pas mal ses bourreaux. Tertio, afin de le punir malgré tout, ses cheveux sont désormais rose-vif et ses yeux vert fluos. Par fair-play, j'irais lui offrir une paire de ray-ban pour cacher ce regard ridicule. Ces "grâces" ne sont pas irréversibles et prendront fin quand il me plaira.

Enfin, voilà ce que le Pseudo-Président propose comme réglement à l'amiable: le doge de Venys et le prince von Neumann devront se serrer la main en se disant des politesses pendant minimum douze minutes au-dessus de ce qu'il reste du Pont-Padour, au-dessous duquel nous placerons une petite douzaine de Léviathan histoire de corser le jeu. S'ils ne l'ont pas fait dans les trois jours, je m'arrangerais pour diminuer de moitié leur notoriétés respectives.

Par ailleurs, messieurs Gleb et Forzalcanut sont nommés Conseillers Officiels pour les Evenements Pseudo-présidentiels parce qu'ils ont quand même des bonnes idées.

Ainsi soit-il,

Ces décisions entrent en vigueur le Samedi 5 janvier 2002 à 11h45,

Emmanuel Raveline, Pseudo-Président de Pseudopolis.

P.S.: Bonne année, les p'tits gars !

Théophraste de Mytilène critique cette décysion

Ah là, vous me décevez. Je pensays qu'aux cornichoneryes d'hyer et de cette nuyt, le Pseudoprésydent se contenterayt d'un "Ces évènements n'ont pas existé", dysons même que je tablays dessus. Et que fayt-il ? Il nous sort un scénaryo improbable à même de mettre tout le monde d'accord (sauf qu'on aimerayt byen un petyt peu sodomyser Gleb avec une barre de fer rougie au feu mays bon...).

Ceci étant dit, gardons notre calme. Le bombardement de Forzalcanut est à prendre au second degré. Il servayt à fayre prendre conscyence de la connerye de venir entrepredrendre des actyons hostiles sur le territoyre d'un voisyn (fusse avec des "non-armes") sans leur consentement ex-lude. J'avays même préparé une petite bombe atomique en cas de représaylles klohaques.

Mayntenant, si vous voulez vrayment en finir avec Pseudopolys, c'est pas moi qui pleurerayt dessus, vu ce que çà devyent. Mays vous devryez quand même attendre le retour de votre ennemy intime, l'infâme Paxatagore, je doute qu'il soyt de cet avys.

Forzalcanut assume ses actes

Yssois, Yssoisses,

Devant l'attaque Klohaque, balancé entre le devoyr d'obéyssance envers le Doge et mon honneur de militayre, j'ai choisi cette deuxyème voie. J'ai sans doute eu tort.

Je suys un soldat, formé à la dure et élevé dans l'amour de la patrye. Je ne suys pas un politicyen prêt à se coucher devant le klohaque abhorré ou son cousyn le crassyeux. Face à la gifle reçue, j'ai pensé qu'il fallayt réagir promptement et sans fayblesse. Le Doge étant parti en week-end, j'ai pris la liberté d'agir sans contreseing politique.

En tant que militayre, la solutyon logique aurayt été de me tirer une balle dans la tête. Mays dans ce pays de couylles-molles où on ne peut pas avoyr d'armes et où on ne peut pas non plus se suycider, j'ay du me contenter de présenter ma démissyon au Doge.

Je prends l'entyère responsabilité de mes actes. Je n'ai reçu d'ordre de personne, les hommes placés sous mon commandement ignorayent l'absence d'accord du Doge (d'aylleurs, il n'est pas d'usage au SYRE de se lancer dans de longues explicatyons sur le pourquoy des actyons entrepryses, un soldat, çà obéi !). Je me constitue donc prysonnier et attend d'être jugé devant un Tribunal de Venys. Je prends comme défenseur celui à qui je doys tout, Maître de Mytilène.

Colonel Forzalcanut

(Au garde-à-vous devant le Palays Dogéal en attendant qu'on lui dyse où aller)

Lool de Virion

Colonel Forzalcanut,

Etant donné votre poste et vos responsablitités devant l'Etat Yssois, les graves sanctions que vous encourez seront strictement disciplinaires.

L'Etat Yssois ne vous poursuivra pas pour cette hystoire.

Si d'aventure un cytoyen trop conscienceux décidait de porter playnte comme le droit yssois le lui permet, nous demanderons les débats à huit clos pour des raisons de sécurité. Nous demanderons également aux servyces des impots, des factures, à la polyce municipale, aux controlleur de voirie et au controlleur du ramassage d'ordure de faire une enquète sur le plaignant afin d'avoir la certitude qu'il ne s'agit pas d'une manoeuvre politique. Le redressement fyscal d'un volume astronomique sera envoyé la semaine suivante !

Marilyse Emphetuocle

Notre subliminale Dogitude a décidé de passé l'éponge sur les fientes et les dobermens lancé par les agents de Kloho. Cette attitude, très critiquable, a au moins permys de ramener la paix entre nos deux communautés et sans doute de mettre fin à une grave cryse institutionnelle au niveau pseudofédéral.

Néanmoins, le nettoyage de Venys, les frays d'infirmerie pour les un et les autres, va coûter de l'argent. Il est légitime que la Cité Libre de Venys en demande réparatyon au principal auteur : le Colonel Gleb. Je demande donc que le Conseil des Portes désigne un avocat pour aller plaider, devant les Tribunaux de Kloho, et demander des dommages-intérêts à la mesure du préjudice subi par chacun d'entre nous.

Je pense aussy qu'il est important que le Conseil des Portes, qui vient de déposer un projet de loy fédérale au Saunatorium sur la liberté de circulatyon, se réserve la possibilité d'interdire à l'avenir à ce tryste syre de mettre les pieds chez nous.

Lool de Virion

Chère Marilyse,

Je comprend vos griefs et les partagent assurément, mays dans un esprit de détente et pour définitivement enterrer cette tryste hystoire, aucune demande de dommages et intérêts ne saurait être pratiquée par la Communauté de Vénys dans son ensemble. L'actyon individuelle est bien entendu envisageable.

En ce qui concerne la circulatyon de Mr Gleb à Vénys, la disposityon de l'article 1.2 de la Loi de Libre Circulatyon est très clair :

1.2. Aucune restriction ne peut être apportée par les communautés à la libre circulation des pseudopolitains entre les différentes communautés, si ce n'est, dans des cas exceptionnels, quand des mesures de santé publique l'imposent absolument.

Il ne fait aucun doute à personne qu'il s'agirait bien là de mesures de santé publique.

Je vous remercie de toujours vous intéressé à chaque déclaratyon et actyon du Conseil des Portes, c'est byen de sentir que des gens s'intéressent à ce que l'on fait :)

Marilyse Emphetuocle

Cher Lool,

Je pense que vous avez tort : le réchauffement des relations entre la Klohaquie inférieure et Venys ne doit pas pour autant signifier que nous devons céder à tout sur tout les plans. Cela signifie que nous sommes capables de règler nos différents en adulte, et de ne pas nous taper dessus, mays pas que nous renonçons à exercer nos droits.

J'insyste donc pour que ce ne soit pas Venys qui paye la facture des agyssements de Gleb.

Lool de Virion

Dans ce cas je suis certain que vous conviendrez qu'il nous reviendrai de rembourser les réparations des deux ponts et du Palays princier de Kloho (croyez moi, j'ai déjà fait les comptes on y perdrai beaucoup !)

Marilyse Emphetuocle

Vous ne comprennez rien à rien, Lool, votre méconnayssance du dossier montre que l'équipe dirigeante fait preuve d'un amateurysme stupéfiant.

Il s'agit de demander à Gleb des dommages intérêts, et non à la Principauté de Kloho. Libre ensuite aux Klohaques d'assigner devant le Tribunal de Venys le Colonel Forzalcanut et demander des dommages intérêts.

Lool de Virion

Pour le dernière fois ce dossier est désormays clos, je me demande byen si l'opposityon se rend compte de ce qu'est la polityque étrangère de Vénys, nous essayons de calmer les esprits sur cette affaire et voilà l'opposityon avce ses gros sabots qui s'en mèlent.

Donc le Conseil des Portes estime le dossier Gleb clos et n'y reviendra plus quelque soit vos gérémyades déplacées. Il suffit à la fin, le Conseil des Portes n'as d'ordre de recevoir à personne quand à sa politique étrangère et surtout pas de l'opposityon qui a eut dans ce domayne une attitude absolument désastreuse lorsqu'elle était au pouvoyr, au point que nous ayons du employer des trésors de diplomatye pour éviter une guerre stupide !

Si vous voulez porter playnte pour des dégradatyons subies par vous même ou votre domicile allez donc portez playnte auprès du trybunal de Kloho !

Je vous salue et vous laisse, j'ai énormément de travail en ce moment.

Zoé Tinùviel

L'attitude du Conseil des Portes est, en ce dossier, conforme à sa ligne de conduite passée: ne surtout pas intervenir dans les affaires criminelles à Venys! Il s'agit d'une politique dangereuse, et pour tout dire particulièrement intolérable.

Un précédent fut le vol commis en ma demeure qui, bien que plainte fut déposée, ne provoqua pas le plus petit atome de réaction de la part du Conseil des Portes ou de l'inquisytion, sans doute muselée.

Mais l'affaire Gleb est d'une toute autre importance: des dégats majeurs ont été occasionés à la santé et aux biens de nombreux citoyens. Et pire, l'honneur de Venys a été bafoué! Je demande donc au Conseil des Portes de revoir se posytion en cette affaire.

S'il devait persyster dans son refus, je propose mes servyces à tout citoyen souhaitant déposer plainte contre l'infâme Boris Gleb. Non pas devant la justyce Syldave, mais bien Yssoise puisque les crimes ont été commis à Venys. Enfin, dans l'hyppothèse où ces démarches judyciaires ne devraient pas aboutir faute de coopération du Conseil des Portes pour extrader Gleb, reste la possybilité de déposer plainte contre le Conseil des Portes pour entrave à la bonne marche de la justyce.

Ne vous laissez pas faire, que toute personne souhaitant déposer plainte contre Gleb me contacte, si le Conseil des Portes ne vous aide pas, quelqu'un d'autre le fera.



Sous-sections
Sérényssime Empire d'Ys
Ys à Pseudopolys (mai an I - septembre an II)

Ys à Pseudopolys (mai an I - septembre an II)


L'aventure Pseudopolitaine - Anaclet de Paxatagore, Doge - Théophraste de Mytilène, Doge - Lool de Virion, Doge - Zoé Tinùviel, Doge - Emmanuel Raveline, Doge - Marilyse Emphetuocle, Doge - Les tensions avec Krasstadt, avec Kloho - Les tensions avec le micromonde - Une nouvelle économie - Les universités - La rupture finale et l'yndépendance



* * * * *


Au revoir peut-être


Anaclet de Paxatagore

Le départ du Pr. Diafoirus

snif


MINUIT.

Sur Venys endormie, un grondement sourd va en s'accroissant, agitant les murs et les toits, craquelant la chaussée, suscitant la houle sur les canaux de Venys.

Les citoyens s'éveillent, les gondoles s'entrechoquent, les dahus s'agitent, et le doge s'éveille péniblement d'un sommeil plein de rêves d'avortements spontanés et de fausses couches arrangées.

Lool : Mais qu'est-ce qui se passe? Vyvyane, ma chérie, allez-y voir! On ne sait jamais, des fois que Schweinwald soit venu récupérer son Super-Dahu par les armes... Ce ne serait jamais que la troisième guerre ce mois-ci.

(murmurant : avec un peu de chance, elle va se casser la figure dans l'escalier, et alors plus de petit héritier, donc plus de situation litigieuse, et alors plus de mariage, et l'emmerdeuse... dehors!).

Et vyvyane de s'exécuter (après s'être rajustée, en susurrant langoureusement): Oui mon bichounet d'amour!

Le grondement atteint une certaine ampleur et une intensité suffisante pour que des lézardes apparaissent dans les immeubles les plus pourris de Venys. Au coeur de la République Ravelinienne, Zyzy le Zazou se ramasse une brique sur le coin de la figure, qu'il a très anguleuse depuis que le BG l'a rattrappé :

"Aïe! Ve me repens, maître, ve me repens, ve me repens, ve me repens, ve me..."

Le tremblement atteint des dimensions sismiques, faisant se déplacer le mobilier cossu des palais aristocratiques, et exploser quelques specimens de crystal d'Ark.

L'aquarium de Sappho, magnifique oeuvre rapportée par Zoë d'un ignoble bouge truc, n'échappe pas aux vibrations, et bientôt le poulpe géant s'étale sur le carrelage de la cuisine du palais Tinuviel, provoquant la convoitise d'un pit-bull égaré par là, ce qui incite Zoë à se pâmer sur le champs, la faisant tomber sur Sappho, qui s'agrippe à sa mère adoptive avec toute l'affection dont elle est capable.

L'aiguille du sysmographe dimensionnel de l'Institut des études virtuelles commence à osciller, indiquant une altération sensible du degré de réalité de Pseudopolis, proportionnelle à l'intensité du bouleversement géologique.

Vyvyane, levant les yeux au ciel, pousse un cri : Ah! Et de s'évanouir.

Lool, plein d'espoir, se précipite sur le téléphone et compose fébrilement le numéro du Docteur de Chatelys...

Archybald de Viryon, éveillé dans son tonneau d'absynthe vidé par ses soins (il traverse une période cynique et contestataire depuis que son oncle est au pouvoir), contemple un appareil de mesure, interdit, et note fébrilement :

"Minuit et 3 minutes; nous observons un gauchissement du continuum de Krantz-Suspyre de plus de 5 degrés sur l'échelle de Bart Sympson.

Sensationnel, tonton va être content: la modulabilité de la constante Niluje-Off-mol est démontrée, et je crois que ...!"

Au moment où il prononce ces mots, l'étalonneur du mesureur de réalité explose, alors qu'une secousse fait tomber des gravats du plafond, assommant le neveu du doge. Et l'enregystreur ne rassemble plus que les borborygmes du rejeton vyrionnien, faisant perdre au micromonde les brillantes réflexions nées de cet évènement au contact de ce jeune cerveau fertile...

La pauvre Vyvyane est d'autant plus secouée par le séisme que son futur mari et veuf potentiel a entrepris de l'agiter, dans tous les sens dans l'espoir d'accroître encore sa panique, donc son bouleversement hormonal, donc la probabilité d'une expulsion de son petit locataire.

Minuit 5.

Le grondement est maintenant assourdissant, mais les vibrations ont temporairement disparu, et le bruit commence à se déplacer, passant comme une tronçonneuse de Damoclès au dessus de la cité libre de Venys, en effectuant des cercles concentriques. La lumière de la lune est progressivement occultée, faisant hurler les pit-bulls à la mort.

Entendant cela, Lool note sur son carnet dogéal :

"Flanquer une fessée au bataillon de Sapeurs-paveurs chargés de rattrapper les pits. A priori, ils ont mal fait leur boulot". Il s'arrête un instant, la plume en l'air, tremblant dans le bordel ambiant, puis ajoute : "Se renseigner sur les procédés d'élimination des chiots, ça peut servir plus tard".

Théophraste, préoccuppé par les taches de pisse klohaco-canine sur sa façade, se dit que sans la lune ça se verra moins, et décide de se rendormir.

A cet instant, le bruit typique d'un canon pneumatique retentit. Et comme naguère lors de l'envoi à Paxatagore, un tube atterrit malencontreusement sur la tête de Vyvyane, qui sombre d'autorité dans un coma réparateur.

Fébrile, alors que les vibrations reprennent de plus belle, Lool ouvre le tube, en extrait le message, et lit :

"J'avais oublié mes affaires, j'embarque de quoi travailler, désolé pour le désordre.

Pr. Th. Diafoirus,

*Apatride*,

Docteur en Scatologie et Tératologie,

Tryquestre de l'ordre de (Saint-)Bezoar,

Chercheur et Enseignant à l'Institut Diafoirus et Verbatim (_ANCIENNEMENT_ basé à Venys).

PS : désolé, mais pour ce qui est de faire sauter le petit, adressez vous à de Chatelys. J'ai perdu mes forceps."

Vyvyane, émergeant réparée de son coma éclair, lit le Post Scriptum et se met à hurler :

JE L'SAVAIIIIIIIIIS! JE L'SAVAIIIIIS QUE TU DISAIS CA POUR M'AMADOUEEEEER!"

Et elle commence à lapider Lool à coup de gravats.

Empétré dans ses plâtres, Lool ne doit son salut qu'à une contraction qui lui fait espérer une issue heureuse à son calvaire multiple.

Minuit trente.

Pensif, Paxatagore - entouré de sa cour habituelle - contemple le bassin qui porte son nom... Vide. Et à quelques mètres à l'ouest commence une curieuse excavation taillée à la serpe dans la terre venyysoise, et où s'est écoulé tout le bassin : il n'y a plus de cabinet Diafoirus, plus d'institut Systemys et Diafoirus. Il n'y a plus qu'un grand trou dans le sol, et les bâtiments voisins sont miraculeusement intacts. D'ailleurs les habitants sont tous repartis se coucher, croyant à un mauvais rêve...

L'institut Diafoirus s'est littéralement envolé, avec caves, halls et dépendances, bunker y compris, laissant la place pour construire une fosse à plongeurs. Dans le ciel, plusieurs tonnes de matériaux divers commencent à dériver lentement vers un ailleurs inconnu, suspendus à un curieux appareil en forme de marmite, relié lui-même à une espèce de Zeppelin mollasson.

Paxatagore sort un mouchoir, renifle, renifle encore. Respectant sa douleur, ceux qui l'entourent détournent les yeux, sachant combien il est grand jusque dans l'épreuve.

Profitant de cette brève période d'intimité, Paxatagore s'essuie le front, pousse un profond soupir de soulagement; puis s'adressant à lui-même, il murmure :

"Ouf. Ca a pris le temps, mais il a fini par se barrer, le vieux taré...

J'espère qu'ils ne vont pas nous déclarer la guerre, à Orion... Ou pire, j'espère qu'ils ne vont pas nous le renvoyer..."


* * * * *


Chroniques de la pseudofédération : may an I


Anaclet de Paxatagore

Les premiers temps


1. Les premiers débats internes à Pseudopolys ont été tournés sur le système économique novateur de Pseudopolys. Ce système, inventé par le génial Von Bucchow, mettait en oeuvre une "bourse à la vie" où chaque personnage était divisé en actyon, côtée en bourse. Il était possible d'acquérir des actyons des autres personnages, voire même acquérir ces personnages par le biays d'OPA.

Des discussions opaques sur l'ajustement des différentes variables entre elles occupèrent les brillants économistes Von Bucchow et Zoé Tinùviel, sous les cris d'orfraie de Théophraste de Mytilène, dénonçant l'hydre fyscale (20% des revenus prélevés par tour), lui-même critiqué par le Général Offenbach-Moltieri.

C'est ainsy que fut créé un livret d'épargne, pour éviter les problèmes budgétaires.

D'autres dyscussyons suivirent, sur la question du financement des budgets locaux : taxe locale ou financement pseudofédéral ?

2. Ensuite, le triumvir Ben von Bucchow lança des élections pour le poste de pseudo-président. Le triumvir de Kloho, le général Off-Mol, contesta ce point.

3. Le décès dans des circonstances suspectes de Renatus Kayser à Venys engendra une certaine émotyon à Pseudopolys : le personnycide n'était-il pas interdit ? Voilà un mail sur la questyon, du Père de la Natyon Von Bucchow :

"Pseudopolitianes, Pseudopolitains,

vous n'êtes sans doute pas sans ignorer une des affaires qui secoue Ys (en dehors du service à thé de Zoé Tinùviel) : le décès de M. Renatus Kayser. Cette disparition pose un problème grave : il est clairement stipulé dans l'article 3 de la loi organique Pseudo-Fédérale que le personicide est interdit sur le territoire national.

Or il semblerait vu les conditions de détention désastreuses et les actes de tortures manifestes qu'a subi feu M.Kayser, que ce décès s'apparente à un personicide, qui aurait pu être évité, vu les bulletins de santé alarmants précédant le malheureux dénouement final.

C'est pourquoi j'invite la justice de Venys à déterminer clairement les responsabilités des différentes parties impliquées dans l'affaire, et à mettre en place un procès. Plusieures personnalités semblent ainsi clairement avoir une part de responsabilité :

- M. Raveline, organisateur de l'acte de torture final - M. le Professeur Diafoirus, médecin de M. Kayser - M. de Virion, juge, ayant permis à M. Raveline de pratique la torture sur le prisonnier Kayser - M. Paxatagore, doge, qui a laissé faire tout ceci

De plus, les évènements touchant clairement le droit pseudo-fédéral, en vertue de l'article 16 de la loi organique Pseudo-Fédérale, il y a aure possibilité de se pourvoir en cassation auprès du Tribunal Pseudo-Fédéral.

Enfin, le personicide n'étant pas reconnu comme source officielle de décès à Pseudopolis, le spectre de M. Kayser, même enterré, continuera de jouir de ses droits civiques au moins jusqu'au dernier recours judiciaire.

J'invite donc les tribunaux Yssois à diligenter une enquête à ce sujet, et à mettre en place un tribunal impartial pour juger à cette affaire.

Que justice soit faite !"

Cependant, quelques jours plus tard, Ben Von Bucchow retirait sa plainte :

"Pseudopolytaynes, Pseudopolytayns,

Je vous informe que j'ai décydé de retyrer la playnte contre M. Diafoirus, de Virion, Raveline et de Pataxago... ouille... euh.. non, de Pagotaxa... Aïe, mais ça fait mal ! euh... et kontre le doge de Venys, playnte que j'avais exprimée hier au sujet du prétendu personycyde exercé contre M. Feu Renatus Kayser, et ce, totalement de mon plein gré.

J'ai bon, je peux partir ? Komment ça ce n'est pas fini ? Ah oui, il y a enkore du texte au verso, désolé.

En effet, il s'avère que les résultats de l'autopsie montrent clayrement que les causes du décès de M. Kayser sont en tout point naturelles, et démontrent tout à fait qu'il n'y a pas lieu de parler de personycide. Il s'avère tout à fait que le dècès de M. Kayser est dû à une hyperinflamation psythocondruale causée par l'audityon volontaire de sons insupportables : pour les ignares Crassyeulandays qui ne comprennent pas, c'est exactement le même processus quand les cafards écoutent de la musyque dahue. Il se pourrayt d'aylleurs que M. Kayser ait été mordu et contamyné par quelques cafards, ce qui l'a rendu partyculyèrement sensyble à cette maladye. M. Kayser a eu particulièrement de malchance de croiser un cafard dans sa géôle, tant il est vray que les cachots Yssois sont régulyèrement désinfectés. Il semblerayt que la cause de ce malheur soyt un lot de Baygon défectueux mal déchargé par un apprenty docker.

Par conséquent, l'Etat Pseudo-Fédéral retyre sa playnte, et présente ses plus basses excuses contre les personnes maloncontreusement incryminées, et ainsy que pour avoir remys en cause l'impartyalyté de la justyce Yssoise qui n'est plus à démontrer.

Voilà, sommes nous quittes ? Komment ça ça enregistre enkore ?

Ah oui, la signature... Suis-je bête, j'allais l'oublier..."

Ce qui ne plait pas au principal ami de Renatus Kayser, le Pr. Diafoirus, ni à son soutien, Théophraste de Mytilène.


* * * * *


De mémoire de Pseudopolitain


Anaclet de Paxatagore

par Thomas GUENOLE


Résumé
Souvenirs et explications (août 2001-décembre 2001)


« Jugez l'\oeuvre, ne jugez pas l'auteur. » ARISTOTE

Je suis arrivé à Pseudopolis fin août 2001 sous le pseudonyme de Maximilien Ka, joueur novice, et j'en suis parti fin avril 2002 après avoir été MJ de Kloho, Président du Saunatorium, et avoir contrôlé au final une dizaine de personnages ayant occupé des responsabilités diverses. Il n'est pas question d'entrer dans les détails de ce que j'ai pu faire et écrire dans cet intervalle de temps pour vanter une quelconque réussite : le narcissisme est un enfantillage. En revanche, par la force des choses, il se trouve que j'ai eu l'occasion de me familiariser avec les rouages du jeu et d'y tenter un certain nombre d'actions. C'est cette expérience, qui vaut ce qu'elle vaut, que je souhaite faire partager maintenant que je suis parti. Les suggestions que je soumets au jugement des joueurs pour l'évolution du jeu feront l'objet de la dernière partie de cette thèse.

Le présent texte est la première partie de « De mémoire de pseudopolitain. » Elle va de l'arrivée de Maximilien Ka à Krasstadt à son élection à la présidence du Saunatorium, donc du 25 août 2001 au 10 décembre 2001.

PREMIERE PARTIE - LA RESISTIBLE ASCENSION DE MAXIMILIEN KA (25 août 2001 - 10 décembre 2001)

I. Débarquement à Pseudopolis : l'anarchiste Ka.

1. L'arrivée.

Pourquoi Pseudopolis et pas une autre nation virtuelle ? Par hasard. J'ai cherché au lien « nation virtuelle » sur le moteur Google, et j'ai trouvé, entre autres, Pseudopolis. Le nom m'a plu. Sur les trois communautés offertes, Krasstadt, Venys, Kloho, je n'étais pas tenté par Kloho, dont la page d'accueil était peu attirante à l'époque, et j'hésitais entre Krasstadt et Venys. Entre le cynisme de second degré et le raffinement caricatural, j'optai pour le cynisme de second degré : ainsi naquit Maximilien Ka, Krasstadtois. Pourquoi ce nom ? « Maximilien » est une allusion à Robespierre et a une sonorité en « k », et « Ka » est encore l'allitération en « k » la plus simple.

A l'époque, je sortais ex-lude d'une thèse sur les anarchistes au XIXème. Je maîtrisais donc suffisamment le sujet pour lancer un parti anarchiste à Krasstadt. Les premiers jours de citoyen pseudopolitain sont toujours très durs : l'on ne comprend rien à rien, l'on ne sait à quel saint se vouer entre messages sérieux des uns et messages délirants des autres, et ce qui est très difficile à surmonter est la tendance de la collectivité à cogner sur le premier qui commet la moindre bourde. Comme tout nouveau joueur, je fis des contresens énormes dans la première semaine : comme tout fauteur de bourde, je fus raillé par quelques joueurs. Mais cela endurcit le personnage créé, et c'est une forme de bizutage qu'on finit par pratiquer soi-même quand d'autres nouveaux joueurs arrivent.

2. Saunateur, poste à prendre.

Début septembre 2001, le Triumvir de Krasstadt Nikolas Van Khérys avait décidé de quitter le jeu quelques temps, et devait être remplacé par le Général Offenbach-Moltieri, Triumvir syldave disposé à faire de l'intérim. Krasstadt sortait d'une scission difficile entre joueurs restés dans la communauté d'origine, le Krassland, et joueurs ralliés à Pseudopolis. Offenbach-Moltieri m'informa en privé que mon personnage d'anarchiste d'opposition frontale était « un luxe que Krasstadt ne pouvait pas se permettre » (je cite). Il me suggéra d'entrer au Saunatorium pour peu que je cherche une simulation surtout politique, et à Krasstadt de ne pas cogner sur l'unité nationale.

Par la suite, Offenbach-Moltieri se heurta à l'opposition de certains joueurs krasstadtois pour prendre la succession de Van Khérys. Il abandonna l'idée et repartit à Kloho. Dans les derniers jours de son mandat, Von Khérys nomma saunateurs les deux joueurs qui l'avaient demandé : Hans Sanzs-Unik et Maximilien Ka. Ka était désormais saunateur anarchiste krasstadtois. A noter qu'il fut constamment reconduit par désignation à ce poste, et jamais élu.

II. Installer le personnage dans le paysage pseudopolitain : Ka saunateur.

1. Une vice-présidence pour exister.

On le comprendra, mon parcours de jeu était celui d'une ascension méthodique et calculée, non pas par mégalomanie mais pour voir si l'utilisation du raisonnement froid avec but unique parvenait bien systématiquement à ses fins. Une fois saunateur, nommé parce que seul candidat avec Sanzs-Unik, je restais néanmoins complètement inconnu. L'élection du Président du Saunatorium était en cours, et Albert Muda, personnage à la neutralité proverbiale, était candidat unique, par ailleurs assuré d'être élu. Je décidai de faire se présenter Ka contre lui, non pas pour gagner mais pour gagner en notoriété. Par ailleurs, une tradition du Saunatorium indiquait que le candidat arrivé en seconde position devenait toujours Vice-Président : il y avait donc là un poste à prendre sans difficulté. L'élection eut lieu, et Ka fut battu à plate couture. Mais son nom était désormais connu des saunateurs, et il était Vice-Président.

A Krasstadt, une élection générale avait eu lieu pour désigner le Triumvir. J'eus 15% de voix (ce que je n'ai toujours pas compris) sans m'être présenté, et ce fut le MJ de Krasstadt qui fut élu à son corps défendant, Ben von Bücchow. Il s'avéra avoir peu de temps à consacrer à sa tâche, ce qui laissa la communauté sans pilote. Ka devint pour sa part Ministre des Finances et de la Justice, ayant demandé ces deux postes. Une inimitié durable débuta entre Ka et Sanzs-Unik, inimitié que j'ai tenté d'annuler pendant des mois sans jamais y parvenir du fait de l'agressivité du personnage : c'est dommage, car les deux personnages auraient été efficaces en agissant de concert. Lorsque le Pseudoprésident décida d'annoncer des inondations dans tout Pseudopolis, Ka déclencha comme Ministre des Finances de Krasstadt une série de réquisitions des biens et des personnes, purement formelles, et j'obtins une suspension des séances au Saunatorium au motif que les saunateurs krasstadtois étaient réquisitionnés comme les autres pour aller écoper à Krasstadt. Là encore, un essor de notoriété s'ensuivit.

Vice-Président du Saunatorium, je décidai de lancer Ka dans une réforme d'organisation interne de l'hémicycle pour forcer les saunateurs à créer des groupes parlementaires. Cela déclencha une réforme du règlement intérieur et, surtout, Ka eut à chapeauter ces formations de groupes. Cela eut trois conséquences utiles : le Président Muda prit l'habitude de se décharger sur lui de certaines tâches, en faisant un Vice-Président actif ; Ka fut installé définitivement dans le paysage pseudopolitain comme personnage dit « réaliste, » par opposition aux personnages ludiques ; je pus au Saunatorium me familiariser avec les équilibres politiques locaux, c'est-à-dire les assimiler et donc à terme les maîtriser.

2. Le Saunatorium, espace privilégié d'apprentissage des équilibres politiques.

J'appris notamment que Krasstadt n'avait aucun sens de la hiérarchie des lois. Les décrets n'y sont pas appliqués, la Constitution n'y est pas sérieusement employée, il n'y a aucune autorité régulatrice, et la vie politique y est particulièrement instable (cinq triumvirs de septembre à décembre). Je n'avais donc pas à compter sur un soutien solide des saunateurs krasstadtois pour faire élire Ka Président du Saunatorium, d'autant plus que Sanzs-Unik était devenu un anti-Ka systématique. Je testai vers novembre la capacité de soutien de ces saunateurs en présentant Ka à l'élection du Pseudoprésident, poste qui ne m'intéressait pas : Ka obtint beaucoup moins que 30% des suffrages, alors que les saunateurs krasstadtois représentaient cette part des électeurs du Pseudoprésident.

Je découvris également Venys, démocratie apparente. Le système est verrouillé entre deux clans contrôlés par deux très anciens joueurs de l'époque d'Ys, nation virtuelle préexistante à Pseudopolis : Anaclet de Paxatagore et Théophraste de Mytilène. Si j'écrivais qu'il s'agit de blanc bonnet et bonnet blanc, je ferais un constat déjà dressé avant moi maintes fois. Mais je voudrais l'atténuer. Il y a un point sur lequel les deux joueurs, et donc les deux clans, sont en désaccord fondamental, et ce point, c'est le fonctionnement du jeu en tant que tel, notamment le rôle et le mode de désignation des MJ. Toujours est-il que je pouvais à la rigueur espérer que les deux clans votent différemment l'un de l'autre, et jouer sur cette division. J'appris aussi à connaître le juridisme yssois, plaie de Pseudopolis. La rigueur juridique est un atout car cela organise la vie sociale de la communauté. Mais trop de juridique noie le jeu pour une raison bien simple : à force de juridisme, l'on tombe dans l'ergotage en ne faisant plus que cela.

Kloho resta longtemps pour moi un mystère. Je finis par comprendre qu'à l'époque, le joueur contrôlant le Général Offenbach-Moltieri contrôlait également 90% de la population syldave à lui seul. D'où la facilité d'ériger à Kloho un système politique absolutiste, en se commandant à soi-même. Le rôle de ces « klohones » était essentiellement un rôle d'animation, d'école ludique : détenir seul quinze à vingt personnages porte par ailleurs le nom d'offenbachisme. Je compris vite que je ne pourrais pas compter sur un soutien syldave, à moins d'entrer dans un dérapage ludique qui, lui, serait soutenu sans tergiverser.

III. Commet gagner une élection.

1. Résoudre la quadrature du cercle.

Fin novembre, l'élection du Président du Saunatorium approchait. Manifestement, Albert Muda n'avait pas l'intention de se représenter. A l'époque, je ne compris pas pourquoi. J'ai assimilé depuis le fait que Muda était un personnage du MJ de Venys Matthieu Duclos, ce qui était de notoriété publique (sauf pour moi), et qu'il avait pour rôle principal de roder sur lui des institutions nouvelles : le mandat du premier Président du Saunatorium (août-septembre 2001) Traulever ayant été un mandat symbolique peu actif, ce fut Muda qui roda pleinement la présidence du Saunatorium. Une fois cela fait, il estimait ne pas devoir se représenter. Ka se présenta donc. Restait à obtenir au minimum 10 des 18 voix de saunateurs, 6 par communauté.

Le risque était grand de voir une candidature syldave se présenter, avec six voix contrôlées directement par le Général Offenbach-Moltieri. Une candidature yssoise pouvait également surgir. Je craignais surtout celle de Théophraste de Mytilène, assuré du soutien yssois. Du côté de Krasstadt, il n'y avait aucune candidature à craindre, aucun candidat krasstadtois ne pouvant disposer du soutien de plus de 2 à 3 saunateurs, sans compter la tradition locale de désintérêt pour le Saunatorium.

2. Von Neumann, rabatteur de voix.

18 voix, 10 à prendre. Gagner une élection où si peu de personnages votent revient à un simple calcul mathématique. Je ne pouvais compter que sur 3, au maximum 4, voix krasstadtoises. Les voix yssoises ne me soutiendraient que si un Yssois ne se présentait pas, et pour voter non pas pour moi mais contre un candidat tiers. Les voix syldaves étaient perdues d'avance, car Ka était un personnage réaliste à l'opposé de l'option ludique du Général Offenbach-Moltieri. Un autre problème était celui de l'image de Ka, considéré à juste titre comme un personnage autoritaire.

J'eus alors l'idée de fabriquer un personnage qui serait l'antithèse de Ka. Ainsi naquit le baron Hans von Neumann, fin novembre 2001, qui ne fut créé que comme personnage temporaire, de circonstances, mais allait être promis à un tout autre avenir. C'était évidemment un personnage syldave, et totalement délirant. Son programme était d'interdire le vote des non-nobles au Saunatorium, d'instaurer une présidence dictatoriale, de faire annexer Krasstadt par Kloho, et de rattacher à Kloho le port de Venys. Commentaire du Général Offenbach-Moltieri : « Von Neumann, à la droite d'Attila. Politiquement, ce garçon me plaît de plus en plus. » Cette man\oeuvre me permit d'une part de fixer sur ce nouveau personnage les 6 voix syldaves, et d'autre part de fixer sur Ka les voix de ceux qui ne voulaient pas d'un pareil illuminé à la présidence du Saunatorium. Cela faisait aussi de Ka, par antithèse, un anti-autoritaire (alors qu'il était autoritaire une semaine auparavant), puisque Von Neumann ne manqua pas d'attaquer dans ses messages « Ka le démocrate. » Ka devint un personnage démocrate jusqu'à l'outrance et extrêmement fédéraliste, par opposition à un Von Neumann aux aspirations dictatoriales et opposé à tout ce qui était fédéral. Dernière conséquence, il n'y avait pas de place pour une troisième candidature : soit on était d'école réaliste, Ka, soit on était d'école ludique, Von Neumann. Soit on était fédéraliste, Ka, soit on était anti-fédéraliste, Von Neumann. Soit on était démocrate, Ka, soit on était dictatorial, Von Neumann. Les votes des saunateurs subirent donc une bipolarisation bloquant l'issue du scrutin.

Le MJ de Kloho, Mike Haenen, sut dès le début, puisque je m'inscrivis à Kloho avec mon adresse e-mail personnelle, que Ka et Von Neumann étaient contrôlés par le même joueur. La man\oeuvre du lui plaire, car jamais il ne me dénonça, et la première mission reçue par le baron à l'ORT syldave fut de « changer d'adresse e-mail. » Je disposais donc de la complicité amusée du Général Offenbach-Moltieri.

Malheureusement, comme tout adepte du clonage, je commis « la » faute, celle d'écrire le message de l'un sur l'adresse e-mail de l'autre. Le pot aux roses fut découvert. Mais cela ne changea rien, car j'expliquai immédiatement que le personnage élu appliquerait la politique de son personnage.

3. Ka élu Président du Saunatorium.

Je craignis un temps que l'absentéisme des saunateurs autres que les « klohones » ne fasse élire Von Neumann. Mais dans ce cas, Ka serait Vice-Président. Von Neumann aurait alors tenté une loi instaurant la dictature au Saunatorium, aurait échoué, aurait démissionné, et Ka serait devenu Président. Le système était donc verrouillé, sans risques. Comiquement, un premier scrutin donna Ka et Von Neumann à égalité, 50-50. Un second scrutin vit les saunateurs syldaves s'abstenir, et Ka fut élu avec 70% des suffrages.

Arrivé fin août, le personnage de Ka était donc devenu Président du Saunatorium. Lui manquaient des appuis, pour consolider sa position, et un projet, pour justifier sa présidence. Ayant lu la Constitution Pseudofédérale, j'y vis un certain nombre d'imperfections. J'écrivis une thèse à ce sujet, et Ka devint le chantre d'une réforme de la Constitution Pseudofédérale, credo qui devint son cheval de bataille politique. Quant aux soutiens, Von Neumann refusa bien sûr la vice-présidence du Saunatorium, ce qui libéra ce poste. Je confiai une réforme précise à chacun des saunateurs ayant le plus soutenu la candidature de Ka : Marylise Emphétuocle fut vice-présidente pour la réforme de la Constitution Pseudofédérale, Albert Muda vice-président pour la gestion des votes des lois, Zoé Tinuviel vice-présidente pour la réforme de l'économie pseudofédérale, sujet en vogue chez les Yssois et auquel je ne comprenais rien. Au passage, j'annulai de facto la coutume de désigner son compétiteur électoral comme Vice-Président : j'avais tout simplement besoin des vice-présidences pour former un embryon de gouvernement pseudofédéral qui n'avouerait pas son nom.

Par la suite, Ka s'efforcera de faire aboutir un certain nombre de réformes au Saunatorium, avec des succès et des revers comme tout un chacun. L'élément qui modifia durablement ce que je ferais dans le jeu fut le départ soudain de Mike Haenen et de tous ses « klohones », laissant Kloho vide et déclenchant des évolutions que personne, moi le dernier, n'aurait pu prévoir : de personnage principal, Ka allait devenir mon personnage secondaire ; de personnage créé uniquement pour le temps de l'élection présidentielle au Saunatorium, Von Neumann allait devenir de très loin mon personnage moteur ; de simple joueur fin août, j'allais devenir du fait des circonstances le MJ de Kloho ; et de joueur hostile par principe à la pratique de l'offenbachisme, j'allais devenir le joueur qui à Pseudopolis, hors Mike Haenen, l'aura le plus pratiqué.

Tout ceci allait avoir des conséquences notables sur l'avenir de Pseudopolis, sur celui de ses institutions, sur celui de Kloho, sans omettre une série d'évènements comme une guerre civile syldave, deux crises intercommunautaires entre Venys et Kloho, le dépérissement de Krasstadt, et une guerre extérieure que j'allais fabriquer de toutes pièces et qui allait déboucher sur un rapprochement avec les nations du micromonde.

Ceci sera développé dans la suite de cette thèse, « De mémoire de pseudopolitain. »

Thomas GUENOLE

kamax66@hotmail.com

Alias Maximilien Ka, Hans von Neumann, Laszlo de Almasy, Boris Gleb, Anna de Almasy, Sonja Pulitzer, Mathilda Kantorowicz, Lady Diana Spencerowicz, Saint Vladimir, Maréchal Cheguevallah


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DIES IRAE


Emmanuel Raveline, Théophraste de Mytilene

Commémoratyon de la Seconde Dévastatyon


Théophraste de Mytilène

La nuyt est tombée sur Venys, les croyants sont rassemblés au Temple pour célébrer le premyer anniversayre de la Dévastatyon. L'Archimandryte Mytilène, Métropolite de Venys, monte en chayre pour le sermon rituel...

Byen aymés fils et filles de la Saynte Eglyse Poséydonique,

Nous sommes réunys ce soyr pour commémorer la deuxyème Dévastatyon qui jeta le peuple Yssois hors de ses terres ancêstrales afyn qu'il erre dans le micromonde et au-delà pour expyer les fautes qu'il commyt. Le Seygneur Dyeu Poséydon nous envoya le pire châtiment qui soyt en rémissyon des péchés d'un Empereur désintéressé de ses sujets, de Métaligores oublyeux des devoyrs qu'impose leur charge, d'une arystocratie décadente tournée vers le gayn et l'usure, d'un Peuple rebelle à l'autorité. Il y a un an, la guerre civile qui déchirayt Ys, qui trouvayt sa source dans l'égoïsme des grands et dans l'arrogance des petits, finissayt tragiquement : Poséydon décidayt d'en finir une bonne foys pour toutes.

Le peuple d'Ys paya cher ses errements, humilié à Ydemos, obligé de cohabiter avec des klohaques et des crassyeux à Pseudopolis. Mays face à l'adversyté, nous avons su rester unis. Les Yssois ont su réagir, et aujourd'huy Venys a reprys la place d'Ys au firmament des puyssantes natyons du micromonde. Ryen n'égala Ys, ryen n'égale Venys, le génye yssois a su perdurer. Rendons grâce à Poséydon de nous avoyr donné notre chance.

De grandes nouvelles se font écho, la mère patrie garderayt de beaux restes dans le micromonde. Il se dit même que des habitants y ont survécu. Un an après la tragédie, il est temps de se rendre compte sur place de ce qu'il en est. Aussi, nous demandons à notre très affectyonné Ordre de Saynt Bezoar d'organyser une missyon en nos terres d'origine pour rendre compte de la situatyon sur place. Nous demandons à l'autorité politique de le soutenir en cette tâche. Ainsy soyt-il.

Passons mayntenant à la saynte lecture. En ce 16 janvyer de l'An II de la Dévastatyon, relysons l'acte de décès de l'Empire d'Ys.

"Tout commença par un simple frémissement.

L'eau d'un verre qui tremblotte. Le lustre qui balance imperceptiblement. La vaisselle qui tinte... les vitres qui vibrent...

Les oiseaux avaient cessé de chanter... quelques chiens hurlaient à la mort...

Et puis plus rien... qu'un silence impressionnant...

Quand soudain...

Il n'y eut pas d'explosion. Pas de lumière aveuglante, pas de souffle puissant, rien de tout cela. Mais les vibrations reprirent... s'amplifiant... de plus en plus puissantes, se transformant en véritable tremblement de terre, puis en ondes de chocs, qui se propageaient à travers toute la ville, à travers tout le pays, à travers l'Empire...

Mais jamais un bâtiment ne s'effondra... l'onde s'arrêta dès que les premières cheminées se mirent à vaciller...

Les yssois commencèrent à sortir de chez eux... un à un... encore sous le coup de cet étrange phénomène quand...

Personne ne la vit arriver. Pourtant, 150 mètres de haut, cela ne passe pas inaperçu... Mais la population était trop occupée à vérifier que tout tenait encore debout...

BALAYANT TOUT SUR SON PASSAGE, UNE VAGUE GIGANTESQUE TRAVERSA L'EMPIRE D'YS D'OUEST EN EST PENDANT QUE DES VENTS FURIEUX TOURBILLONNAIENT...

Et, curieusement, les flots ne se retirèrent pas... Il semblait que la vague s'était installée sur le territoire de l'Empire d'Ys... ou de ce qu'il en restait...

A la surface, au-dessus des flots verts, les vents soufflants semblaient murmurer... "POSSSSSEYDOOOOOON"..."

Aynsi fit le Seygneur Dyeu Poséydon.

Demayn dimanche, en signe de recueyllement, les messages envoyés sur la lyste devront porter des lettres blanches sur un fond noir. Les commerces, débits de boyssons et autre lyeux de rassemblement devront resté fermés. Nous encourageons tous les croyants à nous fayre part de leur sentiment sur la Dévastatyon et ce qui s'ensuyvit à l'occasyon de cette journée du souvenir.

Rentrez chez vous en payx.

Bulle de Théophraste

Nous Théophraste Ier,

Grand Archimandryte de l'Eglyse Apostolique Poséydonique Réunifiée de Rite Atlante, Métropolite de Venys,

Edictons ce qui suyt :

Les croyants ont l'obligatyon durant toute la journée du dimanche 17 févryer de l'An II de la Dévastatyon de poster leurs messages avec des lettres blanches sur un fond noyr. Ils s'abstyendront de messages futiles et s'essayeront à réfléchir sur le sens de la Dévastatyon et de ses conséquences.

Les commerces, débits de boyssons et autres lyeux de rassemblement tenus par des croyants resteront fermés.

Les contrevenants seront frappé d'excommunicatyon mineure. Ce qui signifie devenir aux yeux des autres croyants byen moyns qu'un klohaque ou un crassyeux. Quiconque parlera à un excommunié, le secourera, voire même le considèrera, subira le même sort.

Fait à Venys,

Seize févryer de l'An II de la Dévastatyon"

Recevez Ma Bénédictyon.

Emmanuel Raveline

Vous entendez actuellement le Chorus des Adeptes de Francoyvyllon : O, Happys Days ! O, Happys Days !

Mes frères, mes soeurs - oh, oh, ce serait le bonheur - je vous veux aujourd'hui plus radieux qu'un habitant de tchernobyl. La vie est belle, tout va bien, les zozyaux chantent, et surtout NOUS CELEBRONS LA FAMEUSE DEVASTATYON ! Iconoclastes as usual, nous autres n'allons pas porter des bérets noirs et jouer uniquement les noires aux cartes pendant une soirée, non ! Au contraire, nous allons nous réjouir, danser, boire, manger, forniquer et toute ces choses que nous feront lors du Dernier Jugement en compagnie de Francoyvyllon.

La dévastatyon, certes, porta un certayn coup à notre Ys natal. J'yrays même jusqu'à dire que ça nous a pas mal secoué les grelots. Mays à quoi s'attendre d'autre de la part de ce tyran cinglé qu'est Poséydon ? Fort heureusement, ce dieu étant un âne, ne s'est pas rendu compte que son actyon nous a apporté forces fidèles et nombreux amys, tous las de sa dictature insupportable, et que dans l'Olympe même, plusieurs dyeux (dont Plaintesetréclamatyons, dieu des râleurs, Tsunamisettourbillons, dieux des innondations, Soudainedécalcification, dieu de la sécheresse) choqués par les agissements barbare de leur maître se sont révoltés et on rejoint le rang toujours croyssant de la révolte Francoyvyllonienne.

Ce fut également une péryode de douleur. Toute guerre de relygyon a ses martyrs, nous n'en fûmes pas exempt. Ainsi, notre culte tout entier fut persécuté par les immondes larves Poséydonnyennes, ces gens qui rampaient aux pieds de notre destructeur, cette clique indicible de couille-molles et vagyns-secs, bref !, ces mauvays-vyvants, l'ennemy, la concurence, quoi ! Moi-même, j'ai subi leurs foudres, mays tel le phényx qui renaît de ses cendres, ils n'ont pu m'abattre: je suys à nouveau-là, mes enfants, moi, votre gourou bien-aymé, et ensemble, nous soutiendrons la Divine Guérilla de Francovyllon, nous l'aménerons sur le trône de la divinité, et alors une ère nouvelle pourra commencer, une ère de bonheur et de joie, où les vendeurs de Ray-Ban feront fortunes et où plus jamais la colère de Poséydon ne pourra s'exprimmer. Regardez ces lâches, ces couards !, qui rampent devant leur prétendu seigneur. Saigneur, oui !, ce monstre qui a ravagé nos populatyons ! Théophraste de Mythilène a perdu sa femme Ysabeau dans la catastrophe, et c'est le chef de cette odyeuse coalytyon des peureux ! Nous, Francoyvyllonien ne sommes pas touchés par ce fléau. Nous sommes les rescapés d'un peuple fier et courageux, honnête et droyt ! Nous avons le soutyen de notre dyvynyté qui nous envoie ses démons nous protéger ! Nous nous moquons bien de leurs rites grotesques et rituels qui limitent notre irrésistible faim, soif et appêtit sexuel. Quoi ! Ces vieillards ne peuvent baiser en continue et prétendent fyxer les dates où il faudrait le faire ! Parce que le viagra ne suffit plus à ces messyeurs, nous, jeunes et fringuants devriont nous abstenir et attendre la date de la prochaine orgye, qu'eux décyderont !

JAMAYS ! JAMAYS ! Jamays nous ne plyerons face au tyran Poséydon ! Nous sommes sous le regard d'un dieu qui va conquérir l'Olympe ! Nous sommes ses enfants bénys. Les actes de tyrannye de Poséydon, comme celui qu'il a commyt il y a maintenant un an, ne peuvent plus nous toucher. Le dyeu-poète nous protège. Qu'il foudroie ceux qui persécutent les siens !

En ce jour, amys, ripayllez et dévorez, déflorez et folâtrez, sniffez et fumez, buvez et absorbez plus que jamays. Moquez vous des calottyns d'en face, qui pleurent et se lamentent. Nous défyons le tyran !

NOUS DEFYONS POSEYDON !

E. Raveline,

Grand Gourou de la Secte des Adorateurs de Francoyvyllon.

Faytes nous vos dons et rejoignez-nous !

le même, prenant connayssance de la Bulle

Ha ! Je raylle cette bulle, en véryté !

Moyns qu'un Klohaque ! Moyns qu'un Crassyeux !

Certes, mes frères, ces yssoys-là sont peut-être aynsy ! Mays nous ne sommes pas des lâches ! Nous avons l'arrogance naturelle qui nous caractéryse depuys des syècles ! Nous ne sommes pas les suyvants d'un culte d'abstynence, mays ceux d'un culte d'art et de débauche. Nous sommes l'espryt vérytable d'ys !

Venez à nous, peuples trompés par l'infâme Mytilène ! Suyvez-nous pour rejoyndre la parole dyvyne de Francoyvyllon ! Sortez de la geôle où l'on veut que vous croupyssyez ! Devenez lybre !

E. Raveline.

Anaclet de Paxatagore

En ce jour de deuil natyonal, je souhaite m'assocyer aux manifestatyons de trystesse et de commémoratyon. Aujourd'hui, davantage encore, je me sens responsable de ce terrible fléau qui s'est abattu sur nous.

L'ivresse de pouvoir nous a conduit aux pires errements, et Poseydon nous a flétri de son bras vengeur. Aussy, depuys près d'un an, j'ai passé l'essentiel de mon temps et de mes pensées à expier mes pêchés et à relever Ys de l'abîme où mon intempérance a contribué a la jetter.

Mes prières ont été exaucées. Mes efforts n'ont pas été perdues : Ys s'est relevée, Ys s'est reconstruite. Aujourd'hui, certains hérétiques s'autorysent à défier l'autorité de Poseydon : cela prouve que notre peuple n'a rien perdu de sa vigueur et de sa liberté.

Néanmoins, nombre d'yssoyse et d'yssois ont péri sous les vagues meurtrières. Des trésors incroyables, des richesses inouïes, ont péri. De tout cela, je suys comptable. J'ai donc passé l'après-midi à genou dans le Temple de Poseydon. Maintenant que la nuit est tombée sur Venys, je demande pardon à Poseydon et je supplie son Archimandrite d'attirer les faveurs de notre Divinité sur nôtre cyté.

Anaclet de Paxatagore


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Fête de l'électyon de la Lyste Mytilène au Saunatoriale de Juillet, an I


Emmanuel Raveline

"Ad Majorem Mitilenii Gloria !"


Dimanche 1er Juillet 2001

Venys est en fête ! Depuis que le Doge a annoncé sur un ton dépité le résultat des saunatoriales donnant la victoire à la lyste Mytilène, ce ne sont plus que scènes de joie qui se succèdent. Les Yssois parcourent le quartier en actionnant les klaxons de leurs gondoles à qui mieux mieux. Toute la populatyon est sortie dans la rue pour vivre cet évènement, les gens s'embrassent et se félicitent, conscients d'être les acteurs d'une page d'hystoire d'Ys.

Très vite un bruit court : "Il" s'exprimera ce soir depuys son Palays du Boulevard Impéryal. La foule s'amasse aynsi dans les jardyns du Palays Mytilène où pour fayre patienter les gens venus nombreux des tonneaux d'absynthe ont été mis en perce. Sur le coup de 10 heures du soyr, une imposante gondole noire aux armes des Mytilène se dessine dans le soleil couchant. Elle s'amarre au quai privé situé à l'arrière du parc resté inaccessible au tout venant. Théophraste de Mytilène salue les candidats de sa lyste venus l'acceuillir et s'engouffre avec eux dans le Palays. La foule qui a reperé la manoeuvre n'en peut plus et c'est une clameur unanime qui acceuille le Métaligore mayntenant apparu au balcon d'honneur en compagnye de Marylise Emphétuocle, Alexya d'Ambitecte, Zoé Tinuviel, Le professeur Diafoirus et Yssé Célamer-Kiprenlom.

La foule : WOUAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!!

Mytilène faisant le V de la victoyre des deux mayns salue la foule qui scande son nom.

MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!!

Mytilène s'emparant d'un micro : Peuple Yssois, tu m'as compris !

La foule : Wouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!!

Mytilène : Venys, Vidi, Vici !

La foule : WOUAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIISSS !!!

MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!!

MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!!

Mytilène : Peuple Yssois, ce soyr est un grand soyr : nous avons gagné ! Vous avez gagné ! Une aube nouvelle se lèvera demain sur un pays qui a décidé de se libérer de ses chaînes. Car en faysant mordre la poussière à Paxatagore...

La foule : HOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU !!! HOUUUUUUUUU !!

Mytilène : ... car en faysant mordre la poussière à Paxata...

La foule : PA-XA-TA-GORE, ON VA TE FOUT' DE-HORS ! PA-XA-TA-GORE, ON VA TE FOUT' DE-HORS ! PA-XA-TA-GORE, ON VA TE FOUT' DE-HORS ! PA-XA-TA-GORE, ON VA TE FOUT' DE-HORS ! PA-XA-TA-GORE, ON VA TE FOUT' DE-HORS !

Mytilène : Car en faysant mordre la poussière à Paxatagore donc, ...

La foule : PA-XA SA-LAUD, ON VA T'EN-VO-YER ROCCO ! PA-XA SA-LAUD, ON VA T'EN-VO-YER ROCCO ! PA-XA SA-LAUD, ON VA T'EN-VO-YER ROCCO ! PA-XA SA-LAUD, ON VA T'EN-VO-YER ROCCO !

Mytilène : JE VOUS DEMANDE DE VOUS ARRETER ! Je comprends votre enthousiasme et votre envie d'en finir au plus vite avec l'oppresseur. Néanmoins, Paxatagore a été élu pour trois mois. Montrons-luy que nous nous sommes des démocrates ! Nous nous respecterons la loy !

La foule : Wouaiiis...

Mytilène : En faysant mordre la poussière à Paxatagore, un signal clayr est envoyé à ceux qui à l'étranger complotent contre Venys ! Mytilène est là pour la défendre ! Bas les pattes de Venys messieurs les Crassieulandays et Syldaves ! Bas les Pattes la troika corrompue de Pseudopolys : Paxatagore bien sûr, mays aussy Von Kherys...

La foule : Von Kherys fout'le camp de Venys ! Von Kherys fout'le camp de Venys ! Von Kherys fout'le camp de Venys ! Von Kherys fout'le camp de Venys !

Des jeunes particulièrement excités tentent alors de s'introduyre dans le palays voisyn qui n'est autre que celuy du PSR Crassieulandays pour y mettre le feu. Ils sont heureusement contenus par le service d'ordre de Mytilène.

Mytilène : .. et Moltieri... La foule : MOLTIERI P'TIT ZIZI ! MOLTIERI P'TIT ZIZI ! MOLTIERI P'TIT ZIZI ! MOLTIERI P'TIT ZIZI ! MOLTIERI P'TIT ZIZI ! MOLTIERI P'TIT ZIZI !

Mytilène : Qu'ils tremblent les Forêtmagique...

La foule : FO-RET MA-GIQUE, TA MERE ON LA NIQUE ! FO-RET MA-GIQUE, TA MERE ON LA NIQUE ! FO-RET MA-GIQUE, TA MERE ON LA NIQUE ! FO-RET MA-GIQUE, TA MERE ON LA NIQUE ! FO-RET MA-GIQUE, TA MERE ON LA NIQUE !

Mytilène : ...les Von Buchow...

La foule : Von Bucchow au poteau ! Von Bucchow au poteau ! Von Bucchow au poteau ! Von...

Mytilène : ...les Kranszz...

La foule : Euh... TRAU-LE-VER ON NIQUE TA MERE ! Mytilène : ...les Dada...

La foule : DA-DA TU NE NOUS BAY-SE-RAS PAS !

Mytilène : Oui, Peuple que j'ayme, Venys est née aujourd'huy ! VIVE LE PEUPLE ! VIVE YS !! VIVE VENYS !!!

La foule : OUAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!!

Théophraste de Mytilène accomplit alors un acte incroyable : il se juche sur la rembarde et saute depuys le deuxième étage dans la foule qui le rattrape et le porte en triomphe à travers les rues de Venys en directyon du Saunatorium.


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Histoire succinte de Pseudopolis


Fabyus Tremblay

Un aperçu de cette période de l'histoire yssoise.

par Fabius Tremblay


Il fut une époque où les Yssois côtoyaient leurs voisins. Les nouveaux arrivant ne la connaissent peut-être pas cette période de notre histoire, et il fallayt rafraîchir les mémoires au sujet de cet épisode.

En avril 2001, des survyvants yssois de la Seconde Dévastation, hagards, sont sur un bateau. Euh...Donc, ces survivants fuient Ydémos, vers sur une terre où l'on trouvait quelques crassieux et syldaves, terre nommée Pseudopolis.

Juridiquement, cette ville sur la mer Krasspienne a acquis son indépendance en 1991 a l'issue de la décomposition de l'Empire Sobiétique.

En mai 2001, la moribonde Pseudopolis se réveille donc sous la double impulsion des Yssois venant d'Ydémos construisant leur quartier sur une île laissée vacantes, et des crassieux fuyant à Krasstadt l'invasion kafarde et kidanale qui avait lieu au Krassland (toutefois ce pays existe encore aujourd'hui).

Pari fou et insensé, les gourous de chaque clan décydèrent de vivre dans cette ville où coexisteraient les trois communautés plus habituée à se chamailler qu'à collaborer. C'est ainsi que naquit la Pseudopolis moderne, avec ses quatre quartiers : Venys la raffinée et débauchée, Krasstadt la pollueuse, Kloho la médiévale et Pseudigton DF. Ce dernyer, créé de toute pièces, servait à abriter les admintrations commune, à faire tampon entre les trois communautés (chacune étant sur sa propre île) et à arbitrer les conflits.

La ville connayt dans un premier temps une activité florissante : forte croissance économique soutenue par un marché de biens de consommation important, activité boursyère développée à la Bourse à la Vie; bourse qui était de concept original : l'on misait sur les individus, les actions relatives à ceux-ci montaient quand il gagnaient des points de notoriétés. Les krasstadtois, pour qui le profit c'est la joie, exploitent à qui mieux mieux leurs manutentionnaires.

Les universités fourmillaient d'étudiants et de professeurs enthousiastes, de nombreux textes dont on peut voyr les intitulés à l'universyté d'Ys aujourd'hui viennent de cette époque. Malheurement, nombreux sont ceux qui ont été perdus et dont il ne nous reste que le tytre...

Chaque communauté était emmenée par son leader : Ben Von Büchhow, fondateur du Krassland, Anaclet de Paxatagore pour Venys et le général Offenbach Moltieri pour Kloho. Hormis ces gens et ceux qu'on retrouve aujourd'hui à Ys, Pseudopolis comptait d'autres personnages haut en couleur : Ernest Kantorovicz, Traulever Kransz, Don Juan de Hohenstaufen, Friedrich Pietzsche, Nikolas Von Khérys, Ra Dada (qui est aujourd'hui à Ys), Maximilien Ka, Jefke Dikke Nek...Il y avait certes quelques tensions entre chaque communauté, et c'était la compétition pour quy aura l'air le plus malin devant ses voisins. Course vaine en véryté : les Yssois ne restaient pas en béatitude devant les quantités astronomiques de pollution produite par les krasstadois, lesquels se fichaient des hauts titres de noblesse et des glorieuses ascendances des Syldaves(de Kloho), qui restaient de marbre devant le commerce florissant d'opyum de Venys. Ne restait que la compétition économique, où il semble que les Syldaves devançaient leur leur voisins pour ce qui est des richesses.

Les discussions communes allait bon train à Pseudopolis, notamment quand il s'agissait de railler ceux de l'autre camp. (Aujourd'hui, comme ce n'est plus possible, les yssois jouent à ça entre eux).

La vie s'écoulait paisiblement. Votre humble servyteur (c'est-à-dyre moi) arryve, émerveillé, à Venys en octobre 2001. Les yssois, absorbés par leur luxure et l'absynthe, ne font ni coup d'état, ny grand chamboulement.

Mays les choses se gatèrent par la suyte : certains voyaient la commnauté syldave comme un membre pourrissant de la cité. En décembre 2001, son leader décide de se retirer de cette communauté ( on les retrouvera plus tard, avec ses amis, à Krasstadt). La révotution gronde, ou le coup d'état affleure on ne sait pas bien; un dénommé Von Neumann prend le pouvoir avec sa clique, après une lutte de pouvoir avec un nommé Von Taertempion. Peu après ce changement de pouvoir, une attaque est lancée par Kloho contre les Yssois, mais cette mini-guerre finit bien.

Début 2002 (février à mai, environ), c'est une période d'inactivité. Les places publiques sont peu fréquentées, les nouvelles thèses universitaires se font rares. Puis tout s'accelère quand arrive l'été 2002 : élection douteuse, révolution à Krasstadt. Une femme, Amélia Underwood, prend le pouvoir. C'est la pagaille. Les notables, qui avaient fuit à Pseudigton, sont invités à revenir, mais quelque chose est irréversiblement brisé à Krasstadt.

Pendant ce temps, à Venys, le temps suit son cours...Il ne se passe rien d'exeptionnel. Les débats publics y sont toujours nombreux, tandis que dans les deux autres communautés, l'activité décline.

Et, suite à l'activité déclinante de début 2002 et malgré un sursaut l'été, ce fut la mort de Pseudopolis. Les Yssois veulent fayre des propositions pour donner plus d'unyté à la ville d'un point de vue diplomatique, économique. Ces réformes sont refusées par les deux autres communautés, et Ys considère de plus en plus ses voisyns comme des boulets pour le développement économyque et culturel.

En septembre 2002, les yssois, peu après que les syldaves eurent déclaré leur indépendance, veulent prendre leur cliques et leur claques pour repartir à l'horizon, et déclarent eux aussi leur indépendance. Et par chance, point de déménagement n'est nécessaire : le lendemain, l'île de Venys se retrouve au milieu l'archypel yssois par un mystère inexpliqué à ce jour, en effet on a pas encore compris la cause et encore moins les moyens du déplacement de l'île pendant la nuit. Mais c'est un bienheureux retour aux sources. Venys devient la capitale de Ys, et l'activité reprend dans ce pays.

L'état se désengage dans ce qui reste de la ville de Pseudopolis. Les manutentionnaires krasstadtois, seuls à rester après l'hémorragie (vous-êtes vous soucié de leur sort?) retournent au Krassland ou survivent en mangeant des poubelles.

Pendant les quelques moys qui suivirent, il y eu encore quelques êtres humains (ou des spectres?) qui trainèrent dans les ruines de la ville, dans le quartier de Krasstadt ou les environs où quelques citoyens avaient restaient squatter. Ils discutaient au hasard des rares rencontres, ils criaient "A BOÂÂÂRE". Krasstadt n'existait plus juridiquement le 19 mars 2003, puis la dernière lumière s'est éteinte, les derniers habitants de Pseudopolis ont été aperçus le le 24 aout 2003.

Il est aujourd'hui difficile de retrouver des traces de cette cité envahie par les plantes mutantes (issues des expériences de scientifiques krasstadtois). Mais yl reste de nombreux vestiges de son organisation dans la Ys actuelle : les points de statuts et de notoriété, l'organisation de l'agence du travail et les phrases entièrement reprises telle que "Indiquez ici où l'administrateur peut voir une preuve tangible de l'exécution de votre mission (site web, message sur ML ou forum, université, témoin de mauvaise foi,...) : ", le coût de la vie similaire en yris et en roublars, l'organisation de l'université, des fiches d'identité et registres, des marchés de bien, d'oeuvres et d'abonnements. C'est tout l'héritage de ce passé pas si lointain mais si vite oublié...

(À noter qu'on peut aussi trouver dans ces archyves quelques textes fondateurs de Pseudopolis.)


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La réaction de Von Khéris à la soirée électorale du Dimanche 1er Juillet de l'An I


Emmanuel Raveline


Dimanche 1er Juillet de l'an I

La foule : Von Kherys fout'le camp de Venys ! Von Kherys fout'le camp de Venys ! Von Kherys fout'le camp de Venys ! Von Kherys fout'le camp de Venys !

Des jeunes particulièrement excités tentent alors de s'introduyre dans le palays voisyn qui n'est autre que celuy du PSR Crassieulandays pour y mettre le feu. Ils sont heureusement contenus par le service d'ordre de Mytilène. [Ceci est une citation de l'article suivant:[ .]]

... Et par les charmants dobermans du propriétaire des lieux. Ceux-ci, réveillés par des jeunes (?) militants mytilènikes, se ruent alors vers les fauteurs de trouble et s'introduisent dans la propriété des Mytilènes. Là, c'est la panike générale, un doberman parvient à l'estrade et séme la panike parmi les intervenants. On voit Alexia d'Ambictète courant parmi la foule à moitié nue, sa robe entiérement déchirée par les animaux, Zoé Tinuviel parvient tant bien que mal à se mettre sur l'abri sur une table. En revanche, Théophraste de Mytilène, pris en chasse par les charmants toutous trouve son salut en effektuant un magnifike plongeon dans les marais vaseux de sa propriété. Heureusement, à ce moment Kassandra (Mr Von Khérys daigne trés rarement loger dans son Palais de Venys...) ouvre les volets de sa chambre (en revanche, Kassandra depuis la semaine dernière est tombée litteralement amoureuse de ses piètres îlots, étrange...) et rappelle Susukre et Kachou. On voit alors Théophraste sortir du Marais, honteux,sale, krasseux mais en bonne santé (enfin komme d'habitude...). Et retrouvant tout à koup ses esprits: "Von Khéryyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyssss !!!!!!!!!!!!! Tu me le paiera !!!!!!!!!!!!!!!!!!" A ce moment, dans un luxueux manoir de Krasstadt, un rikanement se faire entendre...

Nikolas Von Khéris.


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Le Krassland et Pseudopolys


Anaclet de Paxatagore


Résumé
Pourquoy le Krassland s'est scysionné en deux à la nayssance de Pseudopolys.


Chers amys,

Je prends quelques instants dans mon emploi du temps surchargé (une livrayson d'opium arrrive au port dans quelques minutes), pour vous faire part du débat politique et constitutionnel qui règne au Krassland.

Comme vous le savez, le Krassland est actuellement dans une position proche de la nôtre : il est concerné par le projet Pseudopolys. Cependant, il faut nuancer la comparaison à trois égards.

Premièrement, les Krasslandays semblent beaucoup moins convaincus que nous de l'intérêt du projet. Alors que nous avons adopté à l'unanimité le principe de la migratyon à Pseudopolys, les Krasslandays sembleraient s'orienter vers la directyon inverse. Les autorités pseudopolitaines semblent ne pas considérer cela comme une perte, seuls les Krasslandais les plus motivés et les plus proches de notre façon de jouer étant intéressés par Pseudopolys (Von Khérys, Forêtmajique, Ra Dada...). Nous aurons donc probablement un Pseudopolys où les crassieulandays, dans un premier temps du moins, ne seront pas très nombreux.

Deuxièment, le Krassland est actuellement un Etat indépendant, ce qui n'est pas notre cas. Passer à Pseudopolys signifie pour lui abandonner son indépendance pour ne garder qu'une autonomie, certes très importantes.

Troisièmement, le Krassland actuel s'est construit par réaction envers le "MJ" qu'était le Konsul. Or, c'est cette même personne qui est à l'origine de Pseudopolis. Les Krasslandais, qui sont fiers d'avoir "jettés à bas la diktature des MJ" ne semblent pas souhaiter que ceux-ci retrouvent le pouvoir qu'ils avaient (position soutenue notamment par MM. Scheinwald et Liberté).

Plusieurs Krasslandais ont pris position dans ce débat. Le Président Nikolas Von Khérys a défendu des conceptions juridiques intéressantes, mays qui semblent ne pas faire l'unanimité. D'après ce que j'en ai comprys, il semblerait qu'il souhaitait opérer une sorte de fédération entre les "deux Krassland" (le Krassland actuel et le quartier Krasslandais de Pseudopolys). Son analyse constitutionnelle est le résultat d'un souhait : que la communauté krasslandayse, encore fragile, ne se scinde pas en deux. Mays, d'autres refusent une "kolonisation" du Krassland par Pseudopolys.

Voilà, c'était la minute d'informatyon sur les crassieulandays...

C'est tout pour aujourd'hui.

Anaclet de Paxatagore.

Lool de Virion

J'avais également exprimé ce genre de réticences (sur la gestion réel de pseudopolis, qui à l'époque se nommait encore Virtualistan...mais je m'égare...) Et je ne suis pas encore convaincu du systèmes, on m'a répondu que les MJ (y en aurais plusieurs) se chargeraient de combler les "blancs" et absences des dirigeants officiels. Encore une fois, le pouvoir réel et définitif sera au main de quelques Mj qui pourront (je ne dis pas qu'il le feront, loin de là) nous imposer leurs décisions ! Et on as vu ce que ce genre de pouvoir pouvait donné... (regard triste, coup d'oeuil vers la mer, soupir : "ah, ma belle ys").

Bien sur il peut y avoir des garanties.

Un autre détail, je suis allé récemment sur le site de pseudopolys et j'ai fouillé en détail chaque coin et recoin et j'ai trouvé : à peu près tout ce que l'on pourrait envisager de créer dans une micro- nation !

C'est un compliment ? Pas du tout, on va nous affrir une micronation clef en main (génial) ou plus rien dans les structures, les institutions ou la vie publique ne pourra être créé (pas génial !). J'ai peur qu'il ne reste au arrivants que le seul domaine privé ou économique pour laissé libre court à ses idées... mais bon je me trompe peut-être.

Attention, je ne suis pas contre Pseudopolis, loin de là ! Comme le disait l'autre : "c'est en critiquant et en recevant la critique que l'on s'améliore" ou un truc du genre... d'ailleurs si qqu'un connais l'auteur, maillez moi !

Lool

Toujours là pour la critique! ... constructive ?

Anaclet de Paxatagore

Cher Lool,

Les garantyes exysteront. La première est qu'il y aura plusieurs MJ, et non un : Mike pour la Syldavie, Ben pour Krasstad et l'Oracle des Dieux pour Ys (chacun sait qui est l'Oracle des Dieux...). La seconde est que nous préparons un texte fixant les droits et les devoirs respectifs des MJ envers leur communauté et Pseudopolys. Ce texte sera bien sur porté à votre connayssance et servira de "charte MJ - joueurs".

En ce qui concerne le second problème que vous soulevez, il est tout à fait pertinent. Il ne l'est toutefoys que pour le Quartier Pseudo-fédéral. Pour le reste, une grande partie des choses sont à inventer rétrospectivement. Il y a certes des éléments préétablys : le système économique, le plan de la ville (qui est dû à Zoé). Mays d'autres sont à créer de toutes pièces. Par ailleurs, tous ces éléments sont un socle de départ, pas un couloir figé : c'est le vécu, le passé de nos joueurs. Si l'avenir est lié à ce passé, il n'est pas pour autant figé, loin de là. Il est vrai, toutefoys, que Michel, Ben, et moi partageons cette même analyse : pour l'intérêt du jeu, le MJ a des pouvoirs particuliers qui lui permettent de "recadrer" le jeu (par exemple, à Ys, je me reconnays tout à fait le droit de diminuer l'influence et l'importance de mouvements politiques qui ne seraient "conformes à l'esprit du jeu", sauf s'il apparaissait que ces mouvements n'étaient pas le fait d'un ou deux joueurs excités contre l'autorité du MJ, mays un vrai souhait de la majorité des joueurs. En d'autres termes, veiller à une véritable démocratie, où c'est la majorité qui fait évoluer les choses, et non un ou deux joueurs).

Enfin, je vous remercye pour vos critiques : elles font effectivement avancer le débat. On reconnaît là un homme politique qui a la stature d'un homme d'Etat, ce qui nous change agréablement des opposants mytiléniens.

Anaclet de Paxatagore.


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Les électyons saunatoriales de janvier an II


Anaclet de Paxatagore

commentaires et analyses politiques


Radio Venys - 23 janvier

Chers auditeurs, bonjour,

Il est temps de revenir sur les dernières électyons saunatoriales. Des électyons bâclées, voilà le commentaire qui revient le plus souvent sur la bouche des différentes personnalités consultées. A qui la responsabilité ? Sans doute d'abord au calendrier : à la sortie des fêtes de Noël, les Yssoises et les Yssois avaient d'autres préoccupatyons, et la campagne est passée à la trappe. Sans doute également à cause du Doge, qui n'a pas su faire respecter le calendrier qu'il avait fixé. Résultat : un cafouillage final, des électeurs qui, semble-t-il, n'ont pu voter, des lystes déposées à la va-vite, et, pas de campagne.

La victoire du Clan Mytilène n'allait pas de soit.

Certes, les Saunateurs de la lyste ABOULA (Paxatagore) avaient brillé, tout au long du précédent mandat, par leur totale absence au Saunatorium. Deux actyons avaient été menées en tout et pour tout : un combat contre l'oreiller saunatorial et un projet de loy sur la libre circulatyon. Logiquement, cette inactyon, qui constratait avec la période précédente où, quand Anaclet de Paxatagore était Doge, c'était le groupe ABOULA qui animait véritablement le Saunatorium, aurait du être sanctionnée. Le groupe ABOULA n'a pas su, d'ailleurs, trouver d'autres appuis dans les autres communautés.

Cependant, les deux Saunatryces du clan Mytilène, Marilyse Emphetuocle et Zoé Tinùviel, ne furent guère plus active. Et surtout, le Doge de Venys, malgré des côtés brouillons, a déjà un solide bilan à son actif : créatyon de l'Ecole de Venys, adoptyon (en cours) d'une légyslatyon sur l'éducatyon, réforme sociale d'ampleur en cours. Cela contraste avec le bilan précédent, bien maigre. La lyste proposée par Lool de Virion et Anaclet de Paxatagore était d'ailleurs fort novatryce. Emmenée par Gustav Rouckov, qui pourrait d'ailleurs prochainement démyssionner de ses fonctyons, elle comprenait troys nouvelles personnalités : Xéros de Sicceronne (élu), Remédius de Legys et Sébastopol Che Syllia.

Ce "sang nouveau" aurait du faire la différence, mays tous les électeurs ne se sont pas déplacés. C'est d'une voix, une petite voix, que l'Actyon Yssoise de Théophraste de Mytilène l'emporte et envoie 4 personnalités au Saunatorium, dont une nouvelle, fort active, Gladys de Cariatys.

Le Saunatorium, pourtant, sous l'impulsion de M. Muda, puys de M. Ka, a prys une vitesse de croysière, et travaille désormays sans dyscontinuer. Les réformes institutionnelles en cours sont très importantes et pourraient confirmer la prééminence de la Pseudofédératyon. Les derniers événements montrent, à tout le moins, qu'il est nécessaire en effet de rééquilibrer en faveur de la pseudofédératyon, les règles de fonctyonnement de Pseudopolys, pour éviter que chaque natyon ne s'enferme dans un isolement qui condamnerait la Fédératyon.

C'était

Héraclite de Parménide,

pour Radio Venys


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Les suites de la soirées électorale


Emmanuel Raveline


Résumé
Le Professeur Thomas Diafoirus riposte au mail de Nykolas Von Khérys en s'en prenant à sa maysonnée.


Lundi 1er Juillet, an I (Cf. la soirée , la réaction de Von Khérys )

Le lendemain, le professeur, accompagné d'un détachement de sapeurs paveurs du génie anti bactérien sonnent à la porte de Von Khérys. Kassandra, interrompue en plein exercice solitaire, vient ouvrir.

Kassandra:"HIIIIIIIIIIIIIIIIIIII" NVK, arrivant sur ces entrefaits: "kouâââ?"

Devant la porte, le professeur Diafoirus et son détachement ressemblent à des martiens, engoncés dans leur tenue NBC.

Kachou et Sussukre: "ouah, ouah!"

Le prof: "M. Von Khérys, je viens pourtraiter une infraction à la législation sanitaire de Venys. Vous avez introduit sur notre territoire des animaux illégalement. Ces chiens ont été importés frauduleusement. Vous verrez avec les services du doge pour ce qui est de l'amende. En ce qui me concerne, je traite l'urgence."

Othon: "A zouzou zyzy"

Diafoirus: "Oui, Othon, tu fais comme avec zyzy le zazou, ce sont tes nouveaux jouets"

Kachou et Sussukre: "Kaï, Kaî, Kaï... crunch... crunch"

Othon: "A pas solîîde comme zyzy, Othon retourner zouer avec zyzy..."

Diafoirus: " oui, c'est bien Othon, je te remercie, tiens prend un caramel".

Assurés qu'il n'y a plus aucun danger de contamination, le professeur et son équipe retirent leur scaphandre. Kassandra se pâme en reconnaissant le professeur.

"Il va falloir une réanimation prolongée. Occuppez vous de NVK, décontaminez le complètement; moi, je m'occuppe d'elle..."

Et laissant NVK vociférer contre cette atteinte à ses droit de crassieulandais clandestin, le professeur s'apprête à se dévouer au cas de Kassandra.


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Nom de la communauté pseudopolytaine


Anaclet de Paxatagore, Théophraste de Mytilene


Résumé
Proposityons et débats


Anaclet de Paxatagore

Ce bon Théophraste de Mytilène, qui n'a pas que des défauts, ayons l'honnêteté de le reconnaître, me rappelle à mes oeuvres les meilleures. Je me souviens avoir lancé un concours sur les meilleurs nom pour notre colonie à Pseudopolys. D'autorité, je vays supprimer les noms qui dérivent du nom de certains des yssois les plus illustres, par soucis d'égalité. Il nous reste donc :

- Urbys (TdM) - Nea Yssea (TdM) - New Ys (ER) - Andropolys (AdP) - Venys (BvB) - Babilys (LdV) - New-Vyce (LdV) - Phenys (AdA) - Poseys (AdA) - Atlantys (AdA)

Ce qui fait un sacré paquet de proposytions toutes plus alléchantes les unes que les autres. J'invite donc l'auteur de chaque proposytion à la défendre, dans un concours d'éloquence, et je lance le mouvement :

ANDROPOLYS

Chacun connaît les origines greco-atlantes de notre peuple. Andropolys, en grec de cuysine, signifie : la cité de l'Homme. Ce choix humanyste reflète la confiance qu'avaient nos ancêtres dans notre espèce, c'est pourquoi ils nommèrent un certain nombre de leur ville Andropolys. Il va de soit qu'il faut ici entendre Homme au sens générique du terme, et non au sens d'homme masculin 54.1

La Cité de l'Homme, voilà notre ambityon et notre souhait : nous souhaitons que notre cité soit celle d'hommes, de vrays hommes, avec leurs forces et leurs faiblesses, leurs grandeurs et leur petitesses. Nous ne sommes pas une cité de Dieux, ni une cité d'esclaves. Nous sommes des hommes libres, fiers de l'être, de vivre dans un régime libre et démocratique, où nos tradytions et notre être peuvent s'exprimer pleinement. Voilà pourquoi, je croys qu'Andropolys s'impose comme nom de notre quartier à Pseudopolys.

Anaclet de Paxatagore.

Théophraste de Mytilène

La proposityon d'Anaclet n'est pas mal mays elle souffre d'un grave défaut : elle a la même terminayson que le pays. J'habite Andropolys, quartier de Pseudopolys, c'est pas top. De plus, bien qu'il s'en défende, "andros" même pris au sens générique du terme est un peu méprisant pour la moitié de l'humanité "gyné". Il est vrai que cette moitié là préfère de loin rejoindre mon clan (3 femmes déjà contre 0 en face), ce qui explique sans doute la nature de la proposityon mysogine d'Anaclet.

Pour ma part, je propose "Urbys". Toujours le suffixe "ys" bien sûr, qui nous rappelle nos origines ysoisses. La qualificatif "Urbs" lui, fayt évidemment référence à la Cité. C'est simple, directement compréhensible, sacrément efficace, c'est du Mytilène !

Théophraste de Mytilène.

Emmanuel Raveline - New Ys

Comprenez moi. Sy, sy, vous pouvez y arriver. Faites un petit effort, que dyable ! (non Renatus, pas toi !). Imagynez-vous, tout fringuant, les deux pieds posés sur le pont supérieur du bateau qui vous mène jusqu'à Pseudopolys. Devant vous, une terre qui sera bientôt la votre, s'étends; un sourire ravy s'affyche sur vos lèvres. Vous vous sentez comment, là ? Vous vous centez comme des "andros" ? CERTAINEMENT PAS ! IL FAUDRAIT ETRE LE GENERAL OFFENBACH-MOLTYERYS POUR ARRIVER A PENSER EN GREC A TOUT BOUT DE CHAMP ! Vous vous centez comme les cytoyens d'une "Urbs" ?

CERTAINEMENT PAS ! UN YSSOYS, UTYLYSER UN MOT ROMAIN ? JAMAYS !!!

Non. Vous vous centez NOUVEAU. Vous vous sentez une nouvelle femme, un nouvel homme, un individu radicalement différent. Et sy vous êtes nouveau, l'endroit où vous allez habiter, il sera comment... allez, réfléchyssez bien... nouveau aussy ! Bravo ! Vous voyez, quand vous voulez !

Voilà pourquoi il faut appeller notre quartier: "New-Ys":

1$^\mathrm{o}$) Parce que ce sera une nouvelle Ys.

2$^\mathrm{o}$) Parce que sy on le dit en latin, on trahi nos ancêtres qui ont combattus des syècles durant la Rome antique.

3$^\mathrm{o}$) Parce que sy on le dit en grec, on n'est pas nouveau, on fait tout le temps ça.

4$^\mathrm{o}$) Parce que sy on le dit en anglays, eh bien là, c'est TOUT NOUVEAU ! Il n'y a pas UNE chose à Ys qui porte un nom anglays, sauf les wyyk-ends !

E.R.

Diafoirus

S'il n'y a aucune raison de parler grec ou latin, il y en a encore moins de jaspiner l'anglais!

JE REFUSE ABSOLUMENT CETTE DICTATURE D'ETATS AVEC LES QUELS NOUS N'AVONS MEME PAS DE RELATIONS DIPLOMATIQUES.

Je suggère "Pubys", pour réconcilier tout le monde.

Diafoirus, génie ex-cé-dé...

Lool de Virion

Alors pour le nom de la colonie yssois à pseudopolys... pourquoi pas Ysbys ?

Alexya d'Ambictête

Pour ma part, je propose Phénys comme nom de la colonie yssoise de Pseudopolys et cela pour deux raisons : - Phénys renvoie à la civilisation antique phénicienne qui reigna de nombreux siècles sur la Mer (méditerranée) et qui fonda sur ses côtes de nombreuses colonies. Sa culture était donc trés proche de la nôtre. - Phénys renvoie également au Phénix, qui, comme tout le monde le sait, renait de ses cendres. Ce serait donc une allégorie de la civilisation yssoise qui a su de remettre de toutes les Dévastatyons qui lui ont été infligées.

un peu plus tard et alors qu'au même moment les yssois font leurs valyses pour quytter Ydemos et rejoyndre Pseudopolys, Anaclet de Paxatagore

J'informe officiellement les auteurs de proposytions que, ce soir, je mettrays au vote les seules proposytions ayant été défendues par leurs auteurs, à savoir, pour le moment : Andropolys et Urbys. Si vous voulez que votre proposytion soit soumyse au vote, je vous rappelle qu'il faut envoyer une brève justificatyon sur la lyste, et ce, d'ici ce soir, car il y a urgence et lefeuoku.

Paxa,

admirable dans l'abnégatyon.

Diafoirus

Pour ma part, je me souviens que quelqu'un (pas moi) avait proposé Venys.

Je me fais le défenseur de cette proposition : Venys évoque le côté profondément maritime d'Ys; son côté commercial et luxueux également. Venys, c'est une certaine poésie, un goût de l'aventure, une volonté de dominer. Venys, c'est Ys, tout simplement...

Diafoirus, poête.

Un sondage est lancé le 9 may an I.

Son résultat est publyé le 12 may :

Le sondage suivant quartier-yssois est maintenant clôturé. En voici les résultats :

QUESTION DU SONDAGE : Quel nom pour notre nouveau chez nous ?

CHOIX ET RÉSULTATS - Andropolys, 1 votes, 10.00% - Urbys, 1 votes, 10.00% - Venys, 6 votes, 60.00% - Phénys, 2 votes, 20.00%

Théophraste de Mytilène

C'est nul ce choix ! Putayn, je supporte de moyns en moyns la démocratie... :-)


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Nuage radioactif sur Venys


Marilyse Emphetuocle


E. Raveline, pseudo-présydent

Les cytoyens du quartier-yssoys sont priés de prendre note de ce nouvel événement:

"Venys, Mardi 17 Juillet 2001: Un nuage radioactif semblant provenir de la centrale de Krasstadt traverse une partie de la ville. Le coeur des venyssoys fait un bond: une mini-explosion nucléaire aurait-elle mys fin au quartier Krasstadtoys ? Il semblerait plutôt que la centrale de Krasstadt soit en surchauffe. Quoiqu'il en soit, l'index de pollutyon Venyssoys augmente sensyblement, et la populatyon commence à gronder."

Comme toujours, le non-respect de cet événement amènera à des sanctions en termes de points de notoriété. A l'inverse, une exploitation talentueuse de l'événement vous sera bénéfique.

Les services pseudo-présidentiels.

Théophraste de Mytilène

QUE FAYT LE DOGE !

C'est inadmissyble, des têtes doyvent tomber ! Qu'on commence par fermer le passage sur les ponts qui nous relient aux autre quartiers. Qu'on envoye Chatelys et Diafoyrus prendre des mesures de la radioactivité ! Qu'on saisysse le palays de Von Kherys en attendant une actyon devant la justyce pseudopolitayne contre Krasstadt en réparatyon du préjudyce commys.Etc. Paxatagore, nous attendons une réactyon ferme ! La populatyon exyge des explicatyons !

Diafoirus

Au plus profond de son blockhaus en carton, le professeur Diafoirus déclenche l'alarme sanitaire, convoque ses collaborateurs du for intérieur, termine de pelotter Ecrevys Bellecuys, sa fidèle assistante, et fait sonner la meule présente sur tous les édifices publics de Venys. Quelques secondes plus tard, le standard du for intérieur explose.

N'écoutant que son courage, son expérience, et le mode d'emploi de sa tenue NBC blindée, le professeur fait équiper en scaphandrierscyclistes une section de sapeurs paveurs, acompagnés pour l'occasion du petit Othon.

En bon ordre, et en courant, ils se précipitent vers les ponts pour les fermer au passage, pendant que les forces de police expulsent tous les ressortissants Krasslandais à grands coups de pieds au Kul.

A 15hOO, le quartier Yssois est bouclé, et les procédures de décontamination sont sur le point de commencer.

Zoé Tinùviel

Et voilà, ca devait arriver....

Ces maudits crassieulandays n'ont aucun respect pour l'environnement (nous en l'occurence). J'espère que le Conseil du for aura la bonne idée de faire dystribuer des pastilles d'iodes et d'envoyer la facture à Krasstadt.

Anaclet de Paxatagore, Doge

COMMUNIQUE DU SERENYSSIME PALAYS DOGEAL

Tout va bien, nous avons la situatyon bien en main. L'augmentatyon du taux de radioactivité a nécessité des mesures d'urgences, que le Pr. Diafoirus a prys avec la précysion et l'efficacité qu'on lui connait. Il n'est nullement nécessaire de vous enfouir sous terre pour vous protéger, il suffit de prendre quelques pastilles et de rester chez vous. Les Sapeurs Paveurs, en tenue appropriés, effectueront des dystributyons d'eau et de nourriture au besoin.

Heureusement, les éoliennes de Son Excellence Ra Dada ont contenu l'essentiel des émanatyons radioactives sur Krasstadt, protégeant ainsy le reste de Pseudopolys. Les émanatyons ne sont donc pas supérieures au seuil acceptable, même si elles sont plus importantes que la moyenne habituelle.

Anaclet de Paxatagore.

Ra Dada

Amis yssois, amies yssoises,

Je suis dans un grand embarras car je suis au regret de vous dire ke ke nenni, ke nenni, les Krassoliennes n'ont rien protegé du tout. En effet, un de mes sbires, Mr Airzombie pour ne pas le nommer était en train d'astiker le manche des Krassoliennes au moment de l'incident malencontreux, afin k'ils brillent bien dans la lumière mordorée de l'aube krasstadtoise. Par soucis pour l'intégrité physike de Mr Airzombie nous avons du tourner les Krassoliennes vers Venys, mon employé étant en train de lustrer le coté Krasstadtois du manche. Ce ki fait ke, koike en dise votre Doge, vous n'étes à mon regret sincère, pas du tout protégé.

le Doge Paxatagore

Le Conseil des Portes de la Cité Libre de Venys proteste officiellement auprès des autorités de Krasstadt et des personnes chargées de la centrale nucléaire de cette même ville.

A la suite d'une fuite radioactive qui a, totalement, traversé le filtre des éoliennes de Krasstadt, myses en servyces par l'excellente excellence Ra Dada, le taux de radioactivité dans l'air de Venys a subi une augmentatyon importante, justyfiant des mesures d'urgence pryses par le Conseiller au For Intérieur (minystre de la santé publique). Il en résultera probablement des frays divers, un ralentyssement momentannée de l'activité économique, dont nous tenons la centrale de Krasstadt comme entièrement responsable.

Le Conseil des Portes tient à trouver un compromys avec le gouvernement de Krasstadt et la centrale de Krastadt, pour le remboursement des dommages et intérêts subys par les entrepryses et les citoyens de Venys.

Il tient également à ce qu'un renforcement des mesures de sécurité soient pryses pour que ce type d'accident, potentyellement beaucoup plus grave, ne se renouvellent plus.

Interview du conseyller chargé de la santé, Diafoirus

Devant le pont vers le Crassland, la télévision vényssoise interviewe le conseiller au for intérieur:

Le journaliste : Vous confirmez donc le message rassurant de notre doge?

Le prof: Absolument. Je confirme! En effet, comme vous le savez, les frontières fédérées de l'entité yssoise ont la merveilleuse propriété de trier le bon air du mauvais. A l'instar d'un grand état européen jadis, nous pouvons donc légitimement nous féliciter du fait que le nuage dangereux n'ait contaminé que nos voisins, et ait contourné notre frontière infrangible.

Il n'y a donc pas lieu de paniquer, nous n'aurtons à déplorer aucune victime.

Le journaliste: Pourtant, le doge demande que nous restions dans nos maisons, pourquoi?

Le prof, c'est purement préventif, juste au cas où le nuage ... euh ... n'aurait pas été informé de l'infranchissabilité de nos frontières.

Une détonation retentit, faisant vaciller la caméra.

Othon: a fait boum!

Le prof: quoi encore, Othon?

Othon: A compteur gégé a fait boum. a pu compteur gégé!

Le prof: c'est pas grave, on va prendre un autre compteur geiger, avec une plus grande tolérance. Allez, va jouer avec Zyzy, tu fais comme avec les poupées, le but du jeu est de lui enlever sa combinaison et de la lui remettre; et s'il te demande pourquoi tu fais ça, tu lui dis que c'est un ordre de Raveline.

Othon: A zouz zyzy!!!!

Le prof.

A la radio. Interview d'Anaclet de Paxatagore, par téléphone

Journalyste : on apprends que vous ordonnez de nouvelles mesures de sécurité ?

Paxatagore : tout à fait, par simple soucys de précautyon, nous recommandons aux yssoises et aux yssois de descendre dans leurs caves et de bien fermer à clé, si possible en obstruant les orifices.

Journalyste : c'est donc que la situatyon empire ?

Paxatagore : absolument pas. Bien au contraire, nous avons la situatyon bien en main et nous contrôlons parfaitement tout. Cette mesure de sécurité est uniquement destinée à éviter tous les risques, en applicatyon du principe de précautyon.

Journalyste : pourtant, des bruits courrent comme quoi les éoliennes de Ra Dada n'auraient pas fonctionnées et que la contaminatyon serait plus grave que prévu ?

Paxatagore : vous êtes déjà au courant ? ... Mon seul conseil est d'inviter les yssois à descendre dans les caves et à emporter plusieurs jours de nourriture et d'eau avec eux. S'il y a des cadavres, il faut éviter de les approcher.

Journalyste : des cadavres ???

Paxatagore : c'était une blague, bien sur ! En revanche, n'oubliez pas de prendre vos pilules contre la radioactivité. C'est vraiment important.

Journalyste : Monsieur le Doge, nous tenons à vous faire part de notre admiratyon devant votre courage et votre abnégatyon. Face au danger, vous restez courageusement parmy nous.

Paxatagore : c'est ça, c'est ça... (bruits de mouettes derrière). En fait, là, je suys sur le Maysflower en route vers Ydemos, mays bon...

Théophraste de Mytilène

Yssois, Yssoises,

L'heure est grave ! Depuys ce mardi 17 juillet à 9H12, un terrible et menacant nuage radioactyf en provenance de krasstadt s'est abattu sur notre quartier. Les communiqués du palays dogéal qui se veulent rassurants n'y changeront ryen : la survie de l'espèce yssoisse est en danger ! Qu'on arrête de nous raconter des mensonges : les hôpitaux sont débordés, le Conseyller du For Intérieur et son équype sont au bord du poynt d'implosyon. Les cadavres emcombrent les rues de l'Ile au Enfant (heureusement, les palays du Bld Impéryal sont munis d'abrys anti-atomiques), la désolatyon est partout, la peur et l'angoysse règnent sur Venys.

Pour toute réponse à ce dramatyque évènement, le Doge propose la distributyon de pastylles d'iode. ON SE FOUT DE NOUS ! Où est le Doge pendant que la populatyon souffre ? Sur son bâteau, le plus loyn possyble du théâtre des évènements !

Etant donné la gravyté de la situatyon, je donne à M. de Paxatagore 24h pour réapparaytre à Venys faute de quoy je prendrays personellement en mayn les destynées de la natyon si durement touchée (çà, çà va le fayre courir...).

NOUS VOULONS DES MESURES CLAYRES ET FRANCHES ! NOUS VOULONS LA VERITE !

Anaclet de Paxatagore

Calmez-vous, Théophraste, calmez-vous. Le Conseil des portes a la situatyon bien en main. Il y a eu, effectivement, cette nuit, un moment assez difficile, mays depuys, tout rentre progressivement dans l'ordre. Il y a tout lieu de penser que le nuage radioactif s'est désormays éloigné. Il en reste juste quelques bouts au-dessus de votre immeuble, pour une rayson que j'ignore, aussy je vous conseille de rester tranquillement chez vous sans embêter les gens sérieux qui travaillent, eux, au lieu de vous plaindre continuellement.

TdM

Des mots, des mots ! Mays que faytes-vous de concret ? Le nuage s'est éloigné ? DES PREUVES !

AdP

Des preuves... ce n'est pas une chose évidente à prouver, mon cher Théophraste, mays, apparemment, les chiffres en témoignent, la radioactivité s'en va progressivement. Les bruits alarmystes diffusés par le Cabinet de Chatelys sont à mettre sous toutes réserves, il n'y aurait que peu de décès.

Communiqué du Doge

La motyon proposée et soutenue par le groupe des Saunateurs Yssois l'a emportée face à la motyon proposée par le Groupe Crassieux. Le Saunatorium a ainsi clairement indiqué que Krasstadt était responsable de la pollutyon qui s'était abbatue sur notre Cité.

Il est temps maintenant que nous trouvions un modus vivendi acceptable. En effet, les Crassieux tiennent autant à leur pollutyon que nous à notre air pur. Il faut donc s'efforcer de faire en sorte que la pollutyon crassieuse reste chez les Crassieux et que l'air pur Kloho-Venysso-Pseudingtonien reste chez nous. Je pense que Son Excellence Ra Dada sera volontaire pour réfléchir aux moyens techniques d'éviter à nouveau toute contaminatyon et aux moyens juridiques pour les sanctionner.

Diafoirus

Pour ma part, je suggère la construction d'un mur en plexiglas blindé aux normes parasysmiques. D'après mes calculs, cela réduirait les conséquences d'un nouvel accident de 82, 78 %, ce qui est tout à fait acceptable.

Systemys Verbatim

Et pourquoi pas une hélysse géante chez les crasseulandais. L'aspyrassyon créée par l'hélysse formerait un tourbillon de pollussyon, concentrant celle-ci chez nos voisins; qui pourraient alors être très fyers de leur "micro-microclymat vyrtuel".

Je vous soumet cette idée qui a dyvers avantages: - elle évite une défyguration excessyve du paysage - les crasseulandais y gagnent une pollution plus concentrée et une source de nuysances sonores importantes - les travaux se déroulent uniquement chez eux,puysque ce sont eux les pollueurs - enfin son effycacyté n'est pas parfaite, ce qui permet à l'ensemble de la fédérassyon de rester en éveil vys à vys de ce problème sans réelle solussyon totale.


* * * * *


Récit


Anaclet de Paxatagore


Le port de Venys, enveloppé de brûmes semble à l'image de la ville dormir. Sur les quais vides, on n'entend que le ressac de la mer, le grincement d'une grue de déchargement.

Soudain, une lumière troue l'obscurité. Des phares, une voiture.

Elle s'avance lentement le long du quai principal puis s'arrète en plein milieu. On distingue outre le chauffeur deux hommes dans le véhicule. Le passager à côté du chauffeur en descend, et scrute l'obsurité du port.

Soudain, un léger sifflement se fait entendre, et une nouvelle silhouette se détache de l'obscurité d'un hangar.

Lentement, les deux hommes convergent l'un vers l'autre jusqu'à se retrouver à égale distance du véhicule et du hangar.

Un rapide conciliabule s'engage alors:

- Vous avez la marchandise?

- Vous avez l'argent?

- Bien sur, mais je veux d'abord voir la marchandise, vous verrez l'argent après.

- Bon, suivez-moi. Et pas de blagues.

Les deux mystérieux individus se dirigent vers le véhicule. De celui-ci sortent le chauffeur et le troisième homme. Tout deux tiennent dans leur main une courte mais épaisse barre de fer, on n'est jamais trop prudent.

Les trois passagers du véhicule encadrent le nouvel arrivant et le mènent au coffre de la voiture. De celui-ci ils extraient trois paquets, plats, d'environ 1m sur 1m50 chacun et invitent le quatrième larron à vérifier les paquets. Celui-ci déchire un coin du papier kraft entourant les paquets et, s'éclairant d'une petite lampe torche jette un rapide coup d'oeil sous l'emballage.

- Bon, cela fera l'affaire, je vais chercher l'argent.

Il repart vers le hangar, et à nouveau se fond dans l'obscurité.

Les minutes passent, sur le quai, les trois hommes commencent à s'impatienter, si bien que l'un deux, l'homme qui était assis à l'arrière du véhicule finit par dire à voix basse à ses compagnons

- C'est louche, remballez la camelotte, on fout le camp.

Aussitôt, les trois hommes réintègrent le véhicule et effectuant un rapide demi-tour reprennent le chemin de la ville.

Mais alors qu'ils vont atteindre le pont menant à l'île Sacrée, le chauffeur pile sec.

- Bordel de Poseydon, c'est un traquenard !!!

En effet, en plein milieu du pont, un énorme bulldozer bloque le passage. Il allume de puissants projecteurs illuminant la voiture et éblouissant ses passagers.

- Demi-tour, vite ! Crie le passager à l'arrière.

Dans un crissement de pneus la voiture rebrousse chemin, à vive allure cette fois.

- Le vieux barbon veut jouer à sa manière? Et bien il va voir à qui il a affaire ! A partir de maintenant il a intérêt à numéroter ses abatis ! Foi de Coryandre!

La voiture traverse à nouveaux le port, et s'engage à toute allure entre les hangars. Elle se dirige vers le pont menant à l'île aux enfants.

- Doucement Kryss, ils doivent nous attendre sur ce pont aussi.

- Ok patron...

En effet, à peine le véhicule est-il en vue du pont qu'un bulldozer montant là aussi la garde allume ses phares.

- Pas de panique les enfants, ils ne nous tiennent pas encore ces fumiers ! Là ! prends à gauche!

Effectuant un virage sur les chapeaux de roues, la voiture s'engouffre entre deux sombres hangars. Lorsque le chauffeur s'apperçoit qu'il à roulé sur une herse de pointes tendue entre les bâtiments, il est trop tard. Les quatre pneus crevés, la voiture fait une embardée et va percuter le mur de gauche avant de faire un tonneau et de s'immobiliser sur le toit.

Coryandre est le premier dehors, immédiatement suivit par le passager avant.

- Kryss a son compte je crois ! il est groggy

- Et merde ! tant pis pour lui, il faut nous tirer de se traquenard

- Trop tard patron !

En effet, six hommes, trois de chaque côté de l'allée viennent de surgir. Ils s'avancent lentement vers les deux rescapés de l'accident qui ont à nouveaux au poing leur barre de fer.

- Venez donc bande d'en[biiip] à trois contre un vous n'avez aucune chance ha, ha, ha

- Et à un contre deux ?

Le nouveau venu s'avance, il passe entre les hommes qui ne font qu'encercler le véhicule. C'est une véritable montagne, un hercule à la barbe noire et hirsute.

- Dans mon pays je chassays l'ours Gryzzlys à poyngs nus, fait-il de son dur accent rocailleux.

Il n'en faut pas plus à Coryandre pour comprendre qu'il s'agit d'un Myasmide, ces rudes paysans du sud d'Ys. Pour la plupart complètement analphabète et peu soucieux de se mêler au reste de la population, ces hommes se disent descendants des montagnards de l'Indùromiel, l'une des sept montagnes sacrées de l'Atlantide. Vivant en quasi-autarcie, on les dit cependant indéfectiblement fidèles au seigneurs qu'ils servent.

Et voilà le Myasmide qui s'approche de Coryandre. Ce dernier se ramasse sur lui même, tous ses muscles bandés. Son compagnon, quoique l'air bien plus apeuré fait de même.

Les trois hommes tournent lentement, s'observant, épiant l'attaque de l'autre. Coryandre sait qu'il n'aura pas deux chances face à ce rude adversaire, il lui faut frapper juste. Ses doigts serrant à craquer la barre de fer sont douloureux, il n'en à curre.

Soudain, son compagnon bondit, la barre de fer haute, et va pour l'abattre sur le géant. Le colosse qui a prévenu le geste lui happe le bras de sa main gauche et de l'autre lui abat son poing sur le crâne, provoquant un craquement de sinistre augure.

Coryandre en profite, il se rue sur l'adversaire et lui abat sa masse sur le crâne. Le géant titube, mais se retournant envoi son assaillant rouler à terre d'un revers de bras.

Avec la souplesse d'un félin, Coryandre est debout, il attaque derechef, profitant de l'hébétude de son adveraire, il frappe, fort. Le géant reçoit le coup sur son avant bras levé en guise de protection et se rue en avant, plaquant son adversaire contre le mur du hangar. Il le saisit à la gorge.

D'une seule main, le géant soulève Coriandre de terre et lui lance un terrible coup de poing dans l'estomac avant de le projeter dans les airs. Le malheureux fait un vol plané de plus de trois mètres et s'écroule sur le sol, le souffle coupé.

- Bordel...il m'a pété la rate...

Déjà le Myasmide est sur lui. Il saisit l'homme à terre par les cheveux et le traine sur quelques mètres pour l'éloigner du véhicule accidenté.

Tenant toujours Coryandre par les cheveux, il l'élève à hauteur de son visage saisit son oreille pour l'approcher de ses lèvres et lui murmure quelque chose. Puis le projette violemment en arrière.

L'oreille est restée dans sa main.

Le géant donne ensuite quelques ordres secs à ses hommes restés jusqu'alors inactifs. Ceux-ci récupèrent les précieux paquets toujours dans le coffre de la voiture, puis, tels des fantômes disparaissent dans la nuit.

le 14 décembre de l'an II, l'hôpital de Venys annonçait le décès de Coryande O'Mycide des suites de ses blessures

Paxatagore J'espère que l'inquysition va faire quelque chose. Cet O'Mycide était l'un de mes gérants, aux Deux Ma-Goh ! Lool de Virion, j'exige que justyce soit faite ! Il est inacceptable que l'on s'attaque à mes gens !


* * * * *


Recueil de thèses de Krasstadt


Fabyus Tremblay

compilées et incompréhensibles


Les autres natyons des quartiers de Pseudopolis, présentées dans le dernier article, ont aussy produit un abondant travil universitaire dont il nous reste quelque vestyge ici. Nonobstant les fautes d'orthographe et l'accent, on peut mettre à la disposition du lecteur ces quelques oeuvres et travaux. La plupart d'entre eux viennent de M.Zorglub X, mais pour commencer voici une analyse littéraire du regretté Traulever Kranssnzz.

Une fine analyse de Je fumerais bien une omelette de cheval de Perséphone Von Hauster-Burgnrun

C'est en 1921 que le kourant irréaliste vit le jour. Ce mouvement à la fois littéraire et piktural. Il exprime selon Von Hauster-Burgnrun un refus total de la réalité quotidienne et routiniére. Ce refus de la réalité emméne l'auteur a détruire les canons de littérature, à franchir les barriéres de la normalité et du bien-pensant, d'explorer des zones de non-dit jusque-là inconnues.

En avant-propos, voici quelques oeuvre pikturales irréalistes

Note de l'archyviste : ces images sont malheuresement perdues

Le célébre "33 pixels noirs, 31 pixel pourpres" de Napoli Vafan-Koulo

L'également trés célèbre "Chiures eud'mouches dans l'coin d'la toile" de Anton Aus Krüchbück

Et le célèbre "Hiver" de Phileminte Sparpak

Tiensvoiladuboudin, LE héros irréaliste

Même si le roman n'a aucun sens, on distingue ce qui semblerait être un héros. Enfin, héros, disons plutôt personnage principal. Car Tiensvoiladuboudin n'est pas le héros beau et souriant que l'on a l'habitude de renkontrer. En effet, Tiensvoiladuboudin est une éponge en limaille pour rékurer les plats à gratin. De plus, l'auteur nous apprends que Tiensvoiladuboudin parle couramment le swahili. Mais aucun mot de swahili n'est prononcé durant le roman. Voici quelques passages décrivant Tiensvoiladuboudin

Tiensvoiladuboudin déchira le lumineux virago de mon oxydée pensée. Ses ferrailleux limaillons éxultérent négativement sous l'orbite incestueuse de mon cheveu triste. Parlant swahili par ses oreilles pétillantes, Tiensvoiladuboudin s'envoya par les narines étoilées.

Debout comme une serpillére clarinettiste, Tiensvoiladuboudin ululait ironiquement sur l'inpédante saveur du pneu dégrossi de Maximilia.

On peut voir que Tiensvoiladuboudin tient une place importante dans le roman. Mais qui est-il pour l'auteur ? Son exutoire ? Son reflet dans le roman ? Sa vision de Dieu ? Nul le sait, l'auteur étant tragiquement mort en avalant une éponge en limaille. Pourtant, on sent à la lecture que Tiensvoiladuboudin devait occuper une place haute dans l'estime de l'auteur.

Maximilia, symbolique de l'amour.

Maximilia pourrait passer pour ce qui ressemble vaguement a un symbole de l'amour. L'auteur nous fait parfois un portrait de la jeune fille qui sous-entends ses sentiments

Belle comme un strapontin désintoxiqué d'un hêtre, Maximilia oeilladée de l'antinomie savoyarde foula d'un groin chétif l'antre superidéal d'inscontante anarchie notre humus centenaire que moucha la baleine hongrocéphale empreinte du mycélium caustique. Ainsi donc, Maximilia tempéra le sulfure krassdatois, vindicative armoise littérale de l'hyperborée sentimentale, féculent satanique de notre insoumisante taquinette.

Il est évident à la lecture de ce passage que Pérséphone était épris de Maximilia.. Malheureusement, la belle ne partageait pas cet amour.

Plus qu'une oeuvre, un hymne à la gloire de l'aspirine.

Il faut bien l'avouer, la lecture de ce roman ne se fait pas sans avoir recours à une bonne dose d'aspirine. La déconstruction grammaticale chère à l'auteur s'avére quelque peu pertubante pour le lecteur non-averti. Cet impérieux besoin de mettre des phrases n'importe komment, provient selon le psychiatre Jean-Calin Bergamotte d'un complexe de supériorité doublé du shéma de la mére possessive.

C'est pour cette raison que nous, chercheurs de l'ISK, conscient de la dangerosité d'un tel ouvrage pour les têtes ouvriéres, demande à ce que ce livre soit klassé comme une atteinte à la sékurité de la kommunauté krassdatoise.

Maintenant, une toute petite partie de l'oeuvre abondante de M.Zorglub X (dont on peut voir un autre partie à la faculté, notament en économie), dont on n'a pas corrygé les fautes d'orthographe. Lyra qui voudra. Permet aussi de rapeller quelques fondamentaux de nos anciens voisins. Mise en vrac.

De la nessecité et des moyens de maintenir la populace dans l'oubli

Assomante et étrange thèse pour démontrer ce grand principe des valeurs krasslandaises.

La masse laborieuse de notre ville représente environ 97% de la population. Mais le chiffre n'est pas sûr, kar en effet, le sous-prolétariat est très embêtant à ne pas vouloir habiter dans des maison, ni dans nos hlm, ainsi il est difficile de kompter dans les chaumières, les trous, les lieu indéfinissables komme celui où va mme Karoline dans "l'argent" de Zola (je cite:"Madame Karoline examinait la cour, un terrain ravagé, kreusé de fondrières, que les ordures accumulées transformaient en un cloaque. On jetait tout là, il n'y avait ni fosse ni puisard[...][elle] promena son regard aux deux bords, sur les habitations, des sortes de tanières sans nom, des rez-de-chaussés effondrés à demi, masures en ruines consolidés avec les matériaux les plus hétéroclites, parfois recouvertes de papier goudronné seulement. Beaucoup n'avaient pas de portes, laissaient entrevoir des trous noirs de cave, d'où sortait une haleine nauséabonde de misère. Des familles de huit ou dix personnes s'entassaient dans ces charniers, sans même avoir un lit souvent, hommes, femmes et enfants entassés, se pourrissant les uns les autres, livrés dès la petite enfance à l'instinctive luxure par la plus monstrueuse promiscuité. "

ke voulez vous kompter dans ce mélange de gens et de débris? (pour ne pas dire que l'état met peu de sous pour le budjet du recessement...)).

Bon, repprenons. Bien sûr, cette masse laborieuse ne dit rien, sinon, il y aurait des problèmes à la mail-listing de Yahoo!, elle est totalment muette .

Il y a aussi les fonctionnaires anonymes, les techniciens, les kontrmaîtres sadikes, etc (environ 2,95% de la population). Seule une petite trentaine de personnages sont aktifs aujourd'hui (on espère ke ce nombre augmentera).

Il y a donc 3 types de personnages à Krasstadt : les manutentionnaire 3ème klasse, la klasse moyenne et les quasi-vrais gens. Ces derniers, bien que minoritaires, sont ceux qui ont la plus diversité d'aktivité. Ils peuvent aussi faire parti des manutentionnaires à leur arrivée, mais il n'y restent pas.

Nous venons de le démontrer, nos manutentionnaires inexistent quasiment. Ils faut donk les maintenir à l'ékart komplétement des aktivités de krasstadt bien qu'ils représentent 97% de la population (on trouvera la démonstration de la nécessité de cette ségrégation dans "1984" de Georges Orwell). Il faut pour cela: - les empêcher de voter, car : ça couterait cher ces milliers de bulletins, et disons ke les 30 représentent statistikement la population, selon des lois statistes, s'ils sont pris dans une population homogène. - Les empêcher d'accèder à la moindre place d'importance, car ils sont incapables d'assumer, ne pouvant parler, ne pouvant envoyer des courriels. Ainsi c'est la minorité konscieente et existante qui patronne toutes les entreprises. D'ailleurs, ne pouvant rien dire, ils représentent une masse informe mais stable. La différence des roublars qui entrent et qui sortent de ce tas de gens est nulle, donk on a pas à en tenir kompte dans le budjet de l'Etat ni des entreprises.

Des occidentaux décadants pourraient faire remarquer le manque d'humanisme de nos lois envers les manutentionnaires, comme par exemple la journée de 23h. Nous pouvons répondre: komme nos gens inexistent, ils sont inhumains, ils ne méritent pas le moindre traitement humain. Nous n'avons donk aukun problème de konscience à nous poser.

L'histoire de Krasland fut mouvementée: des révoltes, des grèves, mais depuis l'arrivée de la minorité pensante, il n'y a plus de tout cela. L'aktion se passe maintenant kasiment entièrement dans cette minorité. Ainsi nos travailleur n'ont plus à se soucier de ces problèmes.

Nous dirons, dans une conclusion ki arrive un peu trop vite: dans ce texte, nous montrâmes la présence de nos manutentionnaires, dont on parle beaukoup sans en voir dans nos registres (nous avons expliqué ce fait), puis la négligeabilité de ces mêmes manutentionnaires. Il faut aussi apliker le même raisonement à la klasse moyene dont nous avons parlé.

De la schizophrénie occidentale

D'autres exemples de ce fait que nous avons abordé dans la précèdente thèse, une approche sociologique, et bien sûr une comparaison avec Krasstadt pour démontrer notre supériorité.

Nous poursuivons certaines idées de la thèse dont celle-ci est le développement, "la pollution, une valeur krasslandaise".

Nous avons écrit : "De plus, produisant ses déchets, l'occidental méprise, haït celui qui vient l'en débarasser, ainsi que le montre M. Tristan Elgof dans son livre "Le Seigneur de Porcheries". Cet homme persécuté, c'est l'éboueur.

Alors que si celui-ci n'existait pas, les villes deviendraient en moins de cinq semaines des montagnes de déchets, lesquels, je le répête, répugnent ces gens. C'est un exemple éclatant de la schizophrénie occidentale: je haïs celui qui me débarasse de ce qui m'encombre, je haïs celui qui me sauve de moi-même." L'on suppose vraie l'hypothèse pour expliquer ce fait que la contradiction vient du culte de la consommation et de la société magique de l'abondance, société qui n'est pas à remettre en cause car merveilleuse, et dont il faut ignorer les problèmes et mépriser les individus rejetés.

C'est le culte de la société de consommation qui fut d'abord imposé par l'Etat, puis repris et hypertrophié par le pouvoir économique, la technostructure. Et accepté par les citoyens, qui aujourd'hui se plaignent des nuisances et pour beaucoup du pouvoir économique, mais qui ne vont pas pour autant réduire leur consommation. C'est la schizophrénie occidentale dans le cas général.

L'automobile reste le meilleur exemple de cette contradiction interne. Un sociologue français a écrit en 1970 (et la situation a empiré depuis): "Cassez votre voiture, l'assurance fera le reste!" La voiture est sans doute d'ailleurs l'un des foyers priviligiés du gaspillage quotidien et à long terme, privé et collectif. Non seulement par sa valeur d'usage systématiquement réduite, par son coefficient de prestige et de mode systématiquement renforcé, par les sommes démesurées qui y sont investies, mais plus profondément sans doute par le sacrifice collectif spectaculaire de tôles, de mécanique et de vies humaines qui représente l'Accident - gigantesque happening, le plus beau de la société de consommation, par où celle-ci se donne, dans la destruction rituelle de matière et de vie, la preuve de sa surabondance (preuve inverse, mais bien plus efficace, pour l'imagination profonde, que la preuve directe par l'accumulation).

La société de consommation a besoin de ses objets pour être et plus précisément elle a besoin de les détruire. L'"usage" des objets ne mène qu'à leur déperdition lente. La valeur créée est beaucoup plus intense dans la déperdition violente. C'est pourquoi la destruction reste l'alternative fondamentale à la destruction : la consommation n'est qu'un terme intermédiaire entre le deux. Il y a une tendance profonde dans la consommation à se dépasser, à se transfigurer dans la destruction. C'est là qu'elle prend son sens. La plupart du temps, dans la quotidienneté actuelle, elle reste subordonnée, comme consommation digérée, à l'ordre de productivité. C'est pourquoi la plupart du temps les objets sont là par défaut, et c'est pourquoi leur abondance même signifie la pénurie. Le stock, c'est la redondance du manque, et signe de l'angoisse. Dans la destruction seule, les objets sont là par excès, et témoignent, dans leur disparition, de la richesse. Il est en tout cas évident que la destruction soit sous sa forme violente et symbolique (happening, potlach, acting out destructif, individuel ou collectif), soit sous sa forme de destructivité systématique et institutionnelle, est voué à devenir une des fonctions prépondérantes de la société post-industrielle."

En occident, malgré les milliers de morts chaque année sur la route, le culte de l'automobile est "systématiquement renforcé". Des groupes entiers des gens cultivent cette liturgie frénétique, y dépensant même des milliers d'euros ou de dollars par an par personne outre le prix de fonctionnement utile de la voiture; cette liturgie a plusieurs composantes : culte de la vitesse, des accessoires (fétichisme de la jante, ou du matériel audio par exemple), discrimination par l'automobile (dans beaucoup de groupes, le statut social est entièrement fondée sur la valeur de l'automobile que l'individu possède), individualisme forcené, vénration des courses automobiles, adoration du salon de l'auto, obligation intrinsèque d'avoir le permis de conduire et sa bagnole dès l'âge autorisé. Dès le plus jeune âge, l'occidental est conditionné par des jouets qui sont des petites voitures, puis viennnent les deux-roues, les petits engins, avant l'âge où il est autorisé d'avoir le permis. Quand celui-ci est obtenu, l'occidental peut aller, à toute vitesse, s'amuser avec sa voiture, totalement aveuglé, il connaît les problèmes que provoque l'automobile, connaît des gens morts à cause de celle-ci, en a pleurer, mais rien ne l'arrêtera. Cela semble en profonde contradiction avec le fait qu'il ne cultive pas une liturgie de la mort (ou bien inconsciement?).

Parfois, le culte de la vitesse, qui est la principale composante du culte de l'automobile, peut occir un occidental qui était dans un groupe de ces gens, il est vite oublié ses amis du groupe et ceux-ci peuvent repartir là-bas, à l'avenir, avec leur bolide; la voiture, c'est le progrès, et on ne l'arrête pas pour si peu. D'ailleurs, interdiction formelle de remettre en cause la liturgie de l'Automobile, notamment à ces moments là de deuil : pour ceux qui (ils existent) critiquent ce culte, qui font rire les dévots en temps normal en paraissant ridicules, il serait malsain de vouloir marquer des points sur le dos des morts et des comateux. Donc le culte de l'automobile est fondamentalement incritiquable là-bas.

Les gens qui connaissent d'autres individu qui se sont tués sur la route ne vont pas se remettre en cause, ils s'attristent, les plaignent deux jours, voire trois, mais n'accuse pas l'Automobile et peuvent repartir; c'est un autre exemple de la schizophrénie occidentale (ou peut-être peut-on expliquer le fait par l'envie inconsciente de participant à la grandeur de son pays en nourrissant ses statistiques grandioses?).

À Krasstadt, pas de problème avec la voiture : zéro mort par an, ou alors ce ne sont que des manutentionnaires anonymes qui n'étaient que des rouages remplaçables de la grande machine qu'ils sont d'ailleurs heureux de faire fonctionner et pour lesquels il était évident qu'on allait pas arrêter le pays pour leur petite personne. Les autres problèmes tels que la pollution ou l'exploitation de travailleur pauvres des pays pétrolifères (que l'occidental individualiste méprise car c'est un problème collectif) n'en sont pas à Krasstadt, c'est bien connu, au contraire la pollution est bienvenue et ce sont nos propres travailleurs qui sont exploités, cela les rejouit (leur psychologie est différente de celle des prolétaires réels).

Mais en vérité, la dénonciation de la société de consommation existe; le sociologue cité ci-dessus a aussi écrit que ces pays s'équilibrent entre la société de consommation et sa dénonciation. Mais il explique que ce rejet a été digéré par la société et instrumentalisé, l'ooposition est aussi "consommée" comme tout le reste. Cet contradiction est aussi interne à beaucoup d'individus : partagés entre l'adhésion et la dénonciation de cette société, ils achètent des objets tout en trouvant ces achats vains et critiquent cet imposition de la mode et du culte de la consommation (enfin, beaucoup aussi ne s'en rendent même pas compte). Pour beaucoup de ceux qui se rendent compte de cette contradiction interne, elle leur reste incompréhensible et bizarre. En fait, c'est aussi le fruit d'une schizophrènie généralisée.

À Krasstadt, le culte de la consommation frénétique existe aussi pour tout le monde, mais les prolétaires n'ont pas les sous pour l'appliquer (il mettent tous leurs roublards au Khou-In), seule l'élite le peut. Elle pourra acheter tout ce qu'elle veut, si elle manquait d'argent, l'on intensifirait pour plus de profit l'exploitation des ouvriers pour leur plus grand bonheur et celui de la nomenklatura. Alors que lorsqu'un patron occidental veut augmenter son salaire, cela déplaît aux ouvriers en général. À Krasstadt, pas de problème avec le culte de la consommation : il est concentré sur l'élite, et celle-ci ne connaît pas le problème de frustation que connaissent les occidentaux car elle a tout l'argent qu'elle veut pour s'acheter tout ce qu'elle veut.

En occident, le culte de l'automobile et la société de consommation en général génère de la pollution et l'aliènation des individus : mais la plupart des occidentaux s'en foutent, ne réagissent pas; pour la pollution : 1) ce n'est pas de leur faute à eux seuls individuellement, il ne peuvent rien faire contre par leur action personnelle 2) ils n'en subissent pas les conséquences au court terme et ne voit pas le mal produit pour leur environnement, au long terme et/ou pour d'autres. 3) la plupart sont parfaitement anesthésiés par les mass media et peuvent ignorer les morts sur la route et les problème de pollution

Parfois ils peuvent subir les conséquences de la pollution et se mobilisent contre, pour leur gueule donc, mais le plus souvent il ne sont prêt à faire aucun effort personnel, ils réclament juste que les entreprises et l'Etat fassent cet effort.

À Krasstadt, loin de tout ces problèmes, nous produisont volontairement le maximun de pollution: 1) dans un magnifique effort collectif et volontaire. Chacun peut aussi comtempler, à son échelle, sa propre production de pollution. 2) laquelle pollution accroît le bonheur de tous les krasstadtois, à l'échele du pays. Les retombées aussi sont bénéfiques sur notre environnement spécifique. 3) pas besoin d'anesthésie pour ignorer les problèmes : le bonheur, c'est bien la pollution et l'exploitation de l'homme par l'homme.

Ainsi, contrairement aux Krasstadtois, les occidentaux continuent leurs cultes de l'automobile et de la consommation qui sont mauvais pour eux-mêmes (et accessoirement pour tout les autres être vivants), ces cultes qui sont indirectement, qui ont pour but inavoué, le culte de la pollution, mais les occidentaux hypocrites ne veulent pas se l'avouer. Il y en a même des schizophrènes qui dénoncent et/ou subissent les mauvaises conséquences de la société de consommation et qui ne font rien eux-mêmes contre la production des nuisance. À Krasstadt, foin de ces tares et de ces contradictions internes grâce à notre culte de la pollution reconnu dans la Charte de la Pollution, depuis 1855.

Pour une défense rationnelle de la démocratie.

En réponse aux attaques diverses formulées dans toutes les facultés des universités d'Ys et de Kloho.

Elle furent nombreuses, les attaques fomulées contre le plus beau des régimes, la démocratie. Les Krasstadtois ont choisis d'être en démocratie. La démocratie qui permet la diversité des partis et le plus liberté d'expression possible est le meilleur des régimes. Meilleur pour qui? Pour quoi? Bien sûr, elle ne l'est pas pour le totalitariste qui cherche toujours plus de pouvoir et écraser les autres, ni pour le militaire fachiste qui veut imposer sa loi aux honnêtes citoyens, ni pour l'aristocrate débauché qui veut conserver ses privilèges et reste peu soucieux des gens qu'il est sensé gouverné. Elle est en fait le meilleur de régime pour la majorité des habitants du pays.

Maintenant, venons-en à répondre aux critiques formulées notamment par MM.Laszlo de Almasy et Reinhardt Heydler

"Dans une démocratie la minorité est écrasée, réduite au silence ou à de vagues meuglements tout à fait inopportuns et absolument inutiles" : cet argument ne prend sa force que dans le maniement du langage dont fait preuve l'auteur : en utilisant des effets de style, il fait croire à un écrasement des minorité. De même pour la phrase suivante : "Cette minorité souhaite accéder au pouvoir par tout les moyens dés les prochaines élections dans le but imbécile d'agir de la même façon. C'est fatigant. Que d'énergie dissipée en pure perte! Que de coups de klaxons intempestifs sur mon pont jusqu'à plus soif!". C'est rarement la soif du pouvoir qui anime les hommes et femmes politiques en démocratie, leur but est plutôt d'oeuvrer pour le bien commun, en soutenant des convictions qui lui semblent être les mieux adaptées à la situation de leur pays.

L'idée que la majorité impose sa volonté à la minorité opprimée, dans la démocratie, est fausse. Tout d'abord je fais remarquer que dans les autres régimes non-démocratique, c'est la majorité de la population qui est écrasée. Ensuite la minorité est prise en compte. Prenons l'exemple des handicapés moteur : ceux-ci forment une minorité de la population. Il serait plus simple économiquement de l'ignorer, voire de les euthanasier, car enfin les entretenir coûte très cher aux sécurités sociales des pays assez socialement avancés pour en avoir(des sécurités sociales). Or c'est bien le contraire qui est fait, on leur donne une alocation, il y a même des lois en leur faveur, par exemple obligeant aux infrasctructures de s'adapter à eux. Et ce n'est pas une majorité d'handicapés qui siègent aux assemblées législatives.

"Dans une démocratie, celui qui détient la majorité oppresse celui qui est minoritaire. Chez nous [Kloho], pas d'oppression. Une société absolutiste qui gouvernerait uniquement pour une partie de la population serait renversée par une révolution. Elle produit donc le consensus dans tous les domaines, et ce n'est que dans les cas de désaccord insurmontable que l'arbitre de notre nation intervient, encore une fois de façon impartiale puisqu'il n'a pas d'élections à gagner ou de comptes à rendre"

"L'arbitre" peut se tromper. Parce qu'il manque de renseignements, de sagesse, de réflexion (si on l'interroge sur la législation de la bioéthique, puis de la bourse, par exemple, il connaît tout les domaines?). Et personne n'aurait le droit de le remettre sur le droit chemin, étant donné le caractère absolutiste du régime. Même s'il fait preuve de la meilleure volonté du monde, l'Arbitre peut décider de lois très mauvaises pour l'économie ou un autre domaine. Je vous renvoie pour cela à exemple de la littérature mondiale, "Hadji Mourad" de Tolstoï, où l'on voit bien comment ce brave Nicolas Ier expédie les affaires courantes.

Quant à faire la révolution si un despote habile arrive au pouvoir sans qu'on n'ait su qu'il en fût un, n'aurait-il pas le temps de constituer discrètement une armée pour parer à cette situation?

"Les clivages d'une démocratie, eux, ne sont pas d'accord sur la manière de gouverner leur pays. Donc, chacun défait ce que l'autre a fait". Et un exemple concret? Non? Bien sûr cette idée de defaire ce que l'autre a fait est fausse. Disons qu'il y a alternance entre gouvenements réactionnaires et progressistes. Chacun accomplit une certaine fonction qui est nécessaire au pays. Parons à l'argument du "faire et défaire" : en France, où un gouvernement bien réactionnaire pris en main par deux haut-fonctionnaires voleur et mégalo (surtout un des deux), mais avec un premier ministre bien brave et des ministres travailleurs oeuvrent selon des directions qui leur semblent être les mieux pour leur pays . Or presque aucune avancée du gouvernement précédant, qui était des plus progessistes, n'a été remise en cause (ces réformes étant par exemple le pacs ou les 35h, je dis ça même si c'est aberrant, les 35 même par bijournées, pour un krasstadtois).

"Chez nous chacun fait comme bon lui semble, avec parmi nous un arbitre placé au-dessus des contingences quotidiennes, un arbitre apte à empêcher que notre grande liberté d'action n'amène l'anarchie." Un arbitre qui sait tout ce qui est bien pour tout le monde? Et qui peut gérer toutes les affaires de tout le pays qui se présentent, avec sagesse? Il a le don d'ubiquité. À moins qu'il ne délivre une partie de son pouvoir à d'autres personnes, si cet Arbitre se sait sage, comment peut-il être sûr de la fiabilité de tout ceux qui l'entourent? Et de ceux qui, dans des villes lontaines, remplissent leur fonctions?

Bien sûr, comme tout régime, l'absolutisme syldaves fonctionnerait parfaitement si tout le monde était parfaitement juste, honnête et savant, au moins au niveau du pouvoir. Mais ce n'est pas le cas, et la démocratie est à ce jour le meilleur des régimes pour intégrer ces travers humains.

Argument de M.De Virion : les citoyens peuvent voter n'importe quoi comme loi à leur avantage, il prend l'exemple des vers de terre (exemple totalement non avenant à Krasstadt, mais bon, je le comprend d'un point de vue écologie écosystèmique réelle).Là aussi on suppose qu'il y a reflexion et discusion sur les conséquenses de la décision. Et les rapports d'experts ne seront pas vains, tout comme la discussion qui s'en suivra. Mais il faut un discours raisonné de chaque partie, voilà pourquoi il est nécessaire à la démocratie d'avoir une classe moyenne éduquée forte; il faut former les experts à coté de cela et la science (le savoir, la culture en général) prend une grande importance dans une démocratie. Les habitants d'une démocratie(ou leurs représentants) ne voteront pas l'extermination de vers de terres parce que des scientifiques les auront prévenu des retombées désastreuses au moyen et long termes. L'assemblée réfléchit et consulte, avant d'adopter une loi, pas comme l'Arbitre dont on nous parle. La conscience morale intervient aussi, comme dans l'exemple des handicapés que nous avons donné, et ceux qui font les lois ne les font pas qu'avec leurs propres intérêts en vue. Sinon, des candidats à la présidentielle française qui ont proposé l'annulation de la dette des pays du Tiers-Monde seraient loin d'obtenir seize pourcent des voix aux élections.

L'on fera remarquer qu'ainsi, avec une assemblée, le progrès social avance moins vite que si un prince décrètait sans discussion ce qu'il y de bon comme loi progressiste. Des modèles mathématiques et sociologiques l'on démontré : plus les discussions vont, plus une majorité de personnes se laissent convaincre par les idées réactionnaires. Ce ne serait pas le cas si un Prince décidait d'un coup, sans se laisser entraver par les adversaires, des bonnes réformes pour son bon peuple? Et bien encore faudrait-il que les idées progressistes lui parviennent aux oreilles. Et il semble difficile que l'Arbitre, qui décide de toutes les lois, soit sur tous les terrains pour se rendre compte sur place de quelles réformes il faut décider pour améliorer la vie des sujets(et il y a toujours des réformes à faire). Sinon, il peut daigner laisser de ses sujets s'exprimer (et là aussi il faudrait beaucoup de temps). Mais le sujet écouté peut démontrer le bienfondée d'une loi qui en fait arrangera uniquement lui et quelques privilégiés, ou bien il peut se tromper sur le bien-fondé pour ses concitoyens, et l'Arbitre n'a pas le temps de vérifier ce qu'il en est pour toutes réformes proposées. Bien sûr, le plus souvent, si l'Arbitre ne fait pas de distinction de classe entre ses sujets, la plupart des propositions seront faites avec de la bonne volonté pour le plus de monde. Mais voilà, un adversaire de la proposition se présentera, et l'arbitre devra l'écouter. Si l'Arbitre est assez sage pour comprendre qu'il et stupide de se laisser convaincre par le dernier ayant eu la parole, il y aura débat entre les deux parties, si l'Arbitre, et l'on retrouve le principe du débat démocratique.

Quant à la liberté parfaite supposée que laisse l'Arbitre, elle reste utopique : il y aura forcément la liberté de quelqu'un (il y a toujours des gens malhonnêtes ou peu respectueux) qui empiètera sur celle du voisin, qui le dérangera. L'Arbitre ne pourra écouter toutes les plaintes, arrêter tous les malotrus et malfaiteurs. Il délèguera donc un peu de pouvoir à des officiers de police, ou bien laissera le soin à concitoyens de régler leurs différents (ce qui dégénèrera forcément). Dans le premier cas, il a été prouvé dans tout les régimes absolutiste qu'une trop grand partie de ces gardiens de l'ordre se laissent aller à la coruption, et cela crée donc un système bancal où le plus pauvre est systématiquement défavorisé, le riche plus riche et plus puissant, et rien ne peut enrayer le phénomène, à moins d'une intervention de l'Arbitre pour punir le corrompu et le corrupteur. Ce qu'il fait parfois, ou souvent, mais les têtes de l'hydre de corruption repoussent à chaque fois, au même endroit ou ailleurs.

Nous dirons, dans une conclusion courte et peu utile, que la démocratie se trouve justifiée pour le bien des citoyens.

Du décalage entre les valeurs de Krasstadt et du monde réel

Une analyse ex-lude de ce fait, des réflexions sur le bien-fondé du krassland spirit.

Le Konglommérat de Krasstadt, communauté de Pseudopolis, regroupe une partie des anciens joueurs du Krassland. Ce Krassland, créé il y a bien longtemps, par Ben Von Büchhow, est une micronation virtuelle aux valeurs très particulières : ainsi que l'écrivait l'honnorable maître Kantorowicz : "Au Krassland, l'éloge de la pollution remplaçait le souci écologique, la glorification des pratiques mafieuses prenait la place de la volonté de transparence vertueuse au niveau du financement des parti, l'apologie de l'inégalité remplaçait l'idéal démocratique égalitaire, etc, etc. Tous ces procédés ont été réunis sousun label unique, appelé "Krassland Spirit"." Cette mentalité voulue par Ben Von Büchhow permet en quelque sorte un délire autour d'un système d'antivaleurs, dans un pays où quasiment tout ce qui est moral est inversé. Et la volonté de pollution, qui est la caractéristique principale du krassland spirit, se retrouve partout dans la production littéraire et scientifique du pays, ces productions dans les universités étant les seules manifestations concrètes de l'activité du pays virtuel, avec la mail-listing. Par exemple, on trouve dans mon oeuvre pour le moment envrion cent cinquante-cinq (155) occurences du mot "pollution" ou mots de la même racine.

Mais malgré ces antivaleurs, notament l'injustice flagrande, les pays krasslandophones compte plusieurs dizaines de joueurs, qui viennent en général de pays démocratiques vertueux dont les valeurs sont totalement contraires. En fait, malgré la pollution et la corruption, le pays fonctionne assez bien. C'est bien parce que le pays est virtuel : point besoin d'entretenir les routes et les ascenseurs, les élites (en fait, tout les personnages de joueur, les autres habitants n'étant pas représentés) peuvent détourner tout l'argent qu'elles veulent, et s'adonner à la débauche (virtuellement). De même, les organismes biologiques virtuels se complaisent dans la pollution, aiment les radiations de la centrale nucléaire, et les ouvriers s'enivrent de leur exploitation. Cela semble peu préalisable biologiquement, psychologiquement, mais cela permet en fait un monde merveilleux vu de l'intérieur : les intérêts des pollueurs rejoignent ceux des écosystèmes (spécifiquement krasslandais) et des riverains des usines, les intérêts des actionnaires rejoignent ceux des ouvriers, au lieu d'être toujours opposés. En fait, Krasstadt est un pays merveilleux. Peu de krasstadtois s'en sont rendu compte, et c'est avec c'est d'avoir un monde dégueullasse qui les amuse. Mais on les pardonne puisqu'à Krasstadt, le dégueulasse n'est pas l'ennemi du bien.

Mais peut-être est-ce le dégoût du monde réel qui inspira la création de ce monde décalé et attire les joueurs, ce monde utilisé comme un refuge dans l'humour? D'ailleurs, n'est-ce pas les méthodes appliquées par Elf-Total-Fina en Birmanie qui ont inspiré le créateur d'Extraction Savonnifère Tiers-Mondiste? Et la mentalité américaine concernant la pollution est-elle plus avancé que celle du krasstadtois? Les Etat-Unis polluent toujours plus que Krasstadt, en ce qui concerne la pollution par habitant, les américains ne doivent être devancé que de peu par les krasstadtois. En fait, le monde réel serait pire que Krasstadt et servirait d'exemple à la ville qui serait un modèle de vertue, contre son gré, contre sa volonté (non hypocrite) d'être le plus horrible des pays (vu de l'extérieur), cf Total-Elf.

Baudrillard, un sociologue français que j'ai déjà cité dans d'autres textes, a écrit : "Nous vivons ainsi à l'abri des signes et dans la dénégation du réel. Sécurité miraculeuse : quand nous regardons les images du monde, qui distinguera cette brève irruption de la réalité du plaisir profond de ne pas y être? L'image, le signe, le message, tout ceci que nous "consommons", c'est notre quiétude scellée par la distance qu monde et que berce, plus qu'elle ne la compromet, l'allusion même violente du réel. Le contenu des messages, les signifiés des signes sont largement indifférents. Nous n'y sommes pas engagés, et les médias ne nous renvoient pas au monde, il nous donnent à consommer les signes en tant que signes, attesté cependant par la caution du réel. C'est ici qu'on peut définir la praxis de consommation. La relation du consommateur au monde réel, à la politique, à l'histoire, à la culture, n'est pas celle de l'intérêt, de l'investissement, de la responsabilité engagée - ce n'est pas non plus celle de l'indifférence totale : c'est celle de la CURIOSITE. Selon le même schéma, on peut dire que la dimension de la consommation telle que nous l'avons définie ici, ce n'est pas celle de la connaissance de monde, mais non plus celle de l'ignorance totale : c'est celle de sa MECONNAISSANCE. Curiosité et méconnaissance désignent un seul et même comportement d'ensemble vis-à-vis du réel, comportement généralisé et systématisé par le pratique des communication de masse et donc caractéristique de notre "société de consommation" : c'est la dénégation du réel sur la base d'une appréhension avide et multipliée de ses signes.[...]La quotidienneté offre ainsi ce curieux mélange de justification euphorique par le standing et la passivité, et de "délectation morose" de victimes possibles du destin. Le tout compose une mentalité, ou plutôt une sentimentalité spécifique. La société de consommation se veut comme une Jérusalem encerclée, riche et menacée, c'est là son idéologie."[...] Baudrillard écrit que les malheurs du monde sont consommés par doses homéopathiques à la télévision conjurer le malheur dans le monde occidental. Peut-être que Krasstadt est aussi un échapatoire, suivant une manière contraire à cette homéopathie classiquement appliquée par les concitoyens de ces joueurs : l'on retrouve massivement les malheur du monde à Krasstadt, mais on en rigole, on les cultive.

On peut lire, sur quelque forum occidental réel : "Juste une petite question générale...saviez-vous que le fait de pouvoir polluer l'environnement (ne pas avoir à traiter les émanations ou déversements chimiques et organiques)est un critère important pour les multinationnales qui veulent s'établir ailleurs pour avoir une main d'oeuvre bon marché et tout le tralala...Les pays compétitionnent carrément entre-eux pour savoir lequel est capable d'offrir les meilleures possibilités de «pollution» aux multinationnales....Et c'est légal...nous on se contente d'acheter leurs produits pas cher et on ne se pose pas de questions..."

En fait, comme j'en parlai dans quelques thèses comme "de la schizophrénie occidentale", la mentalité du Kassland et de Krasstadt n'est pas pire que celle du monde réel, elle est juste moins hypocryte, ou révélée, consciente. Le décalage n'est que dans l'ordre de la psychologie.


* * * * *


Soyrée d'inauguratyon de la Chapelle Emphetuocle


Gladys de Caryatys, Marilyse Emphetuocle

Organysée par Marilyse et Gladys


Résumé
A l'occasyon de l'inauguratyon de la Chapelle Emphetuocle, Gladys et Marilyse organyse une petyte sauterye.


Marilyse Emphetuocle

Il va être vingt heure, sur le Parvys d'Algébia, déjà, quelques calèches s'empressent, car la partie fine chez Marilyse Emphetuocle va bientôt commencer. Le caléchier, aux couleurs de la famille Emphetuocle, ouvre les portes des calèches et guide les dames et les messieurs vers la haute porte d'entrée. L'ouvreur ouvre la porte et, aussitôt, un déshabilleur s'empresse pour leur prendre leurs manteaux et chapeaux. Ils sont ensuite introduits, par l'introducteur, dans le grand salon, où quelques personnes sont déjà là... Héraclite de Parménide, le célèbre journalyste de Radio Venys, dyscute avec Aylwere Nopantes, sa collègue. Palim Pseste et Alexya d'Ambictète dyscutent de la situatyon au Zollernberg, tandys que Cresus de Capitalys a déjà entamé le buffet (on le dit assez déprimé depuys la défaite de Lool de Virion). Papillonant, virevoltant entre leurs invités, Gladys et Marilyse veillent à ce que tout se passe bien.

Gladys de Caryatys

La soyrée ne fayt que commencer, et pourtant tout semble réussir pout le myeux...

Marilyse est resplendissante et semble attirer de nombreux regards sur elle... A n'en pas douter, tous les hommes icy connayssent les talents de la grande dame en matyère de partye fyne ! Déjà, des paris se font entendre, des conseils sont échangés : Un principal sujet de discussyon chez ces messieurs semble fayre l'unanimité :

Quy aura le pryvylège d'inaugurer la soyrée, seul, en compagnye de Marilyse ? Le temps d'une soyrée, le charme d'Alexya et de Gladys ne font plus leur effet. Nonobstant, Les femmes sont tout autant occupées ! Quy pourra accompagner les deux derniers doges honoraires, Théophraste de Mytilène et Anaclet de Paxatagore, Lool de Virion étant absent ?

Marilyse Emphetuocle

Vers 21 heures, l'Archimandrite Théophraste de Mytilène étant enfin arrivé, les invités gagnent, par la gallerya, la Chapelle Emphetuocle. Théophraste de Mytilène, revêtu du grand caftan blanc des archimandrites, mène la processyon. Les invités suivent, les plus fervents devant, les plus incrédules derrière. La cérémonie est courte et fort bien menée, et en quelques prières, rondement menées, la Chapelle est consacrée à Poseydon. Désormays, les rites de la Défloratyon pourront s'y dérouler. Théophraste de Mytilène baptyse l'églyse : Chapelle Emphetuocle, ou Chapelle Santa Maria Virginita, la chapelle de la Sainte Marie, la Vierge, car la chapelle est destinée à abriter les vierges tous les solstices.

21 heures 30. En revenant de leur cérémonie, les invités ont eu la joie de tomber sur un grand buffet, avec de nombreux alcools et des mets nombreux à l'odeur alléchante. Rapidement, chacun s'empare d'une assiette et se sert : boeuf à l'ydéenne, roti grillé à la saralandayse, carottes orionnayses, spitch syldave, côtoient les meilleurs standards de la gastronomie yssoise, ripoquettes aux aloyeaux, poulpe grillé, anchoys séchés, bars cuits à l'unilatérale, bouillabayse, ... Chacun se sert et mange goulument : il va falloir prendre des forces !

Gladys de Caryatys

Le dîner se passe sans encombres, et ce, à quelques incidents prêts. Le b\oeuf est trop cuit pour Anaclet, pas assez pour Théophraste... Les carottes sont trop chaudes pour l'un, trop dures pour l'autre... Bref, un dîner habituel présidé par les Doges Honoraires... Chacun souhaitant se distinguer de l'autre, pas question d'être en accord avec son adversaire. Des deux hommes, les regards sont durs tel un lyon rugissant en quête de sa femelle. Dès le repas, les deux hommes en sont à se lancer les plus grands défys.

Quel est celuy quy sera le plus performant ?

Théophraste pourra-t-il enfin prouver que les médisances à son égard ne sont que balivernes ?

Quant à Anaclet, parviendra-t-il à démontrer à ces jeunes femmes que son intérêt ne se porte que sur le sexe fayble ?

« Votre robe est charmante ce soir, Marilyse » s'esclaffa Alexya

« Voyons ma chère, vous rygolez ! Votre collyer est le plus merveylleux de Venys, vous m'avez volé la vedette !! », répliqua Marilyse,

« Au fait, Gladys, l'on dit de vous que le secrétayre du Conseyl des Portes vous serait passé dessus.. Est-ce vrai ? Quel charmant jeune homme ce Palim ! Mays est il performant au moins ? C'est que je sélectionne mes partenaires, moâââ !»

Et aux hommes de poursuivre :

« Pff, je vous parye qu'elles seront toutes passées par moy avant minuyt », affyrma Théophraste, exposant au grand jour sa fyerté incommensurable.

« Il faudrait qu'elles te passent dessus en même temps, avant que tu ne flanches » répliqua Anaclet, vexé.

Et bla bla bla et bla bla bla

Marilyse Emphetuocle

Bientôt 10 heures. L'alcool commence à faire son effet, les groupes se font de plus en plus bavards. Dans un coin, Théophraste et Anaclet dyscutent dyscrètement de haute politique, tandys qu'Héraclite de Parménide, dyscrètement tente d'épier leur conversatyon, tout en lutinant gentiment une jeune femme charmante. Un groupe plus nombreux, réuny autour de Gladys, dyscute de l'éducatyon de jeunes enfants, même si les hommes présents ont l'air plus intéressés par le somptueux décollecté de la jeune institutryce que par ses propos, pourtant forts intéressants. Autour de Marilyse Emphetuocle, un autre groupe dyscute de questyons juridiques et des procès en cours à Venys. Déjà, quelques couples se sont formés. Qui sur un canapé, qui derrière une porte commence à déshabiller sa compagne ou à caresser le galbe de ses seins... l'atmosphère se réchauffe.

10h30. Les dyscussions ont layssé place à des ballets plus entraînants. Dans la salle de danse, les valses classiques et les rockenrolle alternent sans coup férir. Anaclet de Paxatagore, qui, il faut bien l'admettre, reste le seul à maytryser totalement cette danse nouvelle, en profite pour palper au passage quelques jeunes beautés. Vers 10h25, il est déjà party pour l'un des petits salons, en compagnie d'une jeune arystocrate racée, à la croupe prometteuse. Marilyse Emphetuocle n'a pas résysté à son groupe d'admirateur, et son décolleté s'est largement ouvert, layssant entrevoir une poitrine ronde et ferme. Gladys de Caryatys est cachée derrière un capané avec son nouvel amant, dont l'identité reste pourtant mystérieuse. De dyscrets râles de playsirs se font entendre. Théophraste de Mytilène, pour sa part, a préféré aller se recueillir dans la Chapelle Emphetuocle avec une toute jeune fille à peine déflorée et sa mère.

Gladys de Caryatys

Tout le monde semble désormais imprégné de l'ambiance si particulière quy s'est instauré dans le salon princypal.

Les jeunes femmes, quelqu'elles soient doivent maintenant répondre aux sollycytatyons des hommes quy ne perdent pas une mynute.

Ayllewere ne sayt plus où donner de la tête face à tant de corps et paraît très surpryse. Mays rapydement, elle se laysse aller aux playsyrs Yssois faysant d'elle une vérytable demoyselle Vényssoises.

Palim, luy, ne cesse de guetter Gladys. N'osant poynt l'approcher, il laysse son amy Héraclyte l'aborder avant luy. Sans succès : son amy est aussy tymyde que luy. La rougeur de son vysage traduit aysément son malayse.

Petyt à petyt, les corps ne font plus qu'un et de nombreux couples se layssent aller à leur playsyrs les plus intymes sans gêne aucune... Une partye fine, ce n'est pas tous les jours ! Autant en profiter !

Les deux compères se rapprochent l'un et l'autre, devenant en effet les seuls sans partenayres... Que fayre face à un tel spectacle ?

Gladys partie avec d'autres, Marilyse elle aussi occupée, Alexya aux mayns de fyers arystocrates, Palim et Héraclyte semblent byen génés. Quelle femme aborder ? Mays une foys ce problème résolu, en vient un autre beaucoup grand ! Par où et comment commencer ?....

Marilyse Emphetuocle

Il est onze heures. La fête a déjà bien commencé ! Les tapys soyeux du grand salon du Palazzo Emphetuocolo sont recouverts des corps entremêlés. Marilyse git là, entre deux hommes nus qui la prennent sauvagement. Théophraste, un peu plus loin, est revenu de sa séance religieuse, et partage désormays d'autre playsirs. Gladys montre enfin à Palim Pseste certains de ses trésors et notamment sa toyson et son intimité. Les conversatyons ont entièrement cessé et une nuit de stupre et de fornicatyon comme seuls les yssois les connayssent commencent....


* * * * *


Tempête sur Venys !


Anaclet de Paxatagore

La charge de Boris Gleb sur Venys

Syldaves attacks !


Voyci une chaine de mail qui raconte l'un des épysodes les plus malheureux des relatyons entre Venys et Koho : le raid sur Venys par le Colonel Gleb

PREMIERE PARTIE : AVANT LA TEMPETE

un mail envoyé sur la ml syldave par le Colonel Gleb, de l'armée de Kloho

A MOI LA GARDE!!!

C'est décidé... J'ai longtemps hésité mais c'est décidé. Puisque ces satanés pysseux nous veulent du mal, je lance mes corps expéditionnaires contre ces satanées râclures de balai à chiottes!!!

NOM DE GOTT, PUTAIN DE ROTTVERDOMM CA VA SAIGNER!!!

Je vous ramènerai les poils de barbe ensanglantés des juristes pysseux sur un plateau d'argent, Votre Altesse! Et vous Maréchal, vous nous rejoignez dans l'assaut quand vous voulez !

CHAAAAAAAAAAAAAARGEZ !

Colonel Boris Gleb Colonel de la Garde princière Chevalier de l'Ordre de la Courtoisie

Alexya d'Ambictète relaye ce mail

Mes chers amys,

Je m'inquyète fortement de l'attitude belliqueuse et particulèrement menaçante vis à vis des venyssois de la nouvelle administratyon syldave. J'en veux pour preuve ce tract confisqué à un de mes domestyques d'origine syldave (enfin, ex-domestyque car il a depuis été congédié et renvoyé à Kloho par mesure de prudence).

J'espère que notre Doge saura faire le nécessayre pour protéger la populatyon venyssoyse ou du moyns son arystocratie.

Alexya d'Ambictète

Lool de Virion

Ma très chère Alexya,

Tout d'abord quelle joie de vous revoir, votre charysme manqua trop longtemps à notre citée, puis-je me permettre de vous inviter au palays Dogéal pour un petit dîner ?

En ce qui concerne nos amys Klohaques... je ne sait que faire sinon ryre à m'en faire exploser le ventre... il y a peu, ils ont du mettre toute leur force armée en branle (dirigeable, cavalerie et tout !) pour expulser une douzaine d'écolyer Yssois en balade dans leur pays...

Leurs vélléytés (ça s'écrit comme ça ?) guerrières sont loin d'ympressionner le conseil des portes et je doit dyre que l'on ne s'est jamays autant amusés que lors du dernier conseyl de guerre lorsque le SYRE nous a fait une description détaillée des forces Klohaques... sans le général et ses forces spéciales, ils ne sont pas grands chose les pauvres... mays soyez néamoins sur que nous veillons.

Lool de Virion, Qui en rit encore :)

Alexya d'Ambictète

Votre Subliminale Dogitude,

Je suys pleinement rassurée d'autant que j'ai pu constater par moi-même ce matyn l'étendu de l' "arsenal" syldave. En effet, outre leur odeur insupportable, les klohaques disposent de bien peu de ressouces pour pouvoir sérieusement nous inquiéter.

Pour revenir à des sujets plus sérieux, j'accepte avec playsir votre invitation à dîner.

DEUXIEME PARTIE : LA TEMPETE

Boris Gleb

Deux petits bricks datant de la Seconde Guerre Mondiale avancent dans la mer. Ils traversent l'isthme qui lie Kloho à Pseudington DF, puis l'isthme qui sépare Pseudington DF de Venys. Un homme est debout, fier dans son uniforme noir et rouge de colonel de la Garde princière. C'est le colonel Boris Gleb. Il en a marre que des Pysseux crient partout que Kloho est morte et manque de vivacité. Il va leur prouver que c'est faux. Il sait que le Prince et le Premier Ministre désapprouveront son action, alors il ne les a pas prévenus. Il n'a pas ammené les bouchers bordures de la Garde princière pour ne pas les compromettre.

Dans le brick qu'il commande, 50 pitt-bulls enragés de son chenil personnel. Dans l'autre brick, 1000 pigeons qu'il a détournés de leurs casernes (les pigeons sont dressés à Kloho pour servir de forces aériennes de bombardement). Il arrive enfin à quelques mètres de la côte pysseuse. Les putain d'habitants sont en train de faire leur marché. Ils ne savent pas encore ce qui les attend.

Le colonel Boris Gleb fait débarquer tranquillement ses chiens, en rang deux par deux. Les Pysseux croient à un étal de vente d'animaux de compagnie, en décadents qu'ils sont. Ces orgiaques ne font pas la différence entre un chihuahua et un chien d'attaque. Les cons ! Le colonel met son képi à tête de mort, qu'il avait caché pour ne pas être reconnu. Quand les Pysseux le reconnaissent enfin, ils tremblent de froid, d'effroi. Il est déjà trop tard, ha ha ! Le militaire crie :

« -CHAAAAAAAAAAAAAARGEZ !!! »

C'est la débandade sur le marché du port. Les chiens se lâchent sur les étals de poissons et bouffent tout ce qui passe à leur portée. Ils mordent les marchands qui tentent de se défendre. Ils ont la rage : l'épidémie de rage commence à Venys. Le colonel crie des aboiements à ses troupes. Il n'a pas terminé son travail.

Pendant ce temps, il a ouvert les cages des 1000 pigeons.

Les pigeons s'envolent. Ils passent en trombe au-dessus de Venys dans un froissement d'ailes. Flic ! Floc ! C'est commencé. Le bombardement de fientes d'oiseaux débute sur la communauté pysseuse. Le colonel n'est pas conscient qu'il est fou à lier : il continue.

Les pitt-bulls progressent en bataillons, par groupes de cinq disposés en carrés parce que le colonel est nul en maths. Ils mordent aux jarrets le valet de Théophraste de Mytilène, le vieux barbu qui a osé dire que les nouveaux joueurs klohoaques sont des faux. Les chiens déferlent tels une meute hurlante et baveuse dans le palais du fourbe mécréant qui prenait son café. Le vieux ne comprend pas ce qui lui arrive, il a froid, il a peur, il se repend de ses péchés, il va subir sa punition, l'infâme, bordel de merde ! Il va payer son nationalisme !

Les colonnes de pitt-bulls envahissent son rez-de-chaussée et chient partout. Le chien préféré du colonel bondit sur le vieux et le mord à la barbe. Cette barbe est arrachée dans la douleur à moitié. Le colonel fait trois pas au milieu de ses braves bêtes enragées et arrache l'autre moitié. Après il s'en va.

Dehors, flicfloc ! Le bombardement pigeonnesque continue sur les toits alors que d'autres chiens pissent dans les canaux. Vengeance !

chez Raveline et Paxatagore

Les chiens sont dressés pour mordre, pisser et chier. Ils arrivent en face de la résidence d'Emmanuel Raveline pour mordre, pisser et chier. Le colonel les rattrappe juste à temps en courant. Il s'arrête, essoufflé, et crie :

« -ZZZZZZZZZZZTOP ! »

Les chiens s'arrêtent tous. Ils sont bien dressés, forcément, puisque c'est le colonel qui les a dressés.

« -Raveline est le cousin du Premier Ministre. Pas touche. »

Les chiens repartent vers d'autres résidences. Ils s'arrêtent devant la résidence d'Anaklet de Paxatagore après avoir saccagé d'autres maisons :

« -ZZZZZZZZZZZZZZTOP ! »

Les chiens s'arrêtent tous. Ils sont bien dressés, forcément, puisque c'est le colonel qui les a dressés.

« -Paxatagore a aidé le Prince et le Premier Ministre à trouver un accord. Pas touche. »

Pendant ce temps, l'aviation klohoaque, les pigeons, en est à dix bons centimètres de couche de fiente sur les toits, vingt au sol. Le colonel marmonne :

« -Si avec une épidémie de rage et de la fiente partout le Pseudo-président Raveline ne se sent pas qu'il a des événements à décréter, c'est à se flinguer. »

saccage du palays dogéal

Les pigeons n'ont plus grand-chose à chier mais ils se forcent. Ils ont une grande conscience professionnelle. C'est normal, ce sont des pigeons klohoaques.

Les chiens arrivent au siège du Conseil des Portes. Ils mordent tout ce qui bouge et puis s'en vont. Cela propage une épidémie de rage à Venys. Les habitants commencent à se mordre entre eux. Les médecins essayant de vacciner ceux qui n'ont pas encore été mordus. Certains docteurs enragés mordent leurs patients.

Ils entrent et mordent tout le monde au Palais Dogéal. Le colonel entre en même temps que la déferlante de chiens. Lool de Virion sort d'une orgie très bien partie et descend l'escalier de marbre du Palais.

« -Que faites-vous yci à Venys, et avec ces cyniens (chiens) ? »

Le colonel s'incline. Il est Chevalier de l'Ordre de la Courtoisie, nom d'une bite.

« -Mes respects. Je suis désolé mais j'ai du travail. »

Le Doge n'a pas le temps de comprendre. Les chiens pissent sur des tapisseries du XIIIe siècle et s'en vont. Le colonel laisse, pour la gloire, son képi bien en vue sur le bureau du Doge, et il s'en va.

Coup de foudre à Venys

Les pigeons n'ont plus rien à chier, alors ils reviennent dans leurs putain de cages dans les bricks. Certains pigeons sont kamikazes, ils foncent dans les fenêtres des résidences, ça casse tout. Vengeance !

Les chiens sont devant la résidence de Zoé Tinuviel. Le colonel est sur le point de leur donner l'ordre de chaaaaaaaarger quand il aperçoit la silhouette de Tinuviel en chemise de nuit à cause du sommeil à récupérer après les orgies du Nouvel An. Il a perdu toute humanité avec les guerres, il pense qu'un bon Pysseux est un Pysseux mort et qu'il n'y a de la joie que dans le carnage mais là, là, ses repères foirent une bonne fois pour toutes.

« -Bordel, ça c'est de la Venyssoise. »

Il n'a pas dit « Pysseuse. » Il est vraiment sous le charme. Il rougit comme un collégien quand elle le regarde, même si elle est franchement écoeurée par l'attaque lancée sur Venys. Il arrache une fleur d'une maison voisine et la pose sur le perron de Tinuviel. Il s'en va, et les chiens le suivent sans avoir touché la résidence Tinuviel.

Les chiens rembarquent au pas de course dans leur brick. Les Pysseux sont occupés à se mordre entre eux alors ils ne réagissent pas. Le colonel rembarque en dernier. Il gueule :

« -Non mais sans blague ! SYLDAVE VAINCRA ! »

Les bricks repartent. De la fiente sur les toits, des odeurs d'urine dans les canaux : Venys ressemble vraiment à Venise désormais.

Le colonel a peur maintenant. Il sait qu'en rentrant il sera acclamé par les Klohoaques mais qu'il sera engueulé par le Garde des Sceaux d'Espérandieu, et peut-être même par le Prince.

N'empêche, ça défoule. -- TROISIEME PARTIE : LES REACTYONS OFFICIELLES (1)

les autorités de Kloho désavouent aussitôt

COMMUNIQUE DE SA MAJESTE

Nous, Hans Ier von Neumann, Prince régnant de Kloho, désapprouvons avec la dernière vigueur les actes irresponsables du colonel Boris Gleb.

Nous demandons au Premier Ministre de gérer au mieux les conséquences de ces actes inqualifiables.

SAS Hans Ier von Neumann Prince régnant de Kloho

COMMUNIQUE DU PREMIER MINYSTRE de KLOHO

ACH !

Bien gue les actes de mon compadriote Boris Gleb ait mis un beu d'agzion à Bseudobolis, che drouve son combordement liddéralement ingalifiable !

Zertes, les Yssysants sont un beuble inzupportaple, gui s'est bermis de nous enfahir, zertes, ils ont dous les dévauts bossible et imachinaple, aber teufel ! COLONEL VOUS NOUS MEDDEZ DANS UN ZACRE BETRIN ! (bour ne bas embloyer un mot blus fulgaire, de ceux que fous semplez udiliser drop vréquemment.)

Che désafoue dodalement fotre agzion IRRESBONSAPLE et che demande aux dribunal bseudo-fédéral de chucher fotre cas. En attendant, fous serez mis au secret (himmelgot !) et fous abbrendrez gue ce que fous fenez de faire ne se fait pas.

(Ach ! Pafillon ! Férifiez gue ce tybe n'est bas un agent Krassisant, on ne sait chamais !)

Chez les Krassyeux de Venys, on rigole bien

Nikolas von Khérys, akkoudé à la fenêtre de son palays du 8, bld Ympérial observe la panique dans les rues de Venys...

NVK: Kassandra, Kassandra ! Venez voir ! Les klohakes envahissent Venys !

Kassandra: Allons, allons, monsieur von Khérys, vous rêvez... Des Syldaves à Venys, quelle bêtis.... Ach ! Que vois-je ! Des dizaines de pitbulls dans les rues ! C'est une vraie anarchie, on se kroirait en SRK !

NVK : Je vous ne le fais pas dire ma chère ! Vous vous rendez kompte: de vulgaires chiens ont suffi à dévaster cette ville... Dire que leur Doge leur avait garanti une sékurité totale quelques heures plus tôt...Tiens... n'est ce pas Théophraste de Mytilène ki kourt à moitié nu dans les rues, poursuivi par une meute de pitbulls ?

K: Diable... Mais c'est lui ! Il n'a vraiment pas de chance avec les chiens, le pauvre... Mais, c'est Zoé Tinùviel, là, totalement panikée !

NVK: Dîtes moi, Kassandra, cela ne vous rappelle-t-il pas certains souvenirs... ?

K: Ah ! Kelle soirée mémorable !

NVK: N'est-ce pas, ma chère...

Rires...

... ... ... ...

Alexya d'Ambictète

Chers amys venyssois,

Les mots me manquent pour vous exprimer mon indignatyon et ma colère devant cette attaque basse et indigne. Mon Palays n'a heureusement été touché que superficiellement et mes domestiques se chargent actuellement de nettoyer ma façade et mon toît des "projectiles" qui résument à eux-seuls la mentalité syldave. Mes pensées vont actuellement aux venyssois ayant eu moins de chance comme mon cher Théophraste ou notre Subliminale Dogitude dont la demeure à été souillée au plus haut point.

Un tel affront à la grandeur yssoise ne peut rester lettre morte et nous devons refléchir à un moyen de rétablir l'ordre des choses. Je propose pour commencer que les syldaves eux-mêmes soient envoyés à Venys pour y nettoyer nos rues et nos batiments publics.

Enfin, j'engage les autorytés à faire le nécessayre concernant les rysques sanitaires lyés à l'attaque de ce soir. Pour ma part, mes domestyques seront baygnés un par un dans la javel de la tête aux pieds et j'invite tous les arystocrates venyssois à en faire autant.

Théophraste de Mytilène

La nuyt étend son noir manteau sur Venys. La journée ne fut qu'un chaos inédyt depuys la dévastatyon : les hordes canines enragées et les volatiles déféqueurs lancés par Kloho sur Venys avaient semé terreur et destructyon. Dans son Palays du Boulevard Impéryal, Théophraste de Mytilène fulmine en faysant les cent pas dans sa bibliothèque...

Infâmie ! Trahyson ! Scélératesse ! Vils Klohaques abhorrés ! Vengeaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaance !!!

Théophraste prend son épée de Métaligore accrochée au-dessus de la chemynée et la fayt tournoyer :

A moi les Mytilènes ! Vlang ! Le service ming passe de 60 à 5000 pyèces !

Montjoye et Saynt Bezoar ! Craaac ! La table en chêne est fendue en deux !

Sus à l'ennemy ! Blinksss ! Dommage pour ce magnifique lustre du Ier Empire.

Théophraste court alors vers la tour Nord (c'est un Palays avec des tours et alors ?). Arrivé en haut, il prend un cor de guerre pour sonner le ralliement de ses troupes :

Mooooooooooooooooonnnnnnnk, Mooooooooooooooooonnnnnnnk, Mooooooooooooooooonnnnnnnk,

RASSEMBLEMEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEENT !!!

Théophraste redescent, se rue aux écuries, saute sur sa fidèle jument noire, à cru, et se lance au galop sur le Boulevard Impéryal. Il traverse le pont menant à l'île des Poètes, remonte toute l'avenue de Suspyre, traverse le pont menant vers l'île sacré et se rue dans le Temple de Poséydon sans même démonter. La Mère Abayse n'a même pas le temps de demander ce qu'il advyent que déjà, Théophraste donne ses ordres :

Alaaaaaaaaaaaaaarme ! L'infidèle à nos portes ! Sonnez le tocsin !

DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG DONG

Que l'on envoye des messagers à travers la ville, que l'on dyse au Yssois qu'en l'absence de réactyon du Doge, les Mytilènes sont là pour les protéger et fayre justyce.

Qu'ils soyt affiché sur les portes des Temples, commerces et lyeux de débauche que le Métaligore de Mytilène vengera l'honneur de la Cyté.

Que l'on informe aussy la populatyon que celuy qui m'amènera la tête de ce Boris Gleb sur un plateau recevra une récompense de 10.000 R$.

Sur ce, Théophraste de Mytilène repart dans la nuyt pour préparer les représaylles...

un voysin crassyeux, Nykolas Von Khérys, observe la scène qui se joue chez les Mytilène

Un peu plus tard, au Palays von Khérys, aprés un bon repas...

NVK: Dîtes moi, Kassandra, vous reprendrez bien une tranche de cet excellent rôti...

K: Merci, Mr Von Khérys

NVK: Un peu de champagne ?...

K: Tiens, je ne dirai pas non.

NVK: Mais oui, laissez vous tenter. Un peu de kaviar de la Krassee ? Un délice...

K: Merci. groumf. Vous me semblez de bien bonne humeur ce soir, monsieur von Khérys.

NVK: Allons donk, moi, voyez vous, glou glou, il serait vraiment indécent de se réjouir du malheur de ses pauvres issois, ne kroyez vous pas ? miam grupf

K: Oui, je suis tout à fait d'akkord...

NVK: Enfin... on ne va pas se priver non plus, komme si nous avions des skrupules de temps en temps...

K: Ridikule, en effet ! glou glou glou groump

Vengeaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaance !!!

NVK: Tiens, Théophraste de Mytilène vient de rentrer chez lui, je pense...

K: J'espère qu'il s'est rhabillé ! Et pris une douche aussi, l'urine de ces pitbulls doit dégager une de ces odeurs...

NVK: Arrêtez, trés chère vous allez me kouper l'appétit, un toast ?

Moooooooooooonnnnnnnk, Moooooooooooonnnnnnnk,

NVK: Ah, ce brave Théophraste, toujours de l'energie à son âge... Enfin, le voisinage n'est plus ce qu'il était... Un tel boukan en pleine nuit, on se kroirait à Krasstadt... Ces nobles yssois... kel manke de dekorum !

K: Il a l'air en kolère tout de même...

Infâmie ! Trahyson ! Scélératesse ! Vils Klohaques abhorrés !

NVK: Pensez vous... Ces klohakes ne sont vraiment pas trés fair play de nous l'enerver komme ça... A son âge... Enfin... auriez vous mes boules kiès, Kassandra ? Je tombe de sommeil... Et s'il rekommence à krier, en passant devant la propriété, je suis sur qu'un seau d'eau glacé le kalmera. Bonne nuit, ma chère.

K: Bonne nuit, monsieur von Khérys.

Rires (enkore une fois...)

QUATRIEME PARTIE : LE SYRE CONTRE ATTAQUE

Deux ombres se dirigent à travers les rues de l'île d'Algébia et s'arrêtent au pont Tyfica marquant la limite qui sépare la prestigyeuse cité de la décharge klohaque.

- Bon, on y est. Adjudant, vous avez tout ? - Voili, voilà, Commandant. J'ai dévalysé la moityé du stock prévu pour la célébratyon de la fête natyonale. - Dysons que grâce à ces klohaques, on commencera un peu en avance... - Hé, hé, çà me rappelle des bons souvenirs. Vous vous souvenez l'usyne Cyv... - On a pas le temps Adjudant, le fil vert sur le connecteur rouge. Le fil bleu sur le connecteur jaune. - Sûr ? - Ne dyscutez pas un ordre !

Quelques minutes plus tard...

A mon commandement adjudant 3, 2, 1 FIRE !

- Rien... - Bon, p'têt byen que c'étayt le fil bleu sur le connecteur rouge et le fil vert sur le jaune.

On recommence : 3, 2, 1 FIRE !

A plus pont Tyfica... De toutes façons, avec un nom pareyl...

quelques temps plus tard...

A plus pont Padour... Même remarque pour le nom...

Soudayn, un vrombyssement fayt trembler la cité klohaque. La populatyon réveyllée en sursaut n'a que le temps de se ruer aux fenêtres et de constater le passage à basse altitude d'un... superdahu !

Tout de suyte après, une énorme explosyon se fayt entendre dans le centre de Kloho :

Le palays de l'auto-proclamé prynce régnant de Kloho n'est plus...

Xéros de Siceronne tente un coup d'éclat

Décidé de protèger sa nouvelle cyté, celle de Venys, et tous ses futurs élèves. Xéros De Sceronne est belle et byen décidé, yl va ramener la tête de ce maudyt Boris Gleb ( Cependant, le meurtre est ynterdyt à Venys, yl doyt donc retrouver cet homme vivant!)

Xéros décida donc de demander à son père Ludovyc De Siceronne de byen vouloyr luy prêter l'hélycoptère famyllyale, car durant la nuyt, yl a entendu de grosses détonatyons et yl se rendyt compte que les ponts de Venys étaient en ruyne !

Non loyn des plages de Kloho, Xéros se jeta hors de l'hélycoptère et effectua un plongeon dygne des jeux Olympyques. Après quelques mynutes de nages, yl atteyngnyt une des plages de Kloho. Après avoyr effacé ses traces sur la plages, yl décida de partyr à l'aventure. Yl escalada la Bordure et traversa les steppes désertiques de l'Oembeq-Enn, tout en évitant la gagne de patryotes de Reinhardt Heydler.

Après avoyr traversé la vylle de Kloho (yncognyto), s'être ynformé auprès du Docteur Joliotium Thorium (ministre de la recherche à kloho) yl faut dyre que M.De Siceronne se débrouylle très byen en syldave, yl fynit par savoyr que Boris Gleb se cachayt dans l'édyfyce de la Koelelique,quy domyne la cyté médyévale de Kloho.

Rendu dans le haut de l'ancien volcan, il frappa à la porte du Koelelique et ordonna à cet espèce de barbu à turban vendeur de hipja (Boris Gleb) de sortyr de là.

Après quelques mynutes d'attentes, yl décyda de défoncer la porte. C'est alors que les bruyt de mytrayllettes surgyres de partout. (Une chance que nous sommes dans les hauteurs et que le peuple de Kloho n'a pas fine oreille!), grâce à ses talents de maytre KaraTaoïste, yl maîtrysa Boris Gleb.

Yl s'empressa de rejoyndre son père, quelques ynstants après, le pylote arriva et escorta Xéros et son prysonnyer hors de Kloho. Arryver à Venys, le père de Xéros prys son yatch prys la voye de l'Ytalye.

Xéros prys contact avec le SYRE, aynsy qu'avec M. De Mytylène, en leurs disant que nous avyons mayntenant un prysonnyer de guerre !

Théophraste de Mytilène

Parfayt ! Xéros, nous sommes content de vous !

Roccooooooooooooooooooooooooooooooo ! Y a du boulot pour toy !

Zoé Tinùviel savoure sa vengeance

La nuit était tombée sur Venys, une tranquilité cotoneuse et morbide semblait s'être abattue sur la Cité défigurée, mais à la dignité restituée par le lourd voile de ténèbres. L'obscurité totale dans laquelle la ville était plongée n'étant rompue que de ci de là par les flammes de bougies derrière les fenêtres d'hôtels particuliers où les Yssois s'affèraient dans un calme froid, anonciateur de tempêtes.

L'une de ces flammes éclairait courageusement une petite pièce située au plus haut étage du Palays Tinùviel. Une ombre se profilait derrière le carreaux. Zoé Tinùviel observant la nuit silencieuse. Derrière elle des mouvements, quelques personnes assemblées, muettes. Puis une voix légèrement tremblotante s'élèva rompant le pesant silence:

- ahem, Madame...Nos hommes sont partis il y a déjà plusieurs heures...Ils devraient être arrivés au Temple de Poseydon à l'heure qu'il est.

- C'est bien

Puis, la Ligore, posant le front sur le carreau froid de la fenêtre, sembla disparaitre dans l'obscurité.

Un silence encore plus lourd que précédemment retomba sur l'assystance. Enfin, après un temps indéfinyssable, un homme de forte stature s'avança vers l'encoignure de fenêtre où se tenait la jeune femme. il s'ébroua comme pour chasser l'obscurité silencieuse et oppressante et s'exprima d'une voix puissante aux rocailleux accent du Sud

- Ma Dame, il vous faut quytter le Palays, nous devons rejoyndre le gros des forces Yssoises. Je suis responsable de la sécurité de ce Palays, et surtout de votre personne, je ne peux répondre de ryen maintenant que la quasy totalité des hommes de la demeure sont au Temple. Il vous FAUT les rejoindre.

- Pas encore!

- Ma Dame, je vous en conjure... Ces pourceaux traytreux pourrayent revenir et...et...Pour tout dire je suis inquiet...Comment dire... L'embarras de l'homme était visible mais tout à sa myssion il poursuivit Ce Klohaque qui menait l'attaque, il vous a jetté un tel regard que...que je ne suis pas tranquille voila!

Un nouvel instant de silence tomba, mais cette fois tous les regards étaient braqués sur la Ligore. Elle finit par se détacher de la fenêtre. Elle recula puis se retournant lentement redressa son corps lequel parut dans la semi-lumière tremblotante de la pièce dominer toute l'assemblée. Son mince profil était tendu à l'extrème et ses yeux brillaient du feu étrange de l'acier le plus froid.

- Cette nuit, demain, dans une semaine, un mois ou un an cet homme réapparaîtra devant moi. Et ce jour là...Et bien ce jour là, il n'aura pas assez de mille vies pour regrêter d'avoir retenu ses chiens contre Tinùviel, Descendante des Grandes Impératryces d'Ys.

Puis elle retourna à la fenêtre et ne dit plus rien.

Le temps semblait s'être figé dans la pièce. Enfin, un imperceptible tressaillement secoua la jeune femme. L'instant d'après deux explosions trouaient la nuit.

- C'est fait. Nous pouvons partir à présent.

CINQUIEME PARTIE : APRES

Le pseudo-présydent prend posytion sur l'évènement

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Ce message (qui, vous l'aurait remarqué, ne contient aucun accent yssois, syldave ou krasstadtois) est tout ce qu'il y a de plus officiel. Je rentre à l'instant de mon pélerinage en Lologne où mes affaires m'appellaient. Que constate-je, je vous le demande ? Un bordel pas croyable. En conséquence de quoi, le Pseudo-Président décide:

1$^\mathrm{o}$) Qu'étant donné que la possession de chiens et de pigeons n'est pas interdites, l'action du Colonel Boris Gleb a bien eu lieu.

2$^\mathrm{o}$) Cependant, comme le "background" Syldave invitant plutôt à employer les armes subtiles de ce pays (commandos déprimatoires, etc.), le colonel mérite un petit - 20 points de notoriété, début d'une longue série de sanction.

3$^\mathrm{o}$) Une tentative d'explosion du Pont Padour et du Pont Typhika a effectivement eut lieue. Les deux ponts, sans être totalement détruit sont complétement hors d'usage, et menace de s'effondrer à un moment ou à un autre (à ce propos, j'informe Monsieur Von Taehrtampion qu'en voulant vérifier l'état de solidité du pont, il est tombé à l'eau, et est en train d'essayer d'échapper au deux bébés léviathans qui l'ont pris en chasse).

4$^\mathrm{o}$) PAR CONTRE, LE PALAIS PRINCIER DE KLOHO N'AYANT PAS ETE TERMINE (enfin, d'après ce que la ML de Kloho semble dire), le bombardement a simplement réduit à néant les efforts des Syldaves pour reconstruire l'édifice (qui était quand même presque finit). J'invite par ailleurs le Saunatorium a enquêter sur la possession d'armes par une partie de la population venyssoise. J'informe au passage monsieur von Neumann qu'il a plein de suie sur le visage. Monsieur Forzalcanut se verra retirer, lui aussi, 20 points de notoriété.

5$^\mathrm{o}$) PAR CONTRE, LE COLONEL BORIS GLEB A BIEN ETE FAIT PRISONNIER PAR LES YSSOIS (ET J'INSISTE LOURDEMENT SUR CE FAIT). Par ailleurs, la grâce Pseudo-présidentielle vient de lui abroger trois pouvoirs pour l'aider à se sortir de ce pétrin : primo, aucun coup, aucune torture physique ne pourra le toucher ou lui faire sentir une quelconque douleur tant que je le voudrais. Toute personne qui voudrait lever la main sur lui sera instantanément transformer en "Casimir" (dans l'Île aux enfants) pendant vingt-quatre heures. Les armes se briseront à son contact, sans lui faire la moindre éraflure. Secundo, son haleine exhalera désormais une odeur entre celle de la pizza aux hanchois faisandés et celle d'un homme qui ne se serait nourri que d'ail pendant vingt ans, ce qui risque de gêner pas mal ses bourreaux. Tertio, afin de le punir malgré tout, ses cheveux sont désormais rose-vif et ses yeux vert fluos. Par fair-play, j'irais lui offrir une paire de ray-ban pour cacher ce regard ridicule. Ces "grâces" ne sont pas irréversibles et prendront fin quand il me plaira.

Enfin, voilà ce que le Pseudo-Président propose comme réglement à l'amiable: le doge de Venys et le prince von Neumann devront se serrer la main en se disant des politesses pendant minimum douze minutes au-dessus de ce qu'il reste du Pont-Padour, au-dessous duquel nous placerons une petite douzaine de Léviathan histoire de corser le jeu. S'ils ne l'ont pas fait dans les trois jours, je m'arrangerais pour diminuer de moitié leur notoriétés respectives.

Par ailleurs, messieurs Gleb et Forzalcanut sont nommés Conseillers Officiels pour les Evenements Pseudo-présidentiels parce qu'ils ont quand même des bonnes idées.

Ainsi soit-il,

Ces décisions entrent en vigueur le Samedi 5 janvier 2002 à 11h45,

Emmanuel Raveline, Pseudo-Président de Pseudopolis.

P.S.: Bonne année, les p'tits gars !

Théophraste de Mytilène critique cette décysion

Ah là, vous me décevez. Je pensays qu'aux cornichoneryes d'hyer et de cette nuyt, le Pseudoprésydent se contenterayt d'un "Ces évènements n'ont pas existé", dysons même que je tablays dessus. Et que fayt-il ? Il nous sort un scénaryo improbable à même de mettre tout le monde d'accord (sauf qu'on aimerayt byen un petyt peu sodomyser Gleb avec une barre de fer rougie au feu mays bon...).

Ceci étant dit, gardons notre calme. Le bombardement de Forzalcanut est à prendre au second degré. Il servayt à fayre prendre conscyence de la connerye de venir entrepredrendre des actyons hostiles sur le territoyre d'un voisyn (fusse avec des "non-armes") sans leur consentement ex-lude. J'avays même préparé une petite bombe atomique en cas de représaylles klohaques.

Mayntenant, si vous voulez vrayment en finir avec Pseudopolys, c'est pas moi qui pleurerayt dessus, vu ce que çà devyent. Mays vous devryez quand même attendre le retour de votre ennemy intime, l'infâme Paxatagore, je doute qu'il soyt de cet avys.

Forzalcanut assume ses actes

Yssois, Yssoisses,

Devant l'attaque Klohaque, balancé entre le devoyr d'obéyssance envers le Doge et mon honneur de militayre, j'ai choisi cette deuxyème voie. J'ai sans doute eu tort.

Je suys un soldat, formé à la dure et élevé dans l'amour de la patrye. Je ne suys pas un politicyen prêt à se coucher devant le klohaque abhorré ou son cousyn le crassyeux. Face à la gifle reçue, j'ai pensé qu'il fallayt réagir promptement et sans fayblesse. Le Doge étant parti en week-end, j'ai pris la liberté d'agir sans contreseing politique.

En tant que militayre, la solutyon logique aurayt été de me tirer une balle dans la tête. Mays dans ce pays de couylles-molles où on ne peut pas avoyr d'armes et où on ne peut pas non plus se suycider, j'ay du me contenter de présenter ma démissyon au Doge.

Je prends l'entyère responsabilité de mes actes. Je n'ai reçu d'ordre de personne, les hommes placés sous mon commandement ignorayent l'absence d'accord du Doge (d'aylleurs, il n'est pas d'usage au SYRE de se lancer dans de longues explicatyons sur le pourquoy des actyons entrepryses, un soldat, çà obéi !). Je me constitue donc prysonnier et attend d'être jugé devant un Tribunal de Venys. Je prends comme défenseur celui à qui je doys tout, Maître de Mytilène.

Colonel Forzalcanut

(Au garde-à-vous devant le Palays Dogéal en attendant qu'on lui dyse où aller)

Lool de Virion

Colonel Forzalcanut,

Etant donné votre poste et vos responsablitités devant l'Etat Yssois, les graves sanctions que vous encourez seront strictement disciplinaires.

L'Etat Yssois ne vous poursuivra pas pour cette hystoire.

Si d'aventure un cytoyen trop conscienceux décidait de porter playnte comme le droit yssois le lui permet, nous demanderons les débats à huit clos pour des raisons de sécurité. Nous demanderons également aux servyces des impots, des factures, à la polyce municipale, aux controlleur de voirie et au controlleur du ramassage d'ordure de faire une enquète sur le plaignant afin d'avoir la certitude qu'il ne s'agit pas d'une manoeuvre politique. Le redressement fyscal d'un volume astronomique sera envoyé la semaine suivante !

Marilyse Emphetuocle

Notre subliminale Dogitude a décidé de passé l'éponge sur les fientes et les dobermens lancé par les agents de Kloho. Cette attitude, très critiquable, a au moins permys de ramener la paix entre nos deux communautés et sans doute de mettre fin à une grave cryse institutionnelle au niveau pseudofédéral.

Néanmoins, le nettoyage de Venys, les frays d'infirmerie pour les un et les autres, va coûter de l'argent. Il est légitime que la Cité Libre de Venys en demande réparatyon au principal auteur : le Colonel Gleb. Je demande donc que le Conseil des Portes désigne un avocat pour aller plaider, devant les Tribunaux de Kloho, et demander des dommages-intérêts à la mesure du préjudice subi par chacun d'entre nous.

Je pense aussy qu'il est important que le Conseil des Portes, qui vient de déposer un projet de loy fédérale au Saunatorium sur la liberté de circulatyon, se réserve la possibilité d'interdire à l'avenir à ce tryste syre de mettre les pieds chez nous.

Lool de Virion

Chère Marilyse,

Je comprend vos griefs et les partagent assurément, mays dans un esprit de détente et pour définitivement enterrer cette tryste hystoire, aucune demande de dommages et intérêts ne saurait être pratiquée par la Communauté de Vénys dans son ensemble. L'actyon individuelle est bien entendu envisageable.

En ce qui concerne la circulatyon de Mr Gleb à Vénys, la disposityon de l'article 1.2 de la Loi de Libre Circulatyon est très clair :

1.2. Aucune restriction ne peut être apportée par les communautés à la libre circulation des pseudopolitains entre les différentes communautés, si ce n'est, dans des cas exceptionnels, quand des mesures de santé publique l'imposent absolument.

Il ne fait aucun doute à personne qu'il s'agirait bien là de mesures de santé publique.

Je vous remercie de toujours vous intéressé à chaque déclaratyon et actyon du Conseil des Portes, c'est byen de sentir que des gens s'intéressent à ce que l'on fait :)

Marilyse Emphetuocle

Cher Lool,

Je pense que vous avez tort : le réchauffement des relations entre la Klohaquie inférieure et Venys ne doit pas pour autant signifier que nous devons céder à tout sur tout les plans. Cela signifie que nous sommes capables de règler nos différents en adulte, et de ne pas nous taper dessus, mays pas que nous renonçons à exercer nos droits.

J'insyste donc pour que ce ne soit pas Venys qui paye la facture des agyssements de Gleb.

Lool de Virion

Dans ce cas je suis certain que vous conviendrez qu'il nous reviendrai de rembourser les réparations des deux ponts et du Palays princier de Kloho (croyez moi, j'ai déjà fait les comptes on y perdrai beaucoup !)

Marilyse Emphetuocle

Vous ne comprennez rien à rien, Lool, votre méconnayssance du dossier montre que l'équipe dirigeante fait preuve d'un amateurysme stupéfiant.

Il s'agit de demander à Gleb des dommages intérêts, et non à la Principauté de Kloho. Libre ensuite aux Klohaques d'assigner devant le Tribunal de Venys le Colonel Forzalcanut et demander des dommages intérêts.

Lool de Virion

Pour le dernière fois ce dossier est désormays clos, je me demande byen si l'opposityon se rend compte de ce qu'est la polityque étrangère de Vénys, nous essayons de calmer les esprits sur cette affaire et voilà l'opposityon avce ses gros sabots qui s'en mèlent.

Donc le Conseil des Portes estime le dossier Gleb clos et n'y reviendra plus quelque soit vos gérémyades déplacées. Il suffit à la fin, le Conseil des Portes n'as d'ordre de recevoir à personne quand à sa politique étrangère et surtout pas de l'opposityon qui a eut dans ce domayne une attitude absolument désastreuse lorsqu'elle était au pouvoyr, au point que nous ayons du employer des trésors de diplomatye pour éviter une guerre stupide !

Si vous voulez porter playnte pour des dégradatyons subies par vous même ou votre domicile allez donc portez playnte auprès du trybunal de Kloho !

Je vous salue et vous laisse, j'ai énormément de travail en ce moment.

Zoé Tinùviel

L'attitude du Conseil des Portes est, en ce dossier, conforme à sa ligne de conduite passée: ne surtout pas intervenir dans les affaires criminelles à Venys! Il s'agit d'une politique dangereuse, et pour tout dire particulièrement intolérable.

Un précédent fut le vol commis en ma demeure qui, bien que plainte fut déposée, ne provoqua pas le plus petit atome de réaction de la part du Conseil des Portes ou de l'inquisytion, sans doute muselée.

Mais l'affaire Gleb est d'une toute autre importance: des dégats majeurs ont été occasionés à la santé et aux biens de nombreux citoyens. Et pire, l'honneur de Venys a été bafoué! Je demande donc au Conseil des Portes de revoir se posytion en cette affaire.

S'il devait persyster dans son refus, je propose mes servyces à tout citoyen souhaitant déposer plainte contre l'infâme Boris Gleb. Non pas devant la justyce Syldave, mais bien Yssoise puisque les crimes ont été commis à Venys. Enfin, dans l'hyppothèse où ces démarches judyciaires ne devraient pas aboutir faute de coopération du Conseil des Portes pour extrader Gleb, reste la possybilité de déposer plainte contre le Conseil des Portes pour entrave à la bonne marche de la justyce.

Ne vous laissez pas faire, que toute personne souhaitant déposer plainte contre Gleb me contacte, si le Conseil des Portes ne vous aide pas, quelqu'un d'autre le fera.



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