République Ravelinienne


Fondée en janvier an I, la République Ravelinienne est définitivement supprimée en janvier an V, par décysion du Doge Hector d'Ysciple. Un quartier ravelinien, consacré aux artystes, est cependant étably au nord ouest de l'île, seul vestyge de la République Ravelinienne.



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Il y a des jours, comme ça...


Anaclet de Paxatagore

La "nayssance" de Gnourf

par Emmanuel Raveline


Venys, Hier, 19h30.

Q.G. du Bene Gesserit, six cent soixante six mètres sous terre, troisième étage, Section des Invocations. S'emparant d'un bout de craie, Emmanuel Raveline, encapuchoné dans la bure traditionnelle des adeptes du démon, dessine un pentacle en grommellant.

"Mgngngng... quadrature du cercle.... mgngngngng... si je loupe le démon sera pas content... mgngngng... me demande ce qu'est devenu Kayser... mgngngngn... voilà c'est presque fini..."

Et soudain...

"PAR LES TROIS MILLIONS DE COUILLES DE MULTIPLICATYON ! (NB: dieu du clônage), MA CRAIE EST FINIE !"

N'ayant plus assez de craie pour achever son pentacle au sol, Raveline va chercher dans la réserve (deuxième étage, troisième porte à gauche ; faire attention à la mine anti-personnel derrière la porte. Le type devant avec les cornes et les ray-ban n'est pas méchant) et s'apperçoit, non sans jurer une fois de plus, qu'il n'y a plus du tout de craie.

"Bon", se dit-il, "cela n'est qu'un détail d'ordre mineur, je m'en vais régler cela en deux battements de paupières... Hector d'Yscyple, en bon professeur, en aura sûrement."

Raison pour laquelle Raveline hèle un gondolier et lui ordonne d'aller à l'école d'Yrys en quatrième vitesse. Ramant en sifflotant "O sole myo", le gondolier conduit paresseusement l'embarcation. Arrivé à bon port, Raveline saute de la gondole, lance deux roublards à l'escargot qui l'a conduit ici, et se précipite dans la salle de classe. Hector d'Ysciple, voyant Raveline arriver, brandit un crucifix et s'écrie : "A GENOUX, IMPIE ! VADE MECUM... euh non... c'est quoi, déjà ? Ah ! oui !... VADE RETRO, SATANAS !" Déjà les élèves se cachent derrière leur table, entonnant un Te Deum suppliant envers Poséydon.

J'ai l'impression qu'on apprends de drôle de trucs à ces gosses, se dit Raveline avant de se tourner vers Hector, qui lance des formules en latin dont il ne comprends même pas la signification. "Silence, risible individu ! J'ai juste besoin de craie !

- ABERRATION VIVANTE, JE NE TE CROIS PAS ! CELA EST UN MENSONGE IMPIE DONT TU USES AFIN D'ENDORMIR MA MEFIANCE ! ARRIERE, SATAN ! VA ! REPARS DANS LES ENFERS QUI T'ONT VOMI !"

Murmurant "Beati pauperes spiritu", Raveline abandonne l'idée de faire entendre raison au fanatique d'en face.

Haussant les épaules, il quitte l'école en se demandant où il va bien pouvoir trouver... BON SANG ! Mais bien sûr ! Le professeur Diafoirus a probablement, entre autres trucs incongrus, laissé dans son laboratoire un peu de craie !

Arrivant au labo abandonné, Raveline cherche désepérément ne fut-ce qu'un infime morceau. Il n'en trouve pas. Il cherche, fouille et... trouve une trappe. Il la soulève, descends... et se retrouve en face d'une porte sur laquel est écrit : "INVENTIONS A AMELIORER - DANGER ! - NE PAS ENTRER."

Ne se laissant pas arrêter par ce genre de pécadilles, Raveline pousse la porte et se retrouve dans une pièce pleine à craquer d'objets étranges un peu partout, négligemment laissé sur le sol, posés en vrac sur des tables en métal, entassés dans un coin. Un vrai bazar (tiens ? bazard ? j'ai dit bazard ?). Tout au fond, une machine plus grosse que les autres ronronne paisiblement. Elle est constituée d'une sorte de cabine et d'un terminal informatique à l'intérieur.

Raveline entre, appuie sur quelques boutons et le terminal affiche : "Machine pour déplacements spatio-temporels. Made by T. Diafoirus, (c), TM et plein d'autres trucs comme ça." "N'importe quoi !", se dit Raveline en haussant les épaules.

Geste malheureux: il vient, sans le vouloir, de déclencher un levier. Et là... la machine s'emballe. Tout devient trouble. Raveline tombe inconscient.

Lorsqu'il rouvre la porte de la cabine, quelques heures plus tard, son flegme habituel (ahem, ahem) le pousse à tenir à peu près ce langage : "Diantre ! Mais où suis-je tombé ?"

Il se trouve devant un paysage terrestre classique : une savane tranquille. Devant lui, des singes velues émettent des "honk" paisibles.

Raveline les examine un instant et se souvient de ses cours d'anthropologie à la fac. Ce ne sont pas des singes : ce sont des australopithèques.

"Fichtre !", s'exclame-t-il. Puis de dire: "Ces messieurs pourraient-ils m'indiquer où nous sommes ?"

En guise de réponse, l'un d'entre eux s'exclame : "GNOURF !"

"Gnourf ?, répète, dubidatif Raveline. Et où est donc Gnourf ? - Gnourf !, dit encore le même australopithèque. - Certes, mais encore ?, réponds l'infortuné voyageur spatio-temporel malgré l'insu de son plein gré (!). - Gnourf !, inlassablement répète l'homme préhistorique. - Ah ! C'est votre nom ! Enchanté, moi c'est Emmanuel. Et de grâce, ne faites pas comme ce jeune va-nu-pieds de Théophraste "Vlad" Mythilène qui m'appelle tout le temps "Manu" - tsss ! "Manu" ! C'est d'un vulgaire ! - Gnourf ! - Oui, j'avais compris. Dites-moi, Gnourf, vos collègues semblent bien muets ? - Gnourf ! - Ah ! Je vois. Hum. Eh bien, serrons nous la main, voulez-vous ?"

Là, le président à vie et jusque dans l'au-delà de la R.R. (ça, coco, c'est de la périphrase puissance 10) tends la main au gnourfeur d'en-face.

C'est malheureusement le moment que choisit la machine de Diafoirus pour changer d'époque et de lieu.

Pfffffffffffffffffffiouu, fait la machine. Et, hop ! Raveline se retrouve en train de serrer la main à l'ancêtre de l'humanité, qui l'a accompagné dans leur voyage spatiotemporel, dans un décor plutôt high-tech, une sorte de salle du trône version 2530 ap. JC.

Abandonnant la paluche de Gnourf, Raveline regarde un instant le lieu où il se trouve. Tiens, c'est bizarre comme coin. Il y a un gus en noir qui respire bizarrement qui dit à un type en face : "Je suis ton père, Luke", tandis qu'on entends des hurlements d'un réacteur voisin.

Raveline regarde Gnourf un moment (qui a l'air encore plus perdu que lui) lui dit : "A mon avis, nous les dérangeons, mon bon Gnourf." et... la machine se remet en marche, laissant Skywalker et Dark Vador en pleine crise familiale.

Ils se retrouvent dans un village moyen-âgeux. "Et ainsi, le canard et la sorcière", dit un homme qui désigne une femme du doigt, "pèseront sûrement le même poids." Raveline se demandant où il a bien pu tomber se tourne une fois de plus vers Gnourf, qui hausse les épaules et dit d'un ton très philosophique : "Gnourf !"

La machine se remet à nouveau en marche et pfiiiiiiiiiiouu...

... ils se retrouvent sur une espèce de champ de tir, où des policiers s'entraînent à faire des cartons sur des cibles en toc. Soudain, un énergumène dont le corps semble plus fait de métal que de chair arrive et tire trois coups... qui font tous mouche. Gnourf semble fasciné par la sorte de robot qui vient de réaliser cet exploit mais déjà la machine emporte nos deux valeureux explorateurs temporel...

"EST-CE QUE VOUS SAVEZ QUI EST LEE OSWALD ?", gueule un type à l'air patibulaire à un groupe d'hommes en armes assis en face de lui.

"Monsieur ! Affirmatif, monsieur !", s'écrie un des soldats, devant Raveline et Gnourf ébahis.

"Monsieur ! C'est l'homme qui a assiné le président John Fitzerald Kennedy, monsieur !"

Quoique cette conversation soit fascinante, Gnourf et Raveline disparaissent une fois de plus... mais ils ne vont pas très loin dans le temps : ils se retrouvent dans un hélicoptère au-dessus du pacifique. Bizarrement, on entends la chevauchée des Walkyries de Wagner.

Une dernière fois, la machine fait disparaître Gnourf et Raveline... qui se retrouvent dans le labo du prof. Se hâtant de sortir, Raveline regarde Gnourf.

"Hum ! Dites moi, mon bon Gnourf... - Gnourf ?"

Bon ! Au grands maux, les grands moyens ! S'emparant d'une des inventions du professeur Diafoirus (un "civiliseur", engin supposé transformer un sauvage à l'état primitif en un élégant gentleman - il voulait l'utiliser sur Raveline, bien évidemment) qui traînait par la, Raveline s'en sert sur Gnourf...

Comme l'engin de Diafoirus n'était pas parfait, les premiers mots de Gnourf sont :

- "Quand est-ce qu'on bouffe ? - Plus tard, mon bon ! Venez, Gnourf, quittons ce laboratoire. Vous prendrez bien une petite collation ? - Z'auriez pas une pizza aux anchois, plutôt ?"


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Eloges littéraires de la République Ravelinienne


Anaclet de Paxatagore

concours de la faculté des beaux arts


Résumé
Même les tout petits enfants Explosent les normes du plan


Je rappel que l'onpeut déposer un magnifique poème à la faculté d'Art à la gloire d'E.Raveline ou de sa république inspiré de l'hilarant modèle de ces vers sobiétyques :

"Même les tout petits enfants

Explosent les normes du plan"

On augmente les prymes, c'est 4000 yris qu'il y a à gagner pour le premier, soit quelques moys de salaire...

Ah mays ouy zut, à cause de l'abject modèle de l'ynflatyon permanente voulu par Paxatagore, l'argent ne vaut ryen, il n'y a même pas moyen de motiver les joueurs pour qu'on puysse après se délecter d'un poème drôlatique. Je suys cryspé.

Paxatagore

Même les démons les moins drolatiques Vous démantèlent les zigomatiques.

Même les bourreaux les plus débutants Arrachent d'un seul coup toutes vos dents.

Même les lolonayses et les flabandes de Gand Croustyllent sous la dent..

Même les démons les plus radins N'hésitent pas à faire crédit aux Raveliniens.

Tremblay Hum....ça peut être une bonne ébauche de poème, et c'est un peu léger pour toucher les sous, selon ma subjectyvité de grand gourou de la faculté d'art. Pour la forme du poème, pas la peyne de reprendre les même structure, juste fayre dans le grandiloquent éhonté et la gloryfication à outrance de la RR ou d'ER.

De Fontvell

Pourquoy gloryfyer ce gourou infect Des démonystes insectes ?

Pourquoy gloryfyer ce Raveline Autant le fayre pour mes latrines

Raveline Pourquoi ?

(Ou plutôt "Pourq", comme dirait le maître de Virion)

Mays mon cher, pour les Lolonayses, le luxe, le playsyr des orgyes hors date autorysée par Poséydon, l'amour de la débauche, la joie du sacryfyce rituel avec les sacrifiées qui rigolent un bon coup, le plaisir enfantin de faire peur à MPC le Jeune, la liberté de penser (ha ha ha !, elle est bien bonne celle là), le cannibalysme, les partys fines dans les égoûts, les joies de la résystance avec ou sans papy, les patrouilles dans les rues, la défense du capytalysme pur, dur, sulfureux et plus effycace que jamays, la liberté des Lamas, les arrestatyons à l'aube qui réveillent mieux qu'un Sony AlarmClock 200, les vierges de fers très effarouchées, les vrays australopithèque vivant, l'aventure, la joie, l'amour, la gloire & of course la beauté, les ambiances "kafka et orwell sont dans un bateau", pour que le peuple yssois comprenne que l'alternative à la tyrannie des métaligores c'est la tyrannie du bâtard pré-libéral néo-conservateur, pour montrer à l'URZZ que "nous aussy, on sait faire !", pour la plus grande gloire de Francoyvyllon, pour rouler dans des caysses avec des jolies filles et un gros pystolet non-exystant caché dans le froc, comme dans un tube de bubba, man, un peu pour le pognon, tout de même, pour vivre à genoux et ne pas mourrir debout, les "chasses à l'hombre" dans les égoûts, être 100 % politiquement incorrect groovy et fier de l'être, pour que les bobos yssois aient leur foyer, pour me passer de psychanalyste en offrant à mon ego cette magnifique oasys de gloire dans une vie somme toute médiocre, pour alimenter un peu la vie yssoise, et pour le fun, mec, le fun... tout symplement... (Ces derniers mots sont à prononcer dans le style "Bob Marley à 4 heures du matin").

Avouez que c'est tout de même moins sordide que vos 4000 balles ! (Ces derniers mots sont à prononcer dans le style "Louis Jouvet à huit heure du soir")

Emmanouel Raveline, El "Locco Présidenté" de la Respoublica, Hasta la tyrannie siempre ! $CAPYTALYSME$ VAINCRA !

Fabius Tremblay Finalement, je préfère les quatres vers de M.GdF. ça vaut bien 400 balles. Tandis que M.Raveline parle de chose qu'excluent la glorification à outrance, tout en les mélangeant avec celles-ci : notament, depuis quand, dans les républiques parfaites telles les sobiétiques ou la ravelinienne, l'état se permettrait d'arrêter ses citoyens ?

Raveline Je ne répondays pas à votre concours, Fabyus, mays à monsyeur de Fontvell.

Et ma république n'a rien de sobiétique ! Vous m'offensez, monsyeur !

Fabius Tremblay Je le conçois, et je m'excuse d'avoyr supposé que vous cherchiez à glorifier votre république, mais dyctature du prolétariat, de l'actyonnariat ou du quoique-que-ce-soit, tout ça se prête fort byen à une glorificatyon proportionnelle à l'état de misère du peuple quy y habyte. Et plus il est dans la misère, plus la glorificatyon du régime prête à ryre (quand on ne fayt pas partie de ce même peuple.)


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Salle du Proxénométajucalysme


Anaclet de Paxatagore


Résumé
Emmanuel Raveline, juillet 2001 : "je fonde un nouveau courrant artystyque : le Proxénométajucalysme. Qu'est-ce que le Proxénométajucalysme ? Et bien on pourrayt le comparer à l'art d'echo - sy ce n'est que l'echo n'est là exprymmé que par les images ; les images, sources fondamentales de la représentatyon du subsconcyent de la volonté première de l'artyste, de part le flux neuronal jamays arrêté et la volonté certaine d'aller au-delà du message nerveux. Pourquoi ce nom accrocheur ? Mays parce que la toîle raccole la rétine, fait des oeuillades au cerveau, et remue ses atouts à l'inconscient. Et parce que je n'avays que ça sous la mayn. Je vous soumets donc ma première oeuvre : Coktail Molotov, ou Autoportrait cérébral."


Cette oeuvre du Maître a donné lieu à une intéressante controverse artystico-technique qu'il convient de relater icy.

En effet, le lendemain de la révélatyon de ce nouvel opus, Gustav Rouchkov, Conseiller à l'Economie et membre du clan Paxatagore, comme Emmanuel Raveline, indiqua lapidairement, lors d'une émyssion de Radio, Le Masque et la Plume, sur Ys-Inter : "Il fut un temps où notre cher Emmanuel savait manier Paint correctement... ".

Emmanuel Raveline répondit rapidement : "Navré de ne pas avoir vos complexes logiciels à la photoshop&co, mays il se trouve que certayns de mes amys [Comprendre : Gustav Rouchkov, qui, IRL, est un ami d'Emmanuel Raveline, et qui, effectivement, est contre la copie de CDs...] m'interdysent les copies desdyts programmes et que sy on veut se les offrir dans le commerce, ils coûtent une fortune".

La controverse ne manquait pas de sel... Gustav répondit illico : "Sachez cher ami qu'il n'y a pas que photoshop&co dans le marché, des logiciels libres et gratuits de dessin existent aussi (un petit tour sur http://www.downloads.com s'impose...). Un nom me vient à l'esprit : Gimp considéré comme le meilleur logiciel de modification d'image professionnel (au même niveau que Photoshop qui en passant existe en version LE permettant de le payer beaucoup moins cher) et devinez : ce logiciel est libre et gratuit !!

D'autre part je ne vous attaquais pas sur les logiciels que vous aviez mais sur la manière avec laquelle vous les utilisiez. Paint est un logiciel formidable quand il est bien utilisé."

Emmanuel Raveline déplace habilement la controverse en mettant les rieurs de son côté : "Vous me ferez toujours bien ryre, Gustav, avec votre approche minimalyste des moyens informatiques... ("mays oui, manu, c'est tellement symple, tu t'achètes un AMD 4 Ghz et voilà !" ou encore : "Mays pas de problèèèèèmes, Manu, tu télécharges ce fichier sur un syte en anglays même sy tu ne comprends rien à la langue de Shakespeare et qu'avec ton 56k qui fonctyonne comme un 28k allez savoir pourquoi tu en auras pour vingt jours de téléchargement, la moitié du carème !" ou mieux "Mays pas de problèèèèèèèèèèmes, Manu, t'es nul avec Paint ? Laysse moi fayre tes oeuvres d'art à ta place...").

Mays redevenons séryeux un instant... qu'est-ce qu'il a qui ne va pas, mon tableau ? Allez-y, critiquez moi. Tant que vous ne me dytes pas que je suys à la peinture ce que de Chatelys est à la littérature, vous pouvez dyre ce que vous voulez."

(de Chatelys, médecin et présydent de la Guylde des Médecyns Yssois, se livre de temps en temps à l'écriture de quelques épisodes d'Urgence à la mode yssoise, qui ne semblent pas du goût d'Emmanuel Raveline, allez savoir pourquoi....

La critique de Gustav Rouchkov ne vint que le lendemain : " Vous me demandez aussy quelle était votre mauvaise utilysatyon de Paint.

Une petite remarque préliminaire: sy j'ai vu que c'était Paint que vous aviez utilisé c'est que la modificatyon était caractéristique. Ce qui m'a frappé le plus, c'est le billet, pour remplacer les écritures originelles vous les avez cachées avec un rectangle blanc atroce, sans parler de l'écriture finale qui est plus petite que l'écriture initiale et qu'en plus vous utilisez une police affreuse et inappropriée. Vos rectangles ne cachent pas toute l'écriture et il aurait fallu les remplir en gris au moins. Toutes vos images copiées sont découpées d'une façon que je qualifierai de barbare tellement la coupe est cochonne. En plus toutes ces images ont subie une mauvaise compression puysque vous avez copié des images venant d'internet donc en .jpg dans un fichier .bmp avec toutes les pertes que cela entend et que vous n'avez pas fait attention à recompresser le fichier final, d'où les 96Ko pour une image de mauvaise qualité.

Les chapeaux sont hideusement collés et ne parlons pas de la découpe, vous avez du sélectionné un bout de l'espèce de soleil d'en bas pour en faire des chapeaux en haut, c'est désolant... et ces chapeaux à l'envers permettent d'enlaidir le bas gauche de l'image... c'est carrément du recyclage...

Quand à la signature e-raveline (il ne faut pas trop se croire sur Internet...) elle est faite à la main ?? car je m'étonne d'avoir un e minuscule aussy grand que les majuscules du nom... Non vraiment Emmanuel, layssez vos ciseaux pour la torture et votre ordinateur pour l'écriture... Il ne faut pas trop se dysperser."

Evidemment, ça tabasse.... Mays, notre grand artyste ne se laysse pas faire : "Mays que doys-je répondre, cher Gustav ? Je vous demandays une critique artystyque, j'ai le droit à une flagellatyon technyque ! Mays enfin, mon ami, n'avez vous donc rien d'autre que de l'informatique dans votre tête ? N'entendez vous rien à l'art ? Ne comprenez vous pas le sens des mots : "effets de style" ? Et enfin, me prenez vous pour le dernier des rustauds ?

Non, je ne puys me résoudre à le croire. Je ne puys m'imagyner Gustav Rouchkov, brillant, que dys-je, bryllant ?, éminent phylosophe, érudyt de première classe souffrant de telles tares. Je ne peux vous imaginer aussy bête, je ne peux vous entrevoir aussy... bassement... bassement je-ne-says-trop-quoi, dérysoire, mesquin, phyllystyn, en un mot: béotyen. Cela ne peut être; j'ai mal comprys vos propos, j'en suis sûr.

Bien sûr que ces carrés blancs étayent atroces. Je le savays byen. Bien sûr que la polyce étayt innapropryé. Bien sûr que les "chapeaux" étayent reprys du soleyl, et bien sûr cela se voyayt.

Mays n'êtes vous pas allé au-delà ? N'avez vous pas saysy toutes les implycatyons sous-jacentes ? Le côté anti-abérycayn profond de cette oeuvre, les allusyons pro-sobyétique, la dialectique new-age Beattlienne, la taquinerye fayt à la scyence par le chapeau grotesque affublant Albert Einstys, et tant d'autres choses ? Il est regrettable que l'esthétysme technique soit un voile devant le goût artystique; il est navrant que vous ne puyssyez écouter du Rossynys qu'avec des baffles de dernière génératyon et des enceintes calibrées au centimètre près; et il est tryste que vous ne puyssyez voir une image sans penser à Paint Brush."

Gustav s'accroche... avec talent :

"C'est vous qui m'avez demandé de vous énumérer les erreurs d'utilysatyon que vous aviez commyses avec Paint. Vous me critiqué de l'avoir fait maintenant ?? Je suys troublé... Au départ vos réponses portaient sur la technique mays apparemment ne pouvant plus suivre et vous défendre, vous attaquez avec le côté artystique, c'est un peu tard pour le faire, c'est effectivement une idée de défense, mays quel changement de tactique traduysant une faiblesse ! Quant au "effets de style", je pense en vous lysant à certain artyste qui ne maîtrysant pas du tout la technique de peinture dysent que leur tâches involontaires sont artystiques. En effet, du moment que quelque chose est qualifié d'artystique, il est incritiquable car fait appel à un jugement subjectif.

Un artyste doit forger son ou ses styles sur une technique qui lui est propre et fait son originalité. Tout le monde ne peut pas être peintre. Mays celui qui a choysi d'utilyser un outil particulier, doit en maîtryser toute la technique afin d'augmenter son côté créatif et ses possibilités. Les artystes sont d'ailleurs toujours à la recherche de nouvelles techniques pour améliorer leur technique, tous les plus grands peintres ont tous apprys la technique de peinture dans des écoles et avec des maîtres. Rien après ne les empêche de perfectyonner cette technique mays ils ont au moins une base.

Vous avez apparemment choysi l'informatique, Emmanuel, pour faire vos \oeuvres. Ceci est d'ailleurs un choix audacieux car c'est une technique dure à acquérir et très impersonnelle, vous ne pouvez pas nuancer les traits, les couleurs... Pour avoir de la flexibilité il faut maîtryser cet outil à la perfectyon: savoir faire des fondu artystique, des transparences, des maculages...et je vous passe tous ces termes techniques.

Tout ça pour vous dire que derrière l'art, il y a la technique. Un tableau n'est pas qu'une idée, c'est une réalysatyon. Donc l'exploitatyon d'une idée, souvent une observatyon, par la technique, permettant de rendre cette idée communicable tout en traduysant l'analyse qu'en a eu l'artyste.

Même quand vous voulez lire mes simples messages, vous êtes embêté par la technique. Que vous le vouliez ou nom, la technique est partout et le seul moyen de la dompter est de l'apprivoyser, de la maîtryser et non de la subir en essayant de vous justifiez."

Et, extraordinaire... ! Le Maître se rend !

"J'ai byen peur que vous mettyez l'art au servyce de la technique et non l'inverse. Enfin, bref, je trouve notre conversatyon assez stéryle, et pour tout vous avouer, extrêmement ennuyeuse. N'y voyez surtout pas là la preuve que vous avez rayson et que je suys un gros dégonflé qui n'est même pas fychu d'avouer sa défayte."

Non, jamays....

Il est temps de clôturer le compte rendu de cette importante conversatyon sur la conceptyon artystique yssoise.


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L'hystoire de la République Ravelinienne


Anaclet de Paxatagore


la fondatyon

la refondatyon

Le 25 février de l'an I, Emmanuel Raveline annonce le retour de la République Ravelinienne, sur une avenue Raveline du quartier yssois.


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Les quatle lègles d'ol du Pavé humain


Anaclet de Paxatagore

par Tadao van der Kokay


Êtle un pavé humain n'est pas donné au plemier pékin venu. En êtle un bon encole moins ! Afin de découlagel celtains ambityeux, et d'encoulagel a contlalio la nayssance de vocatyons palmi les peuples lévoltés des Bas-fonds Vényssois, l'Amicale a fixé quelques lègles simples à suivle impélativement poul plétendle faile paltie des Pavés Humains authentiques.

1- Plemièlement, la notyon fondamentale d'aélodynamysme : un colps humain qui offlilait tlop de lésystance à l'ail (à l'ail, clétin, pas à l'ail) ne poullait convenil poul des lancels supélieuls au décamètle.

2- Ensuite, autle notyon clucyale, l'adhélence : si vous glyssez des mains des Laveliniens, comment voulez-vous faile un bon Pavé Humain ?

3- La lésystance physique : votle indyce de duleté "Id" doit êtle égal ou supélieul à celuy du vitlail vysé. On explime la duleté en "Pavés", symbole Pv. 1 Pv = 1 calleau 100x100x2,5cm cassé aplès un lancel d'un pavé léglementaile 22x11x5,5cm à une vitesse de 50 km/h de face et sans effet. Une vitle a une duleté moyenne de 0,6 Pv. Le gland Pavé Humain Bluce Lys, notle modèle à tous, avait une duleté Id de 1970 Pv.

4- Enfin, l'esplit de saclifyce : vous devez êtle plêt à exécutel toutes les exigences du lanceul. Effets lotatifs, blitzwerfen, catapulte, tout cela sans lechignel. Êtle blessé pendant ou aplès le lancel fait paltie de la vocatyon de Pavé Humain.


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Ouverture du procès d'E. Raveline


Marilyse Emphetuocle


République Ravelinienne, lundi, onze heure. Le palays Raveline, devenu l'antre des infâmes serviteurs larvaires du Politburo du Parti Nouvelle République, abrite en ce jour (et aux suivants) une messe noire sinistre: un procès. Le procès du terrifiant dictateur Emmanuel Raveline, qui, après avoir traumatysé sa population durant des années, doit maintenant payer pour ses crimes.

Il a bien sûr était traîté en plein respect de la convention de Chenève, et c'est uniquement parce qu'il est très maladroit et qu'il s'est cogné plusieurs fois dans sa cellule qu'il saigne comme ça. La scène de l'entrée du dictateur dans le box-office des accusés est poignante. Plus fort que Mel Gibson avec sa Passion, le procès Raveline tire déjà des larmes à la ménagère de moins de 50 ans. Mays vite, chacun se souvient des vierges de fer, des salles de torture, des pelotons d'exécution, des démons, de ces années de terreurs, et tous gardent un visage impassible en dévysageant l'immonde individu qui se tient à présent sur le banc de l'infâmie dites c'est joli ce que j'écris là, j'espère que vous lisez de toutes vos mirettes.

Amédée Funmarys, ancyen collaborateur d'Emmanuel Raveline, dirige à présent les opératyons. C'est lui qui jugera et, très probablement, condamnera El Présidenté. Il prononce de sa voix grave et virile les mots suivants, qui s'impriment dans la tête de tous comme une remington ferait sur une A4 Rank Xerox:

"Monsieur Raveline, Emmanuel. Levez-vous. Vous êtes accusé de crime de haute-trahyson envers les intérêts de la République Ravelinienne, du haut crime de démonologie et de trafics divers et variés.

- Naaan... mays écoutez, les gars, ça doit être une erreur judiciaire... franchement... vous me voyez faire tout ça ?"

A la remarque prononcé sur un ton quelque peu désinvolte voire même insolent par l'ex PAVJDA, tous lui lancent des regards noirs.

"Oui bon c'est p'tête pas la meilleure ligne de défense. Non mais arrêtez de déconner, ce type ne sait même pas trouver des chef d'inculpation qui ressemble à quelque chose !", s'écrie le démonologue et tous de faire remarquer que, certes, cet acte d'accusation est franchement pas très classyeux.

"Accusé, taisez-vous. Vous parlerez quand on vous le demandera (et encore !). Qui assurera votre défense ?"

Parmi les onze mille Vergès prêts à défendre un dictateur, Raveline en a choisy un: Monsyeur Uze, Jacques, expert en contre-attaque cynglante.

"Maître Jacques Uze me défendra. Enfin bon, vu que nul ne peut décemment me défendre, je suppose qu'une fois encore, je devrays tout faire tout seul. Ah là là. C'est pas une vie, dictateur..."

"Silence ! Le procès sera divisé en trois parties, une par accusatyon. Nous entamerons donc prochainement le débat sur la haute-trahison."

"Non mays écoute, mec... je suys sûr qu'on peut s'arranger... on peut toujours s'arranger !", s'écrie l'ex-PAVJDA alors qu'on l'emmène vers sa cellule.



Sous-sections
Sérényssime Empire d'Ys