Philosophie


Faculté de Philosophie d'Ys.


Faculté Heysdegger de Philosophie et philologie - Centre d'études philosophiques et philologiques dont le but est de répertorier les différents courants de la philosophie et de la philologie yssoises à travers les âges et faire progresser cette philosophie. Quelques pystes : le platonysme et le néo-platonysme, l'épicurianysme,le kantysme, le nystcheysme...

Doyen : Lool de Virion

Liste des instituts universitaires :

- Institut Loghorée Supérieure de Art de débiter des salades à vitesse accélérée., dirigé par Emmanuel Raveline - Institut Anna Harendt, succursale de la faculté Heysdegger de Tous textes philosophiques qui ne sont pas sur le jeu en lui-même , dirigé par N... - Institut "Irrayson Impure" de Réflexion sur l'Irrayson Impure, dirigé par Emmanuel Raveline - Institut Platon de théorie ex-ludique : la philosophie se penche sur le micromonde - Institut Emmanuel Raveline d'art de la dictature (ancienne faculté du même nom).


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Fondatyon d'une école de Philorhétie


Anaclet de Paxatagore


Résumé
ce courant philosophique, proche de l'Eglyse de Poseydon, renaït. Mays entre de bonnes mayns ?


Venys, un neptudy comme les autres. Alors que nombres de fidèles sortent du culte sur le parvys du temple de Poseydon, un homme curyeusement habillé prend ainsy la parole.

Moy, Antigone Polysgone, moyne errant adepte du culte de Poseydon, qui connait le monde naturel pour avoir voyagé dans de nombreuses contrées, et le monde spirituel, pour avoir exploré la sagesse des natyons et des peuples dans les livres de nos pères spirituels yssois, annonce offyciellement la fondatyon de l'école de Philorhétie de Venys. Cette école portera le nom de l'auguste Plutarque, annonciateur de multiples évènements qui n'arrivèrent jamays, et l'on y étudiera l'art sacré de la philorhétie, art qui s'est perdu au fil des ans au profit de la pérorayson ravelinienne.

A l'évocatyon du monstre sacré de la philosophie yssoise contemporaine, les matronnes frysonnent et se couvrent en s'agenouillant, car le nom seul du lolophage poète effraie les vierges.

Oui, la pérorayson ravelinienne a complètement mys sans dessus dessous la sagesse de notre patrye. Devons nous écouter un criminel endurcy qui doit à une coupable surpryse de n'avoir point encore été occys ? Nous devons retrouver les fondements de notre sagesse populaire et mystique dans la fréquentatyon de nos sages aïeux, comme le dit certainement le grand Marcus Porcus Catonys, l'un des rares yssois à défendre encore les tradytions qui font la fierté de notre peuple. L'école de philorhétie mettra vos esprits dans le bon chemin, celuy de la maîtryse raysonnée de nos sagesses antiques et de nos moeurs les plus symples.

Un cercle plus ymportant se forme autour du sage. Polytemnès, agent des renseignements généralystiques (les fameux RG, dirigés par le colonel Rastapopoulys), commence à empoygner son taulkys-walkys pour avertir ses supérieurs, et certaynement un chauve souryt quelque part, transmettant ainsy en message codé des informatyons au siège de la garde satrapique. Déjà, ceux qui commandent sur cette terre sont au courant de la nouvelle.

Polysgone : Qui sommes nous ? Nous, les Yssois ? Qui sommes nous ?

Une voix lance : "les meilleurs !"

Polysgone : Certes, nous sommes les meilleurs. Nous sommes les meilleurs, mays pourquoy ?

Une autre voix : "car nous sommes les descendants des atlantes !"

Polysgone : je voys que tout n'est pas perdu. Le sage philorhèthe athysque, Pluto n'écrit-il pas que les yssois sont bénys des dyeux car ils ont survécu à la catastrophe qui a déferlé sur l'atlantide ? N'est-ce pas aussy ce que dit encore le poète du cantys des cantys, lorsqu'il chante qu'Ys est la plus belle des créatyons des dyeux, le centre des terres émergées, le nombril du monde ? Pourquoy avons nous oublié que la grandeur de nos aieux n'est pas du seulement à leur mérite personnel, mays à ce don des dyeux qui nous ont fait part de leurs sagesses et de leurs moeurs. Car, ne l'oublyons pas, le peuple yssois est l'exact reflet de l'olympiacos, la résydence des dyeux. Là haut, règne l'Empereur Dyeu, le très abyssal Poseydon. Les moeurs des yssois sont des moeurs divins, car ils nous vyennent des dyeux. Il est vray que comme tous les hommes, nous sommes d'essence animale, mortelle. Le sage Darwinus nous l'a montré. Mays, alors que les autres peuples sortent tous justes de la fange animale et ont construit pitoyablement une culture tout juste sortie de la bestialité, les Dyeux ont choysi notre peuple pour partager avec luy leur civilisatyon divine et parfayte. Louons Poseydon et cherchons à ne pas le décevoir.

La foule, conquyse, applaudyt fortement et bruyemment en cryant des "Poseydon est grand !" "Loué soyt le très abyssal !" Pendant ce temps, de jeunes éphèbes épilés vétus de pagnes, manifestement venus de Cataloxytanye (et donc remplys de promesses de prouesses sexuelles), dystribuent des prospectys avec la photographie du sage, l'emplacement de son école et son numéro de compte bancayre.

Marcus Porcus Catonys : Quelle brillante orayson ! Je ne peux qu'applaudir, et louer notre Seigneur Poseydon (Loué soyt-Il !) de votre venue ! Sy je puis faire quoique ce soit pour vous rendre servyce, n'hésytez surtout pas. Comment pourrays-je refuser une aide qui peut s'avérer très précyeuse pour ramener les brebys égarées sur le droit chemin.

Antigone : - Loué soys-tu, Marcus Porcus Catonys.

Permets que je te tutoyes, car le sage Socratys lui-même a écrit qu'au seyn du peuple élu, et malgré les différences de rangs, la fraternité doit se marquer par le tutoiement. Certes, Protagorys écrivait que le vouvoiement était la mesure de toute chose, et Nystche lui-même le pratiquait assydument, y comprys lorsqu'il s'adressayt à lui-même. Mays, les philorhéteurs ont pour coutume de tutoyer et d'inviter à ce qu'on les tutoie, sauf les heysdeggeryens qui ne font rien comme tout le monde (comme leur nom l'indyque, j'y reviendrai une foys prochayne).

A vray dire, mes dyscours ont déjà conduyt le jeune Pestulentyas (c'est là un surnom satyrique, tu l'auras deviné), mon bailleur, à me mettre à la porte. Je comptays utilyser son domicyle pour y donner mon enseygnement, mays il a été gagné aux foudres ravelinomaniaques, et il m'a éjecté de son domicyle de la façon la plus désagréable du monde. Heureusement, je professe l'ataraxys des cyniques, et après avoir uriné sur ses lilas et forniqué avec sa fyancée, j'ai prys mes affayres et je suys parti. Peut-être aussy lui ai-je prys ses économies ? Si je l'ai fays, c'était pour la bonne cause (bruyt d'une bourse qui change silencyeusement de la mayn du rhéteur à celle du prêtre).

Bref, je suys à la rue. J'ai byen envie de m'ynstaller dans un tonneau d'absinthe fraîche pour y professer mon enseygnement. Autoryses - tu que j'installe ce tonneau juste à l'entrée du parvys du Temple de notre Seigneur Abyssalesque ? J'y attireray ainsy nombre d'élèves et les guydera insensiblement, à travers mon enseygnement, vers la pratique du culte et l'élévatyon de l'âme que commande la philorhétie. Connays-tu le mythe de la caverne ? Non (bruyt d'une bourse qui encore plus sylencieusement repasse dans la mayn du rhéteur à l'insu du prêtre) ? C'est là une parabole que les maîtres rhéteurs affectyonnent. Je la compterays à l'entrée du Temple et à l'yssue, j'inviteray chacun à contempler le Temple, portrait vivifiant de l'âme, et à faire un don à l'Eglyse de Poseydon.

Se plongeant alors dans la méditatyon, le sage polysgone entâme le cantysque "de ravelinaien in prisonnias" (en atlante médiéval, à psalmodier)

Marcus Porcus Catonys :

- Par Poseydon (Loué soit-Il !), votre... ta demande me parait tout à fait faysable. J'en glysserays mot à Sa Béatitude Evanescente, et je gage que vous... tu obtiendras satysfactyon rapidement. Je voys, ou plutôt j'entends aussy que vous... que tu connays par coeur de très beaux cantysques. En tant que Philorhéteur, vous... tu dois connaitre aussy les Quantiques, non ? Vous savez, ces chants écrits par Emmanuel Quant, un très grand sage, et un très grand physicyen aussy, qui a mys au point notamment les théories Quantiques. Je pense le mettre dans les programmes scolaires... Qu'en pensez vous... tu ? As-tu d'autres auteurs qui pourraient aider à la formatyon des jeunes âmes, pour la plus grande gloyre de Poseydon (Loué soit-Il !).


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Fondements de la philosophie d'Ajax


Anaclet de Paxatagore

par Ajax le Petit


Chers amis de la philosophie, je vous remercie de prendre part à ce cours qui, je l'avoue, va vous paraître très théorique. Je vais essayer de résumer les bases incontingentes à une approche informelle de l'essence de la pensée Ajaxyste.

Ajax le Grand, à propos de la religion, dit un jour : "Poséydon n'est pas un Dieu. Poséydon est un cancrelat qui doit mourir sous nos piétinements, car nous piétinons, et cela est justifié, les cancrelats. N'a-t-on pas raison de piétiner les cancrelats ? Les cancrelats sont des insectes répugnants et infects. Ils salyssent la maison et, en grand nombre, peuvent se révéler dangereux pour notre santé et celle de nos esclaves. Veut-on se tuer, veut-on annihiler sa maysonnée ? Veut-on mettre à bas son train de vie ? Non ; donc nous piétinons les cancrelats. Poséydon doit être piétiné, par conséquent, et non adoré par les hommes justes."

A propos de l'Empereur, Ajax a dit, répondant à un élève qui admirait le train de vie impérial : "L'Empereur est un scarabée. Le scarabée est beau, sa carapace brille sous le soleil. Néanmoins, le scarabée ne sert à rien. A quoi sert un scarabée, à nous les hommes justes ? À rien. Tout juste lui jetons-nous un regard, quand il passe à proximité de nos pieds. Nous le trouvons vermeille et fort beau, mais il y a bien d'autres choses belles et vermeilles dans la vie, par exemple les cuisses d'une belle oryssoise. Peut-être même que ce scarabée, beau et doré sous le soleil, détourne-t-il nos regards de l'essentyel. En résumé, les scarabées ne produisent rien, ne nettoient point nos écuries et nos granges, ne participe pas à la moisson du fief de notre seigneur. Les scarabées sont le summum de l'inutile. Ayant dit cela, nous pouvons conclure : l'Empereur ne sert à rien. Ce qui nous amène à une autre vérité : l'Empereur peut bien ne plus l'être, et ne plus être en général, que cela serait sans conséquences."

Ajax le Grand, mon maître, passait ses matinées sur le port d'Er-rhôd. Il assistait à l'arrivée des bateaux sur le port, à la criée, et à d'autres commerces. Sa longue observation de la pêche en Ys lui fit dire, un jour, à ses élèves : "La pêche est une bonne chose. Pourquoi ? Parce que la pêche est un fruit. Or les fruits ne sont-ils pas chose exquyse ? Ne sont-ils pas essentiels à notre alimentation ? Bien sûr que si, mes élèves. Je ne dis qu'une chose à propos de la pêche : continuons à pêcher. Cela est bon. Cela est bon pour notre santé, et cela est exquys."

Résumons la pensée ajaxyste en quelques mots : Ajax le Grand a énoncé des vérités à propos de chaque élément de notre univers. A chaque notion correspond un axiome. A partir de ces vérités, et du bon sens commun, les Ajacyens sont à même de tirer des principes de vie exemplaires. Moi-même, je suys ces principes à la lettre, je conchie Posédydon et l'Empereur, j'applaudys les pêcheurs quand les chalutiers rentrent au port.

Vous pouvez vous procurer le livre complet contenant tous ces axiomes, la "bible" de l'Ajacysme. Adressez-moi simplement un chèque de 500 Yris à l'ordre d'Ajax.

Ajax, dyt "le Petit"

fondateur de l'Académye de Venys.

Anaclet de Paxatagore : Ajax, l'inventeur du produyt vaysselle ?

Ajax : Ajax est un nom purement yssois, greco-atlante si l'on remonte à ses origines. Il appert que l'inventeur du produit vaysselle est aussi un Ajax. De toutes manières, tous les Ajax sont géniaux. Je ne fais pas exception ! Il existe même un Ajax d'Amsterdam, aux Pays-Plats, qui a inventé le Subrugby sans palmes, sans tubas et sans mains.

Mays je crois que l'Ajacysme d'Ajax le Grand n'est pas une école de pensée pour les foules, comme celle d'Antigone Polysgone le Vendu. Je ne peux décemment pas continuer à parler avec vous à vysage découvert, je me ferais embastiller pour mes propos révolutionnaires. L'Églyse est puyssante à Venys, m'est avys ; à Chyspre, il y avait toujours un coin de dune ou d'oasis pour se cacher. Ici, je crains le lynchage populaire. Je vous laisse donc,


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L'Abscynthéysme


Anaclet de Paxatagore

Emmanuelus Ravelynys

essay sur la philosophye yssoise


Résumé
L'absinthe est-elle une philosophie ? La philosophie est-elle soluble dans l'absinthe ?


La doctryne abscynthéyste fut dévellopée tout d'abord par la phylosophe yssoyse Alys Mac Byyl, lorsqu'Ys se battayt contre Rome. Elle se base sur des règles de vye extrêmement strycte qui, de nos jours encore, sont respectés par byen des yssoys:

"Quia Abscynthem Bonus Est, Abscynthem Absorbat" (Parce que l'abscynthe est bonne, absorbe de l'abscynthe, traductyon de latyn yssoys, sous-dyalecte culynayre)

"Quia Opyum Bonus Est, Opyum consummat cum non moderatyonem" (Parce que l'Opyum est bon, consomme de l'Opyum)"

"Quia Luxuryam Bonyssyma Est, Luxuryam Vautrat" (Parce que la luxure est meylleure que tout, vautre-toi dans la luxure)

A ces règles de bases, s'ajoutent quelques petytes nuances, selon les phylosophes. Aynsy, la doctryne paxatagorycyenne:

"Quia Abscynthem et Opyum est bonyor in Deux-Magum, frequantat ipse etablissementem" (PArce que l'abscynthe et l'Opyum sont meilleurs aux Deux Mâ-goh, fréquente cette établyssement)

Ou la doctryne Mythilényenne:

"Electyonnem Desesperat Ad Aeternam Te Presentat" (Présente toi à jamays aux électyons que tu n'as pas de chance de gagner)

L'abscynthéysme se batît donc, comme on peut le voir, sur de courtes maxymes ayant pour but de répondre à la plus grande questyon exystentyelle qui soit: comment faut-il vyvre ? Le phylosophe Spynozys fyt scandale en faysant éclater la véryté au grand jour: comment faut-il vivre, on le sayt: dans la débauche. La vrai questyon est donc: comment faut-il se débaucher ?

Dès lors, plus d'un se sont confrontés au problème. On l'a vu, les bases de l'Opyum, l'Abscynthe et la Luxure sont importante. Mays, par exemple, quyd des autres stupéfyants ? Pourquoi l'Opyum et pas le Peyotl, ou bien l'Héroyne ? Et byen la réponse est donnée par Wystgenstys, dans un texte mémorable ("Opyum Gloryam"):

"Nullum ignorat delycyossyssym gustato opyum; dyxyt Homerys, "dycytur opyum suprem fuysse". Questyonem est: Opyum ? Num altera droga talys delycysyonnem est ? Sed responsem est simplex: Opyum est, in tradytyonem Alys Mac Byylys phylosphycem, deus alimentem. Est cum seculam Yssys dememberat eus factus."

(Personne n'ygnore le goût délycyeux de l'abscynthe; Homère dysayt: "On dyt que l'Opyum étayt suprême. Mays la questyon est: Opyum ? Est-ce qu'il n'exyste pas des drogues aussy délycyeuses ? La réponse est simple: l'Opyum est, dans la tradytyon phylosophyque yssoyse d'Alys Mac Byyl, un alyment des dyeux; avec le temps, les yssoys ont oublyés ce fayt.)

Aynsy, le goût yssoys s'est formée sur l'ydée qu'il fallayt se débaucher aussy byen que des dyeux. On peut donc donner cette première approche de l'Abscynthéysme: il s'agyt d'une doctryne qui invite à se rapprocher des être dyvyns en menant le même trayn de vye qu'eux. Nous approfondyrons bien sûr cette idée dans les temps à venir.

Je vous remercye de m'avoir suyvyt.


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Le travail selon les Ajaxyens


Anaclet de Paxatagore

réponse aux Philorèthes


Faussetés que voilà. Cela ne m'étonne guère, de la part d'Antigone Polysgone le Vendu, vendu à l'Eglyse et à l'Etat.

A propos du travayl, Ajax le Grand put énoncer de son vivant : "Le Travail est une guitare folk. Or les guitares folk nous cassent les oreilles. Les mendiants syldaves passent leurs journées à gratter leurs guitares folk pour quémander quelques Yris, indisposant l'honnête passant qui n'a pas le courage de les frapper à mort. Assurément, un monde sans guitares folk serait meilleur. Pourquoi ? Parce que les Syldaves sans le sou cesseraient d'en jouer, et nos oreilles ne s'en porteraient que mieux. Je ne vois qu'un principe valable, si nous voulons donc un monde plus agréable à vivre : supprimons le travail. Bien sûr, la pêche n'est pas un travail, la pêche est un fruit, si vous maîtrysez les bases de la pensée véridique de l'Ajacysme chysprani. Karl Marx, un de mes dysciples des premiers jours, l'exprima fort clairement : "Pour atteindre au parfait « Calme de la connaissance », il faut que la Critique essaye avant tout de se débarrasser des guitares folk. Les guitares folk sont des instruments de musique en bois verni, et rien n'est plus dangereux pour le Calme de la connaissance que le bois verni. À l'occasion des romans de Mme von Paalzow [2], qu'il nous assure « avoir étudiés à fond », M. Edgar cède donc à « cet enfantillage qu'on appelle la guitare folk ». Quelle horreur, quelle abomination ! Voilà de quoi exciter la rage de la Critique critique, lui faire tourner la bile et même perdre la tête." (Karl Marx, la Sainte Famille).".

Voilà donc pour vous, Monsyeur de Fontvell.

Ajax


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Le travail selon les philorhètes


Anaclet de Paxatagore

cours d'Antysgone Polysgone


En effet, comme l'écrivait le célèbre philorhéteur Hysgel, le travail est la vertu première (en atlante philorhétique : arbeyst yst die eryste ferdu). Il ne faut pas méconnaître, mes bons petits élèves (cliquetys des pièces de monnaies qui passent d'une calebasse d'élève à la calebasse du maître) la force profonde de cette axiomatique hysgelienne. Evidemment, les ravelinomaques soutiendront qu'Hysgel doit être assassyné et pendu par les attributs avant d'être évysceré. En réalyté, c'est eux qui méritent un tel châtiment ! (houras dans l'assystance), car c'est eux qui conspuent la valeur du travayl.

La questyon, cependant, nous le savons, n'a pas été bien étudyée par Hysgel, qui était trop matérialyste pour comprendre la subtilité de la philorhétie yssoise. En effet, une profonde dystinctyon doit être opérée entre ceux qui sont dignes de travayller et ceux qui dont dignes de poynt le fayre. La philorhétie yssoise classyque, depuys Patataquys jusqu'à Octopossys en passant par Nikopolidis et Charysteas (un élève de la mayson mytilène commence à beugler HELLAS ! HELLAS !), nous enseygne en effet que la civilisatyon yssoise repose sur les dystinctyons selon les employs et les tâches. Ainsy, les vils crassyeux, sales et repoussants, doivent travailler à des tâches viles, sales et repoussantes, comme l'entretien des chevaux. De même, les klohaques putréfacteurs, horribles et difformes, doivent travailler à des tâches malodorantes, comme le ramassage des ordures avec les pieds. Ainsy, le noble paysan yssois, fier et obtu est digne luy de s'adresser à la terre, car la terre, elle, ne ment pas. Il communie avec elle, et par elle, avec Hadès, avec Zeus, mays surtout avec Poseydon, Loué Soyt-Il (le très abyssal, répète la foule en choeur). De même, les bourgeoys ont droyt à la nécessaire tâche du commerce et des achats et des ventes. Chacun, selon sa nayssance, son rang et son talent a ainsy sa place dans la socyété et les uns et les autres se doivent de respecter les tâches des catégories les plus basses. Car, s'il est vile et salyssant de voir déféquer un cheval, cette tâche est néanmoins nécessayre car elle fait partie du monde et justifie ainsy, dans la pureté de la créatyon de Poseydon, l'exystence des crassyeux. N'ayons pas peur de le dire : si demayn Poseydon raye de la carte les équydés, nous aurons alors le devoir sacré de lui sacryfier les crassyeux.

Ainsy doit-il être fayt.

C'est 100 Y?la séance.


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Les femmes selon l'Ajaccysme


Anaclet de Paxatagore

par Ajax le Petit


Sur le sujet des femmes, Ajax le Grand chapîtra : "Les femmes sont faibles. Les grenouilles, elles aussi, sont faibles. Donc les femmes sont des grenouilles. Comment devons-nous traiter une grenouille qui vit à nos côtés tous les jours ? Nous devons la faire taire. Car une grenouille qui coasse sur tout et n'importe quoi est insupportable. Imaginez-vous supporter les coassements d'une grenouille toute la sainte journée ? Imaginez-vous le déshonneur qui frapperait alors votre mayson, sans compter les maux de tête et la migraine ? Non ; c'est pourquoi l'homme exige de la femme qu'elle se tayse, et il a rayson.



Sous-sections
Sérényssime Empire d'Ys