La faculté KEYNES d'économie est tournée vers la recherche sur les questyons économiques. Dans cette rubrique, vous trouverez les études qui y furent publiées.
La faculté KEYNES d'économie est tournée vers la recherche sur les questyons économiques. Dans cette rubrique, vous trouverez les études qui y furent publiées.
faysant suyte à la conférence donnée par Egon Schweinwald à Chateau Dahu , ce débat est intégralement reproduyt
Jean-Benoit Ardouin, doyen de la faculté d'économie de Nautia et tenant de "l'économie utile"
M. Schweinwald,
ces deux conférences sont tout bonnement magistrales et terriblement intéressantes. Je vous remercie chaleureseument de votre effort. J'aimerai en tant que doyen de l'Institut de Statistique et d'Economie de Nautia (ISEN) les archiver, avec votre accord, dans notre bibliothèque.
Je suis sidéré d'etre à ce point d'accord avec M. Schweinwald, dont nos chemins "economistes" ont toujours été séparé de part des visions différentes de l'Economie.
Quelques remarques sur ce second exposé sur la monnaie ou plutot l'utilité de la monnaie, qui est une vision très "utilitariste" de l'Economie. Pour le coté historique, la question de l'utilité de l'argent à Nautia a été
posée par l'ISEN dès le 6 avril 2000 (Les personnes intéressées peuvent lire l'introduction du Rapport Technique n
1 de l'ISEN , laquelle révélait à l'époque le mythe du trésor caché au fond du jardin du Consul) dans un document que M. Schweinwald a sans doute lu pour nous proposer cette exposé ! Cette histoire d'utilité de l'Argent, et plus généralement de l'Utilité de l'Economie est à la base de l'Economie Utile, qui veut un système qui soit utile à la société, et non d'etre un plus dans une nation virtuelle, à la limite pour faire comme les autres... Ce sujet a depuis été largement repris par les Utilitaristes, et je suis ravie de voir de tels similitudes dans les propos de M. Schweinwald, partisan d'une économie plus simulationiste, ce que ne révèle pas ce brillant exposé.
Le seul point de désaccord que j'aurais avec M. Schweinwald, concerne la règle du K. M. Schweinwald présente cette règle comme une règle réglant beaucoup de problèmes. Or en pratique, on remarque que dans les pays où cette règle est censée s'appliquer, elle ne l'est pas exactement, puisque une telle règle impliquerait de retirer du système une valeur K quand un citoyen décède ou se retire du pays, ce qui n'est pas fait au Krassland par exemple, comme je le montrais dans les réponses aux questions qui m'ont été posées lors du premier colloque de l'Université de Nautia, suite à ma conférence sur l'Economie Utile (voir les actes de ce colloque pour référence). M. Schweinwald oublie en outre de nous exposer les problèmes que posent les clones et les joueurs inactifs, et si Nautia appliquait une telle règle, elle serait complètement défavorisée par rapport aux autres économies micromondiales, puisque Nautia est le seul pays à ma connaissance qui ne reconnait ni les clones, ni les joueurs inactifs !! La population nautienne tourne autours d'une douzaine de citoyens, quand d'autres nations en ont 70, dont la plupart inactifs. En outre, je ne pense pas que l'on puisse utiliser cette règle pour fixer les taux de changes comme M. Schweinwald le présente (en montrant d'ailleurs l'idiotie de cette théorie, où les K devraient dans ce cas etre fixés par tous les pays à un niveau équivalent pour que ce principe puisse un jour etre validé) : cela nous induirait donc à fixer un K très grand, soit disant pour permettre tout de suite une grande circulation d'argent, ce qui est à mon avis un travers de la règle du K, qui a pour but de limiter la masse monétaire, tout en la fixant si haut que l'avantage de la fixer est perdu. Pourquoi serait-ce à Nautia de se fixer sur les valeurs pratiquées autre part? D'autre part, je suis d'accord avec Egon, fixer un K bas doit induire un taux de change favorable, mais il doit y avoir d'autres critères pris en compte, notament une prise en compte du nombre réel de citoyens actifs (supprimant clones et citoyens inactifs) et donc une pénalisation des économies ayant dépassé leur K en ne tenant compte que de ces citoyens. En outre la règle du K n'est intéressante que si elle est appliquée scrupuleusement.
Enfin je tiens à noter, pour défendre M. Schweinwald, que le K préconisé à Nautia (10 bouteilles de Chaby, enfin 9.6 pour etre précis) a été établi pour prendre en compte l'existence de produits virtuels dans une économie de services, en utilisant le cadre nautien, dans lequel n'existe pour l'instant que du vin. En outre, ce rapport a été fait dans le cadre bien précis où les nautiens n'auraient pas à payer un "cout de la vie", leur argent leur servant seulement pour les petits plus. Nous nous orientons actuellement plus vers un système où les nautiens impliqués dans l'Economie aurait à payer un cout de la vie, correspondant à leurs dépenses courantes, ce que l'Etat prend en charge actuellement, et je pense que cela peut amener, sous ces hypothèses, à devoir préconiser un K beaucoup plus grand (disons entre 5 et 20 fois plus grand). Je m'engage donc, en tant que doyen de l'ISEN, à reestimer ce K quand le futur système économique sera un peu plus fixé, en utilisant une définition unanime des nautiens sur la notions de richesse ! Reconnaissant que le Chaby Preums a une réputation micromondiale évidente, et que sa production est faible, cela pourrait nous amener à obtenir selon les calcul de M. Schweinwald un cout au litre de l'ordre de 50 à 100 Gulbars, soit une boisson d'excellente qualité, mais au cout élevé, et ce sans prendre en compte le fait que Nautia ne fonctionne qu'avec des joueurs actifs, ce qui ne me semble pas dément !
Enfin, en tant que président de l'Université de Nautia, j'invite chaleureusement M. Schweinwald , dans l'hypothèse où une session économie serait retenue au prochain colloque de l'Université de Nautia, à présenter une communication dans ce cadre.
Réponse d'Egon Schweinwald
Monsieur Ardoin,
Je vous remercie pour vos remarkes et je vais tenter de répondre a vos inkiétudes sur la kestion du K, puiske cela semble être notre principal point de désakkord.
Sur la kestion de l'applikation de la règle du K, je ne sais pas ce ki se fait aujourd'hui dans le mikromonde mais je peux vous parler de ce ki se pratikait au Krassland sous ma présidence. A l'époke pour éviter de devoir ajuster konstament la masse monétaire à chake arrivée ou départ d'un citoyen, la Banke nationale, se gardait une marge de manoeuvre. Si nous avions par exemple 25 citoyens recensés, on n'imprimait des billets que pour k x 20. Ainsi même si trois ou quatre citoyens kittaient le pays on n'avait pas a faire konstamment des ajustement. Le K était plus perçu comme une limite maximale ke komme une valeur fixe. Cela permet une plus grande souplesse. Cette politike monétaire avait été élaborée pour éviter une grave krise financière komme celle k'avait konnu Prya lors d'une période de soudaine baisse démographike (l'Etat pryan ki avait imprimé le maximum de billet auxquels il avait droit se retrouva en grande difficulté lorsqu'il fallut réajuster la masse monétaire pour faire face au départ simultané de quelques citoyens). On voit ici que l'un des avantages de lier la masse monétaire au nombre de citoyens est de lier la richesse d'un pays a ce k'il a de plus précieux : ses citoyens. Un pays qui attire des nouveaux citoyens vit une période prospère, mais lorsk'ils partent c'est la crise. C'est un moyen de lier un aspect virtuel (la monnaie) a un aspect bien plus réel (la population). Cela donne une raison supplémentaire au gouvernement pour favoriser l'immigration.
Vous avez, monsieur Ardoin, tout a fait raison de signaler le fait ke si l'on se base sur le nombre de citoyens il faut se pencher sur le kas des klones et des citoyens inaktifs. La question était hautement sensible il y a katre ans. A l'époke des pays comme Ys ou le Krassland kontinuaient a komptabiliser comme citoyens aktifs des personnes inaktives depuis des mois et le nombre de klones était illimité. Je me souviens k'en ce temps là il suffisait d'avoir demandé la nationalité du pays une fois pour figurer ad vitam aeternam sur la liste des citoyens. Le Krassland et Ys revendiquaient ainsi plus de 150 citoyens et Prya du temps de la royauté avait même inscrit de faux citoyens sur la liste pour ne pas avoir l'air trop dépeuplée par rapport au Krassland ou à Ys.
Mais avec l'introduction d'un système ékonomique krédible, Prya (décembre 2000) puis le Krassland (automne 2001) ont du totalement changer leurs pratikes. Prya a ainsi été le premier pays à introduire une limitation à 3 du nombre de klones, pour éviter les dérives. Cette limite a été reprise par la suite par le Krassland et d'autres pays. Kompte tenu que tout le monde ne krée pas des klones, les enquêtes ke j'ai menée m'ont amené a konsidérer que la moyenne de persos par joueur tournait autour de 2 dans ces pays. Lors des diskussions préparatoires du sommet ékonomique de Neu Krassburg, on avait je krois envisagé d'akkorder aux pays sans klones la possibilité de kalculer leur masse monétaire en se basant sur le double de leur nombre de citoyens pour corriger cette inégalité. Mais l'akkord de Neu Krassburg ne fut jamais signé. Cela montre toutefois ke des solutions existent et peuvent être négociées. Le problème des klones peut donc être aisément réglé.
Pour ce ki est des citoyens aktifs et inaktifs, là aussi c'est Prya qui a innové lors de l'introduction de son système économique. Ce pays a défini les citoyens aktifs komme étant les citoyens ki se sont exprimés depuis moins de deux mois sur la ML principale du pays. Le Krassland a été plus strikt en ramenant le délais à un mois (bientôt suivi par Prya et d'autres). Le problème des citoyens inaktifs ne se pose donc plus dans les principales ékonomies simulationistes du mikromonde, ces pays ayant un système de komptabilisation des citoyens aktifs assez komparable à celui de Nautia. Et dans le cadre de la détermination de la masse monétaire seuls les citoyens aktis sont pris en kompte. Le Krassland par exemple n'a jamais eu plus d'une trentaine de citoyens actifs. Même si les citoyens inaktifs figurent enkore sur le site, seuls les aktifs sont pris en kompte pour le kalkul du K.
On peut donk konsatter ke deux des principaux obstakles avancés par M.Ardoin n'en sont pas vraiment. La kestion des citoyens inaktifs a déjà été règlée et celle des clones peut être facilement surmontée grace au correctif dont j'ai parlé.
Pour ce qui est du taux de change, rien ne vous oblige a fixer une valeur de K élevée pour vous aligner sur ce qui se fait à l'étranger. Si je vous ai suggéré d'accroitre la valeur initialement prévue dans votre projet c'est pour améliorer la liquidité des échanges à l'intérieur de votre pays. Si vous fixez un K très bas, la valeur de l'unité monétaire sera très élevée et ce ne sera pas très pratique pour acheter des choses de faible valeur. (c'est un peu comme si vous deviez aller faire votre marché avec uniquement des pièces d'or en poche). Dans un cas comme ça les citoyens ont tendance a introduire des kalkuls avec des fraktions d'unité (par exemple les centimes) mais le problème est que Transac ne gère pas les centimes.
Il me semble ke vous faites une konfusion a propos de la règle du K. Son but n'est pas de réduire l'argent en cirkulation. Le but de la règle du K est de stabiliser la masse monétaire et de lutter contre l'inflation. Dans une ékonomie linéaire inflationiste, la masse monétaire ne cesse de s'accroitre parce que l'Etat fait marcher la planche à billets. Si un objet vaut 100 francs il est très cher si la masse monétaire totale en circulation n'est que de 1000 francs mais si au bout de quelques mois la masse monétaire est multiplié par 10 et que le prix de l'objet n'a pas été augmenté alors il vaudra dix fois moins qu'avant. C'est ce qui s'était passé au Krassland sous la première semi-républik. Comme les prix n'avaient pas été ajustés à l'inflation, ce qui était initialement très difficile a acquérir devenait hyper bon marché au bout de quelques mois et tout le monde pouvait tout s'acheter. Comme dans un contexte micronational il n'est pas vraiement pratique de changer les prix tous les mois, il vaut mieux éviter l'inflation et garder une masse monétaire stable par rapport à la population. D'ou l'utilité de la règle du K qui permet de maintenir des prix et des salaires stables.
Pour ce qui est de la nécéssité de respecter scrupuleusement la règle du K. Il y a deux solutions possibles. L'une serait l'instauration d'une organisation international chargée de veiller au espect de la règle par les pays souscrivant a des économies de ce type. L'autre, plus facile a mettre en oeuvre est de laisser chaque banque centrale national surveiller le respect de la règle par les bankes des autres pays. Si par exemple la Banke de Nautia konstate ke le Krassland dépasse la masse monétaire admise par rapport au K k'il a choisi, il est aisé de kalkuler kel est son K réel et la Banke de Nautia peut alors annoncer k'elle ne changera plus des gulbars k'a un taux dévlué korrespondant à sa valeur réelle.
Exemple konkret: Imaginons le scénario suivant. Nautia à 12 citoyens et un K de 500 => masse monétaire 6000 le Krassland à 15 citoyens et un K de 20000 => masse mon. 300000 Le rapport Kkrasslandais / Knautien est de 20000/500 = 40 ce qui donne un taux de change de 40 gulbars pour 1 franc nautien
Admettons maintenant que deux citoyens krasslandais deviennent inaktifs mais ke la Banke Centrale krasslandaise ne réduise pas sa masse monétaire, celle-ci sera toujours de 300000 gulbars mais avec seulement 13 citoyens ce qui corrspondra à un K réel de 300000/13 = 23077.
Le rapport Kkrasslandais /Knautien passe alors à 23077/500 = 46 La Banke de Nautia annonce alors ke le nouveau taux de change est de 46 Gulbars pour 1 Franc Virtuel.
Enfin je tiens à préciser que dans la masse monétaire est inclue tout l'argent en circulation, y compris l'argent présent dans les coffres de la Banke nationale. L'Etat peut donc imprimer par exemple pour 100'000 francs mais n'en mettre initialement que 20'000 en circulation auprès des citoyens et des entreprises. Au cours des premiers mois suivant le lancement d'une monnaie, l'argent va surtout de l'Etat vers les citoyens et les entreprises et ce n'est que lorsque ceux-ci commencent a avoir une certaine fortune que le cycle commence à s'équilibrer par l'accroissement des recettes fiscales et autres. Les trois principaux moyens de ramener de l'argent vers l'Etat sont les impôts, la vente de terrains et de maisons par l'Etat aux citoyens et entreprises et enfin la vente de matières premières (propriété de l'Etat) aux entreprises.
Voilà, j'espère monsieur Ardoin que ces quelques précisions, vous convaincront que les obstacles potentiels que vous avez signalés peuvent facilement être surmontés ou l'ont déjà été pour certains.
Je prends akte de votre invitation au futur kolloke de l'Université de Nautia, mais je ne peut guère vous garantir ma présence car je passe le plus klair de mon temps à faire des kroisières sur mon yacht loin du mikromonde et je ne passe plus ke très rarement dans la région.
Analyses et critiques des systèmes économiques.
Chères Nautiennes, chères Nautiens,
A l'heure où vous envisagez de rétablir un système économique dans votre pays, il m'a paru interessant de faire un bilan de l'économie micromondiale de sa genèse à aujourd'hui, dans une perspective historique et comparative.
Il y a quatre ans, à mes débuts dans la vie politique krasslandaise, l'économie micromondiale était doté d'un système monétaire que je qualifierais de "linéaire". L'Etat fabriquait de la monnaie en faisant tourner la planche à billets, il utilisait ensuite cet argent pour payer les fonctionnaires (pratiquement tous les citoyens étant fonctionnaires ou travaillant dans des entreprises appartenant à l'Etat comme par exemple la société Krasspoal au Krassland). Avec cet argent les citoyens achetaient quelques rares services (payer son avokat et les amendes des juges au Krassland) ou acheter de très rares produits vendu par les entreprises. Le résultat à long terme étaient une thésaurisation monétaire. L'argent s'accumulait sur les comptes des citoyens et des entreprises et la masse monétaire en circulation devenait de plus en plus grande. Au bout du compte tout le monde avait plein d'argent mais ne savait qu'en faire. Au Krassland ça servait juste à frimer auprès de ses voisins moins riches en exhibant le montant de son compte bankaire.
A Nautia aussi vous aviez mis en place un système de type inflationniste où l'Etat créait chaque mois de l'argent ex-nihilo pour doter son budget (le fameux coffre enterré dans le jardin du Consul Duclos). Mais le problème est que chez vous culturellement vous n'êtes pas très porté sur l'idée de vous vanter sur votre fortune contrairement aux Krasslandais. Donc le sentiment d'inutilité de cette fortune accumulée et ne servant à rien était encore plus marqué.
A l'époque un taux de change avait été fixé par traité international entre le Franc Virtuel Nautien et le Gulbar krasslandais mais comme le rythme de création monétaire était différent entre les deux pays, cela commença à devenir rapidement un problème. L'Etat krasslandais créait beaucoup plus de monnaie que l'Etat nautien et à un moment donné les Nautiens se rendirent compte que si le plus riche krasslandais venait à Nautia pour échanger ne serait ce que la moitié de sa fortune en Francs Virtuels, tout l'argent nautien en circulation ne suffirait même pas à lui donner une somme équivalente suivant le taux de change en vigueur. Les autorités nautiennes décidèrent alors de dénoncer le traité international et de refuser de changer les gulbars krasslandais qui devenait de plus en plus une monnaie de singe.
Cette surinflation de la masse monétaire krasslandaise provoqua une forte dévaluation du gulbar et le Krassland se retrouva plongé dans une grâve crise économique.
C'est alors que je fus nommé chancelier au Krassland avec pour mission de redresser l'économie du pays et de restaurer la crédibilité de la monnaie nationale.
Ma solution était de passer d'une économie "linéaire" entrainant une constante création monétaire par l'Etat à une économie "cyclique" où la masse monétaire serait stable et circulerait de manière plus dynamique entre l'Etat, les citoyens et les entreprises.
Il fallait que l'Etat cesse de faire tourner la planche à billet pour payer les salaires mais pour cela il fallait lui donner d'autres sources de ressources. En d'autres termes il fallait que l'argent stagnant dans les comptes des citoyens retourne vers le compte de l'Etat d'une manière ou d'une autre.
Un des moyens envisagés était l'instauration d'un impôt pour stimuler la consommation. Si l'Etat décidait de taxer chaque mois de, par exemple, 30% les comptes des citoyens et entreprises, les citoyens serait alors vivement incités à transformer rapidement leur fortune monétaire en fortune matérielle (maison, voiture, caisses de Krassbier...) avant que leur compte ne fonde. Ainsi, cela stimulait les ventes des entreprises tout en faisant retourner l'argent vers l'Etat via les impôts.
Toutefois il y avait un obstacle d'ordre politique (les Krasslandais haïssent les impôts) et un autre d'ordre technique (Transac ne prévoit pas la possibilité de prélever automatiquement un pourcentage des sommes se trouvant sur les comptes). La mise en place de la nouvelle économie de type cyclique ne put donc être mise en place pendant mon mandat à la chancellerie et la Guerre des Kafards qui survint quelques temps après mon départ de la chancellerie donna aux Krasslandais d'autres priorités (la survie du pays) plus urgente que l'économie.
J'avais toutefois lancée l'idée d'une économie cyclique et inventé la fameure "règle du K" liant la masse monétaire au nombre de citoyens, et cette idée allait être reprise quelques mois plus tard à Prya par Arpad Orenko lors de la mise en place du système économique pryan qui s'inspirait de mes théories monétaires.
On peut encore trouver dans les archives de l'Université de Talamanca, quelques textes portant sur le débat qui opposait à l'époque les partisans de l'économie cyclique (dont j'était le chef de file) aux défenseurs de l'économie linéaire (menés par le Consul Duclos).
Au cours des années qui suivirent les pays du micromonde se divisèrent entre ses deux principaux courants économiques avec d'un côté les partisans du linéarisme duclosien (ancien système Nautien, économie yssoise) et de l'autre les partisans de la théorie cyclique schweinwaldienne (Prya, Krassland, Orion, Ydemos).
Aujourd'hui, quatre ans après les premiers balbutiements la théorie duclosienne n'a plus cours qu'à Ys et même là bas elle est sérieusement remise en cause car le pays connait aujourd'hui à peu près les mèmes problèmes que le Krassland au printemps 2000 (comptes en banque bien garnies mais ne servant à rien, très faible circulation monétaire, manque de crédibilité de la monnaie à l'étranger, inflation).
Dans les pays qui ont adopté la règle du K et la circulaion monétaire de type cyclique, l'économie a connu un grand essort qui a contribué grandement a l'animation de la vie du pays par le nombre de création d'entreprises et de produits mais aussi et surtout par le nombre de nouveaux sujets de débat que l'économie a apporté dans la vie politique.
Car il ne faut pas oublier que les pays du micromonde sont avant tout des simulations politiques, et même si l'instauration d'un système économique peut ajouter une touche de "gestion économique" au jeu, le principal interet de l'économie est avant tout d'élargir le nombre de thèmes qui peuvent être débatus par les citoyens (faut-t-il instaurer un salaire minimal garanti, quel doit être le montant des impôts, qui peut obtenir des exhonération, comment répartir le budget de l'Etat, faut-il taxer les importations? etc...).
Le fait que la masse monétaire soit restreinte et non en constante augmentation en fait une denrée plus rare et donc sujette a plus de débats sur sa répartition. Si votre village est construit à côté d'une cascade, l'approvisionnement en eau n'est pas un sujet de débat tandis que s'il est bâti dans le désert et ne dispose que d'une citerne, la répartition de l'eau et la manière dont celle-ci est utilisée sont un sujet de débat pour la communauté.
Bon je crois qu'il est temps de faire une petite pause pour déguster non pas de l'eau mais quelques bouteilles de mon excellent Château Dahu. Après la pause j'aborderait la question "a quoi sert l'argent et que faire avec?"
deuxième partie
A quoi sert l'argent dans une économie micronationale? A l'heure de mettre en place un système économique la question mérite d'être posée.
D'abord il convient de préciser qu'une économie sans argent peut exister. Nous connaissons dans le micromonde le cas du Krassauerstein qui pratique le troc. A première vue le système de troc est interessant par sa simplicité mais à y regarder de plus près il limite les interactions commerciales car vous n'allez échanger un bien ou un service qu'avec quelcun qui dispose d'un bien ou d'un service vous interessant sur le moment. Si je fabrique des hélicoptères et que mon voisin ne dispose que de trois bouteilles de Schmoitz à m'offrir en échange, je ne trouverais pas l'échange très équitable et je vais renoncer à le faire ou bien je vais le repousser dans le temps en attendant qu'il ait des hectolitres d'alcool à m'offrir en échange. L'introduction d'une monnaie permet des échanges plus fluides. Je troque mon produit contre des pièces de métal ou des billets on un crédit sur transac que je pourrais troquer plus tard en totalité ou en partie avec n'importe quelle autre personne vendant des biens ou produits qui m'interessent. Cela me permet de reporter dans le temps et l'espace l'échange et d'y inclure dans la transactions des personnes autres que le fournisseur du produit que je me suis procuré. L'argent fluidifie les échanges et facilite les transactions.
Oui, d'accord mais vous me direz... à quoi bon faire ces transactions ?
Nautia a toujours été marquée par une forte influence des économistes de l'école "utilitariste" emmenés par monsieur Ardoin. Ceux-ci disent que seuls les services dit utiles et concrets (par exemple journaux, création d'un site web...) devraient faire l'objet d'échanges économiques. Pour eux acheter des produits et services virtuels n'a pas de sens. L'argent devrait donc servir a rémunérer des services réels rendus par les citoyens.
Le problème est que la limite entre économie utile et virtuelle est assez floue. A première vue, une voiture, par exemple une Cyva Urba GTI, c'est un produit purement virtuel. Mais si j'ai dessiné cette voiture et que je vous donne le droit de la montrer dans vos messages, en vous la vendant, voire même si la possession de cette voiture vous permet de participer à un evenement comme le Rallye Cyva du Krassland, peut on encore parler d'un bien purement virtuel. N'est- ce pas un moyen de rémunérer quelqu'un qui a construit un site web (celui de la concession Cyva) et organisé une animation (le Rallye) ? On voit que la frontière est plus floue qu'on ne le croit généralement.
D'ailleurs à lire les dernières interventions des partisans de l'économie utile il me semble qu'ils ont évolué vers une conception plus large de la notion d'économie utile en admetant qu'est utile ce que la communauté juge utile (par exemple lors d'un vote) et non plus seulement une liste de services prédéfinis par la loi comme c'était le cas dans les projets antérieurs.
En voyant les choses au sens large, on peut donc dire que l'argent sert a rémunérer les personnes qui agissent pour la cummunauté (salaire des membres du gouvernement, des fonctionnaires)et ceux qui inventent des produits ou des services et qui par la création de sites web ou d'animations sur la ML contribuent a faire vivre et à enrichir le pays.
Et que fait on de l'argent ainsi gagné? Et bien l'observation des différents systèmes économiques présents dans le micromonde m'amène a dire que partout, l'argent sert au bout du compte à acheter du prestige tel que défini par les valeurs culturelles locales.
Au Krassland, pays matérialiste valorisant les riches, le prestige prend la forme de l'aquisition de biens matériels préstigieux, grande maison, voiture luxueuse, possession d'entreprises, ou de l'influence politique aquise par voie de corruption.
A Ys, pays élitiste et nationaliste valorisant la culture, le prestige prend la forme de points d'yssité qui correspondentà une sorte de hierarchisation sociale basée sur le respect des valeurs culturelles formant l'identité nationale.
A Prya, le prestige prend la forme des "points de satisfaction" (Psat) qui s'aquièrent par l'achat de biens et services et qui déterminent qui fait partie de la jet set locale.
Il est donc logique que Nautia à son tour envisage d'instaurer des points de (nautitude?)se fondant sur ses propres valeurs culturelles qui valorisent les dons aux associations d'utilité publique (une tradition que l'on peut faire remonter, par exemple, au parainage d'animaux du zoo d'Ilette).
Dans un système économique micronational qui fonctionne, l'argent sert donc en définitive à récompenser ceux qui oeuvrent pour le pays et à les gratifier d'une reconnaissance sociale mesurée à l'aune des valeurs culturelles locales, par l'établissement sous une forme ou une autre d'un classement qui constitue une sorte de hierarchie sociale locale.
Nautia a rejetté son ancien système économique parce qu'il ne s'inscrivait pas dans ce schéma. L'argent sortait du chapeau du consul et était généreusement distribué a des entreprises par le seul fait qu'elles avaient obtenu une licence. Ces entreprises ne généraient rien en échange, pas d'obligation d'avoir un site, pas d'animation sur la ML, pas besoin de faire des efforts de promotion pour vendre ses produits virtuels. Je suis bien placé pour en parler car en bon krasslandais j'avais bien profité du système nautien qui constituait une bonne pompe à frik sans avoir a faire grand chose en échange. Mais l'argent ne représentait aucun effort concret et n'avait donc aucune reconaissance sociale.
Les discutions actuelles sur l'économie nautienne vont cette fois-ci dans le bon sens car elles visent à récompenser les entreprises que les citoyens jugent utiles, créatives et actives par le biais de votes mensuels. Cela stimule la création continue et évite d'avoir des personnes qui se contentent de créer une entreprise et de jouir ensuite d'une rente de situation. Et le traditionnel clivage entre utilitaristes et virtualistes est en train d'être surmonté par une approche plus pragmatique et non dogmatique.
Il est aussi a l'ordre du jour de baser le système monétaire nautien sur la règle du K instaurant une masse monétaire liée au nombre de citoyens. Dans le cas présent ce qui importe ce n'est pas tant la valeur de K mais le fait que l'on lie la masse monétaire à la démographie.
Je pense toutefois qu'il est utile de ne pas fixer une valeur K trop basse pour faciliter et fluidifier les échanges. Si un citoyen gagne 4 francs par mois et que le bien le moins cher coute 1 franc, il ne pourra acheter que quatre biens ou services. S'il gagne 400 francs ça permet de laisser un plus vaste éventail pour fixer les prix. Ce qui importe ce n'est pas le montant du salaire en soi mais ce montant par rapport à la masse monétaire en circulation. Si le Krassland fixe la valeur de K à 20'000 et que Nautia la fixe à 5000 cela ne signifie pas que les Nautiens sont 4 fois plus pauvres mais que 1 FV = 4 G$. Une voiture qui vaudrait 1000 gulbars au Krassland serait vendue 250 FV à Nautia. Un salaire de 200 G$ au Krassland correspondrait à un salaire de 50 FV à Nautia.
En l'état actuel de votre projet économique il semblerait que vous envisagez de fixer le K à environ dix fois la valeur d'une bouteille de Chaby. Cela signifierait qu'une bouteille de Chaby vaudrait l'équivalent de 2000 gulbars krasslandais, ce qui semble nettement excessif. Allez faire un tour au Krassland ou dans les pays du sud pour vous faire une idée de l'échelle des prix pratiqués.
Il serait préférable de fixer d'abord la valeur de K puis de laisser les prix s'établir en fonction de l'offre et de la demande. Parce que sinon ça signifierait que la masse monétaire totale en circulation dans le pays équivaudrait à 150 bouteilles de Chaby seulement.
Si vous voulez vraiment garder la référence au Chaby, fixez plutôt le K à 10 x la valeur d'un tonneau de 100 ou 200 litres. Cela mettrait le litre de Chaby à 10 ou 20 gulbars ou écus sur le marché international ce qui semble proche des prix pratiqués dans le micromonde.
Bon, tout ça, ça donne soif et il reste encore quelques bouteilles de Château Dahu au frais. Alors si vous avez des questions j'y répondrais volontiers un verre à la main.
Merci d'être venus jusqu'ici.
Un homme s'avance, d'un pas rapide, vers l'amphithéatre principale. Devant luy, les jeunes étudiants s'écartent, en murmurant des propos inintelligibles... Comment aurayent-ils pu ne pas reconnaytre celuy quy, pendant tant de temps, fut le Doyen de leur faculté, auteur d'une brillante étude restée à ce jour sans critiques majeures (faut dire qu'elle a jamays été appliquée, mays bon) : "De la gestyon des flux monétayres comme cause et solutyon du marasme économique actuel". Il entre dans l'amphithéatre, tellement plein que plusieurs jeunes personnes sont obligées de s'asseoir à même le sol. Avant de commencer, dans l'instant, à discourir.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Il me faut réagir à l'étude de mon succésseur. Comme une rapide lecture pourrayt le penser, nous partons des mêmes constats : l'économie actuelle ne va pas, car basée sur une inflatyon permanente. Cependant, nos conclusyons sont radicalement opposées. C'est pourquoy, aujourd'huy, je suys revenu devant vous pour cette Critique de "Pour une étude saine et cohérente".
Comme je le disays, nos constats sont identiques, je ne reviendrays donc pas là dessus. Nous partageons une même idée de base, développée dans "De la Gestyon des flux..." : l'argent doyt devenir source d'émulatyon, il ne doyt plus tomber à la fin de chaque moys et doyt pousser au dynamisme et à l'activité. Le système actuel, basé sur une inflatyon permamente, est une horreur économique.
Néanmoys, la solutyon proposée par cette thèse qu'il nous propose est basée sur une visyon partielle de la réalité économique. En effet, M.Tremblay a oublié plusieurs choses quy sont pourtant d'une extrême importance.
Ainsy, il résume l'économie à une circulatyon d'eau entre l'Etat et ces citoyens. Il oublie l'essentiel : les entreprises. Entre chacune de ces entités, il y a échanges, flux, circulatyon de monnaye, byens ou services : le citoyen paye des impôt en échange de servyces de la part de l'Etat, de la même manière qu'il achète des byens ou des servyces à une entrepryse. L'Etat ou l'entrepryse utilisent l'argent ainsy récolté pour payer le salayre du citoyen, en échange de son travail. De la même manière que le citoyen, l'entrepryse paye des impôts en échange de servyces. Tout se déroule donc comme sy, pour le citoyen, l'Etat et l'entrepryse sont comparables (échange de byens/servyces contre leur équivalent monétayre d'une part, et échange de salayre contre travail d'autre part), et comme sy, pour l'Etat, l'entrepryse et le citoyens sont comparables (échange servyces contre impôts/taxes). On voyt byen qu'à aucun moment l'Etat n'a à créer d'argent ex nihilo. Ou plutôt ne devrayt avoir, car n'oublions pas que nous ne pouvons avoir uns système économique à l'image de la réalité. Sy l'Etat doit créer de l'argent, c'est qu'il doyt payer tous les salayres en échange de ... ryen du tout, de la part des citoyens. M.Tremblay parle de supprimer l'inflatyon, mays veut conserver les salayres. Mays justement, s'il y a inflatyon, c'est que la masse monétayre augmente en permanence du fayt même de la créatyon automatique de l'argent pour payer les salayres : les salayres sortent ex nihilo. M.Tremblay ne propose à aucun moment de corriger cela.
Le système proposé par M.Tremblay reste tout de même fort intéréssant, et témoigne d'une longue et sérieuse recherche. Il est tout de même évident que les byens ne doivent être supprimé. Pour corriger le système, en fonctyon de la critique que je viens d'en fayre, voyci ce que je propose.
Pour l'Etat
La gestyon des finances publiques peut devenir intéréssantes dans le système proposé. Afin d'éviter que l'Etat n'assèche le système économique, en thésaurisant, il faudra l'obliger à dépenser tout l'argent reçu au tour précédent, et ne conserver qu'une fayble reserve, fixée par la Loy. Cela implique qu'il faudra tout de même vider les caysses de l'Etat, et fayre repartir les comptes de 0, ou presque.
Pour les entrepryses
Pour favoriser les échanges et l'animatyon, il faudra favoriser aussy les entrepryses regroupant plusieurs personnes. On peut imaginer un système d'aide pour les entrepryses embauchant d'autres personnes pour concevoir les byens, fayres de la pub etc... Il faudra tout de même véritablement favoriser les produyts yssois... Comme cela a été proposé, un système de taxes ou de primes peut servyr à cela. D'ailleurs cela peut devenir une politique du Conseyl des Portes, et donc un enjeu des électyons.
Pour les citoyens
Je maintiens ce que j'ay dit : pour supprimer l'inflatyon, il faut supprimer les salayres. L'Etat pourra toujours employer et donc payer des fonctyonnaires, mais l'Etat ne doyt plus avoir à se substituer aux entrepryses. Je serays partisant aussy d'une formule plus simple pour les salayres, parce que celle proposée par M.Tremblay est assez... complexe.
Pour conclure, sy l'étude de M.Tremblay reste intérréssante sur l'aspect du marché ou même de l'impôt, il s'agit d'une aberratyon totale sur le sujet de l'inflatyon, quy ne sera absolument pas résolu par un tel système, l'Etat créant toujours de l'argent pour payer les salayres. M.Tremblay ne répond donc pas du tout à la problématique qu'il s'est fixée, et même s'il étudie des idées interessantes, elles n'ont rien à voir avec l'inflatyon. Il n'y a qu'un seul moyen de mettre fin à l'inflatyon : la suppressyon des salayres. Mays est-ce que le peuple (ou M.Ravelyne) est prêt pour cela ? C'est cela, la véritable questyon économique.
Je vous remercye de votre attentyon.
Nykolaos d'Ophiccius Doyen Honorayre de la faculté Keynes
Dans le grand amphithéâtre de la Faculté Keynes le Doyen Remedius de Legys prend la parole:
" Chères étudiantes et étudiant,
Depuis quelques jours votre faculté est le lieu d'un débat sur la réforme de l'économie yssoise. Il est à noter que ce débat avait été proposé il y a plus de 6 mois, sous le mandat de Nykolaos d'Ophiccius. Ce débat porte essentiellement sur la questyon de l'inflatyon à Venys. Certain pour répondre à cette problématique on choisi de rechercher la source de cette inflatyon. Et il a été montré qu'elle est dû au système actuel de l'Organysme de Répartityon du Travail (ORT). L'ORT est en effet la principale, voire la seule source de créatyon monétaire dans le Système Monétaire Yssois (SMY). Le Doyen d'Ophiccius a proposé la suppressyon pure et symple de cette institutyon. Sy je suis d'accord avec ses conclusyons, je ne le suis pas avec la solutyon qu'il propose. Ainsy vais-je donc vous présenter une idée de réforme de l'ORT qui réduira l'inflatyion dans le SMY.
I De la réforme de l'ORT
Jusqu'à présent les salaires de l'ORT était basé sur le travail fournit par nos concytoyens durant toute leur carrière. Or ce salaire ne reflète pas toujours le travail mensuel du cytoyen. Je propose donc que le salaire soit remis à zéro à la fin de chaque mois (après qu'il ait été versé par l'ORT). Ainsy ne seront plus versé des salaire exorbitant à des personnes ne travaillant plus. Par cette réforme, la créatyon de monnaie par l'ORT ne sera pas supprimé, mais elle diminuera sensyblement. Il faut dons penser au financement de l'ORT.
II Du financement de l'ORT
Actuellement l'ORT crée elle-même la monnaie qui lui sert à payer les salaires des yssois. Je propose donc que la charge du financement de l'ORT soit prise en partie par les entrepryses, et en partie par l'Etat.
a) Le financement par les entrepryses
Je propose que sur les ventes des entrepryses soit prélevé une partie qui servira à rémunérer les facteur de productyon. Cette part existe déjà, il suffirait de la reverser à l'ORT. Ce cy limitera la créatyon monétaire en faisant partycyper les entrepryses au salaires payé par l'ORT.
b) Le financement par l'Etat
Je propose que sur le budget de l'Etat soit créé une rubrique qui servira au financement de l'ORT.
Par ces deux moyens la créatyon monétaire due à l'ORT sera consydérablement réduite. De plus il convient que les responsable de l'ORT contrôle le budget de l'ORT. Au salaire de l'ORT il pourra être ajouté des pensyons et traitements directement fixés par le Conseil des Portes. L'ORT devra donc aussy veiller à ce que les personnes bénéfycyant de ces rentrées financyères ne gagne pas un salaire pour les mêmes activités.
Une analyse sur le système monétaire actuel et ses conséquences, un appel à la réforme !
La situation actuelle est critique, en effet le marché actuel est cruelement vide : tous les produits manufacturés sont déjà dans tous les foyers, aucun produit unique n'est disponible à l'achat, les abonnements sont peu nombreux, et je ne parle même pas du marché de l'immobilier !
Afin de mieux comprendre cette detestable situation, il convient de se pencher au préalable sur le système économique yssois. Dans le système actuel, tous les mois les citoyens recoivent un salaire, calculé en fonction des missions qu'ils ont réalisés par le passé et non de leur activité du mois. Les Yris nécéssires sont émis par l'Empire, ils sont créés de toute pièce. D'un autre coté, les entreprises sont créées et gérées par les citoyens de toute pièce, sans qu'ils aient à payer quoique ce soit. La productivité est fonction des points d'yssités du gérant, ces points d'yssités ayant été acquis au fil des missions réalisées.
Si nous voulons résumer notre économie, nous pouvons dire que les flux monétaires prennent naissance dans les caisses de l'Empire. Ils sont transmis sous forme de salaires toujours plus élevés aux citoyens, et cela quelque soit leur activité. Une partie des flux sont thésaurisés, une autre servent à l'achat de produits. Ces flux monétaires passent donc aux entreprises, qui généralement le retransmettent à leurs gérants. Chaque mois, l'Empire prelève tout de même un impôt sur les fonds thésauriés qui sert le plus souvent à payer des entrprises pour la réalisation de travaux plublics. Nous le voyons : les flux monétaires ne se déplacent que dans un seul sens : de l'Empire vers les citoyens. Ces derniers accumulent, accumulent, accumulent les fonds, quelque soit le travail effectué ce mois-ci. A partir de ce moment là, quel est l'interêt pour eux, de travailler, de créer leur entreprise par exemple ? En sachant qu'ils ont déjà suffisemment d'argent pour s'acheter ce qu'ils veulent, et qu'en plus, il n'y a rien de nouveau à acheter.
Les seuls citoyens qui ne raisonnent pas ainsi, pourla simple raison qu'ils n'en ont pas les moyens, sont les nouveaux citoyens, qui ne gagnent pas grand chose. Eux seuls, dans le système actuel, ont l'envie de redynamiser l'économie en créant des entreprises, en s'investissant, pour s'acheter un logement ou tous ces produits qu'ils sont les seuls à ne pas posséder. Malheuresement, pour qu'une entreprise soit productive, il faut des points d'yssités, qui augmentent généralement de la même manière que le salaire. Nos nouveaux, quand ils ont donc les points d'yssités nécéssaires, n'ont plus l'utilité de leur entreprise, leur salaire étant devenu conséquent.
Une solution pour remédier au marasme économique actuel constiste donc à une modification importante des flux monétaires au sein de l'Empire. Il ne faut plus que ceux-ci soient à sens unique, il faut que tous les citoyens aient à défendre leurs fonds acquis chaque mois. Pour cela, une modification du système économique est nécéssaire.
Je propose donc de supprimer les salaires que l'Empire donne chaque mois aux citoyens. Ainsi, privés de leur alimentation en fonds mensuel, les citoyens, pour trouver de l'argent, n'auront d'autre solution que de créer une entreprise ou de se lancer dans d'autres activités rémunératrices. Naturellement, l'Empire devra alors se mettre à payer ses fonctionnayres chaque mois, le Doge, les Consyellers, ainsy que les Secrétayres, etc...
Mays les citoyens peuvent disposer de réserves financières, quy retardent leur besoin d'argent neuf. Ils convient donc de fayre baysser ces reserves, en augmentant les impôts, et en subventionnant les entreprises pour qu'elles créent de nouveaux produits. Il devrait même leur être donné la possibilité d'échanger des Yris contre des points d'yssités (chose serayt absolument réservé aux entreprises uniquement). Avec ce système, les flux monétaires ne suivent plus un chemin linéaire comme c'est le cas dans le système actuel. Chaque citoyen est obligé de travailler s'il veut s'acheter un produit, il ne peut pas attendre tranquillement la fin du mois pour que son salaire tombe.
Et si son travail prend la forme d'une entreprise, ou bien de la réalisation d'une oeuvre d'art, le citoyen qui désire acheter le fruit de son travail a besoin d'argent, et donc de travailler à son tour. Et c'est ainsy que prend nayssance un cercle vertueux d'une croissance économique sayne. L'Empire peut relancer l'économie à des moments critiques en lançant des appels d'offres.
Ce nouveu système limite aussi grandement la nécéssité de créer des Yris pour l'Etat, ce quy constitue un avantage non-négligeable pour pouvoir mettre en place des accords sur des taux de changes avec d'autres pays.
Nous le voyons, des solutions existent. Celle que nous venons de voir n'est surement pas la seule. Nécéssitant de grandes réformes, celle-ci n'est à mettre en oeuvre que sy aucune autre solutyon ne marche. Mays, tôt ou tard, l'économie devra être réformée, une nouvelle gestion des flux monétaire devra être appliquée, c'est une certitude.
À Ys les Yris (Y?) coulent à flot. Mais pas les devises étrangères et réelles. La question se pose : combien d'euros (?) peut-on acquéryr avec un Y?? Pour répondre à cette questyon, nous allons nous baser sur une valeur fiable et peu fluctante, à savoir l'or. À l'heure où sont écrites ces
lignes, le kilogramme d'or vaut envyron 10680 euros, que nous arrondirons à 10k?pour simplifier. La question et de savoir le taux de conversyon, donc combien d'Yris il faut pour acheter ou vendre un lingot d'un kilogramme.
Dans la précèdante thèse, mon regretté confrère, avec l'aide de l'assistance, avait conclu que la valeur du roublar, autre monnaie de pays virtuel, était énorme : 2 R$ par lingot, soit le roublar égal à cinq mille euros environ.
Mais pour cette étude, plus pointue, nous allons considérer deux points de vue : - le point de vue in-lude (virtuel) - le point de vue ex-lude (réel)
Le point de vue virtuel fait appel à un lingot virtuel. Ce fut la méthode employée dans la précédante thèse, reprennons-là et détaillons-là.
Pour évaluer le taux de change virtuel de notre monnaie, il suffit de demander aux joueurs combien d'Y?ils sont suceptibles de débourser pour acquéryr un lingot d'or exystant uniquement dans l'esprit du jeu. Nous l'avions dit, à la dernière c'était 2R$ (on suppose que 1Y?=1 R$, hypothèse justifiée par des salaires comparable dans notre monnaie et la feue). Mais peut-être qu'on offrirait plus d'Y$ si l'on savayt que l'or rapporterai des points de statuts. Enfin, en supposant qu'il ne donne aucun point de statut, je lance un appel aux lecteurs et universitaires : pour combien d'Yris voulez-vous acheter un lingot d'or d'un kylogramme virtuel ?
L'on pourrait créer un marché de l'or virtuel qu'on pourrait acheter et vendre (contrairement aux objets de consommations) et dont le cours serait déterminé par les lois de l'offre et de la demande. L'or jouerait comme dans la réalyté le rôle d'une valeur stable. Son prix nous permettrait de connaître le taux de change virtuel avec les monnaies réelles, bien que ça n'ait à mon avis aucune utilité, si ce n'est de montrer la grande force de notre monnaie et la richesse de notre nation avec des lyngots à quelques yris...
Le point de vue réel ne présente que l'intérêt d'une réflexion ex-lude. Supposons que je dispose d'un lingot d'or, ou de dix mille euros réels. Je propose à un autre joueur diposant de 100 000 yris de l'échanger contre cet argent réel. Il est fort probable qu'yl accepte. D'ailleurs, si l'on fait diminuer l'offre jusqu'à 1000 ou 100 euros, il est aussi probable qu'il accepte.
Il se peut qu'en répartissant 10 000 euros entre tous les joueurs, tous me céderont leur fortune. J'aurays acquis la totalité de l'argent d'Ys. Il se trouve donc qu'en réalité, le taux de conversion soit inférieur à 100 Y$ pour 1 euro. Personnellement, je donnerai bien 1000 yris contre quelque dizaine d'euros réels, bien que je ne sois pas beaucoup attaché à ces derniers. Aussi, plus les gens seront ryches selon "l'inflation permanente" inhérente à notre économie, plus l'yris se dévaluera en réalité.
En conclusion, nous pouvons remarquer l'ymportante distorsion entre la valeur réel et la valeur virtuelle du taux de conversion de notre monnaie, la première est de quelques centaines d'Y?/?et la seconde de quelques millièmes. La distorsion que nous attribuerons entre la valeur in-lude (quand nous sommes dans le jeu) et la valeur ex-lude de notre économie est donc d'un facteur cent mille environ.
Si jamays l'on voulait fayre entrer des devises dans le pays (mays ce n'est pas du tout souhaytable), il est absolument nécessayre de préciser si on les considèrent virtuelles (auquel cas elles ne valent ryen) ou si elles sont réelles, avec transactyons réelles derrière, auquel cas leur pouvoir serait énorme.
Dimanche premier février, je veux frapper un grand coup en publiant la thèse suivante :
"Pour une économie saine et cohérente.
Introduction
Notre économie est malsaine. Elle se fonde sur la création continuelle d'argent pour payer les salaires, c'est le modèle de l'inflation permanente. Elle retire en fait toute valeur à l'argent, et donc toute utilité. Le gourou du jeu Anaclet de P. m'a fait valoir son attachement à ce système car, selon lui, l'économie ne doit pas être quelque chose d'important, elle doit être là pour décorer (enfin, je pense qu'ainsi est son opinion. Il peut corriger.) Pour ma part, en tant que gourou de la faculté d'économie, titre obtenu après des mois de luttes, de complots, d'intrigues, et un peu de travaux sur l'économie aussi, je proteste énergiquement contre cette vision je-m'en-foutiste de l'économie et de l'argent, parce que sinon à quoi ça sert d'étudier l'économie dans une faculté, hein, et il faudrait mettre un peu d'ordre dans ce bourbier marécageux qu'est l'économie où l'eau est l'argent, et où il pleut tout le temps, on est pas là pour rigoler non mais. Si l'argent ne sert à rien, autant le supprimer, et de là, de nombreux pans de Clyo. Cette étude s'appuie en partie sur les réflexions sur l'économie des représentants du Krassland et de Nautia qu'on peut trouver dans les archyves yssoises, qui en ont assez écrit pour définir le rôle d'un économie virtuelle, je n'en rajouterai pas beaucoup à ce sujet. De même, on peut consulter l'intéressante étude de Nykolaos d' Ophiccius, "De la gestion de flux monétaires...", qui lui aussi a proposé une réforme et dont les idées sur le système actuel recoupent une bonne partie de celles que je vais présenter, avec un autre point de vue toutefois. Mais M. d'Ophiccius proposait de supprimer les salaires systématiques pour que chacun aille chercher son pain, méthode un peu trop radicale; et aujourd'hui ce n'est plus nécessaire avec le marché des denrées perrisables car l'on supprimera les citoyens inactifs. Ce qui est proposé yci est une nouvelle organisation de l'économie d'Ys.
Premiers chiffres
Notre PIB est, début 2004, d'environ 2 800 000 Yris, dont une grande partie à l'Etat. En effet, un jour les employés préposés à la fabrication de billets se sont endormis alors que les machines tournaient au maximum, et c'est ainsi que l'Etat se trouve actuellement avec une fortune de 2 100 000 Y?. Cela fait une moyenne (très approximative) de 28 000 Y?par citoyen, et 7 000 en enlevant la part de l'Etat. On appelera "fortune" d'un personnage la totalité de l'argent détenu par ce citoyen sur ses comptes courants, pour ceux qui en ont plusieurs, il faudra les regrouper sur un seul compte. Il existe un impôt ridicule, inférieur à 4%, que l'on négligera.
Critiques du système actuel
On ne saurait se complaire à se retrouver avec une quantité de billets telles qu'ils ne vaudront plus rien et dont on aurait plus rien à faire, à l'instar des enfants Goths de la République de Veinards qui fabriquaient des cerf-volants avec, dont les images célèbres devraient être ancrées dans notre culture commune. L'argent, créé en permanence pour payer tout le monde, ne vaut plus rien, et ce sont les points d'yssité qui sont seuls l'objet de quelque concurrence. On pourrait déterminer la valeur de ces point en en vendant aux enchères, demandant sur la liste aux citoyens combien voudrait-ils payer pour acheter 10 points, par exemple (expérience à tenter). Je ne m'appesantirais pas plus sur une critique du système actuel car il en a assez été dit sur le sujet, et j'ai déjà montré sur la liste l'impossibilité de motiver les citoyens, même avec de grandes quantités d'argent.
Propositions
L'argent, si il a une valeur, pourra être source d'émulation des citoyens pour qu'ils participent plus à la vie yssoise. Plutôt que d'attendre la paye tomber chaque mois, et ne rien en faire, les citoyens voudront acquérir de l'argent s'il prend de la valeur. Pour cela, la première chose à faire est de supprimer l'inflation permanente. Les citoyens fournissant un important travail universitaire, une animation sur la place publique ou autre activité doivent être encouragés. Si l'on ne le fait qu'avec des planches de billets ayant la aleur de cerfs-volant, on n'y arrivera pas. De même, les entreprises dynamiques telle la Radada's Unlimited devraient être fortement encouragées.
Comment organiser une économie régulée où l'argent ne serait pas abondant, où l'état paye tout le monde et ne serait pas rapidement à sec? Pour faire une analogie entre l'économie et la mécanique des fluides, on peut représenter l'Etat comme étant un gros réservoir et bien rempli, et un autre réservoir, plus petit, plus bas, que sont les comptes des citoyens et entreprises. L'eau s'écoule naturellement de l'état vers les citoyens (salaires), mais pour ne pas que le grand réservoir ne se vide complétement, sans création ex-nihilo d'eau (fonctionnement de la planche à billets), il s'agit de créer un flux contraire, du réservoir bas au haut, en mettant une pompe. Cette pompe, ce peut être l'impôt. La croissance économique se ferait d'autre part avec l'accroissement de salaires,et correspondrait réellement à une création de valeur (travail des joueurs, sanctionnés par l'agence du travail, et arrivée de nouveau joueurs. Les thèses citées au début de cet article insiste sur le fait que la richesse d'un nation virtuelle, ce sont surtout ses joueurs. Il s'agit d'adapter la richesse de l'économie à cette richesse humaine). En effet,si après avoir accompli un mission, son salaire augmente de disons 150 Y?, l'Etat aura le droit de créer cet argent pour le payer au tour suivant. Outre le prélèvement, il faut fixer une taxe sur les achats de biens sur les marché. À noter qu'on peut rendre parfaitement compatible la mise en place de cette taxe avec le marchés des denrée perrissable récements mis en place. Cela pose toutefois quelques problèmes de mesure de croissance, car en effet, plus gros sera le "stock d'argent" de l'Etat, plus l'acroissement absolu de la somme des augmation de salaire paraîtra faible et sera cette croissance en valeur relative. Mais qu'importe. De même, l'argent devra créer l'argent à l'arrivée d'un nouveau personnage pour lui donner son premier salaire, et, pour l'équilibre des comptes, faire disparaitre la quantité d'argentqui lui a été donné au départ ainsi que la somme correspondant à son salaire d'un mois si le personnage est supprimé. De plus, il faudra que le "réservoir" de l'état ne soit jamais à sec. Pour cela, on a le choix, soit de créer dès le début une grosse fortune (en fait, elle existe déjà), soit de trouver des mécanismes qui augmentent le débit de la "pompe" d'argent des citoyens vers l'Etat si celui-ci sent qu'il manque d'argent. Ce peut être la vente de point d'yssité (par exemple : celui qui donne 5% de sa fortune gagne un point d'Yssité, pour être remercier de contribuer au renflouement, de manière proportionnel à sa fortune), ou bien augmenter les impôts et taxes. Si l'on imagine que l'activité économique des citoyens tombe à zéro transaction, il faut que dans ce cas limite l'état recoive autant d'argent qu'il en distribue. En dernier recours, la création d'argent, mais c'est à éviter car il se peut que cela revienne à terme au principe de l'inflation permanente. En fait, il ne faudra jamais le faire.
Pour un impôt original
Il s'agit de prélever, comme du temps de Pseudopolis, une certain pourcentage des fortunes des individus et entreprises. On peut faire ce prélèvement systématique juste après le versement de salaire, il jouera en même temps le rôle d'impôt sur le revenu.
Mais il me semble assez injuste que les pauvres payent la même proportion que les riches. Et cela n'est pas un bon frein à l'accumulation d'argent qui finirait par ruiner l'etat. C'est ainsi que je propose que celui qui est très pauvre, parce qu'il est nouveau ou qui a fait beaucoup marché l'économie en achetant des produits, ne paye quasiment rien par rapport à sa fortune (moins de 10%)
Cela suppose aussi l'interdiction de multiplier les comptes, et surveiller les transactions frauduleuses vers des comptes de proches qui payent moins. Je ne pense pas qu'il faille augmente la limite des comptes d'épargne, épargnés par l'impôt. On pourra toujours emprunter à peu de frais à la banque de Venys.
Comment faire pour payer une proportion toujours plus grande selon la fortune? Et bien, c'est là que réside l'orginalité de l'impôt que je propose. Le citoyen possédant rien sur son compte courant payra 0% d'impôt de ce compte, et celui infiniment riche, disons 70% à chaque tour. D'autre part, il faut fixer un seuil, par exemple celui qui a 100 000 Y?sur son compte doit donner 35% . On peut dire aussi que celui dont la fortune tend vers l'infini voit sa contribution tendre vers 70% de sa fortune.
Bien sûr, on pourra faire varier ces trois valeur (70; 100 000; 35), qui sont la base du calcul,, ce sera l'objet de débats.
Pour avoir un impôt progressif et original selon ces trois chiffres-critères, il suffit de dire que celui qui possède x Yris à la fin du tour devra payer :
De même qu'il faudra choisir ces seuils pour les impôts au départ de la nouvelle économie, il s'agira de convenir de quelle somme d'argent doit disposer le réservoir Etat au départ.
Remarque
en vente est limité à
,
est au choix de l'entrepriseet inférieur à 20, l'entreprise qui met en vente ses
produits doit payer à l'etat 40% de ce quelle peut gagner si elle vend tout, ici elle doit à l'Etat 600Y?si
., dans le cas où le prélèvement est fait juste après le salaire, donc joue le role d'un impôt sur le revenu.
Après réflexion, on peut déduire de ceci un minorant de la quantité d'argent à donner à l'Etat au départ de la nouvelle économie saine. En fait, pour simplifier, on peut dire que cette quatntié d'argent sera :
la somme de salaires actuels (50 000Y?, pour ordre de grandeur) + une valeur arbitraire tampom de sécurité, pour être sûr de ne pas être à sec (100 000 Y?, par exemple).
Il s'agira d'observer si les caisses de l'état ne se remplissent ni ne se vident par rapport à la valeur initiale; pour rôder rapidement le système je propose de mettre en oeuvre des tours de 14 ou 7 jours dans un premier temps.
Les entreprises
Les comptes des entreprises peuvent être imposés autant que ceux des citoyens, ce qui les incitera à investir et pas trop accumuler l'argent. Leurs produits seront taxé selon une valeur constante, par exemple 20%. Ou alors, n'est pas taxé directement, comme nous le verrons par la suite. Si les entreprises ne créent rien, les citoyens ne voudront rien acheter et l'économie sera bloquée sur ce marché (l'immobilier n'est pas concerné car intra-citoyen, en général, sauf qu'il faudra faire une entreprise d'Etat qui vend les maisons et agrandissments de maison; les denrées perrissable, mi-public mi-privé, est l'objet d'un paragraphe plus loin). Pour l'immoblier, attribuer le même nombre de point de statuts aux maisons que pour les objets (1 point par 5Y?de la valeur au cadastre si l'immeuble est possédé est non loué, et le locataire a les points de statut de l'immeuble tant qu'il le loue). Je ne sais pas si le conseiller économiste M. Raveline, auteur d'une thèse sur le sujet, retrouvera ses petits dans ma présente défense des points de statut, mais je pense qu'on peut la garder en tant que composante du jeu.
Si les entreprises créent trop d'objet, les gens n'auront pas de quoi tout acheter et c'est alors que s'instaurera la compétition à qui vendra le plus beau produit. En fait, cela redonnera aussi une valeur aux points de statuts. Le nombre de points de statut attribué à chaque produit devra être propotionnel à son prix (par exemple : 1 point pour 5Y?) et à chaque produit, un jury doit attribuer une note entre 0 et 10, ce qui augmentera le nombre de points de statut qui lui est attribué de 0 à 100% (c'est-à dire que s'il est très beau et a une note de10, le nombre de points de statut est doublé).
En fait, un système plus compliqué, pour ajouter des points de statuts aux produits, mais tellement plus efficace serait à mettre au point. Certes, il demandera plus de travail à son élaboration et sa mise en place, mais ce sera beaucoup plus intéressant à jouer. Voici :
comme c'est la mode qui dicte le statut, on fera : le nombre de produits d'une sorte (par exemple, un parfum à 100Y?) il rapporte
points L'entreprise n'a pas le droit de lancer plusieurs séries du même produit ou similaire (l'administrateur surveille). Si 10 parfums (dans notre exemple) sont vendus, le nombre de points de statuts attribués au produit à partir de son prix (ici 20) est augmenté de 100%. Si 5 parfums sont vendues, le nombre de point de statuts augmente de 50%, etc... Si l'entreprise vend moins de 40% de ses produits, elle a moins gagné que ce qu'elle a donné à l'état, et c'est tant pis pour elle. Mais cela incitera à faire des produits de qualité, et par là même induira une compétition salutaire entre les entreprises. De ce point de vu, la Radada's unlimited est bien partie, et c'est normal. Les entreprises devront trouver le juste milieu entre miser sur un produit qui se vendra et peut donner des points de statuts pour les clients, ou bien ne pas prendre risque en mettant moins de produit en vente et donc avoir moins d'argent à donner à l'Etat.
D'un autre côté, il ne faut pas indiquer combien de parfums sont déjà vendus (sauf s'il est épuisé, il faut indiqué "épuisé" sur le marché), l'acheteur doit garder son libre arbitre pour juger de la beauté de l'article (et donc jauger le nombre de point de statut qui peut être attribuer au produit), et il achetera les plus luxueux à son goût. Aussi, pour qu'il sache le potentiel de gain de point de statut, le nombre total de produits mis en vente doit être indiqué (dans l'exemple : "15 parfums ont été mis en vente").
Ca implique peut-être la destruction de tout les objets qui sont possédés par les citoyens aujourd'hui et des points de statuts...Oui, et si l'ont fait ainsi, il s'agira de redistribuer leur argent aux citoyens, pour qu'il puissent dans un premier temps refaire leur panoplie d'objets, et sur le marché il faudra réévaluer les prix de chaque objet, leur nombres à metre en vente, leur prix de manière judicieuse de manière à ce que les citoyens ne peuvent pas acheter tous le produits d'un côté (les entreprises s'enrichiraient bien trop), ni qu'il ne puissent acheter une quantité négligeable de ces produits (les entreprises ferait faillites). En fait, il faut qu'ils puissent acheter 50% des produits, ce qui est légèrment supérieur au taux d'imposition des entreprises à la création de bien (40%), ce qui permettra à la plupart d'entre elles vivre et s'installer dans cette nouvelle économie. La création de produits se fera par la suite, ni trop faible ni trop importante. En effet, l'intérêt de ce marché, outre qu'il redonne signification aux points de statut, c'est qu'il est auto-régulé. Si les entreprises mettent trop de produits en vente, ou que ces produits ne sont pas intéressants, les citoyens achèteront beaucoup moins de 40% des produits car ils n'auront pas assez d'argent ou les objets ne sont pas assez intéressants pour être achetés. Par contre, si on s'aperçoit qu'il y a très peu de produits en vente, les entreprises voudront créer des objets dont elles sauront qu'ils s'écouleront facilement, les gens faisant la courses au points de statuts ( pour les calculs de point de statut, quand il ne tombe pas rond, prendre systématiquement l'entier inférieur. Par exemple, un objet de 60 Y?vaut à la base 12 points, si on en vend 7, Et bien c'est très simple. Si je possède sur mon compte en banque 2000 Yris
(et quelque soit ce que possède de l'état), qu'on prélève l'impôt avant la
paye:
Yris, qu'on arrondit à 20. Cela implique aussi le changement continuel du nombre de point de statut des personnages, même s'il n'achètent rien).
Les entreprises devront, en créant leur objet, donner 40% à l'Etat de l'argent qu'elles comptent gagner si elles vendent tout, pour cela elle peuvent soit puiser dans leur compte, soit celui de leur propriétaire, soit emprunter à la banque de Venys, c'est-à-dire l'Etat. Si elle n'arrive pas à rembourser sa banque parce qu'elle ne vend pas de ses produits..réflechissons à ce problème...elle devra attendre longtemps que l'argent arrive avant d'avoir l'argent pour lancer un nouveau produit.
Si il met vraiment trop de temps, par exemple 6 mois, soit :
- si la dette n'est pas très important (inférieure à 300Y?, disons), l'état l'efface.
- sinon, l'entreprise doit être déclarée en faillite, l'argent de ses ventes futures iront à l'état. Quand il sera rembourser, il pourra supprimer les produits mis en vente.
Le propriétaire peut renflouer son entreprise avec son argent, ou en le trouvant où il peut, mais pas à la banque de Venys, car on risque la construction d'une pyramide d'argent ruineuse pour l'Etat. La personne en charge de la banque doit surveiller les utilisations des emprunts.
En fait, il faut supprimer un temps le marché des biens, et le jour où il se remettra en place selon cette nouvelle organisation régulée et après que chaque entreprise ait choisi les produits quelle met en vente, on donne aux citoyens la quantité d'argent qui correspond aux produits qu'on leur a préalablement supprimés, quantité d'argent pour qu'ils pourront utiliser pour se ruer sur ce marché.
Enfin, la dernière loi passée récemment sur les points de statut est aussi parfaitement compatible avec cette idée : un citoyen seul ne peut faire monter le nombre de points de statut en achetant plusieurs fois le même produit. Les deuxième, troisième, etc produits suivant qu'il achète ne raportent plus respectivement que 50%, 25%, 10%, 10%, 10%... des points de statuts qu'ils rapporteraient normalement.
Le système poyscaille n'est pas incompatible avec la nouvelle économie. En fait, je pense qu'il représente un flux d'argent négligeable. Ensuite, les joueurs payent l'etat pour le faire fonctionner, et si les citoyens ont de l'argent en trop, il le dépenseront, ou s'il dort sur un compte, il ira en impot à l'etat (n'oubliez pas l'analogie des réservoir! l'état doit pomper et ne pas tout laisser s'écouler son argent pour ne pas être à sec). Il se trouve d'autre par que cette poscaille ressemble à une loterie...
Le marché des denrées perrissable pose quelques difficultés. On peut considérer que la partie publique des denrées, celles vendues par l'état, est le sevice publique minimum qui doit être vendus au plus nécessiteux. L'argent de la vente va entièrement à l'Etat. Et pour le privé? En fait, pour simplifier, nous dirons que pour chaque 1 Y?de denrées possédées, l'acheteur gagne 1 points de statut (parce que c'est précieux, et 1 point pour 2Y?si cela vient d'un kolkoze d'Etat, de moins bonne qualité), valeur fixe contrairement au marché des objets. L'argent de la vente va à 60% au propriétaire, pour qu'il puisse amortir petit à petit son matériel, et le reste va en impôts. Il y a possibilité au propriétaire d'augmenter les prix de sa denrée en payant l'état, de par exemple 50Y?pour augmenter le prix de son kilo d'opyum de 1Y?(ce qui est équivalent à donner une meilleure qualité au produit, donc plus de soin, un meilleur matériel...). Possibilité aux citoyens d'augmenter leur capacité de stock aujourd'hui limité à 2 denrées, en achetant à l'état, décidément véritable Léviathan, un entrepôt, par exemple 50Y?par unité de denrée supplémentaire stockable (denrées qui, rappelons-le, rapportent cinq plus de points de statuts que les objets pour la même quantité d'argent, mais d'un autre côté, elles périssent...) Possibilité aussi de négocier tous les chiffres énnoncés, et de les adapter au fil du jeu s'il appraît que les denrées ne valent rien en point de statut face aux objets, ou inversement, afin de trouver l'équilibre.
Les salaires
Comme j'en ai déjà parlé précédemment, les anciens salaires sont conservés, ainsi que les grades, et quand ils augmentent suite à des missions réusssie, l'état doit créer l'argent de cette augmentation de salaires (pour croissance économique qui corresponde réellement à une création de valeur par les joueurs)
Les facultés et associations
Ces entités aussi possèdent un compte, et il s'agit qu'elles ne bloquent pas trop d'argent (bien qu'elles n'en cumulent pas beaucoup). Mais on ne peut pas non plus leur faire payer le même impôt que les citoyen, et ceci pour deux raisons : elles ne sont pas à but lucratives (contrairement aux citoyens) et n'ont pas de salaire fixe. Aussi, dans le cas limite où il ne se passe rien dans une faculté, l'argent ne doit pas trop stagner. C'est pourquoi je propose une imposition légère, par exemple 8% par tour. Bien sûr, il est illégal pour un doyen ou n'importe qui de placer ses sous dans une faculté ou autre, pour les reprendre après, pour échapper à ses impôts. De même, surveiller la création de clones pauvres pour payer une propostion moins importante d'impôt selon l'arctangente. Les facultés devront toucher à chaque tour une subvention propotionnelle à son activité du mois, mais moins importante que celle existant précédemment, je propose 500Y?par thèse publiée(non ridicules...il y en a en lettre).
Conclusion
Voilà donc mes propostions de réforme de l'économie pour qu'elle serve à quelque chose et soit élement de jeu. Il me semble que le système tel que je le propose est assez bien régulé, et le sera parfaitement avec quelques réglages après quelque mois de fonctionnement. Certes, la proposition doit être sujette à débat est l'on doit déterminer les valeurs qui sont en suspens; elle peut ne pas être populaire puisqu'elle mais en place des impôts, mais elle sera l'objet, je l'espère, d'un referudum; elle demandera beaucoup de travail aux administrateurs pour la mettre en place sur Clyo. Mais l'histoire ne nous donne rarement d'exemple de réformes, aussi salvatrices soient-elles, qui soit passées sans problème. C'est pourquoi je vous demande, Yssois, Yssoises, de participer à son élaboration et d'accepter la mise en place de ce système.
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Suite à ce texte : une amorce de controverse avec le gourou du jeu pré-cité.
"Quelques remarques. En fait, je vous propose une formulation radicalement différente de vos propositions, qui sont présentées comme très révolutionnaires alors qu'en réalité les changements sont minimaux : - changement de la politique fiscale avec l'instauration d'un impôt sur le revenu progressif et fortement taxatoire. - modification des règles de production.
Je pense que pour que vos ydées soient acceptée, il faut les présenter comme reposant sur les principes actuels et donc entraînant tout compte fait peu de changements, simplement un surcroît d'intérêt et de cohérence.
Il est évidemment hors de question d'effacer tous les produits qui ont été faits. C'est une question de principe non négociable : toute économie doit être STABLE. Si on créé un précédent de destructyon du passé, il y en aura d'autres, et cela découragera les investysseurs. Les entrepreneurs ont créé des produits, ont fait des sites, ce n'est pas pour que tout ça passe à la trappe.
Vos idées sur la mode sont intéressantes, mais ne s'appliquent qu'aux abonnements et produits courants. Je pense du reste travailler cette question de façon moins brutale que vous, à partir de la notyon de manufacture et d'atelier, que le producteur achèterait et qui lui permettrait de produire plus ou moins de produits."
Je répondis : pour la "suppression" des produits, il s'agit de suprimer (ou ou plutot reprendre contre argent) les objets appartenants aux gens afin de lancer une nouvelle économie (mais peut-être peut-on trouver un moyen pour ne pas avoir à le faire..;ça me semble difficile). On pourra remettre sur le marché les même objets (parfum, peintures, etc...) sous réserve d'en limiter le nombre et de défénir les prix.
Puis, dans une réponse, Anaclet : "- Sur les biens, ma réponse est un NIET catégorique. On ne les supprimera pas. On peut choisir à la rigueur dans limiter POUR L'AVENIR la production. Mais ce qui a été acheté reste acheté.
- Quant à la mode, à la réflexion, je suis assez contre. L'intérêt du système économique yssois des PS/PY est de valoryser les "produits yssois" et d'offrir ainsi aux administrateurs un moyen de pousser les entrepryses à fabriquer ce type de produit. La popularité des produits de Ra Dada est due surtout à un manque de produits sur le marché et à leur excellent rapport prix / PS (qui vient du reste d'augmenter considérablement). Parler d'effet de mode pour un si faible nombre de consommateurs me paraît excessif.
Je reste dubitatif sur l'intérêt de votre hausse d'impôt, j'attends la démonstratyon qu'elle pourra réellement atteindre les objectifs attendus et surtout qu'elle permettra de réaliser un équilibre budgétaire. Quant à la réforme sur les biens, je pense comme vous qu'il faut limiter la productyon des biens de consommatyon courrante, ou en tous cas la quantifier, ce qui devrait être fait prochainement. Les idées de mode me paraissent s'éloigner trop du concept original de l'économie yssoise qui est de favoryser l'yssité des créatyons."
Je répond ici : pourquoi encourager les prduits spécifiquement yssois? La radada's est une entreprise dynamique, ensuite si ses aquarelles plaisent, c'est qu'elles sont belles, travaillées (drôles). Que ça soit yssois ou autre, qu'est-ce que ça change? Mais si vous voulez faire du protectionnisme, il suffira de taxer plus fortement les entreprises non-yssoise, tels les abéricains. Il n'empêchera que si les produits non-yssois sont bien mieux que les yssois, nos citoyens n'auront pas à s'embarrasser de patriotisme économique et irons acheter étranger, tels les rustres.
"Effet de mode", avec peu de consommateurs...mais comme je l'expliquais dans mon essai, il s'agit d'adapter le nombre de produits aux nombre de consommateurs. Seuls les meilleurs produits seront vendus, et en fait, ce n'est pas un effet de mode, mais de sélection par les consommateurs des meilleurs entreprises. La mode se manifeste dans le nouveau système du calcul des points de statuts, mais on peut faire autre chose aussi. À ce sujet, je note la naissance des Raveline Survival, qui vend aussi d'amusants produits (dont des têtes nucléaires), qui devraient faire fureur, même moi j'en veux, mais c'est un peu cher...
En fait, il y a deux principaux points dans mon exposé : la mise au point d'un système d'impôt pour mettre fin à l'inflation permanente, et modification du marché pour qu'il soit plus intéressants pour les acheteurs et source d'émulation pour entreprises. La fin de l'inflation permanente est une condition nécessaire, pour la modification du marhcé, mais la réciproque n'est pas vrai. Pour répondre à la question de l'équilibre budjétaire, c'est que je n'en suis pas sûr, mais il s'agira d'adapter le système au cours du temps si les réserves de l'état se vident et qu'elles risquent de se retrouver à sec. Mais si c'est le cas, à la limite, on pourra ne pas payer les salaire un tour ou deux, car ça signifie que les comptes des citoyens sont pleins à craquer et que l'argent ne circule pas. En fait, il me semble difficile que les comptes des citoyens et entreprise puissent se remplir (petit à petit, avec les salaires) jusqu'à prendre tout l'argent de l'état, car l'impôt progressif reprend l'argent. Au besoin, rehausser l'impôt, puis le diminuer, le modifier jusqu'à trouver l'équilibre. Tout cela, bien sûr, pour mettre fin à l'abject modèle de l'inflation permanente."
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Ce premier texte succita quelques réactyons sur la lyste, outres celle-ci dessus qui sont en fait des courriels privés. Pour enfoncer le clou et montrer mon syncère et total engagement en faveur d'une réforme, je donnais un cours publyc à l'amphythéâtre de la faculté d'économyeours pour montrer la cryse en cours dans ma faculté.
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C'est lors de ce cours magystral, lundi au petit matin, que le doyen Fabyus Tremblay a voulu donner le coup d'envoy d'une nouvelle ère.
Le doyen entre dans l'amphithéâtre, sur l'estrade. On remarque ses traits tirés et ses yeux embués d'émotion. Chacun fait silence.
Mes chers étudiants...mes tous petits...
(Temps d'arrêt. Le doyen a visiblement la gorge serrée. Chuchotements dans la salle.)
Nous vyvions dans le mensonge. Nous vivions dans le mythe. Le mythe que l'économie était floryssante, que ...et que la faculté avait quelque fonctyon, quelque buts, dont l'étude de cette économye floryssante et sa glorification. Or il n'en n'est rien.
(Nouveau temps d'arrêt) Ô vanité! Ô désillusion!
Or il est apparu, suite à mes études, que l'argent ne valait absolument rien. Du vent. Du vide. Les gens, croyant brasser de l'ergent, ne font brasser que du vent. La preuve éclatante nous a été fournie lors d'une expérience la semaine dernière : il y avait 4000 yris à gagner à rien faire quasiment, juste écrire quelques lignes pour défendre le système actuel, et personne, absolument personne n'a réalisé la ridicule tâche demandée, bien que certayns aient remarqué que c'était cher payé. Or 4000 Y?, c'est pour un yssois moyen, plusieurs mois de salaire. Comment expliquer cette désaffection autrmement que par l'inexistence de la valeur de l'argent?
Si l'argent ne vaut rien, notre fonction serait donc totalement injustyfiée. Nous n'avons pas à étudier le brassage de vent, ce serait ridicule, vain, improductyf, abject. Nous ne serions que des éléments chapeautant un vaste mensonge, le mensonge de l'économie. Qui n'a aucun fonction régulatrice, émulatrice, sélectrice ou quoi-que-ce-soitrice.
Bien sûr, une fois que la lumière a percé dans vos esprits, votre compréhension du problème acquise, il ne faut pas de se lamenter sur notre sort. Il faut réfléchir, proposer, argument et lutter pour l'instauration d'un nouveau système. Réfléchir et proposer, c'est ce que j'ai fait récemment. J'ai identifyé la source du problème : l'abondance de l'argent (! - a-t-on déjà vu ça dans une économye autre qu'hyperinflationniste, c'est-à-dire pas vraiment exemplaire?), qui elle-même vient de l'application du modèle de l'inflation permanente, qui crée à chaque tour, de manière infondée par une augmentation des richesse réelles, d'énormes quantités d'argent pour payer les salayres. Mais je ne vais pas plus entrer dans les détails. Sachez que ce modèle est la cause de l'inexistence de la valeur de l'argent, et que nos financements reposent sur du vide, ainsi que tout ce qu'on apelle économie, et même les salaires, contenu des comptes de facultés, pôt-de-vin, etc... Or ce qui repose sur le vide en économie fynit par s'effondrer, choir lamentablement, se ramasser la gueule, pour cela je vous renvoye à votre cours sur les causes du krach économyque de 1929 chez les abéricains.
Si l'on n'arryve pas à obtenir la mise en place d'un nouveau système face aux dirigeants de ce pays qui peut-être imbus d'eux-même se complaisent dans ce mensonge, nous ne pourrons que confirmer notre inutilité et je me verrais contraint de dissoudre notre faculté dans de l'acide sulfurique.
(Le doyen se retire. Murmures puis bruyts grandissant dans la salle.)
__________________________________ Les débats furent houleux pendant la semayne. On peut en retrouver dans ces même archyves, aussi je ne reprendrays pas tout ce qui a été dit. Unyquement les réponses et textes non encore publiés. Je pense qu'ils sont là au complet. ______________________________ J'ai répondu de nombreuses fois à Mme Emphetuocle. Voici me réponse à sa réponse de ma premier crityque de sa thèse pour une économie yssoise, laquelle faisait écho à mon playdoyer pour une économie saine et cohérente.
">[...]comme seule solutyon à tous les problèmes économiques que les taxes. Je >pense que les taxes sont insuffysantes, et qu'il faut aller plus loin, en >favorysant très largement les produyts yssois.
_pourquoy encourager?encourager, quelque chose comme les subventyons abérycaines? Yls on besoyn d'ayde, nos produyts? Je croyais que la cyvilisatyon yssoise était ynfiniment supérieure...
>Pourquoy ? Depuys que vous êtes à Ys, vous avez toujours refusé de vous >intégrer réellement à la société yssoise.
_ sy vous le dites...
Et acheter des pin's Ra Dada, c'est sympa et imaginatif (je reconnays volontiers beaucoup d'imaginatyon aux produits de l'entrepryse de Ra Dada)
_ pas les pin's...les estampes...
>mays ce n'est pas réellement dans la culture yssoise. C'est un comportement >non-yssois, qui, à mon sens, devrait enlever des points d'yssité à ceux qui >achètent ces produyts
_Ouy! Dénonçons les traîtes! Et même, envoyons-les à la Kolyma!
>2/ sur l'intérêt de l'argent. Je pense avoir démontré que dans toute >économie virtuelle, l'argent n'a pas d'intérêt si ce n'est virtuel.
_Cf mes étudiants, leurs grands yeux pleyns de larmes, songeant à l'acyde sulfurique.
>Enfin, je pense que votre proposytion est totalement erronnée. Tout >d'abord, elle ne met absolument pas fin à l'augmentatyon sans cesse infinie >de la masse monétaire, et donc elle ne répond pas au problème que vous vous >posez.
_Mays si! Mays si! cf. ma démonstratyoon, dans un autre courryel
>Ensuyte, je pense que quelque soit les taux d'ymposityon retenus, l'Etat >sera toujours en déficit et devra donc à un moment ou à un autre prendre >d'une main tout ce qu'il donne de l'autre. _ C'est vray, mays c'est le cas de tout Etat (sauf ceux où l'ont trouve de l'argent en creusant un défycyt)." __________________________
D'un point de vue technique, je m'attelais à parfaire la démonstratyon de la preuve de la cohérence de mon système économique notament sur le rapport impôt-salaire qui doivent se compenser, dans un impérissable "complément de la preuve" et avec des réponses implaccable à mes détracteurs. Cette démonstratyon faisait surtout écho à M. d'Ophiccius et Mme Emphétuocle, plus que septiquessur la question.
"Simplifions à l'extrême l'économie à un citoyen , disons moi, et l'état me paye un salaire de 400 Yris par mois, nous ne sommes que deux acteurs économiques. Le taux d'imposyion est de 20% sans arctangente. ... Et bien c'est très simple. Si je possède sur mon compte en banque 2000 Yris (et quelque soit ce que possède de l'état), qu'on prélève l'impôt avant la paye: 20%*2000=400 Yris, l'état a de quoi me payer mon salaire. Enfyn, on conviendra que ce système symplifié n'a pas grand intérêt, mais la preuve est faite.
En compliquant l'économie et en laissant à l'état une caysse un peu garni pour sécurité, l'économie garde un équilibre et sans créer d'argent depuis nihilo ( si on néglyge les arrivées de nouveaux citoyens et hausses de salaires). Et si je ne veux pas donner beaucoup d'argent en impôt à l'état, je n'ai qu'à pas l'accumuler sur mon compte, en achetant des produyts (peu m'inporte leur nationalité, c'est un tout autre problème d'ailleurs, zut; Mme Emphetuocle ne mélangeons plus), j'achète des produits et autres babioles sur lesquelles l'état prélève aussi un pourcentage. Et les flux d'argent seront plus nombreux, plus fluides."
Réponse de Mme Emphétuocle :
">Votre démonstratyon est totalement farfelue... ! Imaginez qu'au lieu de >toucher 400 Y? par moys, vous en touchiez 600. Et que sur votre compte en >banque, il y ait 2000 Y?. Avec votre taux d'imposityon à 20%, l'Etat >prélève 400 Y? et vous en verse 600... et perd donc 200 Y? à chaque tour. >Vous voyez, moy aussy, je peux inventer des exemples absurdes. Cela montre >qu'il est /possible/ qu'il y ait un équilibre entre impôt et les salaires, >et absolument pas qu'il est /certain/ qu'il y aura un tel équilibre. > >Maintenant, je vays vous donner une autre rayson qui font que votre système >est absurde. Vous prétendez qu'il permettra de donner de l'intérêt à >l'argent. Mays, si on possède beaucoup d'argent, l'Etat nous en prend une >quantité toujours plus grande. Je n'ai pas fait le calcul, mays admettons >le taux d'imposityon astronomique que vous nous proposez. Si j'ai par >exemple 50.000 Y?, l'Etat m'en prend la moitié à chaque tour. Le tour >suivant je n'ai plus que 25.000 Y?. Et il n'y a aucun moyen, à l'heure >actuelle, pour gagner 50.000 Y? en un tour. Admettons que je gagne 3000 Y?, >avec tout (pêche, denrées péryssables, myssions, salaire...). Au tour >suivant, j'ai donc 28.000 Y?. Et là, avec votre équation, l'Etat m'en >prend, mettons, un quart. Je me retrouve avec 20.000 Y?. J'ai donc gagné >3000 Y? et j'en ai perdu 7000 Y?. Pourquoi continuer à gagner de l'argent >si tout ce que je gagne est prys par l'Etat ? Cela n'a aucun intérêt. > >Votre problème, c'est que vous n'avez rien comprys à l'économie. > >Marilyse Emphetuocle >Doge honoraire - Vyce Doge - Conseyller du Dedans >Ligore Emphetuocle"
Ma réponse succinte :
"Point du tout. si vous avez 600 Y?de salayre, on trouve alors un autre point d'équilibre, comme dans un système physique (analogie avec le réservoyr et le robinet...) . Au premyer tour, votre compte s'accroitra de 200Y?et votre sa fortune augmente encore de 160Y?au détriment de l'état;et augmentera encore les tours suivant, mais de moins en moins jusqu'à l'équilibre où l'état ne perdra pas d'argent, qui est ici le cas où vous avez 3000Y?sur votre compte. On voit là que pour que ce système fonctyonne et trouve l'équylibre, il a fallu au départ que l'état ayt au moyns 1000 yris de réserve au départ. en fait, plus votre salaire sera élévé, plus cela vous permettra d'avoir un "équilibre haut" de votre compte face à l'état-suceur, dans ce système symple.
Pour la seconde partie, vous avez compris qu'en fait il n'y a aucun intérêt à accumiler l'argent. Si vous touchez brusquement 50000 yris(peu probable), vous les dépenserez vite fait (en objet, immeuble...) si vous ne voulez pas que l'état en prenne de grande quantité, en mettez un certayne quantité sur un compte d'épargne pour des investismments futurs. d'où fluidification de l'économie."
Contrybution de Mme Tinùviel :
>"Cher Monsieur Tremblay, > >C'est intéressant tout cela, mais...Que se passe-t-il si vous mettez >directement vos 2000 Yris sur le compte d'épargne que vous évoquez ??? > >L'Etat-suceur se transformera alors en Etat-cracheur il me semble !!! > >Zoé Tinùviel"
Ma réponse :
"C'est vrai. Il faut limyter la somme que l'on peut mettre sur l'épargne (comme c'est le cas actuellement, à 3000Y?, et le système état+citoyen doit avoir alors 6000 Y?), soit carrément supprymer cette épargne. L'état-suceur, ou disons plutôt l'état-sangsue, ne peut tolerer que de telles quantités d'argent échappe à ses ventouses."
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Proposition de M. Petit Ours Brun et réponse de moi et de Mme. Emphétuocle : >"En mon nom personnel, je trouve cet ensemble de proposytions très >satysfaysant. Je suys notamment pour cette redystributyon partyelle de >pouvoir aux Arystocrates, qui, grâce à Poséydon (Loué soyt-il !), sont les >garants de la stabilité de notre Empire. Il va sans dire que ce sont eux >qui sont les plus riches et qui méritent de l'être. > > Je suys aussy pour la créatyon d'un Club des Capitalystes Yssoys, qui >rassemble les cinq commercants les plus riches d'Ys ( ceux dont les >bénéfyces directement liés à la vente de produits sont les plus élevés ). >L'accès au Club donne des avantages en nature : cadeaux de luxe, cures de >thalassothérapys, accès à une lyste pryvée où l'on se moque des pauvres et >à des produits rares et invysibles pour le grand public ( produits que >seuls les membres du CCY peuvent produire )... Cela encouragerait fortement >la productyon de notre petit artysanat, qui souffre actuellement ( et pas >seulement parce que je fouette mes employés crassyeux ). > > Petyt Ours Brun."
"je trouve pour ma part que ça rajoute des complycatyons. Que'est-ce donc que ces coûts de gestyons de terres par les eygneurs? ça en'existaiy pas, avant. ça rajoute des charges aux seigneurs. Et ça rajoute des structures, donc ça complyque l'économie.. Et cette négocyatyon des salayres avec le Doge? elle fera selon ses caprices et affinités, alors que le système actuel rémunère au mérite, selon le travail effectué par le passé avec des années de travayl pour l'assension social. Avec allusion historique, je dirais : autant mettre les Merksistes-Luninistes au pouvoyr pour qu'ils redéfinissent complètement l'échelle sociale, selon le zèle dont fait preuve l'individu en faveur du chef. Tremblay"
"Ce serait l'ydéal. Malheureusement, on sait que ce genre de chose marche assez peu. En effet, cela repose sur une évaluatyon qualitative de l'activité, qui ne peut être fait que par un intervenant humain. Et donc quelqu'un qui se connecte régulièrement, par exemple tous les jours, et qui prennent le temps de parcourir l'activité du jour, de l'évaluer, etc.
C'est ce qu'aurait du faire le Conseyl des Sages et le Doge pour l'octroy régulier de points de statuts, mays on constate que ce n'est pas le cas. C'est humain : si ces gens là doivent se connecter tous les jours pour une tâche fastidieusement adminystrative, ils perdront beaucoup de playsir au jeu. Les tâches d'adminystratyon, avec les myssions, les permys de construire, la presse, les emprunts, etc. sont déjà assez lourdes, même réparties sur plusyeurs.
Yndéniablement, cependant, il faudrait prendre en compte la qualité du site et la présence sur le net de la gestyon et de l'animatyon du fief. On pourrait imaginer que toute modificatyon du site du fief pourrait être signalée à l'adminystratyon, qui octroierait en permanence une note ou un classement des sites exystants. Quant à l'animatyon du fief sur la lyste, elle reste pour le moment facyle à évaluer à la louche (là, comme ça, je mettrais 8/10 à BHP, 3/10 à John Les Nonnes, 5/10 à Remedius, 1/10 à Paxatagore et rien pour les autres). Reste à savoir si ce type d'évaluatyon sont justes et durables dans le temps.
Pour la gestyon de fiefs, je pensays que le seigneur pourrait se voir proposer plusyeurs modes de gestyons.
- un mode "gestyon amicale" : le Seigneur vyse surtout à aider ses habitants, qui l'aiment bien à leur tour. Il ne gagne pas beaucoup, mettons au départ 15.000 Y?plus une somme aléatoire, mays son fief se développe, si bien que les revenus augmentent peu à peu. - un mode "gestyon opressive" : le Seigneur vyse surtout à rentabilyser son fief. Là, il touche beaucoup d'argent (par exemple 50.000 Y?plus une somme aléatoire), mays ces revenus diminuent peu à peu.
Par exemple. Evydemment, on peut créer d'autres modes, et passer d'un mode à un autre ne se ferait pas sans douleur. Pour accroître ses revenus, le Seigneur devrait ensuyte réalyser un site Internet ou animer la lyste avec son fief et ses vassaux.
Marilyse Emphetuocle"
Réponse de l'ours : "Il est vrai que les charges de gestyon au seigneur sont moyennement utiles à la vitalité d'Ys. Mays un fief bien entretenu doit rapporter plus qu'un fief invisyble, d'où les différences de rétributyon. Pour ma part, je limiterai la "gestyon" des fiefs à leur présence sur la lyste et leur qualité internet.
Pour ce qui est des salaires, ce que propose l'Emphét' est très intéressant : sy vous animez la vie du fief ( récyts sur la lyste, créatyon d'entrepryses...), le fief touchera plus d'argent par le CEAS. D'où l'intérêt d'avoir des "aides" dévoués et actifs, et d'encourager la compétityon entre eux à l'intérieur de votre "cour". Hé hé, pas mal !
POB"
__________________________________________
Enfin, je fis part de mes objectyons à M. De Legys (dont on trouvera la thèse sur l'économie dans les archyves et à la faculté). Voici le dialogue :
"_Je m'opppose à la suppressyon systématique des salaires. Par contre, une dévaluatyon régulière (par exemple moins 5% par tour) peut être envisagée, elle serait à compenser pour les citoyens actifs par l'accomplissment de missions. Ceux qui ne font ryen verront leur salayre fondre. Du poynt de vue de la créatyon d'argent, j'ai déjà démontré qu'yl n'y en avait pas besoin, sauf financer une augmentation de salayre.Mais d'un autre côté, il faudra alors supprymé les 5% de dévaluatyon mensuel d'argent sy cette réforme est ynstituée." _Votre idée me semble intéressante, mais je pense que le pourcentage devrait être plus élevé. _Je propose : 8% me semble un bon chyffre. Cette perte est équivalente au gain de salaire que l'on peut faire en accomplisant une grosse myssion pendant le même mois. Mays tout de même cette érosyon des salayre pourra paraître élevée, à l'usage."
À l'heure où j'écris ces lignes, c'est l'endroit où en est le débat.
Descriptyon d'un système qui ne fut en fayt jamays appliqué, destiné à Bifate (actuellement la Catharsys)
Bifate s'est doté d'une économie moderne et très complète. Le secteur privé est détenu par deux multinationales, qui devront tout faire pour arracher des parts de marché à l'autre. De beaux combats en perspective....
Un formulaire devrait être installé dans les prochains jours et permettra à chacun de rentrer dans une des deux multinationales: Purple Penguin Industrie et BlackKnight Corp. Les premirers inscrits recevront les postes les plus importants. (l'actuel DG de la PPI reste en place). Le jeu en matière économique commencera dès le prochain tour, soit le 16 juin. Dépêchez-vous!
Les règles: Les deux multinationales de Bifate n'ont qu'un but. Bouffer l'autre et obtenir le plus de part de marché possible. Dès votre arrivée dans le pays, si vous appartenez au secteur privé, il faudra choisir votre camp: PenguinPurple Industrie ou BlackKnight Corp. Une fois rentré dans une de ces multinationales, votre but est de prendre le pouvoir en leur sein, sachant qu'elle dispose toutes les deux d'une hiérarchie bien précise. Les différents métiers dans l'ordre croissant: réceptionnistes, secrétaires, commerciaux, 4 directeurs d'un secteur d'activité, un porte-parole du groupe, un trésorier et enfin récompense suprême: Directeur général. (1 seul poste). Les deux multinationales ont leur PDG mais ce sont des hommes de l'ombre qui vous regardent de loin.
But du jeu:
Le secteur privé se divise en parts de marché. A Bifate le marché est contrôlé entièrement par les deux multinationales, soit 100%. Chaque tour, la multinationale qui remporte le plus de part de marché a gagné. Au directeur général de mener à bien cette entreprise. (jeu de mots!!) Et il a tout intérêt, car si deux tours de suite son entreprise n'est pas leader sur son secteur, il redevient "simple" secrétaire. Ca motive!!!
Comment devenir leader sur son secteur:
100% de parts de marché, donc 100 points.
- le personnel: l'entreprise qui a le plus de personnel obtient 10 points. Mais attention, chaque tour un budget est déterminé (budget=nombre de salariésx1000PP). Il faut donc jongler avec et ne pas déplaire aux salariés qui pourraient aller voir ailleurs.Les salaires sont fixés par l'entreprise elle-même.
- les parts de marché: vous avez gagné le marché précédent, vous obtenez 10 points.
- le pouvoir en place: le gouvernement accorde chaque tour des permis de construire à l'une des deux entreprises. S'il vous choisit, vous obtenez 5 points. A vous d'utiliser les moyens qui vous paraîtront les meilleurs!
- Enchères: chaque tour une entreprise en redressement judiciaire est mise aux enchères. Celui qui remporte le marché, gagne 25 points. Il faut donc mettre plus que le voisin. Intoxication, espionnage, tout est possible!
- bénéfices: l'entreprise qui dégage le plus de bénéfices à la fin du tour, remporte 25 points. Les actionnaires, en effet ne supporteraient pas que le cours de l'action chute et s'en prendraient inévitablement au Directeur général (mais chaque tour les comptes sont remis à zéro)
- le lancement d'un produit: une entreprise qui dure, est une entreprise qui sait se renouveler. Mais est-ce que le produit va plaire au public?? On fait donc une étude marché. Chaque tour on demande à cinq citoyens, s'il préfèrent le noir ou le blanc, le rouge ou le vert, et le bleu ou le jaune. Ce vote a lieu la première semaine et est bien évidemment gardé secret. Le produit devra répondre au plus près des goûts du consommateur: à gagner 25 points. (en cas d'égalité 10 points par entreprise).
l'Ordinateur fournit la liste des citoyens interrogés pour 2000PP. Aux entreprises de soutirer les informations, sachant qu'elles peuvent utiliser une partie de leur budget pour cela.
Devenir Directeur général:
Et oui, vous simple réceptionniste, un jour vous serai le Big Boss et les gens vous appelleront Monsieur! Il faut le dire, sans l'aide du Directeur général, pas question! Heureusement dans ce monde là, les chaises tournent vite. Il faudra soit couché avec le patron, soit lui rendre un service. Il pourra alors vous accorder une promotion par tour. (elle doit suivre l'ordre des grades: de réceptionniste on peut devenir secrétaire... Important: le Dg peut aussi vous rétrograder) Chaque tour, le directeur général (DG) envoie les promotions au PDG, qui met à jour le site.
Si deux fois de suite, l'entreprise n'est pas leader sur son secteur, le DG est viré par l'assemblée des actionnaires en colère et est remplacé par le Trésorier.
cette étude de référence a été réprise sur http://rfvdenautia.free.fr/complement/universite/colloque_2003/ardoin.htm, avec l'accord de son auteur, dans le but d'aider les étudiants à acquérir une compréhension des économie des micronations (ses caractéristiques, ses problèmes), tout en leur montrant les solutions qui ont été proposées pour palier à ces problèmes.
Résumé : L'Economie Utile est une théorie développée par l'Institut de Statistique et d'Economie de Nautia (ISEN). Cette théorie vise à instaurer un système économique dans une nation virtuelle reposant sur des échanges de services et empêchant tout enrichissement personnel. L'intérêt du système est d'inciter les citoyens du pays considéré à échanger des services, tout en empêchant des dérives de thésaurisation, et les inégalités économiques. Un projet de loi en ce sens a même été déposé à Nautia en mars 2003.
Définition : Seront appelés systèmes économiques virtuels les systèmes économiques reposant sur une production de produits virtuels (maisons, armes, véhicules, objets...) et dont l'augmentation de la masse monétaire globale existante ne pose aucun problème. Ce type de système économique est le plus répandu actuellement de par le micromonde.
I. Historique
L'Economie Utile a été développée à l'ISEN (alors dénommé ISERFV) dès Avril 2000 face à un constat d'inutilité de la monnaie nautienne (le franc virtuel) après la mise en place de la Loi Sociale [1] en février 2000. En effet, à cette époque, Nautia connu un système d'économie virtuelle qui a rapidement aboutit à introduire de grandes quantités d'argent dans le système, donc à partager ces grosses sommes entre les citoyens. L'enrichissement de chacun devint vite un problème, étant donné que les achats de produits virtuels étaient quasi-nuls. Une première proposition faite par l'ISEN fut de contrôler et de limiter les entrées d'argent dans le système, en vue de limiter la masse monétaire donc de rendre intéressante des discussions budgétaires au Parlement. Mais cette proposition a été rejetée à la commission économique du Parlement par manque d'idées concrètes sur la façon de limiter ces sommes. Le gouvernement a donc du faire face à un enrichissement massif important et inutile, ce qui l'a conduit tout d'abords à limiter le salaire global maximal (ensemble des salaires) dans le cadre de la loi Matthieu Duclos [1], puis à mettre en place des impôts de plus en plus lourds pour compenser cet enrichissement (loi fiscale de juin 2000, suivie des décrets fiscaux de Juin 2000 puis d'Octobre 2000 [1]), et de légiférer sur le fonctionnement des entreprises (loi Vivendi [1]). Fin 2000, le système était devenu ingérable par la multitude de lois qui avaient été votées, et inutile car les nautiens ne jouissaient pas de l'argent à leur disposition. Le système économique nautien a été abandonné de fait début 2001 et officiellement en mars de la même année.
L'ISEN a depuis élaboré un système alternatif, supposé plus efficace pour rendre intéressant l'Economie à Nautia : l'Economie Utile. Mais jusqu'à présent, le Parlement et les gouvernements nautiens, ont toujours refusé la mise en place d'un nouveau système économique, quel qu'il soit. La théorie est encore actuellement dans une phase de développement : respectivement 100% et 60% des rapports techniques de l'ISEN publiés en 2002 et 2003 concernent l'Economie Utile de près ou de loin. Aussi la mise en place concrète d'un tel système, pas encore complètement finalisé, est l'une des plus importante critique relevée contre l'Economie Utile.
Cette communication a pour but de lever le voile sur une possible mise en place : alors l'Economie Utile, Mythe ou Réalité ?
II. Les grands principes de l'Economie Utile
Si l'ISEN a été la vitrine officielle de conceptualisation de l'Economie Utile, les grands principes ont été élaboré dans un cercle plus confidentiel et officieux, la Confrérie Secrète des Purs et Durs de l'Economie Utile et pour la Mise en Place de l'Economie Utile à Nautia (CSPDEUMPEUN).
Deux principes ont été ainsi définis dès avril 2000 [2] :
a.Principe 1 : La production de produits virtuels est interdite, sauf disposition contraire
b.Principe 2 : L'argent n'est pas une fin en soi
Le premier principe prenait à revers l'ensemble des systèmes économiques d'alors, en bannissant la base de la plupart d'entre eux. En effet, à cette époque, l'économie micromondiale, gouvernée par les économies krasslando-ysso-nautiennes reposait sur l'entreprise qui, par des systèmes assez généralisés de chiffres d'affaires virtuels, distribuaient leur argent à leurs employés. Ce système largement répandu favorisait l'enrichissement des entrepreneurs, qui une fois leur entreprise déclarée et autorisée, accumulaient sans effort fortune, d'où le second principe.
Le système explosa à Nautia début 2001, et la CSPDEUMPEUN s'éteignit pour un temps. Ce n'est qu'avec le renouveau nautien en 2002 que l'idée de relancer une économie nautienne s'installa, et que la CSPDEUMPEUN repris en main le projet « Economie Utile » et défini les deux autres principes [3] :
c.Principe 3 : L'enrichissement est interdit/impossible
d.Principe 4 : Les salaires périodiques sont interdits
En février 2003, le Pr Ardoin fit l'effet d'une bombe en déclarant à la CSPDEUMPEUN [4] : « Les principes 2 et 3 de l'Economie Utile ne sont que des conséquences visibles de ce que je nommerais le Corrolaire de l'Economie Utile : « la masse monétaire doit être restreinte ». Il faut donc abroger ces deux principes. ».
En mars 2003, le parlementaire Ardoin déposait au Parlement nautien un projet de loi [5] présentant une première idée de l'Economie Utile. Le Parlement nautien s'engagea dans une diatribe féroce contre le premier principe de l'Economie Utile, qui forma deux camps au Parlement, et faute d'accord, le projet échoua. La CSPDEUMPEUN, réunie en session extraordinaire en mars 2003 fut très attentive à des propositions de M. Orenko issus du système pryan, notamment sur le fonctionnement du système tertiaire dans ce pays, et, à l'unanimité des membres, la décision suivante fut approuvée [4] :
« Bien que théoriquement intéressant, le premier principe est abrogé et doit, pour permettre la mise en place de l'Economie Utile de façon concrète, être remplacé par le principe 1bis : « L'utilité de toute structure économique doit être décidée, de façon démocratique, et régulièrement, par la nation » ».
Dans le même temps, l'ISEN démontrait [6], à Nautia, la masse d'argent et la répartition optimale pour faire fonctionner un système d'Economie Utile, en se basant sur la valeur d'une bouteille de Chaby Preums, seul produit virtuel existant actuellement dans le non-système économique nautien. Ce rapport faisait éclater les derniers obstacles à la mise en place de l'Economie Utile, à savoir comment et quelle quantité d'argent à injecter dans un système d'Economie Utile, afin de vérifier le Corollaire de l'Economie Utile.
III. Est-il possible de mettre en place une Economie Utile à Nautia aujourd'hui ?
Aujourd'hui, les plus grands spécialistes de l'ISEN et de la CSPDEUMPEUN s'accordent à dire que la mise en place d'un système d'Economie Utile est possible très rapidement à Nautia, les grands problèmes théoriques étant réglés.
Le département Economique de l'ISEN a récemment publié une note interne [7] stipulant seulement que :
« La mise en place de l'Economie Utile est aujourd'hui possible théoriquement. Reste à régler quelques problèmes techniques qui risquent de se poser, notamment en intégrant un système fiscale adéquat (favorisant les échanges de monnaies) dans le système TRANSAC, sans quoi, la gestion pourrait se révéler à moyen terme assez lourde. ».
Interrogé sur ce point, le Dr Lalande, spécialiste en « applications informatiques » à l'ISEN, et un des concepteurs du système TRANSAC, nous a certifié [8] que l'intégration d'un système fiscal, aussi sophistiqué soit-il, dans TRANSAC posaient plus de problèmes politiques que de problèmes techniques.
Il semble donc aujourd'hui que la, mise en place d'un système d'Economie Utile à Nautia ne pose plus de problèmes théoriques et techniques. Les plus grandes oppositions au projet de loi de mars 2003 [5] ont été corrigées et devraient être intégrées dans un second projet de loi, qui sera présenté par le parlementaire Ardoin après les élections consulaires nautiennes d'avril 2003. Reste certaines oppositions politiques à contrer, c'est-à-dire reste à convaincre la nation nautienne de l'intérêt ludique d'un système économique par rapport au non système actuel, les nautiens étant, comme le montre un récent référendum sur l'Economie [9], assez peu persuadé de l'intérêt de l'Economie dans leur pays (la population s'étant alors partagé en 3 tiers de façon égale, avec un tiers favorable à l'instauration d'un système économique, un tiers s'y étant opposé, et un dernier tiers s'étant abstenu).
Références
[1] Le droit nautien en 2000. Archives du Consulat nautien, Talamanca, RFV de Nautia.
[2] Annales de la conférence annuelle du CSPDEUMPEUN, première édition, 2000, Talamanca, RFV.
[3] Annales de la conférence annuelle du CSPDEUMPEUN, troisième édition, 2002, Talamanca, RFV de Nautia.
[4] Annales de la conférence annuelle du CSPDEUMPEUN, quatrième édition, 2003, Talamanca, RFV de Nautia.
[5] Projet de loi « Economie Utile ». Parlement nautien, mars 2003, Talamanca, RFV de Nautia.
[6] Quelle masse monétaire introduire dans un système d'Economie Utile. Jean-Benoit Ardoin, Rapport technique n
017. ISEN, Université de Nautia, Talamanca, RFV de Nautia, mars 2003.
[7] Note interne de l'ISEN, Université de Nautia, Talamanca, RFV de Nautia, avril 2003.
[8] Entretien privé avec M. Lalande, Docteur en applications informatiques à l'ISEN, Université de Nautia, Talamanca, RFV de Nautia, avril 2003.
[9] Référendum sur l'Economie, Parlement nautien, mars 2003, Talamanca, RFV de Nautia.
Questions
Anthony LeJazzeux Principe 1bis : qu'est-ce qu'une structure économique ?
Une structure économie est une entité imprécise qui peut aller du citoyen (en tant que participant au système économique, et non comme entité politique), à l'entreprise, jusqu'au implication étatique dans l'Economie (entreprises nationalisées principalement). En gros, l'entité économique est tout personne physique ou morale, dotée d'une possibilité d'échange monétaire, offrant un produit ou un service, ou l'achetant.
Anthony LeJazzeux Qu'est-ce que cette utilité qui doit être démocratiquement décidée ?
L'utilité ne concerne pas directement une entité économique mais les produits et services offerts par ces entités. Le but est de déterminer de façon démocratique si un service ou un produit est utile pour la communauté ou non. S'il est difficile de cerner précisément ce qui, d'un point de vue individuel, motivera la décision, on peut penser que seront pris globalement en compte la culture nationale, l'histoire de la nation, l'histoire personnelle de l'individu, les rapports entre individus, la direction politique de l'Etat... Par exemple, je mets quiconque au défi de me montrer l'utilité d'une arme à Nautia, nation très pacifiste, antimilitariste, et qui s'est plusieurs fois exprimée contre tout introduction d'armée ou de gardes sur son territoire... Si l'on soumet cette question aux nautiens (du moins aux actifs), il peut y avoir des erreurs d'aiguillage qui dure souvent peu longtemps (cas Muller ou Briaxis)), la réponse sera nette : "non une arme n'est pas utile à Nautia" !! Donc exit les entreprises de production d'armes diverses et variées.
Reste que je suis un farouche défendeur du principe 1 qui interdit la production de produits virtuels et fixe arbitrairement les activités utiles !! Meme si son application est aujourd'hui inimaginable à Nautia, seul pays pouvant à court terme choisir un système utile.
Anthony LeJazzeux Corrolaire de l'Economie Utile : quelles sont les pistes envisagées pour restreindre la masse monétaire ? Que pensez-vous de la "règle du K" adoptée dans les pays simulationistes ?
Pour savoir les idées pour restreindre la masse monétaire, je vous invite à lire mon rapport technique n
17 de l'ISEN qui n'est valide que pour Nautia. Cette masse monétaire dépend d'un répartition théorique de la richesse des citoyens, de la valeur d'une bouteille de Chaby Preums, et de la part des richesses détenues par les citoyens.
Ne connaissant pas cette "règle du K", je viens de faire des recherches sur les principaux systèmes économiques micromondiaux (Orion, Krassland, Ys, CSH, Kloho, Syldavie, Krausserstein, Aldden). Aucun de ces états, dans les explications des systèmes économiques, cette règle n'est jamais explicitement citée, ce qui me fait douter à la fois d'une définition claire et précise de cette règle, mais aussi de son adoption si unanime.
Comment fonctionne aujourd'hui la plupart des économies : Globalement, chaque entreprise produits des points (MP), qui sont transformés (PE, PA, PP) pour se transformer en monnaie ( de façon indirecte). L'entité économique de base est donc l'entreprise (ce qui est une bonne chose, le nombre d'entreprises reflétant l'activité économique de la nation), le plus souvent pondérée par le nombre de citoyens qu'elle embauche (symbole de l'activité des citoyens dans le système économique -> là aussi bonne chose). Ce qui me plait moins, c'est que la masse monétaire n'est souvent ni minorée, ni majorée : Aucun système ne précise si de l'argent peut sortir d'une manière ou d'une autre du système. La masse monétaire croit donc globalement en fonction du temps (et non en fonction du nombre d'entreprises ou de citoyens), ce qui aboutit forcément à une thésaurisation qui est source, à mon avis, de la baisse d'intéret à moyen terme de tout système économique virtuel.
Un exemple flagrant est le Krassland qui a limité (à la mode à l'époque) sa masse monétaire en fonction du nombre de citoyens à chaque instant (donc avec possibilité de retrait d'argent du système) [décret 002 du 20 septembre 2001 - 15000 Gulbars par citoyen, on peut s'interroger sur la définition de ce montant, sans doute complètement subjective, et sur l'importance de cette somme...]. La loi 26 de 2002 sur l'inaktivité rend ce décret caduque puisque les montants des comptes des personnes démissionnaires (rares) ou inactives sont désormais versé à la BNK, donc ne sortent plus du système.
Ys a d'un autre coté failli résoudre ce problème en permettant l'achat de points d'Yssité, (certes indirectement par le biais d'achat de biens), qui aurait permis de facilement faire sortir de l'argent du système, en "transformant" les Yris en points par exemple.... Mais le système économique yssois est très intéressant, à mes yeux beaucoup plus que les systèmes plus réalistes plus répandus car il sort est basé sur une culture micromondiale et non sur un simulationisme du monde réel (on peut aussi citer à un moindre niveau le Krassland qui se défend bien sur ce thème).
Notons aussi le Krausserstein qui limite l'entrée d'argent dans le système mensuellement mais pas globalement (PA+PE+MP=50*citoyens au maximum par mois).
Historiquement, la question de limiter les masses monétaires globales se posent depuis longtemps dans la plupart des pays (échec du SEM en 2000 du essentiellement à ce point problématique). Cette question ne se posent cependant pas avec la meme insistance dans tous les pays, le système économique n'ayant pas le meme but dans tous les pays : si on compare par exemple Nautia et le Krassland, au Krassland, l'économie est presque la base de la cohésion nationale et l'enrichissement est quasi obligatoire, d'où un moindre intéret de réduire la masse monétaire, tandis qu'à Nautia, l'Economie n'est vue que comme un point supplémentaire d'intéret pour discutter, d'où une nécessité forte de limiter la masse monétaire pour rendre atrayante et essentielle ces discussions. C'est d'ailleurs de mon point de vue la principale raison de l'échec de l'économie nautienne fin 2000 : l'économie avait perdu tout son intéret car la masse monétaire avait tellement augmentée que tout le monde s'était enrichi sans ressentir en cela une réelle utilité (UTILITE -> Economie Utile). Le Consulat nautien est d'ailleurs de mon point de vue responsable de cela en refusant toute définition stricte, aussi imparfaite soit-elle, de la masse monétaire (mythe du "trésor caché au fond du jardin du consul"). C'est principalement sur ce thème que s'est développé l'Economie Utile, et c'est un point fondamental dans cette théorie.
Anthony LeJazzeux Principe 4 : les échanges d'argent entre individus seraient-ils autorisés ? Si oui, quelle est la différence avec un salaire périodique ? Si non, quelle(s) circulation(s) monétaire(s) serai(en)t autorisée(s) ?
Oui, tous les échanges sont autorisés, tant qu'ils correspondent à un échange de service réel. Par contre, les salaires périodiques sont interdits (principe 4). En gros, il est interdit de payer quelqu'un pour sa fonction mais il est possible de payer quelqu'un pour un travail résultant de sa fonction. Echappe cependant à cette règle les "hauts fonctionnaires" dont on ne peut en pratique pas évaluer quantitativement le travail. A Nautia, il pourrait s'agir du COnsul, des questeurs, voire des proconsuls, proquesteurs ou président de l'Université, tous payés par l'Etat.
Un exemple est sans doute plus simple à appréhender. Je suis rédacteur en chef d'un journal (JB News). J'ai une associée (Melle Calie Coopman) qui écrit des articles régulièrement. Je n'ai pas le droit, dans un système d'Economie Utile de dire "Melle Coopman est recrutée comme journaliste à JBNews. Elle touchera 150 Francs Virtuels (FV) par mois pour ce travail". Par contre, je peux dire "Melle Coopman est recrutée comme journaliste à JBNews. Elle touchera 20FV par article écrit, 10FV par brève, et 30FV par autre rubrique originale". Elle touche à ce moment là non plus un salaire périodique du à sa fonction, mais des salaires dus à son travail induit par sa fonction.
A part la restriction des salaires périodiques, tout autre échange monétaire justifiable est autorisé.
Matthieu Duclos Quel est l'intérêt ludique de l'économie utile ?
L'Economie Utile a été développé dans un cadre bien spécifique pour répondre à un problème spécifique : en 2000, les nautiens ne s'intéressaient pas à leur système économique, parce qu'aucune contrainte ne le rendait intéressant : quand le consulat avait besoin d'argent pour financer un projet, il créait de la monnaie pour financer cela. Il n'y avait donc aucune discussion autours du budget de l'Etat, de choix budgétaire... qui peuvent rendre le système économique intéressant. Coté relations individus/entreprises, les nautiens n'achetaient aucun produit, parce qu'il n'y avait aucun intéret à le faire : pourquoi aller sur TRANSAC faire une transaction vers le compte de l'aéroport pour payer un soit disant trajet vers l'ile de l'ONV quand il suffit de dire qu'on y est allé !! Pourquoi aller faire des transactions monétaires pour payer une société vinicole quand il suffit de dire que la dernière cuvée de Chaby Preums est la meilleur que l'on a bu depuis plusieurs années... L'Economie induit des relations ex-lude très importantes qu'il faut prendre en compte : l'Economie ne peut marcher que si elle apporte quelque chose aux citoyens.
A Nautia, il y a eu un échec flagrant de l'Economie simulationiste. La question n'est pas de savoir si l'Economie Utile est plus ludique qu'un système simulationiste, mais de savoir si l'apport d'un système économique peut etre ludique. Personnellement, je pense qu'un système économique apporte du ludisme s'il apporte quelque choses aux citoyens... A Nautia les causes de l'échec sont identifiées, et l'Economie Utile apporte des solutions... Dans d'autres pays, la situation ne se pose pas de la meme manière !!
Pour Fabyus, fascyné par les entrées-sorties :
- le système des biens ne fait donc appel à aucune créatyon de monnaie ;
- en revanche, il en dyssipe : * les salayres ; * les coûts de transport ; * les frays en cambriolage ;
Pour l'observatoire économique, nous allons essayer de mettre en place le calcul de ces informatyons.
Par ailleurs, d'autres sytèmes produysent des entrées sorties : la pêche, les fiefs, la consommatyon de denrées péryssables. Pour la pêche, il faut voir avec Nykolaos d'Ophiccius. Pour les fiefs, il y a:
- créatyon de monnaie : les "recettes" des fiefs (et républiques autonomes) sont intégralement de la créatyon de monnaie. C'est là la source principale de créatyon de monnaie à Ys, qui est actuellement de l'ordre de près de 50 000 Y?par cycle. Toutefoys, cette somme pourrait baysser à l'avenir.
- dyssipatyon de monnaie : * les investissements des seigneurs ; (les salaires des régysseurs ne sont pas prys en compte car ils sont défalqués avant la créatyon de monnaie)
Marilyse Emphetuocle Vyce Doge - Conseyller à l'économie - Doge Honoraire http://emphetuocle.serenyssime.org
Une simple étude de cette page (http://clyo.serenyssime.org/Zoneartisanale/index.php) nous permet de travailler sur la répartityon des zones artysanales et du tyssu artysanal yssois.
- à Venys, deux chantiers navaux.
- sur l'île du Mont Pharys, un important pool de 5 ateliers automobiles, actuellement sous employés.
- à Athénapolys (Athys) : 3 ateliers de scultpure, 1 agence de voyage et 4 ateliers d'imprimerie. AYsforge : 6 ateliers d'ouvriers généralystes.
- à Arystopolis (Rhodysland) : 3 ateliers de caftanerie. A Gute en Berg : 2 imprimeries.
- à Minotaurys : 2 draperies ;
- à Néo - Papenchayse (Papenchayse) : 10 ateliers de joaillerie ;
- à Castyllon (Castyllon) : 10 ateliers de métallurgystes ;
- à Fortys (Emphetuocle) : 3 tysseries de tapys.
Où l'on étudie, comme c'est dit dans le titre, l'évolution économique du peuple Krasslandais selon les théories sur les étapes de la croissance économique etc.
Quand commence la société traditionnelle de notre peuple? Il y a bien longtemps, on ne sait pas. On a pas retrouver de trace de sa création, ni même du Krassland de ce stade économique, cela relève de la pré-préhistoire trop ancienne. En vérité, on date des objets tels que la charrue améliorée, ou les premières piles pour les expériences de physique, ou bien des choses encore, on en retrouve sur le site du Krassland il y a 2,5 millions d'années. Ce sont des objets qui correspondent, dans les civilisations ocidentales, à la phase de l'avant-démarrage, du début du XVIIIème siècle après Jésus Christ pour l'Europe. On voit déjà l'avance technologique des ancêtres de krasslandais. Mais par manque d'espace, de ressources donc de capacité de production, le démarrage se fit attendre plusieurs centaine de milliers d'années, malgré la technique déjà acquise.
La science krasslandaise fut toutefois toujours avant gardiste: ainsi on retrouve sur le site de Krossette, il y a 35000 ans (voyez la thèse à la fac de lettre illisible) les premiers prototypes de tout un tas d'objets qui n'ont été imaginés dans les autres pays que depuis le XVIIIème ou XIXème siècle même. Mais là encore, par manque de capacité de production, il ne sont restés que des prototypes à unique exemplaire.
Le démarrage commence il y a 600ans environ. Découverte de la machine à KO2 par Isaak Newton Von Gotlib (cf. les études publiées à Krasstadt aux facs d'histoire et de sciences non-fondamentales), utilisée dans l'industrie ferrovière naissante, elle permit la révolution des transports, propre à ce stade de l'évolution économique. La machine à KO2, par la combustion de tout ce qu'on met dedans, fournit d'une part de l'energie mécanique, et d'autre part de la pollution, une pollution qui était nouvelle pour l'époque et qui a agréablement surpris la population, dont le bonheur s'est beaucoup accru pendant cette période.
Après le démarrage, qui, pour ceux qui n'ont pas suivi la leçon précèdante, dure quelques décennies seulement, commence la marche vers la matrité. Cette étape a été freinée, au Krassland, par, il faut reconnaître qu'il y en a eu, des gouvernements rétrogrades et immobilistes, aussi dura t-elle plusieurs siècles.
Ainsi la phase de consommation de masse ne peut commencer qu'après la révolution, vers 1800 (dont l'histoire est racontée par M. Krassnzz dans notre fac d'histoire), et le retour de la démocratie. Mais la consommation de masse est perçue différemment par nos citoyens : bien qu'hyperproductiviste, le pays ne fournit pas beucoup de bien de consommations par rapport à ce que connaît l'occident aujourd'hui; en effet les citoyens chez nous sont sensés être heureux par leur travail et par la pollution qu'il produisent. Voilà pourquoi il ne semble pas, à première vue, que les Krasstadtois connsomment en masse, comme des citoyens bien riches. Ils n'en ont pas besoin, ils se repaissent avant tout de leur pollution. En même temps que florissait l'industrie, une Bourse fut construite au Krassland. Le culte du profit, déjà présente de tout temps au pays, allait prendre des proportions gigantesques grâce à la spéculation boursière et l'exploitation de plus en plus féroce des ouvriers, exploitation accrue grâce à l'organisation scientifique du travail, en 1820. On peut choisir cette date comme point de départ symbolique de l'étape suivante, la société de marché, au Krassland.
J'ai écrit que la civilisation de la pollution commence il y a 150 ans environ, donc vers 1850. En effet à cette époque , le culte de la pollution, tel ce qui est arrivé au culte du profit quelque decennies auparavant, prenait un aspect formel, les élites du pouvoir politique, en accord avec les patrons, écrivirent la Charte de la Pollution en 1855 (le texte est à la fac de droit à Krasstadt). Cela souleva un grand enthousiasme chez la population, dont le bonheur s'est beaucoup accru pendant cette période. Pour la Chartre de la Pollution, en vérité, elle existait déjà implicitement bien avant, aussi est-elle inconsciemment admise dans tout l'Occident aujourd'hui, l'occident hypocrite qui ne veut pas se l'avouer, mais qui est en passe d'atteindre notre stade de la civilisation. Tous les principes de cette chartre sont appliqués là-bas, mais les occidentaux schizophrènes veulent continuer à se persuader du contraire, ainsi que je démontre dans ma thèse "la pollution, une valeur krasslandaise", à la fac de philosophie de Krasstadt, l'incohérence de leur comportement. Mais patience : le réveil des consciences gagnera peu à peu ces peuplades barbares, et on peut espèrer que la chartre, que Krasstadt et le Krassland sont les seuls pays a avoir signé pour le moment, sera ratifiée par une soixantaine d'autres pays(qui sont actuellement en société de marché) d'ici 50 ans.
Reprenons après cette disgression : ce qu'il s'est passé, concrètement, c'est que la populace a pris conscience de sa force en 1855, a cessé ses querelles internes, s'est mise dans un magnifique ensemble à travailler pour produire le maximun de pollution (ce qui n'a pas empêcher l'élite pensante de continuer ses querelles, son gaspillage et sa corruption, car tout cela fait partie du Krassland Spirit). Toute la population vivant dans une même volonté de tout polluer, de salir, de souiller, c'est cela la civilisation de la pollution. Ce n'est pas que la pollution n'existait pas avant, ni que les citoyens ne s'y complussent pas, simplement, il se mirent en coeur à partir de cette époque pour la produire, et grâce à ça il y en eu beaucoup plus.
Comment ce fait-il que les Krasslandais fussent tant en avance sur le reste du monde pour leur croissance économique, des millénaires entiers? J'ai une explication qui peut paraître satisfaisante : ils avaient, en plus de capacités intelectuelles supérieures, le goût de la pollution. Il faudra attendre plusieurs decennies pour les autres peuplades avant qu'ils acquierent ce goût et accèdent à la civilisation de la pollution comme nous. Donc, les krasslandais étaient motivés plus que les autres pour accèder à ce stade qui leur convient le mieux. De même que les Anglais furent les premiers à connaître le démarrage économique bien avant tout le monde (sauf nous) parce qu'ils avaient l'amour du profit, du libéralisme, les krasslandais furent motivés par leur amour particulier de la pollution (qui doit être génétique et vient de l'environment local) et aidés par leur intelect et leur alliance avec les dahus, et voilà comment on explique l'évolution mieux d'après le commentaire de M.Dada. Aussi la tradition vient souvent empêcher le progrès technique (et donc l'industrialisation) et social, ici notre tradition, qui est déterminée dans notre psychisme par nos gènes,est de nous industrialiser. Cette industrialisation est le fruit de plusieurs millénaires de travaux, en vérité. La vonlonté (d'être dans le stade de la civilisation de la pollution) alliée à l'intelligence surtout, et le temps pour construire, nous a permit d'accéder en premier au stade ultime de l'évolution économique, bien avant tous les autres peuples.
Qu'est-ce que la croyssance économique? Comment l'observer? Je vays essayer d'expliquer simplement ces questyons.
Dans une économie réelle, on consydère que la croissance est l'augmentation, d'une année sur l'autre, de l'ensemble des bien et services produits (et vendus) dans une économie. On l'expryme en pourcentage. Ainsi, si l'on produit pour mille bibelots de dans un pays une année, et que l'année suivant on en produit 1050 (de même qualité), on a une croysssance de 5% du Produit Intérieur Brut.
Tout se complique quand on considère que l'économie produyt autre chose que des bibelots en verre, et qu'il faut un moyen de mesure pour comparer la production de bibelots en verre avec, par exemple, la production de bibelots en cuivre. Ce moyen de mesure est l'argent... La monnaie est une convention acceptée par tous les acteurs d'une économie parce que c'est bien pratique. Si l'on avait pas de monnaie, le moyen d'acquérir un objet ou un service auprès d'une entreprise ou autrui serait soit le vol (nous aurions une anarchie où rien ne peut se développer), soir le troc équitable. Dans les cyvilisations humaines, le modèle économique du troc a rapydement montré ses lymites, ses partysans ont été dispersés, ses théoriciens mis au ban de la communauté des économystes, et les thèses défendant ce système furent utilisées pour le chauffage.
Mays pour qu'une monnaye ait une fonction, yl faut que le système repose sur la confyance. Il faut que les gens soyent sûr de pouvoir échanger leur bout de papier ou de métal à priori sans valeur contre quelque chose quy en a. Si la confiance s'effondre, que les gens s'aperçoivent ou s'imaginent qu'ils ne pourront pas échanger leur monnaie contre objet, ils en reviennent aussytôt au troc.
Revenons-en à notre exemple : si la production de 100 bibelots en cuivre de 10Y?chacun a augmenté de 5% d'une année sur l'autre, celle de 200 bibelots en verre de 5Y?a augmenté de 20%, on calcule que l'augmentation du Produit Intérieur Brut est de 8%.
Il nous faut introduire un autre terme, l'inflation. C'est l'augmentation, en %, de la masse monétaire, c'est-à-dire la quantité totale d'argent en cyrculatyon. Depuis que Ys a supprymé (espérons-le) l'inflatyon permanente, voire la création d'argent ex nihilo, on peut considérer que l'inflation est nulle, ce qui simplifie nos considérations.
Le pouvoyr d'achat est la quantité de biens et services que l'on peut acheter avec le salaire moyen. Si le prix des produit augmentent et que les salaires stagnent (et donc probabalement la masse monétaire stagne), le pouvoir d'achat diminue.
Dans le cas de notre économye sans ynflation, on montre facilement cette égalité : pourcentage de croissance du pouvoir d'achat = pourcentage de croissance du PIB, une croissance économique se traduit forcément par une augmentation du pouvoyr d'achat.
Un ymportant problème se pose à nous : sachant que les entreprises dans notre économye virutelle peuvent mettre en vente autant de produits qu'elles veulent et en quantité illimitée, comment calculer l'augmentation de la productyon, c'est-à-dire du PIB ?
Alors que l'inflation permanente a été abolie, les salaires amputés, l'argent pleut moins du ciel et les gens seront un peu plus ragardant sur les marchandises qu'ils achètent, la concurrence sera plus rude entre les entreprises. Mais leur survie n'est pas en jeu dans la mesure où elles n'ont pas besoin d'argent pour créer leur produit. Et c'est là qu'il y a probème et impossibilité d'établir un système qui permette, entre autre, d'avoir un PIB à mesurer. Dans la réalité, les entreprises doivent partir de matériaux, d'achat à d'autres entreprises avant d'avoir un produit ou un service à vendre. Ici, rien ne les empêche de créer à leur guise. C'est pourquoi je propose encore qu'elles devraient payer un tribut à l'Etat, dont on dira que c'est lui qui fournit les matériaux pour fabriquer le produit, en plus de lui offrir une place sur le marché. Ce tribut peut être par exemple deux fois le prix du produit.
À ce moment, la survie des entreprises serait l'objet d'une lutte (mais pas trop âpre), il s'agira de vendre ses produits pour rembourser ce qu'on a payé à l'état. Pour cela, il faudra qu'il soit d'une bonne qualité, et cela dépend du talent de l'entrepreneur.
Nous avons simplifié là notre économie en négligeant les denrées périssables (qui pourront être prochainement supprimées) et la pêche. On peut dire que la pêche représente globalement un mouvement d'argent de l'Etat vers les citoyens et est une forme de salaire pour ceux-ci. La comptabilisation du nombre de poissons et son taux de variation d'une année sur l'autre peut être considéré comme une croissance du PIB (ou plutôt, je propose de considérer dans notre cas des croissance mensuelle). Les citoyens gagnent donc de l'argent par dyfférents moyens, et yls peuvent en accaparer au dépend de l'état qui ne peut en créer ex nihilo, lequel peut se retrouver à sec. C'est pourquoy il fallait un impôt avec taux important, comme je l'avays proposé il y a un moys, mais ça n'a pas été fait.
Heureusement, si le nyveau du compte de l'état est trop bas, yl devient un devoyr pour le conseyller à l'économie de décréter un (comme il peut en faire à se guyse), voire plusyeurs, prélèvements d'impôt pour reremplir l'estomac du Léviathan, aynsi il ne se vyde jamais.
réponse de Zoé Tinùviel La croissance ne doit pas être déterminée par rapport aux biens produits, mais par rapports aux biens vendus.
Dès lors, les entreprises peuvent, sans le moindre problème, mettre sur le marché autant de biens qu'elles le désirent, et vous pouvez, si cela vous amuse, calculer le PIB d'Ys et son évolutyon.
Fabius Tremblay Nous remercyons Zoé Tinuviel pour son interventyon, car honnêtement je ne savays pas, suyte à ce que j'ai écrit, comme mesurer la croyssance. Je vays réflechir s'yl ne se posent pas de dyfficultés pratiques.
Yobasta d'Arabysse Quelques remarques sur la questyon de croissance et surtout de coùt de productyon
Cher Zoé Tinùviel, Fabyus Tremblay a byen antycipé votre remarque, puysqu'il avait déjà parlé de cette délycate question de la composition de la croissance. N'en demeure pas moyns que la problématique reste entyère.
En effet, produyre des marchandises, fussent-elle unyques ou de base, n'est pas un problème, tout un chacun pouvant ouvryr une entrepryse. En ce cas, il a rayson: le PIB doit être calculer sur la base de la consommatyon.
Je pense que Fabyus Tremblay a rayson de soulygner l'absence de coùts de productyon. Sans doute faudrait-il introduyre une taxe spécyale sur les entrepryse, quytte à en faire un sujet de débat polytique, ce qui n'est pas inyntéressant pour le roleplay..
De même, nous pourryons introduire une sorte de "coùt de vie", ydentique pour tous-tes. Ou mettre sur pyed un système de "points de vie", (mais c'est complyqué..) qui boosterait la consommation de byens de première nécessyté, nourryture, boyssons (Hyps). Car ma foy, moy qui vyens d'arryver en Ys, je trouve la vye plutôt facyle à vyvre, je peux ne ryen dépenser et vendre de la marchandyse $$$$$$$
On pourrait ymaginer une sorte d'ympôt sur l'exystence, proportyonnel au trayn de vye.
En tous les cas, il est urgent de détermyner un coùt de productyon au plus vyte. Voyla j'ai parlé.
Il s'agit mayntenant de trouver un moyen de mesurer la Croyssance. Sachant que Nous remerçions Mme Tinùviel et M.d'Arabysse. Celui-cy propose notamment de taxer la productyon de biens, et moi-même me ralliai-je à cette thèse à un moment. Un tel système a par ailleurs été mis en place.
Reste à savoir comment mesurer le PIB et savoir comme il peut croître sans croissance de la masse monétayre.
Mais, réflechissons compagnons. Considérons un citoyen qui achète un objet auprès d'une entrepryse ou d'un citoyen, sans coût de production et sans impôt (ou avecdes taxes faibles), à peu près tout l'argent revient au chef de l'entreprise.
Celui-cy, en tant que consommateur, pourra à son tour acheter des objets à une autre entreprise. Dont le propriétaire gagnera de l'argent et pourra l'utiliser pour acheter quelque chose...
Finalement, les citoyens pourraient à chaque tour échanger une quantité illimitée de byens, si les gens passent leur temps à vendre et à acheter. Si on mesure le PIB en comptant la totalité des byens achetés, il peut alors être théoriquement ynfni, ainsy que le pouvoyr d'achat. Mays si rien n'intéresse les gens sur le marché, il n'achèteront rien non plus... Yl s'agira pour les entrepreneurs de fayre des produits les plus attraynts possyble.
Quelques remarques :
- le volume des biens achetés restera faible, ce qui a des conséquences. On pourra très bien enregistrer par exemple 10000 yris de biens vendus un mois et 9000 le mois suyvant, on concluera alors à une baisse du PIB de 10%. On peut quand même faire cette mesure de croissance mensuel, mays celle sur 6 mois ou sur un an sera plus pertinente. Elle traduira aussy le moral des yssois et/ou la créatyvité des entreprises. On peut aussi supposer que les gens achéteront de plus en plus d'un tour sur l'autre, voyant que l'économie fonctionne, avec une frénésie toujours accrue et donc que la croissance ne connait pas de ces petites fluctuations négatives.
- ce système favorisera surtout les possesseurs d'entrepryse et vendeurs de biens qui commercerons entre eux de manière illimités, contrayrement aux gens comme moi qui vivent au dépend total l'Etat, en se justifiant en prétextant fayre des travaux à caractère scyentifique pour étudier le fonctyonnement de la société, et ont un salayre potentiellement finy.
- On pourrayt penser que la mesure du PIB par la quantité de byens vendus ne soit en fayt qu'une traductyon de la fluidité de l'économye. Comme il est écryt plus haut, il suffyt que les yssois achètent entre eux rapydement des produyts pour que le PIB augmente. Il est vray que plus les échange de byens, et donc d'argent seront rapydes, plus on consydera la croyssance de la productyon importante. Ou l'inverse. Bref, j'espère que ça ne pose pas de problème moral ymportant.
Reste à savoyr ce que les gourous du jeu et de l'économye en dysent.
Des problèmes apparaissent-ils ?(demande-je aux citoyens et à mes étudyants)
Yobasta d'Arabysse
Nous voila byen marrys...
Je crois que la présentatyon de chyffres relatifs au PIB ne doit pas nous aveugler: la questyon n'est pas de pouvoir présenter des statistiques, mais de règlementer le jeu et de fayre de celuy-ci le plus amusant possyble.
Je ne vois qu'un vray problème: qu'apparayssent des entrepryses bydon et que celles-ci se mettent à vendre pour des mylliers d'yris de marchandyses, au grès de leur appat du gayn. Si vendre pour myeux acheter ensuite est logyque, je me demande si nous n'entreryons pas dans un processus d'ynflation aux effets incalculables.... à creuser..
Enfyn, vous poser le doigt sur un gros problème (à moyns que la majoryté ne s'en accomode) : il faut choisir entre d'une part un jeu essentyellement culturel, avec ses délyres scyentifiques, et d'autre part une socyété courrant après la fortune. Personnellement, je trouve yntéressant de s'accomoder d'une part des deux, hystoire d'attyrer peut-être plus de monde..
Marilyse Emphetuocle, conseyller à l'économie
Ma posityon dans ce débat est assez claire : les règles économiques que le Conseyl des Portes a myses en place, au même titre d'ailleurs que les précédentes règles, ont un objectif prioritaire : développer les interactyons entre les citoyens sur la lyste. Les précédentes règles mettaient l'accent sur un travail plus solitaire, et suposayent que le Conseyl des Sages (le "gourou", en tremblaysien) fassent un travail qu'il n'a pas fait en pratique : accorder régulièrement des points d'yssité en fonctyon de la participatyon de chacun.
La suppressyon des points d'yssité (effective depuys hier !) et de statuts (à venir très prochainement) devrait résoudre les problèmes à cet égard. Désormays, l'argent servira de seule variable d'évaluatyon.
Contrairement au système précédent, l'accent est mys, dans ces règles, sur le développement des interactyons, sur la concurrence entre acteurs économiques et sur leur coopératyon.
Par exemple, la créatyon d'entrepryse supposera souvent des accords avec d'autres personnages plus anciens, pour trouver le capital de départ nécessayre à l'achat des infrastructures de départ et au salaire des premiers moys. Il faudra aussi trouver des accords avec un arystocrate ou avec l'Empyre s'il n'y a pas de zone artysanale adéquate... Bref, l'ydée est de faire en sorte que la productyon de produit n'enrichyssent que ceux qui se donnent la peine de dyscuter avec les autres et de trouver des accords avec eux.
C'est la même logique qui présyde la gestyon des fiefs : les arystocrates doivent échanger, coopérer ou lutter les uns contre les autres, pour gagner plus.
Cecy dit, je dyscerne dans les débats de MM. Tremblay et Arabysse une méconnayssance totale du futur système sur les biens, que je vays encore une foys exposer :
- l'entrepreneur qui désyre créer un produit devra dysposer pour cela d'un (au moins) emplacement dans une zone artysanale.
- ces zones artysanales sont créées par les seigneurs (ou par l'Etat), qui déterminent leur domaine de productyon (imprimerie, mécanique automobile, draperie...) et comprennent un nombre limité d'emplacement.
- une foys l'emplacement acquys, l'entrepreneur doit quel produit il entend produire dans cet emplacement (formulaire en préparatyon).
- il devra également embaucher des salariés (et les payer !). Les salaires des ouvriers de la zone sont fixés par le seigneur. De leur niveau dépendra en partie l'efficacyté du travail : en déçà d'une certaine somme, il sera difficile de produire beacoup. Selon leur domaine de productyon (imprimerie, etc.), les ouvriers produysent plus ou moins de produits. Par exemple, à l'heure actuelle, un ouvrier imprimeur produyra 8 posters à lui seul par cycle économique. Mays, un ouvrier mécanycien automobile 0, 3 voiture par cycle. Produire une voiture supposera donc d'avoir au moins 4 ouvriers.
- à chaque cycle, on détermine la quantité produite de chaque emplacement. Elle dépendra de la productivité des ouvriers (dont on a vu qu'elle dépend de leur salaire et de leur domaine de productyon). Les produyts sont ainsy mys en vente et peuvent être achetés. Concrètement, par exemple, imaginons qu'il y ait cinq posters de produits, ils s'ajouteront à ceux qui existent déjà. Si un citoyen vient acheter un poster, la quantité en vente diminuera d'une unité, tout cela est évident.
- le prix du produit n'est pas libre (c'est là que ça se corse !). Il est fixé par le Doge. Et cela en fonctyon de critères qui sont apprécyés par celuy-ci, dont notamment le caractère yssois du produyt, l'intérêt du produyt sur le marché, la qualité de la descriptyon du produyt, l'esthétique, l'exystence ou non d'un site Internet. Le prix du vente du produyt sera également plus ou moins relevé en fonctyon du nombre d'ouvriers nécessaires pour le produire (quand même !).
- par conséquent, la rentabilité d'une affaire est soumyse à deux condytions : * une condytion immédiate : le coût du produit doit être inférieur au prix fixé par le Doge. Sinon, le produit n'est pas rentable pour l'entrepeneur. Par conséquent, les entrepreneurs auront intérêt à définir des produyts intéressants, yssois, avec un site derrière, etc. * une condytion à plus long terme : avoir des clients. Car les coûts seront prélevés AVANT toute vente. Toutefoys, normalement, vu la quantité d'argent injectée dans l'économie, notamment par les fiefs, et les incitatyons fyscales assez forte, cela ne devrait pas poser de problème. L'Etat mettra du reste en place des contrats de garanties et d'assurance pour les entrepreneurs.
Il n'y a donc que peu de rysques de voir fleurir des entrepryses qui ne produysent pas grand chose et empocheraient des sommes considérables.
Fabyus Tremblay
Héheu ...moi, on m'a demandé de trouvé un moyen de calculer le PIB. On peut garder le système de la somme des objets produits, non? Nous dirons que peu importe que cette productyon soit en déphasage avec les offres d'achat. Du productivysme à outrance, il n'y a que ça de vray. Et sy on a trop de machandyses, l'Etat en achète pour fayre des potlach rituels. Non?
Maltys d'Ysville
Je doys dire, Monsyeur Tremblay, que c'est toujours un playsir pour moi que de lire vos longues dyssertatyons, le soir, pendant mon bain, et avec une bonne pipe.
Je trouvays intéressante l'idée de calculer synthétiquement la santé de l'économie yssoyse, et de manière plus générale celle du jeu. Cela permet des comparaysons, des évaluatyons tangibles pour ceux qui nous gouvernent. J'avays proposé, sur la lyste du RAYS, il y a longtemps déjà, la myse en place d'un "indyce" ressemblant un peu au vôtre. Il s'agyssait de calculer hebdomadairement la variatyon du nombre d'objets produits (et donc définys et validés). Un indyce favorable équivalait environ à une productyon minimale de troys biens par semaine, ce qui est excessyf, au passage.
Cependant, un tel indyce ne saurait mesurer la vraie richesse d'une natyon virtuelle : qualité des objets, des messages, des joueurs avant tout. La quantité joue un rôle, bien entendu, mays ce rôle reste à mon avys mineur. La quantité commence à jouer un rôle une foys que la qualité est établie. Donc si nous voulons mesurer la réussyte d'un gouvernement, par exemple, il nous faut renoncer à des formules mathématiques et s'en remettre à notre jugement éclairé.
Trouvons directement un outil plus ludique : mettons que le PIB est lié aux exportatyons de l'Empire, très porté sur le luxe, l'art et l'artysanat raffiné, comme chacun sait. Admettons donc que l'Empire exporte beaucoup et n'importe presque rien.
Suivons réellement le cours du Dollar US. Si le Dollar est faible face à l'Yris, notre économie en pâtira (les Abéricains hésyteraient à acheter yssois). Le petit jeu du Conseyller à l'Economie consysterait à rattacher l'Y?à une monnaie intéressante.
Exemple : on admet au départ 1 Y?= 1 ?, et donc 1 Y?= env. 1, 2 US$. Le gouvernement choysit de rattacher l'Yris à l'euro. Si l'?baisse, l'Yris aussi et notre richesse augmente. Concrètement, les revenus des arystocrates et de l'Empire augmentent. Mettons que ces revenus, chaque moys, subyssent une variatyon supplémentaire équivalant à la variatyon du taux de change $ / Y?. Les revenus des terres augmenteront de 6 % si l'Yris a perdu 6 % face au dollar, par exemple.
Si l'euro augmente face au dollar US, il s'agira pour le Conseyller de rattacher l'Yris à une monnaie plus favorable, par exemple le yen ou le dihram marocain, et ce par le biays d'un communiqué public. Par exemple, l'euro augmente à 1,5 $, ce qui s'apprête à être une catastrophe pour les fiefs ; sachant que l'euro vaut aussi 10 dihrams, on rattache l'Y?au cours de dihram. Au bout de deux semaines, le dihram perd 10 % face au dollar : l'Yris passe de 1,5 US $ à 1,35 US $... les fiefs auront une perte minimysée. Un bon gouvernement serait donc un gouvernement qui suivrait le cours du dollar.
Bref, que l'on s'amuse sans cependant ne jurer que par l'activité des joueurs.
James-Honoré Maltys d'Ysville.
Dans son livre "les étapes de la croissances économiques"(1960), W.W. Rostow décrit l'évolution des pays comme suivant le même modèle: la socièté traditionnelle, l'avant-démarrage économique (permit par de "nouvelles fonctions de productions de l'industrie et l'agriculture", au début du XVIIIème siècle pour l'europe), le démarrage (dure trois décennies au plus, par exemple pour la France ce fut entre 1830 et 1860), la "marche vers la maturité"(alphabétisation, industrie florissante...) puis enfin l'ère de la consommation de masse, qui est l'étape ultime. Ce livre a été abondamment commenté, la théorie a servi de modèle pour l'aide aux pays en voie de développement.
Mais ce que Rostow ne savait pas quand il a érit le livre, c'est ce qu'il y a après la consommation de masse, il disait que c'était l'étape ultime, ce crétin.
En vérité, tandis que les citoyens continuent à consommer en masse se développe la société de marché dans le pays (depuis environ 1975 au Etat-Unis et au Japon, 1985 en Europe occidentale). La spéculation boursière se développe et prend une place prédominante sur la vie économique du pays, le pays se "déshumanise", car les actionnnaires passent avant tout et absolument tout prend une valeur marchande ou boursière, même les vies humaines. Tout peut être considéré comme une marchandise. Tandis que la pollution connaît, avec la production industrielle, la spéculation et la consommation, une croissance exponentielle dans les pays industrialisés, le dérèglement des marchés permet de maintenir dans le sous-développement le tiers-monde et de l'exploiter, malgré la bonne volonté affichée des pouvoirs démocratiques. Et la spéculation boursière commande tout, enlève toute valeur réelle aux marchandises et aux actions même, comme l'a montré le crash de 1987, les conséquences de erreurs et manigances de quelques grands capitalistes sont subies aussi par les travailleurs. L'on voit aussi ce fait quanon regarde comment sont fixés les prix des produit agricoles du tiers-monde comme le café ou le cacao : avec une abstraction totale des conditions de travail de ceux qui les produisent. La société de marché, c'est donc la dictature de l'actionnariat. Les riches investissent et sont de plus en plus riches par les dividendes et les plus-values qu'ils touchent, ils détiennent les capitaux et par ce fait comptent avant tout dans la vie des l'entreprises. Par exemple, pour les actionnaires de Marks et Spencer, qui avaient fait un exellent placement, les dividendes versées en 2001 étaient supérieurs au centuple de ce qu'ont touchés ensemble les ouvriers virés comme prime de licenciement. On peut admirer la fermeté inconditionnelle et le courage des patrons de cette entreprise, qui en les virant ne se sont pas laissés impressionnés par le nombre de gens qui auraient pu leur en vouloir, en même temps qu'ils arrivèrent à maîtriser et juguler leur mauvaise conscience. Et d'ailleurs, si les actionnaires, pour lesquels la joie est aussi le profit, n'avaient pas eu la garantie d'être si bien rémunérés grâce à cette opiniâtrité des patrons, ils n'auraient JAMAIS engagé leur capitaux pour que l'entreprise Marks&Spencer puisse être fondée et puisse se développer, et les ouvriers n'aurait jamais eu l'emploi qu'on leur prêta. Dans la société de marché, désormais mondialisée, grâce au prix bas des transports, on peut faire circuler les marchandises et les matières premières facilement; au début beaucoup des matières premières et des produits manufacturés de base (à faible valeur technologique) viennent de l'exploitation des travailleurs des pays du tiers-monde. Les citoyens des démocraties riches, ayant malheureusement une certaine conscience du mal, peuvent heureusement ignorer cette misère, parce qu'elle est loin (les bas prix des transports permettent de les faire loi), et parce qu'ils sont bien abrutis par la publicité qui est un exellent anesthésiant pour la conscience et même la pensée en général. C'est avec incrédulité, indifférence ou résignation qu'ils acceuillent ponctuellement des informations selon lesquelles des produits qu'ils consomment à bas prix poviennent en grande partie de l'exploitation des pays pauvres (et des pauvres de leur pays), de l'étranglement des fournisseurs et de la pressurisation des travailleurs auxquels procèdent leurs entreprenantes firmes multinationnales. Des firmes dont on ne voit ce qu'on peut reprocher, leur siège social fonctionne très bien, tout le monde y est bien payé bien heureux, des sièges qui montrent la puissance économique du pays.
Les travailleurs des pays pauvres sont sous-payés, et pourtant certains objets fabriqués par eux sont vendus très chers. C'est qu'avant d'être affiché dans un magasin occidental, un produit manufacturé de base peut gagner une grande valeur marchande en lui ajoutant un petit logo de grande firme. Aussi Baudrillard explique dans son oeuvre que l'individu veut être reconnu uniquement par les objets qu'il possède, et peut mesurer son bonheur grâce aux biens qu'il détient et arbore. Alors avoir et afficher un bien dont la publicité, diffusée par les mass medias, a montré et imposé le logo dans l'inconscient de tous et de chacun sera particulièrement valorisant pour l'individu, qui veut ensuite l'acquérir pour un prix même exagéré. C'est ainsi que par la publicité, des entreprises rajoutent une valeur totalement virtuelle, si ce n'est qu'elle représente la publicité. Entre le prix de production, du transport, de la publucité, et le prix de vente, les dirigeants de l'entreprise apposatrice du logo et les actionnaires empochent la marge, qui est rarement mince. C'est un exemple du fait que la société de marché crée des valeurs virtuelles, qui sont d'ailleurs des moteurs de l'économie occidentale, ainsi que le gaspillage est selon Baudrillard un moteur de l'économie depuis l'ère de la consommation de masse. Des valeurs qui font faire du profit et donc la joie des capitalistes.
Mais nous avons fortement dévier du sujet en décrivant cette merveilleuse société de marché, revenons aux étapes de la croissance économique. La phase ultime semble être, après la société de marché, la civilisation de la pollution. Les Etats-Unis sont passe d'y accéder. Mais cela se fait progressivement, elle s'amorce dans la société de marché (depuis environ 1990 au Etats-Unis). Dans la civilisation de la pollution, toutes les forces du pays s'accordent à polluer, et même quand tous les pays auront atteint ce stade, la paix sera universelle sur la terre, car toutes les nations et tous les humains s'accorderont à produire toujours plus de pollution. À ce jour seul le Krassland et Krasstadt ont connu ce stade parfait de l'évolution de la société. Tout ce qui a été bien dans les précèdants stades sont conservés dans la civilisation de la pollution: l'inégalité voulue de la société traditionnelle, la pollution de la société de le consommation et de l'économie de marché; l'exploitation, le culte du profit vient de l'époque du "démarrage", de phase de la maturité et de la socièté de marché, la démocratie. C'est pourquoi les valeurs de Krasstadt, qui sont celles de la civilisation de la pollution, sont supérieures aux autres, et que les krasslandais rejetteront l'idée de revenir en arrière en diminuant leur pollution. Il est vrai aussi que souvent dans l'histoire les premier pays avant-gardistes pour de grandes idées furent combattus par leus voisins, comme par exemple la France après sa révolution en 1789, mais ces idées sont dans le sens des forces de l'histoire et finissent par triompher chez les autres nations. Bien que même les patrons occidentaux préfèreraient ne pas polluer (si cela ne changer rien à leur activité ni à leur profit), la civilisation de la pollution est en marche dans les pays occidentaux. Il leur reste uniquement à modifier la conscience des citoyens des démocraties pour qu'elles soient parfaitement compatible avec ce stade où l'humanité pourra durer éternellement en paix et dans la même communion de la pollution. Pour le moment, rien ne semble indiquer qu'en occident, polluer apporte le bonheur (même au Etats-Unis), au contraire. Mais on peut être sûr que quelque chose dit, dans les pensées profondes des citoyen, que la pollution est bien et utile, il faut que cette idée vainque cette tare qu'est ce qu'on pourrait appeler "la mauvaise conscience écologique". Mais attention : de même que le communisme est une maladie de la phase de transition selon Rostow, les mouvements écologiques peuvent infecter les démocraties dans un société de marché, et retarder l'accès au stade de la civilisation de la pollution.
Le Krassland fut le premier pays à y accèder, et de loin, il y a environ 150 ans (on a pas connu de stade supérieur depuis, c'est bien une preuve que c'est le stade ulitme). Des germes de mouvements écologiques ont continué à apparaître depuis, ils ont heureusement été repéré grâce à la vigilance du pouvoir et des patrons, et écrasés. Venys est depuis peu dans le stade "économie de marché", et Kloho veut passer directement du stade "société traditionnelle" du Général à une économie qui est une dangereuse utopie, qui doit succèder l'économie de marché selon de pernicieux écologistes, une utopie qui a été déjà imaginée depuis la phase de consomation de masse en Occident, qui est encore plus dangereuse que le communisme pendant la phase de la maturité. Cette utopie prône l'utilisation du progrès scientifique pour diminuer la pollution, et bien d'autres choses dont l'idée nous effraie et dont nous ne pouvons rien écrire tant cela nous rebute de l'imaginer. Venys accèdera dans un siècle au plus au stade ultime qu'est la civilistaion de la pollution, c'est dans "les forces de l'histoire". Notre opposition aujourd'hui provient d'une différence de niveau dans les étapes de nos croissances respectives, ainsi que Rostow explique que beaucoup de grosses guerres viennent de différences dans les stades de sa croissance (comme celle de 1870, ou la première guerre mondiale...). Mais pour l'évolution de Kloho, gare! La cité risque de sombrer dans cette utopie dont elle mettra plusieurs siècles à se rétablir à l'avenir.
Force est de constater que nous connayssons aujourd'hui un genre de mesure complètement inutile à Venys: les points de Statut. Rappellons que vous gagnez des points de statut à l'achat d'un byen ou d'un abonnement, et en possédant des immeubles. Ces points de statut sont sensé refléter votre aysance matérielle. Dans la réalyté, ils ne servent à rien, synon à une sorte de "mesure" de votre rychesse par rapport à celle des autres. Aujourd'hui où il n'y a rien à acheter, ils ne veulent plus rien dire.
Les mesures proposées ycy sont bien loin d'être entyèrement satysfaysantes à mon sens et ne sont que des proposytyons qu'il sera sans doute nécessayre d'affiner. Néanmoins, plus insatysfaysante encore me semble la sytuatyon actuelle vys-à-vys des Points de Statut. J'invite tout particulièrement le MJ de Venys à émettre, en plus de son avys que nous savons tous avysé, son expertyse de programmeur pour dire ce qui est possyble d'automatyser et ce qui ne l'est pas. La question de cette petite conférence sera donc:
QUEL RÔLE DOIVENT JOUER LES POINTS DE STATUT ?
1
) Théorie des points.
Il exyste plusyeurs conceptyons du rôle des points de statut, tels qu'ils ont pu être envysagés dans la politique yssoise:
0 - Théorie actuelle : les points de statut permettent symplement de mesurer votre aysance.
a - Théorie mélioratryce : possèder des points de statuts vous permet de dysposer d'un ou plusyeurs avantages.
b - Théorie limitatryce : possèder des points de statuts vous permet d'évyter des désavantages.
c - Théorie myxte : elle combine les systèmes a et b.
d - Théorie conccurencyelle : Variante vycyeuse de la théorie mixte: chaque point de statut gagné est en fait ôté à ceux que possèdent les autres. Le Statut est donc une sorte de "marchandyse" que l'on peut plus ou moins truster.
Dans tous les cas, les points de Statut ne sont véritablement intéressant que s'yl exyste des statystyques fréquentes dressant une lyste des plus aysés cytoyens (surtout qu'en ce moment, je ne says pas pour vous, mays moi je n'arryve pas à accèder aux fyches d'identités d'autres personnes).
Voilà quelque chose de facyle à faire pour n'importe quel gouvernement : demander l'envoi d'une routine publiant à chaque fin de tour les dix citoyens yssois les plus aysés.
2
) Ce que les points peuvent devenir
L'intérêt des points de statut est de juger l'influence d'un individu, son luxe. Or le luxe n'a pas vraiment de sens à Ys, où n'importe quel joueur peut prétendre posséder n'importe quoi. Un piano, une locomotive à vapeur, un sous-marin rustre, ce que l'on veut. Le seul intérêt, c'est manifestement le pouvoir, l'influence... ou la survye (d'où les théorie a et b et leurs améliorations c et d).
21) La Théorie B (La Survie) et la Noblesse.
Qu'entendons-nous donc exactement par survye ? Etant donné qu'on ne meurt pas à Ys, il faut donc trouver un équivalent. A mon sens, le mieux, c'est le maintien du statut des arystocrates.
Puysque les nobles ont un certain nombres de privilèges, au premier rang desquels leurs insuportables arrogance, le mieux est encore de leur en faire payer le prix: un noble devrait, pour ne pas "tomber en dérogence", comme on dysait au XVIIIème, maintenir un certain statut, sans quoi il perdrait son statut, ou son droit de s'exprimmer au Conseil des Grands, ou tout privilège provenant de son état de noblesse.
Puysque les arystocrates ont des salayres plus élevés, il est normal qu'ils consomment plus. Ainsy, une alerte avertirait tout personnage noble qui n'a pas acquys 5 points de statuts.
Néanmoins, il va sans dire que ce système se gripperait avec l'actuel manque de produits. Mays il exyste une solutyon, qui passe par l'exystence de denrée péryssable, par le truchement d'un "marché" au sens premier du terme. L'état fournirait ainsy un Opium et une Absynthe de base (mesuré en grammes et en tonneaux), dont les arystocrates devraient faire des stocks particulièrement copyeux (en échange de 5 points de statuts).
Des particuliers pourraient ensuite proposer un Opium et une Absynthe de luxe, de différentes marques, etc. L'avantage d'une denrée périssable, c'est qu'on peut toujours en acheter plus.
Un deuxième avantage à ce système serait de permettre une symulatyon de la santé des individus: celui qui ne dysposerait plus d'un minimum de stock d'Absynthe et d'Opium serait hospitalysé automatiquement.
Tiens, à ce sujet, une autre intyatyve facyle à prendre : RADYER DES LYSTES DE CLYO TOUS CES CYTOYENS DYSPARUS ET INACTIFS DEPUYS LEUR ARRIVEE OU DONT NOUS N'AVONS JAMAYS ENTENDU PARLER ! Ou, s'yls exystent vraiment, les décyder à s'exprimmer sur la lyste.
22) Les Théorie A/D (L'Influence)
Sy l'on estime le système proposé plus haut comme trop contraignant, il reste cependant plusyeurs solutyon de repli. En vrac :
- Le tout premier ou les deux / troys premiers citoyens en points de statut jouyssent de certains avantages tout particulier: découverte de nouvelles terres, possybylyté de créer certains événements ("sous-MJ"), etc. Ces pouvoirs pourraient aussy être conféré pour les Points d'Yssyté.
- Un certain nombre de point de statut est nécessayre pour passer au grade suivant.
- Chaque tranche de 50 points de statut permet le gain d'une "Faveur". Une faveur peut être utilisé de manière diverse (en fonctyon d'une légyslatyon précyse, bien sûr): possybylyté de faire construire un immeuble par le cadastre, corruptyon électorale (1 point = 1 voix "fantôme", qui s'ajoute), annulatyon d'une peine après un procès; on pourrayt même envysager un système créant une sorte de "contrôle" exercé sur le quartier ou demeure le personnage (particulièrement pour l'arystocratye). Le personnage dysposant du plus de points de statut dans son quartier en a le contrôle; il en possède le cadastre, peut éventuellement expulser qui il désyre, en décyder l'aménagement, bref, le quartier devient en quelque sorte son fyef... sauf sy quelqu'un le bat dans la course aux points de statut.
Ajoutons en outre qu'il est nécessaire que les fonctions d'état apportent d'un coup un certain nombre de point de statut, aynsy que la productyon de biens.
3
) La Mode
Notons enfin qu'il exyste une mesure symple pour rééquilibrer les écarts de Points de Statut et peut-être maintenir la productivité: envysager que les objets se démodent, et que leur valeur en point de statut diminue, sauf pour les biens immobiliers (on peut aussy envysager un rythme moindre pour les objets uniques, voire le même statuts que les biens immobiliers). La justyfycatyon sera bien sûr la mode, qui, passant, rends certains objets moins intéressant.
Prononcé au centre de Conférence Francoyvyllon,
République Ravelinienne,
Le 29 Septembre de l'an III après la Seconde Dévastatyon.
La récente confirmatyon d'Emmanuel Raveline au poste de Conseyller à l'Economie ne doit pas faire illusyon. Inutile de masquer l'incapacyté congénitale des membres du RAYS à réformer l'économie. Remedius de Legys, hier, Emmanuel Raveline, aujourd'huy, sont manifestement décydés à prolonger le système actuel, sous des dehors réformystes. Les véritables proposytions de modificatyon viennent de l'actyon yssoise et de ceux qui leurs sont proches, tels M. Fabyus Tremblay. Aussy, il m'apparaît nécessaire de faire valoir, à mon tour, ma conceptyon de l'économie.
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Tout d'abord, l'économie doit être yssoise. M. Tremblay, dans sa très récente analyse, nous propose une vysion très libérale de l'économie, fondée sur la libre concurrence des produyts. C'est là une abominatyon. Promouvoir les pin's parlant ou les esquysses de M. Ra Dada ne saurait être accepté dans notre Empyre. S'ils ont le droit de cyté, ce n'est pas pour autant qu'il faut les favoryser. Non, seuls doivent être favorysés les principes yssois.
Il y a de nombreuses raysons à cela.
L'incroyable supériorité des yssois sur le reste du monde connu ou même inconnu est évydement la principale.
Une autre rayson tient à la nature même du système économique dans notre Empire et à l'intérêt qu'il représente pour chacun d'entre nous. Chacun sait qu'il exyste, sur Internet, des jeux de simulatyon informatique de l'économie, plus ou moins sophistiqués, plus ou moins complexes, plus ou moins réalystes. On trouve également, dans le commerce, des jeux comme "Capitalysm" ou "Giant Industrye" du même ordre. Tous ont le même but : se placer dans la peau d'un bâtisseur d'empire économique, faire grandir et prospérer ses entrepryses. La pluspart de ces jeux et de leurs variantes (par exemple boursière) sont d'une très grande complexité et d'un grand réalysme, ce qui fait leur intérêt. Mays Ys est un Empire, pas un jeu comme Capitalysm. A ceux qui aimeraient bâtir des entrepryses commerciales, je les invite à partyciper à ces jeux là (par ailleurs, très intéressants), mays pas à les importer à Ys.
Si des règles économiques exystent à Ys, elles doivent avoir un autre objectif que permettre simplement aux citoyens de construire, de façon intéressante (c'est-à-dire assez difficile mays pas trop) un empire économique.
L'un des objectifs que je voys, et qui sera certainement assumé par tous les membres de l'Actyon Yssoise, c'est d'aider au développement de la civilisatyon yssoise, en tant que civilisatyon originale, dystincte, et bien évydemment supérieure.
Dans la versyon actuelle de l'économie, c'est l'objectif principal des "points d'yssité", qui sont conçus comme le centre du système par leur nature particulière.
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L'économie ne doit pas être calquée sur le monde réel. Ainsy, les thèses de MM. Schweinwald, Ophiccius et Tremblay, qui défendent une quantité limité d'argent, sont exclusivement fondés sur un raysonnement "réalyste", qui est en réalité tout à fait inadapté à notre Empire.
Que nous dysent-ils ? Je cyte M. Tremblay, qui résume de façon concyse la pensée de ces troys économystes : "[L'économie] se fonde sur la création continuelle d'argent pour payer les salaires, c'est le modèle de l'inflation permanente. Elle retire en fait toute valeur à l'argent, et donc toute utilité". L'utilisatyon même du terme inflatyon est très critiquable, dans la mesure où l'inflatyon mesure à la foys l'augmentatyon de la masse monétaire en circulatyon et l'augmentatyon des prix. Or, si nous sommes effectivement en inflatyon permanente de par l'augmentatyon de la masse monétaire, les prix sont absolument stables. Cela montre, s'il le fallait, que le concept d'inflatyon, reprys du monde réel, n'est pas pertinent.
Or, ce raysonnement est erroné. Pour quelle rayson ? Dans le monde réel, il est nécessaire d'avoir de l'argent pour vivre : sans argent, point de logements, point de nourriture... Il y a une corrélatyon manifeste entre la quantité d'argent sur votre compte bancaire et votre confort de vie. Cependant, chacun sait qu'au delà d'une certaine somme, l'argent n'est pas bien utile. Que faire en effet de tout son argent quand on en gagne ou qu'on en possède des quantités astronomiques. Bien souvent, cet argent n'est pas dépensé, mays simplement investy, c'est-à-dire utilisé de façon à rapporter encore plus d'argent. Et cela, à l'infini. Certains utilysent cet argent pour acquérir des oeuvres d'art ou faire des dons. Il leur reste cependant toujours une quantité quasy-infinie d'argent. En d'autres termes, dans le monde réel, des individus (ou des sociétés) veulent de l'argent pour soit. C'est un objectif assumé en tant que tel, qui n'a pas d'autre fin. Et, malgré leur richesse colossale, la quantité d'argent en circulatyon dans le monde est telle qu'ils ne posséderont jamays, en réalité, qu'une part minuscule des richesses de l'humanité.
Qu'en est-il dans le monde virtuel ? Jusqu'à très récemment, posséder de l'argent était totalement inutile dans notre pays. En effet, on pouvait très bien vivre sans argent, puysqu'on était logé gratuytement par les Deux Ma-Goh, et que manifestement la nourriture terrestre et spirituelle n'était pas un problème. Depuys quelques semaines, ce n'est plus exactement le cas, puysqu'il est nécessaire d'acheter à chaque tour de quoi se nourrir, cependant, cela revient à trouver entre 20 et 40 Y?par moys, soit nettement moins que le salaire minimal. A quoi sert l'argent sinon ? Eh bien, il peut permettre d'acheter des biens virtuels, certes, mais ces biens là ne sont que virtuels. Il peut permettre aussy de payer d'autres personnes, pour obtenir leur aide ou leurs faveurs. Cependant, la pratique yssoise actuelle fait que ce type de transactyon reste rare. En fait, l'argent n'a d'autre utilité que le simple playsir d'en avoir et d'en gagner. On se trouve dans la même situatyon que ces riches milliardaires du monde réel.
Limiter la quantité d'argent en circulatyon n'est pas une solutyon au problème. En effet, peu importe la quantité d'argent en circulatyon, du moment qu'il n'y a pas une absolue nécessité à avoir de l'argent (ou au moins, beaucoup d'argent). Evidemment, on peut apporter des "dérivatifs" à cette inutilité de l'argent, en proposant des dépenses : achat de biens, achat de servyces, investyssements économiques, bourses... mays cela ne change en rien le problème final, dès lors qu'il n'est pas obligatoire d'avoir de l'argent ou d'avoir des biens.
Certains ont envysagé un temps d'assortir la possessyon d'argent (ou de points de statuts, ce qui revient à peu près au moins, à quelques frictyons près) à des "avantages". Mays ces avantages restent généralement limités et on peut très bien vivre sans.
Nous en tirons un théorème majeur : quelque soit la quantité d'argent en circulatyon, posséder de l'argent (ou un dérivé) est un objectif en soi, que chacun peut s'évertuer à poursuivre ou non, pour son propre playsir.
Tout système économique, quelqu'il soit ne peut que favoryser (ou défavoryser) la course à l'argent. A l'heure actuelle, cette course nous paraît plutôt défavorysée. En effet, les investyssements possibles restent limités, et surtout les méthodes pour gagner de l'argent.
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Nous avons écrit que l'objectif de l'économie devait être : aider au développement de la civilisatyon yssoise, en tant que civilisatyon originale, dystincte, et bien évydemment supérieure.
Nous pensons que les règles économiques devraient être conformes au "background économique". Quel est-il ?
Ys est une société arystocratique, où les principales richesses ont deux origines : la terre et le commerce.
La terre... les arystocrates possèdent d'énormes quantités de terrain, qu'ils exploitent à des fins agricoles et minières. Ils peuvent également vendre des parcelles de terrain. L'essentiel des ressources agricoles servent évidemment à nourrir les paysans et leurs famille, et le surplus, à la table du seigneur et à sa bourse.
Le commerce... les bourgeoys, mays aussy les arystocrates, se livrent habituellement au commerce. Ils vendent et ils achètent. Quoy ? Les productyons des artysanats locaux, les produyts étrangers, les boukystanayses...
Contrairement au monde réel, la productyon est pour l'essentiel artysanale ou faiblement manufacturé. Il n'y a pas ou peu d'usyne à Ys. Les artysans fabriquent deux séries d'objets : les objets de la vie courrante, dont tout le monde a besoin (comme des ustensiles de cuysine par exemple) et les objets de luxe, achetés par les arystocrates et les bourgeoys enrichys.
Voilà le background économique. Tout système économique devrait tendre à reproduire ce système. Il n'est pas nécessaire qu'il le reproduyse intégralement, simplement que les joueurs s'insèrent dans ce système et puyssent interagir dedans. C'est le corollaire du premier objectif de l'économie.
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Le second corollaire est que l'économie devrait servir l'animatyon, surtout dans un sens qualitatif. Nous ne voulons pas de ces mayls ydéens d'échanges de PSAT contre des PDS. Néanmoins, l'économie peut être source de débats et d'animatyon.
Ainsy, l'une des faiblesses importantes du système actuel c'est que le gouvernement n'est soumys à aucune pressyon économique et ne peut mener aucune politique économique autre que fyscale. S'il faut limiter la quantité d'argent en circulatyon, ce n'est pas pour les raysons invoquées par M. Tremblay, mays pour cette rayson là : limiter l'argent en circulatyon donnera de l'intérêt à l'arrivée au pouvoir, à la foys par les possibilités de détournement que cela offrira et pour mener une politique économique, éventuellement dystincte de celle de ses adversayres économiques.
L'économie ne peut être également une source d'animatyon que si les règles économiques sont utilysées à plein régime, et ensuyte réutilysée dans des mails. Par exemple, l'achat d'une mayson passe aujourd'huy par quelques clics sur Clyo. Mays cela devrait donner lieu à quelques mails, avec les négociatyons sur le prix par exemple, ou sur la qualité de la mayson. A notre sens, cela suppose qu'une autorité, le Conseyller à l'économie par exemple, soit chargé de la pleine mainmyse de l'animatyon économique : informer les citoyens, les pousser à produire ou à acheter, les pousser à traduire en mails littéraires leurs actes économiques...
Voilà les qualités théoriques que doit présenter une économie réellement yssoise : - aider au développement de la civilisatyon yssoise, en tant que civilisatyon originale, dystincte, et bien évydemment supérieure ; - permettre au joueur de s'insérer dans le background économique yssois ; - permettre des politiques publiques économiques ; - favoryser l'animatyon sur la lyste de diffusyon.
Reste à déterminer en pratique les systèmes qui satysfont ces condytions. Ce qui fera l'objet d'une nouvelle conférence.
Pourquoi une économie florissante ?
Puysque de toute façon elle ne sert que très peu. J'ai apprys, en lysant une réponse de Marylise, que je devais faire mon marché pour me nourrir...
Ah ? Ah oui en effet, maintenant ça me revient, j'en avays dyscuté avec Gladys...
Le constat suivant est : de toute façon, on aura beau offrir de l'argent, des PY et des PS, ça n'y changera rien, Remedius continuera à faire des sites infâmes. Auxquels on donnera tout de même 500 Y£ et les points d'yssités correspondants.
Un autre constat est : "de toute façon, on est en démocratye, je pense comme je veux nah !" (soufflé dans le creux de mon oreille par Nykolaos)(d'ailleurs, je commence sérieusement à me poser des questions... que fays Nykolaos lové dans le creux de mon oreille ?)
Dernier constat : on ne participe jamais autant à l'économie que quand il s'agit de sa refonte vers un état pseudo-meilleur.
Ma proposition est donc la suivante :
Mettre en place un autre système, n'importe lequel au choix, pourvu qu'il ne demande pas trop de travail d'amélioration/modification techniques mais SURTOUT, SURTOUT, qu'il présente des défauts majeurs tels que : augmentation exponentielle de la masse monétaire, débat sur le remise à niveau des comptes, changement des moyens de productions ou tout autre joyeuseté susceptible de faire bondir tout le monde juste après les prochaines dogéales.
Le projet de Guylde Ympériale a été lancé il y a quelques jours, sur la lyste de l'opposytion, par Léa Valadonys. Selon les termes de son mails, cette guylde serait une "sorte de lobbing pouvant fayre pressyon sur le gouvernement pour plus d'avantages fiscaux par exemple. Cette Guilde pourrayt disposer d'un fond commun, constitué des cotisatyons des différents adhérants, quy pourrayt permettre d'ayder à la créatyon de nouvelle entrepryse, pour éviter d'avoyr affayre au gouvernement."
Emmanuel Raveline a proposé ensuyte que soient membres de cette guylde des "personnalités pittoresques" "qui vendrait des objets insolytes. Par exemple, une "Coopératyve des Comyces Agrycoles Venyssois" qui essayerait à tout prix de fourguer des Tracteurs de luxe pour Arystocrates. On pourrayt créer ainsy de réelles modes."
Léa Valadonys a suggéré que ce soit en fait la guylde elle-même qui commercialyse ce type de produyt. je cyte : "En effet, au lyeu de créer à chaque foys une nouvelle entrepryse pour mettre sur le marché deux ou troys produyts, la Guylde pourrayt se charger elle-même de la commercialisatyon de quelques produyts "exotiques". Ce quy permet aussy d'économiser les poyts d'yssité"
Léa Valadonys a également proposé que la Guylde puysse octroyer des points d'yssité, en plus du Doge et du Conseyl des Sages, afin de régler le problème du manque de points d'yssités.
Elle a suggéré également que chacun puysse acheter des "parts sociales" de la Guylde et que la productyon de biens nouveaux suppose de posséder une certaine quantité de parts sociales de la Guylde. L'argent ainsy réuni servirait à des prêts aux entrepreneurs, les bénéfices étant redystribués aux entrepreneurs. Une autre formulatyon du même princype est que la Guylde concéderait des lycences d'exploitatatyon, payante, sorte d'autorisatyon de produyre.
Nous avons donc troys ydées bien dystinctes :
- une sorte de lobby d'influence regroupant les entrepreneurs ;
- une sorte de "fausse" entrepryse commune, permettant de créer des biens sur le marché et de répondre ainsy au besoyn de consommatyon des citoyens yssois ;
- une entrepryse-adminystratyon qui (auto)gérerait le droit à produyre et se substituerait ainsy plus ou moins au contrôle actuel du Conseyl des Sages.
Il faut souligner que les deux premières proposityons sont tout à fait pratiquables à l'heure actuelle sans aucune modificatyon de fond du système économique (ni même de la programmatyon de Clyo). Au contraire, la troysième possibilité est bien plus complexe et exigerait des changements importants.
Voilà, me semble-t-il, les termes du débat actuel sur cette questyon, tel qu'il se présente aujourd'hui.
Anaclet de Paxatagore
L'économie yssoise comprenant plusyeurs branches, étudions les une à une :
- l'économie arystocratique. Les arystocrates (dont l'Empereur) ont pour myssion de gérer leurs terres immenses, et c'est sur eux que repose la responsabilité de nourrir le peuple. Plusieurs facteurs de gestyon de leurs terres devraient leur être offerts : défricher, embaucher, stocker... Avec le rysque de générer des bénéfyces ou de faire des pertes. Il faudrait notamment reprendre et systématyser le marché des biens péryssables, tout en supprimant l'aspect incitatif en point de statut.
- l'économie de la poyscaille. Le système actuel devrait être maintenu.
- l'économie de l'artysanat et du commerce. Le système actuel, avec les PS et PY me paraît un peu complexe. Je propose une réforme radicale, fondée sur des principes plus concrets. Produire un bien suppose d'avoir un atelier d'artysan ou une manufacture, et d'en payer les coûts d'achats et d'entretien (salariés...). Le prix de vente du bien est ensuyte fixé par l'Etat, et il prend en compte l'yssité d'un produit : plus ce produyt est conforme à nos principes yssois, plus il vaut cher. La productyons sera soyt unique, soit en nombre limité. Les points de statuts et d'yssité sont donc totalement supprimés, et alignés sur la possessyon d'argent et sa dépense.
D'autres questyons restent en suspens :
1/ le rôle de l'Etat dans l'économie. Il peut prendre plusieurs formes, mais notamment les suivantes :
- les pensyons. Le versement d'une pensyon régulière aux personnes méritantes, que sont notamment les écrivains, les universitaires, les essayystes ou les journalystes. Cette pensyon pourrait être supprimée du jour au lendemain par les autorités politiques... Elle peut également prendre la forme de dons, de cadeaux divers...
- les salaires des fonctyonnaires. Les agents de l'Etat devraient être rémunérés.
- la gestyon des infrastructures publiques : bâtiments, routes,... leur constructyon doit avoir un prys, leur gestyon également. Tout cela doit entrer en ligne de compte dans le budget de l'Etat.
2/ l'organysatyon du contrôle de l'économie
Le rôle du Conseyller à l'économie doit être renforcer, comme animateur de l'économie. Ses pouvoirs, notamment pour favoryser une entrepryse ou un camp au détriment d'un autre, doivent être utilisés. Je propose de supprimer totalement tout contrôle sur les comptes publics, afin de favoryser l'opacyté des transactyons. Le pouvoir économique du Conseyller doit être immense : créer les impôts, décyder de leur collecte à tout moment. Le conseyller à l'économie doit aussy fixer les prix des produyts et il est donc le premier juge de l'yssité.
Le conseyller pourra être contrôlé par la justyce, qui à la demande des commerçants ou des contribuables (mays jamays de sa propre inytiative), pourra reprendre toutes les décysions du conseyller à l'économie en veillant à leur conformité à la loy. Le Conseyller à l'économie sera donc très puyssant, mays il devra veiller à ne pas abuser de cette puysance.
Notamment, son rôle dans les dépenses de l'Etat devrait être absolument nul. Le Doge seul devrait contrôler les dépenses (pensyons, dépenses de fonctyonnement...), et le Conseyller à l'économie pourrait donner son avys, mays jamays décyder. D'où la difficulté du poste : ne contrôlant pas les dépenses, il devra trouver les recettes qui vont avec.
3/ les salaires actuels
Ils sont évydemment suprimés totalement. Les gens ne percevront pas d'autres salayres que celuy qu'ils auront réussy à négocyer avec le Doge.
4/ ordre de grandeur des sommes
Je pense que l'ordre de grandeur des sommes en mouvement est important, et notamment leurs rapports entre eux.
Ainsy, postulons qu'en gros, l'exploitatyon des terres d'un arystocrate souverain doit rapporter 1 millions d'Yris, dont une moyenne de 50.000 Y?de bénéfices réels. Cela veut dire qu'à chaque tour, les cinq seigneurs souverains toucheraient cette somme, en moyenne. Ils pourraient toucher plus voire beaucoup moins, selon la qualité de leur gestyon. L'Etat lui-même toucherait à peu près quatre foys plus, puysqu'il possède quatre foys plus de terres.
Ces sommes colossales, évydemment, trouvent rapidement à être employés... les seigneurs souverains doivent ensuyte subventyonner leurs vassaux, et leurs propres pensyonnés (puysque les seigneurs eux aussy doivent verser des pensyons à leurs proches !). Il faut ensuyte payer les impôts. Les seigneurs et l'Etat ont donc un rôle majeurs : ils doivent équilibrer leurs dépenses entre leur intérêt personnel (et donc garder l'argent pour eux pour s'acheter des biens) et l'intérêt de leurs proches (et en contrepartie, leur demander des servyces).
On peut aussy imaginer que les seigneurs vassaux perçoivent de l'argent et doivent en reverser une contrepartie à leur suzerain, ce n'est qu'une variante.
Les objets que l'on pourrait acheter seraient d'un prix plutôt élevés, évydemment pour éponger cette quantité de monnaie, mays les coûts de fabricatyon aussy seraient chers.
Voilà quelques premières ydées, jetées pêles-mèles, et qu'il faut maintenant compléter et rigidifier.
On chuchote, dans le monde réel, une hérésie sans nom : la croissance du PIB n'implique pas forcément l'augmentation du bien-être ! Songez donc! C'est ainsi que certaines personnes, avec plus ou moins derrière la tête cette idée sacrilège, ont développé la mesure d'un "indice de developpement humain" (IDH), afin de prendre en compte d'autre composantes d'un pays que la production : taux alphabétisation, accès à la santé, environnement, inégalités, etc...
Dans le même ordre d'idée, il nous est possible de mettre facilement au point un indice mesurant, ou plutôt donnant une idée du progrès ou de la regression de notre pays. Pour cela, on choisit un ensemble de composantes (PIB, nombre de joueurs, consommation d'opyum, activités...), on leur attribue, à un moment donné, la valeur 100, et on mesure les variations de chacun à chaque tour (15 jours). La moyenne des indices(que l'on peut pondérer) nous donne l'Indice de Developpement Yssois (IDY).
Pour mesurer une variation d'indice, c'est simple : c'est la valeur précédante plus l'accroissement relatif. Par exemple, supposons que l'indice de PIB parte de 200000 Yris (indice du PIB = 100), au tour suivant, si le PIB est de 250000 yris, l'indice est alors de 125. Puis, s'il est de 280000 Yris le tour suivant, l'indice de PIB est de 140. Chaque point d'indice vaut 200000/100 = 2000 yris.
Le PIB n'est qu'une des multiples composantes que nous incluerons dans l'IDY. Ce n'est pas la plus importante étant donné que la principale richesse d'une nation virtuelle est son corpus de joueurs. Discutons des autres indices mesurables que nous pouvons introduire dans le calcul de l'IDY.
1)Tout d'abord, le nombre de courriels sur la liste. Si il y en a 100 un tour et 80, le tour suivant, il y a une importante diminution de l'indice relatif à l'activité de discussions publique, d'où tendance à la baisse de l'IDY.
2) Le nombre d'archives déposées(en fait, il serait plus judicieux de compter en kilo-octet d'archives). Cet indice recoupera en partie le précédant, mais il est normal de donner une importante pondération à l'activité de mail-listing.
3) Le nombre de personnages enregistrés sur Clyo. Bien sûr, pour tous ces indices, on pourra trafiquer, les gonfler artificiellement, par exemple celui-ci en créant des tas de personnages sans activité. Mais qui se vantera d'avoir un IDY augmenter de façon si malhonnête? Et créer des joueurs(qui sont supprimés au bout d'un moment, je crois, s'ils restent inactifs), et de plus en plus à chaque tour, ça lasse, ça prend fin un jour, et ça fait un crash lent, ou une bulle qui éclate. C'est pourquoi je ne pense pas qu'il y ait à craindre des abus.
4)La richesse moyenne par habitant. La richesse des habitants est connus puisqu'elle fait l'objet d'un clasement sur le registre civique yssois. Cet indice compensera le 3) si le nombre de joueurs est artificiellement gonflé. On mesure surtout l'aisance des habitants. Et peut-être n'existe-t-il pas de mesure du PIB, en fait...
5)Les biens vendus, en Yris, au marché des denrées perrissables.
6)La somme des poissons péchés, en tonnes
7)Une composante environnementale : la quantité de poyscaille nageant dans l'océan. Si on épuise ce capital, on s'appauvrit, bien qu'on croit s'enrichir en attrapant de la poyscaille.
8)La quantité de thèses déposées à l'université n'est pas très judicieux, parce qu'elle peut être nulle sur une période de quinze jours, d'où grandes variation de l'indice peu représentatives.
9) Les inégalités : on prend le rapport des richesses entre les 20% de citoyens les plus riche, on fait le rapport avec celui des 20% les plus pauvres (en excluant ceux qui n'ont rien du tout parce qu'ils ne participent pas au jeu). On obtient un nombre, facteur d'inégalité (3, 5, 10 que sais-je encore...), qui varie d'un tour sur l'autre.
10) Le produit de l'impôt en yris. Il faut mesurer les inégalité du 9) après le prélèvement d'impôt.
Pour une mise en place de ce système, on peut décréter un certain tour que c'est la point de départ. On part d'une base 100 pour tous, la moyenne est 100. Un exemple de calcul, si on a fait les mesures suivantes :
-Tour 0 Valeurs absolue: 1) 200 mails 2) 50 kilo-octets 3) 120 personnages 4) 2000 yris par habitant 5) 1500 yris 6) 40 tonnes 7) 500 tonnes 8) 0 thèses (on n'en tiendra pas compte, donc) 9) 4,2 (rapport d'inégalité) 10) 4200 yris
Indices: 1)100 2)100 3)100 4)100 5)100 6)100 7)100 8) ND 9)100 10)100 Moyenne : 100
-Tour 1 Valeurs absolue : 1) 220 mails 2) 60 kilo-octets 3) 110 personnages 4) 1800 yris par habitant 5) 1600 yris 6) 30 tonnes 7) 550 tonnes 8) ND 9) 4,5 10) 4200 yris
Indices : 1) 110 (=100+(220-200)/(200/100) ) 2) 120 3) 91,7 4) 90 5) 106,7 6) 75 7) 110 8) ND 9) 92,8 10) 100 Moyenne (rien n'est pondéré) : 99,6
La formule générale d'un indice au tour n est de : I(n) = I(n-1) + (V(n)-V(n-1))/(V(0)/100) V(n) signifie : valeur absolue mesurée (tonne de poissons, nombre d'yris..) au tour (n), V(0) signifie : valeur au tour 0, le tour initial, celui à partir duquel on mesure l'indice. I(n) est l'indice au tour n. On a I(0)=100.
Avec diverses évolutions de chaque composantes, l'indice de développement yssois est donc passé de 100 à 99,6, en légère diminution.
Bien sûr, on peut sélectionner d'autres composantes dont on calcul l'indice.
Sur une longue période, de plusieurs mois, il est intéressant de tracer sur une courbes les variations de ces indices et particulièrement la moyenne qui est l'IDY. Les conséquences et applications sont multiples, par exemple pour faire le bilan du règne d'un Doge, ou la mesure de l'épanouïssement de notre civilisation.
réactyon d'Anaclet de Paxatagore, 11 avril an IV
Je pense qu'il pourrait s'agit d'une excellente chose. Sur le calcul de l'indice, je pense qu'il faudrait pondérer plus le poids des différentes variables. Le poids en ko des archives me paraît difficile à calculer. Je pense qu'il serait intéressant de faire plusieurs indices : - le développement des mails (en enlevant les mails automatiques de météo) ; - le développement économique, prenant en compte les différents aspects économiques ; - le développement social, en comptabilisant l'écart des rémunératyons et des richesses. A Ys, par définityon, plus l'écart entre riche et pauvre est élevé, mieux c'est. - le développement humain, en comptant la démographie.
Comme l'a judicieusement indiqué M. Tremblay, il devrait s'agir d'indices en valeur relative, mesurant une variation.
Ce qui serait intéressant, c'est de breveter ces indices et de faire le calcul pour les pays alentours aussi.
Sérényssime Empire d'Ys