La révolution (octobre an IV - décembre an IV)


Commencée par l'assassynat d'Anaclet de Paxatagore, la Révolutyon voit l'Empire se dysloquer. Elle prend fin plus de deux mois plus tard, juste après la réélectyon d'Hector d'Ysciple au Palays Dogéal. Utilysant sa légitimité, dûe à sa victoire sans concessions, il s'empresse de mettre fin à la révolutyon.



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"Heureuse nouvelle !"


James-Honoré Maltys d'Ysville

Créatyon de la TRABYS, automobile populayre de Venys, le 25 octobre An IV


Résumé
Les JYR lancent la Très Révolutyonnaire Automobile Biplace Yssoise, qui envahyt les canaux de Venys.


André-Agathe Panhellenys, le 25 octobre de l'An IV :

Yssois ! Camarades ! La première voyture populayre yssoise sort des Établyssements Populayres Automobilystiques de Venys ! Événementyel ! Démentyel ! Jamays-vu ! Vous avez toujours bavé devant les carosseryes chromées et rebondies des arystocrates !? C'est fini ! Finito ! Vadrouyllez joyeusement dans les rues de la capitale, au volant de la TRABYS !! Très Révolutyonnaire Automobile Biplace YSsoise ! En syx lettres ! Simplyssime ! Symbolique ! Performant ! Modèle unique ! Troys colorys ! Bleu ! Bleu outremer ! Bleu cyel ! Splendide ! A en tomber ! Ultra légère ! Flotte sans problème ! Flotte sur tous les canaux de Venys ! Magnifique ! Viens l'essayer, camarade !

Dans l'après-midys :

Alors que l'absynthe populayre de midys bat son pleyn, un défilé impromptu de Trabys myses à l'eau s'organyse, sur le Grand Canal. Une centayne de Trabys aux couleurs océanes, légères comme la gaze, viennent réfléchir les rayons chantants d'un soleyl automnal tiède et doux, et avancent en rangs serrés sur les flots calmes, entre les bâtysses et les palays de Venys. Elles y croysent les embarcatyons ordinayres, dont les gondoliers observent avec dédayn le défilé populayre. De nombreux cytoyens acclament le passage des Trabys ; dans l'une d'elles, le Secrétayre des Jeunesses Yssoises Révolutyonnaires, le camarade Panhellenys ; dans celle de tête, le camarade Vladimir Illitch Mytilène, qui éperonne les gondoles restées à quay, abandonnées par les arystocrates fuyards ; plus loyn, le camarade Prolyne chante des airs révolutyonnaires crassyeuersteinois dans un haut-parleur.

Après plusyeurs tours de Canal, et quelques Trabys et gondoles mutuellement coulées, le défilé s'achève à la hauteur de l'île des Poètes, où un concert de pompes à vélos offycielles est prévue par les JYR du PMLY.


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A Borgar (Catharsys)


Anaclet de Paxatagore


Gouvernorat révolutionnayre de Catharsys -Terre Yssoise -

Au nom du Peuple de la Catharsys,

Nous, Comyté central du Sovyet de Borgar proclamons:

1) l'Etat d'urgence est déclaré sur l'ensemble du territoyre de la Catharsys

2) Toute l'autoryté demeure entre les mayns du Camarade Yobasta d'Arabysse (dyt le Roux)

3) l'ensemble des propryétés et possessyons indyvyduelles sont transférées sous le contrôle de notre sovyet

4) il est inderdyt de toucher aux susdytes propryétés sous peyne de pryson

5) la surveyllance des frontyères demeurent sous la responsabylyté des fonctyonnayres impéryaux

6) un impôt révolutyonnayre est créé dès mayntenant: chacune et chacun doyt lyvrer un-cinquyème de la cervoyse en sa possessyon

7) l'embarcatyon fyère et chère quy bloquayt l'entrée du port de notre cyté insurgée est réquysityonnée et chargée de protéger toute incursyon étrangère ou réactyonnayre

8) les force révolutyonnayres des autres cytés d'Ys sont cordyalement invytées à un sommet commun pour décyder de l'avenyr

Enfyn, et après une large dyscussyon au seyn des masses laboryeuses de ma connayssance, les terres de Catharsys demeurent assocyées à Ys et aux peuples frères.

Vyve le pouvoyr populayre !

Vyve le Sovyet de Borgar !


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A Papenchayse


Lool de Virion


Sur le Spirit of Papenchayse...

- Lool... - Ouy Léa ? - Je n'ay pas eu le temps de vous exprimer toutes mes condoléances pour Viviane. C'était une femme admirable, sa dysparityon doit être terrible pour vous. Je sais ce que cela fait, de perdre la personne que l'on aime... - Oh Léa... Cela est difficile, mays la présence de personne comme vous me réconforte plus que vous ne pouvez l'imaginer... aïe... - Qu'y a-t-il ? - Votre main a effleuré ma plaie, mais ce n'est rien. - Oh Lool, je suis désolée... - Ce n'est rien Léa. - ... - ... - Lool, je sais que cela serait indécent, dans la sytuatyon où vous êtes, mais il faut que je vous dise... - Ouy, Léa ? - Tout à l'heure, lorsque je vous ai vu blessé, lorsque j'ai vu votre sang commencer à perler, je vous ai imaginé mort, et... Lool, il faut que je vous le dise, je... - TERRE ! TERRE !

Le Spirit of Papenchayse est enfin arrivé dans le fief de Virion.

... La brume se lève au petyt matyn sur la mer Australe yssoise. La Spyryt of Papenchayse, de sa coque blanche, fend les flots calmes. Soudayn, du fayt des mâts, un cry retentyt, synonyme d'espoyr et de recomfort, de la mayson retrouvée du maryn, d'un nouveau départ :

"TERRE"

Et en effet, des embruns océanyques, émergent deux monts rocheux grympant quasiment à pyc depuys les eaux. Marilyse Emphétuocle, délayssant un instant Anaclet de Paxatagore toujours gémyssant, rejoynt Lool de Virion quy est installé à la barre, assys sur le syège du capytaine et retenant dans ses bras une Léa Valonys endormye.

Marylise - Voilà donc Papenchayse ? Ces deux caylloux ?

Lool - Oui, une playne s'étendayt sous nos pyeds avant la dévastatyon, seuls ces deux pycs émergent encore. Le plus grand a été rebaptysé Gloyre et le second Beauté...

Marylise - Et Amour ?

Lool (gèné) - Trop petyt, il est sous les eaux.

Marylise - Y serons nous en sécuryté ?

Lool - Nulle carte ne mentyonne son emplacement, j'y ai veyllé quand j'étays en charge de la Mer Océane.

Marylise - Mays comment faytes vous pour la retrouver alors ?

Lool - Heu ben, on se débrouylle !

Et sur ce il range maladroytement une vyeylle boussole qui, un instant, sembla à Marylise, ne pas indiquer le nord. Mays déjà le bateau approchayt de Gloyre et la Ligore se demandayt byen comment ils pourrayent accoster cet à pyc rocheux.

Lool - Sonnez le sygnal !

Le Bosco sortyt alors une cornemuse et souffla quelques notes majestueuses dans le sylence du petyt matyn. Quelques instants plus tard une autre mélodye luy répondyt. Puys un grincement de métal se fyt entendre, comme du fer frotté sur la roche.

C'est en effectuant un bord pour contourner un rocher que leur apparut l'entrée de Papenchayse : Une arche naturelle creusée dans la pyerre et où une monumentale herse s'élevayt pour laysser le passage. Le Spyryt of Papenchayse est une navyre ymmense, mays il passayt sous l'arche sans problèmes. Derryère, un port creusé dans le rocher où des une vingtayne de navyre mouyllaient et, au dessus, à flanc de montagne et grympant vers les hauteurs des maysons, des rues et des places, plus haut une place forte et encore au dessus un palays digne de Venys... aynsy se présentayt Papenchayse aux premyers regards des voyageurs dans les rayons du soleyl levant.

Enfyn le navyre accoste et déjà des dyzaines de papenchaysyens se pressentsur les quays tayllés dans la roche. Byen vyte une quynzayne de gens d'armes en armure arryvent et lybèrent un corrydor pour les nobles parmys la foule de plus en plus nombreuse.

Lool - Faytes menez le vyeyl homme à mon palays.

Anaclet gémys fayblement mays ne dyt ryen. Arryvent alors deux noblyaux en lyvées au couleurs argent et jays de Papenchayse et ils s'inclynent devant le Ligore.

Lool - Je vous présente Symons et Garfynkel mes intendants locaux... quels nouvelles.

Symons - Nos pygeons informatyf arryvent de tout Ys... le cahos est général Paxatagore est mort et son fyls à reprys sa successyon.

Léa - Mays Anacl...

Lool - ... ouy la perte du Métaligore est terryble.

Garfynkel - Il sembleray que le Métaligore de Castyllon ait suby le même sort !

Lool - C'est génant !

Marylise (s'évanouyssant) - Mon métaligore ! aahhhh...

Symons - Nous avons également des nouvelles du fyef de Bryaxys.

Bryaxys (Se précypytant) - Mes divysions blyndées marchent sur Venys ?

Garfynkel - Heu ben non, en fayt les habytants se sont révoltés, ils ont saccagé le Temple d'Athénatyon et se lyvrent à des orgyes sexuelles en pleyne rue en hurlant "Athénatyon on te niq..." enfyn vous voyez quoy.

Bryaxys, blanc comme un lynge, s'évanoui à son tour.

Lool - Ryen de très réjouyssant en somme.

Symons - Sy ce n'étayt que cela, mays plusieurs des provynces de votre fyef ont déclaré leur autonomye.

Lool - Nous noue en occuperons en temps voulu... pour l'instant, menez les blessez et évanouis à mon castel et réunyssez mes chevalyers et offycyers dans la grande salle.

Intendants et gardes s'exécutèrent tandys que Lool, donnant le bras à Léa (en réalyté s'appuyant sur elle pour ne pas fayre montre de sa blessure) saluayt son peuple.

Léa (chuchottant) - Pourquoy avoyr caché que Paxatagore étayt en vye ?

Lool - Le fyef de Paxatagore ne doyt pas s'écrouler et Anaclet n'est vysyblement pas assez en forme pour mener son peuple... layssons Tyrésyas diriger le Métaligorat en attendant qu'il se remette, nous avyserons ensuyte.

Léa - Et Marylise ?

Lool - Elle voudra peut-être rentrer en son fyef... mays je suys sûr qu'elle comprendra mon poynt de vue... quand à Bryaxys...

La matynée s'annonçayt ensoleyllée et joyeuse au port de Papenchayse, le Ligore étayt revenus, et byen peu se doutayent des désastres qui ravageaient le reste de l'empire !...

Salle d'Honneur du Grand Palays de l'ile Gloyre de Papenchayse. Le soleyl déclyne déjà sur les vitreaux bleu et ors de Papenchayse.

Dans l'ymmense nef, cent chevaliers en armure argent et jays au cymyer bleu roy, les couleurs de Papenchayse. Leurs armures parayssent sans age, mays parfaytement entretenues. Il s'agyt en réalyté de tout nouveaux modèles en couches d'alliage de kevlyrs et de fybres de carbone... très légères malgrés leur aspect massyf et incroyablement résystantes, aussy efficace que le meylleur des gylets par-balles. Le casque contyent quand à luy un système de respyratyon autonome ainsy que tout l'appareyllage mutli-média de combat moderne... une drôle de surpryse pour les adversayres mays l'avenyr le diras.

Dans le coeur, le ligore Lool de Virion, quelques offycyers en livrée de Papenchayse, mays également, un peu en retrayt, Léa Valonys. Dans le pourtour de la salle des Pourq tapys dans les ombres.

Lool s'avance, tenant dans le mains le drapeau de papenchayse : un navyre d'argent sur hermine de jais et de bleu. Puys, d'un geste, il le déchyre.

Lool - Aujourd'hui une nouvelle ère commence ! L'ancyen temps est révolu.

Il brandyt alors de nouvelles armoiryes, un katana et une ancre d'argent sur dun sautoir croisé de jais et de bleu... les ancyennes armoiryes de la famylle de Virion, abandonnées après les guerres métaligoryales du moyen age, alors que le chef de famylle troqua le poste de stratège militaire des Paxatagore contre un fyef Ligorial.

Aujourd'hui ces armoiryes sont de retour et le fyef de Papenchayse en état de guerre...

Comme un suel homme, les chevalyer hurlent à pleyne voix un cris de guerre guttural et aussy ancyen qu'Ys :

"VIRION !!! VIRION !!! VIRION !!! VIRION !!! VIRION !!! VIRION !!!"

Loyn au sud de Venys, deux rocher crèvent la surface agytée de l'océan. Il s'agyt de Gloyre et Beauté, les deux îles de Papenchayse. Tandys que Gloyre, la plus grande, abryte la population locale de pêcheurs, quelques gardes et le palays Ligorial, Beauté, à quelques encablures de là, reste interdyte à la populasse.

C'est sur cette isle que Lool de Virion et Léa Valonys déambulent ce matyn. Le haut du rocher est constytué d'un plateau où un jardyn luxuryant (à la Yssoise) s'épanouys sous un soleyl resplendyssant.

Léa - C'est magnyfyque Lool qui a construyt cette merveille ?

Lool (mordant dans une baie juteuse) - Sémyramys de Virion, mon arryère grand mère... une excentryque, lorsqu'elle est devenue Ligore, elle s'est myse à planter des arbres partout... Mon Grand Père à conserver les jardyns, mays à modyfier le sous sol.

Léa - Comment ça ?

Lool - Sous nos pieds s'étend un réseau de galleryes, des forges des armureries et des dystilleryes d'absynthe ! Ainsy que des casernes.

Léa - Mays aurons nous assez d'armes ?

Lool - Non, on me sygnal que le clan Paxatagore s'est armé auprès du Zollenberg... mays il a besoin de fusil et de canons.... nous combattrons à l'épée et à l'arc, comme nos ancètres...

Léa - Nous n'avons aucune chance.

Lool (souriant) - Ah bon ?

Soudayn le Ligore se met en posityon de défense alors que ryen ne semble le menacer... après quelques secondes il reprend un posture normale.

Lool - Tu ne devrays pas te faufyller comme ça derrière moy.

Une femme, portant un juste au corps noir très moulant sort alors de derrière un arbre.

Pourq - La sectyon qui s'est infyltrée à Venys est revenue, elle a eut quelques problèmes, mays elle a ramené ça !

La jeune femme dévoyle alors un objet enveloppé dans de la soie noire. Lool s'en empare et retyre le voyle, lybérant un splendide katana frappé des armes de Papenchayse, l'ancre et le katana.

Lool - Magnifyque... faytes préparer la flotte, nous appareyllons à l'aube.

Puys il se retroune vers Léa.

Lool - Et vous ? Rejoyndrez vous vos terres ?

Léa - Je n'en says ryen... Lool je...

Sans luy laysser le temps de parler, ce dernyer la coucha dans l'herbe et...

... au loyn des cornes de maryne sonnayent le rassemblement.


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A Ystari


Anaclet de Paxatagore


Dépêche de l'Agence Rhodysland Presse (ARP)

Aujourd'hui, neptudy 17 octobre de l'An IV est arrivé à Eh-Rhod, Rhodysland, Sa Subliminale Dogitude, accompagnée du Conseiller Lucyus Catilysna et de Madonna, réfigués de Venys où le chaos règne depuys hier maintenant. Hector d'Ysciple a déclaré à son atterrissage vouloir "essayer de trouver des soutiens à Ystari (et me cacher aussi afin d'éviter de mourir)". Le Conseiller Catilysna a ensuite conduit le Doge au Palays Ligoral, où il devrait passer un agréable et sûr séjour.


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André Agathe nommé Conseyller à l'éducatyon des masses massyves


Anaclet de Paxatagore


Bonjour Ys ! Je viens de voir ce qui se passe en nos rues ! C'est un vray désastre ! Tout est sens dessus-dessous ! Effroyable ! Etonnant ! Saisyssant ! Pitoyable ! Qu'allons-nous faire ! Je vous le demande ! Par Poyssondéion ! Par Stalinysatyon, Mon Dyeu Entre Tous ! Oh God ! Mamma mia ! Dammit ! J'ay une idée ! Je rejoins les Merxystes !! Non ?! Ce serayt splendide ! Une riche idée ! A bas les arystos ! Rendons notre carte de membre ! Dégageons ! Génial ! A nous la gestion des kolkhozes ! A nous la liberté ! Pétrifiant ! Grandiloquent ! Et j'ai une autre idée ! Je reprends les Deux-Mâ-Goh ! Torride ! Riche intuytion, André-Agathe ! Tu es le chef des Deux-Mâ-Goh !! Tournée d'Opyum pour tout le monde ! Dyssonnant ! Terrible ! J'ai une autre idée ! Hey ! Hey ! Luxe pour l'intelligentsya, travayl pour la plèbe ! Ca c'est la révolutyon ! Un système méritocratique radical !!! Gényal ! J'en pleure ! Un concours d'entrée, et l'intelligentsya qui guide le peuple ! Sur la voye des tonneaux d'absynthe qui chantent ! Énorme ! Gargantuesque ! Coolos ! A bas les féodouillets ! Qu'on les expulse hors Ys ! Vive la République Populayre d'Ys !

André-Agathe Panhellenys,

Jeunesses Yssoises Révolutyonnaires

Pétrifyant ! Surprenant ! Lendemayns chantants ! Je te nomme Secrétayre Général des JYR, la sectyon djeunz du PLMY.

Vladimir Illitch Mytilène

Camarade Mytilène !! Camarade ! Camarade illustre !! Charysmatique ! Bien habillé ! Jouyssif ! Vindicatif ! Frétyllant ! Je suys votre homme ! Attendez ! J'y arrive ! Ma demande !! Modeste demande ! Humble ! Très humble ! Humblyssime ! Simplyssime demande !! La voilà ! Je voudrays être Conseyller à l'Educatyon des Masses Massyves ! Illico ! Rapide ! Il nous faut propagander ! Propagande ! Propagande convaincante ! Conviviale ! Pas convenue ! Accord ? Vous êtes d'accord ?

André-Agathe Panhellenys, Jeunesses Yssoises Révolutyonnaires

Ouy, ouy ! Tout de suyte ! Décret sygné !

VIM

Camarade Vladimir ! Camarade décysif ! Décysionnel ! Immédiat ! Fabuleux ! Sensatyonnel !

Panhellenys.

André,

Vous êtes conscyent que cette odyeuse professyon de foy merxyste vous expose à l'éventualité d'une exclusyon sine die des J.Y.D., que j'ai l'honneur de diriger. Les Jeunesses Yssoises Dorées ne saurayent compter parmi leurs membres de pitoyables révolutyonnaires, aussy romantique soit votre élan, aussy juste votre cause.

James-Honoré Maltys d'Ysville, le fondateur de notre mouvement, aurayt certaynement honte s'il apprenayt votre virement de bord. Je vous demande de byen vouloir reconsydérer votre posytion, sans quoy je me verray dans l'obligatyon de déchirer votre belle carte de membre en velours et de livrer ses morceaux à un bocal de pirhanas velourophages, comme le veut la coutume du club.

Je rejoyns James-Honoré à Synge-Germayn-des-Prés ce soyr-même ; je vous promets de ne luy en toucher aucun mot ; je vous invite à oublyer tout cela et à nous suyvre.

Basile.

Ridicule ! Pompeux ! Lourdingue ! Bien écrit ! M'en fous ! Je suys libre ! Libre ! Libryssime ! Colibryssime !

André-Agathe Panhellenys Sectyon Jeunesse du PMLY


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Annonce d'une contre offensive


Anaclet de Paxatagore, Lucyus Catilysna, Lool de Virion

les forces arystocratiques du Clan Paxatagore cherchent à reprendre Venys


Lucyus Catilysna , 27/10/an IV 21:54

Par Pigeon Voyageur, pour Mont Pharys et Papenchayse

Métaligore de Paxatagore, Ligore de Papenchayse, le temps est venu sans doute de défendre l'Empire et de lancer une grande contre offensyve contre les Rouges.

Je vous propose le plan d'actyon suivant.

1. Première cible, les îles Emphétuocle situé bien au sud d'Ystari. De là, nous pourrons nous emparer de la terre impériale située entre les terres de Virion et les Hydrysses, terres Caryatys. Nous pourrons installer là une première base avancée.

2. Seconde Cyble : la Grosse Bertha, la grande Ile Emphétucole située à l'Est d'Ystari. Cette ile nous bloque en effet le passage vers la côte est de Lorienys, accès donc nous avons besoin, ne serait-ce que pour rejoindre les terres sytuées de ce coté.

3. De là, on s'empare de la petite ile Emphétuocle située au Sud Est de la Grosse Bertha, puys l'on regagne la terre de Virion sytuée sur la cote Est, et on descend au milieux de nos terres. On délivre Mynos (en vert clair) au passage, tombé aux mains des Rouges. Là, on instaure une seconde base avancée

4. A partir de ces deux bases, on lance deux attaques simultanées, l'une par mer, l'autre par terre, contre Venys, et on la libère.

Ce plan a été personnellement approuvé par Sa Subliminale Dogitude.

Des questyons ?

Lucyus Catilysna

Tyresias de Paxatagore , 27/10/an IV 21:57

Par pigeon voyageur pour Ystari et Papenchayse

Approuvons ce plan. L'escadre Paxatagorycienne se met en route depuys le Tenessys pour rejoindre Ystary demayn matyn. Renforts prévus depuys le Boukystan. Demandons état situatyon Papenchayse. De Virion toujours vivant ? Qui est avec luy ? Sommes inquiets situatyon Phénys.

Tyresyas de Paxatagore

Lool de Virion

Par Pigeon voyageur pour Ystary et Mont Pharys

Plan approuvé par notre état major. Lool de Virion un peu occupé, mays conscyent de l'importance de l'actyon. La sytuatyon deans le Sud de Phenys stabylysée, le nord est ravagé par les hordes de pyllards de les Nonnes. Flotte de Papenchayse appareylleras de Bryst dans la matynée avec armée de chevalyers et de pyétaylle.

Lool de Virion

Ligore de Papenchayse

Léa Valadonys , 28/10/an IV 09:51

Un peu occupé hein ?

Pas avec moy en tout cas.

Léa Valadonys

Lool

Léa ???

Mays voyons qu'est ce quy vous arryve mon petyt coeur en sucre d'absynthe ? Je vous sent un peu... dystante aujourd'hui. Le bébé ferayt-il des syennes ?

Lool

Léa Valadonys , 28/10/an IV 11:58

C'est ça, c'est le bébé... Vous n'auriez pas vu Marilyse au fait ? J'ay à luy parler.

Léa Valadonys


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Après Lyspante, Marilyse s'indigne


Lucyus Catilysna, Guylhem de Fontvell, Marilyse Emphetuocle

mays le Doge s'en fiche


marilyse.emphetuocle@serenyssime.org, 05/11/an IV 10:24

La Ligore Marilyse Emphetuocle a apprys aujourd'huy la chute et le pillage ignoble de la ville de Lyspante et des terres alentours. Ces actes barbares sont inqualifiables et ne sauraient en aucun cas être justifiés par un effort de reconquête de Venys. N'importe quel géographe, même Lool de Vyrion qui est incapable de lire une carte géographique sans fayre de faute d'orthographe, peut voir en effet que Lyspante est bien plus au nord que Venys. Nous intimons donc l'ordre à Tyresyas de Paxatagore de se retyrer de notre fyef et de venyr nous honorer.

Marilyse Emphetuocle

Tyresyas de Paxatagore , 05/11/an IV 18:47

C'est byen la première foys que vous souhaytez qu'on se retyre...

Tyresyas

Lucyus Catilysna , 06/11/an IV 20:45

Madame Emphétuocle,

J'ai le regret de vous annoncer qu'en vertu du décret dogéal du 28 octobre de l'An IV, vos terres de Lyspante ont été réquisytyonnées par l'Alliance du Nord, composée principalement de troupes paxatagoricyennes, afin de leur permettre l'accès à Venys pour la reconquête. Opposez vous à sa marche en avant, et vous serez arrêtée pour acte merxyste-luninyste, particypatyon à un mouvement d'obédiance salinyste, et trahyson envers l'Empire, puys exéctuée.

Je suys désolé de ce quy vous arrive, mais c'est là la volonté expresse de Sa Subliminale Dogitude Hector d'Ysciple, dont vous connayssez les liens étroits avec le Clan Paxatagore. Pour ma part, je ne soutyens pas cette décisyon quy met à mal l'ordre féodal. Aussy tenterays-je d'intercéder auprès de Sa Subliminale Dogitude en votre faveur afin d'assouplir cette décisyon. Tout de même, je gage que vous serez justemment indemnisée en contrepartye par la suyte.

Votre dévoué,

Lucyus Catilysna Vycieux Vyce Doge

Hector D'Ysciple , 07/11/an IV 00:08

Un avantage certain de l'enfermement, c'est que vous n'avez besoin de rien faire et quand vous faîtes quelquechose en général vous n'avez rien fait : c'est assez peu fatigant, très reposant, on a de la nourriture et des jeunes femmes à volonté... On manque, certes, un peu de la compagnie des gens cultivés et intelligents que l'on côtoie habituellement dans le Palays Dogéal mays pourvu que l'on vous procure tous les ouvrages hystoriques et de fiction que vous demandez, vous oubliez rapidement ce désagrément.

- Catylysna, mon bon, vous me prévenez, n'est-ce pas quand toute cette révolutyon sera finie ? - Bien sûr votre Subliminale Dogitude - Promis ? - Promys.

fontvell , 07/11/an IV 10:26

Nous, Guylhem de Fontvell,

Prynce-Lygore de Cataloxytanie,

Demandons respectueusement à notre Suzerayne de consydérer avec dédayn la demande du pseudo vyce-doge.

Demandons la destytution du Doge pour les motyfs d'incapacyté et d'empêchement a exercer les fonctyons pour lesquelles il a été élu.

Appelons tous les fydèles de l'Empyre Un et Indyvisible à nous rejoyndre pour poursuyvre la lutte contre les Merxystes et les Athées.

Lucyus Catilysna , 07/11/an IV 10:42

Très cher,

A sytuatyon exceptyonnelle, réponse exceptyonnelle. Les évenements nous contraignent à agir de la sorte, et vous m'en voyez désolé mays c'est ainsy. Cela étant dyt, vous pourrez toujours vous présenter aux prochaines électyons dogéales. Il est en effet à mon avys indyspensable que la démocratye, ou quelque chose s'y approchant, continue de s'exprimer au sein de l'Empire. En attendant, sy vous désyrez que le Doge soyt démys de ces fonctyons, vous pouvez toujours, conformément à la Constitu... ah ouy, c'est vray qu'elle est suspendue. Il faudra songer à en écrire une nouvelle quy nous protègera à l'avenir de ce genre de pseudo-révolutyons.

Bon, ben désolé alors, vous ne pouvez pas destituer le Doge, quel dommage.

Lucyus Catilysna Vycieux Vyce Doge aux Vyces et pas Pseudo-Vyce Doge !


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Campagne de Port Mauresbys


Sysyphe Les Nonnes

Sysyphe les Nonnes à l'assaut de ce fyef Paxatagorycien


Crucyfys, en l'an de dysgrâce IV.

"PUTEBORGNE !", s'escriât le vivant zéphir aux blonds épys, Sysyphe les Nonnes, lisant quelque rapport de scribe parvenu jusqu'à sa personne. "Kékya, boss ?", meugla le bovin humanoïde dont le nom estoit Ramon Harryson.

"Paxatagore est mort !", s'enthousiasma le seigneur des lieux.

"Yeeeeaaaah, keeeewl !", s'effondra la caricature humaine.

"Les merxistes-lunynystes prennent Venys !", s'époumona le noble personnage.

"Quid ! Jordi Forzalcanut mort ? L'archimandryte, mort ? Quid ! Quid ! Quid !"

Et, posant un genoux à terre :

"Pardon, noble seigneur et maîstre qui a pour nom Poséydon, père de tous les dieux; accorde nous en ce jour ta grâce et ta force, car nous allons reconquérir ces terres au moyen d'icelles."

A présent, le voilà qui s'esbaudit en les écuries devant la grande quantité de chevaux dont le seigneur avait pourvu l'honnête homme, plus encore que sy s'estui s'agit de son fils préféré. Tant au sujet de cette merveilleuse mane hyppique, mais aussi à propos de l'art de la guerre, le syeur s'en vint dans les casernes ès fantassins & chevaliers, et tienct à peu près cet oil là: "A CHEVAL ! AUX ARMES ! NOUS ALLONS ENVAHIR LES TERRES VOISINES DES NOTRES: PAXA, NOUS VOILA !"

Et c'est sur cette prolixe déclaratyon que les hommes les plus nobles du royaume (j'enstends par ces mots la soldatesque du sieur Les Nonnes), s'emparât d'épée, lames, glaives et lances, chevaux et mille autre gentilles choses, et c'estoit vraiment merveilleux spectacle que d'admirer l'armée qui s'ébrouait dans le terroir, de si bon matin, prête à envahir un voisin désarmé, à piller les villages, brûler les hérétiques et réformer noblement, dans le saint but de les reconquéroir, les terres de l'odyeuse famille Paxatagore.

(suyte)

C'estoyt était du gasteau si en face, la racaille et briganderie qui, de toust temps, composoyt la plèbe du peuple du Clan Paxatagore, n'avoyt point décidé, évoquant les noms du Merxysme et du Lunynysme, sans doucte aucun divers mauresques qui avoyt troublé la saincte dysposytyon d'esprit & le très désyrable ordre public, sy cette racaille, donc ne s'estoyt révolté à fort cri et fort vacarme.

Choc fut donc pour l'armée les Nonnes d'ouïr et avoir spectacle d'un tableau de Bruegel en lieu et place de gardes prompt à occyr l'envahysseur; il n'y avoit en fait de milices que de la valetaille en arme, des gueux et serfs qui brûloit les précyeux titres & privilèges du seigneur Paxatagore.

"MES AMYS, LA REFORME POSEYDONNIENNE COMMENCE YCY OU NE COMMENCE PAS ! BOUTONS LE FEU A CES MASSES ! POUR POSEYDON ET L'IMPERATOR, CHAAAAAARGE !"

C'estoyt une bataille fort belle à voir, et que Sainct Jehan de l'Apocalypse, cet auteur de la crestienté, n'eut pût rêvé d'escrire, ni écrire en rêvant puisque c'est de telle manière que, dict l'hystoire des crestiens, qui, fols, ne croyent en l'Olympe yssoise, Sainct Jehan écrivit ce qu'il rêvoit, et rêvoit ce qu'il écrivit, de telle sorte que nehan est sû vraiment de la véracyté de son dire, et tant au sujet de celui-cy je dirays qu'il ne donne pas le véritable goût de ce qu'a pu être ceste bataille, cela pour dire qu'il n'y eut là en ce paragraphe qu'une fastidieuse digressyons, pour mieux faire goûter au lecteur, sy ycelui lit encore, les playsyrs de cet art libéral qu'angloys nomment sucepensse.

A la fin de la journée, périrent occys plus de gueux, brigands, gens de mauvayses vyes et hérétiques que l'on ne compte de krassyeux dans les écuryes de la pleine noblesse de Vénys. J'entends par là que le nombre était plus grand encore, et que touchant l'odeur que pouvait dégager pareil charnier, tous s'en détournayent en dysant que jamays ils n'avayent perçus par la narine paraille abominatyon. On usa du pal, du fouet, du pilori, de la hachette, huchette et autres tranchants ; on décapita, on décabita, on orna le cul d'un pilum quand c'estoit là punytyton mérytée. Et à la fin du jour, le syeur les Nonnes s'installa en le trône d'un premier vassal du clan Paxatagore, renforça son armée, souleva impôt et vêstement ès soubrettes, et s'escriât qu'il y avait là grand plaisir à faire la guerre.

Le Clan Paxatagore, dirigé depuys la Cour Paxatagorycyenne de Yerushaleym annonce avoir perdu le contrôle de Port Mauresbys, sur l'île de Phénys. Ce fyef est entièrement passé entre les mayns de Sysiphe Lesnonnes. Nous luy intimons l'ordre le plus exprèsse de se retirer de nos terres, sans quoy nous le pourfendrons en mille morceaux et n'hésyterons pas à nous emparer d'autres fyefs de sa Suzerayne. Le Clan Paxatagore, décapyté, ne saurait tolérer de telles violatyons de ses droyts, même en péryode révoluytyonnaire (surtout en péryode révolutyonnaire).

Tyresyas de Paxatagore was fils à

Forcedecoryolys estoyt un petit hamel fondé par des gueux polognais en 945 après la premiesre devastatyon, sytué entre le fief de Crucyfys et Port Mauresbys. Il s'y festayt en ce jour le "polka festival" de l'année IV après la devastatyon deuxieme décydée par notre Seigneur et Maystre Poséydon.

Le gloryeux général Sysyphe les Nonnes, en la compagnie du clerc Zyzy dit, en rayson de son goût pour le jeune damoyseau, le Zazou, ainsy que l'écuyer et tambour de l'ost Ramon Harrysson, observayt la feste de loin, grâce à ses fameuses jumelles.

"Foustreborgne !, s'escria ce noble seigneur, et en cela il ne voulait offenser le seigneur Poséydon, mays exprimmer sa surpryse.

"Qu'est-ce, ô glorieux patron adoré vénéré je vous aime oui oui oui ?", s'interrogea le syeur le Zazou dans son dialecte.

"Un hamel polognays ! Qui semble fort riche à en voir les soles dysposés tout austour !"

"Quoi, y'a des poissons ici ?", demanda le sot et excérébré syeur Harrysson.

"Chut ! Je ne veux plus vous ouïr, Ramon !", s'osfucka Les Nonnes. "Mays je ne comprends poinct ce qu'ils fonct ?"

"Maître vénéré, c'est une polka !", fit remarquer Zyzy le Zazou, qui était un grancd musycyen, en cela j'entends qu'il connayssoyt du quadrivium l'art subtil hérité des Géorgiens et du traîté De Harmonibus du syeur Harry Stot.

"Zyzy, vous entendez voirement les coûstumes les plus estranges ! Vous savez fort bien qu'en dehors de l'art sutil du ponque, je n'oncque estudia pareille moeurs !", exprimma le syeur les Nonnes, et la fougue de sa jeunesse le rendayt véritablement bel tel Apollon en belle védaire. (Qu'est-ce qu'une védaire ? Il s'agyt de la fin d'un Abécédaire, abréviatyon d'une Véwédaire, car en ces temps là où le mot fut inventé, l'alphabet s'arrestoyt à W).

"SOLDATS !", dict à ses hommes le syeur les Nonnes, "Voilà un petit village fortuné !"

"Fort thuné ?", demanda Ramon.

"Silence, écuyer ! SOLDATS ! Nous allons imposer à ces gueux la Taille et la Capitatyon, mays avant, nous allons les tailler en piesces et les décapiter !", s'esclaffa, car il avoyt husmour à foyson. "Nous chargerons de biays les champs tout blond de houblon !"

"Mays il n'y a poinct... enfin j'veux dire, y'a pas de champs de houx blond, boss.", fict entendre le syeur Harrysson.

"Fortement observé, le Seigneur Poséydon vous accordât la grâce d'une grande connoyssance de la nature. J'entendays par là que nous chargyons sans ordre, et que vaille que vaille, chacun foysse ce que peut faire. CONTRE LA CONVENTYON DES GENESVOYS, CHAAAAAARGEZ !"

Sans se demander sy la conventyon estoyt toujours importante en le couque-y-oueurld, le syeur les Nonnes fit charger contre les polkais. Ce fust là la plus gloryeuse bastaille qu'il n'y eut jamays de menée enstre deux courants musycaux depuys que Richard Wagner eust à combastre Esminem dans la York Nouvelle il y a peu. Le syeur les Nonnes avait tranché moult jambes, pieds, yeux, couillassons et oripeaux, lorsque, arrestant là leur danse, les polognays crièrent grâce et jusrèrent fidélyté au seygneur Les Nonnes. Ycelui fit derechef organyser une grande feste, et se fyt montrer forts et gentils pas de polkas, au sujet des quelqs je voudrays dyre qu'il fut plustot beau à voir. C'est ainsy que s'ascomplit la deuxième bastaille des croysasdes du syeur les Nonnes.

Or doncques, oncques ne vit plus bel équipage que yceluys qui était sien au Syeur Sysyphe les Nonnes, vigoureux seigneur, tant bon bayseur que brayseur, que ses compagnes nommaient en sus "Le chevalier à la queue de cheval" (ce qui n'estoyt poinct en rayson de sa coyffe). Le paillard chastelain et son équipage, après avoir occys de malheureux polognays, ravagé moult temples de Francoyvyllon qui poussayt comme vilaines herbes tout le long du fief des Paxatagore (honni gens, donct je souhaite que le pire mal de notre bon seigneur Poséydon soit le salaire en deniers pour toutes trahysons et choses bien mauvayses que cette famille a apporté en notre Ys, ycelle bien aimée et chéry), et faict mille gentilles choses, se trouva fort heureux d'être fortuné en maille & écus sonnants & trébuchants, fortunes aisées à utilyser, qui lui permit d'équipailler son groupe de destriers véloces.

Or tant au sujet de ces bêtes, elles étaient pures et nombreuses, raysons ycelle qui fut qu'on les nomma "pur cents". Cent homme seulement devoyent ce jour prendre la cyté libre et bénie de Port-Mauresbys, las cy-devant ruiné par les folies des Paxatagore. Sysyphe les Nonnes et ses chevaliers, tous nobles & pieux seigneurs adoubés de frays, s'encquirent de charger droyt les murs de Port-Mauresbys, et c'estoy voirement là belle chose à voir. Sur ce poinct encore je voudrays dyre cela, que les murailles de la ville n'estoyent poinct bien neuve, et que le syeur les Nonnes, qui ne réfutent poinct les apports de la modernyté, dysposoyt en outre de ce que les maystres et docteur en musyque appellent une ampli.

Or cy derrière un char se tenait, suyvant l'héroysque cavalcade des enarmurés, ycelui portant beau le troubadour Zyzy qu'on nommait Zazou, en cela qu'il apprécya la chair de son semblable, non qu'il soyt cannibale mays bien sodomyte, et l'ingénieur de son estat Ramon Harrysson; or les deux, tant non seulement pour se donner belle allure et encourager les troupes, mays aussy et bien pour effrayer l'ennemy et l'affayblyr, s'ornoyaient de deux guistares de natures électriques, et s'empressoyent d'en jouer, de telle sorte que tant qu'ils eurent fait à peine troys accords, les murs de Port-Mauresbys s'effondroyent et la cavalerie eut rayson de la maygre défense des lyeux avec aysances, tant estoyt bonne la stratégye du syeur les Nonnes. Ce dernier fit passer par le fil de l'épée Ataraxès Basyle Calydon de Paxatagore, qui estoyt le cousyn dict germain et nonobstant par allyance consanguyne du syeur Paxatagore, lequel estoyt gouverneur de la ville. Il fit pendre ses régysseurs et généraux par piedcs et s'ensuivit douloureux trépas, avant que d'inviter hommes vaillants et solydes à rejoindre son Ost, et régner avec lui sur l'ouest de l'Empire, avant que de marcher sur Chandernagus, domaine du fêlon et notoyrement athéyste Lool de Virion, lequel n'était poinct là pour empêcher le syeur les Nonnes de régner sur son or et ses femmes. Le chef de guerre fit rendre une vaste actyon de grâce, et décyda de faire du 20 du mois Octe une festivité pour la ville de Port Mauresbys, qu'on s'en souvienne et fasse cryer en la place publique la très saincte libératyon de la ville, et son entrée dans la Reconqueste. Douze cents francoyvylliens furent noyés sur la place dyctes des grèves, devant une grande foule, afin que chacun ayt en la mémoire ce qu'il advient à qui ignore les commandements du sainct et grand Poséydon (loué soit-il !). Le soyr même, une estafette courrayt pour la premiesre barque vers la Cataloxytanie, pour conseiller au syeur de Fontvell, qui estoyt un vrai homme de courage & sagesse, de s'emparer du fief de Blynys et de l'ysle de Bryst, afin que le fêlon de Virion, celui-là même qui avoyt renyé son seigneur Poséydon et avayt fayct alliance avec la souillone Valadonys, soyct dument puni de ses exactyons.

à Mont-Pharys

- Port Mauresbys est définitivement tombée, seygneur.

- Tryste sort.

- Votre cousyn Ataraxès est mort.

- C'est pas une perte. Déjà quand j'étays petit, il me piquait mes jouets.

- un message des Zollernoys, seygneur !

- ah, enfin ! que dysent-ils !

- qu'ils voudraient pouvoir encercler les yzlands avec leur bateau.

- quoy ?

- je cyte : "nous ne demanderons qu'une permission, celle de pouvoir disposer notre flotte devant les Zorcades, et donc devant l'île sous le contrôle de l'Empire selon le traité des Zorcades-Yzlands, cela afin de préserver l'accord dans l'éventualité d'une improbable mais possible défaite." C'est le grand duc en personne.

- ils n'en perdent pas une, eux ! Déjà que les merxystes ont prys Venys, ils en profitent pour dépecer l'Empyre. Qu'allons nous fayre ?

- j'ai peut-être une solutyon Seygneur. Je reçois à l'instant un pigeon voyageur de Duclos.

- le SG de l'ONV ? que veut-il ?

- Il nous écrit que les zollernois ne peuvent pas nous envoyer des armes parce que nous sommes une nation non belligérante. A mon avys, ils ne peuvent donc pas rentrer sur notre territoire maritime.

- moui, c'est déjà ça. Mays on a besoyn d'armes !

- il faut que nos atelyers redoublent de cadence.

- il faut ympérativement faire notre liayson avec Ystari et Léa. Maintenant que nous avons mys la mayn sur l'Athys, nous devons avoir une sacrée force de frappe. Renvoyez un pigeon voyageur là bas.


* * * * *


Fontvell s'empare de Milléunuys


Guylhem de Fontvell, Tyresyas de Paxatagore


COMMUNYQUE

Faysant suyte aux négocyations entre les représentants de la Cataloxytanie et les autorytés du Milléunuys, ces dernyers, après accord de la populatyon locale, ont décydé de reconnaytre Monseygneur Guylhem de Fontvell comme Suzerayn.

Qu'est-ce que c'est que cette appropriatyon frauduleuse des terres de l'Empyre !?!

Tyresyas de Paxatagore

Que celui qui ne s'est approprié des terres qui ne lui appartenaient pas jettent la première pierre à mon vassal.

Marilyse

Monsyeur,

Vous m'accusez de m'être appropryé frauduleusement d'une terre Impéryale alors que je voys dans mon geste qu'une symple mesure conservatoyre. L'Empyre est menacé par la peste rouge et la fyèvre jaune : A une sytuation exceptyonellement grave, il faut répondre par des mesures exceptyonelles.

Le terrytoire de Milléunuys s'est inquyété, et avec rayson, de la dysparytion de l'Auctoryctas Imperyalis.

Sy l'Empyre exyste ce n'est pas, et vous en convyendrez, par la Présence de l'Empereur mays par le mayntien de ses instytutions, la survyvance de son Admynistratyon et aussy, parceque nous autre arystocrates avons le devoyr de le défendre comme toujours nous avons su le fayre. L'Empyre est Un et Indyvisible, je l'ay dyt par le passé et je le dyrai encore et toujours.

Or donc, le Terrytoire de Milléunuys dont la pacyfique populatyon est entyèrement restée fydèle à l'Empyre s'est inquyétée, à juste tytre, des dernyers événements et de la défayllance de l'Admynistratyon Impéryale dont certayns membres locaux ont même rejoynt les rebelles. Cette populatyon comprenant quelques famylles d'orygines cataloxytanyenne a demandé tout naturellement au Lygorat de Cataloxytanie de la prendre sous sa protectyon.

Permettez moy de vous rappeler que le lyen féodal est, tel que le défynit dans son cour "hystoire des Institutyons et des fayts socyaux", le Professeur Le Marynis dont votre père fut le bryllant élève que l'on sayt, un lyen intuytu personae.

Sy un seygneur ou une collectyvité peuvent octroyer une terre à celuy quy devyendra son vassal , une personne physique ou morale peut demander protectyon à une autre : Il y a là aussy créatyon d'un lyen de vassalyté. Je dyrai même plus, là se trouve l'orygine hystorique de la féodalyté. En aucun cas, le suzerayn ne devyent alors propryétaire de la terre de son vassal

C'est pourquoy, je peux jurer sur mon honheur et sur ma foy que je n'ay en aucun cas lésé l'Empyre et, j'encourage les autres arystocrates à fayre de même afyn de conserver l'Empyre dans son intégralyté.

Je, suys, Monsyeur, Votre oblygé et votre compagnon de lutte contre les rebelles

Guylhem de Fontvell.


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Fontvell s'empare de Syperystrhil


Anaclet de Paxatagore


fontvell , 29/10/an IV 17:31

C'est fayt Monseygneur, il n'y a pas eu beaucoup de résystance et nous avons pendu les récalcytrants.

- Des merxystes, des chysnois ? - pas l'ombre d'un; pourtant des tracts ont été dystribués. Ah si, nous avons capturé un agent de celuy quy se croyt empereur. - BHP ? - Non, LdV - Bravo, Marylise va être contente, nous tenons cette =EEle qui contrôle l'entrée du golfe. Une excelente place que nous devons immédyatement fortyfier. - Ouy, Monseygneur, Superysthril est à nous. Des troupes venant de Quovadys devrayent sous peu nous appuyer.


* * * * *


L'épopée de la flotte de Port Venerys


Anaclet de Paxatagore

à la conquête de Venys


Résumé
L'escadre menée par Guylhem de Fontvell mène une audacyeuse attaque de Venys, avant de se replier sans atteindre ses objectifs.


Récyt par Guylhem de Fontvell

Nous nous aprochons enfyn des côtes de Catamoxytanie. Porphyrio, tenant son maytre par la mayn luy désygne maynts endroyts du ryvage que James fays myne de ne poynt voyr prétextant un épays brouyllard....Quelle imagynation ! Un bruyt sourd fayt me retourner : Un pygeon vyent de s'écraser sur le pont.

Phylippidès ! m'exclame-je

Phylippidès ? m'interroge James

Ouy, Phylippidès, mon messager, le marathonyen des survytamynés, le roy des godes postaux, l'as des as, l'Hermès des pygeons...

Argh, fayt ledyt Hermès, j'ay un message urgent....Argh, très urgent, il vyent de Venys...

Mays il parle, s'étonne James toujours aussy imaginatyf.

Je me précypite vers le pauvre petyt corps plumeux. Trop tard, il est mourru.

Et Merdre, dys-je

Ô tragédye s'exclame l'équypage de l'Amphytrite.

Un papyer est enroulé autour de sa patte. Je m'en saysis, le déplye, le lys....Gasp. Quelques gouttes de sueur perlent sur mon noble front.

Que se passe-t-il, mon cher Guylhem, pour que ces quelques gouttes de sueurs perlent sur votre noble front, me demande James toujours très observateur.

James, mon amy,

Vous avez voulu voyr la cataloxytanie,

Vous allez voyr la Cataloxytanie,

Vous allez voulu voyr Perepenya,

Vous allez voyr Perepenya,

Porphyrio a voulu voyr sa tante,

Il va voyr sa tante,

Comme toujours,

Mays moy, je pars d'icy, le devoyr m'appelle, ma suzerayne est en danger, quyttez ce navyre et mettez vous à l'abry, les rouges sont à Venys....

Que l'escadre de Port Venerys appareylle. Nous allons châtyer cette racaylle.

Ah, sy Les Nonnes avayt été élu, ce ne serayt jamays arryvé.

VYVA LA MUERTE

Porte-fyons Nymis Quelque part au large de Venys.

Qu'etes vous soldats ? Des Fyons, Chef ! Des quoy ? Plus fort ! Je ne vous entends pas. Des Fyons, Chef ! Qu'est ce qu'un Fyon ? Un Fyon est un Fantassyn Ynstruit pour les Opératyons Nautyques Qu'êtes vous encore, soldats ? (Sylence) Vous ne savez pas ? (Sylence) Je vays vous le dyre (Sylence) Vous êtes des trous du cul. Qu'êtes vous ? Des trous du cul, Chef Des quoy ? Des trous du cul, Chef Et à quoy servent les trous du cul ? (Sylence) Je ne vous entends pas. Toy, soldat, à quoy sert le trou du cul A chyer, Chef Comment ? Parles plus fort, soldat. A CHYER, CHEF Ouy, soldats, à chyer, A EVACUER LA MERDE et aujourd'huy, la merde elle est rouge et jaune et vous allez me l'évacuer de Venys. Vous allez me broyer ces gauchos et me pulvéryser ces faces de cytron quy ont osé s'attaquer aux Sayntes Instytutions Impéryales. Je veux vous voyr revenyr chacun avec au moyns une tête de raclure. COMPRYS ? OUY CHEF VYVA LA MUERTE VYVA LA MUERTE ROMPEZ Mercy, Chef VYVA LA MUERTE

AMPHYTRITE - Quelque part au large de Venys

Mesdames & messyeurs,

Une longue et dure journée nous attend demayn.

Aussy byen pour l'ennemy que pour nous, ce jour sera le jour le plus long. Il faudra se battre rue par rue, mayson par mayson, arracher chaque pouce carré du terrayn aux rebelles fanatyques.

Demayn soyr, beaucoup d'entre nous manqueront à l'appel et peut être seray-je de ceux là. Quoyqu'il en soyt , je suys certayn que nous aurons tous accomply notre devoyr jusqu'au bout.

Mesdames & Messyeurs, il ne s'agyt nullement, à mon grand regret, de reprendre Venys, nous sommes trop peu nombreux pour cela. Grâce aux précyeux renseygnements que nous ont communyqué nos sandestyns, nous devrons juste atteindre certayns objectyfs que je vays vous dévoyler.

1/ Récupérer Marcus Porcus Catonys 2/ Retrouver Palim Pseste 3/ Ramener le corps de notre Saynt Martyr Théophraste

Voylà comment nous allons procéder :

7h00

Alors que les premyères brumes de l'aube se dyssipent, les canons 906090 mod.69 de l'escadre de Port Venerys ouvrent le feu sur les objectyfs quy leur ont été déygnés : Le Palays Dogéal et les poynts ou doyvent débarquer les Fyons.

Un étrange spectacle se déroule à bord de l'Amphytrite.

"Affalez les voyles" "Abattez les mats" "Fermez les écoutylles" " Relevez les panneaux" "Paré à plonger" "Immersyon 5 mètre" "En avant un tyers" Le navyre vyent de s'enfoncer sous les flots.

7.30

Un groupe d'une dizayne de renyfleurs accompagnés d'un médecyn et d'une infyrmière tous en tenue camouflée arryvent sur leur objectyf : Le pont mayntenant détruyt quy relye Venys à l'Iumée. Le passage n'est même pas gardé ou plutôt, les sentynelles se sont réunyes autour d'un feu quy luyt une centayne de mètres plus loyn.

Sortant de l'eau, les hommes abordent la ryve Iuméenne et regardent le sol.

"Serjoynt, nous avons repéré ses traces, mays nous avons été devancé"

" Bon, nous fylons pour les rattraper en espérant que le secrétayre n'ayt pas été capturé. Il faut fayre vyte, Palim Pseste ne doyt pas avoyr l'habytude de l'azymut féroce. Il ne reste plus qu'à espérer que malgré les traces qu'il a layssé, ses poursuyvants ne soyent pas aussy doués que luy. Toy , toy et toy, vous couvryrez nos arryères et effacerez les traces, toutes les traces. Comprys ?"

Mong Pou

Alols qu'un gloupe d'éclaileul quitte l'escadle de la Cataloxytanie, le soviet populayle des dockels de Chysnatown est avysée de ce qu'un celtain nombre de bulles jaillyssent à la sulface devant le polt, tlahyssant la plésence de navile sous-malins.

Camalade Chou Fleuly : icy le camalade Chou Fleuly, de la sectyon de sulveyllance des côtes.

Camalade Mille Palfums : Mille Palfums au téléphone, je t'écoute camalade.

Camalade Chou Fleuly : il y a des bulles qui jaillyssent à la sulface.

Camalade Mille Palfums : pal les mille lendemain qui chantent ! une attaque alystoclatico-capitalyste. Il faut léagil !

Aussitôt, le camalade commandant du soviet en avyse les plus hautes autolités de Chysnatown, qui mettent au poynt la technique du pêcheul qui cloyait pêchel.

Camalade Mille Palfums : ici le camalade Mille Palfums. Il faut immédiatement fusiller Chou Fleuly. Il paltycipe à une attaque capitalyste sur Chysnatown.

Camalade Po Blem Hel : ouy ? icy Raveline, mon pote ! Vive les litchys !

Camalade Mille Palfums : ah paldon, je me suys tlompé de numélo.

Camalade Po Blem Hel : non, non, t'inquiète. J'ai encole dlogué le dingue. Fusille Chou Fleuly. Nous allons menel le plan Octo Pussys.

Déployant toute une sélie de petites jonques selvant habituellement au tlanspolt sul les canaux, le génélal Colin "Da Laska" Po Ouh Hel encelce l'escadle de Polt Venélys. Fleles, en boys et légels, ces petits naviles sont indétectables au ladal. Les voilà qui jettent maintenant les filets, puys se jettent de l'un à l'autle un gland coldage, afin de léunil en un seul filet leul multitude. Le coldage se lesselle plogessivement, sul le dessus, tandys que sous le dessous, des plongeuls s'attelent à léunil les coldages. Entle deux eaux, les naviles de Fontvell sont plys dans la nasse.

Aplès, il ne leste plus qu'à attachel le coldage à une glue de haute poussée, habituellement utilysée poul le débalquement des malchandyses. Les naviles, tlanquillement, et malglé la folce de leuls moteuls, sont tlactés vels la live, où ils sont guydés avec plécautyon dans un canal du polt.

Camalade Po Blem Hel : ah ah ! excellente plyse ! Fusyllon Mille Palfums poul la peine ! Ce tlaytle aulait du signalel plus tôt l'attaque. Voyions maintenant ce que nous avons pêché là ! Hihi hihi ! Pal Po Tse Ys Dong ! Je leconnays là l'écusson de la Ca Ta Lo Xi Ta Nys. Nous avons captulé la galèle de Fontvell ! Que le gland clic me cloque !

A bord de l'Amphytrite (Fontvell)

- Monseygneur ! Nous n'avançons plus ! Nous sommes comme quy dyrait prys dans des fylets de poyscaylleurs. - Que Dyonys me patafyole....Mays que se passe-t-yl Sophya ? - Je suppose que le syllage ou les bulles nous ont trahys. - Machynes arryères toutes...

L'Amphytrite renacle, mays doucement puys plus rapydement commence à reculer.

-Hyssez le péryscope...Ah ! Ce n'est que ces petytes choses quy nous ralentyssent. Quelle profondeur sous la quylle ? - Encore 10 mètres - Parfayt.. Immersyon maxymale.

Toujours en marche arryère, l'Amphytrite s'enfonce peu à peu entraynant avec elle sous l'eau les malheureuses petytes jonques quy s'entrechoquent et se brysent.

- Aux postes de combat. Surface !

Dans un majestueux geyser d'écume, l'Amphytrite jayllit hors de l'eau sous le regard médusés des quelques survyvants chysnois.

- Tuez les tous, Poseydon reconnaytra les syens !

Tandys que les mytrailleuses de pont crachent leur venyns, une tourelle poynte sa gueule vers une jonque plus ymportante.

- Ne seray-ce pas celle du général Colin Pou Ho Hel ? Quel dommage de devoyr élyminer un tel génye milytaire dysciple de Sun Tsu. Hasta la Vysta y Vyva la Muerte.

Fontvell appuye sur le bouton de myse à feu. Une fractyon de seconde la jonque explose avec tous les espoyrs du Bon Docteur Pou Mong.

un peu plus tard, à bord de l'Amphytrite

Monseygneur, nous venons de recevoir un message chiffré urgent

- Donnez le moy

Consultes de Cataloxytanie.

Monseygneur,

Usant de notre devoyr de conseil et de notre droyt de remontrance,

Jugeant que les objectyfs mylitaires que vous avez fyxé rysquent d'être couteux tant en termes humayns que matéryel,

Que les forces que vous avez engagé seront plus utyles en Cataloxytanie Que Votre personne a été elle-même menacée,

Les Consultes de Cataloxytanie, après en avoyr délybéré,

Vous demandent humblement de vous replyer.

- Ce message a été ydentifié et valydé ? - Ouy Monseygneur, il n'y a aucun doute, ce message est vray. - Où en sont les troupes débarquées ? - Elles progressent, mays la résystance est plus dure que prévu - Les pertes ? - Conformes aux statystiques - Les bombardements ? - Les dégats sur Chysnatown sont important, mays le palays dogéal est encore debout - Palim Pseste ? - Les Renyfleurs ont interceptés le groupe lancé à sa poursuyte. - Catonys ? - Les Sandestyns ont perdu sa trace.

Fontvell réflèchyt quelque secondes.

- Ordonnez le reply général, - A vos ordres, Monseygneur. - Je revyendrai - Vous dytes ? - Ryen, ryen, un vyeux souvenyr.


* * * * *


La bataylle de Lyspante


Marilyse Emphetuocle, Tyresyas de Paxatagore

Tyresyas de Paxatagore attaque un fyef Emphetuocle


Lyspante, fyef Emphetuocle - midy

(tour de surveillance - conversatyon par tokiwoki56.1)

- Soeuranne, Soeuranne 56.2, ne voys tu ryen venyr ?

- Non, je ne voys que l'océan qui bleuoit et la mer qui....

- Soeuranne ? Soeuranne ???? Pourquoi ne réponds tu ?

- mmm, peut-être parce que je viens de recevoir une flèche à travers la gorge qui vient de me tuer, crétin.

- mouai, ça fait une rayson valable. Mays... une flèche ? d'où ?

- d'un navyre situé au loyn.

- et tu ne pouvays pas le signaler plus tôt ?

- mmm, non. Il vient d'apparaître. Ils viennent d'apparaître.

Tyresias de Paxatagore , 28/10/an IV 17:56

Face à Lyspante, midy cinq

La première flotte Paxatagore vient en effet d'arriver à quelques mille nautyques du port de Lyspante, petit port de pêche tranquille et sans hystoire, mays toutefoys placé sous la vassalyté de Marilyse Emphetuocle. Les quynze navyres et demy de la Flotte commencent la méthode classyque d'enfermement du port, selon la tactyque dite du "Filet de poysson", inventée au XIIIème siècle et décrite par le très populaire Clausewys 56.3. Les navires communiquent les uns avec les autres par le biays de mirroi= rs.

Navyre Amyral : Poysson Chat, troys puces sur la gauche.

Poysson Chat : Navyre Amyral, ouy, Navyre Amyral.

Navyre Amyral : Requyn, descendez ce Soeuranne là bas.

Requyn : Tout de suyte, Navyre Amyral.

A bord de Requyn, l'offycier de quart, Guyllaume Tell arme son arbalette, vyse, et descend le Soeuranne de Lyspante.

Navyre Amyral : Colyn, mettez votre tribord à babord.

Colyn : Navyre Amyral, ouy, Navyre Amyral.

Navyre Amyral : Cabysllaud, ouvrez le robinet d'eau froide. La mer est un peu chaude. C'est mauvays en cas d'incendye.

Cabysllaud : Navyre Amyral, ouy, Navyre Amyral.

Navyre Amyral : Température de l'eau : 17$^\mathrm{o}$, optimale. Refermez robinet, Cabysllaud.

Cabysllaud : Navyre Amyral, ouy, Navyre Amyral.

Navyre Amyral à tous : Filet dans la nasse. Je répète : Filet dans la nasse. Pryons Poseydon.

Tous : POSEYDON !

Marilyse Emphetuocle , 28/10/an IV 18:16

Tandys que le Soeuranne achevait d'agonyser, l'alerte est donnée.

En quelques minutes, le Seygneur de Lyspante, un jeune noble ambitieux du nom de Clyston, cherche à bloquer le port pour fayre face à la Flotte ennemye. Celle-cy est encore loyn et on ne peut dyscerner avec précysion les étendards, mays nul doute que c'est une flotte ennemye. Les navyres du port de Lyspante se portent à l'avant du port, pour former une jettée artificielle et défendre ainsy la ville. Un pygeon voyageur urgent (couleur rouge) est envoyé à Marilyse Emphetuocle pour demander des secours. La trompette raysonne dans la ville, le glas sonne pour que les paysans alentour courrent se cacher. C'est ce qu'on appelle le branle bas de combat.

Tyresias de Paxatagore , 28/10/an IV 18:46

Afyn de lutter contre cette manoeuvre classyque, le navyre amyral avait une technique nouvelle : des canards explosifs.

Partys des navires Cabysllaud et Saumon Fumé, quatre colonnes de canards jaunes pâles remontent vers le port de Lyspante. Ils se font dyscrets (il faut dire qu'on leur a coupé la langue). Ils viennent tranquillement se cacher le long des coques des différents navires, guydés par des plongeurs sous-maryns (des rescapés de l'unyté du Général Offenbach Moltyéri, embauchés par les Paxatagore, ah ah !). La manoeuvre est rapide : en une quinzayne de minute les canards sont à leur poste et les plongeurs eux même se cachent sous des rochers pour se protéger de l'explosyon.

Depuys le navyre amyral, Tyresyas de Paxatagore contemple la scène avec une longue vue. Au moment opportun, il appuye sur un petyt bouton rouge. Un à un, de gauche à droite, par intervalle d'une demi-seconde, dans un ensemble pyrotechnique parfayt, les canards explosent chacun à leur tour, faysant de profonds trous dans les navires. A peine les nautes Lyspantays ont-il comprys qu'il se passayt quelque chose que leur barrière de navire est en trayn de prendre l'eau. Icy et là, quelques plumes de canards volent dans les ayrs.

Tyresyas : il faudra penser à féliciter Lydoine. Excellente ydée, ces canards ! Faites transmettre à Raie Manta et Poysson Chati l'ordre de faire dysparaître ce qui surnage.

Aussitôt dit, aussitôt fayt. Les miroirs se mettent à scintiller, Raie Manta et Poysson Chat s'avancent en mettant leur babord face au port. Les écoutillles s'ouvrent alors et les tireurs sortent leur tout nouveau non-bazooka, vendu par Emmanuel Raveline (en fait, ce sont des stocks qu'on lui a piqué). Troys salves partent vers le port et s'abattent sur les navires qui surnageaient. Certaines prennent feu, d'autres explosent. C'est un carnage. Des myssiles partent également un peu plus loin, avec du napalm, pour nettoyer le port.

Marilyse Emphetuocle , 28/10/an IV 20:03

Réunyon de cryse :

Conseyller Kerrys : On est dans la panade. Il est certayn qu'ils sont bien mieux armés que nous. Heureusement, ils se sont un peu calmés, mays nous n'avons pas plus maryne à leur opposer. Leur armement est manifestement supéryeur aux autres, ils usent de magie pour tuer à dystance notre soeuranne et détruire dans notre rade les navires que nous avyons massé. Il faut se rendre, Seygneur !

Conseyller Wys : Que nenny ! Poseydon guyde notre bras, et notre bras doyt s'abattre sur ces rebelles. Il faut se battre et nous recevrons le soutyen de Poseydon car Posedyon est avec nous. Il est évydent qu'il nous seccourra. Les armes de destryctyons massives de ces assayllants ne doivent pas nous fayre fayblir.

Clyston : tyens, au fait, on en sayt plus sur nos ennemys ?

Conseyller Ryce : ouy, ce sont les Paxatagore. On a vu leurs étendards.

Clyston : mays pourquoy veulent-ils s'en prendre à notre petit fief ?

Conseyller Wolfowys : c'est leur manie de faire de la real politik au lyeu de mener une politique ambityeuse de déploiement.

Clyston : certes, mays en attendant, nous sommes assiégés et nous rysquons d'y perdre. Que fayt-on ? On se rend ? On se bat ?

Conseyller Kerrys : on se rend !

Conseyller Wys : on se bat !

Conseyller Powyll : on négocie ?

Clyston : mmm, on devrait voter. Invoquons Lesaléasdelacoursupremesontlegyons !

pfffffffffffffffffffffiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Conseyller Kerrys : tiens un myssile !

BOUM !

Clyston : il n'est pas passé loin, celuy-là.

Conseyller Wys : pryons ! il est encore temps ! et luttons !

Tyresias de Paxatagore , 29/10/an IV 10:01

A bord du navyre amyral :

Tyresyas : bon, on ne pas attendre cinquante ans qu'yls se décydent.

Capytaine : Certes, mays bon, c'est la tradytion de laysser une nuyt à une ville assiégée pour choysir entre se rendre ou se battre.

Tyresyas : apparement, Lesnonne ne l'a pas respectée, cette tradytion.

Capytaine : que ce sauvage malaprys ne respecte pas les tradytions ne saurayt amener un Métaligore de Paxatagore à se compromettre et fayre de même. Conchyons Lesnonne.

Tyresyas : conchyons, conchyons. Mays je suys pas encore Métaligore.

Capytaine : ah, ils agitent un drapeau.

Tyresyas : de quelle couleur ?

Capytaine : vert.

Tyresays : vert ? Ils veulent négocyer.

Effectyvement, une petite barque commence à appareiller depuys le port de Lyspante.

Marilyse Emphetuocle , 29/10/an IV 10:59

- C'est pas qu'on a pas envie de se battre, mays.... - mays ? - D'un autre côté, vos explosifs qui font tout mal, c'est très désagréable, certes... - certes ? - Mays bon, on ne peut pas se rendre comme ça sans se battre un peu, ça ne se fayt pas, non ? - non ? - Il y a des tradytions à respecter, nous de sommes pas des merxystes, nous ! - vous ? - Nous ne pouvons pas vous laysser nous pyller sans qu'on ait un peu fayt mine de résyster, sinon.... - sinon ? - quand on arrivera au wahala, nous n'aurons pas les soixante seize vierges que Poseydon 56.4 nous a promys Et... - et ? - bon, vous faites des proposytions de négociations !!!! - négociatyons ? - oui ! - Ok : vous vous rendez, on vous tue, on viole vos femmes, on prend vos crassyeux pour nettoyer nos chevaux, on s'empare de vos terres et de vos byens. - vous êtes dur en affaires, vous ! - non : je suys bien armé. - c'est pas faux. - non. vous voulez vérifier ? - je vous fays confiance. - alors, vous accepter mon dyl 56.5 ? - mmm, et si vous ne nous tuez pas et qu'on vous donnait nos belles-mères ? - on ne vous tue pas mays vous vous ralliez au Clan Paxatagore. On viole tout le monde, sauf les belles mères vieilles et laydes. - zut la myenne est vielle et layde. Et notre seygneur ? - Clyston ? On l'empale sur un pyeux enduyt de confiture d'acide sulfurique. - beurk, mays c'est horrible. - ouy. Ca fayt très mal. - ça doit être amusant à voir. Allez, topez là.

Marilyse Emphetuocle , 29/10/an IV 15:21

De retour à quay, l'émyssaire est reçu par le Clyston et ses conseyllers :

Emyssaire : alors, voylà le dyl. On se rend, ils ne nous tuent pas, ils violent nos femmes et prennent nos terres. Ah oui, aussy, ils empalent Clyston.

Clyston : quoy ? ça va pas non ! j'ai aucune envie d'être empalé.

Emyssaire : dommage, ça avait l'ayr sympa à voyr.

Clyston : ça peut s'arranger. Qu'on l'empale sec ! On va se battre !

Deux gardes s'emparent de l'émyssaire. Rapidement un pal est dressé sur le port et l'émyssaire est empalé.

Emyssaire : vous oubliez l'acyde sulfurique ! je ne veux pas manquer ça !

Le saccage fut ignoble. On déplora de parts et d'autres de nombreuses dentityons cassées, des hématomes sur les jambes, des cicatryces sur les mayns, quelques yeux creuvés, un paire de testicules bousillée et troys ou quatre flaques de sang. Mays fondamentalement, le faible nombre de combattant, leur faible motivatyon à s'entre tuer, car le combat était gagné d'avance, la diffusyon sur la radyo d'un match de Subrubgy entre les Sérényssime et les Pourq, et le fayt que longtemps les yssois s'étaient levés de bon... longtemps les yssois n'avaient pas combattu avec des armes contribuèrent à réduire les dégats : quatre mort, dix huits blesssés, et aucune tonne d'explosif dérobé.

En cours d'après-midi, Lyspante était pryse. Un drapeau Paxatagore flottayt sur le bastyon de la vylle. Le jeune Clyston avait abjuré son serment aux Emphetuocle et venayt d'être fayt Gouverneur adjoynt, tandys que troys de ses conseyllers étaient pendus pour la forme (mays détaché juste avant de mourryr, nous ne sommes pas des sauvages tout de même, et on ne va pas se priver de gens intelligents).

Lyspante est Paxatagore. Bientôt, Venys sera à nouveau Paxatagore.

catilysna@serenyssime.org, 29/10/an IV 21:11

Aucune tonne d'explosyf ne fut dérobé, par contre, on eu la surpryse de trouver le Palays Emphétuocle totalement dépossédé de tous ses trésors. L'un deux, très précyeux, l'oeuvre d'un certain Myslo Rambaldys, fut sans doute la plus grande perte. Heureusement, les sodomites ont rapidement trouvé les responsables, un groupe de négocyants quy auraient expédiés ces trésors vers Venys, à Mong Pou, et les ont exécuté sur place, après avoir obtenu d'eux des aveux écrits. Aveux quy constituèrent l'unique preuve de leur culpabilité...


* * * * *


La conquête de Tenessys par Tyresyas de Paxatagore


Anaclet de Paxatagore


L'île de Tenessys est située au large de Mont-Pharys, entre Mont-Pharys et Lorienys. Jusqu'à présent, elle était partagée entre deux fiefs, appartenant respectivement à Théophraste de Mytilène et Zoé Tinùviel.

Quatre navires battant pavillon Paxatagore arrivent devant le port de Memphys (Tenessys). A bord, Tyresyas de Paxatagore en personne commande la manoeuvre d'abordage. Sur place, les bourgeoys de la ville et le gouverneur Mytilène voient avec anxiété l'arrivée de ces navires. Car cela fait troys jours qu'on n'a plus de nouvelles de nul part et bien longtemps, vrayment bien longtemps, qu'aucun navire Paxatagore n'a osé abordé le port de Memphys (le dernier, prys dans une tempête, avayt cherché à rentrer dans le port pour y faire escale, il fut sauvegement pillé et ses marins pendus par les pieds, puis renvoyés vers Mont Pharys). Les quatres navires Paxatagore font maintenant face à la baie, parfaitement alignés, offrant leur flan. De la tour de la Capitainerie, le veilleur voit, une à une, des petites fenêtres s'ouvrir, et de grosses bouches de métal en sortir. A peine a-t-il le temps de se souvenir (car les armes ont été interdites pendant quelques années, n'oublions pas) de quoi il pouvait bien s'agir, qu'il est soufflé par l'explosyon d'un missile mer-terre de fabricatyon artysanale (les ateliers audys à côté de Néo Classys ont travaillé dur ces deux derniers jours). Le tir concentré au bazooka fait sauter le symbole du pouvoir des Mytilène sur le port. La foule s'enfuie, effrayée.

Quelques minutes plus tard, Tyresias est à quay, et prend possessyon du port. La ville n'est pas encore pryse, mays c'est une questyon d'heure : ils n'ont pas d'armes eux !

Après négociatyon, la partye Mytilène de l'île s'est rendue sans qu'un coup de feu ne soyt tyré. Nous occupons donc entièrement la ville de Memphys et allons pénétrer dans la partye Tinùviel de l'île par la fameuse route soixantesys. Aucun mort n'a été fait, ni aucun prysonnier. Les autorités locales sont volontairement passés sous nôtre contrôle. La libératyon est en marche !


* * * * *


La fuite


Anaclet de Paxatagore, Hector D'Ysciple, Marcus Porcus Catonys

La révolutyon, acte 2

où comment les arystocrates s'enfuyent de Venys


Résumé des épysodes précédent : alors qu'Anaclet de Paxatagore remettait (enfin !) aux Ophicciy la terre d'Athys, faysant ainsy de BHP leur vassal, des chynyssois merxystes-luninystes débarquèrent et blessèrent le Métaligore de Paxatagore. Après le décès tranchant d'Emmanuel Raveline, toute la troupe s'enfuit par un passage secret, dirigée par Lucyus Catilysna, le nouveau Conseiller de Léa Valadonys.

LOOL, LÉA, ANACLET, MARILYSE

Le petit groupe prend la gondole, et s'éloigne du Palazzo Paxatagorio, conduite par Lucyus...

Lool : Dytes moy, Lucyus, vous êtes arrivés comment à ce poste ? Je veux dire, vous n'êtes pas devenu autre chose, avant de devenir Conseiller ?

Léa : Lool, tu croys que c'est le moment ?

Lool : J'ay le droit de savoir quy tu fréquentes !

Léa : Rhoo....

Lucyus : N'ayez crainte, Seigneur, mes seules capacytés m'ont conduyt à exercer cette fonctyon.

Lool : C'est ce que je craignays...

Anaclet : Beeaaahhh....

Marilyse : Je croys que l'autre blessé ne va pas très byen

Bryaxys : Sy vous voulez, je peux faire venir les 5 400 meilleurs médecyns de Per...

Tous ensemble : LA FERME

Bryaxys : Bon, bon... je me tays.

Anaclet : Beeaaaaahhhh....

Lool : Bon, Marilyse, vous pouvez pas tenter de le faire taire ? Calmez sa douleur, bon sang !

Marilyse : Avec playsir... mmm...

Lucyus : Nous arrivons, voilà...

La gondole s'approche du mur d'une mayson, et Lucyus se met à essayer de pousser les briques blanches. Au loin, on entend des crys et des pleurs, on voit les flammes et la fumée, on sent la mort et la désolatyon.

Lool : Mays qu'est-ce qu'il fait ?

Léa : Je ne says pas, mays en tout cas il a l'air de savoir ce qu'il fait.

Marilyse, s'interrompant : mmm c'est pas que ce soit ennuyeux, mays bon, il est completement naze, n'y a-t-il donc personne pour s'occuper de moy ?

Lool : Mays sy, y a qu'à demander

Bryaxys : Tout cela me dégoûte...

Tous ensemble : LA FERME

Lucyus : Ah voilà !

Lucyus enfonce une des briques du mur. Soudain, un pan entier s'enfonce luy aussy et coulysse sur le coté, révélant un couloir sombre. Au plafond, de nombreux tuyaux dont s'échappent par intermitence des jets de vapeurs. Soudain, des lumières rouges vif brillent réguilièrement. Une voix se fait entendre : "ALERTE ROUGE, CECI N'EST PAS UN EXERCYCE, ALERTE ROUGE..."

Léa : Mays où sommes-nous ?...

Lool : On dirait une entrée secrète vers la Piscyne...

Léa : Vers quoy ?

Lucyus : La base secrète du SYRE.

Marilyse : Mays comment vous savez ça vous ?

Lucyus : Au fond du couloir se trouve la réserve personnelle de Forzalcanut.

Léa : La réserve de quoy ?

Lool : Je croys que j'ay compris... j'ay toujours pensé que Jordi avait mys en réserve des armes au cas où...

A suivre...

HECTOR

Hector est tranquillement en train de dormir dans son tranquille bureau, tranquilisé par une bonne dose de tranquilisant. Il a un casque audio sur les oreilles et écoute une tranquille petite musique de sa chanteuse favorite. Quand un type qu'il n'a jamays vu débarque dans le bureau et lui arrache ses écouteurs.

- Heyn ? Heu ? Quoi ? demande le doge ?

- Venez voir.

- Et euh, vous êtes qui vous ?

- Au balcon.

Hector s'extirpe péniblement de son siège et attrape au passage la clé pour ouvrir la porte. Il l'enfonce dans la serrure, ouvre et tombe.

Quelques instants plus tard...

- Mon bon, c'est quoi ce truc là-dehors ? Le nouveau film de Lool de Virion ?

- On peut dire ça comme ça.

- C'est une révolte ?

- Non, subliminale dogitude, c'est une révolutyon.

- Qu'on leur donne du pain alors !

L'autre le regarde, le visage interloqué, les yeux écarquillés.

- Qu'est-ce que vous racontez ?

- Bah c'est pas ça qu'ils veulent ?

- Vous avez pris combien de cachets aujourd'hui ?

- COMMENT VOUS SAVEZ QUE JE PRENDS DES CACHETS ! VOUS M'ESPIONNEZ ! JE LE SAVAIS ! LA GAAAAAAAAAAAAAARDE

Jordi Forzalcanut déboule dans le bureau du Doge.

- J'ai demandé la Garde, pas le SYRE !

- C'est que...

- On ne discute pas mes ordres.

- Bah la Sape-Pave, ils sont un peu occupés là... Vous avez vu ce qu'il se passe dehors ?

- Ouais, je préfère pas reregarder, avec un peu de chance ça a empiré...

- Vous désiriez au fait ?

- Fusiller cet homme !

- Avec ?

- Débrouillez vous ! On a pas des armes dans les caves ?

- Nan, Mong Pou a tout volé...

- Vous attendez quoi pour les lui reprendre ! Aller ouste ! Et vous là, filez avant que Jordi ne trouve une arme capable de vous découper.

Maintenant, direction les souterrains. Espérons qu'on croisera personne en route... Bon, soyons polis, un petit mot pour le Conseyl : "La Rue Odon Theystre vaincra, les mécréants périront." hmmm... Un peu obscur peut-être ? Aucune importance, en route.

(suyte)

Hector est à mis chemin du fond des souterrain. Il descend quatre à quatre les marches de l'escalier qui va le mener vers la libération. Quand... Mays ! Que ce passe-t-il ! Quels sont ces bruits ? Surement le Palays Dogéal qui saute...

Hector commence à prendre peur... Vite, il faut courrir, plus vite, plus vite.

Mays ! De l'eau ! L'eau monte ! Vite vite !

Hector court en pataugeant dans les dyx centimètres d'eau arrivés dans les souterrains par on ne sait trop quelle voie... Ils n'auraient tout de même pas fait sauter les digues ! Les fous ! Ils veulent nous tuer ! Les couloirs se succèdent sous terre jusqu'au moment où Hector trouve la petite marque rouge et blanche du GRRR (Grande Randonnée République Ravelinienne).

Un démon raplapla se tient dans l'angle. Et surgit au passage du Doge. "Eh salut m'sieur du Doge ! Que tu sembles pressé ! Sans mentir, sy vos dyscours étaient aussi élégants que votre manière de courrir, vous seriez sans nulle doute empereur à plein temps. Lessouterrainsjemaitryse, pour vous servir."

"La rue Odon Theystre svouplait, je suys pressé et je suys perdu"

"C'est là-bas ! A droite, à gauche, encore à droite puis tout droit, la première à gauche, au premier rond point vous prenez la deuxième à droite et là vous arrivez à un carrefour : il y a un supermarché sur la droite : vous n'allez pas par là, il y a une banque... je ne me souviens plus du nom... à si : Coopérative Rhodylandaise et Associé : vous n'allez pas par là. Ensuite, vous avez le feu tricolore : c'est que vous avez pris le mauvais chemin. Ensuite, c'est là : il y a un tuyau en cuivre poli."

Hector se précipite et trouve enfin le tuyau de cuivre poli. Il grimpe l'échelle et quelle n'est pas sa surprise de trouver Lool, Léa, Lucyus, Paxa (en mauvais état), Madonna, Miletine, Bryaxys et Marilyse dans son salon !

LOOL, LÉA, ANACLET, MARILYSE ET HECTOR

"Les amys, suivez moi, on va prendre l'ascenseur !"

"Mays Hector, les souterrains sont inondés !" s'exclame Léa

"Qui a dit qu'on allait descendre ?"

"Mays Hector, vous n'avez qu'un étage !" s'exclame à son tour Marylise

"T'occupe !"

Et ils s'engouffrent tous dans l'ascenseur. Hector appuie sur le levier comandat la montée et dans un bruit de ferraille rouillée la cabine de l'ascenseur s'élève. Après quelques minutes d'ascension, Bryaxys s'écrie : "Les ascenseurs de Persys font du 14 étages par secondes !" "Ne vous inquiétez pas, le mien aussy" rétorque Hector. "D'ailleurs ! Surpryse !"

Et les quatres murs de la cabine s'effondrent, laissant place au large salon de la gandole-dirigeable d'Hector.

"Et où va-t-on ?" demande Lool

"I'm going Ystari and I feel like more poor little mind is being devoured by litlle sharky, For I'm going Ystari and I like it." se met alors à chanter Madonna

(la suyte)

La Gondole volante du Doge file à toute berzyngues vers le port de Venys alors même qu'elle est sous le feu de mytrayllettes et de roquettes tant Lunynystes que chysnoyses.

Marylise (lachant quelques grenades récupérées dans les stocks du SYRE)

- N'est ce pas votre palays qui est en flamme là bas Lool ?

Lool - Argh la vile racaylle... celui de Théophraste brûle aussi on dyrait.

Hector - La Mer

Anaclet - Loué soit-il !!!

Hector - N'est-ce pas votre navyre Lool ?

En effet le Spyryt of Papenchayse navygue non loyn de la côte. Mays déjà des dyzaines d'embarcatyons vyennent de Venys, chargées d'insurgés pour vraisemblablement le prendre d'assaut. A leur tête... Archybald de Virion lui-même.

Archybald - Ola compagnons de la révoloussssiiiiiion... à l'assaut.

Au même instant Ysséo Coustys, le capytaine du Spyryt, souryt.

Ysséo - Ouvrez les sabords, chargez une salve.

En effet, parfaytement dissimulés par le génye archytectral de Guyllem de Fontvelle, deux rangées de sabords s'ouvrent de chaque côté du fyer navyre, dévoilant de lourds canons de bronze ouvragés.

Archybald - Sus à l'enn...

La première bordée part, envoyant par le fond nombres de barques ridicules.

Ainsy péryt Archybald de Virion, gény scientifique de son temps, grand penseur et premyer Martyr de la Grande révolutyon du Lendemayn qui chante!

Mays ce n'est pas pour autant que les fourbes insurgés cessent d'assayllir le navyre, et au moment même ou la gondole volante y est arrymée, une dyzaine de Merksystes montent sur le pont et attauqent l'équypage désarmé. Hector s'évanouit tandys que Bryaxys se terre dans le fond de a gondole pour pryer Athénatyon.

Lool et Marylyse, tenant respectyvement un Katana suisse et un casse burne boukhystanais se jettent dans la mélée, faisant des ravages parmys les assayllants tout en dyscutant tranquillement.

Marylise - Et alors vous avyez des canons ?

Lool - Heu dérogatyon non offycyelle de la part du Conseyller à la Mer Océane.

Marylise - Vous donc...

Lool - Oui moy... attentyon derryère vous.

Un Merksyste déguysé en chysnoys (à moins que ce ne soyt l'inverse) se jette sur le dos de Marylise. Lool s'interpose et reçoit un coup de couteu en pleyne poytrine puys s'effondre non sans avoyr pourfendu son agresseur. Lool en sang, s'agenouylle sur le pont tandys que Léa Valonys se précipyte vers luy.

Léa - Lool ne partez pas... vous savez comme je vous ayme et...

Lool - Ce n'est qu'une égratygnure, mays ça fayt toujours playsir.

Il se relève alors diffycilement et héle son capitaine.

Lool - Ysséo, mon trycorne et mettez cape au large. Rejoygnons l'île de Papenchayse.

Ysséo, apportant un trycorne myteux - Byen mon Ligore.

Et c'est aynsi, sous le fyer vent du nord que le Spyryt of Papenchayse s'éloygne d'Ys.

Pendant ce temps au Palays Virionèse, une ombre passe à travers les flammes.

Archybald spectral - Tyent parrayn... t'es mort ?

Ravelyne spectral - Toy aussy il me semble !

Archybald spectral - Quy t'as eut ?

Ravelyne spectral - Lool

Archybald spectral - Ah l'enfoyré, quand je pense que j'étays prêt à l'avoyr !

Ravelyne spectral - Mays t'es pas en enfer ?

Archybald spectral - T'y croiras pas, en me noyant, je suys tombé sur Poséydon enfyn un poysson rouge quy me dysait être Poséydon... et il m'as dyt que en tant que Ligore déposédé j'avays droyt à une seconde chance... y devrayt me trouver un corps d'ici peu...

Ravelyne spectral - Ligore ?

Archybald spectral - Oui, en fayt mon oncle Lool n'est pas le Ligore légityme t'y crois toi ?

... et la conversatyon contynue aux rythme des explosyons et des pyllages...

(by Hector)

COUPEZ MOI CES CORDES ! COUPEZ MOI CES CORDES !

Je ne dois pas mourrir moi ! Il faut que je rallie Ystari !

Hector esquive alors un nunchaku luninyste et d'un subtile mouvement dupoignet, envoie son assaillant par dessus bord.

COUPEZ CES CORDES NOM DE POSEYDON !

Hector, dans la même veine, stoppe un shuriken entre son pouce et son index juste avant qu'il ne lui entaille le nez.

"Mercy !" s'écrie-t-il alors.

Et dans un geste ample digne d'un danseur de Britanny, il envoit le disque effilé vers la porte. Le petit disque multilames tournoie et frappe une à une les cordelettes qui reliaient encore le dirigeable au Spyrit of Papenchayse.

Le dirigeable tressaute sous le choc et tout le monde se retrouve à terre, déséquilibré.

Seul Hector est encore debout. Il rattrape le disque d'argent qu'il met dans sa poche avant de s'écrier :

"Aïe ! Saloprie ! Ca coupe ces machins la ! Il m'a tout salopé mon caftan !"

puis, se tournant vers ses assaillants qui commencent à se relever :

"Vous, DEHORS ! ET QUE JE NE VOUS REVOIS PLUS ! Lool, ça va ?"

"On ne peut mieux. Ma poitrine imberbe ne craint rien face à ces coutelas de pacotille"

"Dîtes, Hector, c'est normal qu'on avance si vite ?" demande Léa

Et tandis que Madonna entonne "Faster than yesterday Now it's nothing but my way" (une repryse de Britany) Hector se penche à la fenêtre, ne craignant pas les balles venus d'en bas et regarde la toile du dirigeable.

"Je croys qu'on fuit..."

A cette annonce, tout ceux qui étaient encore à bord du dirigeable sont pris de panique. Certains jaugent de l'altitude et, prenant leur courage à demain (ou à hier), sautent, entraînant à leur suite les réticents, pour rejoindre Lool sur le Spyrit of Papenchayse.

A bord, il ne reste plus que des meubles éparts, Lucyus Catilysna, Madonna et Hector D'Ysciple. -"On se sent plus léger d'un coup..." -"On se dirige toujours vers Ystari" demande Lucyus, une pointe d'inquiétude dans la voix -"Mays plus que jamays cher ami !" -"C'est parfait !" -"Comment ça parfait ?" -"Oh rien rien, j'aime beaucoup Ystari c'est tout"

MARCUS PORCUS CATONYS

(by Marcus Porcus Catonys)

- Votre Béatitude Evanescente ! Votre Béatitude Evanescente ! Les gueux, les payens et les mécréants assayent l'Ile !

Marcus Porcus Catonys le Jeune, dit le Moralysateur, court dans le Grand Temps de Poseydon, à la recherche de l'Archimandryte de l'Eglyse Poseydonique. Alors qu'il sortayt pour répandre la bonne parole aurpès des pauvres gens, quelle ne fut pas sa surpryse en effet de voir des crassyeux s'agglomérer autour de l'Ile Sacrée, cherchant à reproduire le crime, le sacrilège commys par eux il y a plus d'un an maintenant, à la suyte de la victoyre aux dogéales de Nykolaos d'Ophiccius.

- Votre Béatitude Evanescente !

Cette visyon d'effroy avait d'abord paralysé le saint père, puys, voyant là une nouvelle épreuve de l'Empereur Dyeu, il avait regagné en hâte l'intérieur de l'enceinte sacrée. Et le voilà maintenant, arpentant les couloirs déserts du Temple pour prévenir le chef de l'Eglyse Poseydonique.

- Votre Béatitude Evanes....

Crainte et Tremblements. Une nouvelle visyon d'effroy glaça le sang du prêtre. Dans le bureau archimandritale, où se trouvait sa Béatitude Evanescente, se tenayent, imposants, effroyables, infernaux, troys Démons Majeurs. Ouy, troys Démon Majeurs : Lesprêtresjecarbonyse, Pillonsleseglyses, et Lesposeydoniensjemartiryse, en train de se repaytre avec délyce du saint corps, buvant avec avidité son sang pur, aspirant avec gourmandyse son cortex sacré....

L'Eglyse Poseydonique avait perdu son guide, son Seigneur et son Maitre...

E. Raveline : Aaaaah ouiiiiiiiiiiiiiii c'est boooooooooooooooooooooooooooooon !!!!

(by Marcus, suite)

- Poseydon, aide-moy, je t'en prie ! implore le prêtre, quy en oublie ses "Loué soit-Il !"

En effet, la sytuatyon est critique. Abandonnant le corps sans vie de l'Archimandrite aux démons, Marcus s'est replié vers les Cryptes, sytuées sous l'Ile Sacrée, vaste réseau de salles et de couloirs sombres et synystres, où reposent les Saints Corps des défunts archimandrites. Au dessus, on entend les pillards mettre à sac le Temple, brulant tout ce qu'ils ne peuvent emporter.

Soudain, Marcus remarque une curieuse chose posée sur l'un des sarcophages. Un bocal. Rempli d'eau. Contenant un poisson rouge.

- Poseydon ! Est-ce Vous, Seigneur Poseydon ?

- Bloups

- Nous devons quitter ce lyeu au plus vite !

- Bloups

Il semblerait que le prêtre ait été gravement atteint par la visyon d'effroi de toute à l'heure, car le voilà qui emporte le bocal, et ce met à courir. Derrière, on entend des cris : "Voilà un poseydonien ! Pour Françoyvyllon ! Sus aux poyscailleux !". Marcus, tout en poursuivant sa course dans les couloirs humides, jette un coup d'oeil par dessus son épaule, et voit une troupe d'adorateurs de Françoyvyllon, reconnayssables à leur pique embrochant un poysson, armés jusqu'au dents : fourche, mitraillettes, et ... lance-roquettes.

- Lance-roquettes ? s'interroge le prêtre

Ouy, lance-roquettes.

Le prêtre, affolé, court de plus en plus vite. Soudain, il entend un bruit derrière lui. Pssssshhhhhhhhiiiiiiiiiiiiiiiiittt... Au même moment, son pied heurte une pierre, il tombe, réussit à garder le bocal intact, et voit une roquette passer au dessus de lui, et s'exploser contre un mur juste en face. Créant ainsy une ouverture sur un canal. Le prêtre court, et se jette à l'eau, alors qu'un Démon mineur, apparu à l'instant, crache un dernier jet de flammes qui ne l'atteint pas.

PALIM PSESTE

Palim Pseste a dirigé d'une main de maître l'évacuatyon du palays dogéal. De nombreux dirigeables ont pu évacuer les hauts fonctyonnaires. Lui-même, déguysé en révolutyonnaire 56.6 erre maintenant dans les rues de Venys. Il a à la main un gros paquet qu'il faut manier précautionneusement, qui lui a été donné par Jordi. Il arrive rapidement aux faubourgs de Venys, là où la carte n'indique plus d'habitatyon ni de route. Il y a une route pourtant, la seule qui mène au continent. Au bout de la route, un pont. Ce pont n'a pas encore été gardé par les révolutyonnaires. C'est là une tâche nouvelle pour Palim Pseste, qui n'a pas l'habitude de poser des explosifs, mays il s'y attelle consciencieusement. Lorsqu'il pense que tout est bien prêt, il appuie sur le second détonateur à télécommande que lui a donné Jordi. Au loyn, au port, une énorme salve d'explosyon retentit. Unes par unes, les digues du port sautent, créant un énorme raz de marrée. Les navires doivent s'entrechoquer et se bryser mutuellement. Puys, le calme revient. Palim Pseste s'éloigne alors du pont, pénétrant dans l'Iumée. Lorsqu'il est à distance raysonnable, il appuie sur le premier détonateur. Le pont s'effondre, presque sans bruyt.

Plus de bateaux, plus de ponts. Venys est coupée du monde. La vermine rouge contrôle la capitale, mays le reste de ll'Empire, luy, est encore sayn. De là viendra la reconquête, qui ne saurait tarder.


* * * * *


La Mafiarchipel frappe au coeur de Venys


Hector D'Ysciple, Lidoine de Valocène


Résumé
Libérant le Doge d'Ysciple qui était retenu prysonnier par Lucyus Catilysna, la Mafiarchipel frappe un coup et un fort !


Hector D'Ysciple , 23/11/an IV 22:06

Previously in Sérényssime :

Hector est à la fenêtre, une jolie jeune fille répondant au doux nom de Sydonie vient d'arracher les barreaux de la cellule et Hector s'est retrouvé sur le toit du Palays du Conseiller Catilysna. Au Palays, l'alerte a été donné et Catylysna est en colère, très en colère contre son dogeounet chéri. Tant et si bien qu'il a proposé une loi constitutionnelle.

Rhodysland

Sidonie sort alors de sa combinaison noire une épingle à chevaux (très pratique pour épingler les chevaux) et la tend à Hector D'Ysciple qui a l'air plus fatigué que jamais :

- Tenez, ça vous fera un marque-page super pratique. - Oh mais c'est trop gentil.

Hector se penche alors pour prendre son livre (toujours les Croisades Méditérranéenne en atlante dans le texte), glisse l'épingle à la page où il se trouve et constatant que c'est un marque page merveilleux, s'apprête à embrasser sur les deux joues la belle brune qui vient de le sauver. Mais la jeune fille n'est déjà plus là. Levant les yeux, il n'aperçoit à perte de vue que des champs, des vaches et un peu la mer, mais il y a du brouillard aujourd'hui. Hector s'époussète, sort un miroir de poche et tente de redresser l'épi qu'il n'a plus dompté depuis qu'il est enfermé. A l'aide d'un peu de salive ingénieusement trouvée dans sa bouche, il en vient à bout et, n'ayant plus aucun sujet futile auquel penser, il se mit à réfléchir sur la situation.

Sa position : station debout, sur le toit du Palays de Catylysna. On pourrait croire que les toitures sont en pentes mais en fait il y a de petits plats qui permettent de ne pas glisser, probablement installés par les couvreurs il y a bien longtemps. Son objectif : raporter de l'Absynthe Cuvée 78 à Maxime Gheyssens à Nautia (parce qu'il a répondu "HOURRA" en premier, il est trop fort ce Maxime)

Son problème : tu déconnes ? Il en a pas qu'un de problème ! Alors d'abord, échapper aux gardes de Catylysna qui rôdent (normal, on est en Rhodysland) dans les parages, ensuite trouver de l'Absynthe Cuvée 78 (et ça, c'est peut-être le plus gros problème)

Hector allume alors son petit cerveau de poche (certain n'ont pas leur langue dans leur poche mais Hector, lui, a son cerveau dans sa poche) et se met à réfléchir.

Dans l'immédiat, faudrait se cacher. Ensuite, contacter le Réseau St Gracque en espérant qu'il est toujours actif.

Quelqu'un aurait une échelle ?

Lidoine de Valocène , 23/11/an IV 23:07

EH-RHOD

"Monsieur le doge, par ici....".... La jolie brune appelle le doge depuis un toit un peu plus loin. Hector a vite fait de la rejoindre. Une corde permet d'atteindre le sol. La jeune fille tend la corde au doge qui commence sa descente.

Soudain, quelques gardes apparaissent au coin du palais. Sidonie se couche sur le toit, tandis qu'Hector se plaque contre le mur. Heureusement les gardes ne lèvent pas leur regard vers les toits et poursuivent leur route.

Hector reprend sa descente. Il atteint la terre ferme assez rapidement. Peu après, Sidonie le rejoint et l'entraine vers la rue Anaclet de Paxatagore, au numéro 3 très exactement. La jeune fille ouvre la porte prestement.

Une fois la porte refermée, Sidonie allume la lumière : - C'est bon, nous serons tranquiles ici - Mais où sommes-nous ? - Chez moi... enfin presque...

La jeune fille retire devant les yeux d'Hector une perruque brune qu'elle porte très bien d'ailleurs, et dévoile sa chevelure courte et blonde ! Hector la reconnais alors... Lidoine de Valocène !! Il ne l'a pas vu depuis plusieurs années mais elle n'a pas changée....

- Lidoine ? - Et oui !! Vous êtes surpris ? - Plutôt, je ne vous ai pas revu depuis votre départ d'Ys.... Mais que faites-vous ici ? - Ah, c'est une longue histoire, je vais tenter de vous la résumer... Depuis le début de votre captivité, le Réseau St Gracque tente de vous libérer. C'est ainsi qu'il m'a contacté à Prya où j'étais dernièrement pour tenter ce plan. Comme cela fait longtemps que je n'avais pas mis les pieds à Ys, il m'a été relativement facile d'appater Léa Valadonys, afin qu'elle me trouve un logement ici, à seulement quelques pas du Palays de Catilysna. Il faut dire que notre plan a fonctionné à merveille, j'ai eu en quelques jours accès à cette merveilleuse demeure, où je suis resté silencieuse afin de ne pas trop me faire remarquer. Ce matin, j'ai recu un message du réseau St Gracque, me disant que l'opération était prévue ce soir. - Mais que vais-je faire maintenant - Pour l'instant, le plus important, c'est de mener à bien l'opération "De l'Absynthe pour Maxime". Tenez, le réseau St Gracque a apporté ceci pour vous avec le message.

Ici, Lidoine tend une magnifique bouteille d'Absynthe Cuvée 78 à Hector - Mais mais... Comment saviez-vous ? - Enfin Hector... Vous savez bien que le réseau sait tout.... Nous ne sommes pas une ramification de la MAFIArchipel pour rien - Bon mais comment vais-je pouvoir porter cette bouteille à Maxime ? - C'est simple, j'ai contacté les services secrets nautiens, en la personne de Jean-François Lalande. Il mettra à disposition une embarcation dans le port d'Eh-Rhod dans deux nuits. Vous aurez une journée pour effectuer la mission, puis vous reviendrez ici même à Eh-Rhod dans cette maison et je vous communiquerez la suite du plan... - Mais c'est très dangereux, ici, à Eh-Rhod ? A deux pas du palais de Catilysna. - N'ayez crainte, vous connaissez l'article 3 du réseau St Gracque : rien de tel pour se cacher que de le faire devant les yeux de votre ennemi. Cette maison appartient à Léa Valadonys, Catilysna ne pensera certainement pas à vous rechercher chez elle à quelques pas du palais... - Mais dites moi, pourquoi m'avez vous dit que vous vous appeliez Sidonie... - C'est un quasi anagrame de Lidoine, et mon nom de code au réseau !! - Heu... Deux nuits, seul avec vous... Que va-t-on pouvoir faire ??? - N'ayez crainte, j'ai prévu des jeux de société... En attendant, je vais vous montrer votre chambre.... Et une seule consigne, si l'on frappe ici, vous restez dans votre chambre...

Lidoine de Valocène

Hector D'Ysciple , 27/11/an IV 16:50

[Un épisode qu'il est bien où l'on parle de jeu de société, de la Constitutyon Yssoise et où l'on se rend compte que Lidoine est blonde.]

- Je fais un six, vous piochez, je vend mon hôtel et je mange un biscuit parce que j'ai deux cartes chances et que le vent est dans ma direction. C'est à vous. - Lidoine ? - Oh ! Mon pauvre ! Vous avez fait 3 et le brigand est sur une case adjacente à l'un de vos fiefs, vous passez votre tour et vous êtes obligé de retirer 4 paysons des champs jouxtant les miens... C'est vraiment pas de chance ! - Lidoine ? - Aller c'est à moi, je lance deux dés, j'ai le droit puisque vous avez passé votre tour. Hop hop, là je vous encercle, plus qu'un tour et vous avez perdu ! - ... - Vous devriez ne pas lancer et avancer ces deux soldats en C4 comme ça vous pourriez gagner du temps. Là, là et là. C'est à moi maintenant et ! Hop ! Coup fatal ! Vous avez perdu ! Qu'est-ce qu'il y a Hector ? Vous semblez tout bizarre ! - Non, non ça va... C'est juste que quand vous disiez qu'on allait jouer à des jeux de société je... - Vous êtes tout pâle, je vais vous chercher un truc à boire.

/Et Lidoine quitte le confortable lit recouvert d'un pardessus de rouge rouge, ce genre de lit dans lequel on s'enfonce mais sans déranger ceux qui dorment (ou pas) avec vous, laissant derrière elle un espace vide au milieu des nombreux plateaux servant à ce jeu barbare et maldetêtogène auxquel ils jouent tout deux depuis plusieurs dizaines d'heure. La maison de Lidoine est sympathique, mais être à Eh-Rhod et ne rien pouvoir faire, c'est un peu comme être à Parys et entouré de maîtresses : naturel.

Lidoine réapparaît bientôt, deux larges verres contenant du liquide sacré des Yssois. /

- Buvez moi ça, vous m'en direz des nouvelles ! - Merci... - Au fait, vous êtes toujours Doge ? - Bien sûr, quelle question ! Même si je n'ai aucun souvenir de l'avoir jamais été... - Ne me faîtes pas rire, je vais avoir mal à l'estomac ! - Pourquoi vous me posez cette question ? - Je ne sais pas, je traînais dans le palais de Catylysna tout à l'heure, on y parlait de la Réforme de la Continuatyon ou un truc dans le genre. - La Constitutyon, oui. On m'a dit ça. Mays je n'ai pas eu l'occasion d'en lire un exemplaire... - Ca tombe bien j'en ai pris un pour vous !

/Hector attrape le papier que lui tend la blonde jeune fille et commence à lire/ - Blabla... Poséydon... blabla... provinces autonaumes... blabla... Saunat... - Un saunat ? Comme un hammam ? Pourquoi on parle de hammam dans la Constitutyon ? - blabla... 4 mois... QUATRE MOYS ?.... blabla... GLURAAA... blabla... par le nomos yssois. - Alors ? - Bah je ne vois pas ce que je pourrais dire là-dessus, il n'y a rien dedans. Le Doge a pleins de pouvoirs au Saunat mais ça fait un bail qu'on ne propose plus de lois... A moins qu'un Saunat restreint ne devienne le pouvoir exécutif lui-même et que le Doge puisse le dissoudre. Un Saunat élu à la proportionnelle sur un scrutin de lyste pour une durée de... hmmm... disons 3 ou 5 mois... Ou alors on pourrait dire que tout le monde y est admis mais que ceux qui sont sur la lyste ayant remporté le scrutin ont deux voix... Vous en dîtes quoi ? - Non mais, pour le hammam, vous m'avez pas répondu... - Et cette absynthe délicieuse, vous l'avez trouvée où ? - Je ne sais pas, j'avais une bouteille à la cave, je ne sais pas qui l'avait mise là. Je l'ai goûtée toute seule hier soir et il n'en reste plus qu'un verre, vous ne m'envoulez pas j'espère ? - Et sur l'étiquette, il y avait quoi ? - Une espèce de dragon bleu. Mais Hector que se passe-t-il vous êtes tout pâle ! - Quelle année ? - Je ne me souviens plus... Ca se finissait par un 8... 78 je crois. Hé mais ! Hector !

/Il est trop tard, Hector D'Ysciple, le doge le plus émotif de sa génération est encore au sol./

Hector D'Ysciple , 27/11/an IV 18:04 - Hector, ça va mieux ? - Dans combien de temps arrive le transport pour Nautia ? - Dans une douzaine d'heures à peu près. - Vous savez que vous avez bu la bouteille d'absynthe destinée à Maxime Gheyssens ? - Spa grave, on va appeler le Réseau Ste Gracque et ils vont nous en livrer une autre. - Je ne serais pas sy optimyste. - Pourquoi ça ? Faut être optimiste dans la vie ! Aller ,souriez !

Hector se redresse et commence à raconter l'hystoire du Chateau Dragon 78 : "Il y a de nombreuses années, je n'étais même pas né à l'époque, un original fit l'acquisityon d'un Chateau dans le massyf de l'Ysverest. Tout le monde le pensait fou, surtout qu'il disait qu'il n'y avait que là-bas qu'une bouteille d'absynthe digne de ce nom pourrait être fabriquée. Il s'est exylé et personne n'a plus jamais entendu parler de lui. En 78, il a réapparu à Venys. En dix ans, il avait réussi à produire 5 bouteilles. Trois ont été vendues aux Deux Mah Go. Une a été offerte au Doge de l'époque et deux ont dysparu de la circulatyon. Il y a un ou deux ans, on les a retrouvées, les deux dernières bouteilles de Chateau Dragon. La meilleure absynthe jamais produite. Le réseau en possédait une, je le savais et c'est celle que nous venons de boire. La dernière je ne says pas. Mais nous avons une douzaine d'heures pour la trouver." - Oh, ça fait pas beaucoup ! - Je ne vous le fais pas dire... - Et on va où ? - Vous avez le téléphone ?

vEnys

- Vous aviez rien de plus original qu'un repère de rouges ? - Vous, taisez-vous. Si vous aviez pas bu la bouteille on en serait pas là. - Non mais je veux dire, un repère de rouges on voit ça tout le temps. Manquerait plus que vous ayez une femme qui bosse pour eux et ce serait la cerise qui rend le gateau écoeurant... - Chut, vlà les gardes. - Eh ben tiens, des gardes. Cliché tout ça. Je retourne à la voiture. - ASSISE ! Vous allez nous faire repérer.

/Les gardes passent tranquillement devant la grosse boîte aux lettres de la Poste Impériale désormais inutilisée qui cache le Doge et sa blonde compagne. Il fait nuit, les rues sont mal éclairées et des tas de détritus jonchent le sol. Venys n'est plus ce qu'elle était. Au-dessus de leur tête, les deux comparses entendent le léger grésillement de l'ampoule du lampadaire prête à rendre l'âme. Puis c'est l'obscurité./

- La chance est avec nous, /murmure Hector, pas si confiant que ça /- Moui... On dit ça... - Soyez discète. Sur la gauche, il y a une entrée du réseau du métro. J'espère que vous avez gardé votre abonnement.

/La rue est toujours aussi déserte tandis que les jeunes gens la traversent. Au premier étage d'un immeuble voisin la lumière vient de s'allumer. On distingue un plafond orné de dorures. En certains endroits la pierre est apparente, l'enduit ayant souffert lors de l'invasion merksystes. Puis la descente dans la statyon du métro. De vielles publicytés sont encore placardées, quelques affiches de la dernière campagne Dogéale aussi, jaunies par l'humidité./

- C'est vous là ? - Oui, je suys beau n'est-ce pas ? - Vous avez les cheveux très courts sur cette photo, ça ne vous va pas terrible. - Oui, mays autrement ? - Moui... Enfin vous êtes pas photogénique en tout cas, et c'est le moins qu'on puisse dire... On prend le métro ? - Je doute qu'il soit encore en fonction. Il va falloir nager. - Jusqu'où ? - Deux Mah-Go. Le Réseau m'a dit que la bouteille se trouvait dans une cave isolée. Une sorte de coffre fort. - Et on entre comment ? - Je ne sais pas encore, une malette devrait nous attendre dans les tunnels. - Et ces trucs là, c'étaient des lustres ? - Oui évidemment. Vous n'avez jamais pris le métro à Venys ? - Jamais, c'est une première pour moi. Pourquoi vous disiez qu'on allait nager ? - Les wagons étaient des gondoles flottant sur un mini circuit d'eau propulsée. Vous pouvez toujours essayer de marcher ! Mais dans l'eau c'est assez peu judicieux.

Hector D'Ysciple , 05/12/an IV 17:04

VENYS (vous m'excuserez, j'ai la flemme de lancer Thunderbird)

- Hector, ce ne serait pas pour nous ce colis qui flotte là-bas ? - Lidoine, vous avez une sacrément bonne vue ! Oui, je reconnais le logo de la MAFIArchipel, c'est surement pour nous.

Les deux comparses nagent quelques mètres et atteignent enfin le packet flottant. Ils le poussent jusqu'à la berge de service et l'ouvre. A l'intérieur, une carte magnétique, un téléphone portable dernière génération (de ceux où l'on peut regarder les clip des chanteuses abéryscaine quelque soit l'endroit où l'on se trouve) et un petit stick fin avec une petite diode verte à l'un de ses extrémité.

- Hector, vous savez à quoi sert toutes ces choses ? - Ce n'est pas vous l'agente de Sainte Gracque ? - Si mais... Vous savez, je suis nouvelle, je n'ai pas encore tout vu. - Pour commencer, cette carte est un modulateur de voix. Pour pénétrer dans la cave des Deux Mah Go, il faudra prononcer le mot code "Zlaïtovsky", ça veut dire "chien galeux d'arystocrates yssois, j'aurais votre peau, puissiez vous brûler dans l'enfer françoivillonien pour des siècles et des siècles"... - C'est une langue très... - Concise, oui, je vous l'accorde. Ce téléphone portable, est un palpateur-restitueur d'empreintes digitales. On en aura besoin pour ressortir. Espérons que Pou n'a pas nettoyé le caveau sinon on risque d'être bloqué à l'intérieur et d'attendre fort longtemps. - Et le stick ? - Ca c'est une surprise que je réserve aux Merksystes-Chysno-Lunynyste. - Et maintenant ? - Prenez le premier tunnel sur votre droite.

[quelques minutes plus tard Hector D'Ysciple et Lidoine de Valocène ont quitté les souterrains du métros pour rentrer dans les égoûts venyssois. Egoûts qui n'ont jamais été aussi propres depuis que l'eau courante a disparue de Venys. Dans le tunnel sombre, une porte rouge fait contraste, ornés de dragons et autres figures de la culture chysnoises. C'est horrible, mais ça a le mérite d'être visible et parfaitement reconnaissable.]

- Lidoine, vous m'attendez ici, j'en ai pour quelques minutes. - Dépêchez-vous, on vient nous chercher dans moins d'une heure et Lalande n'est pas du genre à nous attendre longtemps... Eh, regardez, un paquet là-bas.

[Lidoine s'en approche, l'ouvre de ses petits doigts agiles et en sor deux paires de patins à glace au design tranchant.] - Hector, c'est quoi ce truc ? - Vous verrez tout à l'heure.

[Et Hector s'engouffre dans les Deux Mah Go tandis que Lidoine commence à s'amuser avec un petit élastique qu'elle vient de trouver par terre]

> Eh-Rod > > Jean-François Lalande commence à s'impatienter. Il a réussit à > emprunter le pédalo consulaire mais si ses passagers tardent encore, > cela risque d'être remarqué à Nautia. > Et voilà Hector et Lidoine qui apparaissent enfin. Ils prenent place > et le voyage commence. > > > talamanca > > Hector a fini a la nage pendant que Lidoine ramenait discrètement le > pédalo au consulat. Le Doge a fait un petit détour par Lédao où > Tyrésias de Paxatagore lui a prêté des vêtements secs. > Le voilà maintenant devant le consulatn sa bouteille à la main. > Il frappe. > Il attend... > Quelqu'un ouvre... > > - Hector ! Quel plaisir de vous revoir ! > - Maxime ! J'ai bien cru que je ne vous reverrais jamais ! > - Que dîtes-vous donc ? > - Oubliez. J'ai un cadeau pour vous. Je vous l'avais promise. Une > bouteille d'Absynthe Chateau-Dragon 78.

Lidoine de Valocène , 05/12/an IV 23:31 Talamanca

Lidoine: -Heu, dans sa précipitation, cher consul de Nautia, Hector a oublié de vous dire en vous donnant la bouteille "Avec les félicitations de la MAFIArchipel, El Maximo !". Quoi il l'a dit ? Hector la regarde, navré ! L: - Hector, pressons, n'oubliez pas que nous devons rentrer à Eh-Rhod, vous avez du travail là bas !! Vous parlerez avec votre ami plus tard H: - Euh, oui mais comment rentre-t-on ? L: - Je sais pas, tenez, M. le Consul, vous ne connaitriez pas un moyen rapide et discret de renter ? M: - Je sais pas moi, attendez, je peux vous prêter le pédalo consulaire !! L: - Charmant, j'ai toujours révé de faire un voyage la dessus ! Il y a une douche dans les cabines ? H: - Mais enfin Lidoine, nous venons de ... Hector se tait devant les gros yeux de la jolie blonde !! H: - Ah euuuuh, oui, excellente idée le pédalo ! M: - Bien, nous devons nous quitter, ca tombe bien j'ai du boulot en cours, au revoir, Hector, au revoir Mademoiselle.... Vous trouverez bien un grouillot dans le Consulat pour vous mener jusqu'au Pédalo !

Lidoine de Valocène


* * * * *


La reconquête de Venys met un poynt fynal à la Révolutyon


Lucyus Catilysna, Hector D'Ysciple


Lorsque le dirigeable arriva en vue des plages de la République Ravelinienne, Hector D'Ysciple ouvrit le hublot et envoya un petit message accroché au pied d'une chouette mécanique trouvée dans une des caves du Palays de Catilysna. Le message, pour Catilysna, était blanc. On est jamays trop prudent, des foys qu'il serait intercepté. En plus dans ce cas il occuperait les services cryptographiques merksystes pendant des mois.

Hector - C'est qu'il fait froid ! C'est normal cette température ?

Un type qui passe par là - Eh bien c'est Nowel... C'est toujours mieux nowel quand il neige, vous ne pensez pas ?

H - Sy sy, surement, sy vous le dîtes.

UTQPPL - La neige, le froid, les joues rouges quand on court dans le vent glacial, une bonne absynthe bien chaude au coin du feu...

H - Vous n'avez pas quelque chose à faire, vous ?

UTQPPL - euh, sy sy

En contrebas, les gondoles recouvertes d'un tyssus camouflage blanc pour passer entre les yceberg s'apprêtent à accoster contre les hauts murs en béton qui entoure la République dyssidente. Déjà les grappins partent et s'aggripent aux berbelés, des tapis en peau de moutons eh-rhodiens s'envolent, d'un lancer expert, sur les tessons de bouteilles enfiché au sommet des murailles.

La petite sectyon de gardes sodomytes prêtée par Catilysna est très efficace. On se demande pourquoi cet homme les a sy bien formé... Il faudra s'en méfier quand même, un enlèvement, une milyce ultra-entraînée... Enfin, pour l'instant, il est relativement gentil, profitons en.

Hector dégaîne d'un geste mesuré le petit talkie-walkie de poche qu'il gardait accroché près de sa poitrine. La petite vibration lui signale que le commandat de la sectyon sodomyte a un message pour lui. Hector perçoit un petit grésyllement, puis une voix teintée d'un fort accent un peu désagréable en surgit brusquement :

- M'syeur l'Dog' on est dans la Rep'Rav' mays j'croys qu'y a un blème. Y a personne icy M'syeur l'Doge. - Aucune importance. Avancez. Et ne faîtes pas attentyon aux fantômes, ils ne peuvent rien vous faire. - Vous zêt'marrant vous, des fantômes et pourquoi pas des hu... - Allo ? Vous êtes là ? - Je euh, bien M'syeur l'Doge, on avance. - Qu'est-ce qu'il se passe, on dirait que vous... ah mays oui évidemment. Aller, bonne chance.

à Venys

Dans une grande rue de Chysnatown, un homme de grande taille portant une longue cape, la tête encapuchonnée, s'approche d'une porte de servyce de la demeure servant désormays de QG à la Milyce Rouge chynyssoise, accompagné de deux autres hommes. Le garde chynyssois de servyce à cet endroit vyent à leur rencontre :

"Vous ne pouvez entlel icy messyeuls, cette accès est léselvé aux..." (pfff)

Le soldat s'effondre à terre, un soleil rouge au front. L'homme range son revolver, auquel il avait prit soin d'ajouter un silencyeux. Les hommes rentrent dans ce quy se révèle être une cuysine. L'homme à la capuche sort un petit paquet, et le colle sous la table de cuysine. L'équipe se sépare, chacun part dans une directyon différente...

Au même moment, une réunyon des princypaux dirigeants de la Milyce Rouge à lieu...

" Nous devons léussil à étendle la lévolutyon louge afin de conduile tous les yssois vels des lendemains qui chantent ! Nous avons suffisamment tardés ! s'écrie le Génélal Pyong Yang

- Mays de nouvelles électyons ont eu lieu au Nord, d'Ysciple bénéficye d'un large soutyent populaile maintenant, il ne fayt aucun doute qu'ils finilont pal levenil icy ! s'inquiète le Génélal Plo Blem Hel - Foutayses ! Hectol d'Ysciple est un faible, il ne poulla jamays lyen faile ! répond le jeune Yang Tse-Kyang - Luy, non, mays Catilysna ? demande Mong Pou Un murmure parcourt à ce moment la salle... - C'est de luy que peut venil le vélitable ploblème...continue-t-il - Nous luy avons plomys de glandes lichesses s'il nous infolmayt des attaques alystoclatiques, que demande-t-il de plus ? demande Pyong Yang - Le fela-t-il ? La léponse est évidemment non ! Nous devons donc attaquer les plemiers ! poursuyt Yang Tsé Kyang - Le Camalade Yang Tsé Kyang a byen pallé. Je plopose donc que demayn nous...."

BOUM !!!

La reconquête venayt de commencer.

Dans le Palays Dogéal, depuys plusyeurs moys aux mains des Merxystes-Luninystes, finalement, ryen n'a vraimment changé...

Vlad Mytilène : Icy, on y mange toujours de la bonne chair, on y déguste toujours de l'absynthe excellente, et de ravyssantes jeunes femmes nous tyennent toujours compagnie...

Enfin, il y a quand même eu quelques changements...

Vlad Mytilène : Au début, ouy. Nous avyons proclamé l'égalité de tous, nous partagyons tous la même nourriture, la même boysson, les mêmes femmes. Puys, en vertu des efforts intellectuels immenses que la classe dirigeante devait faire, il a été unanimement décydé (enfin, pas tout de suyte, mays les quelques rares rétycences ont byen vites dysparues...) que celle-cy aurait droit à un peu plus de nourriture. Vous comprenez, le cerveau consomme tellement. Et puys, il fallait quand même être au chaud, dans un lyeu confortable. Elle a donc eu droyt rapidement au plus belles demeures, puys aux plus jolyes femmes, enfin à la plus délicate absynthe, bref, à tout ce qu'il y a de mieux.

Donc au final, ryen ne change vraimment...

Vlad Mytilène : Ah sy, quand même, un point à changé. Ce n'est plus un Empire arystocratique, c'est un Empire Merxystes-Luninyste !

Grande différence...

Vlad Mytilène : Différence fondamentale !

En tout cas, une chose non plus n'a pas changé : les hivers sont toujours aussy rigoureux. Les soldats quy ne sont pas morts de froids ont cessé de faire leur tour de ronde pour se réchauffer au coin d'un bon feu, à boire un peu d'absynthe (sans doute frelatée...) Ce quy fait que le Palays Dogéal n'est plus véritablement gardé...

Vlad Mytilène : Euh... N'y pensons pas. Quy pourrait me vouloir du mal ? Allez, venez par là mes jolies, amusons nous encore un peu plus... Ce lyt est moelleux, n'est-il pas ? Nous allons byen nous amuser, tous ensemble !

Ce que Vladimir Mytilène ne sait pas encore, c'est que, arrivés par les air depuys le Rhodysland, un régyment sodomite est en train de prendre possessyon du bâtiment, pyèce par pyèce, salle par salle ...

Vlad Mytilène (avec la voix de Rose Line-Bâche-L'Eau) : Ah bon ?

Soudain, la porte de la Chambre Dogéale s'ouvre toute grande, layssant entrer plusyeurs sodomites quy entourent le lyt..

Vlad Mytilène : Mynce, la porte de la Chambre Dogéale s'ouvre toute grande, layssant entrer plusyeurs sodomites quy entourent le lyt !

Les soldats rhodanyens se mettent au garde à vous. Mays pourquoy ?

Vlad Mytilène : Les soldats rhodanyens se mettent au garde à vous. Mays pourquoy ?

Un homme entre dans la pyèce... Non, ce ne peut-être luy... Sy, c'est...Lucyus Catilysna !

Vlad Mytilène : Un homme entre dans la pyèce... Non, ce ne peut-être luy... Sy, c'est...Lucyus Catilysna !

Il s'approche... Et semble reconnaitre le fils d'un Métaligore dysparu

Vlad Mytilène : Il s'approche... Et semble reconnaitre le fils d'un Métaligore dysparu

Lucyus Catilysna : (C'est bizarre, on dirait qu'il y a de l'écho dans cette pyèce) Vladimir Mytilène !

Vlad Mytilène : Vlad Mytilène ! ... Euh, ouy, c'est moy, pourquoy ?

Lucyus Catilysna : Quelle délicate attentyon, vraimment c'est charmant...

Vlad Mytilène : Pardon ?

Lucyus Catilysna : Ouy, vous avez chauffé le lit et ces demoyselles ! C'est vraimment gentil de votre part... Sodomites, emmenez le !

Vlad Mytilène : Mays euh... attendez ! Regardez, c'est byen trop pour une seule personne, et puys c'est Noël, il faut partager, et puys à plusyeur c'est meilleur ! En puys...

Lucyus Catilysna : Ca va, ça va j'ay comprys. Avez vous des goûts Ysvilliens ?

Vlad Mytilène : Des quoy ?

Lucyus Catilysna : (J'ay toujours rêvé de me faire un Métaligore...) Layssez tombez. Et puys, après tout, vous y avez bien droit...

Vlad Mytilène : Euh... Je ne comprends ryen à ce que vous racontez !

Lucyus Catilysna : Voyons, c'est évident pourtant... N'exauce-t-on pas toujours les dernières volontés d'un condamné ?

...

Le dirigeable se pose délicatement sur le sol de l'Île de Chysnatown. Le marchepied se déplie silencieusement dans un doux mouvement harmonieux. La porte bombée en bois pivote doucement laissant apparaître une silhouette envellopée dans une large cape bleue et noire.

Hector D'Ysciple, pose un pied, puis l'autre, puis les deux sur le sol de l'Île de Chysnatown, doucement, comme pour sygnifier sylencieusement aux chysnois qui l'observent que le Doge est de retour, que la fête est finie et qu'il faut penser à faire la vaysselle et à aller dormir (parce que demain, on se lève tôt). A sa droite, un cratère fumant. Il se penche vers un de ses conseyller en caftan de velours vert, lui murmure quelques mots. Ce dernier approuve d'un hochement de tête et sur ses lèvres on devine le nom du Vyce-Doge. D'Ysciple semble satisfait. Autour du cratère, l'épaisse couche de glace qui recouvre près de la moitié de Venys a commencé à fondre. Hector s'adresse à un deuxième conseyller qui attrape un émetteur et jette quelques ordres à l'un de ses subalternes.

Les Sodomytes qui étaient à bord du dirigeable en descendent, arnachés bizarrement, de tuyeaux en plastique tournicotant autour de leur torse. Puys Hector s'éclaircit la voix et dit :

- Faîtes moi fondre tout ça. Sy vous trouvez des chysnois, vous ne les décongelez pas tout de suite, on le fera à la dernière minute, après on rysque d'être malade. Sy vous trouvez des merksystes, pareil. Pour les gens vivants, vous essayez de ne pas trop les abîmer, quand il faudra reconstruire tout ça on aura besoin de petits pieds. Synon vous...

Mays déjà les paroles d'Hector sont couvertes par le bruit des lance-flammes en pleine action.

Hector D'Ysciple


* * * * *


Le testament des Mytilènes


Théophraste de Mytilene


Mytilene , 08/11/an IV 22:16

Là-bas, perdu au milieu de la chayne iuménique dominée par le mont Ysvrest, Mont sacré des Yssois, s'encontre une vallée oubliée des hommes. L'endroyt est terre impéryale mays nul Empereur n'en a jamays foulé le sol. L'Empereur n'est le propriétayre de ce bout d'Ys que par défaut, qui se soucye de conquérir un endroyt sans aucune valeur stratégique, sans ressources particulyères, impropre à la culture ? Même l'expédityon de Virion de 2001 l'a ignoré. Tout n'est que rocaylle traversée par les torrents qui s'écoulent de l'Ysvrest. Au milyeu des rocaylles, de la gentyane sauvage qui assurément ne produyrait qu'une absynthe de mauvayse qualité, seule les lapins et autres rongeurs semblent y trouver leur compte.

Cette vallée connayt ce jour une animatyon qu'elle n'a plus eu depuys des syècles. Enfin, "animatyon" est un byen grand mot. Dysons, que pour les lapins, voir passer une mule est l'évènement de leur vie. Quand sur cette mule se tyent un homme, c'est l'assurance d'avoyr quelque chose à raconter au coyn du feu lors des longues soyrées d'hiver de plusyeurs génératyons de lapins.

Cet homme a certaynement connu des jours meylleurs, il erre dans la vallée depuys des jours. Venu de Venys, la capitale de l'Empire, il a traversé mille périls pour rejoindre ce lieu perdu. Traverser la moityé de l'Iumée au milyeu du chaos provoqué par la guerre civile ne fut pas une mynce affayre. Il ne dut son salut qu'à son aspect miséreux, loqueteux même, inspirant une sorte de respect aux merksystes gardant les multiples barrages élevés au hasard des routes, la pityé des paysans croysés au hasard des chemins, le dégoût des armées ligoresques en campagne et l'92indifférence du reste. Qui se soucie à vray dire de cet homme aux yeux éteints, aux habits en lambeaux, portant une barbe de 15 jours et montant une mule anémique ?

Qui est cet homme ? Que fayt-il au milyeu de nulle part ? C'est que vous saurez dans le prochayn épysode deeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuh LE TESTAMENT DES MYTILENES ou le secret interdit du retour de la revanche de la dynastie des Métaligores de Castyllon épisode I.


* * * * *


Le Zollernberg agresse la Révolutyon merxyste !


Anaclet de Paxatagore


Sur le journal l' Echo du Grand Duché56.7

Pièces détachées diverses, destination : Ys

C'est ce qu'on pouvait lire sur d'énormes caisses en train d'être embarquées sur des cargos a Zotterdam, Zozolulu et Wihelstadt. Les plus grandes compagnies de shipping zollernoises ont accepté le transfère de nombreux colis privés a destination de la Sérényssime. En effet, depuis quelques temps, le Sérényssime Empyre d'Ys est en proie a un assaut merksiste-luniniste, ce qui a poussé les hauts représentants yssois à réclamer l'aide du Zollernberg. Le gouvernement zollernois n'a pas encore véritablement réagis a cette demande, mais il semblerait d'ores et déjà que la population ait entendu l'appel a l'aide des yssois. Des organisations comme la fondation a but non lucratif : Des Armes pour Ys, ont vu le jour et remplissent les cales des navires zollernois d'armement et de munitions. Les entreprises et les personnes physique ne sont pas absente non plus, ainsi, Madame Zapferschein âgée de 98 ans et vivant a Zollenheim a fait cadeau de la collection de 125 fusils de guerre divers de son défunt mari.

La Capitainerie du port de Wilhelstadt a reporté des départs soudains de navires cargos chargés a ras bord, des fois pratiquement au delà de la ligne de flottaison, a destination d'Ys. A bord de ces cargos, principalement des armes et des éléments essentiels d'armes ainsi que des munitions sont expédiés par la population et les entreprises zollernoises. L'officier en chef des douanes Grand-Ducales de Zotterdam a estimé qu'au moins 10 tonnes de poudre noire voguait actuellement a destination de la Sérényssime.

De l'autre côté, les rebelles merksistes de la province zollernoise de Zabruck ont mis en garde tous les navires qui pourrait quitter le zollernberg a destination de ys avec de l'armement a bord, en menaçant de faire couler ces vaisseaux par des moyens terroristes. Les grandes entreprises de shipping ont été assez sensible a cette menace et ont donc engagé des dizaines de mercenaires qualifié pour veiller sur les cargaisons et les navires. Les départ eux-même se sont organisés en convois armés, ces convois sont protégés principalement par la flotte de guerre de certains états disparus avec le cataclysme qui a changé la face du micromonde, ainsi, on pouvoit voir de nombreux cargos zollernois sous la protection de cuirassés édoranais, lesquels ont été parmis les premiers a offrir leurs services contre finance.

Camarades krassauersteynois,

La Révolutyon Yssoise est en en danger !

Il n'aura pas fallu 3 jours pour que pour la coalityon rebelle arysto-décadente aylle quémander des armes chez ses ennemys d'hyer. Comme vous pourrez le constater plus bas, le régime impérialo-ploutocratique zollernoys a décydé d'armer les ancyens tyrans d'Ys.

Je prie instamment les autorités du Krassauersteyn, notre pays frère, de nous ayder afin d'écraser la vermine contre-révolutyonnaire.

Nous avons besoyn d'armes et vous êtes les seuls à pouvoyr nous les fournir !

Je prie les camarades dirigeants de la Junte populayre et nos frères du PLMK de byen vouloyr me recevoyr demayn pour que nous envisagyons ensemble les coopératyons possybles pour construyre à deux la voie vers les lendemayns qui chantent.

C'est pleyn d'espoyr et d'admiratyon pour la révolutyon krassauersteynoise que je vous salue, camarades.

Vladimir Illitch Mytilène, Premyer secrétayre du PLMY, Présydent de la Junte provisoyre de la République Populayre d'Ys.


* * * * *


Les assassynats d'Anaclet de Paxatagore et d'Emmanuel Raveline


Anaclet de Paxatagore, Emmanuel Raveline, Marilyse Emphetuocle, Léa Valadonys

Révolutyon, acte I


Résumé
comment la révolutyon a commencé. l'assassynat de Paxatagore, la vengeance de Lool de Virion qui tue Emmanuel Raveline.


Marilyse Emphetuocle : Par acte de ce jour, Bryaxys Hécatée Pallasalexandride cesse d'être vassal de la Mayson Emphetuocle. Le fyef de l'Athys est donné au Seygneur Anaclet de Paxatagore pour qu'il en fasse ce qu'on bon lui semblera, en accord avec le Conseyl des Grands.

Au castel Valadonys

- Très prochainement, l'Athys devrait passer dans le domaine des Ophicciy, Madame

- C'est une bonne chose, Lucyus. Nykolaos serait heureux, je pense.

- Il le serait, Madame.

- Autre chose, Lucyus ?

- Puysque Madame me le demande, je crayns que ce transfert ne se fasse pas sans difficultées. Ce n'est pas du peuple dont je me méfie, mays de l'élyte locale. La rigueur, pour ne pas dire le rigidysme athénatyonnite, pourrait être un frein à la nécéssaire rééducatyon des masses laborieuses.

- Lucyus, ces interessants combats nécéssayres et indyspensables luttes me lassent. Faytes ce que vous jugerez nécéssaire. Et sy vous avez besoin de conseils, je suis sûre que Lool se fera une joye de vous aider.

- Comme vous voudrez, Madame.

Au Palazzo Paxatagorio : acte de dévolutyon

Grand'salle

Le Seygneur Paxatagore, entouré de sa cour, de son ban, de son arrière-ban et de son arrière-arrière-ban-ban, fayt face à Léa Valadonys, qui a revêtu le costume tradytionnel des Ophicciy. Marilyse Emphetuocle est dans un coyn, tenant Bryaxys Hécatée Pallasalexandride en laysse.

- par cet acte de dévolutyon, je te fays Ligore de l'Athys et des terres placés de ce fyef. Les seygneurs de ces lyeux t'obéyront et te rendront autoryté. L'hypoligore de l'Athys (sur un geste de Marilyse, BHP est poussé devant) fera ce qu'il te semblera bon et te conseyllera. hum, du moins, lorsque tu aura jugé bon de le libérer. Cette terre t'appartient et est tyenne à partyr de désormays et à ceux qui porteront le nom d'Ophicciy.

Anaclet de Paxatagore remet alors à Léa Valadonys la Charte qui la rend ligore d'Athys, en plus du ligorat de Rhodysland, le tout comme régente. Madonna et Herodote de Milétine, les manadjeurs des deux fiefs, lancent une salve d'applaudyssement.

- et mayntenant, dit Anaclet de Paxatagore, il est temps de....

Il n'a pas le temps de finir sa phrase.

acte de révolutyon

Il n'a pas le temps de finir sa phrase.

Venant d'on ne sait où, un énorme boulet flamboyant traverse de part en part la tête du Métaligore, qui s'effondre aussitôt, sanguinolant.

Lool de Virion, ébété, regarde la scène : mays, les armes n'exystent pas à Ys.

On entend alors une voix à fort accent chinyssois : eh eh ! c'est la lévolutyon ! ah bas les métaligoles ! nous avons suspendu la constitutyon, et les almes exystent de nouveaux. D'où vient la voix ? Nul ne sayt, à peine si on remarque une chauve-sourys s'envoler par la cheminée.

(by Emmanuel Raveline)

"Bien visé, Plo.", fait remarquer Raveline, sortant d'une ombre. Il porte un long manteau noir style Néo dans la Matrix. Dans la stupeur général, les invités à la cérémonie ouvrent leurs yeux béants en voyant, dans les bras de Raveline, un immense, un titanesque, un gigantesque lance-flamme. (AAAAAH, ça fait du BIEN !)

"AH C'EST COMME CA ?", demande Lool de Virion.

"Ouaip, c'est comme ça, p'tite tête.", réponds Emmanuel Raveline, tandis qu'autour de lui, un cortège de démon chinoys merxystes se forme. "Je suis désolé, les petits gars, mays vous savez moi, le respect des loys, ça a jamais été mon truc... pourquoi croyez-vous que j'ai été l'un des meilleurs amis de Renatus Kayser ?"

"Tu as oublié quelque chose, Manu.", fait remarquer Lool. "Mon extraordinaire faculté d'adaptation."

Et là, Lool sort de son couteau de suisse la lame "katana" et tranche en deux Raveline, net.

"Tu... tu... tu..." réponds Raveline, tel un téléphone occupé, en s'effondrant sur le sol, un filet de sang sur les lèvres et une énorme trace rouge en travers du torse.

"Ils veulent la bagarre ? Eh bien Lool va leur montrer ce qu'il sait faire ! La constitutyon a beau être suspendue, on va la faire revenir sur terre et fissa !"

Et pendant ce temps, l'âme éthérée de Raveline rejoint le salon VIP des enfers de Francoyvyllon, pour une damnatyon éternelle au côté de son noir seigneur.

- Je vais bouffer chynyssois ! crie Lool, brandyssant son katana, prêt à la bagarre après la mort de Raveline - Oh mon Poseydon ! Anaclet ! crie Léa Valadonys. Que se passe-t-il ?

(by Lucyus Catylysnas)

C'est alors que le nouveau Conseiller de Léa Valadonys, que personne jusqu'icy n'avait remarqué, lance, en ouvrant une porte secrète dans un mur :

- Madame ! Par icy ! Nous devons quitter ce lieu au plus vite ! - Mays... nous ne pouvons pas laysser Anaclet comme cela ! crie Léa - Beeaaahhhh laisse échapper le Métaligore, en piteux état - Mays comment connayssez vous ce passage ? demande Marilyse. Je ne connays moy-même son exystence que depuys avant-hier, depuys ma dernière visyte à Anaclet ! - Nous verrons cela plus tard ! Vite, hâtons nous ! Fuyons ! renchérit Lool - ILS SONT ICY ! A bas les Métaligoles, à bas l'alystoclatye ! Libélons Pou notre Guide poul qu'il nous conduise vels des lendemains qui chantent ! entend-on au loin. - Mais où allons nous ? demande Léa. - In my coutry, in order to live the Amercian Life ? lance Madonna - Je peux faire venir 150 000 000 000 gardes satrapiques, si vous voulez... propose Bryaxys - LA FERME lancent tous en coeur Léa, Madonna, Marilyse, Lool, Lucyus, les Chynyssois, et Anaclet quy est sorty un instant de son coma pour lancer ce cri avec les autre - C'est bon, c'est bon.... - C'EST LA LUTTE... - Ils se rapprochent ! vite ! crie Marilyse, pendant que Lool, Hérodote, Bryaxys et Lucyus prennent Anaclet et l'emmènent. Tous passent par le passage secret, et arrivent bientôt au bord du canal, près d'une gondole...

aux portes de l'enfer

(by Emmanuel Raveline)

(L'enfer. Entrée pour les premières classes.)

Emmanuel Raveline: Bonjour ! Excusez-moi de vous déranger... je viens de mourrir. J'aimerais faire enregistrer mes effets personnels...

L'employée: Bien sûr.. un petit moment s'il vous plaît. Vous pouvez me laisser voir votre âme ?

Emmanuel Raveline: Ouaip. J'espère que vous êtes prête parce que le portrait de Dorian Gray, c'est de la gnognotte à côté de ça...

L'employée: J'ai reçu une formation spéciale... montrez-moi ça... WOW ! Je dois dire que là vous avez fait fort.

Emmanuel Raveline : J'ai eu une enfance difficile... et puis Papa est mort...

L'employée : Vous l'y avez un peu aidé, non ?

Emmanuel Raveline : Bon on est bien en enfer, ici, non ? Z'allez pas me faire la leçon, quand même ?

L'employée: Bon, bon... (Bruit de téléphone) Excusez-moi... (Elle décroche) Oui, à qui ai-je l'honneur... QUI CA ? Gloups !... bien sûr patron ! A vos ordres patron ! (Elle raccroche) Je suis navré... mais monsyeur Francoyvyllon refuse que vous preniez le Charon-express... il faut que vous reteniez sur terre.

Emmanuel Raveline: Je veux bien, moi, mays... j'ai plus d'enveloppe charnelle avec ces conneries.

L'employée: Eh bien il va vous falloir revenir sous une forme éthérée, j'en ai peur.

Emmanuel Raveline: Non mais attendez... c'est une blague, là ?

L'employée: Nous allons essayez de vous trouver une enveloppe démoniaque, mais d'ici que ça se libère... avec l'administration, vous savez...

Emmanuel Raveline: Il y a sûrement moyen de s'arranger...

(Mais il est trop tard. L'âme d'Emmanuel Raveline ou ce qu'il en reste disparaît, et il réapparait juste au-dessus de son cadavre.)

E.R.: Wow. C'est pas très joli à voir, ce que m'a fait Lool. Je vais allez hanter sa maison en attendant...

Nykolaos d'Ophiccius : Tyens, bonjour Emmanuel. Qu'est-ce quy vous ammène icy ? Vous aussy vous venez passer l'hiver au chaud ?


* * * * *


Les assassynats de Théophraste de Mytilène et de Jordi Forzalcanut


Théophraste de Mytilene

La révolutyon, acte 3


Résumé
nul n'échappe au pillage par la foule.


Le Métaligore de Mytilène est tranquillement installé dans le fumoyr installé au deuxyème étage de son palays. Enfermé depuys une semayne, étranger aux bruyts et rumeurs du monde, Théophraste travaylle sur ce qui doyt être le chef d'\oeuvre de sa vie : « Riche Relatyon des Conflits, Guerres, Meurtres et Autres Trahysons entre les Familles Paxatagore et des Mytilène, un Malentendu Yssois. » en 26 volumes.

Quand soudayn on une voyture entre en trombe dans la Cour, on entend des claquements de porte, des éclats de voyx. Peut-être même quelques coups de feu au loyn...

Forzalcanut : layssez-moy passeeeeeeeeeeeeeeeeeeer, je doys voir Sa Subliminale Dogitude dans l'instant !

Artaxerxès : Colonel, je vous prie, je doys vous refuser l'entrant, Sa Subliminale Dogitude a byen spé...

BANG !

Le majordome vyent de se recevoir une chataygne qui l'envoie au tapys. D'un coup de pyed, Forzalcanut enfonce la porte du fumoyr et se rue sur Mytilène !

Mytilène : Qu'est-ce que...

Forzalcanut : Plus un mot, Votre Subliminale Dogitude, il est peut-être déjà trop tard. C'est la révolutyon dehors, les hordes merksystes-luninystes ont prys le contrôle du pays. Paxatagore est mort et...

Mytilène : PA-XA-TA-GO-RE !!!

Forzalcanut : un boulet de canon merksyste dans la gueule...

Mytilène : Arf, violent... Et byen, il étayt écrit que c'est aynsi que devayt finir cette pourriture. Il n'avayt plus toute sa tête ces dernyers temps, çà se confirme, ah ah ah ! Allez, je sors une de mes meylleures bouteylles et on va fêter çà !

Forzalcanut : Par pityé Mytilène, vous étyez où ces dernyères heures ? Vivyane de Viryon assassynée, Raveline dégommé par son mari (je ne connays pas le rapport entre les deux), Le grand Archimandryte réduyt en poussyères, le Palays Dogéal en feuuuuuuuuuuuuuuu ! D'Ysciple est en fuyte, les hordes factyeuses sont maytresses du pavé, il faut fuyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyr !!!

Mytilène : UN MYTILENE NE FUYT PAS DEVANT LA POPULACE ! ARTAXERXES, RELEVEZ-VOUS, MON EPEE TOUT DE SUYTE !

Forzalcanut : Putayn Mytilène, malgré tout le respect que j'ay pour vous, vous êtes con ou quoy ? Faut allez vous fayre gryller vif au lances-flammes. Une voyture nous attend en bas, on fonce au port, l'Impérans est prêt à appareyller, demayn nous serons en sûreté au Zollernberg.

Mytilène : Allons, allons, vous voyez tout en noyr. Reprenez vos espryts, Forzalcanut ! Prenez cette masse d'armes et courrons sus aux merksystes.

Forzalcanut : Tant pis pour vous ! L'hystoire sera témoyn que j'auray essayé.

Forzalcanut tourne les talons et s'apprête à descendre les escalyers quand soudayn des hurlements se font entendre... Une foule d'émeutyers surgit dans le boulevard impéryal et s'engouffre dans le premyer palays qui s'y dresse, le Palays Mytilène...

Forzalcanut : Trop...

RACATACATACATACATACTAC

Forzalcanut : ... taaaaaaaaaaaard

Le Colonel vyent de s'effondrer sous les balles révolutyonnaires. Les émeutyers qui se sont arrêtés un instant pour contempler le corps du Colonel gysant dans son sang, s'apprêtent à reprendre leur charge quand soudayn, en haut de l'escalyer d'honneur, apparayt le Métaligore de Mytilène tenant en mayn son épée.

Mytilène : Assassyns !

La foule d'émeutyers : ...

Mytilène : Vils crassyeux.

La foule d'émeutyers : ...

Mytilène : Confyez votre âme à Poséydon s'il vous en reste une.

La foule d'émeutyers : YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!

Les émeutyers se ruent sur Mytilène.

Mytilène : YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!

Le Métaligore de Mytilène se rue sur les émeutyers

RACATACA BANG BAN BANG BANG BANG !

Mytilène n'a pas eu le temps de lever son épée qu'il est criblé de balles. Il s'effondre, prêt à rendre son dernyer souffle, lance un dernyer regard - hayneux cela va sans dire, mays dans lequel on sent poyndre néanmoyns un grand étonnement - à la foule massée autour de luy, quand soudayn, il reconnayt un vysage...

Mytilène : T... t... t... toy aussy, mon f... f... f... fyls ? Argh...

Et c'est aynsi que se finit la vie de Théophraste de Mytilène, assassyné durant la révolutyon d'octobre par les hordes merksystes-luninystes emmenées par son propre fyls.

Sic transyt Glorya Métaligorys.


* * * * *


Les JYR veulent modifier la constitutyon de l'Empire d'Ys


James-Honoré Maltys d'Ysville


Résumé
Une constitutyon plus "hard", selon les dires de son auteur.


Yssois ! Yssoises ! Camarades !

Vous trouverez cy-dessous le projet de nouvelle constitutyon approuvé par les Jeunesses Yssoises Révolutyonnaires, destiné à améliorer nos institutyons en vue de s'engager sur l'avenue à huit voyes qui mènent (toutes !) au lendemain qui chante !

Ce projet a été lu et approuvé par les comyces populayres salinystes et Merxystes-Luninystes de Venys, réunys en la salle dite du Jus de Paume, où l'on coupe les mains et menottes des déviatyonnystes décadents !

Plus corsée ! Plus dynamysante ! Plus hard ! Moyns démocratique ! Demandez le projet de nouvelle constitutyon !

André-Agathe Panhellenys,

Secrétayre à l'Educatyon des Masses massyves,

JYR

PROJET DE CONSTITUTYON DE L'EMPIRE POPULAYRE D'YS

Préambule

1er §- Abrogé

La Grande Loge Unifiée de Rite Atlante Ancien et Accepté adopte, en tant que de besoin, les règles nécessaires dans les domaines considérés comme "ex-lude". L'Empereur est chargé d'appliquer ses décysions.

Article Premier

La présente Constitutyon Ympériale régit le fonctyonnement de l'Empire Populayre d'Ys.

Article Deux

L'Agora Légyslative, composée de l'ensemble des citoyens yssois, adopte les loys telles qu'elles lui sont proposées par le Comité des Légyslateurs. Elle désigne, tous les troys moys, le Doge, qu'elle ne peut en aucun cas renverser. La première électyon du Doge aura lieu mi-novembre An IV.

Les candidats sont départagés au cours d'un seul tour de scrutyn. Est élu celuy qui jouit du plus grand nombre de suffrages exprimés sur son nom. En cas d'égalité, est consydéré comme élu celuy des candidats qui est choysi par le Doge sortant.

Article Troys

1. Le pouvoir d'exécuter les loys, de faire régner l'ordre public, et de mener les relatyons extérieurs appartient au Conseil des Portes, composé par le Doge qui doit s'en expliquer au Comyté des Légyslateurs.

1bys. Ce que déclare le Doge à propos de la réalité virtuelle dans les murs de Venys est réputé vray, sans exceptyon. Le Doge en personne, et lui seul, à l'exclusyon donc de ses délégués, a tous les pouvoirs virtuels, même celuy de vie et de mort, sans pouvoir être inquiété d'aucune sorte par la justyce durant son mandat, ni après son mandat si ses déclaratyons ont été faytes avant la fin offycielle de son mandat.

2. Chaque conseyller ou secrétaire dyspose du pouvoir règlementaire dans le champs de compétence qui est le sien, et l'exerce par Ordonnance. Il rend compte de son actyon et de ses projets au Conseyl des Portes.

3. Le Doge coordonne l'actyon du Conseyl, arbitre les différents entre les Conseyllers et exerce son pouvoir exécutif comme bon luy semble.

4. Abrogé.

5. Abrogé.

Article Quatre

1. Les citoyens intéressés par l'art légyslatif composent le Comité des Légyslateurs.

2. Le Comyté des Légyslateurs est présydé par le Doge ou son représentant. Il se réunit en séance plénière ou en commyssions. Un règlement d'ordre intérieur, adopté par le Comyté, détermine les règles qui présydent aux travaux et aux décysions du Comyté, et organyse notamment les groupes parlementaires.

3. Toute personne peut proposer au Comyté des Légyslateurs d'examiner un projet de loy. Tout comitaire peut proposer des amendements au projet.

Seuls le Doge et l'auteur du projet ont le droit d'accepter l'amendement et de l'intégrer au projet.

4. Le Comyté des Légyslateurs débat du texte et des amendements proposés.

Article Cinq

La justyce est rendue par le Tribunal d'Ys, au regard des loys yssoises tradytionnelles et modernes. Les juges d'Ys sont nommés par le Doge, sur proposytion de l'assemblée des juges. Ils sont révocables. Leur myssion est incompatible avec l'exercice de tout mandat politique. L'accusatyon devant le tribunal est menée par les Inquysiteurs, librement nommés et révoqués par le Doge, Premier Inquysiteur.

Toute personne y ayant intérêt peut demander à la juridictyon yssoise compétente de prononcer l'annulatyon de toute décysion de l'adminystratyon qui violerait le droit natyonal. La myse en oeuvre de cette dysposytion est précysée dans les dyspositions qui règlent la procédure civile.

Article Six. Abrogé

Article 7

La présente Constitutyon ne peut être modifiée que par une Loy Constitutionnelle, adoptée selon les règles de l'article quatre, à ceci près qu'elles devront être adoptées par les 2/3 des citoyens votants.

Article 8

1. Chaque seigneur jouit sur les fiefs où il suzerain des prérogatives de règlementatyon, d'exécutyon et de justyce dans les limites de la Constitutyon et des Loys en vigeur. Il peut déléguer ce pouvoir à ses vassaux pour les fiefs qu'ils tirent de luy.

2. Chaque seigneur jouit du pouvoir d'édycter des règlementatyons générales applicables sur ses terres. Ces règlementatyons doivent être conformes à la Constitutyon et aux Loys de l'Empire Populayre, et ne pas contrevenir aux engagements internatyonaux de l'Empire. Elles portent le nom que chaque seigneur juge bon, excepté les noms de Loy, Edyt et Ordonnance. La réglementatyon en vigueur precedemment doyt être modifiée en ce sens. Cette réglementatyon doyt être publiée sur la lyste principale et être consultable sur un syte internet. Toute personne pénétrant sur les terres de ce Seigneur s'engage à respecter cette reglementatyon et peut être poursuivi en cas de son non-respect.

3. Chaque seigneur dyspose du pouvoir de faire exécuter ces règlementatyons par les moyens qu'il juge bon, dans le respect des Loys de l'Empyre.

4. Chaque seigneur peut notamment établir sur ses terres des tribunaux subsidiaires. Ces tribunaux doivent comporter des garanties d'impartialité, ils doivent appliquer la procédure yssoise, et ne peuvent être saysis que de petites procédures concernant la reglementatyon spécifique du fief du Seigneur. Leurs décysions sont susceptibles d'appels ou de cassatyon devant le Tribunal de Venys.

5. Le Doge dyspose d'une actyo de respectii jury imperio, qu'il peut exercer devant le Tribunal de Venys ou, lorsqu'il en exyste, devant les tribunaux locaux, pour faire constater qu'une décysion d'un seigneur n'est pas conforme au droit ympéryal qui lui est applicable.

Loy constitutyonnelle du 24 septembre an II

Article premier

La présente loy constitutyonnelle met fin à l'errance du peuple Yssois, ordonne l'indépendance de Venys, proclame la renayssance de l'Empire Yssois sur ses terres hystoriques.

Article six

La dynastye ympériale précédente est restaurée.

En attendant de retrouver un prétendant au trône, le Conseyl des Sages expédie les affaires ympériales courantes.

COMMENTAIRES

Hector D'Ysciple, Doge

Je suys d'accord avec vous, que l'on vote vite cette réforme !


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Les terres ympériales de Phénys renommées en Acres de Neptune


Sysyphe Les Nonnes


Sysyphe les Nonnes , 30/10/an IV 14:52

C'estoyt alors que le félon Tortyllys avoyt layssé son ombre putride porter sur l'isle de Phénis que le seygneur les Nonnes ébranla son ost en la directyon du sud, mais non pour bouter hors de ses terres le sieur Tortillys, plutôt que pour s'emparer de terres moultements variées, au premier lieu desquels on comptoit ces terres impériales au Sud de Chandernaguys et qui ne reçurent poinct de noms.

Cy est-ce qu'en compagnie de sa troupe forte de l'arrivée d'un contigent nouvel de mercenoyres rustres, le Chevalier à la Queue de Cheval s'empara d'un baril d'absinthe, le creva de son ganct et en répandit le contenu à la terre.

Tandysque, face à ce gaschis, signe d'un esprit fol, le syeur que l'on disayt Zazou s'apprêtait à couper le chef de son maistre, afin que ce crime ne resta poinct impuni, Sysyphe les Nonnes l'arrêta de son gant: "Destends-toi, Zyzy ! C'est-là chose de religyon, est doncques faite en l'honneur de notre seigneur et maistre Poséydon; pryons le !

Terres impéryales, je vous baptyse revenue dans le gyron de la Saincte Eglyse de Poséydon ; vous porterez pour noms les "Acres de Neptunes"; ycy, nul hérétique ne viendra jamays souiller le nom de notre maistre."

"Parbleu, voilà qui est parlé, Sysyphe Tynùvski !",

s'escrièrent les Rustres, qui ne purent devant telles beauté (qu'ils n'avaient oncques vues) retenir plus avants leur lacrimoires.

Et l'ost de les Nonnes sonna la lourde charge par laquelle était scellé le destin de ceste régyon.

Sysyphe les Nonnes , 30/10/an IV 14:53

Moi, Sysyphe les Nonnes,

Chevalier à la Queue de Cheval,

Ligore de Crucyfys, Port-Mauresbys et Chandernaguys,

Vassal de Marilyse Emphetuocle dicte la pieuse Mère Abayse

Affirme par la présente mettre sous ma protectyon les Acres de Neptune.

Veut que la princypale ville de ces lieux, Cincinnatys en soit désormoys la Capitale,

Ordonne que la Disme, Taille, Capitation, Corvée & Deniers des Riches soient appliquées en ces lieux,

Décide que sera organysé un vaste salon de l'autodafé en la nouvelle caspitale de ces lieux, jusqu'à Neptudye.

Faict à Cincinnatys,

SLN.


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Les troupes de Virion s'enfoncent dans une faille spacio-orthographique


Lool de Virion, Palim Pseste

et croient s'être emparés d'Aud(r)ys


Résumé
Epopée orthographico-symbolique d'art viryonesquo-fresquyste.


lool_de_virion , 26/10/an IV 17:08 :

Ile de Phenys - raze campagne au petyt matyn !

De lourds nuages vyennent du nord et colorent la mer, les lacs, les rivyères, c'est le décore du fyef d'Audys. La lourde pluye des jours précédents a cessée de tombée, mays nul rayons de soleyl n'éclayre l'île en proye à la guerre.

Deux jeunes lapyns gambadent joyeusement entre les flaques d'eau stagnantes. Soudayn ils s'arrêtent, comme paralysés, le museau poynté vers le sud. L'horyzon tout entyer est barré par une masse scyntyllante de cavalyers en armure argent et jays. Les lapereaux, n'ayant aprys à compter que jusqu'à 8 ne purent les dénombrer.

En tête de cette armée, un cavalyer en armure d'argent étyncellante monté sur un cheval de jays galope vers un carosse tyré par quatres chevaux blancs. C'est Lool de Virion. Le rydeau du carosse s'écarte.

Lool - Ma douce Léa, vous ne devryez pas allez plus avant, nous sommes à la frontyère de l'Audys et nous ne savons pas comment vont réagyr ces Mytilényens !

Léa - Croyez-vous que je puysse laysser Ys sombrer dans le chaos et rester à me morfondre en vous attendant ?

Lool - Soyt... capytayne Ad Hoc au rapport !

Un cavalier en tenue militayre et sans armure passe la première ligne des chevalyers et vyent à la rencontre du Ligore, suyvyt de peu par son interprète.

Ad Hoc - Quoy t'ousevly mon Ligore ?

Ach Abys - Il demande ce que vous désyrez.

Lool - Nous allons traverser Audys et en chasser la racaylle avant de remonter vers le nord et les Terres du Mylyeu ... quel tactyque préconysez vous ?

Ad Hoc - Z'allons leurs esbirdyr les escoulettes en zivolyrant leurs abondyrs !!!

Ach Abys - Il dyt...

Lool - Ca va j'ay comprys... et c'est une excellente tactyque.

Ach Abys (hurlant) - Premyer régyment de Bynyous Impéryaux, prenez la tête de gondole !

Plusyeurs dyzaines de soldats en tenues de camouflage passent alors devant les chevalyers, se regroupent en une cohorte byen rangée et engagent le pas le rythme entrainant et néanmoyns terryfiant de leurs instruments de guerre : Bynyous et Cornemuses !!!

Derryère eux s'engagent les chevalyers de Papenchayse, suyvyt de l'infanterye de maryne, des sapeurs de Bryst, du premyer régyment d'artyllerye de maryne avec ses canons à truyte et ses imposantes catapultes à thons puys, fermant la marche, les caryolles chargées de pate à crype et de chouchyne... L'armée de Papenchayse entre en Audys, fyef mytilène sous ligorat de Palim Psest...

AGENCE YS PRESS par PigeonFax

*****Audys Lybérée*****

C'est tôt ce matyn que nos reporters nous ont annoncé la rédition des dernyères poches de résistance Merksyste dans la provynce d'Audys. Le sous Ligorat est désormays libéré par les forces militayres de Papenchayses qui remontent vers le nord.

Les gloryeux lybérateurs ont vu leurs troupes renforcées par de les résystants mytiléniens reconnayssants de l'ayde incoparable apporté par le Ligore de Papenchayse.

Lool de Virion à lancé une proclamation invytant le sous Ligore d'Audys, Palim Pseste à rejoyndre ses Terres afyn d'en reprendre la dyrectyon. Mays nous sommes à l'heure actuelle sans nouvelles de Mr Psest quy semble avoyr dysparu après le soulèvement de Venys.

Gloyre à Lool de Virion

...C'est bon, vous pouvez poynter cette arbalette aylleurs ?

lool_de_virion , 27/10/an IV 13:41 - La Chute d'Audys :

Ssssppppppllllaaaaaassshhhhhhh !!!

van der Kokai Tadao , 27/10/an IV 13:53 :

Je n'y suys poul lien, je tiens à le plécysel !

Tadao van der Kokay,

Tarte à la crème humayne.

Lucyus Catilysna , 27/10/an IV 14:01 :

Lool, c'est AudRys,

et pas Audys. Audys, ce sont les voitures...

Lucyus Catilysna

Palim Pseste , 27/10/an IV 14:13 :

Je suys là.

Le fief d'Audys est peut-être tombé entre vos mayns mays ce n'est pas le myen. Je suys ligore d'Audrys et fidèle aux Mytilène. Je suys dans une embarcatyon qui doit arriver demain à Martinaudrys.

Palim Pseste

Dans un camp militayre quelque part...

Lool (furyeux) - Espèce d'imbécyle Ad Hoc... vous ne savez pas lyre une carte d'état major ?

Ad Hoc - Z'avons terbouclé le nadrum jusqu'à audys !

Ach Abys - Heu attendez, ils dyt que pourtant on est dan le... jaune... je suys désolé je comprend pas...

Lool - Oui on est dans le jaune !!! Bravo, ce terrytoire est byen mys en jaune, mays Audrys c'est du orange, là à l'ouest !

Ad Hoc - Par ma malpurne que le grabouille me...

Lool - Ferme ta gueule... voyons la légende... jaune jaune... oh merde !

Ach Abys - Quoy ?

Lool - On vyent d'attaquer une Terre Métaligorliale !!!

Ach Abys - Paxatagore ?

Lool - Non heureusement Mytilène... mays tout de même. Bon ben tant pys, on dyras que c'est pour leur byen... traçez moy une route dyrecte vers l'Audrys j'ay byen dyt AudRys là, en orange à l'ouest !!!

Ach Abys - Bien mon Ligore... heu mays au fayt... c'est quoy notre objectyf ?

Lool -... vous verrez byen...

Palim Pseste , 28/10/an IV 19:33

Communiqué de Palim Pseste

Son Excellence Palim Pseste prie les autorytés virionnesque de bien vouloir l'excuser de les avoir précipités dans une faille spatio-orthographique (assez courrante ces derniers temps : Lesnonne lui même a cru traverser les terres Tinùviel alors qu'il a traversé les terres ympériales. Il faut regarder la carte56.8 ). La cour des vassaux d'Audrys sera réunye demayn matyn, afyn notamment de savoyr ce que nous faysons : déclarons nous notre émancipatyon, puysqu'il ne semble plus y avoir de Mytilène digne de ce nom ?

Palim Pseste

lool_de_virion , 28/10/an IV 20:19

Communyqué aux autorytés d'Audrys,

Très chers sous-Ligore et Vassaux d'Audrys, en ces temps troublés, et en absence de Métaligore de Castyllon régnant, le Ligora de Papenchayse est prêt accèpter d'assurer votre protectyon, ce que nos troupes sont d'aylleurs en trayn de fayre en écrasant du rouge pas très loyn vos frontyères... mays alors pas très loyn du tout !!!

Nous seryons donc heureux de dépécher quelques troupes de mayntyent de l'ordre pour le soutyent de votre arystocratye.

Byen cordyalement

Lool de Virion,

Ligore de Papenchayse.


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Lool de Virion usurpe les pouvoirs ympériaux


Anaclet de Paxatagore, Lool de Virion, Lucyus Catilysna


lool_de_virion , 27/10/an IV 13:24 :

Nous,

Lool de Virion,

Ligore de Papenchayse,

Pair des Grands d'Ys,

Phallyxte de l'Ordre de St Bezoar,

Et multyples autres tytres sans intérets icy,

Déclarons les Terres de Papenchayse sous juridictyon impéryale et, par conséquent, nyons aux PMLY, party central ou autres Doges tout droyt de légyslature, d'exécutyf ou de justyce sur les Terres de Papenchayse.

Nous Lool de Virion, Ligore de droyt divyn et de par le volonté de Poséydon (Loué soyt-il ! même si nous avons parfoys quelques divergences d'opinyon), sommes désormays légatayre du pouvoyr impéryal jusqu'au couronnement d'un nouvel empereur d'Ys !

Pour Ys, Papenchayse et l'Empyre !

Anaclet de Paxatagore , 27/10/an IV 13:27 :

j'ai vrayment mal à la tête... lool de Vyrion Empereur ?

Paxa

mays où est ma tête ?

Lucyus Catilysna , 27/10/an IV 13:57 :

De tout temps les Arystocrates ont eu à Ys le droit de faire des édyts humorystiques. On se souvient notamment de l'Edyt précédent de Lool de Virion devant faire de Venys Loolville. Un comique récydivyste, ce Lool. Ah ah ah ah, très drôle, vraimment.

Bon, vous nous aidez à libérer Venys plutôt que de vous amuser ?

Lucyus Catilysna

Vyce Doge

lool_de_virion , 27/10/an IV 13:40 :

Poynt du tout mon amys, le termes de cet édyt sont clayrs, j'assume (à mon corps défendant et byen parce que il faut que quelqu'un le fasse !) l'intéryme du poste d'empereur sans en porter aucunement le tytre ! Et ce sur les Terres de Papenchayses et conquyses afyn d'en assurer la survye. Dès que le conseyl des grands se sera mys d'accord sur le nom de notre nouvel empereur, je luy préterai, comme de byen entendu allégeance et honneurs.

Au fayt mon cher Métaligore... avez vous un nom à proposé dans votre délyre enfyévré ? Je me ferayt un playsir de porter vos votes au conseyl !

Lool de Virion

Ligore de Papenchayse

Légat Impéryal

Léa Valadonys : Par pigeon voyageur, aux membres du Clan Paxatagore,

Lool, pourriez vous expliquer vos intentyons ? Qu'est ce que cela sygnifie ? Sy une personne doit prendre le pouvoir impérial, c'est Anaclet ou Tirésyas, non ?

Léa Valadonys

lool_de_virion , 27/10/an IV 17:20

Léa, ma chère, il ne me revyent pas de désygner le prochayn empereur, je ne fayt que préparer sa venue en plaçant, de facto, mes terres sous sa future autoryté. Anaclet n'est plus en mesure de fayre grand chose, quand à Tirésyas, même s'il est son fyls, il ne porte pas le tytre de Métaligore puysqu'il n'as pas été intronysé... et puys nous le connayssons peu !

Tyent au fayt, savez-vous que d'après les recherches de mes archyvystes, votre enfant, de part votre lygnée et de celle de feu Nykolaos, est un prétendant au trône Impéryal ?

Lool de Virion

Léa Valadonys , 27/10/an IV 17:27

Vraimment ?

Quelle bonne nouvelle.

En attendant, que proposez vous concrètement pour sauvegarder les interêts de notre Clan ? Votre proposityon n'a guère enthousyasmé les membres de l'ancyen clan Mytilène, c'est pourquoy je suys d'avys de les laysser avec leurs problèmes. Concentrons nous à préserver nos interêts avant de faire de l'humanitayre. Nous devons nous rapprocher... Ouy, comme cela, j'ayme me serrer contre votre torse imberbe sy luysant...

Léa Valadonys


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Lool de Virion veut s'emparer d'Audrys


Lool de Virion, Palim Pseste


Les nobles et vassaux de l'Audrys se sont réunys aujourd'huy dans notre capitale, Audrys. Nous avons délibéré de l'absence de Mytilène pour gouverner notre fyef. A l'unanimyté, il fut décydé que l'Audrys deviendrayt désormays un fyef autonome, relevant de la seule autoryté de son seygneur sous l'Empereur. Les terres d'Audrys ont été à l'unanimité proclamée Métaligorat. Palim Pseste sera donc intronysé Métaligore d'Audrys dans les prochayns jours et sera donc appelé désormays le Métaligore Palim d'Audrys.

catilysna@serenyssime.org, 29/10/an IV 21:24

Sa Subliminale Dogitude Hector d'Ysciple, par mon intermédiaire, condamne fermement une telle proclamatyon. Est-il nécéssaire de rappeller que l'élévatyon d'une terre au rang de Métaligorat est une prérogative exclusyve de l'Empereur et du Conseil des Grands ?

Dès que Monsyeur de Paxatagore se sera remys, nous intenterons une actyon en justyce afin de faire annuler cette proclamatyon.

Lucyus Catilysna

Vyce Doge

lool_de_virion , 02/11/an IV 10:10

L'aube se lève à peine sur l'Isthme qui sépare Audys du reste de Phenys. Quelques soldats gardent sans grande conviction un fortyn frontyère quy semble byen vyeux et avec plus de cachet hystorique que milytaire.

La sergent Duodenyce fayt tranquyllement sa ronde accompagné du caporal Dubasdepolinyce.

Caporal - Il parayt qu'ont est un métaligorat.

Sergent - Ouy... et ça change quoi ?

Caporal - Ben le seigneur Psest est métaligore.

Sergent - M'est avys que ça va nous apporter que des ennuys !

Soudayn le caporal s'effondre. Le sergent Duodenyce, dans un geste mylle foys répété à l'entraynement, se jette au sol, les deux mayns sur le crâne pour se prétéger. Curyeux, il n'avayt pourtant entendu aucun coup de feu. Dans un attytude héroïque (c'est du moins ce qu'il raconterait à ses petyts enfants plus tard), il jetta un oeil sur son capodal qui gisayt aux côtés d'une grosse sardyne...

Sergent - Quy peux byen balancer des sar... ALERTE, Bryst nous attaque !!!

Mays il étayt déjà trop tard, des dyzaines de soldats Brystois escaladayent les murs du fort tandis que cinquante chevaliers forçaient la porte principale. En moyns de quatre minutes le fort étayt prys, sans aucun blessé, excepté la bosse sur la tête du sergent.

Les cent et quelques soldats d'Audys son rassemblés dans la grande cour. Un Yssois, vysyblement gradé, s'avance.

Ad Hoc - Bandes de broustyllmes, souvrymarez les baskagnes et adoblymez les prurutat de Papenchayse ?

Ach Abys - Fyers soldats d'Audys, vous avez coura... heu vous avez combattu. Mays votre maitre a trahis l'empire et fayt sescessyon. Rejoygnez nous pour chatyer l'ignoble traytre au nom de la coalityon impéryale !

D'un pas tous les soldats acquièssent.

Caporal - C'est pas une traytryse ?

Sergent - Ben non puysque on va combattre un traytre

Caporal - Ah ben ouy logyque.

Ainsi commence la campagne d'Audys, les troupes de l'Alliance Impériale s'enfoncent sans résystance vers la capitale qui ne tyendra pas byen longtemps.

Lucyus Catilysna , 02/11/an IV 10:20

AudRys, Lool, AudRRRRys, avec un R, comme Raveline !

Lucyus Catilysna

Lucyus Catilysna , 02/11/an IV 12:58

Audys, c'est les voitures. Vous savez bien, certaines sont d'origines tétoniques ! Pour Audrys, souvenez vous qu'une ville d'Audrys s'appelle Martinaudrys !

Lucyus Catilysna

Hector D'Ysciple , 02/11/an IV 13:26

Une ville fondée par des gens originaire de Jacquedelaure, petit village qui faillit devenir capitale.

Hector D'Ysciple, dans sa pryson dorée

lool_de_virion , 02/11/an IV 12:25

Z'y croyrez sy vous voulez, mays j'avait tout écrit comme il faut et je me suys dit... ça y est, j'écris encore une connerye... et j'ai enlever les R de partout.

De toute façon quand on as un fyef qu'as un nom de bagnole, faut pas s'étonner.

Lool

Qui change son correcteur automatique

lool_de_virion , 05/11/an IV 13:39

L'armée de Papenchayse, après plusyeurs jours de marche forcée (oui, ils ont quasiment fayt le tour d'Audrys... quand on est nul avec une carte !) et quelques accrochages avec les gens d'arme locaux, arrive enfyn en vue de la capyale du fyef félon d'Audrys.

Général Ad Hoc (oui il a été promu) - Z'artyfoullyez les misteubes et plus zrab que zrab !!!

Lieutenent Ach Abys (non il n'a pas été promu) - Les chevaliers en avant, faytes donner des catapultes et établyssez des camps de pyétaille à intervalle régulyer... nous posons un syège !

Et déjà l'armée fayt mouvement, déployant ses terryfyantes armes de guerre.

Pendant ce temps dans Audrys plusyeurs bateaux quy tentaient de fuyr retournent au port.

Sergent de garde - Ben alors vous êtes par partis ?

Capytaine de pêche - Ben nan regarde.

Le vyeux maryn pointa son index vers la haute mer ou plusieurs voiles bleu et argent barrayent l'horyzon.

Sur le Spyryt of Papenchayse, l'Amyral des Mers Nelson Montfortys dirigeait les opératyons en absence du Ligore de Virion, parti précipitament pour une destynation inconnue.

Amyral Nelson - Hummmmm ouiiiiiiiii sent a mail pigeon to the embatteled to ask they're...

Sergeant pigeonnographe - Pardon ?

Amyral Nelson - Oh Excuse me... envoyez leur un pigeon fax pour demander leur rédittion et la livraison pieds et poyngs lyés de ce traytre de Pseste !

Sergeant pigeonnographe - Ce sera transmys.

Amyral Nelson - Oh et n'oublyez pas de transmettre les ordres de manoeuvre à toute la flotte. Et de dégager l'aile droyte... je n'aimeray pas que notre arme secrète coule nos propres navyres...

Palim Pseste , 05/11/an IV 18:37

Euh, pourquoy faytes vous le siège de mon fyef, cher Lool ?

Palim Pseste Métaligore

Palim Pseste , 06/11/an IV 21:48

Je réitère : si vous faites mine d'attaquer, on sort notre arme secrète à nous.

Palim Pseste


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Mont Pharys s'organyse en centre de la résystance


Anaclet de Paxatagore


Tiresyas de Paxatagore, chef de famylle provysoire :

Les liaysons entre Mont-Pharys et le reste du monde sont coupés. Les navires qui viendraient à pénétrer sur l'île pourraient être transformés en bananes flambées sans sommatyon. Le lâche assassynat du chef du Clan Paxatagore nous contraint à prendre des mesures de sécuryté drastyque. Nous avons même proposé à George Y. Bush de devenir notre conseyller en sécuryté, au cas où il serait battu aux prochaines dogéales dans son pays. Afin d'évyter tout trou dans notre dyspositif de sécuryté, nous avons décydé unilatéralement d'occuper le sud de l'île, jusqu'à présent indument et illégalement occupé par les Mytilène. Le gouverneur local, un lointain cousin des Mytilène, de la branche Arti Shaw, a été décapyté.


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Négociatyons secrètes entre Pou et Catylysna


Mong Pou, Lucyus Catilysna

le sort de Venys entre leur main ?


catilysna@serenyssime.org, 29/10/an IV 10:23

- Je souhaiterays parler à Mong Pou. - Nom ? - Mon nom importe peu, seule compte la personne que je représente. - Camps : Salinyste ? Melksyste ? Luninyste ? Ploutkyste ? - Marchand. - ...BOULGEOIS ! TLAITLE AU PEUPLE ! GALDES ! ALLETEZ LE ! - Sy Pou ne veut pas me recevoir, vous serez bientôt tous morts et enterrés ! - Des menaces ? LIEN NE SAULAIT EMPECHER LA MALCHE EN AVANT DU PEUPLE GUIDE PAR POU ET PLOUTSKY VERS DES LENDEMAINS QUI CHANTENT ! - Sauf une flotte arystocratique venue libérer Venys... - ... - Me laisserez vous enfin parler à Mong Pou maintenenat ? La personne que je représente souhaiterait lui faire une proposityon...

Mong Pou , 29/10/an IV 11:05

Me voily ! Vive Ploutsky, émyssayle inconnu ! Tu veux byen un peu de lichys hallucinogènes ?

Mong Pou

catilysna@serenyssime.org, 29/10/an IV 11:23

Euh... Non mercy.

Je vous propose de vous vendre des renseignements. Contre quelque menue monnaie, bien entendu...

L'Emissayre

Mong Pou , 29/10/an IV 11:36

Quels genle de lenseygnement ? Quel genle de monnaie ? Quel genle de menu ?

Mong Pou

Vive Ploutski

Emmanuel Raveline , 29/10/an IV 12:33

"'Tain, il est de plus en plus parti, le Pou... heureusement qu'il a arrêté la pratique de la médecine, parce que sinon, je plaindrais ses patients !" (voix émanant d'Emmanuel Raveline, libéré des litchis)

"EH ! LES PLOUTSKYSTES ! On vous donne six jours pour nous verser la caysse des deux M=E2-Goh, l'original de tous vos flims de propagande et une pizza aux anchoys, sans quoi on transforme votre camp en succursale de l'enfer, pigé ?" (voix émanant de l'=EEle éthérée)

"Il est temps de remplir un peu les caysses !" (voyx émanant de mon portefeuille)

E.R.

Mong Pou , 29/10/an IV 12:39

Vous tlansfolmez notle camp en succulsale de l'enfel ?

Mays c'est DEJA l'enfel, icy, tendle Laveline qui claque sous la dent.

Mong Pou

spectlophage

catilysna@serenyssime.org, 29/10/an IV 14:27

Quel genre de renseignement ? Du genre qui vous permettront de sauver votre peau, et celle de votre révolutyon. Je puys vous dire quand et où les arystocrates attaqueront Venys, par exemple.

Quel genre de monnaie ? Du genre 5000 Yris, payable en cinq foys sans frays. J'accepte le liquide, les chèques et la carte bleue. Je prends aussy ses premiers tableaux, que mon patron apprécie particulièrement.

Quel genre de menu ? Euh... mercy, j'ai déjà déjeuné, mays par contre, je ne refuserays pas un verre d'absynthe. J'espère que votre pseudo-révolutyon n'a pas changé l'amour des Yssois pour cette liqueur des Dieux.

L'Emissayre

Vive mon boss et ses bourses

Mong Pou , 29/10/an IV 16:38

J'achète.

Vous plenez les assygnats émys pal la Banque Populayle de Libélatyon ? Ils sont gagés sul les palays du boulevald ympélial.

Mong Pou

Vive Ploutski

André-Agathe Panhellenys , 29/10/an IV 16:55

(où Panhellenys nous apprend quelle est la meilleure heure pour écouter le lendemain qui chante)

Ploutskys ? Qui est cet inconnu au panthéon du lendemain qui chante ? Ploutskys ? Proutskys ? Jamays entendu parler !!

Racaylle contre-révolutyonnaire ! Le vray guide éternel des lendemains qui chantent est Heydi Merks ! Et dans une moindre mesure, Joseph de Salines, le grand maréchalant soviétique ! Grandyose ! Transcendant ! Exemplayre ! Divin ! Celuy qui fait rouler les Trabys sur l'eau ! Plus fort que Pose-édredon ! Mille foys plus fort ! Fortyssimus !

Ah ah ! Ploutskys ! Qui est-ce ? Arf ! Pétulences ! Putréfaction ! Chysnatown pue bien assez sans Ploutskys ! Immonde ! Aberratyon idéologique ! Estomac-renversant ! J'en gerbe ! Gerbant !

Mes amys ! Yssois ! Camarades ! Faites donc une expérience !

Expérience ! Placez-vous au milieu du Grand Canal ! (attentyon aux obus qui sifflent dans les parages, onze heures du soyr est une bonne heure pour naviguer ; plus tôt, ou plus tard, il est difficile d'écouter le lendemain chanter, celuy-ci étant par trop éloigné ). Et stop ! Ecoutez ! Écoutez attentivement ! Écoutez des deux côtés du canal !

A l'ouest, un lendemain qui chante affreusement faux ! Un massacre ! Pire que du Giordano Staracademys ! A l'est, délyce des sens ! Onguent sensoriel ! Fabuleux ! Unyssonore ! Émouvant ! Le lendemain s'applique et vocalyse ! Beau à en pleurer ! Vive le Merxysme ! J'en tremble de joye ! Voyez ! Voyez ! Quel spectacle ! Essayez, camarades ! Milieu du Grand Canal, onze heures du soyr !

Chysnatown pue le Ploutskysme ! Quand le PMLY reprendra le contrôle de l'occydent de Venys, ce sera fête à n'en plus pouvoir tenir debout ! Fastueux ! On rasera les bicoques pleines de Proutskes ! Rasées ! Rayées ! Et on construira à la place des avenues hygiéniques ! Facyles à cyclopéder ! Vivent la pompe et le croyssant ! Mort aux litchis !

Yssois ! Camarades ! Le lendemain qui chante vient de l'orient ! C'est bien connu ! Je n'invente rien ! Le lendemain se lève à l'est !

André-Agathe Panhellenys

JEUNESSESYSSOISESRÉVOLUTIONNAIRES

catilysna@serenyssime.org, 30/10/an IV 11:58

Non, je ne prends pas. Versez la somme sur le compte 273

L'Emissayre.


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Opératyon Pauvre Lord


Lool de Virion


Une heure avant le jour J, port de Venys, sectyon sud des docs.

Dans un silence assourdyt seulement par des pétarades de mytraillettes et des explosyons de baryques d'absynthe (ces ygnards le payerons de mylles morts), une dyzaine d'ombres furtyves prennent pyed sur le sol sacré de Venys. Ils déposent rapydement leur matéryel de plongée et enfylent des abyts de Nynja secs. Ils dégaynent ensuyte leurs katanas noyrcis (pour évyter les reflets), car il s'agyt bel et byen d'une unyté des redoutées Sectyons Pourq du Dyacontat à l'Opposityon quy ont fayt régner une sourde terreur sur les politicyens Vényssois yl y a byen longtemps et que tout le monde (ah les naïfs) croyait dyssoutes.

Deux Pourq des plus lestes grympent rapydement sur les grues du port et élymynent dans un sylence absolu les quelques vygies endormyes.

Et tandys que la moytyer du groupe prépare le terrayn pour les troupes d'assaut en plaçant des balyses afyn de guyder les troupes et établyr une zone surveyllée, le reste s'en va presetement mays dans un sylence de mort vers le coeur de Venys dévastée.

Leur objectyf ? Nul ne le sayt, même pas le chef des opératyons navales, mays leurs myssion est de la plus haute importance et leur cyble se trouve vraysemblablement sur l'île d'Algébia. Dans les mayns du chef de fyle, un plan du palazzo Virionèse.

L'opératyon "Pauvre Lord" va pouvoyr commencer...


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Règlement de compte au soviet suprême


Anaclet de Paxatagore

Spam ou pas Spam ? Telle est la questyon, camarade


André-Agathe Panhellenys , 02/11/an IV 16:14

Vous êtes avec les Chysnois, ou avec les révolutyonnaires ?

André-Agathe Panhellenys

JYR

Dimitri Sybobov , 02/11/an IV 16:46

Le Camarade Panhellenys est convoqué d'urgence au Bureau Central pour interrogatoire.

Il semblerait qu'il considère les propos du Camarade Yobasta comme du spam et nous ne saurions tolérer de telles atteintes à l'intégrité morale de l'un d'entre nous.

Caramade Sybobov

panhellenys , 02/11/an IV 17:06

Je croys que notre ami Yobasta, depuys sa province reculée, ne saysit même pas la différence de notyon entre "Merxysme-Luninysme" et "Proutkysme", puysqu'il a soutenu l'effort éthylique des camarades traîtres chinyssois ! Angoyssant !

Il faudrait de toute urgence l'enfermer dans l'une de ses bastilles ! Sa péninsule en regorge !

Panhellenys.

yobasta@bluewin.ch, 03/11/an IV 18:19

L'internatyonalysme prolétaryen ne saurayt me semble-t-yl laysser la divisyon s'emparer du formydable mouvement révolutyonnayre quy a saysy Ys...

Mon Sovyet est luy-même partagé...

Et ma pryson est sy petyte...

Yobasta

Sovyétyque yvre

PS: du spam ? moy ???? je demande un conseyl révolutyonnayre pour juger le coupable de cette mépryse méprysable !!!

Dimitri Sybobov , 02/11/an IV 17:13

Que cela ne vous empêche pas de venir témoigner au Bureau Central, un formulaire vous attend.

Vous savez que je ne suys qu'un sbyre et qu'il ne m'appartient pas de tenir compte de vos propos.

Chamade Sybobov

panhellenys , 02/11/an IV 17:18

J'arrive !

Panhellenys.

Dimitri Sybobov , 02/11/an IV 17:23

Je vous attends ! Vite ! Prestement ! Rapidement ! Sans coup férir ! Itinéraire par la pyste !

Cadamare Sybobov


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Révolte de la City's


Agystyppe "Hegel" Portalys


Résumé
le quartyer financier s'organyse.


Dans le quartyer de la City's, le grand fynancier Agystyppe Portalys, notoirement adorateur de Hegel, a rameuté du monde. La nouvelle de la mort d'Anaclet de Paxatagore s'est propagée. Chacun sait que la révolutyon est proche. "Il est temps de protéger nos avoirs bancaires, ce qui n'est pas évydent dans un pays où la monnaie n'est pas démétalysée" se dysent les riches. Hegel au pouvoyr, dyt Agystyppe "Hegel" Portalys, qui propose de se défendre contre les raveliniens-luninystes, ceux qui ont descendu Paxatagore au lance flamme. Le mouvement hegelien-conservateur est né. D'ores et déjà le gouvernement d'Ysciple peut compter sur sa milyce privée pour défendre l'ordre public et les deniers pryvés.

Agystyppe "Hegel" Portalys (ceci est une fausse adresse)

Panacée Kloakus , 25/10/an IV 11:42 :

Selon des informatyons concourantes, le financyer et petit-bourgeoys Agystyppe Portalys, que ses dysciples ils le surnomment "Degel" ou quequ'chose tout comme, se s'rayt fayt méchamment et sommayrement agressiver en plein quartyer de la City's, tout à l'heure y a pas longtemps, alors qu'y supervisayt un convoyement de gazon. Y semblerayt qu'y ait échappé à la mort, qu'y soit saint et sauve quoy. Dès que j'en saurai un couya plus, j'hésiteray pas à v'nir donner de plus amples déformatyons. Moy j'dys pas, mays sy s'trouve c'est ben les Merxyens qu'y sont derrière tout cy.

Panacée Kloakus,

Fonctyonnaire archontal à Venys


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Revue des troupes Tinùviel


Léopold Van der Zachertorte

en préparatyon d'une lutte contre les troupes de Sysyphe Lesnonnes


Leopold van den Sachertorte , 31/10/an IV 02:34

"La revue des troupes, moi j'ai difficile, tu sais, fieutje. A Bruxelles, on est des chârel et des castar, mais la discipline, ça est pas notre truc."

(L'examen des forces armées me paraît un exercice périlleux, cher ami. Bruxelles compte nombre personnes astucieuses et talentueuses, toutefois, la discipline n'a jamais été notre fort.)

Voilà comment Leopold van den Sachertorte parlait à son ami André, traducteur et ordonnance.

"Dat ès chinuus pour moi aussi, Leotje."

(La chose m'est également d'une complexité infinie, ô Leopold)

"Godverdoem ! Ils se sont tous reloquetés, faut bien inspecter, tout de même ! Suffira de mater ceux qui veulent stoefer."

(Parbleu ! A présent qu'ils ont fait leur toilettes, il nous faut procéder à une revue en bonne et due forme, voyons ! On se contentera de mettre à pied ceux qui veulent se faire mousser.)

Et ainsi Leotje et Drei passent en revue les troupes de Zoé Tynùviel.

"Ca est de belles troupes, ça, fieutje. (Mais que voilà de magnifiques régiments, mon cher) - Awel, j'préfère les schuune croupes aux schuune troupes ! (Certes, mais j'ai plus d'affection pour les formes respectables que pour le respects des formes) - Ferdouche ! Fieutje, on devrait rescrutieren des echte moizelle de Bruxelles, newo ? (Sacré bon sang, nous devrions amener dans ce bataillon de véritables jeunes filles de Bruxelles, ne croyez-vous pas ?) - Mo allo, les maske yssoise sont pas sluur ou stijseltrut. (Voyons, mon cher, les jeunes yssoises sont loins d'être laides et désagréables) - Oué, oué, mays la Rilyse, ou la Dys, ça est rien que des teif trut ! (Vous m'en direz tant: mays Marilyse Emphétuocle ou Gladys de Cariatys ne sont que de hautaines personnes d'abord peu commode) - Mays dys voir, Leopje, tous ces gars, y font plouc ? (Dites-moi plutôt, très cher Léopold, ces gens là font-ils leur service militaire ?) - Pas op ! Si y t'endent, ils vont t'en foutre une sur la smool, Drei ! (Prudence ! Si ces gaillards vous entendaient, vous risqueriez de subir des inconvénients physiques passagers, André !) - Pfff, ils voudraient faire de leur poire, alors ! J'voudrays bien voir ces carottiers m'fout' une smaaiting ! (Ce serait là quelque orgueil ma placé. Je ne vois guère ces paresseux me passer copieusement à tabac.) - Zwaaigt, Drei, au lieu de stoefer. Maintenant, faudrait p'têt verfinden un ojbectif. (Silence, André, au lieu de faire de l'esbrouffe. Je m'interroge à présent quand au but stratégique de notre campagne.) - Tire ton plan, Leopje. (Débrouillez-vous, mon cher Léopold). - Allons, trekt zu gien gesicht ! Je te taquinays, Drei ! Tu les bats quand tu veux, ces flache labbekak ! (Ne faites donc point cette tête, André, je vous asticotays ! Ces fades incapables ne valent rien face à vous !) - Bon, pour ton objbectif, on va avoir ça dur, fieutje: not' fief, ça est pas sur la carte ! (Bon, pour trouver un objectif militaire, la chose semble ardue: notre fief n'apparaît pas sur la carte) - Ah oué... Vertrouve moi ce smeirlap de cartographe !" (Bigre ! Qu'on me trouve le damné rédacteur de cette représentation picturale de l'espace !)

Ca est à suivre...


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Sysiphe LesNonne à l'assaut de Chandernagys


Sysyphe Les Nonnes


Sysyphe les Nonnes , 25/10/an IV 12:28 :

C'estoyt par belle mastinée du deuxième mois autocmnale que s'élança au nord de Port-Mauresbys les Chevaliers de Poséydon, parmi lesquels se trouvoyent Hade le Galeux, susnommé Gale-A-Had, Lance l'ivrogne, susnommé Lance L'eau, ainsy que Pierce & sa compagne Val, susnommé Perce-val. Mays trouvoyt on sy en ycelle compagnie la présence de Syeur Harrysson, que l'on dict Chevalier à la Gratte, n'on c'estoyt qu'il eut puces sur lui, mays bien fort belle et ferreuse de mort Guystarre. Tout auctant faut-il nommer Syeur Zyzy, que ces compagnons de litière nommoyt le Zazou. A leur teste, bien sûr, cavalcadoyt Sysyphe les Nonnes, le Syeur sans moeurs & sans anycroche. Comme son dessein estoyt de prendre Chandernaguys, il se falloyt pour cela traverser les terres Tynùviel. Respectant la pieuse Dame, qui s'estoyt retiré sur ces terres pour prier le Seigneur Poséydon, le syeur les Nonnes ne vouloyt pas s'emparer de ces terres. Par contra, il désyrayt ardoyment s'emparer des terres du vil de Virion, & y réformer les consciences.

A ceste fin, il recruta deux cent slawe, en major Rustre, mays sy Gouyoslawe, sy Polognais, et caetera. Mercenayres farouches que n'affroyayt pas l'odeur du butin, il cognoyssoyt moult difficultés de maille, & la somme rondelette que leur avoyt offert les syeur Les Nonnes pour qu'ils cuident s'en prendre aux fiefs d'un Virion balayoyt leurs appréhensyons.

Mays passant par les terres de la belle Tynùviel, qu'on dyt fort poupleuse, il se fallut traverser un pont sys entre rive gauchère et rive droityère de la Tynùve, le fleuve qui parcourt d'est en ouest le fief gloryeux des Tynùviel. C'estoyt à perte de vue, champ de pavots, & c'estoyt à pleurer de beausté. Mays sur le pont, se trouvoyt une compagnie de brigands merxystes dont la présence estoyt menaçante.

"HOLA !, s'escrya le chevalier à la Queue de Cheval. Qu'on me dégage ce pont, vile racaille, plèbe qui n'oncques portera le gantelet sus ma pers onne.

- Que nenni ! Bouffon !, osa dire le maystre des bandicts.

- Il crye Bouffon ? Cet individu désyre qu'on lui baille un bouffon ?

Qu'on aille me trouver un fou pour le divertir !", fut-la réponse pleine d'esprit du syeur les Nonnes. Et c'estoyt ainsy que Zyzy, qui estoyt également bouffonnant de sa professyon, fit sy force grimaces, en employant facyès, corps, et oripeaux, qu'il en effrayoyt les merxystes ! Ces derniers prirent jambes à col sans demander reste.

C'estoyt ainsy que le Chevalier à la Queue de Cheval, Sysyphe les Nonnes, vainquit les merxystes sur le pont de la Tynùve, non par coup férir, mays par fou quérir. Impressyoné par cest exployt, les mercenayres slawes s'escrièrent: "Désormoys, nous t'appellerons Sysyphe Tynùvsky, car tu as vaincu sur la Tynùve !"

Ils traversèrent le fief de la Belle Dame Sans Mercy, et enfin, aux dernières lueurs du jours, atteinrent les abords du fief de Lool de Virion.

précysion : en fait, ce sont les terres ympériales qui ont été ainsy traversaillyées

André-Agathe Panhellenys , 25/10/an IV 14:26 :

Désastreux ! Désâstral ! On a perdu la Tinuve et Bryst en une demys-journée ! Sus ! Replyons-nous, camarades ! Replyons-nous sur Venys ! Par les Moules à gaufres populayres à la graysse de hérysson ! Mille milliard de mille millions de lendemains qui chantent ! Révolutyon ! Sus ! Sus ! C'est insensé ! Les féocrates au pilorys !

André-Agathe Panhellenys, JYR

Sysyphe les Nonnes , 26/10/an IV 12:41 :

C'estoyt en fin du mois Octe que le syeur les Nonnes & ses croysés myrent pieds à l'estrier contra les murailles hautes de Chandernaguys.

La peste soit de ces archytectes de talents qu'eût l'idée de recruter le Syeur de Virion, qui bailla tant et tant de peine aux croysés que plusyeurs layssèrent leur vie dans l'exercyce. C'estoyt car le syeur les Nonnes n'avoyent poinct de Génie dans son armée. Il dut donc recourir à ruse & habiles détour, par quoi le surnom "d'Odysseus" lui fut parfoys donné, quoiqu'il préféra ainsi que ces concubines, son titre noble de "Chevalier à la Queue de Cheval".

"BEAUX SYRES DU POURQ, RENDEZ-VOUS ET NOUS NE VOUS FERONS QUE FRIRE DANS BOUILLANTE HUILE ET MARINER BIEN PROMPT !

- Jamais !, crièrent les capitaines pourqs, samuraï pourq, pourq warriors et alter pourq-men & women du fief Virionesque.

- ALORS VOTRE TREPAS PIS ENCORE SERA ! MESSYEURS ! POUR POSEYDON ET POUR LA FOY, CHAAAAAAAAAAAAARGEZ !"

Ce fuct-là terrifiant entrechoc d'armes diverses, car l'adversayre, empruntant aux pis basesses, las fort effycace parfoys, lançayt des Absinthes Molotov contre la belle armée, tant et sy byen que, comme dysoyt le poète :

"Nous partîmes cinq cent et par des bengalores

Fûmes moins de cinquante en arryvant au port"

Mays il restayt l'élite des mercenayres, les meilleurs chevaliers de Poseydon, le syeur les Nonnes lui-m=EAme, et son écuyasserye fidèle. "Sortez le bélier !", s'escrya alors maystre les Nonnes. Au moyen d'un bel "yeah !", Ramon Harrysson et Zyzy le Zazou, qui s'estoyt ainsy esbaudit face à un engin dyct "micro" mays produisant sonoryté d'espèce macro, firent sauter la grille, ne résystant poinct aux sons terribles. Du reste, de la garnyson de Chandernaguys, il ne demeura plus que moitié après telle offensyve. Les hommes de les Nonnes portayent quand à eux boules et boules quiesses, ce qui les protégeaient un peu myeux (et expliquoyt pourquoi le Chevalier à la Queue de Cheval gueuloyt toujours quand il leur parloyt).

La grille tombée, la pryse de la ville fut l'affaire de deux jours, le temps d'amasser le butin, de mettre à mort les éventuels résystants (c'estoyt à dire beaucoup de gens) de pendre en place publique quelques innocents afin que terreur règne en un sainct climat. Quand aux soldats pourq, on les écorcha en menus morceaux, les écartela lentement, les désossa furieusement, les évyda, les tournoylla, les embrocha, tant et sy bien que Chandernaguys fut susnommé par suite: "La ville d'où s'échappent les crys", car sans mycro, ces hommes-là pouvoyent faire entendre force geignement à lointaine dystance. Dict-on même jusqu'à Pondycherys, prochoyne cyble du syeur les Nonnes. Mays avant cela, il avoyt bel et byen décydé de se fayre playsyr après l'effort: il allayt prendre pour épouse Zoé Tynùviel, qu'elle le désyroyt ou nom. Estaffete fut donc envoyé sur les terres de la Dame, et nous conterons plus avant ce qu'il lui advint dans les jours suivants.


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Sysiphe LesNonne attaqué par un inconnu


Sysyphe Les Nonnes


Sysyphe les Nonnes , 29/10/an IV 12:56

C'estoyt avec force peine que le Ligore les Nonnes appris que piétaille infâme marchoyt contre son fief, alors que lui estoyt occupé à des projets tout autres. Tant fit colère avec opiniâtre nature que la cité de Chandernaguys trembloyt de toutes ses fondatyons.

"Nostre devoir, messyeurs, est de bouter ces êtres qui n'entendent pas même l'yssoys hors de l'Empire, et pour cela, nous ne nous pouvons permettre foiblesse. Désormoys, que la pitié se tayse en nos cueurs, que le glas résonne là où bataille sera livrée par nous !

- Ouaip, bien dit, boss ! - Ramon, je vous prierays en oustre de faire de votre langue un noeud, tant et sy bien que je ne vous ouïrays plus. Que pense le syeur qu'on dict être Zazou de ma suggestyon ? - C'est un peu fumeux, là, Sysyphe... il nous faudrait un plan ! - Je m'en suis baillé un ; voys plustost, fidèle ami; nostre cartographe estoyt un coquin, un menteur qui vouloyt nous induire en erreur; il nous fict croyre que nous traversâmes les terres Tynùviel, quand c'estoyt là terres impériales. Mettons à pieds toute la population de ce pays-là, sy est-ce néanmoins que le seigneur Poséydon nous accorde sa grâce ! Il nous faudra peu de temps pour mater et unifier ces terres, au moyen de nos armes ! Puis, nous redescendront par le fief de Mytilène, que nous annexerons car c'est sans doute grand désordre, ci-là. De là, nous aurons former un Nord quasi-invyncyble. - Et quid de Pondycherys ? - Pondycherys, nous allons demander à nos allyés de s'en occuper. - On a des allyés ? - Oui-da ! Notre Suzeraine et le syeur de Fontvell. Voilà myssyve pour ce seigneur, qu'il aille prendre cette petite bastyde. Quand à nostre Suzeraine, j'espère qu'elle acceptera de nous ayder à mestre en croyx ce Tortillys.

A cet instant, parayssoyt un émyssayre rougeaud.

"Syre ! Des fous ont envahi la demeure de Zoé Tynùviel !"


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Tonnerre de Bryst


Lool de Virion

Comment Lool de Virion a libéré la ville ?


lool_de_virion , 25/10/an IV 14:09 :

L'orage gronde en ce milieu d'après midi, la vylle de Bryst (capitale des terres de Blynys - Ligorat de Papenchayse) est sylencyeuse.

Les hauts remparts, datant de l'époque préromayngyenne, son cernés par une armée de syège, formée de tout le pyétaille merksyste de la régyon et des fyefs alentours.

Au coeur de la vylle restée fydèle à son suzerayn, les gens d'armes et les habytants ont déjà essuyé et repoussé quatre assauts. Le cinquyème sera leur perte et le dernyer poynt de résystance de Blynys tombera !

Les défenseurs sont déjà à cours de munityons, le bas des remparts est recouvert de chouchyne (bouyllant au moment de son utilisatyon) et de pate à crype, le tout assaysonné de multyple poyssons. Les thons de plusieurs dizaynes de kylos ayant fayt merveylle contre la révolutyon rouge.

Le sylence assourdyssant précédayt déjà la bataylle et tandys que les assayllants astyquayent fyèrement leurs mytrayllettes Calle à Chnykof, les défenseurs chargeayent leurs denyers tonneaux de chouchyne et les quelques harengs et soles meunyères quy leur restayent.

Vers 16 heures, les Skystes (mélangeant allègrement proutskystes, salynystes et autres masoskystes) partyrent à l'attaque des muraylles en scandant un chant Coke à Zyen commençant pas "c'est l'intercookymondyale..."

Ce à quoy les Brystoys répondent qu'yls "entendent le loup, le renard et la belette" (allez savoyr pourquoy). Un instant plus tard, les défenseurs utilysent leur arme secrète qui a déjà, par deux fois, repoussé l'agresseur : un capharnaüm de bynyous, arme sonore de premyère catégorye quy avayt déjà fayt ses preuves par le passé. Hélas pour Bryst, l'innéluctable évolutyon des armements milytaires à doté son adversayre d'une parade : la boule "Quy est-ce ?". Et même sy son utilisatyon désorganyse beaucoup les opératyons adverses, cette foys-ci on ne voyt pas comment la vylle résystera.

Les premyères échelles sont jettées sur les remparts sous une pluye de crypes bouyllantes et de poyssons crus. Hélas les espadons et requyns des premyers jours ont layssé là place à des sardynes et des maquereaux, beaucoup moyns effycaces pour repousser une horde de skystes !!!

Sur la tour Saynt Matthyeu de Frontispyce (saynt patron de la vylle), le Capytayne Vyrgyle Ad Hoc, commandant en chef des forces de la vylle, contemple la défayte toute proche en compagnye de son second, le lyeutenant Loyc Ach Abys.

Ad Hoc - Ah les broucaylleurs crassyeux, les ygnobontes syldaves, les fraspatteurs zozos...

Ach Abys - Ca veux dyre quoy tout ça ?

Ad Hoc - Je m'en trapanasse les boursyfles !

Le Capytayne Ad Hoc étayt consydéré par tous comme un très grand stratège, seulement comme personne ne comprenays vrayment de quoy il en retournayt quand à son vocable... son second transmettait les ordres en fonctyon de ce qu'yl croyait avoyr comprys.

Ad Hoc - Faytes brymbyller les courbounes sur la bernychle !

Ach Abys (dans une radyo) - Heu... ordres aux catapultes du port de vyser le rempart nord...

Ach Abys attendys une remarque de son supéryeur, mays vysiblement il avayt transmys les bon ordres. Hélas les insurgés pénétrayent mayntenant dans la vylle par les troys portes qu'yls avaient pryse. Le capytayne et le lyeutenent songeayent déjà à une réddityion honorable lorsqu'un cry descendyt du toyt : "Terre... heu non... navyre en vue !!!".

Ad Hoc - Les pancouylleurs de Marilyse, yls ont abrondys des flappeuses !!!

Ach Abys (un oeyl collé sur une longue vue) - Pense pas capytayne, z'ont un pavyllyon curyeux... mays je le connays pas... attendez, ça vous dyt quelque chose un katana et une ancre d'argent sur un sautoir croisé de jais et de bleu ?

Avant même que le capytayne se mette à réfléchyr, le lyeutenant se jetta sur luy en hurlant :

Ad Hoc - Ils font feu !!!

A peyne deux secondes plus tard, une sérye d'explosyons se fyrent entendre... mays dans le loyntayn !

Ach Abys - Vigyle... où ont-ils tyré ?

Vygile - Droyt sur les ennemys... et ils canardent secs les gars !!!

Ad Hoc - Par le mylystrateur Poséydon (Brulut soyt-il), c'est que c'est la floppeuse de Papenchayse... m'esbourdyrai pas que Ligoreux nous babatise !!!

En effet, une dyzayne de gros navyres canardayent sans relâche de leurs canons de bronze les lygnes skystes, faysant des ravages, tandys que de plus petytes embarcatyons convoyaient les chevalyers de Papenchayse vers les ryvages de Blynys. Nulle défense ne s'organysa chez les skystes, sourds comme des pots à cause de leurs boules "quy est-ce ?" les rares quy se rendyrent compte qu'ils étayent menacés n'avayent aucun moyen de se fayre écouté par les autres. En quynze mynutes deux cents chevalyers en armure jays et argent arborant panache bleu et katana aiguysé étayent sur le rivage en rang serrés... Au sygnal la cavalcade commença.

Pendant ce temps sur le navyre Amyral de la Flotte, le Spyryt of Papenchayse.

Marilyse - Ma foy, ça vaux byen vos super productyons.

Lool - Nous arryvons juste à temps... je pense que nous aurons reprys le Blynys avant quatre jours...

Léa - Tant de massacres ?

Lool - Ce n'est quand même pas de ma faute sy ils n'ont pas répondu à nos avertyssement... ça fayt une heure que nos hérauts s'égosyllent dans les haut parleurs...

Marilyse - D'aylleurs même mayntenant ils n'ont pas l'ayr de se rendre compte de ce quy se passe...

Lool - Voilà où nous mène la doctryne merksyste... des robots sans espryt quy n'essayent même pas de sauver leurs vyes.

Marilyse - Ou alors ils se sont tous perçé les oreylles après un ou deux dyscours de Mong Pou !

Lool (pensyf) - Possyble...

Un cry déchyra alors le champs de bataylle "POUR PAPENCHAYSE ET L'EMPEREUR".

L'ennemy étayt en fuyte, la cytée sauvée...


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Une estaffette de Lesnonne se fait renvoyer de chez Zoé Tinùviel


Léopold Van der Zachertorte


Leopold van den Sachertorte , 28/10/an IV 13:42

Le 28 Octobre an IV après la IIe dévastation, un émissaire rougeaud frappa à la porte de la demeure Ligoriale de la plus belle femme d'Ys, et donc de ce monde: la demeure Tynùviel. Essouflé, le malheureux estafettes fut surpris de constater qu'à la place du cortège de soubrette vaporeuse qu'il s'était imaginé, il y avait une vingtain de féroces gaillards, à l'air curieusement étranger. Un grand blondinet était venu lui ouvrir.

- Oué ? Ca est à quel sujet, schieve buffel ? - Je vous demande pardon ???, hoqueta l'estafette. - Je dis: ça est à quel sujet - passqu'un péi qui frappe sans raison, ça t'as jamais vu ! - Euh... je... j'ai un message pour Zoé Tynùviel... - Ah, si c'est pour Moizelle Tynùviel, faut voir Leopold, snul ! - Quid ? - T'es sûr que vous êtes un echte 'stafette, au moins ? - Euh... oui. Mais je suis bien chez Zoé Tynùviel ? - Ca tu peux pas être plus chez elle ! 'Tendez voir."

Le blondinet s'efface un instant, laissant le malheureux estafette seul avec ses féroces compagnon. Cinq minute plus tard descends un individu masculin d'âge mur d'ample silhouette, sourire aux lèvres.

- En wad ès gebeut, dikke péi ? - Huh ? - Squisse passe, mon gros ! Tu sais pas causer toi, ara ! - Monsieur les Nonnes voudrait... - Les Nonnes ? C'te kneul à floche qui probe d'envahire les voisins ? - Je vous prie de m'excuser ? - HOLA ! L'interprêt, tu arrêtes de te gratter les kluutes et tu viens voir !", et l'individu interpellé ainsi quitta le groupe mystérieux pour se joindre à la conversation.

- "Tu lui expliques ce qu'est un "kneul à floche", tu veux ?", demanda l'apparent maître des lieux.

- Bien volontiers, ô, seigneur. Cher ami, un kneul à floche désigne pittoresquement un blanc-bec dont les génitoires ne sont point arrivées à maturité totale, traduisit le nouveau venu. - Hola, mais vous insultez mon seigneur !, s'ébroua l'estafette ! - Il est schieve, ton seigneur !, fit remarquer le gros bonhomme. - Monsieur fait valoir que votre seigneur et maître est un brin excentrique, expliqua patiemment l'interprête. - Ecoutez, mon seigneur voudrait parler à Mademoiselle Tynùviel et... - La Matame, elle est en verreis, fieutje !, fit valoir avec bonhommie le gros type. - La ligore Tynùviel est en déplacement, cher ami. - Ecoutez... monsyeur les Nonnes estime qu'il est temps que leurs familles s'allient et..."

Là-dessus, le gros bonhomme parti d'un rire énorme.

- "Un mariage, ton dikke kop à la gruute smool, ça y peut toujours rêver ! - Cet fier-à-bras orgueilleux risque de rester, dans le domaine marital, à l'étape de la simple espérance.) - Mais vous êtes qui vous ? M'avez pas l'air bien yssois ! - Awel, moi c'est Leopold van Sachertorte, je suis brusseleirs, mais moizelle Tynùviel, c'est une amie, mais aussi une grande verreiserin. Mais un echte fief sans bourgmestre, ça t'a jamais vu, newo ! - Eh bien mon nom est Leopold van Sachetorte, d'origine bruxelloise, proche de Mademoiselle Zoé Tynùviel. C'est une grande voyageuse; cependant, on ne saurait laisser un fief sans quelque échevin, vous en conviendrez.) - Mais... mais... mais... - Quel broebeleir, çuilà alors ! - Vous avez là quelques problèmes d'élocution, ce me semble. - Mais... mais... mais... - Alors, tu sais, tu vas voir ton seigneur tout schieve, et tu lui dis que Moizelle Tynùviel, c'est pas du spek pour son bec ! - Il ne vous reste donc plus qu'à rencontrer l'original qui vous sert de seigneur afin de lui expliquer que Mademoiselle Tynùviel n'est pas un parti pour lui). - Mais... mais... mais... - Drei, tu me le fous à la porte, cet ysquillon babeleir, oué ? - Oué, Leopke !"

Le moins que l'on puisse dire c'est que ni l'estaffette, ni Sysyphe les Nonnes ne s'attendait à ça. Après le départ du malheureux émissaire, Leopolad Sachertorte se tourna vers son traducteur, le fidèle André, et lui dit : "T'sais, Drei, ça est plutôt le brol en ce moment, Ys !" (Je ne sais pas ce que vous en dites, mon cher André, mais Ys me semble mouvementée depuis peu)

- Une Ys comme ça, ça t'a jamais vu, oué !

(Ma foi, je dois dire que tout cela est bigrement original)

- Mo allo, on va aller voir squy savent, tout ces krumen tich de Chârel ! (Allons donc voir ce que valent ces gros malins aux génitoires de travers)

- Comme ça, Moizelle Tynùviel, quansqu'elle reviendra, elle aura un gro s fief !"


* * * * *


Venys la rouge (17-26 octobre 2004)


Vladimir Illitch Mytilène


Résumé
Venys est déchirée entre factyons rivales. Les Merxystes luninystes de Vladimir Illitch Mytilène (VIM) s'opposent aux proutskistes chynyssois.


Vladimir Illitch Mytilène

Camarades,

L'heure est proche d'une nouvelle aube qui se lève sur les chemins d'un avenir meylleur !

Le temps de la coalityon arysto-poséydonique est révolu !

La révolutyon est en marche, 99,99% du territoyre est sous nôtre contrôle, il reste juste quelques poches de résystance à nettoyer, ce n'est qu'une questyon d'heures.

N'écoutez-pas l'immonde désinformatyon orchestrée à partir des officynes réactyonnaires, ceux-là subiront le juste sort déjà réservé aux métaligores de tryste mémoyre.

Rejoygnez-nous sur les lendemayns qui chantent !

Là, j'ay pas trop le temps mays promys juré, ce soyr on vous en dit plus.

Vive la gloryeuse révolutyon merksyste-luninyste !

Vive la République Populayre d'Ys !

Pour la Junte Provisoyre,

Vladimir Illitch Mytilène.

Mong Pou

N'écoutez pas ce que laconte cet abluti petit-boulgeoys. La lépublique populaile de Chysnatown a plys le contlôle de Venys, avec l'aide de ses alliés Lavelino-Luninystes. C'est nous qui contlôlons les pays, confolmément à notle plan quinquennal de dans deux ans.

Mong Pou

Libéllé.

Au fait, dans les geôles, y avait Heydler, Gleb et de Munt. Je les libèle aussy, on va lile.

Venys, la Cyté Serenyssime, est à feu et à sang.

Venys, la Splendeur de l'Archipel, connayt la peur, la faim et la désolatyon.

Venys est aux mains des Merksystes Luninystes.

Alors que sur le dôme du Palays Dogéal flotte un nouveau drapeau, arborant le symbole de la Lune et de la Pompe à Vélo, les flammes s'élèvent, ardantes et lancinantes, des somptueuses demeures arystocratiques.

Les Temples sont pillés, les bâtiments saccagés. Les arbres sont devenues torches, les pavés projectiles meurtriers, ici et là la mort règne en maitre.

Des crys s'élèvent des ruelles : la mère cherche son enfant, le mary sa maytresse, l'avare son argent, le croyant son dieu, le merksyste-luninyste le pouvoir.

Et la ville, par les flammes qui la dévorent, par la fumée qui l'envahit, par le chaos qui devient son maitre, semble vouloir dire :

"Seigneur, Seigneur, pourquoi m'as-tu abandonnée ?"

tard dans la nuyt, au palays dog... euh au palays de la révolutyon

Une petite lueur brille au 3ème étage du palays, dans le bureau où se tenaient les réunyons du Conseyl des Portes, le bureau politique du PMLY est réuny au grand complet (enfin presque, il manque tout de même ce traytre d'Archibald)...

Vlad Mytilène : Bon, mercy d'être tous là. Je propose que nous fassyons le poynt sur la situatyon après les premyères 24 heures de la révolutyon d'octobre. La parole est au commyssayre politique des brigades d'assaut, le camarade Gérard Le Roturyer.

Gérard Le Roturyer : Mercy camarade premyer secrétayre. Comme vous l'avez annoncer vous-même, et je n'oserays pas vous contredire, nous contrôlons 99,99% du territoyre yssois, il reste byen quelques petites poches de résystance icy ou là mays ce n'est plus qu'une questyon d'heures.

VIM : Hum, c'est tout ?

GLR : Euh... c'est tout, oui.

VIM : Camarade, nous sommes entre-nous, tout ce qui se dit présentement ne sortira pas d'icy...

GLR : Bon ben euh... on va dire qu'on contrôle toute l'Iumée plus une grande partie de la Catharsys et quelques îles. Il reste byen quelques petites poches de résystance icy ou là mays ce n'est plus qu'une questyon d'heures.

VIM : ...

GLR : Oui, enfin, on contrôle quand même Venys et sa régyon, il reste byen quelques petites poches de résystance icy ou là mays ce n'est plus qu'une questyon d'heures.

VIM (intéryeurement : aussy con que son père...) : Camarade Le Roturyer, la vérité pliiiiiize...

GLR : Hum, oui en fayt, d'après les dernyères informatyons qui me parvyennent, nous contrôlons la plus grosse partie de l'île d'Algébya, (l'Universyté mays bon c'est vray que la rentrée académique n'a pas encore eu lyeu), l'île des poètes, l'île sacrée et le palays de la révolutyon

VIM : Byen, je...

GLR : Pourrays-je rajouter quelque chose camarade premyer secrétayre ?

VIM : Je vous en prie, camarade commyssaire.

GLR : Il reste byen quelques petites poches de résystance icy ou là mays ce n'est plus qu'une questyon d'heures.

VIM : Mercy de le précyser. Quelqu'un a autre chose à dire ? Non ? Byen, je voys à vos mines atterrées que les lendemayns qui chantent vont devoyr être postposés à un tout petit peu plus tard. Messyeurs, c'est la chyenlit ! Alors que nous pouvyons légitimement revendiquer le rôle de l'avant-garde vers un avenir radyeux, voilà-t-il pas que ces sales chysnetoques ne foutent pas le boxon du côté de l'ex-république ravelyenne, tous les noblyaux ont quittés Venys, non pas pour se terrer en attendant qu'on les pende avec leurs tripes mays byen pour se lancer dans un vaste mouvement de « pif paf pouf, je te prends ta terre an profitant du bordel ambyant », des démons poursuyvent les curés, d'obscures contrées éloygnées proclament leur indépendance vys-à-vys de leurs vassaux dysparus, d'Ysciple se perd dans les égoûts en n'oublyant pas de fayre un saut à l'ONV pour me narguer, j'en passe et des meylleures.

Grand soupir de l'assemblée : pfffffffff...

VIM : C'est pas à Salamnbo qu'on aurayt vu çà ! A Salamnbo, chers camarades, tout le monde aurayt reçu sa petite fiche à l'avance, avec un détayl précys et minuté des opératyons, et on aurayt su ce qu'on aurayt eu à fayre et comment tout çà allayt se terminer ! Je m'excuse, je me répète, mays à Ys C'EST LE BOR-DEL !

Re-grand soupir de l'assemblée : pfffffffff...

VIM : Alors, qu'est-ce qu'on fayt mayntenant ?

...

VIM : J'attends !

...

VIM : Camarade Le Roturyer ?

GLR : Euh... On attend les instructyons ?

VIM : Andouylle ! Bon, c'est encore moy qui vays devoyr sauver le machyn. Inutile de dire que sy mayntenant nous nous lançons dans de grandes opératyons guerryères sur tout le territoyre de l'Emp... de la République, çà va pas amélyorer la visybilité du truc. A peyne aurons-nous conquys les faubourgs du premyer pétaouchnok venu que des milicyens ex-paxatagoricyens passés à la solde des nonnyens mays qui réfléchyssent séryeusement à envahir l'Athys nous en aurons délogés. Cà rysque de prendre des moys. Donc...

Tout le bureau politique en c\oeur : donc ?

VIM : Donc, on ne bouge plus d'icy, on est très byen sur notre kilomètre carré de territoyre libéré, et on attend que tous les autres se soient entretués pour ramasser la myse et recoller les morceaux. De toutes façons, c'est nous qu'on est le légitime gouvernement du peuple Yssois, peu importe quel pourcentage du territoyre on contrôle. En attendant, je donne l'ordre aux brigades d'assaut de se posityonner sur les ponts donnant accès aux îles rebelles et d'attendre les ordres. Sur ce, je vays me coucher.

Le camarade premyer secrétayre se lève et sort de la pyèce. Brouhaha habituel de fin de réunyon.

Salut à toy Comité Centrale de la Révolutyon Merksyste,

Moy, Camarade Prolyne, chef du groupe des FTIPLC (Francs Tireurs de l'Ile des Poêtes des Lendemayns quy Chantent) me présente devant les leaders du peuple lybéré de Venys pour t'annoncer que suyte à de longs combats épyques de moy et mes camarades, venant de l'île des Poêtes, contre les iniques porcs de la nommée Sap'Pave nous avons... heu j'en étays où...

Heu ouy bref j'ay la joye de vous annoncer que désormays le coeur de puant lybéralysme de la fange bourgeoyse, j'ay nommé les Deux Ma Ghô, est sous notre contrôle et à immédyatement été rebaptysé Palays Vladimir Illytch du Peuple d'Octobre !

Pour la révolutyon, pour la grandeur du peuple, Je vous salue !

Camarade Prolyne,

Commandant en chef des FTIPLC.

Mong Pou : Vive la libélatyon ! Vive les lendemains qui chantent ! Vive l'intelnationale melxsiste-chinyssiste !

Mong Pou

Camalade Mytilène,

Votle mouvement et le myen tyennent une bonne paltie de Venys. Nous devons nous unil poul des lendemayns qui chantent justes, sinon les lendemayns chantelont ce social-tlaytle d'Offenbach. Je plopose une léunyon en tellain neutle, le gland canal, poul ploclammel solenellement la lépublique populaile d'Ys et olganysel un sovyet populayle.

Que les lendemains chantent ! La la itou ! La la la la !

VIM

Camarade Pou,

Viens seul et sans armes ce soyr à minuyt.

Je te pose néanmoyns quatre questyons préalables :

Abjure-tu toute dévyance troutkyste ?

Reconnays-tu que la vérité ne peut que résyder dans les sayntes \oeuvres des camarades Merks et El Huuuu ?

Es-tu prêt à reconnaytre le rôle du PLMY comme le guide inconstetable de la révolutyon en marche ?

Vas-tu arrêter de chanter toi -même pour laysser les lendemayns tranquilles ?

Si tu réponds oui à ces troys questyons, il y a sans doute moyen de s'entendre et d'intégrer nos camarades chysnois au PLMY et toy-même à son bureau politique.

VIM

André Agathe

Bonjour Ys ! Je viens de voir ce qui se passe en nos rues ! C'est un vray désastre ! Tout est sens dessus-dessous ! Effroyable ! Etonnant ! Saisyssant ! Pitoyable ! Qu'allons-nous faire ! Je vous le demande ! Par Poyssondéion ! Par Stalinysatyon, Mon Dyeu Entre Tous ! Oh God ! Mamma mia ! Dammit ! J'ay une idée ! Je rejoins les Merxystes !! Non ?! Ce serayt splendide ! Une riche idée ! A bas les arystos ! Rendons notre carte de membre ! Dégageons ! Génial ! A nous la gestion des kolkhozes ! A nous la liberté ! Pétrifiant ! Grandiloquent ! Et j'ai une autre idée ! Je reprends les Deux-Mâ-Goh ! Torride ! Riche intuytion, André-Agathe ! Tu es le chef des Deux-Mâ-Goh !! Tournée d'Opyum pour tout le monde ! Dyssonnant ! Terrible ! J'ai une autre idée ! Hey ! Hey ! Luxe pour l'intelligentsya, travayl pour la plèbe ! Ca c'est la révolutyon ! Un système méritocratique radical !!! Gényal ! J'en pleure ! Un concours d'entrée, et l'intelligentsya qui guide le peuple ! Sur la voye des tonneaux d'absynthe qui chantent ! Énorme ! Gargantuesque ! Coolos ! A bas les féodouillets ! Qu'on les expulse hors Ys ! Vive la République Populayre d'Ys !

André-Agathe Panhellenys, Jeunesses Yssoises Révolutyonnaires 24h sur 24 sous amphét' (ou sous l'Emphét', avant la Révolutyon)

Pou

Chysnatown est proutkiste et le restera. Nous suivons la doctryne politique de grands hommes que Lyon Proutski ou Philyspe Bouvardys. Nous sommes pour le respect de la différence et l'internatyonale merxyste.

Marilyse

on échappe déjà au salinysme !

Pou

Tout à fayt. Le Salinysme est une doctlyne réactyonnaile qui, sous couvelt de plônel la lévolutyon dans un seul pays, vyse en fayt à leconstluyle un Etat tout puyssant basé sul le commelce du sel. La seule lévolutyon, la vlaie, est celle de Proutsky. Les salinystes doivent être fusillés parce qu'ils sont des sociaux-tlaytles.

Marilyse

je suys d'accord : fusillon les salinystes. Et les proutskystes avec.

Lucyus Catilysna

Fusillon ? Qu'est-ce donc ? Un nom de plante ou de ville, peut-être ?

Je propose pour ma part de fusyller Marilyse avec les kroupskystes. En effet les vieilles doivent laysser la place aux jeunes. Pourquoy avec les kroupskyste ? J'aime bien leur cris face à un fusil, c'est juste pour ça.



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