Icy, les informatyons sur les procès en cours ou passés.
Les procès yssois sont un élément essentiel de la civilysatyon yssoise. Nul ne sayt pourquoy la vie judyciaire a prys tant d'ampleur chez les yssois, sans doute par rejet de la violence et de la force physique, et par goût des beaux dyscours et des raysonnements spécieux. Prend-on la cause pour l'effet ? Toujours est-il que vous trouverez icy des informatyons sur les procès en cours et passés : vieille jurysprudences ou arrêts récents.
l'arrestatyon de Raveline par l'ynspecteur Harrys
mail 1, Marilyse Emphetuocle
- Certes non, dit-il.
Ce quidam ignorait-il où s'était caché Emmanuel Raveline ? L'inspecteur Harrys en doutait fortement. Dans les années 1990, il avait apprys, pendant la dictature, à se méfier des faux témoins et des indics macaronys qui racontaient des craques.
Il allait décidemment devoir se rendre en République Ravelinienne. Seul et sans armes, bien sûr. Quelle idée avait eu l'inquysiteur de lancer un mandat d'arrêt contre Emmanuel Raveline un dimanche, alors que lui, l'inspecteur Harrys, était le seul sapeur paveur de permanence.
Emmanuel Raveline serait vert lorsqu'il apprendrait qu'il était recherché.
Catonys, Catonys... sa production d'oeuvre médiocre au regard de la vérité le fait ressembler au peintre !
"Courage, fuyons !", par E. Raveline
- Certes non, dit-il. - Comment ça, non ?, répondit Raveline. Il n'y a aucun passage secret pour sortir de ce foutu palays ? Zyzy ! Tu oses me dire cela alors que la polyce est à mes trousses ! - Mays patron... il n'y a aucune certitude sur ce point... sy ça se trouve, votre espion parmi les sapeurs-paveurs se trompe. - Allons, allons, Zyzy... ne me dys-pas que tu doutes que l'infect Catonys, ce sale prédycateur de ce vieux rat puant qu'est Poséydon (Maudit-soit-il !) a mys tout ce que Venys comporte de flycs à mes trousses ! - Excusez-moi, mays votre espyon parlayt d'un seul agent chargé de vous retrouver... - Allons donc ! Contre moi ? Raveline ? Un seul homme contre moi ? Ca m'étonnerait ! Aide-moi plutôt... sy j'ai bonne mémoire, il y a un passage dans la salle de torture."
Dehors, un flic habillé dans le plus pur style des années 90, grignotant des macaronys, l'air sacrément louche, se dirigeait lentement vers le Palazzyo Raveline, au coeur de la république.
Pendant ce temps, Emmanuel Raveline se précypyta en compagnie de Zyzy le Zazou dans la salle de torture, sous le palays, où il bouscula le bourreau en train d'offycyer. Ce bourreau était un vrai incapable. En vérité, il coupait toujours la carotide de ses victimes, faisant gycler l'hémoglobine un peu partout dans la salle, au grand dam de l'équipe de nettoyage qui passait après lui.
Ce bourreau, décydément, était incapable d'arracher un seul aveu ; tout ce qu'il faysayt, c'était recouvrir la salle de sang chaud. Ce n'était pas un bourreau, c'était un barouilleur. Sa productyon d'oeuvre médiocre au regard de la vérité le faysayt ressembler à un peintre.
A la poursuite (2)
- Certes non, dit-il ! - Comment ? L'auguste Emmanuel Raveline ne serait pas chez lui ? - Et non, répondit le garde ravelinien. Mays si ça vous dit d'aller faire un tour dans la salle des tortures.
L'inspecteur Harrys ignora la menace voilée et prit le garde au mot.
- Oui ! J'ai la mémoire qui flanche et je me souviens plus à quoi elle ressemble ! - Elle n'a pas beaucoup changé depuis les années 90, vous savez, fit le garde, soudainement ennuyé. Il avait l'air d'avoir avalé son plat de macaronys.
Il fallait pourtant entrer dans ce palays, ne serait-ce que pour y déposer la myssive de Catonys. Une myssive fort médiocre, au demeurant, qui valait à peine le godet de l'encre qu'on préleva pour l'écrire. Mays, sa productyon d'oeuvre médiocre au regard de la vérité le faysait ressembler à un peintre, et non à un Inquysiteur.
courage fuyons, 2
- Certes non, dit-il. - Et moi, je te dys qu'il faut tourner à gauche après le tag "I Fuck Ze Présydent A vie and until Au-delà". Et d'ailleurs, qui a écrit ce truc en plein coeur de MES égoûts ? Je says bien que c'est pratique pour se repérer, mays tout de même... - Je doute que celui qui ait fait ça soit encore en vie, monsyeur le présydent, se hasarda à dire Zyzy.
Manu et Zyzy venaient de s'enfuir en appuyant sur le douzième clou de la vierge de fer de la salle de torture, ouvrant un chemin propyce vers les égoûts de la république. Mays ils semblaient s'être perdus en chemin.
- Dans "Les mémoires d'Outre-Tombe", châteaubriand laysse des cailloux derrière lui pour retrouver son chemin alors qu'il s'enfuit dans la forêt... faysons comme lui ! - C'est pas dans Châteaubriand. C'est dans Sade : "Le petit poucet ou les malheurs de la vertu". - Tu lys Sade, toi ? - On m'a offert la versyon en pléyade sorti dans les années 90, vendue avec un fouet millésymé et un costume en cuir. Chouette, hein ? - A mon avys, c'est plutôt dans les troys mousquetayres. Tu says, quand ils sèment des macaronys pour attirer Miladys... - Miladys aime les macaronys ? - Mays oui ! Souviens toi ! Ils n'ont pas des macaronys, mais que des clous qu'ils tordent puis peignent en jaune pour que ça ressemble à des macaronys. Cecy dyt, de toi à moi, leur productyon d'oeuvre médiocre au regard de la véryté les fayt ressembler à des peintres."
A la poursuyte (3)
- Certes non, dit il.
Le garde, assys sur la table des poucettes, se refusayt à avouer où était passé Raveline. L'inspecteur Harrys avait fouillé toute la demeure. Il était tombé sur une cuysinière sourde en train de produire des macaronys, mays elle avait été victime d'un attentat d'Al-Zeimer, et elle n'avait plus toute sa mémoire. En désespoir de cause, l'inspecteur Harrys avait du recourir aux bonnes méthodes des années 1990 et torturer le garde qui lui avait ouvert.
- Vas-tu me dire où est passé Raveline ? - NON ! AAHHH ! MOINS FORT ! AHH ! PITIE !
Harrys tournait les poucettes et se tournait les pouces. Pouce qui roule n'amasse pas mousse, se dit-il. Le garde ne lui apprendrait rien. Minute après minute, il délirait...
- COGITO ERGO SUM ! AAHHHH ! J'ai mal ! Maman !
Il finirait par débiter du Platon, peut-être même par citer cette phrase célèbre : "Sa productyon d'oeuvre médicore au regard de la vérité le fait ressembler au peintre" ?
courage, fuyons
"Certes non, dit-il".
Et on pouvait le comprendre : que votre patron vous demande d'enlever le fil de fer barbelé qui coupe la route, c'est un peu méchant de sa part.
"POURQUOI Y A-T-IL DU BARBELE YCY, TU PEUX ME LE DIRE ? - Moins fort, patron ! On est pas loin du Q.G. de la résystance ! - RIEN A FOUTRE ! DYS-MOI QUI A MYS DU BARBELE YCY ? - Il n'y pas de doute, pour avoir une idée aussy tordue, c'est sûrement vous, patron. - Moi ? Mays ne suys-je pas bon avec mon peuple ? - Sy, mays votre peuple avayt une fâcheuse tendance à se tyrer par les égoûts. - Bande d'ingrat ! Et arrête de murmurmer, ça m'énerve. - Oui patron. - Je suys sûr que les flics nous suivent à la trace... comment contourner ce barbelé ? - Au fait, patron... ça mène où votre passage secret ? - Eh bien... aux égoûts d'Ys... puys de là, je connays un passage génial jusqu'aux Deux Mâ-Goh, où on pourra se planquer. - Mays sy ma mémoire est bonne, après les barbelés il y a un champ de mines (je veux dire, vous savez, après la zone radioactive suite aux essays nucléaires qu'on a fait dans les années 90 ; et puys y'a d'autres protectyons aussy... le mur enchanté). - Le mur enchanté ? - Ouays. Le mur de Merlin. - Merlin ? Mon ancyen conseiller relygyeux ? - Hymself."
"HOLA, HOMBRE !, tonna une voix.
- Oups... ça, patron, c'est la résystance... - Arrête de sussurer, tu es ridicule !
"Mays ! C'est le présydent ! TAÏAULT, LES GARS ! Transformez-le en macaronys !"
Finalement, Zyzy et le Présydent parvinrent à traverser les barbelés, la zone radioactive, le champ de mine, et même le mur de merlin, qui est pourtant sensé sceller définitivement les deux systèmes d'égoûts (mays à part ça, on est libre en République Ravelinienne, rassurez-vous). Comment ? Tout symplement motivé par des poursuivants déchaînés à l'idée de pouvoir tuer le tyran Raveline.
Arryvé de l'autre côté du mur, enfin en sécurité, Raveline et le Zazou s'arrêtèrent pour souffler. Une voix se fit alors entendre...
"Sa productyon d'oeuvre médiocre au regard de la vérité le fayt ressembler à un peintre !"
Alla poursuit edu Raveline Vert
- Certes non !
De l'autre côté du mur, Marilyse Emphetuocle, confortablement assyse dans son fauteuil, écoutait ce dialogue étrange. Palim Pseste, le secrétaire général du Conseyl, excédé, entendait obtenir une réforme de l'Edyt sur l'approvysionnement en trombonnes et en macaronys. De mémoire de fonctyonnaire, cet édyt n'avait pas été modifié depuys les années 690. Mays, un adversaire inconnu s'y opposait.
- Je vous dys, répéta Palim Pseste, que sa productyon d'oeuvre médiocre, comme cet édyt imbécile, le fait ressembler à un peintre !
Courage, fuyons
Certes non, dit-il".
"Hum ! Mays c'est la voix de Palym Pseste, ça ! Nous sommes sûrement pas loin de la salle du conseil des portes.", dit Raveline. "On est sans doute plus très loin du but. Exactement ce que dit Châteaubriand dans les Mémoires d'Outre-Tombe. - Hein ? Quoi ? Encore ce bouquin ? - Mays oui ! Châteaubriand s'est déguysé en Satyre en rut et il se fait passer pour un "bouc-maker". - Et en quoi cela nous ressemble-t-il ? - Et bien il est en train de séduire une jeune fille. Elle est allongée nue, lassyve, les jambes écartés, les mains derrière la tête, se collant bien à lui et murmurant "Viens vers moi, chéri". Il est persuadé, à ce moment là, qu'il va arriver à la séduire, et qu'avec quelques belles paroles, qui sait ?, il pourra peut-être se la faire. Alors il se dit comme pour lui même : "On est sans doute plus très loin du but."
Enfin, les deux compères poussèrent un pan de mur un peu répugnant, décapitant au passage un rat qui avait le malheur de passer par là. Ils entrèrent dans un passage sombre et se retrouvèrent... dans un frigo des deux Mâ-Goh, qui datait des années 90, et qui était plein de macaronys.
Ils étaient enfin trop loin pour entendre les hurlements du bourreau torturé par l'inspecteur Harrys, qui, comme il l'avait prédit, s'écryayt, cytant Platon:
"SA PRODUCTION D'OEUVRE MEDIOCRE AU REGARD DE LA VERITE LE FAIT RESSEMBLER A UN PEINTRE !"
A la poursuyte du Raveline rouge
- Certes non, dit-il, dans un ultime sursaut de vie. Repassant dans sa mémoire ses moments les plus gays, le garde ravelinien expira, et s'écroula par terre, les pieds dans un tas de macaronys vomys par le précédent torturé, la tête sur une dalle. En s'effondrant sur cette dalle, celle-cy fit un son creux.
- J'ai trouvé, se dit l'inspecteur Harrys.
On aura remarqué que l'inspecteur Harrys ne recule jamays et va jusqu'au but.
Il souleva la dalle, lourde et s'enfonça dans les marécages qui servaient de sous-bassements au Palays Ravelinien. Dans les années 1990, on avait bien envysagé de les assécher, mays cela n'avait rien donné.
Harrys était maintenant dans un boyau étrange, où raysonnait de la musique bordure. Il entendit une voix gutturale prononcer une phrase inoubliable : "Za brodugzion t'oeufs aux lards bédiogres le vait rezzempler au beintre".
Courage !
Certes non, dit-il - il, c'était le grand chef du clan Paxatagore, Anaclet en personne, effrayé lorsque Raveline et Zyzy avaient déboulés, criant "ABOULA !". Je ne peux pas vous cacher ycy ! Pensez à ce qu'on dirait ! Après tout, je suys sensé être juge..."
"Damned", s'écrya Raveline, qui n'avait pas douté une seconde que Paxa lui viendrait en aide - tu parles !
On frappa à la porte.
"Bon sang ! Sy j'ai bonne mémoire, je devays dyscuter d'un grave problème avec Marilyse et je lui avays donné rendez-vous ! - Mays c'est pas possyble, elle était en conférence avec Palim y'a pas troys seconde... - Arrête d'ergoter et planque toi en vitesse ! PAS YCY, MALHEUREUX !"
Mays trop tard : ouvrant la porte du premier placard venu, Raveline s'y engouffra en compagnie de Zyzy. Il se rappella à ce moment là de la "particularité" des placards du bureau de Paxatagore... entre trois paquets de macaronys se trouvaient le cadavre de deux vieux chinoys, tués bien avant les années 90.
Pendant ce temps, Paxatagore, un rien nerveux, la tremblote partagée entre son début de Parkinson et le stress de la sytuatyon, faysayt ses sourires les plus dyplomatiques pour accueillir Marilyse.
"Il faut vraiment faire quelque chose, dit-elle. Palim a rayson : sa productyon d'oeuvre médiocre au regard de la vérité le fait ressembler à un peintre... et la peinture et la politique n'ont jamays fait bon ménage."
A la poursuite du Raveline violet (il étouffe dans le placard
- CERTES NON !
Hurla Raveline. Il n'en pouvait plus de cette phrase, il n'en pouvait plus de ce placard ! Il fit chuter la porte, entraînant avec lui Zyzy le Zazou et un squelette qui datait probablement des années 90 et dont on avait perdu la mémoire.
Marilyse Emphetuocle, surpryse : mays qu'est-ce qu'il fait là ?
Paxatagore : hum, bon, bien...
Raveline : j'en ai marre, bordel ! Que je soys poursuivi par des macaronys, qu'on torture mes gardes raveliniens les plus fidèles, ça passe encore, mays cette phrase là ....
C'est alors qu'Harrys entra dans le bureau de Paxatagore, suivi de près par un bordure très étonné. Harrys prit la phrase de Raveline au vol :
"Sa productyon d'oeuvre médioce au regard de la vérité le fait ressembler au peintre", I presume ?
un heureux dénouement
CERTES NON !", répéta Raveline, franchement furyeux que l'inspecteur Harrys ose prononcer cette saloperie de phrase devant lui.
"Au fait, je croys que vous avez perdu ça dans vos égoûts", dit l'inspecteur, layssant entrer l'un des dogues préférés de Raveline, un Berger bordure ventriloque qui souriait béatement, rongeant une boîte de macaronys qui datait au bas mots des années... devinez lesquelles ?
"Médor !, s'écrya Raveline. Que fyches-tu là ?"
"C'est plutôt moi qui devrait dire ça, protesta Marilyse, agytant le poing sauvagement. Que faytes vous là, Raveline ? Et puys d'abord, qu'est ce que ça veut dire, "sa productyon d'oeuvre..."
- NON ! TOUT MAYS PAS CA !, hurla Raveline."
Anaclet de Paxatagore toussota, fit comme sy de rien n'était, et remys dyscrètement le cadavre à sa place, afin que personne ne se doute de la manière dont l'illustre métaligore avait acquys les Deux Mâ-Goh.
"Bon, de toute façon, dit Marilyse, j'en ai parlé avec Anaclet et Palim, et très franchement, je partage leur avys sur Catonys: sa productyon d'oeuvres... oh ! Pardon ! Enfin, tout ça pour dire que je vous accorde une grâce exceptyonnelle. Vous êtes libre de vos mouvements. Inspecteur Harrys, vous pouvez dysposer."
Deux heures plus tard, dans la salle princypale des Deux Mâ-Goh, personne ne comprit pourquoi Raveline se rua sur un innocent quydam, qui, lysant à haute voix la République de Platon (quelle drôle d'idée), avait dit d'une voix à peine audible :
"Sa productyon d'oeuvre médiocre, etc., etc."
les plaidoiries d'un procès perdu par l'inquysityon
Plainte initiale
Nous, Marilyse Emphetuocle, Inquysiteur du Sérényssime Empire d'Ys,
portons plainte contre M. Lool de Virion
devant le Tribunal de Venys,
aux fins de le voir condamner à : - la peyne de 10 000 Y?d'amende ; - l'inéligibilité pendant quatre moys ;
et ce pour avoir lancé de fausses accusatyons sur la lyste publique ;
Il est informé que "le minystère d'avocat est obligatoire pour les mineurs, les crassyeux, les faibles d'espryt, pour les litiges entre époux ou membres de la même famylle, ou pour les procès de grande ymportance" (article 6 du codex de Procaeduria Judicaria)
et qu'il doit se présenter, en personne ou par l'intermédiaire d'un avocat de la compagnye judyciaire de Venys devant la barre du Tribunal, sur la lyste justyce-venys@yahoogroupes.fr , sous peine de voir le jugement rendu sans qu'ils aient été entendus.
Marilyse Emphetuocle
Bruit de palays Au moins ça fera.... fonctionner cette lyste... Bon Marylise vous voulez quoi ? Votre playnte ne comportayt même pas les raysosn précyses de votre accusatyon, je la soupçonne donc d'être nulle, mays comme je suys sûr de mon bon droyt. Alors allons y, dytes à la cour pourquoy vous m'accusez, je vous justifyera alors mes dyres par des fayts précys et indyscutables et vous aurez réussi fort byen à ruyner la légitimyté du scrutyn dogéal de juyn et de prèsque tout notre système électoral... Par avance je vous remercye de cecy et des 50.000 Yris que je toucherai de la part de l'état pour une ényème accusatyon mensongère... je devray sans doute prendre un abonnement... Ah mays voilà le juge quy arrive...
Lool de Virion
L'examen détaillé de la plainte commence Monsyeur le Présydent du Tribunal,
Lool de Virion a été attrayt devant votre tribunal par une playnte de l'inquysityon du 16 juyn an IV, aux fins de le voir condamner à : - la peyne de 10 000 Y?d'amende ; - l'inéligibilité pendant quatre moys ;
et ce pour avoir lancé de fausses accusatyons sur la lyste publique.
L'inquysityon estime en effet que M. de Virion a répandu contre l'adminystratyon, concernant le déroulement des électyons.
Je cite le mayl :
"(...) Regardez cette dernière électyon, j'étais persuadé (et pas le seul) qu'il était interdyt d'inscryre une personne sur les lystes électorales au cours d'un vote Dogéale (ce quy serayt sommes toute logyque) et je suis certayn que si je vous l'avays demandé, vous m'auryez effectivement dyt que c'étayt interdyt. Hors AUCUN texte ne dys cela... de même pour avoyr le droyt de vote, il me semblayt oblygatoire qu'une personne devayt être inscryte sous CLYO et à la lyste principale (là aussy ce serayt plus que logique) hors aucun texte ne le dyt... résultat certayns électeurs de l'électoralyste ne sont inscrit QUE sur l'électoralyste. (...)"
Ces propos constituent à l'évidence une propagatyon d'allégatyons infondées et diffamatoires contre l'adminystratyon, qu'il convient de réprimer.
Au vu de ces éléments, Monsyeur le Présydent, l'inquysityon a l'honneur de solliciter l'entrée dans la phase des playdoiries secrètes.
Marilyse Emphetuocle
Ce qui est fait. Quelques jours après. Le juge Paxatagore Les parties ont échangé leurs playdoiries détaillées.
D'un commun accord entre les partyes, il n'apparaît pas nécessaire d'en passer par une phase d'exposé des playntes.
C'est donc le temps des playdoiries récapitulatives et définitives. La parole est à l'Inquysityon.
Les réquysitions de l'inquysition Faits
Par mail du 16 juin an IV, Lool de Virion, l'accusé, écrivait sur la lyste sérényssime les mots suivants :
"(...) Regardez cette dernière électyon, j'étais persuadé (et pas le seul) qu'il était interdyt d'inscryre une personne sur les lystes électorales au cours d'un vote Dogéale (ce quy serayt sommes toute logyque) et je suis certayn que si je vous l'avays demandé, vous m'auryez effectivement dyt que c'étayt interdyt.
Hors AUCUN texte ne dys cela... de même pour avoyr le droyt de vote, il me semblayt oblygatoire qu'une personne devayt être inscryte sous CLYO et à la lyste principale (là aussy ce serayt plus que logique) hors aucun texte ne le dyt... résultat certayns électeurs de l'électoralyste ne sont inscrit QUE sur l'électoralyste. (...)"
Lool de Virion a répandu sur la Lyste Sérényssime des attaques infondées contre l'adminystratyon dogéales.
Droit applicable Lool de Virion est un homme politique connu, il a légitimement le droit de critiquer l'adminystratyon. Il doit toutefoys respecter l'adminystratyon dogéale et éviter de propager des rumeurs inappropriées et fausses sur la régularité du scrutin, qui sont susceptibles de troubler l'ordre public et de mettre en cause la légitimité des élus, sauf à étayer avec précysions ses dires ou à les nuancer. Aux termes de ses conclusyons, M. de Virion croit devoir entrer dans un débat qui n'a pas lieu d'être. Il essaie de démontrer que ce qu'il dysait était en fait vray. Cela importe peu, car ce qui est reproché à M. de Virion, c'est d'avoir lancé des accusatyons sans les étayer aussytôt.
Il conviendra donc de sanctyonner ce comportement inacceptable.
Peyne
En répressyon, l'inquysityon requiert la peine de 10 000 Y?d'amende et quatre moys d'inéligibilité.
Sur la demande reconventyonnelle
Elle devra être rejettée. Subsydiairement, s'il y était fait droyt, il conviendrait que Lool de Virion démontre son préjudyce et démontre que ce préjudyce atteigne la somme exhorbitante qu'il réclame.
Marilyse Emphetuocle
Le juge Paxatagore : Bien. La parole est à Me de Virion pour sa défense.
Lool de Virion ?
Bip... vous êtes byen sur le répondeur non vocal de Lool de Virion. Si votre appel concerne un rendez-vous galant faytes le 1... Si vous êtes ma femme, raccrochez... Si vous êtes juge à la cour de Venys et avez le second torse le plus magnifique et le plus imberbe de tout Ys, veuillez patyentez 3 jours au moins afyn que Lool de Virion rentre de ses petytes vacances. Nous vous remercyons de votre appel.
Lool de Virion ! Hum... Mr le Présydent,
Tout d'abord excusezz moi de ce retard, mays mon moyen de transport pour revenyr en Ys à subyt une avarye grave appelé "crash de BUS" et le réparateur as mys longtemps avant de trouver...
Mays me voicy enfyn ! Concernant l'affayre nous concernant, je doyt vous avouer que la fayblesse de l'argumentatyon du Minystère publyque pendant les débats m'avayt layssé espérer une plaidoirye magystrale et retentyssante. Hélas, force est de constater qu'yl n'en fut ryen... rompant même avec une certayne emphase dans les propos et un bagou à fayre palyre un arracheur de dents, Melle Emphétuocle s'est contentée d'une myse en page foncyèrement technyque et à la lymyte de la buraucratye ordynayre... laysserez-vous Mr le Présydent ce prétoyr devenyr une anti-chambre de buraucrates engoncés ? Ou byen retrouverons nous le spectacle et les paylettes aux yeux quy faisayent la fyéreté du système judicyaire yssois ?
Bon mays là n'est pas le propos ! On m'accuse d'avoyr mys en cause l'administratyon dans un mail. Ce mayl, présenté comme pyèce à convictyon ne comporte cependant pas une seul foys une mentyon quelconque de cette même administratyon et ceci même après avoyr été soumys aux microscopes électronyques les plus puyssants et aux voyantes de Delphys !!! Pis, dans ce même mail, je présente des "incongruytés" en spécifyant byen, et par deux foys qu'elles étayent entyèrement conformes à la loy yssoises, ou du moyns qu'elle ne la violayt en aucun cas.
Mayntenant, si dyre que quelque chose est curyeux à Ys et essayer d'ouvryr un débat sur le sujet est condamnable, alors je suys coupable... Coupable de penser que la perfectyon n'exyste pas mays que l'ont peux toujours essayer d'y tendre. Coupable de penser par moy même comme l'avayent fayt avant moy tous les illustres yssois des temps jadys. Coupable de ne pas être d'accord avec le Conseyl des Portes. Coupable, coupable, coupable...
Pour tous ces actes, je playde coupable devant vous et les revendyques ! Pour tout ces actes, je ne demande pas pardon ! Pour tout ces actes, je suis fyer ! Fyer d'être yssois, fyer d'être lybre, fyer d'être...
Bon pour revenyr à des choses plus terre à terre, je demande byen entendu ma relaxe pure et symple et 50,000 Yris de dommages et intérêts, répartis comme suyt : - 5,000 Yris à Melle Emphétuocle pour avoyr "technysysé" à outrance sa playdoirye et l'avoir prèsque rendue indigeste. - 10,000 Yris à Melle Emphétuocle pour ne pas s'être présentée en tenue affryollante devant ce trybunal afyn de corrompre sexuellemet la cour. - 15,000 Yris à l'Etat pour Actio infondée qui m'as fayt perdre beaucoup de temps alors que je n'en avayt pas beaucoup. - 20,000 Yris à l'Etat pour lui faire la leçon et renflouer les caisses du RAYS au tytre de la conpensatyon à l'opposityon. - Et 5,000 Yris d'amende pour moy pour les multiples fautes d'orthografe et de grammayre qui n'auront pas hésyter à se glisser dans ce mayl que je n'ai pas la courage ny le temps de relyre (quand je vous dysant que j'avays pas de t emps !)
Mercy de votre attentyon,
Lool de Virion, Avocat pressé (avec un zest de cytron hmmmm)
Le Juge Paxatagore : L'affaire est myse en délibéré.
Le tribunal rejette les demandes de l'inquysityon, le procès se termine par une victoire de Lool de Virion, sauf sur le plan financier.
Le Tribunal,
vu la playnte de l'inquysityon contre Lool de Virion ;
ouyes les playdoiries ;
Constate que l'inquysityon estime que le fait de lancer des rumeurs, vraies ou fausses, sans les étayer, serait fautif de la part de Lool de Virion ; que toutefoys, il n'est pas démontré qu'il soit fautif, à Ys, de lancer des rumeurs sans les étayer, dès lors qu'on offre de le faire, ce qu'a fait Lool de Virion dans ses plaidoiries privées ;
Dit n'y avoir lieu à condamnatyon contre Lool de Virion ;
Il y a lieu de condamner l'Inquysityon à verser la somme de 4 000 Y?pour les frays du procès à Lool de Virion.
Il est rappelé aux parties qu'elles ont dix jours pour faire appel.
RESPONSABILITE. Responsabilité de l'Etat pseudopolitain. Fondement : obligatyon d'informatyon du public (oui). Responsabilité des personnes privées. Fondement : faute (oui). DROIT PUBLIC : les informatyons présentes sur le site de Pseudopolys n'ont pas par elle-même le caractère de loi officielle de Pseudopolys.P Sur la responsabilité de l'Etat.
Vu les faits invoqués par le premier et deuxième demandeur, à savoir l'acceptation par l'Etat Pseudopolytain d'attribuer au jeu Doomys vendu par le deuxième défenduer -20 points de statut.
Vu que les demandeurs tiennent cette acceptation pour fautive en raison du fait que les textes explicatifs figurant sur le site de Pseudopolys dans la section "Marché" doivent être considérés comme faisant parti de la règlementation économique de l'Etat.
Vu que l'Etat soutient que ces textes ne sont donnés qu'à titre de pure indication.
Attendu que les lois Pseudopolytaine sont proposées par le saunatoryum et votées par la population.
Que le texte incriminé ne peut donc être considéré comme une loi n'ayant pas été voté par la population.
Que ce texte est donc bel et bien, comme l'affirme l'Etat, une simple indication expliquant le fonctionnement du marché Pseudopolytain.
Que l'Etat n'avait donc pas l'obligation de refuser la demande du sieur Raveline et n'a donc commis aucune faute en conférant un malus en points de statut au jeu Doomys.
Attendu cependant qu'en acceptant la demande du sieur Raveline, l'Etat a ommis de modifier le texte explicatif ou de préciser par tout moyen d'expression aux éventuels acheteurs que ce texte qui précisément était donné à titre d'explication et d'indications n'était plus d'actualité puisque tous les biens vendus ne conféraient plus systématiquement des points de statut.
Attendu que cette ommission de l'Etat dans sa myssion de servyce public peut être considérée comme une faute puisqu'en agyssant ainsi l'Etat n'a pas joué complètement son rôle d'information de la population sur les servyces qu'il offre. Car, si rien n'oblige l'Etat a offrir des services tel que le marché pseudopolytain aux particuliers, à partir du moment où ces servyces exystent et sont proposés par l'Etat, tous les utilysateurs de ces servyces sont en droit d'attendre de l'Etat une information complète et précyse sur leur fonctionnement. Il s'agit là d'une simple obligation de bonne foi qui doit prévaloir entre les usagers des servyces publics et lesdits servyces publics.
Attendu que l'Etat en n'informant pas le public de ce changement dans les caractérystiques de certains produits vendus sur le marché s'est rendu coupable de négligence, il convient de voir si cette négligence est la cause du dommage invoqué par les demandeurs.
Attendu qu'il apparrait comme certain que le premier demandeur n'aurait pas acheté le produit Doomys s'il avait su qu'il retirait des points de statuts.
Attendu cependant que l'obligation d'information de l'Etat telle que nous l'avons définie ne va cependant pas jusqu'à devoir préciser quels produits sont susceptibles de retirer des points de statut puisque l'Etat aurait remplit correctement son obligation en précisant simplement que certains produits retirent des points de statut.
Qu'il n'est donc pas certain que monsieur Puffon, informé que certains produits retirent des points de statut n'aurait pas malgré cela acheté le jeu Doomys.
Qu'il est sans conséquence que le vendeur n'est pas informé l'acheteur de cette particularité puisque le premier demandeur ne porte pas plainte contre son vendeur, et que de toute manière, ce manque d'information ne serait pas de nature à aggraver la faute de l'Etat.
Attendu cependant que le dommage subit par le sieur Puffon résulte d'une faute de l'Etat et qu'il n'appartient pas au tribunal de déterminer quelle aurait été la réaction de monsieur Puffon si l'Etat avait remplit son obligation d'information,
Que les faits montrent que monsieur Puffon croyait en achetant le jeu Doomys, bénéficier en plus du playsir qu'il aurait à jouer à ce jeu, d'une augmentation de ses points de statut.
Que la faute, le dommage et le lien de causalité entre cette faute et ce dommage sont donc établit.
Attendu que le sieur Raveline invoque la même faute de l'Etat, laquelle est d'ores et déjà établie.
Que sans cette faute, Monsieur Puffon n'aurait pas décrié méchamment le commerce tenu par le sieur Raveline;
Attendu que le sieur Raveline était fondé à espérer que d'autres acheteurs se précipiteraient sur son produit et contribueraient donc à son enrichyssement.
Que la dénonciation de la magouille par le sieur Puffon a eu comme conséquence que plus personne n'a souhaité acheter le jeu Doomys.
Qu'aucun loi n'interdit les magouilles et tromperies envers les clients.
Que cet ensemble d'élément établit donc sans conteste un étroit rapport entre la faute commise par l'Etat et le dommage subit par le sieur Raveline.
Sur la responsabilité de Monsieur Puffon
Attendu que la dénonciation par le sieur Puffon des pratiques de son vendeur fait suite à une maneuvre dolosive de la part de ce dernier.
Attendu que , comme dit précédemment, aucune loi ou règlement n'interdit une telle pratique, la démarche de Monsieur Puffon a donc eu comme conséquence de priver le sieur Raveline d'une source de revenu immorale certes, mais tout à fait légitime.
Attendu cependant qu'il convient de nuancer cette responsabilité du sieur Puffon dans le désastre économique dont est victime le sieur Raveline, qui, en procédant à cette maneuvre ne pouvait pas ne pas s'attendre à des réactions diverses et variées, voire violentes.
Que le vendeur c'est donc mit lui même dans une situation où il prêtait le flanc à la critique et à la dénonciation de ses pratiques irrespectueuses pour le client.
Par ces motifs,
Le tribunal
Dit l'action du sieur Puffon contre l'Etat recevable et fondée,
Dit l'action du sieur Raveline contre l'Etat recevable et fondée,
Dit l'action du sieur Raveline contre le sieur Puffon recevable et fondée,
Condamne l'Etat à remettre les choses en leur pristin état en ce qui concerne les points de statut à l'égard de monsieur Puffon et à lui verser des dommages et intérêts de 1000 Roublars.
Condamne l'Etat à verser 1 roublar de dommages et intérêts au sieur Raveline.
Condamne monsieur Puffon à verser 1 Roublar de dommages et intérêts au sieur Raveline.
Communiqué de l'assemblée générale des magystrats du syège de Venys
Réuny sous l'auguste présydence d'Anaclet de Paxatagore, Présydent du Tribunal de Venys, les magystrats du syège ont décydé de proposer à Sa Subliminale Dogitude Honoraire James Maltys d'Ysville, à sa Subliminale Dogitude Honoraire le Présydent de la Compagnie Judyciaire Lool de Virion, à Mesdames et Messyeurs les avocats, de reprendre la bonne habitude de tenir les procès non médiatiques sur la lyste de la justyce.
Aussy, nous informons lesdites autorités que le Tribunal appliquera désormays la pratique suivante :
- les assignatyons en justyce devront être lancées sur la lyste de diffusyon principale. Si la partie en demande souhaite que le procès se déroule sur la lyste principale, elle devra en faire mentyon explicitement. Le titre du mail devra s'appeller "Assignatyon contre ...".
- les parties devront s'inscrire sur la lyste de diffusyon de la justyce, si elles n'y sont déjà.
- le tribunal décydera s'il y a lieu à un procès sur la lyste ou non, mays ne pourra l'ordonner d'offyce. Il décydera également si le procès a lieu en huys-clos, à la demande d'une partie au moins. En ce cas, le procès se déroulera par simple échange de mails, sans archivage.
- l'enrôlement de l'affaire sera fait par le greffier de l'enrolement, Anatole Rance. Il assignera à chaque affaire un numéro. Les mails échangés devront comporter ce numéro, pour la clarté des débats. Les plaidoiries des avocats seront nulles sinon. Les personnes qui se défendent elles-mêmes devront faire attentyon à mettre le numéro, mays sans que leur défense soit nulle. Les parties qui se défendent elles-même mays qui ont la qualité d'avocat par ailleurs seront tenues aux mêmes règles que les avocats.
- l'archivage des pièces du procès sera à la charge du greffier, Anatole Rance.
- le verdict sera rendu sur la lyste de la justyce, sauf rayson particulière de publycité.
- la lyste employée sera celle de la Compagnie Judyciaire (justyce-venys@yahoogroupes.fr).
Ainsy sera-t-il fayt ;
Les affayres en cours sont enrôlées comme suyt :
Affaires criminelles - Pseste c/ d'Ophiccius (chantage) et d'Ophiccius c/ Pseste (recel de vol de voiture) : C1 - de Legys c/ de Caryatys (vol de voiture) : C2
Affaires adminystratives - de Legys c/ Ordonnance du Conseyl à l'économie : A1 - OCAY (défendu par BHP) c/ Myosotyç (défendu par d'Arabyse) : A3 - Emphetuocle c/ Ordonnance du Dedans sur la criminalité : A3
Affaires commerciales - OPIA COLA c/ Les Elégyes Yssoises : B1
Anatole Rance,
greffyer enj(r)ôleur
LE TRIBUNAL DE VENYS,
EXPOSE DES FAITS
Attendu que par acte du 8 novembre 2001, Marilyse Emphetuocle, es qualité de Chancellière, subtituant le Doge dans l'exercice de l'Inquysition, a saysi ce Tribunal d'une plainte contre le Sieur Emmanuel Raveline, pour des faits de : - corruptyon et rapt de jeunes filles sans l'accord de leurs parents ni bon et loyal dédommagement ; - défloratyon en dehors des rites religieux à cette fin ; - tortures et actes de barbarie contre le dénommé LE ZAZOU Zizi.
Que par Ordonnance du 13 novembre 2001, ce Tribunal - ordonnait qu'Emmanuel Raveline soit gardé à vue le temps strictement nécessaire à la perquisityon. soit ensuite remys à sa domestycité, frays et rasé de près,
- autorysait, à titre provysoire, la perquisytion au domicyle du Sieur RAVELINE et dans les lieux de culte de la secte hérétique dite de "Françoysvillon",
- autorysait, à titre provysoire, les servyces des sapeurs paveurs à pratiquer toute méthode qu'il leur semblera bon, au besoin sur les biens, voire même sur le corps du Sieur RAVELINE, pour connaître l'emplacement exact du lieu de culte de la dite secte,
- ordonnait néanmoins que la torture soit appliquée par des femmes nues ;
- ordonnait que l'applicatyon de ces méthodes soit filmée et commercialysée dans des officines syldaves dyscrètes, au profil du Tribunal, pour servir à payer un nouvel ordinateur au bureau de l'exécutyon des sentences révoltantes (troisyème pallier, étage de gauche, au fond) ;
Attendu que, sous la torture, Emmanuel Raveline révélait l'emplacement de son lieu de culte ainsy qu'une partie des pièges qui attendaient les Sapeurs Paveurs ;
Attendu que l'Inquysition a présenté au Tribunal un compte rendu d'enquête en date du 19 novembre, aux termes duquel il était relaté que plusieurs objets avaient été retrouvés sur les lieux des perquysityons :
1) Chez Raveline - des livres de démonologie ; - une cache secrète, qui mène à une salle où des symboles ésotérique sont tracés sur le sol ; - une salle de torture. Le témoin Zyzy le ZAZOU, trainés sur les lieux par les Sapeurs Paveurs, a formellement identifié ce lieu comme étant l'endroit où il fut torturé par Emmanuel RAVELINE ; - un livre étrange et mystérieux "Oui-oui au téléphone" - une lyste de provysions ("3 martinets, 15 litres d'absinthe, 5 préservatifs"); - un projet de coup d'état foireux ; - un ensemble de bacille du triple-pontage-corronarien. - troys sachets d'absinthe en poudre Sur les lieux de Culte : - une quinzaine de jeunes filles, dont l'interrogatoire a révélé qu'elles avaient été enlevées de chez leurs parents par des hommes masqués, traînées de force dans cette antre, et déflorée lors de rites orgiaques contraires à la Tradytion. Le Dr. CHATELYS sera d'ailleurs appelé à venir constater les traumatysmes subis par ces jeunes filles ; - une bibliothèque mystique, appelée "BENE GESSERIT" ; - un vieil hère, qui a raconté qu'Emmanuel RAVELINE, traitre parmi les traitres, trahyssait même le Françoysvillonysme. Selon ce vieil hère, RAVELINE aurait manipulé la secte cent foys hérétique des Françoysvillonien, alors qu'il était en réalité un adepte du BENE GESSERIT.
Attendu qu'un débat contradictoire s'est ensuite déroulé devant le Tribunal ;
Attendu qu'un suplément d'enquête a été ordonné, à la demande de Raveline, qui soutenait que les jeunes filles en cause n'étaient pas yssoises ; que le Présydent du Tribunal en personne a eu l'occasyon de constater qu'il s'agyssait, en réalité, de jeunes lolonayses, fraiches et attentyonnée ;
MOTIVATYON
Attendu que le fait de déflorer des jeunes filles yssoises en dehors d'une fête de la déflorayson est un acte gravyssime qui engage la responsabilité de son auteur devant les juridictyons religieuses ;
Attendu, en l'espèce, que les jeunes filles en causes étaient lolonayses, et non yssoyses ;
Il y a lieu de relaxer Emmanuel Raveline des fins de la poursuite ;
Attendu que l'article 12 de la Loy pénale des Yssois, alors applicable, dyspose que "le fait de blesser autrui est puni d'une peine pouvant aller jusqu'à six moys de galères."
Qu'Emmanuel Raveline ne nie pas avoir pratiqué sur Zyzy le Zazou des actes de tortures qui rentrent dans le cadre de la préventyon ;
Il y a lieu de condamner Emmanuel Raveline, en applicatyon de l'article 31 de la même loy, à des travaux d'intérêt général, en l'espèce à réfectyonner le site de la République Ravelinienne ;
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal de Venys, en chambre criminelle, par jugement contradictoire en dernier ressort,
RELAXE Emmanuel RAVELINE des faits de corruptyon et rapt de jeunes filles sans l'accord de leurs parents ni bon et loyal dédommagement et de défloratyon en dehors des rites religieux à cette fin ;
DECLARE Emmanuel RAVELINE coupable des faits de torture sur Zyzy le Zazou
En répressyon,
le CONDAMNE à des travaux d'intérêt général, en l'espèce la réfectyon du site de la République Ravelinienne, dans un délay de deux moys.
Anaclet de Paxatagore Présydent du Tribunal de Venys
Lola Montys, Greffière de la chambre criminelle. 90-60-90.
playnte
Monsyeur le présydent,
Je souhaite porter plainte contre l'administratyon pour l' ordonnance édicté par Madame le Vyce-Doge .
En voicy les motifs:
1) La langue offycyel de l'Empire étant l'yssois elle ne peut pas obliger un cytoyen à parler dans une autre langue (ici le viet-namyen).
2) Il y a rupture de l'égalité entre les cytoyens, or l'administratyon se doit de répondre au demande de tous les cytoyens de manière identique.
3) Le Conseiller à l'Economie empiète sur les compétence du Doge et du Vyce-Doge.
Remedius de Legys.
Zoé Tinùviel, Chancellyer
Dans l'affaire De Legys c/ Conseil des Portes enième, voici la défense de l'Empire:
Le Conseil des Portes n'oblige personne à parler dans une autre langue. En effet, l'ordonnance du 20/03/2004 du conseiller à l'économye n'emporte aucune obligatyon dans le chef de Monsieur de Legys d'adresser des demandes au Conseil des Portes.
D'autre part, le Vyet-namyen n'est pas une langue étrangère, mais simplement, comme tout le monde le sait, un dyalecte yssois.
Quant à la rupture d'égalité, elle est certes avérée, mais il est permis à l'adminystration de traiter différement les citoyens dès lors que les critères de différenciatyon sont raisonnables et poursuivent un but d'utilité publique. En l'occurence, rendre les éventuelles demandes de Monsieur de Legys compréhensibles par l'adminystration est tout à fait raisonnable, voire même utile à la bonne marche de l'adminystration. C'est également une mesure prise dans l'intérêt du demandeur qui ferait mieux de remercier chaleureusement le Conseil des Portes de lui prêter toute l'attentyon qu'il mérite. Vous noterez Monsieur le Président l'ingratytude dont fait preuve le demandeur en cette affaire.
Quant au moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, je rappelle au tribunal ainsi qu'à la partie demanderesse que le Conseil des Portes est un organe collégial et que les décysions d'un conseiller n'ont nul besoin d'être ratifiées par un autre conseiller ou par le Doge. Enfin, les requêtes et récriminatyons incessantes de Monsieur de Legys ayant neuf fois sur dix trait à l'économie, au finances ou, d'une manière générale à des questions financières, il est tout à fait normal que le Conseiller à l'économye soit ammené à régler ce problème par voie d'ordonnance.
Je vous demande donc de dire la demande recevable mais non fondée et en conséquence, d'en débouter le demandeur et de le condamner au frais de la procédure que vous fixerez à votre bon coeur.
de Legys
J'aimerai rappeler au Présydent de cette vénérable cours que l'acte attaqué à été présenté par le Conseil des Portes comme une interdictyon qui m'était faite de faire des demandes au Conseil des Portes. Ainsi un des premiers mots est "interdit". De plus le titre de la nouvelle sur les Archives Yssoise est "Ordonnance Anti-de Legys". Ce qui personnellement ne me fait pas penser à une mesure de protectyon.
Le Vyet-namyen est peut-être un dialecte yssois, mais il demeure que l'yssois reste la seule langue offycyelle de l'Empire. On ne peut donc pas obliger un cytoyen à parler une autre langue que celle offycyelle.
[Dans ce cas il convient de payer Monsyeur d'Ophiccius. En effet, d'après Madame le Chancelier, il exécute un servyce public et mérite donc rémunératyon. Or je n'ai pas vu de mesure dans ce sens. Le Conseil des portes se contredit quelque peu.
Le Conseiller à l'économie étant en même temps Vyce-Doge le faire signer l'ordonnance par le Conseil à l'Economie montre la volonté que l'acte ne soit pas à porté général. Mais les disposytyon de celui-cy ont une porté générale. Il y a là un abus de pouvoir même sy le Conseil des Portes prend ses décysyon en collégialité.
Monsyeur le Présydent, je crois que l'on essaye de se moquer de vous. Madame Tinùviel a dans toute son argumentatyon essayé de prouver l'irrecevabilité de la plainte et maintenant elle demande sa recevabilité. De plus sy le Conseil des Portes voulait me protéger il prendrai à sa charge les frais de procédure.
RdL
Dans l'affaire de l'ordonnance du Conseil à l'Economie je pense préférable d'attendre la fin des électyons pour essayer de procéder à un arrangement.
RdL, 12 avril an IV
Monsyeur le Présydent, Monsyeur le greffyer,
Vu l'édit annulant l'ordonnance que j'ai attaqué, je retire ma plainte qui n'a plus de raison d'être.
dimanche 1er juyllet, Théophraste de Mytilène fête sa victoire
Venys est en fête ! Depuis que le Doge a annoncé sur un ton dépité le résultat des saunatoriales donnant la victoire à la lyste Mytilène, ce ne sont plus que scènes de joie qui se succèdent. Les Yssois parcourent le quartier en actionnant les klaxons de leurs gondoles à qui mieux mieux. Toute la populatyon est sortie dans la rue pour vivre cet évènement, les gens s'embrassent et se félicitent, conscients d'être les acteurs d'une page d'hystoire d'Ys.
Très vite un bruit court : "Il" s'exprimera ce soir depuys son Palays du Boulevard Impéryal.
La foule s'amasse aynsi dans les jardyns du Palays Mytilène où pour fayre patienter les gens venus nombreux des tonneaux d'absynthe ont été mis en perce.
Sur le coup de 10 heures du soyr, une imposante gondole noire aux armes des Mytilène se dessine dans le soleil couchant. Elle s'amarre au quai privé situé à l'arrière du parc resté inaccessible au tout venant. Théophraste de Mytilène salue les candidats de sa lyste venus l'acceuillir et s'engouffre avec eux dans le Palays. La foule qui a reperé la manoeuvre n'en peut plus et c'est une clameur unanime qui acceuille le Métaligore mayntenant apparu au balcon d'honneur en compagnye de Marylise Emphétuocle, Alexya d'Ambitecte, Zoé Tinuviel, Le professeur Diafoirus et Yssé Célamer-Kiprenlom.
La foule : WOUAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!!
Mytilène faisant le V de la victoyre des deux mayns salue la foule qui scande son nom.
MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!!
Mytilène s'emparant d'un micro : Peuple Yssois, tu m'as compris !
La foule : Wouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!!
Mytilène : Venys, Vidi, Vici !
La foule : WOUAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIISSS !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!!
Mytilène : Peuple Yssois, ce soyr est un grand soyr : nous avons gagné ! Vous avez gagné ! Une aube nouvelle se lèvera demain sur un pays qui a décidé de se libérer de ses chaînes. Car en faysant mordre la poussière à Paxatagore...
La foule : HOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU !!! HOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU !!!
Mytilène : ... car en faysant mordre la poussière à Paxata...
La foule : PA-XA-TA-GORE, ON VA TE FOUT' DE-HORS ! PA-XA-TA-GORE, ON VA TE FOUT' DE-HORS ! PA-XA-TA-GORE, ON VA TE FOUT' DE-HORS ! PA-XA-TA-GORE, ON VA TE FOUT' DE-HORS ! PA-XA-TA-GORE, ON VA TE FOUT' DE-HORS !
Mytilène : Car en faysant mordre la poussière à Paxatagore donc, ...
La foule : PA-XA SA-LAUD, ON VA T'EN-VO-YER ROCCO ! PA-XA SA-LAUD, ON VA T'EN-VO-YER ROCCO ! PA-XA SA-LAUD, ON VA T'EN-VO-YER ROCCO ! PA-XA SA-LAUD, ON VA T'EN-VO-YER ROCCO !
Mytilène : JE VOUS DEMANDE DE VOUS ARRETER ! Je comprends votre enthousiasme et votre envie d'en finir au plus vite avec l'oppresseur. Néanmoins, Paxatagore a été élu pour trois mois. Montrons-luy que nous nous sommes des démocrates ! Nous nous respecterons la loy !
La foule : Wouaiiis...
Mytilène : En faysant mordre la poussière à Paxatagore, un signal clayr est envoyé à ceux qui à l'étranger complotent contre Venys ! Mytilène est là pour la défendre ! Bas les pattes de Venys messieurs les Crassieulandays et Syldaves ! Bas les Pattes la troika corrompue de Pseudopolys : Paxatagore bien sûr, mays aussy Von Kherys...
La foule : Von Kherys fout'le camp de Venys ! Von Kherys fout'le camp de Venys ! Von Kherys fout'le camp de Venys ! Von Kherys fout'le camp de Venys !
Des jeunes particulièrement excités tentent alors de s'introduyre dans le palays voisyn qui n'est autre que celuy du PSR Crassieulandays pour y mettre le feu. Ils sont heureusement contenus par le service d'ordre de Mytilène.
Mytilène : .. et Moltieri
La foule : MOLTIERI P'TIT ZIZI ! MOLTIERI P'TIT ZIZI ! MOLTIERI P'TIT ZIZI ! MOLTIERI P'TIT ZIZI ! MOLTIERI P'TIT ZIZI ! MOLTIERI P'TIT ZIZI !
Mytilène : Qu'ils tremblent les Forêtmagique...
La foule : FO-RET MA-GIQUE, TA MERE ON LA NIQUE ! FO-RET MA-GIQUE, TA MERE ON LA NIQUE ! FO-RET MA-GIQUE, TA MERE ON LA NIQUE ! FO-RET MA-GIQUE, TA MERE ON LA NIQUE ! FO-RET MA-GIQUE, TA MERE ON LA NIQUE !
Mytilène : les Von Buchow...
La foule : Von Bucchow au poteau ! Von Bucchow au poteau ! Von Bucchow au poteau ! Von
Mytilène : les Kranszz
La foule : Euh... TRAU-LE-VER ON NIQUE TA MERE !
Mytilène : les Dada
La foule : DA-DA TU NE NOUS BAY-SE-RAS PAS !
Mytilène : Oui, Peuple que j'ayme, Venys est née aujourd'huy ! VIVE LE PEUPLE ! VIVE YS !! VIVE VENYS !!!
La foule : OUAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!! MY-TI-LENE !!!
Théophraste de Mytilène accomplit alors un acte incroyable : il se juche sur la rembarde et saute depuys le deuxième étage dans la foule qui le rattrape et le porte en triomphe à travers les rues de Venys en directyon du Saunatorium.
la réactyon de Von Khérys
pour mémoyre, le palays de Von Khérys se situe à côté de celuy de Théophraste de Mytilène
Des jeunes particulièrement excités tentent alors de s'introduyre dans le palays voisyn qui n'est autre que celuy du PSR Crassieulandays pour y mettre le feu. Ils sont heureusement contenus par le service d'ordre de Mytilène. .............. Et par les charmants dobermans du propriétaire des lieux. Ceux-ci, réveillés par des jeunes (?) militants mytilènikes, se ruent alors vers les fauteurs de trouble et s'introduisent dans la propriété des Mytilènes. Là, c'est la panike générale, un doberman parvient à l'estrade et séme la panike parmi les intervenants. On voit Alexia d'Ambictète courant parmi la foule à moitié nue, sa robe entiérement déchirée par les animaux, Zoé Tinuviel parvient tant bien que mal à se mettre sur l'abri sur une table. En revanche, Théophraste de Mytilène, pris en chasse par les charmants toutous trouve son salut en effektuant un magnifike plongeon dans les marais vaseux de sa propriété. Heureusement, à ce moment Kassandra (Mr Von Khérys daigne trés rarement loger dans son Palais de Venys...) ouvre les volets de sa chambre (en revanche, Kassandra depuis la semaine dernière est tombée litteralement amoureuse de ses piètres îlots, étrange...) et rappelle Susukre et Kachou. On voit alors Théophraste sortir du Marais, honteux,sale, krasseux mais en bonne santé (enfin komme d'habitude...). Et retrouvant tout à koup ses esprits: "Von Khéryyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyssss !!!!!!!!!!!!! Tu me le paiera !!!!!!!!!!!!!!!!!!"
A ce moment, dans un luxueux manoir de Krasstadt, un rikanement se faire entendre...
le Doge Paxatagore
Emmanuel Raveline est nommé juge ad litem pour juger l'affaire Mytilène c/ Von Khérys.
L'Etat yssois se portera partie civile dans cette affaire, au côté de M. Mytilène.
J'invite M. Raveline à ouvrir le procès.
Anaclet de Paxatagore
Juge ad litem Raveline
Je déclare, avec toute la solennité dont je suys capable, le procès Mythilène c/o Von Khérys, ou quelque chose comme ça. C'est peut-être "c/" seulement. Bon.
La parole est à monsyeur de Mythilène, mays ne parlez pas trop fort, s'yl vous plaît, j'ay mal à la tête.
Par aylleurs, je tyens à rappeller à monsyeur Von Khérys que les doberman sont interdits dans la salle. Mercy.
Playdoirie de Théophraste de Mytilène
Monsieur le Présydent (du Tribunal, pas de la RR),
Monsieur Von Kherys, présentement PSR crassieulandays a, à plusieurs repryses, fait étalage de la possessyon de deux dobermans particulièrement agressyfs. Il entretyent ces bêtes dans la propriété voysine de la mienne qu'il a acquyse à Venys (Bld. Impéryal, 2). 1) Vu la particularité des dits canidés, vu l'usage qu'il en fayt, je dépose playnte contre M. Von Kherys pour détentyon d'armes. En effet, l'article 3 de la pseudo-constitutyon interdyt la possessyon d'armes : "Par conséquent, il est interdit de prétendre détenir et de porter des armes." L'Etat Yssois s'étant porté partie civile dans cette affayre, il plaidera lui-même la sanctyon et les dédommagements demandés. 2) Lors d'un meeting politique organisé dans le parc de mon Palays sis à Venys (1, Bld. Impéryal), les deux dobermans se sont introduyts dans ma propriété, ont semé la panique parmi la foule nombreuse venue m'acclamer, ont déchiré la robe de ma fiancée Alexya d'Ambitecte et m'ont obligé à plonger dans l'étang situé au fond de mon parc. Je demande à tytre de réparatyon du préjudyce moral qui m'a été causé le versement d'une somme de 1000 R$. Je demande à tytre de réparatyon pour la préjudyce matériel qui a été causé à Alexya d'Ambitecte, la somme de 2500 R$ (une robe de chez Dyor que je venays de luy offryr). Je demande à tytre de réparatyon pour le préjudyce matériel qui m'a été causé, la somme de 5000 R$ (un costume neuf de chez Cardyn, une payre de Berluttys, une cravate Hermes, une chemise Dolce&Gabbana, je ne porte pas de slip heureusement). Je demande en outre : - Que les dobermans de M. Von Kherys soyent cousus dans des sacs et jetés dans le Grand Canal. - Que le Palays de M. Van Kherys soyt démonté pierre par pierre et renvoyé à Krasstadt.
3) Par aylleurs, en aynt de telle manière insulté mon honneur de gentilhomme (j'étays pas beau en sortant de l'étang), je demande l'applicatyon de l'Edyt Impéryal de 1236 sur la dignité des Métaligores. Tout le monde le connayt mays je le reproduyt pour mémoyre : "Nous, Ataraxes, Emperyor de L'Ys, Décydons pour ce qu'il advyendra, Que quiconque portera atteynte de manière vilayne et méchante à la dignité et à l'honneur d'un Métaligore sera promené nu sur un âne, les membres entravés, à travers les rues de la ville ou l'outrage aura été commys avant que d'être empalé sur un tronc puys démembré et livré aux chyens.
Ys, 1236ème année" Toutefoys, par soucy de clémence, je ne demande que l'applicatyon de la première partie de la sanctyon.
Je suys tout prêt, Monsieur le Présydent, à répondre à toute questyon qu'il vous playra de me poser.
Juge Raveline
Je vous remercye, monsyeur de Mythilène. Tenez, passez-moi le tube d'aspyryne à votre gauche, mercy. Il va sans dire que la playnte est recevable, ne serayt-ce que parce que ça embête Monsyeur Von Khérys, qui, il faut byen le dyre, nous secoue sacrèment les grelots (oui, on est loyn des justyfycatyons verbeuses de Mlle. Tynùvyel, je says).
Je prends note de l'importance du préjudyce subyt... ainsy que de la somme demandé en guyse de réparatyon.
Néanmoyns, je souhayterays:
1
) Que vous me montryez en quoi les dobermans de monsyeur Von Khérys peuvent être consydérées comme des armes.
2
) Que vous ne m'appellyez pas patate, outrage à magystrat, ça va chercher loyn, mon cher.
3
) Que vous justyfyez la démolytyon du palays Von Khérys par des antécédents dans la justyce yssoyse. Vous ne pensez tout de même pas que moi, symple juge Ad lytem, je vays rysquer de créer un pareyl précédent dans notre bonne justyce et en pryme de m'attyrer les foudres crassyeuxlandayses, ce dont je n'ay vrayment pas besoyn en cette péryode d'électyon pseudo-présydentyelle ? Alors sy tu veux ta démolytyon, coco, t'as intérêt à assurer ta playdoirye !
La parole est à monsyeur Von Khérys. Vous seryez gentyl de pas trop fayre de grands gestes, mon mal de tête ne s'amélyore pas.
J'ay dyt.
TdM
Monsieur le Présydent,
Dois-je attendre la playdoirie de M. Von Kherys avant de répondre aux questyons que vous me posez ?
Je voudrays par aylleurs souligner combien le PSR crassieulandays manque aux usages les plus élémentayres de politesse en prenant tout son temps pour comparaître devant ce tribunal.
Nykolas Von Khérys
Votre sublimissime Honneur, Président à vie et dans l'au-délà de la République Ravelinienne,
Permettez moi d'assurez ma défense devant ce tribunal moi-même. Afin d'être compréhensible par tous, mais surtout par Votre Honneur, je m'exprimerai en bon yssois pour répondre aux pathétiques griefs de Monsieur Mytilène.
Tout d'abord, pour répondre aux chefs d'accusations concernant la possessyon illycite d'armes, je m'interroge sur le bien-fondé des propos de Mr Mytilène. En effet, peut-on considérer des animaux comme des armes ? Si la constitutions pseudopolitaine sitpule clairement que la possessyon d'armes est interdyte sur son terrytoire, la possessyon d'anymaux n'est en aucun cas passible de poursuites. Mlle Tinùviel va-t-elle comparaytre ici pour la possessyon de son poulpe géant ? Non, byen entendu.
Jusqu'à preuve du contraire, les animaux à Pseudopolis ne sont pas des armes. La Cour notera de plus que mes chiens n'ont causé aucun dégât physique parmi les militants mytilènistes.
Mes chiens n'ont été en aucun cas dressé pour attaquer qui que ce soit et il sera trés dur à Mr Mytilène et à la défense de prouver le contraire.
J'irai même plus loin dans mes propos. J'accuse formellement Mr Mytilène d'être responsable de l'attitude de Susukre et Kachou. En effet, l'attitude des deux chyens le soyr en questyon s'explique, et personne ne pourra le nier, par le comportement irresponsable, dangereux et illégal des partisans de Mr Mytilène. Je maintiens que celui qui se présente aujourd'hui comme la victime a poussé honteusement ses partisans à s'attaquer à ma demeure; la preuve en est bien évidement le message comportant un discours hayneux de la prétendu "victyme" le soyr de sa prétendue victoyre. Je prie la Cour de se mettre en situation. Mes chyens, alors profondément endormys dans leur nyche, aprés une rude journée au servyce des venyssois -ils sont à leurs heures perdues, chyens d'aveugle, secouristes en mer et en haute montagne et luttent quotidiennement contre les trafyquants d'opyum frelaté du Krassland-. Bon... revenons en au soyr en questyon...aprés une journée harrassante, ces véritables héros canyns goutent à un repos bien mérité. Soudayn, du plus profond de la nuyt, des militants pro-mytilènes emjambent la cloture et font irruption dans le jardin en beuglant de façon vulgaire. Leur sang ne fait qu'un tout, la peur s'empare d'eux... "Quy sont ces étrangers qui nous assiègent ?" "Pourquoi ces torches ?". Ils lisent dans les yeux de ma fidèle assystante Kassandra l'angoysse et la frayeur. Ils doivent défendre leur maytresse. Ils foncent sur les envahisseurs belliqueux et parviennent à les repousser par délà la cloture. Là, terrorisés par le Clan Mytilène (et je suis sur que la Cour comprendra de quoi je parle...), il prennent en chasse le responsable de toute cette panique, responsable qui finit dans les marays vaseux de sa propriété... Leur myssion de défense du domicile familiale et de leur maytresse terminée, ils rentrent au Palays avant de finyr tranquillement leur nuyt.
Voila la vérité que le syeur Mytilène semble d'occulter ! Cette terrible vérité ! Cette vérité qui dérange et qui veut que mes chyens aient agi par pure légitime défense face à des agresseurs mytilènistes ! Votre Honneur, si Mr de Mytilène n'avait pas encouragé ses troupes à faire irruption chez moi par la force, ryen de tout cela ne serait arriver.
Je réclame donc dans cette affaire plusieurs choses: -Tout d'abord, 1500 R$ à l'Etat pour procés abusif et injustifié. -Une amende de 2000 R$ à l'encontre de Mr Mytilène en faveur de chacun de mes chyens, au titre du préjudice moral et psychologique qu'ils ont subi. -Une amende de 2500 R$ à l'encontre de Mr Mytilène en faveur de Mlle Kassandra Krasseldorf, au titre du préjudice moral et psychologique qu'elle a subi. -Une amende de 5000 R$ à l'encontre de Mr de Mytilène et ma faveur, au titre des dégats faits à mon jardin et à ma cloture par ses militant.
-Enfin, au nom de l'ordonnance promulguée par l'Empereur Oxytharde III peu aprés la vague d'immigratyon crassendayse et invoquée par Mlle d'Ambictète lors du procés MP c/ Kayser que je cyte ycy: J'introduit par la présente le principe de "fardeau naturel de Crasslanderye". Tout résident de l'Empyre Serenyssime d'Ys de triste origine crasslandayse sera consideré officiellement comme ayant un handicap certayn du point de vue de la capacité de raisonnement et ne pourra porter la responsabilité d'un délyt ou cryme commys sur le sol d'Ys.
A ce titre, toute accusatyon portée contre au crassenlays sera considérée comme nulle et sans valeur légale. Les accusateurs seront eux quant à eux coupables, en s'abaissant au niveau d'un Crasslandays, de "crasslandysme aigu" et seront passybles de tonte intégrale sur la voie publique." je demande à ce que Mr de Mytilène soit tondu sur la voie publique et à tout autre humiliatyon publique dont je laysse le choyx à la compétence de cette Cour. Cordyalement,
Nikolas V. Khérys
Juge Raveline
Monsyeur Von Khérys,
Je vous prirays d'avoir un comportement moyns larvayre, sy possyble. Je ne suys, somme-toute, qu'un modeste juge Ad Lytem, et je vous pryerays de ne pas trop me flatter, j'ai des gens qui le font byen myeux que vous.
Je vous ferays remarquer par aylleurs que me demander de m'imagyner en chyen est assez injuryeux. Voire même littéralement scandaleux.
Je prends note de vos demandes.
Je suys impatyent de savoyr ce que Monsyeur de Mythilène répondra à l'ordonnance d'Oxytharde III. Sy les partyes cyvyles veulent en placer une, c'est le moment.
NvK
Votre honneur,
Sachez tout d'abord que je suys aussy sincère qu'un krasslandais peut l'être...
Concernant l'affayre, il est beaucoup moins scandaleux et sulfureux de se représenter l'attitude d'un chyen que celle d'un militant mytilèniste...
TdM
Monsieur le Présydent,
En préambule à la deuxième partye de ma playdoirye faysant réponse à vos demandes et à la playdoirie de la partye défenderesse, ouf, je demande que vous rappeliez à M. Von Kherys certaynes règles de base du droyt yssois. M. Von Kherys a beau être de basse extractyon crassieulandayse, il n'en est pas moyns tenu de respecter les règles les plus élémentayres de notre droyt ou alors qu'il se fasse assyter d'un avocat dygne de ce nom.
Premièrement, je consydère comme proprement injurieux que M. Von Kherys s'adresse à vous en vous appelant "Votre Honneur". Ces termes n'ont de valeur qu'en terre barbare - Krasstadt, Orion ou Prya - et nullement icy. Deuxièmement, j'observe que M. Von Kherys ose se présenter devant vous en toge noyre, ce qui une est insulte pour tout le Barreau yssois. Chacun sayt, même le plus ignorant des crassieulandays, que la couleur de rigueur pour nos toges est le bleu pétrole. Nous le devons à l'obstinatyon de Maître de Viryon, que Poséydon veylle sur luy durant son long voyage malgré qu'il soyt athée. Je demanderay donc qu'il soyt condamné à 1 R$ symbolique au profyt du Barreau yssois.
Venons au fond mayntenant.
Sur la qualificatyon des dobermans de M. Von Kherys comme arme. 1er élément soumys à votre sagacité : la définityon d'une arme telle que repryse dans le Dictyonnayre de l'Académye Impéryale de la Langue Yssoysse. "Arme : Instrument servant à blesser, tuer où à mettre l'ennemy dans l'impossibilité de se défendre" La questyon repose donc dans le fayt de savoyr si les dits "Kachou" et "Susucre" ont servy M. Von Kherys dans l'entrepryse de blesser, tuer ou mettre un de ses ennemys dans l'impossibilité de se défendre. Je m'en vays donc vous le prouver en énumérant quelques fayts qui ont troublé l'actualité paysible de notre communauté, pardonnez-moy si c'est long. Une citatyon extrayte de la littérature du PSR crassieulandays : 3/6, 17H31 : "Vous acheterez aussi un ou deux pitbulls au marché de Krasstadt... Ils iront nouer de solides relations avec notre nouveau voisin !" Quiconque un tant soyt peu d'intelligent aura comprys la fine métaphore de M. Von Kherys. Analysons-là : Ils iront (chez moy donc en violant ma propriété !) nouer de solides relatyons (s'attaquer à, blesser) notre nouveau voysin (Le voysin c'est moy). Reprenons un extrayt datant du 1/7 : "........ Et par les charmants dobermans du propriétaire des lieux. Ceux-ci, réveillés par des jeunes (?) militants mytilènikes, se ruent alors vers les fauteurs de trouble et s'introduisent dans la propriété des Mytilènes. Là, c'est la panike générale, un doberman parvient à l'estrade et séme la panike parmi les intervenants. On voit Alexia d'Ambictète courant parmi la foule à moitié nue, sa robe entiérement déchirée par les animaux, Zoé Tinuviel parvient tant bien que mal à se mettre sur l'abri sur une table. En revanche, Théophraste de Mytilène, pris en chasse par les charmants toutous trouve son salut en effektuant un magnifike plongeon dans les marais vaseux de sa propriété. " Je note que les armes de M. Von Kherys "se ruent" (vous avez déjà vu un caniqhe se ruer vous ?), "s'introduysent dans la propriété des Mytilènes" (!!!), "sème la panike" (un chien qui vyent réclamer une caresse ne sème pas la panique, un affreux clebs qui fonce vers vous les dents toutes dehors byen), "robe entièrement déchyrée" (par les crocs de ces animaux - qu'il faut donc considérer comme une arme - qui ont tenté de réduyre ma fiancée en charpye), "Zoé Tinuviel se met à l'abry sur une table" (Mlle Tinuviel, descendante d'une famylle qui a combattu les vikings, irayt-elle se protéger sur une table face à deux chyens réclamant des caresses alors qu'un bon coup de pied eut suffit ?), "Théophraste de Mytilène, pris en chasse" (est-on "pris en chasse" par des toutous affecteux ?).
Bref, nous ne sommes pas en face de chaleureuses petyts chienchiens à leur mèmère mays byen de deux dangereux molosses qui mettent en péryl la sécurité de nos femmes et nos enfants. Les crocs des dits dobermans, par les dégâts qu'ils peuvent causer, et qu'yls ont causé, doyvent être consydérés donc comme des armes. Un Poulpe n'a pas de crocs et ne s'attaque pas aux yssois sans hystoires !
Par aylleurs, M. Von Kherys prétend que des "mylitants mytiléniques se sont ontrduyts chez luy, ce qui justifierayt l'interventyon des dits molosses. C'est totalement faux ! reprenons le cours des évènements : "Des jeunes particulièrement excités tentent alors de s'introduyre dans le palays voisyn qui n'est autre que celuy du PSR Crassieulandays pour y mettre le feu. Ils sont heureusement contenus par le service d'ordre de Mytilène." Il s'agyt de "jeunes" et non de mylitants qui poussés par la fougue de leur âge ont voulu s'en prendre à la propriété de M. Von Khérys. Heureusement, mon servyce d'ordre, dirigé par Thomasus Diafoyrus, est intervenu AVANT qu'ils ne s'introduysent chez luy d'où l'employ des verbes "tentent" et "contenus". Je demande à ce que l'on fasse comparaytre M. Diafoyrus pour éclayrcyr ce poynt.
En réponse aux demandes de la partyue défenderesse a. 1500 R$ à l'Etat pour procés abusif et injustifié Le développement qui précède prouve byen que ce procès n'est nullement abusyf ou injustifié. D'aylleurs, l'eut-il été que la sagesse de ce Tribunal ne l'aurayt pas prys en considératyon. b. amende de 2000 R$ en faveur des chyens, au titre du préjudice moral et psychologique qu'ils ont subi. M. Von Kherys, en médyocre praticyen du droyt qu'il est, confond amende et réparatyon de préjudyce. Je laysse le Tribunal apprécyer... Par aylleurs, un chyen peut-il être considéré comme personne physique et dès lors avoyr le droyt de réclamer une telle réparatyon ? A Krasstadt peut-être, pas à Venys ! c. amende de 2500 R$ en faveur de Mlle Kassandra Krasseldorf, au titre du préjudice moral et psychologique qu'elle a subi. Même remarque concernant "l'amende". Par aylleurs, en quoy M. Von Kherys est-yl fondé à réclamer cecy en faveur d'un tyers. Mlle Krasseldorf est-elle mineure et sous sa tutelle ? Et quel est ce préjudyce moral et psychologique ? d) amende de 5000 R$ en la faveur de M. Von Khérys au titre des dégats faits à mon jardin et à ma cloture par ses militant. Je vyens de prouver l'invéracyté des fayts invoqués.
Concernant l'ordonnance promulguée par l'Empereur Oxytharde III Pour rappel, la dyte ordonnance stypule : J'introduit par la présente le principe de "fardeau naturel de Crasslanderye". Tout résident de l'Empyre Serenyssime d'Ys de triste origine crasslandayse sera consideré officiellement comme ayant un handicap certayn du point de vue de la capacité de raisonnement et ne pourra porter la responsabilité d'un délyt ou cryme commys sur le sol d'Ys. A ce titre, toute accusatyon portée contre au crassenlays sera considérée comme nulle et sans valeur légale. Les accusateurs seront eux quant à eux coupables, en s'abaissant au niveau d'un Crasslandays, de "crasslandysme aigu" et seront passybles de tonte intégrale sur la voie publique." Maître d'Ambictète a effectivement fayt usage de la dyte ordonnance dans le procès Ministère Publyc c/ Kayser en deamndant d'aylleurs la tonte publyque du Doge et de... vous-même Monsieur le Présydent ! Le Tribunal, dans sa grande sagesse n'a pas cru devoyr en tenyr compte. On en ignore au juste la rayson puysque l'affayre s'est éteynte avec le décès de l'accusé. L'applicatyon de cette ordonnace est nulle et non avenue pour émettre les raysons suyvantes : a. L'ordonnance concerne "Tout résident de l'Empyre Serenyssime d'Ys de triste origine crasslandayse ". M. Von Kherys est à la foys résydent krasslandays et krasstadtois. Il n'est pas résydent de l'Empyre Sérényssime d'Ys fusse d'origyne crassieulandayse. b. L'ordonnance parle d'un "délyt ou cryme commys sur le sol d'Ys". Le délyt a été commys sur le sol de Venys ! Voilà qui suffyt largement à battre en brèche l'argumentatyon de M. Von Kherys qui ferayt mieux de se contenter de playder à Krasstadt.
Sur ma demande de voyr le Palays de M. Van Kherys démonté pierre par pierre et renvoyé à Krasstadt Je vous renvoye à la Bulle Archymandrytale de Pétroxes II dans l'affayre en conciliatyon Mytilène c/ Pétaudière. "Nous Petroxes II, Grand Archimandryte de l'Eglyse Apostolique Poséydonique Réunifiée de Rite Atlante, Dans l'affayre qui concerne nos biens-aimés fyls Mytilène et Pétaudière, édictons ce qui suyt : Le Chevalier de la Pétaudière sera autorisé à garder les terres qu'il possède d'héritage et ci-devant situées en bordure du domayne seygneurial de la famylle Mytilène à Castyllon. Toutefoys, le château construyt sur cette terre constituant une menace manifeste pour le noble et vieylle famylle des Mytilène devra être détruyt ou déplacé de 50 lieues vers le ponant. Toute constructyon supérieure à la hauteur de 10 pieds y est interdyte. Le Métaligore Théophraste de Mytilène s'engagera en échange à veyller à l'entretyen des clôtures syses sur le domayne du Chevalier de la Pétaudière. Que les deux s'échangent le bayser d'amycale fraternité.
Fait à Ys, 19ème jour de l'An 956 d'Ys. " Nous nous retrouvons dans le même cas. Un étranger menace ma tranquillité en s'installant à côté de mes terres, je demande donc qu'on luy applique le même régyme. Il va de soy que j'entretiendray ses clôtures.
En conclusyon Je demande au Tribunal 1) De byen vouloyr considérer - Que les Dobermans de M. Von Kherys sont byen des armes. - Que les dyts Dobermans se sont introduyts illégallement chez moy. - Que jamays personne ne s'est introduyt chez M. Von Kherys. 2) De rejetter les demandes non-fondées de la partye défenderesse. 3) De condamner M. Von Kherys : - à me verser la somme 1000 R$ à tytre de réparatyon du préjudyce moral qui m'a été causé . - à me verser la somme de 2500 R$ à tytre de réparatyon pour la préjudyce matériel causé à la robe portée par Mlle Alexya d'Ambitecte. - à me verser la somme de 5000 R$ à tytre de réparatyon pour le préjudyce matériel qui m'a été causé. 4) D'ordonner que les dobermans de M. Von Kherys soyent cousus dans des sacs et jetés dans le Grand Canal. 5) D'ordonner que le Palays de M. Van Kherys soyt démonté pierre par pierre et renvoyé à Krasstadt.
Je rappelle également ma demande de voyr l'Edyt Impéryal de 1236 sur la dignité des Métaligores appliqué. M. Von Kherys n'ayant pas apporté d'argument contrayre, il faut en conclure qu'il l'accepte comme tel. Qu'il soyt donc promené nu sur un âne à travers les rues de Venys.
J'en ay terminé de cette playdoirie. Je reste à votre dysposition.
VerdyctdujugeRaveline,4 juyllet an I
Maître Mythilène, je reconnays là votre verbe somptueux et j'admire la fynesse - quoiqu'inhabituelle - avec laquelle vous vous exprymmez dans ce trybunal.
Je condamne Monsieur Von Khérys a remettre un roublard à la caysse du barreau yssoys pour s'être vêtu en noir. Cette peine sera annulée s'yl me verse personellement cinq cents roublards. Je demanderays par aylleurs à monsyeur Von Khérys de ne plus m'appeller "votre honneur".
A moins que monsyeur Von Khérys ait une réponse à adresser à Monsyeur de Mytilène, ses dobermans seront reconnus comme des armes, et l'ordonnance protégeant les crassyeuxlandays ne s'appliquera pas au PSR Krasslandays.
Par ailleurs, en réponse à la première réclamatyon de monsyeur Von Khérys il n'est pas questyon que l'état dépense ne serayt-ce qu'un roublard pour procès abusyf. Il n'y a pas de procès qui ne soit pas abusyf à Ys, et sy l'état devayt cracher pour chacun d'entre eux, on serait tous à la rue, avec des dangers publics comme Puffon qui saygnent Venys à blanc avec des demandes exorbytantes.
Pour ce qui est des chyens, par contre, je ne voys ryen qui empêche ce trybunal de leur fayre verser des indemnytés. Après tout, ce sont des victimes, dans l'hystoire, victimes de l'éducation que le PSR leur a donné.
Pour le cas de Kassandra Krasseldorf, pour le démontage et le déménagement du palays, j'attends la réponse de monsyeur Von Khérys.
Reste enfyn le problème d'intrusyon dans le jardyn de monsyeur Von Khérys. J'invite les différentes partyes à présenter des témoyns occulayre afin que le tribunal puysse trancher.
Nykolas Von Khérys
Votre Honneur, (et peut importe comment Mr Mytilène se borne à vous appeller)
Mr de Mytilène, par une argumentation détournée , tente de contester la véracité de faits pourtant établis. En effet, je cite: "Des jeunes particulièrement excités tentent alors de s'introduyre dans le palays voisyn qui n'est autre que celuy du PSR Crassieulandays pour y mettre le feu. Ils sont heureusement contenus par le service d'ordre de Mytilène." J'aimerais attirer l'attention de la Cour sur deux élements de cette phrase. Tout d'abord, Mr de Mytilène avoue que ces jeunes étaient "particulièrement excités". Mais pourquoy donc, me direz vous ? Etrange n'est ce pas ? Aprés un discours de Théophraste de Mytilène, discours particulièrement agité et incitatif à la violence, des jeunes se ruent sur le Palays voysin et "tentent d'y mettre le feu". Pour avoir essayé de tenter de s'introduire dans mon Palays, encore fallait-il y parvenir. Comme chaque habitant de l'Ile d'Algébia le sait, les Palays du Boulevard Ympérial ne sont en aucun cas mytoyens. Il a donc fallu, pour parvenir à mon Palays traverser le jardyn qui y conduit. Les militants-convives de Mytilène, ce soir-là, se sont donc rendu coupable de violatyon de propriété privée, de dégradatyon, de vandalisme et de tentative d'incendie. Ainsi, selon Mr de Mytilène: "Arme : Instrument servant à blesser, tuer où à mettre l'ennemy dans l'impossibilité de se défendre" Récapitulons, au beau milieu de la nuit, une horde de sauvages véhéments s'introduit dans une de mes propriétés dans le but avoué de la détruire alors même que mon assistante, Mlle Kassandra Krasseldorf y passait la nuit. Au regard de ces définition, il apparait donc clayrement que Mr de Mytilène a formé, détenu et usé d'une arme, à savoir une milice de partisans particulièrement agressifs et dangereux pour la sécurité des Venyssiens. Pour preuve, voici un extrait du discours de Mytilène où ses manoeuvres oratoires pour amener ses partisans à la violence apparaissent au grand jour.
Mytilène : Peuple Yssois, ce soyr est un grand soyr : nous avons gagné ! Vous avez gagné ! Une aube nouvelle se lèvera demain sur un pays qui a décidé de se libérer de ses chaînes. Car en faysant mordre la poussière à Paxatagore... La foule : HOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU !!! HOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU !!! Mytilène : ... car en faysant mordre la poussière à Paxata... La foule : PA-XA-TA-GORE, ON VA TE FOUT' DE-HORS ! PA-XA-TA-GORE, ON VA TE FOUT' DE-HORS ! PA-XA-TA-GORE, ON VA TE FOUT' DE-HORS ! PA-XA-TA-GORE, ON VA TE FOUT' DE-HORS ! PA-XA-TA-GORE, ON VA TE FOUT' DE-HORS ! Mytilène : Car en faysant mordre la poussière à Paxatagore donc, ... La foule : PA-XA SA-LAUD, ON VA T'EN-VO-YER ROCCO ! PA-XA SA-LAUD, ON VA T'EN-VO-YER ROCCO ! PA-XA SA-LAUD, ON VA T'EN-VO-YER ROCCO ! PA-XA SA-LAUD, ON VA T'EN-VO-YER ROCCO ! (...). Mytilène : .. et Moltieri La foule : MOLTIERI P'TIT ZIZI ! MOLTIERI P'TIT ZIZI ! MOLTIERI P'TIT ZIZI ! MOLTIERI P'TIT ZIZI ! MOLTIERI P'TIT ZIZI ! MOLTIERI P'TIT ZIZI ! Mytilène : Qu'ils tremblent les Forêtmagique... La foule : FO-RET MA-GIQUE, TA MERE ON LA NIQUE ! FO-RET MA-GIQUE, TA MERE ON LA NIQUE ! FO-RET MA-GIQUE, TA MERE ON LA NIQUE ! FO-RET MA-GIQUE, TA MERE ON LA NIQUE ! FO-RET MA-GIQUE, TA MERE ON LA NIQUE ! Mytilène : les Von Buchow... La foule : Von Bucchow au poteau ! Von Bucchow au poteau ! Von Bucchow au poteau ! Von Mytilène : les Kranszz La foule : Euh... TRAU-LE-VER ON NIQUE TA MERE ! Mytilène : les Dada La foule : DA-DA TU NE NOUS BAY-SE-RAS PAS !
Votre Honneur, vous remarquerez dans votre immense sagesse, la violence des propos tenus dans ce discours par Théophraste de Mytilène. Nul doute qu'il a eu des effets retentissants sur ses jeunes recrues et je ne doute pas que ce soit l'effet qu'il a recherché. De plus, vous noterez que nombre de mes concitoyens sont aussi interpellés de manière plus ou moins vulgayre, ce qui pourrait provoqué, la cas échéant, un froid entre nos deux communautés...(et comme on dit chez nous: la majorité dans chakune des entités tu n'as pas, aux portes du Palais pseudo-présidentiel tu resteras...:-) Hum... mais revenons-en à notre affayre...
Concernant l'attitude de mes chyens le soyr du I
Juyllet, il me semble avoir prouvé clayrement que les provocatyons répétées de Théophraste de Mytiléne, suivie de l'intrusion illégale des troupes mytilènikes sur ma propriété étaient à l'origine de leur comportement.
La Cour ne peut donc considérer leur attitude comme découlant tout naturellement d'un sentiment d'insécurité bien compréhensible et leur intrusyon sur la propriété voysine, répondant à la première, ne peut être interpretée que comme un acte de légitime défense.
Concernant l'ordonnance d'Oxytharde, l'Etat venyssien actuel découlant directement de l'Empire d'Ys, la tranposition juridique est naturelle et tout à fait recevable.
Concernant la demande d'expropriation de l'accusatyon, celle ci étant contraire à la liberté de la propriété garantie par la Pseudo-fédératyon, une telle condamnation serait illégale et j'assignerai Venys devant les tribunaux pseudo-fédéraux.
Concernant le rôle de Mlle Kassandra Krasseldorf dans cette affayre, celle ci se tient à la disposityon de la justice pour relater les faits tels qu'elle les a vécu le soyr du 1/07.
En vertu de quoi de demande:
[message tronqué]
TdM
Monsieur le Présydent,
Je répondray en détayl à la pauvre argumentatyon de M. Von Kherys ultérieurement.
Il me semble que la descriptyon des fayts par la partye défenderesse correspond peu à la réalyté. Aussy, je souhayterays que vous convoquiez M. Diafoirus qui étayt présent sur les lieux afyn qu'il vyenne témoygner de ce qui s'est réellement passé.
Juge Raveline
Le tribunal demande à entendre Mademoyselle Krasseldorf et monsyeur Diafoirus. Je souhaiterais plus particulièrement connaître leur versyon de cette soirée. Ils peuvent également me parler de leurs goûts musycaux et de ce qu'ils aiment dans la vie, mays c'est facultatyf.
Par ailleurs, le tribunal consydère les arguments de monsyeur de Mythilène tout à fayt recevable quand à l'ordonnance Oxytharde III.
Enfin, monsyeur Diafoirus serayt gentyl de m'apporter un autre tube d'aspirine, je suys en rupture de stock (non empoyssoné de préférence, Thomasus).
Nykolas Von Khérys
Monsyeur le Présydent,
Un léger problème technique m'a empêché, hyer soyr, de répondre en détayl aux arguments de Mr de Mytilène concernant l'ordonnance d'Oxytharde III.
L'avis divergent que nous avons avec l'accusatyon tient au fayt que, selon Mr de Mytilène, le changement de territoire du peuple d'Ys a rendu caduque l'ordonnance.
Hé byen non ! J'invoque ycy le principe de perennité de la justyce yssoise, par delà le temps et les territoyres. Je m'explyque, les ancyens édits, ordonnances ou décrets qui régissent actuellement la justyce yssoise ont été émys il y a des siècles. Peu importe désormays les modalités précises de la Loy, ce qui compte c'est son essence qui traduit la conception de la justice qu'avez vos ancêtres depuys les Atlantes.
Durant son hystoire, Ys a changé bien des foys de territoyres mays elle a su gardé intacte le respect de sa justyce traditionnelle.
Sur l'ordonnace d'Oxytharde III, certes les indicatyons spatiales sont dépassées, cependant l'essence juridique de cette loy est plus que jamays recevable.
L'Empyre Serenyssyme d'Ys correspond aujourd'hui à Venys et le sol dYs à celui de Venys. Seule la terminologie change mays le peuple et sa loy, eux, ne doivent pas changer, sous peine de pervertir l'esprit intemporel du peuple yssois. Que dit cette ordonnance ? Qu'il existe un fardeau naturel de Crasslanderie. Ce fardeau, qui prive les crasslandais, de la répartie et du bon sens propre aux yssois, empêche toute condamnatyon car la justyce yssoise ne pourrait s'abaisser au niveau d'un symple crassieux, comme vous les appellez D'autre part, cette ordonnance considère Théophraste de Mytilène, dans ce cas, comme coupable de Crasslandysme aigu. En effet, celui-ci depuys maintenant deux jours, s'enforce de débattre avec un citoyen crassieux et cela devant la justyce yssoise. Quel yssois ne trouverait pas dégradant de débattre de la sorte, en public avec un simple crasslandais ? De plus, à travers Mytilène, c'est tout le peuple d'Ys qui s'abaisse actuellement dans ce procés, et bien malgré lui. Voyez cette toge que je porte aujourd'hui ! N'est-elle pas associée au prestigieux barreau d'Ys ? Qu'aurez dit vos ancêtres s'ils avaient su qu'un jour, un crasslandays la porterait et pourrait même s'exprimer à grand renfort d'effets de manche devant ses tribunaux ? Un scandale ! Et un Métaligore s'abaissant un niveau des Crasslandais ! Insupportable pour Ys ! La châtiment puvlique à l'encontre du syeur de Mytilèen prend ycy tout son sens... celui de laver les yssois de la honte induite dans ce procés. Voyez, Mr le Présydent, l'extrême sagesse d'Oxytharde III qui avait refusé toute compromissyon des yssois et de leur justyce avec de piètres crasslandays.
Déclarer irrecevable cette ordonnance, c'est tirer un trayt sur l'hystoire millénayre de la justyce, des traditions et des valeurs du peuple d'Ys et abaisser définitivement le peuple yssois au niveau des Crasslandays.
Vos ancêtres auraient voulu cela ? non, je ne le crois pas. Songez, Mr le Présydent, au mal que ferait ma condamnatyon à la dignité du peuple yssois.
Juge Raveline
Monsyeur Von Khérys, je me permets de vous faire remarquer que lorsque les fayts ont été commys, vous ne vous trouvyez pas sur le sol Venyssoys. En conséquence de quoi, vous ne pouvez pas être consydéré comme "résydants sur le sol Venyssoys". L'ordonnance ne s'applyque donc pas. Navré.
NvK
Mr le Présydent,
Je n'étais effectivement pas sur le sol venyssois ce soyr là. Cependant, les fayts qui me sont reprochés s'étant déroulés sur le sol yssois, l'ordonnance est tout à fait recevable.
déposityon de Diafoyrus
Alors, pour les goûts musicaux, j'ai une nette préférence pour Pyngouyn et Otarys, les célèbres duettistes tzyganes, mais c'est une affaire de goût.
Pour mon témoignage sur la charge sauvage des dobermans enragés sur les pacifiques sympathisants de mon ami Théophraste, voir plus loin.
Enfin, monsyeur Diafoirus serayt gentyl de m'apporter un autre tube d'aspirine, je suys en rupture de stock (non empoyssoné de préférence, Thomasus).
"Empoisonné? Mais pour qui me prenez vous? Je ne m'appelle pas Renatus. Tenez, c'est mieux que de l'aspirine, et ça vous enlèvera votre mal de crâne en un rien de temps...."
Raveline avale le tube.
"... par contre il y a quelques effets secondaires regrettables: ce médicament est intensément, puissament laxatif..."
Raveline devient vert.
"Bon alors, ce soir là, voilà ce qu'il s'est passé vraiment.
M. de Mythilène faisait tranquillement son petit meeting, chez lui. Je dois avouer qu'il a un peu tendance à exagérer les acclamations qu'il suscitait, aussi le tapage nocturne était tout de même assez réduit. Néanmoins, cela n'a pas empêché le coupable, euh... pardon,... le prévenu, de lâcher ses chiens sur le meeting.
Je précise qu'il n'y a eu aucune provocation de notre part: je m'occuppais du service d'ordre avec l'aide du jeune Othon, dont vous connaissez l'efficacité dissuasive, et le dénommé Rocco Siffredys, dont vous savez la capacité à calmer la gent féminine en suscitant dans leur bas ventre une profonde stupeur. A aucun moment il n'y a eu de débordement vers les voisins. Le cordon de sécurité se trouvait à 10 mètres de la clôture, et nous n'eûmes aucun problème à le faire respecter.
Les torches tenues par les manifestants étaient aussi bien un moyen d'éclairage qu'une manifestation de joie, nullement une revendication Klanique ou dévastatrice.
Les seuls actes de déprédatyon que nous avons à déplorer sont le fait des molosses krassieulandais, qui firent subir les pires humiliation à mon patient et néanmoins ami, ainsi qu'à sa compagne. D'ailleurs, j'eus recours à la force pour les punir le lendemain même des faits, avec vigueur, afin de rappeller la loi au plaignant. A ce que je vois, il se refuse toujours à appliquer les règlements sanitaires sur les animaux étrangers. Et je le regrette.
Mais qu'avez vous, M. le Président, vous êtes tout pâle?"
Juge Raveline
Ca yra, je vous remercye. Hum. Sy vous me le permettez, je vays m'absenter quelques instants...
déposityon de Melle Krasserdorf
Mlle Kassandra Krasseldorf entre dans la salle du Tribunal, habillée de noir en décolleté pour le moins plongeant. Là, voyant le professeur Diafoirius sortant du prétoir aprés son témoignage, elle perd conscience durant un moment. Réanimée avec vigueur par le public, elle s'avance vers le Présydent Ad Lytem Raveline.
Nikolas V. Khérys se lève alors et en trois effets de manche parvient à recouvrir le banc des Mytilènes, renverser une lampe et créer un courant d'ayr qui se répand dans la salle surchauffée. L'interrogatoire peut commencer.
NVK : Mlle Krasseldorf, pourriez vous nous éclairer sur les relations qui vous unissent aux deux parties ?
K :Voyez-vous, je suis l'assistante particulière de Mr Von Khérys, de vous koi !
NVK: N'est ce pas... Konnaissez vous Mr de Mytilène ?
K: Heu... komment dire... nous nous sommes konnus assez intiment lors d'un soirée de fête à venys...je refuse d'en dire plus.
NVK: Hum... Je vois... Bon, revenons à la soyrée du I Juillet. Ke pouvez vous nous dire.
K: Et bien voila, je logeais ce soyr là dans la propriété de Mr Von Khérys au 2, Bd Ympérial à Venys.
NVK: Mais pourkoi donc, vous êtes krasslandophone que je sache ?
K: Voyez vous, j'ai fait konnaissance avec les yssois le soyr de la fête de la déflorayson et... et puis zut, ça ne vous regarde pas !
NVK: oui... bon passons...parlez nous de votre nuit.
K: Bon, aprés avoir fini d'enkaisser vos pots de v...
NVK: ...Sans interet ! Et aprés ?
K: Ben, je suys allée me koucher. Il devait être 22h30.
NVK: Que s'est-il passé par la suite ?
K: Vers 23H00, j'ai été réveillée par des kris venant de la propriété voisine de Mr de Mytilène. Les bruits devenant de plus en plus forts, je me suis levée.... Tout à koup, j'ai entendu un grand frakas, suivi des aboiements des deux chiens. J'ai ouvert les volets et là, je dois vous dire que j'ai vraiment eu peur.
NVK: Komment ça ?
K: Il y a avait au moins une vingtaine de jeunes armés de torches qui avaient penetré dans le jardin. Ils criaient; "Von Khérys dehors !! On va bruler ton Palays !!" . Je dois vous dire que j'ai eu trés peur... Ils s'avançaient. J'ai vraiment cru que j'allais bruler...
Mlle Kassandra fond en larmes...
NVK: Allons, allons... c'est fini, Kassandra, c'est fini..
K: Ouiii... mais c'était tellement.... telle....tellement............horiiiiiiiiiiilbe...
NVK: Oui, bon on a kompris. Reprenez vous, ma chère ! Que diable !
K: Excusez moi, Mr Von Khérys.
NVK: Bon, kontinuez...
K: Oui, alors ils étaient en train d'avancer.
NVK; A kelle distance du Palays étaient-ils ?
K: Ils étaient déjà dans le jardin. Je dirais à 25-30 mètres des marches du palais.
NVK: Et qu'en était-il de Kachou et Susukre ?
K: Ils avaient trés peur, eux aussi... Je les entendais aboyer à la mort. Ils étaient terrorisés. Les jeunes étaient maintenant à 20 mètres du Palais. A la fenêtre, je hurlais "Au sekours ! Au sekours !". Malheureusement, les kris des jeunes kouvraient les miens. Seuls les chiens ont répondu à mon appel desesperé. A ce moment, lls se sont avancé vers les fauteurs de trouble.
NVK: Et comment ont réagi les jeunes ?
K: Les grognements des chiens leur ont fait trés peur... Il a suffit que les chiens fassent un mètre dans leur direktion pour que les jeunes panikent komplement et se replient chez les Mytilènes. Mais les chiens les ont suivi par delà la kloture. Je n'ai rien vu aprés.
NVK: Et bien merci de votre témoignage, Mlle Krasseldorf.
K: De rien...
Kassandra fond à nouveau en larmes...
Juge Raveline
Il est bien indiqué "résydant" dans l'ordonnance. Un poynt c'est tout. Vous ne résydyez pas.
NvK
Mr le Présydent,
J'avoue ne pas du tout vous suivre sur le terme "résident". Un résident est un individu qui posséde une résidence dans un pays et y réside occasionnellement ou de façon permanente. Je possede un Palays à Venys et j'y réside occasionnellement. Je suis donc un résident de Venys.
Je vous transmet l'ordonnance en question et vous pourrez vous assurer qu'il n'est nullement questyon d'avoir résider à Venys durant les faits. Il faut juste être résident sans plus de conditions.
J'introduit par la présente le principe de "fardeau naturel de Crasslanderye". Tout résident de l'Empyre Serenyssime d'Ys de triste origine crasslandayse sera consideré officiellement comme ayant un handicap certayn du point de vue de la capacité de raisonnement et ne pourra porter la responsabilité d'un délyt ou cryme commys sur le sol d'Ys. A ce titre, toute accusatyon portée contre au crassenlays sera considérée comme nulle et sans valeur légale. Les accusateurs seront eux quant à eux coupables, en s'abaissant au niveau d'un Crasslandays, de "crasslandysme aigu" et seront passybles de tonte intégrale sur la voie publique."
Juge Raveline
Cher monsyeur,
Je vous avouerays qu'il y a une chose que je dygère mal: c'est qu'on essaie de m'apprendre à parler. Vous apprendrez que vous êtes résident yssoys quand vous occupez physiquement votre domicile. Or vous n'occupiez pas physiquement votre domicile à Venys lorsque les faits se sont produits. Vous ne pouvez donc pas en bénéficyer, et j'aime myeux vous dire que sy vous ne le vous tenez pas pour dyt, électyon ou pas électyon, ça va barder !
Aspirine, quelqu'un ! (NON, DIAFOIRUS, PAS VOUS, MERCY !).
NvK
Mr le Présydent,
Je n'ai aucunement l'intentyon de vous apprendre à parler. Nul n'est, en effet, sans connaytre à Pseudopolis votre légendayre culture. Je croys que notre divergence vient du fayt que le mot "résident" ne signifie pas la même chose pour nous deux. J'appelle donc, avec votre permissyon, le minitère public, à nous donner son avys sur la questyon.
TdM
Monsieur le Présydent,
J'ay écouté avec attentyon la playdoirye de M. Von Kherys et je n'en retyre ryen qui soyt de nature à modifier la playnte que je porte contre luy aynsi que le montant des réparatyons exygées. Je mayntyens donc toutes mes demandes : 1) Que la Cour veuylle bien considérer ue les Dobermans de M. Von Kherys sont byen des armes, que les dyts Dobermans se sont introduyts illégallement chez moy, que jamays personne ne s'est introduyt chez M. Von Kherys. 2) Rejetter les demandes non-fondées de la partye défenderesse. 3) Condamner M. Von Kherys : - à me verser la somme 1000 R$ à tytre de réparatyon du préjudyce moral qui m'a été causé . - à me verser la somme de 2500 R$ à tytre de réparatyon pour la préjudyce matériel causé à la robe portée par Mlle Alexya d'Ambitecte. - à me verser la somme de 5000 R$ à tytre de réparatyon pour le préjudyce matériel qui m'a été causé. 4) Ordonner que les dobermans de M. Von Kherys soyent cousus dans des sacs et jetés dans le Grand Canal. 5) Ordonner que le Palays de M. Van Kherys soyt démonté pierre par pierre et renvoyé à Krasstadt. J'ajouteray un 6ème demande. J'ay en effet découvert que M. Von Kerys fayt commerce des dytes armes. Je demande donc que la cour fasse une injonctyon auprès de l'Etat pseudopolitayn pour que celles-cy soyent retyrées du marché virtuel.
Concernant les accusatyons éhontées du PSR crassieulandays, le professeur Diafoyrus a bryllamment démontré leur inanité. Je voudrays toutefoys ajouter que si par extraordynayre la Cour devayt accorder crédyt aux accusatyons de Mlle Kassandra Krasseldorf, je ne puys en aucun cas être tenu responsable pour les agyssements de tyers. Les accusatyons concernent un groupe de jeune dont l'identyté reste à démontrer. S'il y tyent, M. Von Kherys n'a qu'à demander qu'une enquête soyt diligentée pour les retrouver.
Par aylleurs, il semble que M. Von Kherys veuylle me voyr condamné pour la prétendue vyolence de mes dyscours. J'avertys la cour que si elle devayt suyvre la partye défenderesse sur ce poynt, c'est la liberté d'expressyon qu'elle mettrayt en danger aynsi qu'un élément important de notre culture. Car je n'hésyte pas à dyre que les meetings politiques agytés sont partye intégrante de notre constructyon socio-culturelle. Si on me condamne pour çà, demayn c'est le Présydent de la RR qui sera poursuyvy et après-demayn pourquoy pas le Doge ?
Sur ce, je pars en week-end. A dymanche soyr.
NvK
Mr le Présydent,
Mr de Mytilène, durant ce procés, a essayé de détourner l'attentyon de la Cour des fayts à l'origine de ce procés. En effet, Mr de Mytilène s'attache à montrer mes deux chyens comme des armes sanguinayres à l'affut d'une victyme innoncente. Il en est ryen et je croys avoir démontrer au cours de ce procés que mes deux anymaux avaient agi par pure légitime défense, sentant leur propre vye et celle de Mlle Kassandra Krasselforf menacées. Mr le Présydent, avant de me declarer coupable, demayn, songez à la questyon suivante: "Terrorisés par des intrus (et j'insiste sur le terme "intru" car les militants de Mytilène se sont introduit illégalement chez moi) agressifs et sur le poynt de brûler un Palays et tout ce qui se trouvait à l'intérieur (Mlle Krasseldorf), comment auraient-ils du réagir ?" Qu'auraient du-t-ils fayre ? Comment auraient-ils du réagir vis à vis de cette menace extrême ? Je vous le demande, Mr le Présydent, et vous verrez dans toute votre sagesse que leur attitude, tout en ne blessant personne, a sauvé la vye de mon assistante, la leur et de mon Palays. Concernant les arguments plus qu'évasifs de l'accusatyon au sujet des meetings politiques, je répondrais que cela n'excuse en ryen la violatyon de ma propriété qui s'en ai suivi, étant à l'origyne, je le rappelle, de toute l'affayre. Enfin, Mr le Présydent, si vous considérez mes deux chyens comme des armes, qu'en est-il des jeunes que Mr de Mytilène a délibérement incité et même envoyé saccager ma propriété ? Mr de Mytilène n'a-t-il pas, de ce fayt, utilisé une arme aussy vicyeuse que redoutable ? De même, comment les jeunes ont-ils trouvé des torches par dizaines dans la propriété de Mytilène sinon par une volonté délibérée du propriétaire ? Et personne ne niera que l'emploi du feu est une arme dévastatryce...
Par ces motifs, je demande : 1)Que Théophraste de Mytilène soit débouté de toutes ses demandes aussi irraisonnables, qu'injustifées (et même en contractyon avec les libertés garanties par la Pseudo-fédératyon) 2)Une amende de 1500 R$ à l'encontre de Théophraste de Mytilène pour incitatyon à la violence et violatyon de propriété privée 3)3000 R$ de dommages et interets au titre des dégats matériels subis dans ma propriété 4)1000 R$ de dommages et interets au titre du choc psychologique provoqué par ce procés 5)En vertu de l'applicatyon de l'ordonnance d'Oxytharde, une humiliatyon publique pour Théophraste de Mytilène 6)Que Théophraste de Mytilène s'excuse publiquement auprés de ma personne, de Kassandra Krasseldorf et de Susukre et Kachou.
[message tronqué]
René Puffon
Sans vouloir apporter mon grain de sel comme je sais si bien le faire... On peut donner une définition tout à fait exacte du terme Résident...
Je cyte : Résident : Personne qui a établi sa base dans un autre endroit que son pays d'origine...
Il fadrait donc que, M. Von Khéris, vous ayiez définie votre bâtisse yssoise comme résidence principale pour pouvoir prétendre au titre de résident yssois... D'après Dandale, vous êtes officiellement domicilié à Krasstadt... Vous n'avez donc pas « établi votre base » dans le quartier de Venys, bien que vous y possédiez une mayson ... Suivant cette définition qui m'apparaît tout à fait juste, vous n'êtes donc pas résident Yssois... M. De Mytilène sera, j'en suis sur, de mon avis.
C'est en tout cas une définition dictée par le dictionnaire !
Juge Raveline
Monsyeur Puffon, ce que vous dites est plein de sagesse. J'allays précysément en fayre autant.
J'apprécye particulièrement monsyeur Von Khérys lorsqu'il parle de "dyvergence"... Dire à son juge qu'on a une "divergence" avec lui me fayt rycaner. Quand j'aurays prononcé la sentence, direz vous que vous avez des "divergences" avec ma décysyon ?
J'ose espérer que l'intervention de Mr. Puffon vous décidera, une bonne fois pour toute, à accepter d'être jugé.
NvK
L'interventyon de Mr Puffon, outre le fayt d'être partiale et sans interêt, n'a pas sa place dans ce Tribunal. Depuys quand en effet, le public prend part aux discussions du procés ?
Sur le fond, je posséde une résidence à Venys, je peux donc être considéré comme résident de Venys.
Si j'habitais à Venys de façon permanente, je ne serais pas un résident mais un citoyen.
Mr Raveline, les services krasstadtois m'ont appris que vous possédiez un appartement à Krasstadt... Si même vous y logez épisodiquement, vous avez le statut de résident de Krasstadt. A Prya, toute personne possedant ou louant une habitation secondaire est considéré comme résident.
Que dire d'autre ? Si mon avys n'est toujours pas entendu, j'appelle le ministère public à s'exprimer sur ce sujet. Je m'y plierais quel qu'il soit.
Juge Raveline
CHUUUUUUUUUUUUT !!! MOYNS FORT, MALHEUREUX ! VOUS TENEZ DONC TANT A CE QUE JE SOYS LA RYSEE DE TOUT LE MONDE ? CET APPARTEMENT DOIT RESTER SECRET !
Va pour le ministère public, mais je n'apprécie pas votre façon de dyscuter, monsyeur Von Khérys.
Réquisytyons de l'Etat
M. Le Présydent,
En tant que représentant du minystère public, je souhaite donner mon avys sur ce point.
1. Le minystère public considère tout d'abord qu'il est souhaitable que l'Ordonnance d'Oxitharde III soit déclarée inappliquable, de façon générale, sur le territoire de Venys. Notre avys est motivée par les raysons suivantes : le texte d'Oxitharde III a été prys dans des circonstances particulières, celles de l'immigratyon crassieulandayse chez nous. A ce moment, les Crassieulandays ont été protégés par une immunité juridique, dû à leur stupidité congénitale.
Cependant, depuys, force est de constater que les crassieulandays ont fait quelques progrès. Par ailleurs, la proximité immédiate de Krasstadt, qui est peuplée de nombreux crassieulandays, fait que si le texte d'Oxitharde III venait à être maintenu, les Crassieulandays trouveraient, à Venys, un endroit où commettre les pires exactyons qui soient, sans crainte d'être poursuivys, ce qui serait un comble, tout de même !
Je pense donc qu'en applicatyon de la Loi des XII Tables (point 1865), qui autoryse les juges à ne pas faire applicatyon d'une loi qui aurait des conséquences extrêmement négatives pour l'Empire et ses habitants, il appartiendraau juge Raveline de déclarer l'Ordonnance d'Oxitharde III inapplicable.
2. Si, toutefoys, le juge Raveline venait à ne pas suivre notre raysonnement, nous soutiendrons, subsidiairement, que le texte d'Oxitharde n'est pas applicable à la cause, et cela pour deux raysons :
- la première est que le texte de l'Ordonnance porte exclusivement sur les matières pénales. Le droit coutumier des étrangers sur le sol d'Ys (tel que décrit par Balthazar-Adhémar de Suspire, dans son ouvrage célèbre : Le droit des gens à Ys, en 1785 - le droit des gens étant notoirement le droit des étrangers) s'applique en effet aux crassieulandays, comme à tous les autres peuples. L'immunité dont jouyssent les crassieux ne vaut qu'au pénal. Or, ici, nous sommes dans une affaire civile : M. Mytilène agit en tant que partie civile dans un procès civil.
- la seconde est que le texte de l'Ordonnance doit être considéré comme faysant porter sur les crassieulandays une PRESOMPTYON de "handicap certayn du point de vue de la capacité de raisonnement". Cette présomptyon peut être retournée, il suffit de prouver que le crassieulandays en questyon n'a pas de tel handicap. Or, je pense qu'on peut affirmer sans crainte que, s'il n'égale pas l'esprit yssois, M. Von Khérys n'est pas le dernier des imbéciles, ni des mohicans. On peut donc considérer qu'à son égard, le fardeau de crassieulandie ne joue pas.
Voilà pourquoi, M. Le présydent, nous vous invitons à déclarer l'ordonnance inapplicable en la cause.
3. Extrêmement subsidiairement, si M. Le président désirait suivre les parties au tréfond de leurs arguties, nous pensons que M. Von Khérys n'est pas résydent à Ys. En droit yssois, un résydent est une personne qui réside à titre permanent à un endroit donné. Par exemple, la résydence fyscale d'une personne est l'endroit où elle passe le plus de temps dans l'année. Si l'on acceptait le raysonnement de M. Von Khérys, celui-ci devrait payer des impôts en deux endroits, à Venys et à Krasstadt. Cela ne serait pas acceptable, il le comprendra bien.
Voilà la posytion du ministère public.
Archipandre Zeléates, Substitut du Procureur de la Cité.
NvK
Mr le Présydent,
Et byen soyt !
Et d'abord qui vous dyt que je ne suys pas complétement débile ?
Anaclet de Paxatagore
Monsieur Le Présydent,
Maintenant que vous pouvez trancher cette affaire en toute sérénité, voilà la plaidoirie de l'Etat dans l'affaire Von Khérys.
Notre actyon se fonde sur la violatyon de plusieurs textes :
1 - Violatyon du droit pseudofédéral
M. Von Khérys a violé la Constitutyon pseudofédérale qui interdit le port d'arme : "Par conséquent, il est interdit de prétendre détenir et de porter des armes".
Qu'est-ce qu'une arme ? C'est un objet au sens juridique du terme (ce qui inclut les animaux mais exclut les êtres humains) qui est utilisé habituellement ou peut être utilisée occasionnellement (on parle alors "d'arme par destinatyon") aux fins de menacer, de blesser ou de tuer autruy (Dictionnaire juridique Paxatagore, 120ème édytion, 1998).
Peut-on considérer les deux cabots de M. Von Khérys comme des armes ? Incontestablement, oui.
M. Von Khérys, en élevant des chiens à Venys, a donc contrevenu au droit pseudofédéral.
Pour cela, l'Etat demande que M. Von Khérys soit tenu à une amende de 2000 G$.
2 - Violatyon de l'ordonnance du Conseiller du for intérieur du 4 juin 2001
Cette ordonnance, dont le texte intégral est dysponible sur le portail gouvernemental (http://gouvs.venys.free.Fr), prévoit plusieurs dyspositions qui ont été violées par M. Von Khérys :
"1- Que les ressortissants des autres entités psudo-fédérées soient munis de chiens d'aveugles à leur entrée sur le territoire, afin d'éviter qu'ils confondent encore à l'avenir les gogues d'un bouge syldave avec les cuisines du palais dogéal,". Cette dysposition autoryse les crassieux à avoir un chien d'aveugle, et nullement un chien de combat. Nous demandons 200 G$ d'amende.
"2- Que leur propre chien soit piqué au même moment, afin de prévenir toute épidémie d'origine canine, Si le chien n'est pas d'accord, c'est son maître que l'on piquera, et c'est au chien que s'appliqueront les articles suivants,". Cette dysposition interdit CLAIREMENT la présence de TOUS CHIENS D'ORIGINE ETRANGERE sur notre territoire. Nous demandons 400 G$ d'amende plus l'applicatyon du point 2 de l'ordonnance.
En conclusyon, l'Etat demande donc que soit prononcées trois amendes, respectivement de 2000 G$ (payable à l'Etat pseudopolitain), 200 G$ et 400 G$ (payable à l'Etat Venyssien), et que les deux chiens de M. Von Khérys soient piqués.
Il va de soit que, en applicatyon du point 2, les services de la Santé viennent de faire irruptyon dans le domicile de M. Von Khérys, muni d'une autorysation dogéale, et qu'ils ont saysi les deux molosses, qui sont actuellement sous scellés. Je suys allé personnellement le vérifier, M. Von Khérys ne pourra donc pas le nier. Si le tribunal ne suit pas notre requête, les deux chiens seront renvoyés chez eux par catapulte.
Anaclet de Paxatagore, pour l'Etat.
TdM
Monsieur le Présydent,
il ne vous étonnera poynt que je partageasse les conclusyons du défenseur de l'Etat en cette affayre. j'ay néanmoyns une remarque à formuler : l'Etat demande que les chyens soyent piqués, je trouve qu'yl correspondrayt mieux d'en revenyr à une de nos vieylles coutumes datant du moyen-âge et quy consystayt à jeter dans le Fleuve Poros, le jour de la Saynt Bezoar, un chyen cousu dans un sac. Sy le chyen flottayt, c'étayt sygne d'une bonne moysson, s'yl coulayt à pic par contre... Retentons l'expérience pour la plus grande joye de nos enfants, qu'en pensez-vous ?
NvK
Monsyeur le Présydent,
Selon la Constitutyon, il est clayr qu'il est interdit de détenir des armes.
Or, les anymaux ne peuvent être considérés comme des armes que lorsque qu'ils ont été dressés à cette fin. Or, rien ne permet d'affirmer que j'ai dressé ces chyens dans le but d'agresser autruy.
Si la Cour considére les anymaux comme des armes, il faudra alors saisir et piquer, selon votre juriprudence, le Poulpe Géant de Mlle Tinùviel ou même attaquer Mr Von Bücchow pour ses kafards.
Il est donc inconcevable pour ce Tribunal de considérer des anymaux comme des armes, sauf si l'intention de nuire du propriétaire était manifeste.
Or, dans cette affayre, j'ai démontrer à la Cour que mes chyens avaient agi par légitime défense, préservant ainsi leur vie, et celle de Mlle Krasseldorf. L'amende de 2000 R$ demandé par Mr de Paxatagore est donc irrecevable.
Concernant l'article 1 de l'ordonnance du 4 Juin, j'ai clayrement indiqué dans ma première communicatyon à la Cour que mes deux chyens s'étaient illustrés dans de nombreuses actyons utiles à la communauté dont la conduite de personnes aveugles. Je cite :Mes chyens, alors profondément endormys dans leur nyche, aprés une rude journée au servyce des venyssois -ils sont à leurs heures perdues, chyens d'aveugle, secouristes en mer et en haute montagne et luttent quotidiennement contre les trafyquants d'opyum frelaté du Krassland-.
L'amende de 200 R$ n'est en rien justifiée.
Concernant l'article 2 de ladite ordonnance, une loi n'étant jamais retroactive sauf si stipulé dans son texte, seuls les chyens arrivés à Pseudopolis sont passibles de cette peine. Mon installation (et celle de mes chyens) étant antérieure à la date du 4 Juin, l'article ne s'applique donc pas aux deux anymaux. L'amende de 400 R$ est donc irrecevable et contraire au principe de non-retroactivité.
Les réquisityons du ministère publique sont donc injustifiée au regard du respect de la loi et toute autre interpretation serait totalement illégale.
Mercy de votre attentyon,
Anaclet de Paxatagore
M. Le Présydent,
J'invalide les arguments de M. Von Khérys :
1. Un animal constitue une arme dès lors qu'il est dangereux pour autrui. Un poulpe géant comme celui de Melle Tinùviel, qui reste tranquillement dans sa pyscine n'est dangereux pour personne. Les cafards mutants de M. Von Bucchow, en revanche, si (d'ailleurs, j'invite M. Von Khérys qui en a été victime à se plaindre en justice devant le Tribunal de Grosse Instance de Krasstadt). Or, il est évident que les molosses de Von Khérys sont dangereux, comme l'a prouvé Me Mytilène.
2. M. Von Khérys prétend que les loys ne sont pas rétroactives... certes, elles ne le sont habituellement, mays là n'est pas le problème. L'Ordonnance de Diafoirus concerne la santé publique. Elle est donc d'ordre public et doit s'appliquer IMMEDIATEMENT. Tous les chiens se trouvant à Venys le 4 juin 2001 se trouvaient donc de facto en infractyon. L'Etat n'étant pas un salop, nous avons layssé quelques jours aux propriétaires de chiens pour les envoyer à Krasstadt. Mays ce délai est révolu depuys longtemps ! Et les chiens de M. Von Khérys sont toujours en infractyon avec la loi...
Enfin, je précyse que je ne plaide pas en tant que minystère public, ici, mays au nom de l'Etat.
NvK
Mr le Présydent,
Je réfute en bloc les arguments du représentant de l'Etat.
1. L'argumentation de l'Etat n'établit en rien le fait que mes deux chyens sont des armes et tend même à donner raison à mes propos. En effet, Mr de Paxatagore ne considére pas le Poulpe Géant de Melle Tinùviel comme une arme car, je cite,il reste tranquillement dans sa pyscine n'est dangereux pour personne. Mais n'était-ce pas le cas de mes chyens ? Il restaient tranquillement dans mon jardyn et n'étaient dangereux pour personne, jusqu'à ce des intrus ne menacent leur vie et les obligent à intervenir ! Si des intrus avaient menacés la vie de Melle Tinùviel et que Poulpys l'avait défendu, aurait-il été considéré comme une arme ? Non, bien évidement...
2. Si, à la date de la promulgation de l'ordonnance, mes deux chyens étaient sur le territoire de Venys, ils sont considérés, de facto, comme des chyens venyssois. Or, l'ordonnance ne concerne que les chyens "entrant sur le territoire" à partir de cette date. Ce n'était pas le cas de mes chyens; l'ordonnance ne s'applique donc pas.
Anaclet de Paxatagore
M. Le Présydent,
Je réfute en bloc les arguments de M. Von Khérys.
M. Von Khérys, apparemment, n'a jamays vu un poulpe géant... Je voudrays bien voir un de ses animaux défendre qui que ce soit, voire même agir ! Le poulpe géant, de façon générale, est totalement immobile 99% du temps, le 1% restant il se gratte la tête (c'est le seul moment d'ailleurs qui permet aux zoologues de savoir où se trouve sa tête).
Pour les chiens de M. Von Khérys, je demande à ce qu'il produyse une preuve attestant que ses chiens étaient sur le territoire venyssois avant le 4 juin !
NvK
Mr le Présydent,
Mr de Mytilène pourra attester que, lors de mon installation à Venys, antérieure au 4 Juin,(le 3 juin à 17h00 précisement) la questyon de la décoratyon extérieure de mon Palays s'était posée.
Mr Krasspoutine m'avait proposé publiquement de placer dans mon jardyn une statue le représentant, défigurant ainsi la vue de Mr de Mytilène.
Malheureusement, cette statue défigurant également ma vue, j'ai opté pour deux chyens (beaucoup moins provocants que la tête de Mr Krasspoutine), afin de ne pas trop déranger Mr de Mytilène. (On murmure même qu'une solide amitié s'est liée entre le vyeil homme et mes chyens. Touchant n'est-ce pas ? La Cour notera que malgré la présence de mes chyens depuis le 3 juin, aucun incident n'est venu ternir les relations de bon (?) voisynage avec Mr de Mytilène. J'irai même plus loyn, l'achat de ses deux chyens avait pour but de mettre en peu de gaité dans la vye de mon voisyn en lui apportant deux nouveaux compagnons pour l'aider à supporter le lourd fardeau des années. Pour preuve, voici le message annonçant ma venue à Venys et expliquant trés nettement mes intentions totalement bienveyllantes et je suis convaincu que la Cour ne s'y trompera pas.
Juge Raveline Bon, ça y est, tout le monde a parlé, je peux délibérer ?
les playdoieries se trouvent icy
Le Tribunal,
vu la requête déposée par le RAYS tendant à voir annuler divers Edyts à caractère économiques et fyscaux et les pièces subséquentes de la procédure ;
vu la loy du 16 mars an IV ;
Sur la demande princypale
Attendu qu'il ressort de cette loy qu'à l'heure actuelle, les Edyts attaqués sont valydés légyslativement par l'Agora Légyslative et acquièrent dès lors force de loy ;qu'il convient en conséquence de rejeter la demande formée par le RAYS, comme n'étant pas fondée en droit ;
Sur les demandes reconventyonnelles
Attendu que l'Empyre, par la voix brulante de désyr du Vyce-Doge, conseyller à l'économie, sollicite du tribunal qu'il condamne le RAYS à 10.000 Y?de dommages et intérêt pour procédure abusive ;
Attendu qu'il apparaît que, au premier regard, les Edyts présentés inytialement par le Doge étaient gravement attentatoires aux princypes constitutyonnels de démocratye qui régyssent notre Empyre ; qu'il apparaît qu'au moment où le RAYS a engagé son procès, la procédure n'était nullement abusive ; qu'au contraire, le RAYS semblait parfaytement dans son droit et pouvait apparaytre en bonne voie de remporter le procès ; que s'il ne peut prétendre sérieusement avoir été contraint à lancer la procédure, car nul n'est jamays contraint d'ester en justyce, il a néamoins agit avec beaucoup de rayson et de talent, au surplus dans la plus pure tradytion yssoise qui veut que chacun ait en permanence quelques beaux procès sur le feu contre ses voysins, son épouse, ses propriétaires ou ses adversayres politiques ;
qu'il y a donc lyeu de rejeter la demande de l'Empyre ;
Attendu que le RAYS, par la voix sombre et audacyeuse de Maître de Virion, dont le torse brille de milles feu quand il est éclairé convenablement, reproche à l'Etat de "n'avoir pas fait les choses dans les règles" et sollicite donc 25.000 Y?de dommages et intérêt pour l'avoir contraint à engager cette procédure ;
Attendu qu'il apparaît que la procédure adoptée par le Doge et sa charmante conseyllère à l'économie sont parfaytement conforme à leur façon d'aborder la vie politique, faite de brutalité et d'exercyce délycieusement sauvage et antidémocratyque du pouvoir ; qu'en élysant Gladys de Caryatys, les électeurs ont choysi cette façon d'être gouvernés par le fouet maniés avec force par des femmes à poigne et dont le caractère n'a d'égal que les talents érotiques tant de foys démontrés ; qu'en agyssant conformément aux voeux du peuple, qui aime manifestement en ce moment qu'on le fouette et qu'on le châtie, le Doge n'a pas commys de faute qui mérite d'engager sa responsabilité ;
qu'il y a donc lyeu de rejeter la demande du RAYS ;
Sur les frays du procès et les autres conséquences d'yceluy
Attendu que le perdant du procès apparaît être autant le RAYS que l'Empyre ; qu'il y a lyeu de dyre que chacun supportera les frays du procès qu'il a engagé et de condamner Lool de Virion et Marilyse Emphetuocle à passer une nuyt ensembles dans le lyeu de leur choyx au nom de la nécessayre réconciliatyon des adversayres ;
qu'il y a lieu de les autoryser à commercialyser par la suyte les photographies de cette nuyt qui sera probablement torride, afin de financer les dépenses engagées par le procès ; qu'il conviendra d'ymposer à Lool de Virion de se couvrir le torse lors des poses, afin que l'éblouyssement que la lumière du flash plongeant sur son torse imberbe, ne compromette pas la photo ;
Par ces motifs
Le Tribunal,
Rejette l'ensemble des demandes et les foule au pyed sauvagement ;
Dit que chaque partie supportera les frays du procès ;
Condamne Lool de Virion et Marilyse Emphetuocle à passer une nuyt ensembles au lyeu de leur choix ;
Les autoryse à commercialyser les photographies de cette nuyt ;
Ordonne à Lool de Virion de couvrir son torse imberbe lors des photos ;
Fayt à Venys, le 19 mars de l'an IV
Tous les avocats étant membres du conseyl des Portes, Remedius de Legys demande l'extinctyon de la procédure.
Remedius de Legys, 5 novembre an III
Pour les impôts soit disant non payé la solution est simple, c'est l'adminystratyon fyscale qui n'est pas venue les chercher. Car les impôts sont prélevé à la source il me semble.
Pour mon avocat, il aimerait savoir sy Mme Emphetuocle a lancé cette demande de tutelle en son nom propre ou au nom de l'Etat comme je le pense, afin de completer son dossyer.
Anaclet de Paxatagore : Au nom de l'Etat, évydemment. En son nom propre, elle n'aurait pas le droit de le fayre.
Remedius de Legys : Je demande donc l'extinctyon de la procédure. En effets tous les avocats de Venys sont atuellement au Conseil des Portes et il me semble que dans cette affaire ils ne pourraient bien me défendre. En effets l'executif yssois ne peut pas décement défendre quelqu'un que Venys a attaqué.
Lool de Virion : Mr de Legys soulève ici (avec quelques fotes de phrappe que je serait byen mal de luy reprocher) un poynt des plus alarmant.
Après étude et en tant que présydent de la Compagnye judicyaire (et ouy mon bon monsieur) voici la lyste des avocats duements autorysés à pratyquer leur art en Venys. Aynsi que les postes à responsabilyté qu'ils occupentdans l'administratyon
Gladys de Caryatys - Dogette Marylise Emphétuocle - Inquisitryce Théophraste de Mytilène - Conseyller au Dehors Anaclet de Paxatagore - Juge René Puffon (il est en vye ?) Nykolaos d'Ophiccius - Conseyller du Dedans Votre servyteur - Conseyller à la Mer Océane
Aucun ne peut donc défendre Mr de Legys pour d'évidentes raysons de conflyt d'intéret. Reste la possibilité de réssusciter René Puffon, selon le registre Dandale, il est toujours en vye...
Cecy pose tout de même un problème important !
Lool de Virion Présydent de la Compagnye Judiciayre
Marilyse Emphetuocle Monsyeur le Juge,
Très honnêtement, je ne voys pas où est le problème. Il ne pourrait se poser que sy le Doge intervenait, car il pourrait être suspect de donner des instructyons à ses Conseyllers. Mays, dans les autres cas, les avocats choysis par M. de Legys seraient libres de dire ce qu'ils souhaitent. Je précyse que nous n'avons pas débattus en Conseyl des Portes de cette procédure, car la pratique et la Constitutyon veulent que cette questyon soyt du ressort exclusif du Doge et du Chancellyer. Si M. de Legys choysit un avocat, qui, par ailleurs, est conseyller des portes, il va de soit que je ne chercheray pas à l'influencer ni celuy-ci à m'influencer.
Je demande donc que soyt désygné un avocat d'offyce à Remedius de Legys s'il ne peut en désygner un lui-même. S'il refuse, c'est son droit.
Remedius de Legys Madame Emphetuocle avance que cet incydent n'aura pas de conséquence sur ma défense. C'est faux. Même s'yl n'en sera pas questyon au sein du Conseil des Portes, il se peut que mon défenseur soit soumis à des pressyon réells ou fictives. Pour preuve le président de la compagnie judycyare c'est prononcé en ma faveur sur ce point. Or tout le monde reconnaît la compétance de Maitre de Virion.
Je continue donc à demander l'extinctyon de l'actyon en justyce. Jusqu'a que cette questyon ait été tranchée j'assurerai ma defense.
Lool De Virion, 09/08/2005
Je n'ai pas mes archyves sous la mayn... mays il me semble que ce genre de cas ne peux etre tranchée que par un trybunal d'exceptyon sous la houlette du Conseyl des Grands non ?
Quand a la métaligorytude de Marylise puysque seul l'empereur peux décerner cette dystinctyon (et encore avec beaucoup de paprasseryes et de rond de jambes)... ce serayt plutot un symple proces d'usurpatyon de tytre... juste en passant ou en sommes nous avec le système judiciayre ? Playntes au civyl / pénal etc...
Lool de Virion Avec ses 50 avocats...
Fontvell, 10/08/2005
On ne peut même plus médyter et pryer en toute quiétude !
Si j'ai confié l'adminystration de mes terres à d'ysville, ce n'est pas pour qu'il les dystribue aux premuers venus mays pour qu'il fasse croître et prospérer mon patrymoine et l'hérytage de l'enfant à naytre. Je rappelle au Syeur d'Ysville et à tous ceux qui ne l'ont pas comprys, que j'ai nullement renoncé à mon tytre de Prynce-ligore de Cataloxytanie,
Aynsi, constatant que ledyt d'Ysville n'est pas à la hauteur de la tâche que je lui est confié, je décyde de mettre fin à ses fonctyons et demande à ma suzerayne et épouse Marylise Emphetuocle d'assurer la gestyon de mes terres et de porter playnte en mon nom et au nom de la Pryncipauté contre le Syeur d'Ysville pour abus de confyance.
Guylhem de Fontvell, Prynce-Ligore en pryère
Anaclet de Paxatagore, 10/08/2005 Bon, deux procès nous filent sous le nez alors... il est évydent que Marilyse ne peut être Métaligore, n'étant pas fille de Métaligore. D'ailleyrs l'Empereur ne pourrayt décerner ce tytre qu'avec l'accord de Théophraste et de moi-même, ce qu'évydemment nous ne donnerons pas. Quant aux terres de Bryst, apparemment, elles vous filent sous le nez aussy. Une absinte ?
En attendant, le système judyciaire a été pas mal réformé, mays ça fait plus d'un an je croys, avec une loy Eemphetuocle sur la questyon, qui se trouve icy .
Anaclet de Paxatagore
Lool De Virion, 11/08/2005
Me filent sous le nez ? Que nennie, il sera ayse de prouver l'incompétence de ce Fontvell à léguer des terres qui m'ont été confiées par son légityme adminystrateur...
Je porte donc playnte contre de Fontvell pour tentatyve de vol de mes terres et contre Marilyse Emphetuocle pour recel... mays bon la pauvre n'a plus toute sa tete (elle se prend pour une Métaligore), je ne demanderay donc pas une peyne trop lourde.
Lool de Virion
Representé par le Cabynet de Virion Quy vous attend au Trybunal pour les formalytes...
Fontvell, 11/08/2005 Mays que poseydon me patafiole !!!! C'est un complot !!! J'ay dit que je voulais médyter et pryer et et il y a toujours un crétyn pour me casser les burettes !!!
Je ne suys pas mort, donc je n'ai ryen légué... Je vyens de vyrer Ysville et de porter playnte contre luy pour abus de confyance. Quant à Marylise, je pense qu'il est inutyle que je prenne sa défense car je suys sûr qu'elle est assez grande pour vous conchyer.
MERDRE!!!!ET MAYNTENANT LAYSSEZ MOY MEDYTER...................AOM PADMA AOM
Lool De Virion, 12/08/2005
Monsyeur le juge,
J'aimeray que cette interventyon insultante et clayrement le fayt d'une personne mentalement derangee soit portee au dossyer. Et l'administratyon de terres par une personne mentalement deficyante est un danger pour l'empyre (je produyrayt byen entendu les elements de jurysprudence necessayres a cette declaratyon).
Me de Virion Avocat pour Lool de Virion
Anaclet de Paxatagore, 13/08/2005
Cher Maître,
Cette interventyon est versée au dossyer.
Je vous invyte à venyr playder votre cause devant le tribunal.
Anaclet de Paxatagore
lool_de_virion
D'Ysville, 14/08/2005
Guylhem, cher ami, vous portez plainte contre moy ? Pour quoy fayre ?
James-Honoré Maltys d'Ysville, Doge honorayre
Lors de la première audyence, un incydent conduyt à l'interruptyon rapide de la playdoirie de Lool de Vyrion.... aussitôt, cet incydent est exployté par la défense.
Lool De Virion, 14/08/2005
Cela faisayt byen longtemps que la cours de Venys ne s'étayt réunye et byen plus longtemps encore que l'on avayt vu un tel procès en Ys. Sur le parvys du Palays de Justyce, des dyzaines de journalystes attendent les protagonystes de l'affayre... il y a là des gens de toutes les origynes et de tous les pays, tant il est vray que les procès yssois sont une référence mondyale 5et pas seulement au micro... des dyts journalystes).
Lorsque Lool de Virion, en caftan d'avocat, arryve, a pyed sur le pavys, c'est la cohue.
- Me de Virion, ce procès n'est-il pas seulement fayt pour vous remettre en selle ?
- Lool Je t'AIIIIMMMMEEEEE....
- Mr de Virion, croyez-vous que Marilyse Emphétuocle se déplacera ?
- LOOL !!! LOOL !!! LOOOOOOOL !!!
Lool de Virion, impassyble traverse la cohue sans dyre un mot, mays adresse, juste avant de passer les deux officyers de la Sape-pave de garde, un petyt coucou à ses groupies réunyes... dont plusyeurs tombent en pamoyson...
Une foys a l'intéryeur du trybunal, la solenyté des lyeux reprend le dessus.
Juge Paxatagore - Je constate Maytre que les procès auquel vous nous astreygnez ne se ont jamays dans le calme.
Lool de Virion - Désolé Vore Honneur, mays cecy n'est poynt de mon fayt...
Juge Paxatagore - Soyt soyt, veuyllez donc annoncer vos motyfs aà cette cour et commencez vos plaidoyries, j'ay une séance de massage des pyeds avec des spaggettis dans le nouveau restaurant Rytalyen dans 30 mynutes...
Un sylence gèné s'installe.
Juge Paxatagore - Et byen ?
Lool de Virion - Ouy, byen entendu je... heu... vous allez byen votre honneur ? Je vous trouve un peu pâle !
Juge Paxatagore - Ca ? non c'est mon nouveau fond de teynt aux algues, il parayt que c'est un excellent repousse vampyres...
Lool de Virion - ... Vampyres ?
Juge Paxatagore - Et en plus c'est très effycace, depuys que je le porte, je n'en ay pas croysé un... sauf cette sangsue de Doge, mays luy il serayt plutôt du genre goule vous voyez ?
Lool de Virion - Heu, oui byen sur je voys...
Juge Paxatagore - Maître nous vous écoutons...
Lool de Virion - Et byen soyt, je demande a ce que le retour des terres de Bryst soyent officialysées suyte a la rétrocessyon de celles-ci par leur gestyonnayre, l'Hypoligore d'Ysville... ces terres, injustement envahyes par une Marylise Emphétuocle en proye a des hallucynatyons, et se prenant pour une Métaligore. Tout ceci a la faveur des rbellyons Merksystes d'Octobre et... Anaclet vous êtes vrayment pâle...
Juge Paxatagore - Veuyllez gardez les usages et m'appeller par mon tytre... votre houbleur... heu votre houppeur... heuuuuuuuuuu...
Le bruyt sourd dde la chute du corps du Métaligore retentyt dans toute la salle quy reste médusée...
Anaclet de Paxatagore, 14/08/2005
Où suys-je ? Quy suys-je ?
Marilyse Emphetuocle, 14/08/2005
Marilyse Emphetuocle, le ventre gros, en robe tradytionnelle d'avocat, est devant le Palays de Justyce, tenant une conférence de presse improvysée.
- Ouy, c'est un véritable scandale. Prêt à tout pour récupérer des terres qu'il a perdu dans un combat militaire loyal et conforme aux règles ancestrales, Lool de Virion a fortement fayt pressyon sur Guylhem de Fontvell, l'acculant à la dépressyon nerveuse (in petto : il est vray que je l'avays pas mal travayllé aussy sur ce côté là). Voilà maintenant qu'il tente d'empoysonner notre Juge, Anaclet de Paxatagore !
- vous êtes certayne de ce que vous avancez ?
- C'est une évydence. Anaclet de Paxatagore étayt en pleine forme avant le début de ce procès. Lool de Virion a tout à perdre, il sayt bien que le droit est de mon côté. Il cherche à interrompre ce procès par tous les moyens, à gagner du temps. Peut-être même va-t-il vendre l'antidote de son poyson aux Paxatagore pour guéryr leur chef ?
- mays tout de même, Lool de Virion...
- ouy, Lool de Virion ! Un ancyen Doge, un allié de toujours d'Anaclet de Paxatagore. On murmure qu'il est ruiné, il faut à tout prix qu'il se refasse, sans quoy il n'aura même pas de quoi être enterré dignement. Pourquoy croyez vous qu'il lorgne sur le titre d'Archimandrite ?
- euh, ouy, pourquoy ?
- Pour fayre main basse sur les incroyables trésors de l'Eglyse Poseydonnique. Lool de Virion est un poyson effroyable, Lucyus Catilysna est gentillet à côté de luy.
(un froyd à l'évocatyon du nom du Doge).
- mays vous allez vous défendre ?
- Ouy, dans un premier temps, je vays demander aux autres juges de placer Lool de Virion en détentyon provysoire et de l'emasculer à titre préventyf.
- Rien que ça !
- C'est déjà peu. Il faudra ensuyte ordonner une expertyse sanguyne pour déceler le poyson qui affecte Anaclet de Paxatagore et faire le lyen avec les gens de Mynos. Ce d'Ysville, le vassal de Lool de Virion, est aussi son âne bâté, pardon son âme damnée. Il faut le circonvenir et le circoncire.
- Eh beh !
- Une foys que nous aurons la preuve que Lool de Virion est l'empoysonneur de notre juge, il faudra rendre justyce.
Mays Lool de Virion sort à ce moment là du palays de justyce, chacun se précipyte sur luy. Est-ce pour le lyncher ou l'applaudyr ?
D'Ysville, 14/08/2005 Dans le fond de la salle, un spectateur fume pipe sur pipe, si bien qu'un épays nuage de fumée le sépare de ses voysins. De temps en temps, un rire s'extrayt du brouyllard artifyciel et résonne dans la salle du Palays.
Marilyse Emphetuocle cherche sans succès à fayre embastyller Lool de Vyrion.
Marilyse Emphetuocle, 15/08/2005
Messsyeurs les Juges,
En attendant que le Présydent Paxatagore soyt totalement rétably, j'ai l'honneur de conclure par écryt.
Je demande à la Cour :
- d'ordonner l'incarcératyon provysoire de Lool de Vyrion ; - de l'émasculer à titre préventif (car chacun connaît ses qualités de crapahuteurs, il aurait tôt fait de s'échapper des geôles, compte tenu de leur état, si on ne le pryvait pas d'un peu de sa virilyté) ; - d'ordonner une expertyse sanguine sur le présydent Paxatagore afyn d'y déceler des trâces de poysons ; - d'ordonner une comparayson avec les poysons de Minos ; - de condamner Lool de Virion aux dépens de cet incydent, soyt 500 Y?(droit de playdoirie, nouveau costume, allez donc trouvez une robe d'avocate pour femme enceynte !, photocopyes...).
Me Marilyse Emphetuocle Avocate à la Cour, Court les avocats.
Lool De Virion, 16/08/2005
J'en appelle aux instances psychatryques les plus émynentes de notre natyon, la Ligore Emphétuocle a visyblement défynytyvement perdu les pédales.
Elle se prend pour une Métaligore, parle des heures seule a alygner des ineptyes et mayntenant elle envoye des lettres a des personnes qui n'exystent pas, notre bon vyeux Paxatagore étant le seul juge d'Ys...
Devant les menaces graves qu'elle entend porter a ma personne, je demande son internement d'offyce rapyde, ceci tant pour ma protectyon que pour celle du futur enfant a naytre.
L'administratyon de se terres sera discutée ultérieurement au Conseyl des Grands.
Lool de Virion Ligore de Papenchayse, Grand Phallyxte de l'Ordre de Saynt Bezoar...
Anaclet de Paxatagore, 16/08/2005
euh, c'est vous qui délirez cher Lool. Le tribunal de Venys est constitué de pas mal de juges, je suys le présydent du Tribunal, un juge parmi d'autres (plus bronzé c'est tout).
Paxa
Lucyus Catilysna, 16/08/2005 Et surtout sans tête.
Anaclet de Paxatagore, 16/08/2005: C'est un détayl qui a son importance. Une tête est bien utile, parfoys. Encore qu'il me semble que vous usez d'avantage votre porte monnaie, non?
Anaclet de Paxatagore, 17/08/2005
Le Tribunal, réuny d'un commun accord a jugé non nécessayre d'entendre Lool de Virion sur les demandes de Marilyse Emphetuocle qui n'apparayssent pas justyfiées. L'amytyé indéfectible de Lool de Virion pour notre bien aimé présydent est telle que ces soupçons apparayssent infondés manifestement. Le procès est suspendu jusqu'à ce que Marilyse Emphetuocle ait accouché, elle en a manifestement besoyn.
Les autres juges, snobés par Lool (snif)
D'Ysville, 17/08/2005 Sage suggestyon ! Internons tous les membres de l'AY et leurs troubadours mysthomanes en sectyon psychiatrique ! Moy, j'aurays voulu empoysonner Anaclet de Paxatagore ? C'est faire peu de cas du respect quasy plurimillénayre que ma famille voue aux loys ympériales ! Maltys d'Ysville, descendant en ligne droiteSysyphe les Nonnes, 17/08/2005 Poynct n'est besoyn d'avoir bouté sapyence de sorbonnard juryste en mon chef pour savoyr que ce n'est là qu'ineptye que vostre propos. Poynct non plus ne laysseroyt accuser ainsy l'AY ! Ce n'est pas parce que j'ay fayt départ un ynstant de la cyté d'Ys que j'admestrays que l'on laisse aynsy insulte & calosmnie proférer contre les garants de l'ordre en cest estat !
Oncques ne vyt un d'Ysville respecter les loys millénayres, craynte n'ai-je poinct à dire cestuy vérité. C'est là famille & maysonnée de coquinade, malhonnesterie et autres forfanteresquerie; et comme le dysayt mon aïeul: "Qu'yrays-je traîner dans la fange le nom d'Ysville ? Il patausge déjà dans le purin !".
S.L.N.
Mol yssoys qui mal y pense.
Maltys d'Ysville, 31 mars an IV
Après un télégramme de Papenchayse annonçant la repryse de la productyon de diamants, nouvelle accueillie dans l'allégresse, l'équipe candidate du RAYS quitte l'ysle d'Orys pour la capitale Sérényssime, qui apparaît à l'horizon en début de soirée, illuminée par le couchant, face aux flots stoppés par tant de splendeur.
James-Honoré Maltys d'Ysville effectue un petit tour des quartiers populeux, ce qui est bien plus aysé lorsqu'on est déguysé en marin arrogant. Mays bien vite, les nécessyteux et mendiants perdent leur défiance et s'approchent du candidat, le premier depuys le début des Dogéales qui a osé venir les voir. Des éclopés crient "Maltys ! Maltys ! C'est celuy qu'a baysé avec le Père Poyscaille !" "Maltys le Saint ! Maltys le Saint ! Protège-nous !". Les vieilles Syldaves, entourées d'une ribambelle d'enfants nauséabonds, se mettent à genoux et prient, le regard tourné vers les Abysses, en s'exclamant : "C'est le messye !".
(...)
de Fontvell
Hérétyque, blasphémateur ! Comment osez vous vous prétendre messye ?
J'espère que les jurydictyons ecclésyastyques sauront vous museler.
Marcus Porcus Catonys
Monsyeur le Présydent du Tribunal de Venys
Aujourd'huy même, des troubles ont éclatés au seyn de Chysnatown, pour le plus grand malheur de Poseydon (Loué soyt-Il !) et de l'Empire. La populasse, visyblement manipulée, a réagyt face au démagogue Maltys comme s'il s'agyssait d'un saynt, d'un "messye". Il est à noter que le dénomé Maltys n'a rien fayt pour calmer la foule.
Aussy, car telle est la volonté du Très Abyssal, quy souhaite que l'ordre soyt rétabli et que ses fidèles gardent humilité et modestye, en tant que prêtre de Poseydon (Loué soyt-Il !), je lance un actyo de poseydonnico trublio à l'encontre du dénomé Maltys d'Ysville. Cet actyo exyste depuys fort longtemps déjà, comme vous le savez, et permet de punyr les fauteurs de troubles concernant la relitgyon. Il permet de lutter, ny plus, ny moins, contre l'hérétysme, gangrène de nombreuses sociétés quy ont péri par cela.
Je vous demande donc, au vu de la situatyon quy semble extremmement grave, puisque des émeutes ont éclatés, ayant pour but de proclamer Maltys saynt et messye, et cela envers et contre la hierarchie de l'Eglyse Poseydonnique, mandatée par l'Empereur Dyeu pour Le représenter sur Terre, en justyce de pavé :
- d'ordonner l'arrestatyon du dénommé Maltys et des émeutiers pour trouble à l'ordre publique, et surtout pour hérétysme aggravé, usurpatyon du tytre de saynt et de messye, et incitatyon à l'hététysme. - pour ces fautes, déchoir au plus vite de dénommé Maltys de ses droyts civiques, particulierement celuy d'être éligible (comment un homme quy incite la populasse à se détourner de l'Empereur Dyeu pourrayt-il être élu, sans compromettre encore plus gravement la foy des fidèles de Poseydon (Loué soyt-Il !), et donc la survie de l'Empire ?) - de mettre en place le couvre-feu pour s'assurer que le quartier recouvre son calme
En vous priant, au nom du Très Abyssal, d'agir au plus vite,
Maltys d'Ysville, sur la lyste des Grands
Notre responsabilité de Seygneur de Mynos de saurait être engagée, pour des incydents regrettables qui ne concernent que la populace agytée de Mynotaurys, tout au plus une centaine d'intellectuels sans réelle influence locale. Nous ajouterons à la décharge des agytateurs que la populatyon de Mynos est, malgré mon retour, l'une des plus pauvres de l'Empire à l'heure actuelle, et que la richesse des sujets de Castyllon les pousse volontiers à des démonstratyons publiques de jalousye envieuse. Nous nous engageons toutefoys à punir les récydivystes, si le blason des Mytilène ou de toute autre famille venait à être insulté par voie de faits, en les condamnant à la déclamatyon de quelques alexandrins élogieux envers votre personne en la noble bourgade de Castyllon, en robe de bure et la corde au cou.
Maltys d'Ysville, au procès
L'ordre publique ? Qu'est-ce donc ? Je connays l'ordre public, et il ne me semble pas l'avoir troublé tant la populace était avenante. Et l'hététysme ? Qu'est-ce donc ? De même que l'hérétysme, notyon assez diffycile pour le fidèle moyen. Peut-être voulez-vous parler d'hérésye ?
Monsyeur le Présydent, de telles demandes, aussy mal orthographiées, aussy peu précyses et aussy peu fondées, sachant que ledit mysting politique n'a occasyonné aucune émeute, pour employer le terme tout à fait excessif de notre très saint prélat, sont inacceptables.
Il est évident que notre saint père Catonys (Que Poséydon luy montre le chemin, comme il l'a fait jusqu'icy !) a agi en l'occasyon en n'écoutant que les syrènes de la politique-spectacle. S'il faut punir quelqu'un, ce sont les gueux de Venys et de Chysnatown, qui ont blasphémé en m'appelant "Maltys le Saint". Que pouvays-je faire pour les faire taire ? C'est à la Sape-Pave de Venys d'intervenir, je ne suys pas chargé de rétablir l'ordre ailleurs que sur les terres de Mynos.
La Sape-Pave ne fait pas son travail... Est-ce étonnant venant d'un Conseyl des Portes sans Conseyller au Dedans vysible, layssant l'insécurité gangréner notre capitale Sérényssime ?
Marcus Porcus Catonys
Monsyeur le Présydent du Tribunal,
Veuillez m'excuser pour la qualité de mon propos, quy, je le says, n'étayt pas à la hauteur de ma charge. Puysse Notre Seigneur Poseydon (Loué soyt-Il !) me pardonner me cela ! Soyez assuré que je fays acte de contrityon. Naturellement, il fallayt entendre, dans mon propos, "ordre public", et "hérétysme".
Vous savez comme moy, Monsyeur le Présydent, que la populasse est incapable de la moindre initiative. Il ne s'agit que d'un corps désorganysé, quy, privée de chef, est incappable de réfléchir par elle même. En aucune manière, une foule sans personne pour la commander ne peut prendre l'initiative de qualifier Monsyeur de Maltys de Saint. C'est d'ailleurs pour cette rayson que Notre Seigneur Poseydon (Loué soyt-il !) a placé les arystocrates à la tête d'Ys, pour qu'ils servent de cerveau à l'Empire, quy luy même après dirige le monde. Monsyeur le Présydent, le chef de cette foule, celuy quy a insufflé en elle cette idée de sainteté chez Monsyeur de Maltys, ne peut être que Monsyeur de Maltys luy même. Est-il nécéssaire de rappeler qu'iceluy est vassal de Monsyeur de Virion, athéyste notoyre, et donc par conséquent, homme de peu de foy, n'ayant aucun respect pour la religion, ni aucune morale ? Car hors de Notre Seigneur Poseydon (Loué soyt-il !), point de morale. Les Athéystes n'ont ryen quy puysse les empêcher de se livrer aux pires exactyons, ils n'ont aucun scrupule à manipuler, à pervertir, à détourner du Très Abyssal ses fidèles.
Vous remarquerez, monsyeur le Présydent, l'état dans lequel m'a mys cette nouvelle d'émeutes dans les rues de Venys, émeutes hérétiques, de surcroyt. Monsyeur de Maltys en est entierement responsable, puysqu'organisateur des émeutes et chef de l'hérésye.
Consydérant l'extrême gravité de la situatyon (doys-je vous rappeler que des émeutes ont eu lieu, visant à déstabiliser l'Eglyse du Très Abyssal), je vous redemande, Monsyeur le Présydent, d'ordonner, en justyce de pavé, ou expéditive justyce :
- l'arrestatyon de Monsyeur de Maltys pour trouve à l'ordre public religieux, hérésye, incitatyon à l'hérésye, usurpatyon des titres de Saynt et de Messye - de déchoir iceluy de ses droyts civiques, notamant celuy d'être éligible. Il n'est pas acceptable qu'un fauteur de trouve puysse être élu, cela rysquant de plonger l'Empire dans le chaos, et l'hérésye. - la myse en place du couvre feu en Chysnatown - le versement par Monsyeur de Maltys de 1500 Y?à mon égard, pour les violences morales subyes par moy à l'annonce de ces hérétiques émeutes, quy m'ont conduyt à une orthographe crassyeuse, ou delegysienne, au choix de Monsyeur le Présydent.
Je vous remercye de votre attentyon, et vous prie d'agyr au plus vite.
Poseydon (Loué soyt-il !) nous protège !
Fontvell
Monsyeur le Présydent,
Je m'asssocye évydemment à cette playnte et je serays heureux que le Trybunal puysse se prononcer sur cette affayre avant la date des électyons.
Verdyct, le 9 avril an IV
Le Tribunal,
vu les pièces du procès ;
Attendu qu'il ressort des pièces et des témoignages entendu que les faits dont Maltys d'Ysville est accusé sont parfaitement caractérysés, qu'en effet la foule a commys des actes d'impyété tout à fait anormaux, qui dépassent de très loin l'affectyon, voire l'amour, qu'un peuple a pour son seigneur ;
Attendu toutefoys que les sanctyons demandées sont inappropriées, parce qu'elles ne vysent qu'à sanctyonner lourdement le fautif sans trayter le mal ; or, les fautes étant d'ordre essentyellement religieuse, il convient de rééduquer par la sanctyon religieuse en profitant de la posityon prééminente occupée maintenant par le châsseur ;
Aussy, il convient d'imposer à James Maltys d'Ysville de faire bâtir un Temple à la gloire de Poseydon sur ses terres de Minos, aux fins d'expiatyon et d'y installer un culte permanent avec ses deniers propres et de désigner Marcus Porcus Catonys comme vérificateur du présent jugement, qui devra être exécuté dans les cinquante jours.
PAR CES MOTIFS
Déclare James Maltys d'Ysville vil châsseur et lui ordonne de faire pénitence ;
En conséquence, lui ordonne de bâtir un temple à la gloire de Poseydon dans son fief, sous cinquante jours ;
Mandate Marcus Porcus Catonys pour vérifier l'exécutyon de la dite mesure et dit qu'il nous en sera fait rapport en cas de difficulté.
Anaclet de Paxatagore
Procès mémorable ayant eu lieu entre Théophraste de Mytilène et Nikolas von Khéris, à la suite de la soirée électorale du Dimanche 1er Juillet de l'an I (cf. l'article ).
I: L'ouverture du procès - Emmanuel Raveline
Mardi 3 Juillet I
Je déclare, avec toute la solennité dont je suys capable, le procès Mythilène c/o Von Khérys, ou quelque chose comme ça. C'est peut-être "c/" seulement. Bon.
La parole est à monsyeur de Mythilène, mays ne parlez pas trop fort, s'yl vous plaît, j'ay mal à la tête.
Par aylleurs, je tyens à rappeller à monsyeur Von Khérys que les doberman sont interdits dans la salle. Mercy.
Emmanuel Raveline, Juge Ad Lytem.
II: Mytilène c/ (et pas c/o, patate !) Von Kherys : exposé des fayts - Théophraste de Mytilène Mardi 3 Juillet I
Monsieur le Présydent (du Tribunal, pas de la RR),
Monsieur Von Kherys, présentement PSR crassieulandays a, à plusieurs repryses, fait étalage de la possessyon de deux dobermans particulièrement agressyfs. Il entretyent ces bêtes dans la propriété voysine de la mienne qu'il a acquyse à Venys (Bld. Impéryal, 2).
1) Vu la particularité des dits canidés, vu l'usage qu'il en fayt, je dépose playnte contre M. Von Kherys pour détentyon d'armes. En effet, l'article 3 de la pseudo-constitutyon interdyt la possessyon d'armes : "Par conséquent, il est interdit de prétendre détenir et de porter des armes." L'Etat Yssois s'étant porté partie civile dans cette affayre, il plaidera lui-même la sanctyon et les dédommagements demandés.
2) Lors d'un meeting politique organisé dans le parc de mon Palays sis à Venys (1, Bld. Impéryal), les deux dobermans se sont introduyts dans ma propriété, ont semé la panique parmi la foule nombreuse venue m'acclamer, ont déchiré la robe de ma fiancée Alexya d'Ambitecte et m'ont obligé à plonger dans l'étang situé au fond de mon parc.
Je demande à tytre de réparatyon du préjudyce moral qui m'a été causé le versement d'une somme de 1000 R$.
Je demande à tytre de réparatyon pour la préjudyce matériel qui a été causé à Alexya d'Ambitecte, la somme de 2500 R$ (une robe de chez Dyor que je venays de luy offryr).
Je demande à tytre de réparatyon pour le préjudyce matériel qui m'a été causé, la somme de 5000 R$ (un costume neuf de chez Cardyn, une payre de Berluttys, une cravate Hermes, une chemise Dolce&Gabbana, je ne porte pas de slip heureusement). Je demande en outre : - Que les dobermans de M. Von Kherys soyent cousus dans des sacs et jetés dans le Grand Canal. - Que le Palays de M. Van Kherys soyt démonté pierre par pierre et renvoyé à Krasstadt.
3) Par aylleurs, en aynt de telle manière insulté mon honneur de gentilhomme (j'étays pas beau en sortant de l'étang), je demande l'applicatyon de l'Edyt Impéryal de 1236 sur la dignité des Métaligores. Tout le monde le connayt mays je le reproduyt pour mémoyre :
"Nous, Ataraxes, Emperyor de L'Ys, Décydons pour ce qu'il advyendra,
Que quiconque portera atteynte de manière vilayne et méchante à la dignité et à l'honneur d'un Métaligore sera promené nu sur un âne, les membres entravés, à travers les rues de la ville ou l'outrage aura été commys avant que d'être empalé sur un tronc puys démembré et livré aux chyens.
Ys, 1236ème année"
Toutefoys, par soucy de clémence, je ne demande que l'applicatyon de la première partie de la sanctyon.
Je suys tout prêt, Monsieur le Présydent, à répondre à toute questyon qu'il vous playra de me poser.
Théophraste de Mytilène, Vyce-Présydent du Saunatoryum, Vyce-Doge, Tryquextre de l'Ordre de Saint Bezoar.
Mytilène c/o (j'dys c'que je veux, d'abord !) Von Kherys : réponse à l'exposé des fayts
III: Mytilène c/o (j'dys c'que je veux, d'abord !) Von Kherys : réponse à l'exposé des fayts - Emmanuel Raveline Mardi 3 Juillet I
Je vous remercye, monsyeur de Mythilène. Tenez, passez-moi le tube d'aspyryne à votre gauche, mercy. Il va sans dire que la playnte est recevable, ne serayt-ce que parce que ça embête Monsyeur Von Khérys, qui, il faut byen le dyre, nous secoue sacrèment les grelots (oui, on est loyn des justyfycatyons verbeuses de Mlle. Tynùvyel, je says).
Je prends note de l'importance du préjudyce subyt... ainsy que de la somme demandé en guyse de réparatyon.
Néanmoyns, je souhayterays:
1
) Que vous me montryez en quoi les dobermans de monsyeur Von Khérys peuvent être consydérées comme des armes.
2
) Que vous ne m'appellyez pas patate, outrage à magystrat, ça va chercher loyn, mon cher.
3
) Que vous justyfyez la démolytyon du palays Von Khérys par des antécédents dans la justyce yssoyse. Vous ne pensez tout de même pas que moi, symple juge Ad lytem, je vays rysquer de créer un pareyl précédent dans notre bonne justyce et en pryme de m'attyrer les foudres crassyeuxlandayses, ce dont je n'ay vrayment pas besoyn en cette péryode d'électyon pseudo-présydentyelle ? Alors sy tu veux ta démolytyon, coco, t'as intérêt à assurer ta playdoirye !
La parole est à monsyeur Von Khérys. Vous seryez gentyl de pas trop fayre de grands gestes, mon mal de tête ne s'amélyore pas.
J'ay dyt,
Emmanuel Raveline, Juge Ad Lytem.
IV: La réponse de Von Khéris Mercredi 4 Juillet I
Votre sublimissime Honneur, Président à vie et dans l'au-délà de la République Ravelinienne,
Permettez moi d'assurez ma défense devant ce tribunal moi-même. Afin d'être compréhensible par tous, mais surtout par Votre Honneur, je m'exprimerai en bon yssois pour répondre aux pathétiques griefs de Monsieur Mytilène.
Tout d'abord, pour répondre aux chefs d'accusations concernant la possessyon illycite d'armes, je m'interroge sur le bien-fondé des propos de Mr Mytilène. En effet, peut-on considérer des animaux comme des armes ? Si la constitutions pseudopolitaine sitpule clairement que la possessyon d'armes est interdyte sur son terrytoire, la possessyon d'anymaux n'est en aucun cas passible de poursuites. Mlle Tinùviel va-t-elle comparaytre ici pour la possessyon de son poulpe géant ? Non, byen entendu.
Jusqu'à preuve du contraire, les animaux à Pseudopolis ne sont pas des armes. La Cour notera de plus que mes chiens n'ont causé aucun dégât physique parmi les militants mytilènistes. Mes chiens n'ont été en aucun cas dressé pour attaquer qui que ce soit et il sera trés dur à Mr Mytilène et à la défense de prouver le contraire.
J'irai même plus loin dans mes propos. J'accuse formellement Mr Mytilène d'être responsable de l'attitude de Susukre et Kachou. En effet, l'attitude des deux chyens le soyr en questyon s'explique, et personne ne pourra le nier, par le comportement irresponsable, dangereux et illégal des partisans de Mr Mytilène. Je maintiens que celui qui se présente aujourd'hui comme la victime a poussé honteusement ses partisans à s'attaquer à ma demeure; la preuve en est bien évidement le message comportant un discours hayneux de la prétendu "victyme" le soyr de sa prétendue victoyre.
Je prie la Cour de se mettre en situation. Mes chyens, alors profondément endormys dans leur nyche, aprés une rude journée au servyce des venyssois -ils sont à leurs heures perdues, chyens d'aveugle, secouristes en mer et en haute montagne et luttent quotidiennement contre les trafyquants d'opyum frelaté du Krassland-. Bon... revenons en au soyr en questyon...aprés une journée harrassante, ces véritables héros canyns goutent à un repos bien mérité. Soudayn, du plus profond de la nuyt, des militants pro-mytilènes emjambent la cloture et font irruption dans le jardin en beuglant de façon vulgaire. Leur sang ne fait qu'un tout, la peur s'empare d'eux... "Quy sont ces étrangers qui nous assiègent ?" "Pourquoi ces torches ?". Ils lisent dans les yeux de ma fidèle assystante Kassandra l'angoysse et la frayeur. Ils doivent défendre leur maytresse. Ils foncent sur les envahisseurs belliqueux et parviennent à les repousser par délà la cloture. Là, terrorisés par le Clan Mytilène (et je suis sur que la Cour comprendra de quoi je parle...), ils prennent en chasse le responsable de toute cette panique, responsable qui finit dans les marays vaseux de sa propriété... Leur myssion de défense du domicile familiale et de leur maytresse terminée, ils rentrent au Palays avant de finyr tranquillement leur nuyt.
Voila la vérité que le syeur Mytilène semble d'occulter ! Cette terrible vérité ! Cette vérité qui dérange et qui veut que mes chyens aient agi par pure légitime défense face à des agresseurs mytilènistes ! Votre Honneur, si Mr de Mytilène n'avait pas encouragé ses troupes à faire irruption chez moi par la force, ryen de tout cela ne serait arriver. Je réclame donc dans cette affaire plusieurs choses:
-Tout d'abord, 1500 R$ à l'Etat pour procés abusif et injustifié. -Une amende de 2000 R$ à l'encontre de Mr Mytilène en faveur de chacun de mes chyens, au titre du préjudice moral et psychologique qu'ils ont subi. -Une amende de 2500 R$ à l'encontre de Mr Mytilène en faveur de Mlle Kassandra Krasseldorf, au titre du préjudice moral et psychologique qu'elle a subi. -Une amende de 5000 R$ à l'encontre de Mr de Mytilène et ma faveur, au titre des dégats faits à mon jardin et à ma cloture par ses militant. -Enfin, au nom de l'ordonnance promulguée par l'Empereur Oxytharde III peu aprés la vague d'immigratyon crassendayse et invoquée par Mlle d'Ambictète lors du procés MP c/ Kayser que je cyte ycy: J'introduit par la présente le principe de "fardeau naturel de Crasslanderye". Tout résident de l'Empyre Serenyssime d'Ys de triste origine crasslandayse sera consideré officiellement comme ayant un handicap certayn du point de vue de la capacité de raisonnement et ne pourra porter la responsabilité d'un délyt ou cryme commys sur le sol d'Ys. A ce titre, toute accusatyon portée contre au crassenlays sera considérée comme nulle et sans valeur légale. Les accusateurs seront eux quant à eux coupables, en s'abaissant au niveau d'un Crasslandays, de "crasslandysme aigu" et seront passybles de tonte intégrale sur la voie publique." Je demande à ce que Mr de Mytilène soit tondu sur la voie publique et à tout autre humiliatyon publique dont je laysse le choyx à la compétence de cette Cour.
Cordyalement,
Nikolas V. Khérys
V: Où ai-je fourré mon tube d'aspirine ? - Raveline
Monsyeur Von Khérys,
Je vous prierays d'avoir un comportement moyns larvayre, sy possyble. Je ne suys, somme-toute, qu'un modeste juge Ad Lytem, et je vous pryerays de ne pas trop me flatter, j'ai des gens qui le font byen myeux que vous.
Je vous ferays remarquer par aylleurs que me demander de m'imagyner en chyen est assez injuryeux. Voire même littéralement scandaleux.
Je prends note de vos demandes.
Je suys impatyent de savoyr ce que Monsyeur de Mythilène répondra à l'ordonnance d'Oxytharde III. Sy les partyes cyvyles veulent en placer une, c'est le moment.
Emmanuel Raveline, Juge Ad Lytem.
VI: Et là accrochez-vous les cocos, Mytilène s'énerve. Mercredi 4 Juillet I
Monsieur le Présydent,
En préambule à la deuxième partye de ma playdoirye faysant réponse à vos demandes et à la playdoirie de la partye défenderesse, ouf, je demande que vous rappeliez à M. Von Kherys certaynes règles de base du droyt yssois. M. Von Kherys a beau être de basse extractyon crassieulandayse, il n'en est pas moyns tenu de respecter les règles les plus élémentayres de notre droyt ou alors qu'il se fasse assyter d'un avocat dygne de ce nom.
Premièrement, je consydère comme proprement injurieux que M. Von Kherys s'adresse à vous en vous appelant "Votre Honneur". Ces termes n'ont de valeur qu'en terre barbare - Krasstadt, Orion ou Prya - et nullement icy. Deuxièmement, j'observe que M. Von Kherys ose se présenter devant vous en toge noyre, ce qui une est insulte pour tout le Barreau yssois. Chacun sayt, même le plus ignorant des crassieulandays, que la couleur de rigueur pour nos toges est le bleu pétrole. Nous le devons à l'obstinatyon de Maître de Viryon, que Poséydon veylle sur luy durant son long voyage malgré qu'il soyt athée. Je demanderay donc qu'il soyt condamné à 1 R$ symbolique au profyt du Barreau yssois.
Venons au fond mayntenant.
Sur la qualificatyon des dobermans de M. Von Kherys comme arme.
1er élément soumys à votre sagacité : la définityon d'une arme telle que repryse dans le Dictyonnayre de l'Académye Impéryale de la Langue Yssoysse.
"Arme : Instrument servant à blesser, tuer où à mettre l'ennemy dans l'impossibilité de se défendre."
La questyon repose donc dans le fayt de savoyr si les dits "Kachou" et "Susucre" ont servy M. Von Kherys dans l'entrepryse de blesser, tuer ou mettre un de ses ennemys dans l'impossibilité de se défendre.
Je m'en vays donc vous le prouver en énumérant quelques fayts qui ont troublé l'actualité paysible de notre communauté, pardonnez-moy si c'est long.
Une citatyon extrayte de la littérature du PSR crassieulandays : 3/6, 17H31 : "Vous acheterez aussi un ou deux pitbulls au marché de Krasstadt... Ils iront nouer de solides relations avec notre nouveau voisin !"
Quiconque un tant soyt peu d'intelligent aura comprys la fine métaphore de M. Von Kherys. Analysons-là : Ils iront (chez moy donc en violant ma propriété !) nouer de solides relatyons (s'attaquer à, blesser) notre nouveau voysin (Le voysin c'est moy).
Reprenons un extrayt datant du 1/7 :
"........ Et par les charmants dobermans du propriétaire des lieux. Ceux-ci, réveillés par des jeunes (?) militants mytilènikes, se ruent alors vers les fauteurs de trouble et s'introduisent dans la propriété des Mytilènes. Là, c'est la panike générale, un doberman parvient à l'estrade et séme la panike parmi les intervenants. On voit Alexia d'Ambictète courant parmi la foule à moitié nue, sa robe entiérement déchirée par les animaux, Zoé Tinuviel parvient tant bien que mal à se mettre sur l'abri sur une table. En revanche, Théophraste de Mytilène, pris en chasse par les charmants toutous trouve son salut en effektuant un magnifike plongeon dans les marais vaseux de sa propriété."
Je note que les armes de M. Von Kherys "se ruent" (vous avez déjà vu un caniqhe se ruer vous ?), "s'introduysent dans la propriété des Mytilènes" (!!!), "sème la panike" (un chien qui vyent réclamer une caresse ne sème pas la panique, un affreux clebs qui fonce vers vous les dents toutes dehors byen), "robe entièrement déchyrée" (par les crocs de ces animaux - qu'il faut donc considérer comme une arme - qui ont tenté de réduyre ma fiancée en charpye), "Zoé Tinuviel se met à l'abry sur une table" (Mlle Tinuviel, descendante d'une famylle qui a combattu les vikings, irayt-elle se protéger sur une table face à deux chyens réclamant des caresses alors qu'un bon coup de pied eut suffit ?), "Théophraste de Mytilène, pris en chasse" (est-on "pris en chasse" par des toutous affecteux ?).
Bref, nous ne sommes pas en face de chaleureuses petyts chienchiens à leur mèmère mays byen de deux dangereux molosses qui mettent en péryl la sécurité de nos femmes et nos enfants. Les crocs des dits dobermans, par les dégâts qu'ils peuvent causer, et qu'yls ont causé, doyvent être consydérés donc comme des armes. Un Poulpe n'a pas de crocs et ne s'attaque pas aux yssois sans hystoires !
Par aylleurs, M. Von Kherys prétend que des "mylitants mytiléniques se sont ontrduyts chez luy, ce qui justifierayt l'interventyon des dits molosses. C'est totalement faux ! reprenons le cours des évènements :
"Des jeunes particulièrement excités tentent alors de s'introduyre dans le palays voisyn qui n'est autre que celuy du PSR Crassieulandays pour y mettre le feu. Ils sont heureusement contenus par le service d'ordre de Mytilène."
Il s'agyt de "jeunes" et non de mylitants qui poussés par la fougue de leur âge ont voulu s'en prendre à la propriété de M. Von Khérys. Heureusement, mon servyce d'ordre, dirigé par Thomasus Diafoyrus, est intervenu AVANT qu'ils ne s'introduysent chez luy d'où l'employ des verbes "tentent" et "contenus". Je demande à ce que l'on fasse comparaytre M. Diafoyrus pour éclayrcyr ce poynt.
En réponse aux demandes de la partyue défenderesse
a. 1500 R$ à l'Etat pour procés abusif et injustifié Le développement qui précède prouve byen que ce procès n'est nullement abusyf ou injustifié. D'aylleurs, l'eut-il été que la sagesse de ce Tribunal ne l'aurayt pas prys en considératyon.
b. amende de 2000 R$ en faveur des chyens, au titre du préjudice moral et psychologique qu'ils ont subi. M. Von Kherys, en médyocre praticyen du droyt qu'il est, confond amende et réparatyon de préjudyce. Je laysse le Tribunal apprécyer... Par aylleurs, un chyen peut-il être considéré comme personne physique et dès lors avoyr le droyt de réclamer une telle réparatyon ? A Krasstadt peut-être, pas à Venys !
c. amende de 2500 R$ en faveur de Mlle Kassandra Krasseldorf, au titre du préjudice moral et psychologique qu'elle a subi. Même remarque concernant "l'amende". Par aylleurs, en quoy M. Von Kherys est-yl fondé à réclamer cecy en faveur d'un tyers. Mlle Krasseldorf est-elle mineure et sous sa tutelle ? Et quel est ce préjudyce moral et psychologique ?
d) amende de 5000 R$ en la faveur de M. Von Khérys au titre des dégats faits à mon jardin et à ma cloture par ses militant. Je vyens de prouver l'invéracyté des fayts invoqués.
Concernant l'ordonnance promulguée par l'Empereur Oxytharde III .
Pour rappel, la dyte ordonnance stypule : J'introduit par la présente le principe de "fardeau naturel de Crasslanderye". Tout résident de l'Empyre Serenyssime d'Ys de triste origine crasslandayse sera consideré officiellement comme ayant un handicap certayn du point de vue de la capacité de raisonnement et ne pourra porter la responsabilité d'un délyt ou cryme commys sur le sol d'Ys. A ce titre, toute accusatyon portée contre au crassenlays sera considérée comme nulle et sans valeur légale. Les accusateurs seront eux quant à eux coupables, en s'abaissant au niveau d'un Crasslandays, de "crasslandysme aigu" et seront passybles de tonte intégrale sur la voie publique."
Maître d'Ambictète a effectivement fayt usage de la dyte ordonnance dans le procès Ministère Publyc c/ Kayser en deamndant d'aylleurs la tonte publyque du Doge et de... vous-même Monsieur le Présydent ! Le Tribunal, dans sa grande sagesse n'a pas cru devoyr en tenyr compte. On en ignore au juste la rayson puysque l'affayre s'est éteynte avec le décès de l'accusé.
L'applicatyon de cette ordonnace est nulle et non avenue pour émettre les raysons suyvantes :
a. L'ordonnance concerne "Tout résident de l'Empyre Serenyssime d'Ys de triste origine crasslandayse ". M. Von Kherys est à la foys résydent krasslandays et krasstadtois. Il n'est pas résydent de l'Empyre Sérényssime d'Ys fusse d'origyne crassieulandayse.
b. L'ordonnance parle d'un "délyt ou cryme commys sur le sol d'Ys". Le délyt a été commys sur le sol de Venys ! Voilà qui suffyt largement à battre en brèche l'argumentatyon de M. Von Kherys qui ferayt mieux de se contenter de playder à Krasstadt.
Sur ma demande de voyr le Palays de M. Van Kherys démonté pierre par pierre et renvoyé à Krasstadt.
Je vous renvoye à la Bulle Archymandrytale de Pétroxes II dans l'affayre en conciliatyon Mytilène c/ Pétaudière.
"Nous Petroxes II, Grand Archimandryte de l'Eglyse Apostolique Poséydonique Réunifiée de Rite Atlante, Dans l'affayre qui concerne nos biens-aimés fyls Mytilène et Pétaudière, édictons ce qui suyt : Le Chevalier de la Pétaudière sera autorisé à garder les terres qu'il possède d'héritage et ci-devant situées en bordure du domayne seygneurial de la famylle Mytilène à Castyllon. Toutefoys, le château construyt sur cette terre constituant une menace manifeste pour le noble et vieylle famylle des Mytilène devra être détruyt ou déplacé de 50 lieues vers le ponant. Toute constructyon supérieure à la hauteur de 10 pieds y est interdyte. Le Métaligore Théophraste de Mytilène s'engagera en échange à veyller à l'entretyen des clôtures syses sur le domayne du Chevalier de la Pétaudière. Que les deux s'échangent le bayser d'amycale fraternité.
Fait à Ys, 19ème jour de l'An 956 d'Ys."
Nous nous retrouvons dans le même cas. Un étranger menace ma tranquillité en s'installant à côté de mes terres, je demande donc qu'on luy applique le même régyme. Il va de soy que j'entretiendray ses clôtures.
En conclusyon
Je demande au Tribunal
1) De byen vouloyr considérer - Que les Dobermans de M. Von Kherys sont byen des armes. - Que les dyts Dobermans se sont introduyts illégallement chez moy. - Que jamays personne ne s'est introduyt chez M. Von Kherys.
2) De rejetter les demandes non-fondées de la partye défenderesse.
3) De condamner M. Von Kherys : - à me verser la somme 1000 R$ à tytre de réparatyon du préjudyce moral qui m'a été causé . - à me verser la somme de 2500 R$ à tytre de réparatyon pour la préjudyce matériel causé à la robe portée par Mlle Alexya d'Ambitecte. - à me verser la somme de 5000 R$ à tytre de réparatyon pour le préjudyce matériel qui m'a été causé.
4) D'ordonner que les dobermans de M. Von Kherys soyent cousus dans des sacs et jetés dans le Grand Canal.
5) D'ordonner que le Palays de M. Van Kherys soyt démonté pierre par pierre et renvoyé à Krasstadt.
Je rappelle également ma demande de voyr l'Edyt Impéryal de 1236 sur la dignité des Métaligores appliqué. M. Von Kherys n'ayant pas apporté d'argument contrayre, il faut en conclure qu'il l'accepte comme tel. Qu'il soyt donc promené nu sur un âne à travers les rues de Venys.
J'en ay terminé de cette playdoirie. Je reste à votre dysposition.
TdM
VII: Réponse du Juge Jeudi 5 Juillet I
Maître Mythilène, je reconnays là votre verbe somptueux et j'admire la fynesse - quoiqu'inhabituelle - avec laquelle vous vous exprymmez dans ce trybunal.
Je condamne Monsieur Von Khérys a remettre un roublard à la caysse du barreau yssoys pour s'être vêtu en noir. Cette peine sera annulée s'yl me verse personellement cinq cents roublards. Je demanderays par aylleurs à monsyeur Von Khérys de ne plus m'appeller "votre honneur".
A moins que monsyeur Von Khérys est une réponse à adresser à Monsyeur de Mythilène, ses dobermans seront reconnus comme des armes, et l'ordonnance protégeant les crassyeuxlandays ne s'appliquera pas au PSR Krasslandays.
Par ailleurs, en réponse à la première réclamatyon de monsyeur Von Khérys il n'est pas questyon que l'état dépense ne serayt-ce qu'un roublard pour procès abusyf. Il n'y a pas de procès qui ne soit pas abusyf à Ys, et sy l'état devayt cracher pour chacun d'entre eux, on serait tous à la rue, avec des dangers publics comme Puffon qui saygnent Venys à blanc avec des demandes exorbytantes.
Pour ce qui est des chyens, par contre, je ne voys ryen qui empêche ce trybunal de leur fayre verser des indemnytés. Après tout, ce sont des victimes, dans l'hystoire, victimes de l'éducation que le PSR leur a donné.
Pour le cas de Kassandra Krasseldorf, pour le démontage et le déménagement du palays, j'attends la réponse de monsyeur Von Khérys.
Reste enfyn le problème d'intrusyon dans le jardyn de monsyeur Von Khérys. J'invite les différentes partyes à présenter des témoyns occulayre afin que le tribunal puysse trancher.
Emmanuel Raveline, Juge Ad Lytem.
VIII: Von Khéris contre-attaque Jeudi 5 Juillet I
Votre Honneur, (et peut importe comment Mr Mytilène se borne à vous appeller)
Mr de Mytilène, par une argumentation détournée , tente de contester la véracité de faits pourtant établis. En effet, je cite: "Des jeunes particulièrement excités tentent alors de s'introduyre dans le palays voisyn qui n'est autre que celuy du PSR Crassieulandays pour y mettre le feu. Ils sont heureusement contenus par le service d'ordre de Mytilène."
J'aimerais attirer l'attention de la Cour sur deux élements de cette phrase. Tout d'abord, Mr de Mytilène avoue que ces jeunes étaient "particulièrement excités". Mais pourquoy donc, me direz vous ? Etrange n'est ce pas ? Aprés un discours de Théophraste de Mytilène, discours particulièrement agité et incitatif à la violence, des jeunes se ruent sur le Palays voysin et "tentent d'y mettre le feu".
Pour avoir essayé de tenter de s'introduire dans mon Palays, encore fallait-il y parvenir. Comme chaque habitant de l'Ile d'Algébia le sait, les Palays du Boulevard Ympérial ne sont en aucun cas mytoyens. Il a donc fallu, pour parvenir à mon Palays traverser le jardyn qui y conduit. Les militants-convives de Mytilène, ce soir-là, se sont donc rendu coupable de violatyon de propriété privée, de dégradatyon, de vandalisme et de tentative d'incendie.
Ainsi, selon Mr de Mytilène: "Arme : Instrument servant à blesser, tuer où à mettre l'ennemy dans l'impossibilité de se défendre"
Récapitulons, au beau milieu de la nuit, une horde de sauvages véhéments s'introduit dans une de mes propriétés dans le but avoué de la détruire alors même que mon assistante, Mlle Kassandra Krasseldorf y passait la nuit. Au regard de ces définition, il apparait donc clayrement que Mr de Mytilène a formé, détenu et usé d'une arme, à savoir une milice de partisans particulièrement agressifs et dangereux pour la sécurité des Venyssiens. Votre Honneur, vous remarquerez dans votre immense sagesse, la violence des propos tenus dans ce discours par Théophraste de Mytilène. Nul doute qu'il a eu des effets retentissants sur ses jeunes recrues et je ne doute pas que ce soit l'effet qu'il a recherché. De plus, vous noterez que nombre de mes concitoyens sont aussi interpellés de manière plus ou moins vulgayre, ce qui pourrait provoqué, la cas échéant, un froid entre nos deux communautés...(et comme on dit chez nous: la majorité dans chakune des entités tu n'as pas, aux portes du Palais pseudo-présidentiel tu resteras...:-) Hum... mais revenons-en à notre affayre...
Concernant l'attitude de mes chyens le soyr du I
Juyllet, il me semble avoir prouvé clayrement que les provocatyons répétées de Théophraste de Mytiléne, suivie de l'intrusion illégale des troupes mytilènikes sur ma propriété étaient à l'origine de leur comportement.
La Cour ne peut donc considérer leur attitude comme découlant tout naturellement d'un sentiment d'insécurité bien compréhensible et leur intrusyon sur la propriété voysine, répondant à la première, ne peut être interpretée que comme un acte de légitime défense.
Concernant l'ordonnance d'Oxytharde, l'Etat venyssien actuel découlant directement de l'Empire d'Ys, la tranposition juridique est naturelle et tout à fait recevable.
Concernant la demande d'expropriation de l'accusatyon, celle ci étant contraire à la liberté de la propriété garantie par la Pseudo-fédératyon, une telle condamnation serait illégale et j'assignerai Venys devant les tribunaux pseudo-fédéraux.
Concernant le rôle de Mlle Kassandra Krasseldorf dans cette affayre, celle ci se tient à la disposityon de la justice pour relater les faits tels qu'elle les a vécu le soyr du 1/07.
Précision sur l'ordonnance d'Oxytharde III.
L'avis divergent que nous avons avec l'accusatyon tient au fayt que, selon Mr de Mytilène, le changement de territoire du peuple d'Ys a rendu caduque l'ordonnance.
Hé byen non ! J'invoque ycy le principe de perennité de la justyce yssoise, par delà le temps et les territoyres. Je m'explyque, les ancyens édits, ordonnances ou décrets qui régissent actuellement la justyce yssoise ont été émys il y a des siècles. Peu importe désormays les modalités précises de la Loy, ce qui compte c'est son essence qui traduit la conception de la justice qu'avez vos ancêtres depuys les Atlantes. Durant son hystoire, Ys a changé bien des foys de territoyres mays elle a su gardé intacte le respect de sa justyce traditionnelle.
Sur l'ordonnace d'Oxytharde III, certes les indicatyons spatiales sont dépassées, cependant l'essence juridique de cette loy est plus que jamays recevable.
L'Empyre Serenyssyme d'Ys correspond aujourd'hui à Venys et le sol dYs à celui de Venys. Seule la terminologie change mays le peuple et sa loy, eux, ne doivent pas changer, sous peine de pervertir l'esprit intemporel du peuple yssois. Que dit cette ordonnance ? Qu'il existe un fardeau naturel de Crasslanderie. Ce fardeau, qui prive les crasslandais, de la répartie et du bon sens propre aux yssois, empêche toute condamnatyon car la justyce yssoise ne pourrait s'abaisser au niveau d'un symple crassieux, comme vous les appellez D'autre part, cette ordonnance considère Théophraste de Mytilène, dans ce cas, comme coupable de Crasslandysme aigu. En effet, celui-ci depuys maintenant deux jours, s'enforce de débattre avec un citoyen crassieux et cela devant la justyce yssoise. Quel yssois ne trouverait pas dégradant de débattre de la sorte, en public avec un simple crasslandais ?
De plus, à travers Mytilène, c'est tout le peuple d'Ys qui s'abaisse actuellement dans ce procés, et bien malgré lui. Voyez cette toge que je porte aujourd'hui ! N'est-elle pas associée au prestigieux barreau d'Ys ? Qu'aurez dit vos ancêtres s'ils avaient su qu'un jour, un crasslandays la porterait et pourrait même s'exprimer à grand renfort d'effets de manche devant ses tribunaux ? Un scandale ! Et un Métaligore s'abaissant un niveau des Crasslandais ! Insupportable pour Ys ! La châtiment puvlique à l'encontre du syeur de Mytilèen prend ycy tout son sens... celui de laver les yssois de la honte induite dans ce procés.
Voyez, Mr le Présydent, l'extrême sagesse d'Oxytharde III qui avait refusé toute compromissyon des yssois et de leur justyce avec de piètres crasslandays.
Déclarer irrecevable cette ordonnance, c'est tirer un trayt sur l'hystoire millénayre de la justyce, des traditions et des valeurs du peuple d'Ys et abaisser définitivement le peuple yssois au niveau des Crasslandays.
Vos ancêtres auraient voulu cela ? non, je ne le crois pas. Songez, Mr le Présydent, au mal que ferait ma condamnatyon à la dignité du peuple yssois.
Mercy,
Nikolas V. Khérys
IX: Objectyon du Juge Vendredi 6 Juillet I
Monsyeur Von Khérys, je me permets de vous faire remarquer que lorsque les fayts ont été commys, vous ne vous trouvyez pas sur le sol Venyssoys. En conséquence de quoi, vous ne pouvez pas être consydéré comme "résydants sur le sol Venyssoys". L'ordonnance ne s'applyque donc pas. Navré.
Emmanuel Raveline, Juryste ad horem perdum.
X: Témoignage de Diafoirus Vendredi 6 Juillet I
Le tribunal demande à entendre Mademoyselle Krasseldorf et monsyeur Diafoirus. Je souhaiterais plus particulièrement connaître leur versyon de cette soirée. Ils peuvent également me parler de leurs goûts musycaux et de ce qu'ils aiment dans la vie, mays c'est facultatyf. (Citatyon du Juge Raveline)
Alors, pour les goûts musicaux, j'ai une nette préférence pour Pyngouyn et Otarys, les célèbres duettistes tzyganes, mais c'est une affaire de goût.
Pour mon témoignage sur la charge sauvage des dobermans enragés sur les pacifiques sympathisants de mon ami Théophraste, voir plus loin.
Enfin, monsyeur Diafoirus serayt gentyl de m'apporter un autre tube d'aspirine, je suys en rupture de stock (non empoyssoné de préférence, Thomasus). (Idem)
"Empoisonné? Mais pour qui me prenez vous? Je ne m'appelle pas Renatus. Tenez, c'est mieux que de l'aspirine, et ça vous enlèvera votre mal de crâne en un rien de temps...."
Raveline avale le tube.
"... par contre il y a quelques effets secondaires regrettables: ce médicament est intensément, puissament laxatif..."
Raveline devient vert.
"Bon alors, ce soir là, voilà ce qu'il s'est passé vraiment.
M. de Mythilène faisait tranquillement son petit meeting, chez lui. Je dois avouer qu'il a un peu tendance à exagérer les acclamations qu'il suscitait, aussi le tapage nocturne était tout de même assez réduit. Néanmoins, cela n'a pas empêché le coupable, euh... pardon,... le prévenu, de lâcher ses chiens sur le meeting.
Je précise qu'il n'y a eu aucune provocation de notre part: je m'occuppais du service d'ordre avec l'aide du jeune Othon, dont vous connaissez l'efficacité dissuasive, et le dénommé Rocco Siffredys, dont vous savez la capacité à calmer la gent féminine en suscitant dans leur bas ventre une profonde stupeur. A aucun moment il n'y a eu de débordement vers les voisins. Le cordon de sécurité se trouvait à 10 mètres de la clôture, et nous n'eûmes aucun problème à le faire respecter.
Les torches tenues par les manifestants étaient aussi bien un moyen d'éclairage qu'une manifestation de joie, nullement une revendication Klanique ou dévastatrice.
Les seuls actes de déprédatyon que nous avons à déplorer sont le fait des molosses krassieulandais, qui firent subir les pires humiliation à mon patient et néanmoins ami, ainsi qu'à sa compagne. D'ailleurs, j'eus recours à la force pour les punir le lendemain même des faits, avec vigueur, afin de rappeller la loi au plaignant. A ce que je vois, il se refuse toujours à appliquer les règlements sanitaires sur les animaux étrangers. Et je le regrette.
Mais qu'avez vous, M. le Président, vous êtes tout pâle?"
Pr. T.D.
XI: Témoigagne de Mlle. Krasseldorf Vendredi 6 Juillet I
Mlle Kassandra Krasseldorf entre dans la salle du Tribunal, habillée de noir en décolletet pour le moins plongeant. Là, voyant le professeur Diafoirius sortant du prétoir aprés son témoignage, elle perd conscience durant un moment. Réanimée avec vigueur par le public, elle s'avance vers le Présydent Ad Lytem Raveline.
Nikolas V. Khérys se lève alors et en trois effets de manche parvient à recouvrir le banc des Mytilènes, renverser une lampe et créer un courant d'ay qui se répand dans la salle surchauffée. L'interrogatoire peut commencer:
NVK: Mlle Krasseldorf, pourriez vous nous éclairer sur les relations qui vous unissent aux deux parties ?
K:Voyez-vous, je suis l'assistante particulière de Mr Von Khérys, de vous koi !
NVK: N'est ce pas... Konnaissez vous Mr de Mytilène ?
K: Heu... komment dire... nous nous sommes konnus assez intiment lors d'un soirée de fête à venys...je refuse d'en dire plus.
NVK: Hum... Je vois... Bon, revenons à la soyrée du I Juillet. Ke pouvez vous nous dire.
K: Et bien voila, je logeais ce soyr là dans la propriété de Mr Von Khérys au 2, Bd Ympérial à Venys.
NVK: Mais pourkoi donc, vous êtes krasslandophone que je sache ?
K: Voyez vous, j'ai fait konnaissance avec les yssois le soyr de la fête de la déflorayson et... et puis zut, ça ne vous regarde pas !
NVK: oui... bon passons...parlez nous de votre nuit.
K: Bon, aprés avoir fini d'enkaisser vos pots de v...
NVK: ...Sans interet ! Et aprés ?
K: Ben, je suys allée me koucher. Il devait être 22h30.
NVK: Que s'est-il passé par la suite ?
K: Vers 23H00, j'ai été réveillée par des kris venant de la propriété voisine de Mr de Mytilène. Les bruits devenant de plus en plus forts, je me suis levée.... Tout à koup, j'ai entendu un grand frakas, suivi des aboiements des deux chiens. J'ai ouvert les volets et là, je dois vous dire que j'ai vraiment eu peur.
NVK: Komment ça ?
K: Il y a avait au moins une vingtaine de jeunes armés de torches qui avaient penetré dans le jardin. Ils criaient; "Von Khérys dehors !! On va bruler ton Palays !!" . Je dois vous dire que j'ai eu trés peur... Ils s'avançaient. J'ai vraiment cru que j'allais bruler... Mlle Kassandra fond en larmes...
NVK: Allons, allons... c'est fini, Kassandra, c'est fini..
K: Ouiii... mais c'était tellement.... telle....tellement............horiiiiiiiiiiilbe...
NVK: Oui, bon on a kompris. Reprenez vous, ma chère ! Que diable !
K: Excusez moi, Mr Von Khérys.
NVK: Bon, kontinuez...
K: Oui, alors ils étaient en train d'avancer.
NVK; A kelle distance du Palays étaient-ils ?
K: Ils étaient déjà dans le jardin. Je dirais à 25-30 mètres des marches du palais.
NVK: Et qu'en était-il de Kachou et Susukre ?
K: Ils avaient trés peur, eux aussi... Je les entendais aboyer à la mort. Ils étaient terrorisés. Les jeunes étaient maintenant à 20 mètres du Palais. A la fenêtre, je hurlais "Au sekours ! Au sekours !". Malheureusement, les kris des jeunes kouvraient les miens. Seuls les chiens ont répondu à mon appel desesperé. A ce moment, lls se sont avancé vers les fauteurs de trouble.
NVK: Et comment ont réagi les jeunes ?
K: Les grognements des chiens leur ont fait trés peur... Il a suffit que les chiens fassent un mètre dans leur direktion pour que les jeunes panikent komplement et se replient chez les Mytilènes. Mais les chiens les ont suivi par delà la kloture. Je n'ai rien vu aprés.
NVK: Et bien merci de votre témoignage, Mlle Krasseldorf.
K: De rien... Kassandra fond à nouveau en larmes...
XII: Réponse de Mytilène Vendredi 6 Juillet I
Monsieur le Présydent,
J'ay écouté avec attentyon la playdoirye de M. Von Kherys et je n'en retyre ryen qui soyt de nature à modifier la playnte que je porte contre luy aynsi que le montant des réparatyons exygées.
Je mayntyens donc toutes mes demandes :
1) Que la Cour veuylle bien considérer ue les Dobermans de M. Von Kherys sont byen des armes, que les dyts Dobermans se sont introduyts illégallement chez moy, que jamays personne ne s'est introduyt chez M. Von Kherys.
2) Rejetter les demandes non-fondées de la partye défenderesse.
3) Condamner M. Von Kherys : - à me verser la somme 1000 R$ à tytre de réparatyon du préjudyce moral qui m'a été causé . - à me verser la somme de 2500 R$ à tytre de réparatyon pour la préjudyce matériel causé à la robe portée par Mlle Alexya d'Ambitecte. - à me verser la somme de 5000 R$ à tytre de réparatyon pour le préjudyce matériel qui m'a été causé.
4) Ordonner que les dobermans de M. Von Kherys soyent cousus dans des sacs et jetés dans le Grand Canal.
5) Ordonner que le Palays de M. Van Kherys soyt démonté pierre par pierre et renvoyé à Krasstadt.
J'ajouteray une 6ème demande. J'ay en effet découvert que M. Von Kerys fayt commerce des dytes armes. Je demande donc que la cour fasse une injonctyon auprès de l'Etat pseudopolitayn pour que celles-cy soyent retyrées du marché virtuel.
Concernant les accusatyons éhontées du PSR crassieulandays, le professeur Diafoyrus a bryllamment démontré leur inanité. Je voudrays toutefoys ajouter que si par extraordynayre la Cour devayt accorder crédyt aux accusatyons de Mlle Kassandra Krasseldorf, je ne puys en aucun cas être tenu responsable pour les agyssements de tyers. Les accusatyons concernent un groupe de jeune dont l'identyté reste à démontrer. S'il y tyent, M. Von Kherys n'a qu'à demander qu'une enquête soyt diligentée pour les retrouver.
Par aylleurs, il semble que M. Von Kherys veuylle me voyr condamné pour la prétendue vyolence de mes dyscours. J'avertys la cour que si elle devayt suyvre la partye défenderesse sur ce poynt, c'est la liberté d'expressyon qu'elle mettrayt en danger aynsi qu'un élément important de notre culture. Car je n'hésyte pas à dyre que les meetings politiques agytés sont partye intégrante de notre constructyon socio-culturelle. Si on me condamne pour çà, demayn c'est le Présydent de la RR qui sera poursuyvy et après-demayn pourquoy pas le Doge ?
Sur ce, je pars en week-end. A dymanche soyr.
Théophraste de Mytilène, Avocat au Barreau de Venys.
XIII: Plaidoierie Finale de NVK Samedi 7 Juillet I
Mr le Présydent,
Mr de Mytilène, durant ce procés, a essayé de détourner l'attentyon de la Cour des fayts à l'origine de ce procés. En effet, Mr de Mytilène s'attache à montrer mes deux chyens comme des armes sanguinayres à l'affut d'une victyme innoncente. Il en est ryen et je croys avoir démontrer au cours de ce procés que mes deux anymaux avaient agi par pure légitime défense, sentant leur propre vye et celle de Mlle Kassandra Krasselforf menacées.
Mr le Présydent, avant de me declarer coupable, demayn, songez à la questyon suivante: "Terrorisés par des intrus (et j'insiste sur le terme "intru" car les militants de Mytilène se sont introduit illégalement chez moi) agressifs et sur le poynt de brûler un Palays et tout ce qui se trouvait à l'intérieur (Mlle Krasseldorf), comment auraient-ils du réagir ?" Qu'auraient du-t-ils fayre ? Comment auraient-ils du réagir vis à vis de cette menace extrême ? Je vous le demande, Mr le Présydent, et vous verrez dans toute votre sagesse que leur attitude, tout en ne blessant personne, a sauvé la vye de mon assistante, la leur et de mon Palays.
Concernant les arguments plus qu'évasifs de l'accusatyon au sujet des meetings politiques, je répondrais que cela n'excuse en ryen la violatyon de ma propriété qui s'en ai suivi, étant à l'origyne, je le rappelle, de toute l'affayre.
Enfin, Mr le Présydent, si vous considérez mes deux chyens comme des armes, qu'en est-il des jeunes que Mr de Mytilène a délibérement incité et même envoyé saccager ma propriété ? Mr de Mytilène n'a-t-il pas, de ce fayt, utilisé une arme aussy vicyeuse que redoutable ? De même, comment les jeunes ont-ils trouvé des torches par dizaines dans la propriété de Mytilène sinon par une volonté délibérée du propriétaire ? Et personne ne niera que l'emploi du feu est une arme dévastatryce...
Par ces motifs, je demande :
1)Que Théophraste de Mytilène soit débouté de toutes ses demandes aussi irraisonnables, qu'injustifées (et même en contractyon avec les libertés garanties par la Pseudo-fédératyon)
2)Une amende de 1500 R$ à l'encontre de Théophraste de Mytilène pour incitatyon à la violence et violatyon de propriété privée
3)3000 R$ de dommages et interets au titre des dégats matériels subis dans ma propriété.
4)1000 R$ de dommages et interets au titre du choc psychologique provoqué par ce procés.
5)En vertu de l'applicatyon de l'ordonnance d'Oxytharde, une humiliatyon publique pour Théophraste de Mytilène.
6)Que Théophraste de Mytilène s'excuse publiquement auprés de ma personne, de Kassandra Krasseldorf et de Susukre et Kachou.
NvK.
XIV: Le ministère public s'exprimme sur Oxitharde III Lundi 9 Juillet I
M. Le Présydent,
En tant que représentant du minystère public, je souhaite donner mon avys sur ce point.
1. Le minystère public considère tout d'abord qu'il est souhaitable que l'Ordonnance d'Oxitharde III soit déclarée inappliquable, de façon générale, sur le territoire de Venys. Notre avys est motivée par les raysons suivantes : le texte d'Oxitharde III a été prys dans des circonstances particulières, celles de l'immigratyon crassieulandayse chez nous. A ce moment, les Crassieulandays ont été protégés par une immunité juridique, dû à leur stupidité congénitale. Cependant, depuys, force est de constater que les crassieulandays ont fait quelques progrès. Par ailleurs, la proximité immédiate de Krasstadt, qui est peuplée de nombreux crassieulandays, fait que si le texte d'Oxitharde III venait à être maintenu, les Crassieulandays trouveraient, à Venys, un endroit où commettre les pires exactyons qui soient, sans crainte d'être poursuivys, ce qui serait un comble, tout de même ! Je pense donc qu'en applicatyon de la Loi des XII Tables (point 1865), qui autoryse les juges à ne pas faire applicatyon d'une loi qui aurait des conséquences extrêmement négatives pour l'Empire et ses habitants, il appartiendra au juge Raveline de déclarer l'Ordonnance d'Oxitharde III inapplicable.
2. Si, toutefoys, le juge Raveline venait à ne pas suivre notre raysonnement, nous soutiendrons, subsidiairement, que le texte d'Oxitharde n'est pas applicable à la cause, et cela pour deux raysons :
- la première est que le texte de l'Ordonnance porte exclusivement sur les matières pénales. Le droit coutumier des étrangers sur le sol d'Ys (tel que décrit par Balthazar-Adhémar de Suspire, dans son ouvrage célèbre : Le droit des gens à Ys, en 1785 - le droit des gens étant notoirement le droit des étrangers) s'applique en effet aux crassieulandays, comme à tous les autres peuples. L'immunité dont jouyssent les crassieux ne vaut qu'au pénal. Or, ici, nous sommes dans une affaire civile : M. Mytilène agit en tant que partie civile dans un procès civil.
- la seconde est que le texte de l'Ordonnance doit être considéré comme faysant porter sur les crassieulandays une PRESOMPTYON de "handicap certayn du point de vue de la capacité de raisonnement". Cette présomptyon peut être retournée, il suffit de prouver que le crassieulandays en questyon n'a pas de tel handicap. Or, je pense qu'on peut affirmer sans crainte que, s'il n'égale pas l'esprit yssois, M. Von Khérys n'est pas le dernier des imbéciles, ni des mohicans. On peut donc considérer qu'à son égard, le fardeau de crassieulandie ne joue pas.
Voilà pourquoi, M. Le présydent, nous vous invitons à déclarer l'ordonnance inapplicable en la cause.
3. Extrêmement subsidiairement, si M. Le président désirait suivre les parties au tréfond de leurs arguties, nous pensons que M. Von Khérys n'est pas résydent à Ys. En droit yssois, un résydent est une personne qui réside à titre permanent à un endroit donné. Par exemple, la résydence fyscale d'une personne est l'endroit où elle passe le plus de temps dans l'année. Si l'on acceptait le raysonnement de M. Von Khérys, celui-ci devrait payer des impôts en deux endroits, à Venys et à Krasstadt. Cela ne serait pas acceptable, il le comprendra bien.
Voilà la posytion du ministère public.
Archipandre Zeléates, Substitut du Procureur de la Cité.
XV: Et deux siècles plus tard... la plaidoierie de l'état, partie civile. Lundi 9 Juillet I
Monsieur Le Présydent,
Maintenant que vous pouvez trancher cette affaire en toute sérénité, voilà la plaidoirie de l'Etat dans l'affaire Von Khérys.
Notre actyon se fonde sur la violatyon de plusieurs textes :
1 - Violatyon du droit pseudofédéral M. Von Khérys a violé la Constitutyon pseudofédérale qui interdit le port d'arme : "Par conséquent, il est interdit de prétendre détenir et de porter des armes".
Qu'est-ce qu'une arme ? C'est un objet au sens juridique du terme (ce qui inclut les animaux mais exclut les êtres humains) qui est utilisé habituellement ou peut être utilisée occasionnellement (on parle alors "d'arme par destinatyon") aux fins de menacer, de blesser ou de tuer autruy (Dictionnaire juridique Paxatagore, 120ème édytion, 1998).
Peut-on considérer les deux cabots de M. Von Khérys comme des armes ? Incontestablement, oui.
M. Von Khérys, en élevant des chiens à Venys, a donc contrevenu au droit pseudofédéral.
Pour cela, l'Etat demande que M. Von Khérys soit tenu à une amende de 2000 G$.
2 - Violatyon de l'ordonnance du Conseiller du for intérieur du 4 juin 2001
Cette ordonnance, dont le texte intégral est dysponible sur le portail gouvernemental (http://gouvs.venys.free.Fr), prévoit plusieurs dyspositions qui ont été violées par M. Von Khérys :
"1- Que les ressortissants des autres entités psudo-fédérées soient munis de chiens d'aveugles à leur entrée sur le territoire, afin d'éviter qu'ils confondent encore à l'avenir les gogues d'un bouge syldave avec les cuisines du palais dogéal,". Cette dysposition autoryse les crassieux à avoir un chien d'aveugle, et nullement un chien de combat. Nous demandons 200 G$ d'amende.
"2- Que leur propre chien soit piqué au même moment, afin de prévenir toute épidémie d'origine canine, Si le chien n'est pas d'accord, c'est son maître que l'on piquera, et c'est au chien que s'appliqueront les articles suivants,". Cette dysposition interdit CLAIREMENT la présence de TOUS CHIENS D'ORIGINE ETRANGERE sur notre territoire. Nous demandons 400 G$ d'amende plus l'applicatyon du point 2 de l'ordonnance.
En conclusyon, l'Etat demande donc que soit prononcées trois amendes, respectivement de 2000 G$ (payable à l'Etat pseudopolitain), 200 G$ et 400 G$ (payable à l'Etat Venyssien), et que les deux chiens de M. Von Khérys soient piqués.
Il va de soit que, en applicatyon du point 2, les services de la Santé viennent de faire irruptyon dans le domicile de M. Von Khérys, muni d'une autorysation dogéale, et qu'ils ont saysi les deux molosses, qui sont actuellement sous scellés. Je suys allé personnellement le vérifier, M. Von Khérys ne pourra donc pas le nier. Si le tribunal ne suit pas notre requête, les deux chiens seront renvoyés chez eux par catapulte.
Anaclet de Paxatagore pour l'Etat.
XVI: Intervention de T. de Mytilène Lundi 9 Juillet I
Monsieur le Présydent,
il ne vous étonnera poynt que je partageasse les conclusyons du défenseur de l'Etat en cette affayre. j'ay néanmoyns une remarque à formuler : l'Etat demande que les chyens soyent piqués, je trouve qu'yl correspondrayt mieux d'en revenyr à une de nos vieylles coutumes datant du moyen-âge et quy consystayt à jeter dans le Fleuve Poros, le jour de la Saynt Bezoar, un chyen cousu dans un sac. Sy le chyen flottayt, c'étayt sygne d'une bonne moysson, s'yl coulayt à pic par contre... Retentons l'expérience pour la plus grande joye de nos enfants, qu'en pensez-vous ?
Théophraste de Mytilène, Vyce-Présydent du Saunatoryum, Vyce-Doge, Tryquextre de l'Ordre de Saint Bezoar.
XVII: Nouvelle plaidoierie de NvK Lundi 9 Juillet I
Monsyeur le Présydent,
Selon la Constitutyon, il est clayr qu'il est interdit de détenir des armes. Or, les anymaux ne peuvent être considérés comme des armes que lorsque qu'ils ont été dressés à cette fin. Or, rien ne permet d'affirmer que j'ai dressé ces chyens dans le but d'agresser autruy.
Si la Cour considére les anymaux comme des armes, il faudra alors saisir et piquer, selon votre juriprudence, le Poulpe Géant de Mlle Tinùviel ou même attaquer Mr Von Bücchow pour ses kafards.
Il est donc inconcevable pour ce Tribunal de considérer des anymaux comme des armes, sauf si l'intention de nuire du propriétaire était manifeste.
Or, dans cette affayre, j'ai démontrer à la Cour que mes chyens avaient agi par légitime défense, préservant ainsi leur vie, et celle de Mlle Krasseldorf.
L'amende de 2000 R$ demandé par Mr de Paxatagore est donc irrecevable.
Concernant l'article 1 de l'ordonnance du 4 Juin, j'ai clayrement indiqué dans ma première communicatyon à la Cour que mes deux chyens s'étaient illustrés dans de nombreuses actyons utiles à la communauté dont la conduite de personnes aveugles. Je cite :Mes chyens, alors profondément endormys dans leur nyche, aprés une rude journée au servyce des venyssois -ils sont à leurs heures perdues, chyens d'aveugle, secouristes en mer et en haute montagne et luttent quotidiennement contre les trafyquants d'opyum frelaté du Krassland-. L'amende de 200 R$ n'est en rien justifiée.
Concernant l'article 2 de ladite ordonnance, une loi n'étant jamais retroactive sauf si stipulé dans son texte, seuls les chyens arrivés à Pseudopolis sont passibles de cette peine. Mon installation (et celle de mes chyens) étant antérieure à la date du 4 Juin, l'article ne s'applique donc pas aux deux anymaux. L'amende de 400 R$ est donc irrecevable et contraire au principe de non-retroactivité.
Les réquisityons du ministère publique sont donc injustifiée au regard du respect de la loi et toute autre interpretation serait totalement illégale.
Mercy de votre attentyon,
Nikolas V. Khérys
XVIII: L'état réponds à Von Khéris Mardi 10, Juillet an I
M. Le Présydent,
J'invalide les arguments de M. Von Khérys :
1. Un animal constitue une arme dès lors qu'il est dangereux pour autrui. Un poulpe géant comme celui de Melle Tinùviel, qui reste tranquillement dans sa pyscine n'est dangereux pour personne. Les cafards mutants de M. Von Bucchow, en revanche, si (d'ailleurs, j'invite M. Von Khérys qui en a été victime à se plaindre en justice devant le Tribunal de Grosse Instance de Krasstadt). Or, il est évident que les molosses de Von Khérys sont dangereux, comme l'a prouvé Me Mytilène.
2. M. Von Khérys prétend que les loys ne sont pas rétroactives... certes, elles ne le sont habituellement, mays là n'est pas le problème. L'Ordonnance de Diafoirus concerne la santé publique. Elle est donc d'ordre public et doit s'appliquer IMMEDIATEMENT. Tous les chiens se trouvant à Venys le 4 juin 2001 se trouvaient donc de facto en infractyon. L'Etat n'étant pas un salop, nous avons layssé quelques jours aux propriétaires de chiens pour les envoyer à Krasstadt. Mays ce délai est révolu depuys longtemps ! Et les chiens de M. Von Khérys sont toujours en infractyon avec la loi...
Enfin, je précyse que je ne plaide pas en tant que minystère public, ici, mays au nom de l'Etat.
Anaclet de Paxatagore
XIX: Von Khéris réponds encore et toujours... Mardi 10 Juillet I
Mr le Présydent,
Je réfute en bloc les arguments du représentant de l'Etat.
1. L'argumentation de l'Etat n'établit en rien le fait que mes deux chyens sont des armes et tend même à donner raison à mes propos. En effet, Mr de Paxatagore ne considére pas le Poulpe Géant de Melle Tinùviel comme une arme car, je cite,il reste tranquillement dans sa pyscine n'est dangereux pour personne. Mais n'était-ce pas le cas de mes chyens ? Il restaient tranquillement dans mon jardyn et n'étaient dangereux pour personne, jusqu'à ce des intrus ne menacent leur vie et les obligent à intervenir ! Si des intrus avaient menacés la vie de Melle Tinùviel et que Poulpys l'avait défendu, aurait-il été considéré comme une arme ? Non, bien évidement...
2. Si, à la date de la promulgation de l'ordonnance, mes deux chyens étaient sur le territoire de Venys, ils sont considérés, de facto, comme des chyens venyssois. Or, l'ordonnance ne concerne que les chyens "entrant sur le territoire" à partir de cette date. Ce n'était pas le cas de mes chyens; l'ordonnance ne s'applique donc pas.
Mercy,
Nikolas V. Khérys
XX: L'état re-réponds, vous endormez pas, surtout ! Mardi 10 Juillet I
M. Le Présydent,
Je réfute en bloc les arguments de M. Von Khérys.
M. Von Khérys, apparemment, n'a jamays vu un poulpe géant... Je voudrays bien voir un de ses animaux défendre qui que ce soit, voire même agir ! Le poulpe géant, de façon générale, est totalement immobile 99% du temps, le 1% restant il se gratte la tête (c'est le seul moment d'ailleurs qui permet aux zoologues de savoir où se trouve sa tête).
Pour les chiens de M. Von Khérys, je demande à ce qu'il produyse une preuve attestant que ses chiens étaient sur le territoire venyssois avant le 4 juin !
Paxatagore.
XXI: Re-réponse de Von K. Mardi 10 Juillet I
Mr le Présydent,
Mr de Mytilène pourra attester que, lors de mon installation à Venys, antérieure au 4 Juin,(le 3 juin à 17h00 précisement) la questyon de la décoratyon extérieure de mon Palays s'était posée.
Mr Krasspoutine m'avait proposé publiquement de placer dans mon jardyn une statue le représentant, défigurant ainsi la vue de Mr de Mytilène.
Malheureusement, cette statue défigurant également ma vue, j'ai opté pour deux chyens (beaucoup moins provocants que la tête de Mr Krasspoutine), afin de ne pas trop déranger Mr de Mytilène. (On murmure même qu'une solide amitié s'est liée entre le vyeil homme et mes chyens. Touchant n'est-ce pas ?)
La Cour notera que malgré la présence de mes chyens depuis le 3 juin, aucun incident n'est venu ternir les relations de bon (?) voisynage avec Mr de Mytilène. J'irai même plus loyn, l'achat de ses deux chyens avait pour but de mettre en peu de gaité dans la vye de mon voisyn en lui apportant deux nouveaux compagnons pour l'aider à supporter le lourd fardeau des années. Mercy,
Nikolas V. Khérys
XXII: Last but not least: le Verdict. 15 Juillet I
ATTENDU que les débats semblent avoir prys fin, ATTENDU que le juge Raveline aimerayt byen que tout ça soyt fini, ATTENDU que les différentes parties parayssent également le vouloyr,
La Cour va délybèrer.
Allons y pour l'entrée.
Tout d'abord, suite aux remarques du ministère public, le trybunal décyde que l'ordonnance d'Oxytharde ne s'appliquera pas à au terrytoire de Pseudopolys.
Venons en au plat princypal.
Attendu que Monsyeur de Mythilène a manyfestement exhorté ses troupes politique à la vyolence, ce qui a conduyt à une vyolatyon de domycyle partyelle à l'encontre de M. Von Khérys (après tout, les casseurs ont simplement piétiné la pelouse, ça n'a rien de grave), Monsyeur de Mythilène est condamné à verser 1500 R$ de dommages et intêrets à Monsyeur Von Khérys.
Attendu que la cour estime que Mlle. Krasseldorf n'a pas trop souffert de l'accydent, quoiqu'elle est essayée de nous fayre croyre, elle rejette la demande de 2500 R$ de préjudyce.
Attendu que Monsyeur Von Khérys pourrayt mieux tenir ses chyens, Attendu que Monsyeur Von Khérys s'est en plus montré extrêmement désoblygeant avec le voysynage lors de son installatyon à Venys, qu'il y a exposé tout son mauvays goût crassyeuxlandays, et qu'il s'est rendu fort antipathyque à cette cour ad litemeuse en tentant de fayre pressyon sur son présydent, Attendu que sy les supporters de monsyeur de Mythilène ont fayt des dégâts bényns, les chyens de Monsyeur Von Khérys ont terrorysté la populatyon, fut-elle supporter d'un aussy mauvays politicyen que ce bon vyeux théo, Monsyeur Von Khérys est condamné à verser 6000 R$ de dommages et intêrets à Monsyeur de Mythilène.
Et maintenant, le dessert.
Attendu que Monsyeur de Mythilène est déjà largement avantagé par ce jugement, Qu'il échappe de peu à la tonte publique, Que Monsyeur Von Khérys souffre déjà d'être crassyeuxlandays, La cour rejette l'édyt impéryal de 1236.
Attendu que la demande de voir le palays de monsyeur Von Khérys démontée pierre par pierre n'est pas traîtable par ce tribunal, Monsyeur de Mythilène est invyté à réitérer sa demande devant une plus haute instance s'il y tient vraiment.
Attendu que les dobermans de Monsyeur Von Khérys, de par leur comportement et les dégâts qu'ils ont causés, sont assymilables à des armes, MAIS Attendu que la cour se sent une certayne sympathie pour les chyens de Monsyeur Von Khérys, sympathie inexplicable autant qu'injustyfyée, Monsyeur Von Khérys est symplement pryé de rapatryer ses dobermens, sans quoi ils seront noyés sauvagement. La demande d'assassynat anymal de Monsyeur de Mythilène est donc rejetée (sauf sy Monsyeur Von Khérys ne rapatryayt pas ses bêbêtes), notamment parce que la S.P.A. a fayt pressyon sur ce trybunal.
Aynsy soit-il, Emmanuel Raveline, Juge Ad Lytem.
faits
dernières nouvelles de Catharsys - 5 avril an IV - Archéologie
Une expédytion archéologique d'envergure a quytté Lynussesce matin à l'aube, en dyrection des Monts de Catharsys. Le Professeur autoproclamé Mychel De Myosotyç a déclaré que « cette expédytion est sans doute l'événement scyentifique le plus consydérable de la courte hystoire de la Catharsys ». La campagne de fouylles aura lyeu sur les contrefort du Mont Pypys : « C'est là que, selon les plus ancyennes archyves découvertes dans un monastère Françoysvilloniens, le Grand Hannymal aurait franchi la valée perdue, à la tête de ses troupes d'Olyphants ». Le scyentifique précise en outre : « je suys persuadé que nous trouverons des vestyges de campements, voire une sérye de squelettes d'olyphants ». Lorsqu'on luy demande s'il compte faire la rencontre de peuplades issues directement de ces troupes, De Myosotys tempère, toutefois : « Il ne faut pas vendre la peau du Lévyathan avant de l'avoir brûlée ! ». On lui souhaite, à lui et à la quynzaine de volontaires qui l'accompagne, beaucoup de découvertes et plein d'aventures exaltantes
plainte, par BHP le 5 avril an IV
Monsyeur le présydent,
En vertu des pouvoyrs que me confèrent ma charge de Directeur de l'Offyce Central d'Archéologie, et après consultation des archives de mes services, je dépose playnte contre Mr M. de Myosotys pour opérations archéologiques illégales sur un territoire impérial, en vertu de l'actyo in respecto de architecturys. Je dépose également playnte contre le gouverneur de la Catharsys pour myse en danger de biens archéologiques pour ne pas avoyr prys les mesures s'ymposant pour empêcher le départ de cette expédition. Je demande en outre l'envoy de forces de sapeurs paveurs à la poursuyte de cette expédition.
Le juge Paxatagore L'affaire est ouverte.
Je vous rappelle que la Sape Pave est un servyce de polyce qui ne s'occupe que de Venys.
La parole est à la défense.
Yobasta d'arabysse En outre, les cytoyens de Catharsys n'ont que fayre des attaques ynsensées d'un manypulateur passyonné de complots . Le pâle yndividu qu'est BHP ne cesse, nul ne l'ygnore, de comploter aux quatres coyns du mycromonde pour s'assurer des parcelles de pouvoyr.
Monsyeur le Présydent, je vous engage vyvement à agyr dans le sens de la rayson, à savoyr rejeter rapydement cette accusatyon sans fondement, ynique et malhonnête.
En plus, je me demande vrayment comment un dyrecteur DEMYSSYONNAIRE peut se targuer d'une quelconque légytymyté.
Peuh !
Bryaxys Hécatée Pallasalexandride Inutile, monsyeur, de répondre à celles de vos attaques vysant ma personne. Par contre, quand vous demander quelle est ma "légytymyté", je vous répondrays qu'elle est celle d'un homme que le conseyl des portes de Gladys de Cariatys n'a jamays remplacé en plusyeurs moys de statut démyssyonayre, et que n'étant pas remplacé j'assume la gestion courante des services de l'OCAY, en ce comprys la surveyllance du bon respect des loys édyctées par sa dogitude honorayre Marilyse Emphetuocle lors de son dernier dogéat.
En l'occurence j'engage des poursuytes envers le meneur d'une expédition archéologique illégale car non autorysée par les services compétants. La Catharsys étant terre impériale et non un fief, il ne saurayt y avoyr de contestation quand à la compétance de l'OCAY. Pire, tout objet déterré et emporté par cette équype illégale est non seulement un objet perdu pour la science mays surtout un objet volé à l'Empereur luy-même !
actualytés de la Catharsys - 6 avril an IV
Le procès tytylle le patryotsme catharsyssois
Par Syçy, en dyrect de Catharsys
Un procès ygnoble et perfyde a été intenté à Monsyeur de Myosotys, notre sympathyque et populaire archéologue-xplorateur, pour « opérations archéologiques illégales sur un territoire impérial ». On ne peut que frémyr face à ce procès que certayns, parmy le mouvement yndépendantyste, n'hésytent pas à qualyfier de polytique ! Cette « attaque ynqualyfiable contre l'espryt et la légytime volonté du peuple Catharsyssois de connaytre son hystoire » selon un communyqué de la Noble Société Catharsyenne, déchayne les passyons dans les cercles de dyscussyon de la Catharsys. Dans les bars à cervoyze, on s'apostrophe et on s'ynsulte.
Car sy Monsyeur d'Arabysse, désygné par les archéologues Catharsyssois pour défendre l'Expédytion Myosotys, déclare « Yl est byen possyble que Monsyeur de Myosotys aye omys de déposer une demande d'autorysatyon au bon endroyt et au bon moment », la populatyon de fyche comme de sa premyère cuysse de grenouylle des poynts de vue mesurés.
Les deux camps s'affrontent, étonnamment équylibrés.Nombreux sont ceux quy pètent de trouylle face à une ynterventyon du pouvoir arystocratyque yssois dans la presqu'yle : ce sont surtout des collaborateurs actyfs au pouvoyr ympérial et des commerçants sans patryotysme. L'autre camp, constytué par la bourgeoisye et les ouvryers conscyents, refuse de se laysser ymposer un « nouveau dyktat » de la part de ceux que l'on qualyfye volontyer de « veules noblyards ». Les yntéressés apprécyeront !
Selon un petyt sondage commandé par le Crédyt Catharsyssois , la majoryté de la populatyon serait franchement hostyle à l'Offyce Central d'Archéologie Yssoyse : 78% des sondés se déclarent même prêts à rejoyndre l'expédytion de Myosotys pour la défendre d'éventuels agresseurs. Bretzelman, dyrecteur de la socyété de crédyt, les mayns pleynes de houblon, soulygne quand même la nécessyté d'un contrôle mesuré sur les actyons archéologyques : « Yl ne faudrait quand même pas que tout un chacun se mette à creuser mes champs de houblons, ce serait très mauvais pour mes cultures ! ». Un dyscours plein de rayson que tous et toutes devraient écouter...
Plus d'ynformatyons dans notre prochayn numéro.
Yobasta d'ArabysseMesdames, Messyeurs, Monsyeur le présydent,
Byen que symple habytant de la provynce de Catharsys, sans autre fonctyon que celle de présydent de la NSC et des Bûcheronnages de la Janusserye (actyons spécyales dysponibles lorsque le fébryle webmestre aura enfyn accomply son travail), j'ai été délégué par mes amys archéologues de Catharsys pour défendre le syeur Mychel De Myosotyç.
Monsyeur le présydent, la Catharsys, malgré les déclaratyons intempéstyves et perfydes de certains représentants des classes dyrigystes arystocratyques de Venys, possède une partycularyté hystorique et culturelle extraordynaire. Parmy celles-cy, un patrymoine hystorique, dû à l'occupatyon romayne et Yssoise, mais aussy Cathargynoise. En effet, c'est sur les contreforts de cette presqu'yle que Hannymal , à la tête de ses troupes d'Olyphants, a fondu sur ses ennemys du Nord, yl y a des centaynes d'années. La Catharsys est peuplée depuys des myllénaires, comme en témoygnent les nombreuy vases "Phal'Hyç", à la forme partyculière, que l'on trouve parfois en creusant près de grands bancs de sables. On dystingue deux vagues de populatyon. La premyère, avant le déluge, a été le fait d'une sérye d'occupatyons plus ou moyns pacyfiques: Barbyens, Rogotyens, Romayns byen sûr et, fynalement, Cathargynois.
C'est justement sur ce poynt partycullier que Monsyeur de Myosotys (Myosotyç en Catharsyen) travaylle depuys des années déjà. Yl s'agyt de découvryr si des peuplades yssuses de la grande épopée Hannymallyque ont survécu et maintenu les tradytyons antyques. L'expédityon du Mont Pypys est en ce sens un événement consydérable dans la ryche mais mystéryeuse hystoire Catharsysoise.
Yl est byen possyble que Monsyeur de Myosotys aye omys de déposer une demande d'autorysatyon au bon endroyt et au bon moment, mais vous convyendrez, avec mes concytoyens de Catharsys, que l'erreur est bényne; yl serait byen dommage de stopper une expédytion fort coûteuse et sy byen emmanchée pour une omyssion admynistratyve.. non ?
Par aylleurs, la populatyon de notre noble provynce a fayt preuve de tant de sympathie pour le prijet de Monsyeur de Myosotys que l'on pourrayt byen se trouver dans une cryse polytique selon que l'on prenne une décysion trop dure.
Voilà Monsyeur le Présydent.
Yobasta d'Arabysse
Bryaxys Hécatée Pallasalexandride
Monsyeur le présydent,
C'est justement conscient de ce passé tellement riche que le personnel de l'OCAY travaylle pour la gloyre de l'Empire et la science. Sy la doge honorayre Emphetuocle à jugé bon de créer notre institution, c'est pour s'assurer de la conservation de ce patrimoyne, pour qu'il soyt sur qu'une des études sérieuses soyt menées. Or il se trouve que ce mr Myosotys n'a aucun diplôme reconnu par l'Etat, n'a aucune autorysation de fouylle et au contrayre pille sans vergogne les sytes qu'il repère faysant dysparaytre un nombre important d'informations cruciales sur l'hystoyre de l'Empire. Car je puys vous assurer que nos services et ceux de la bibliothèque universytayres n'ont jamays reçus de rapports de fouylles de ce Myosotys, qu'aucune informatyon n'a transpiré quand à la nature de ses découvertes et que très peu d'objets ont vu la lumière du jour dans les cercles officiels.
Par contre, on assyste depuys quelques années déjà à une recrudescence du trafic d'objets d'art yssoys dans des circuyts parallèles. Ces oeuvres là ne passent pas dans les magasyns d'art, non, ils s'achêtent dans les arrières salles de lieu de dépravation infame où les barmen criminels servent l'absynthe coupée d'eau ! Même un abstinant comme moy trouve cette pratique ignoble, et elle est tout à fait représentative des pratiques de ce mr Myosotys. Nous demandons donc à la cour de bien vouloyr ordonner l'arrêt des opérations de fouylle tant que cela est encore possyble et demandons également la condamnatyon de ce vulgayre pilleur au galères, qu'il repaye au service de l'empire un peu du ce qu'il a volé et détruyt !
Verdyct provysoire, 10 avril an IV
Le Tribunal,
vu les pièces du procès OCAY ;
attendu qu'il apparaît qu'une régularisatyon a posteriori des condityons de la fouille est possyble ;
suspens le procès pour un moys, le temps pour les parties de tenter de trouver un accord ;
dit que chaque partie devra trayter de bonne foy et que Nous en serons le juge.
Les négociatyons continuent... allez voir le résultat des négociatyons dans la rubrique Les terres yssoises / Catharsys !
Dans le procès Emphetuocle c/ Ophiccius, Nykolaos d'Ophiccius prétendait que le Tribunal n'était pas compétent, mays qu'il fallait aller devant l'Empereur. Le Tribunal répond par une pirouette juridique.
la décysion du Tribunal
Le Tribunal,
attendu que sa compétence dans cette affaire est contestée par la défense, qui prétend que la questyon soumyse serait du ressort de l'Empereur, en vertu d'un décret prys le 30 fevryer de l'An 1150 avant la Seconde Devastatyon ;
attendu que la demande soutient au contraire que ce décret ne s'applique qu'aux arystocrates et non à leur domestycité ;
attendu qu'il est certayn que le décret prys le 30 févryer de l'an 1150 ASD est applicable aux arystocrates et à toute leur domestycyté, mays qu'il ne s'agit pas là d'une questyon de descendance entre mayson d'Ys, mays simplement d'une questyon de responsabilité dans l'engrossement d'une domestyque dont, pour le moment au moyns, il n'est pas contesté qu'il est le fait d'un crassyeux vil au servyce de Nykolaos d'Ophiccius ;
attendu que, dès lors, la demande ne saurait prospérer ;
attendu qu'il est demandé une amende de 400 Y£ à titre de dommages et intérêts ; que cette amende est un peu excessive ; qu'il y a lieu de la réduire à 100 Y£ ;
PAR CES MOTIFS
REJETTE l'exceptyon d'incompétence soulevée par Me d'Ophiccius ;
DIT que le procès continue ;
CONDAMNE Me d'Ophiccius à payer à Me Emphetuocle la somme de 100 Y£.
commentaire avysé des servyces juridiques
Cette ordonnance est intéressante à plusieurs points de vue :
1. Tout d'abord, le Tribunal confirme sa pratique coutumière antérieure, qui consyste à trancher les points de procédure séparément du fonds, dans une ordonnance. Cette pratique devrait être intégrée pleinement par les avocats, afin de leur permettre de développer séparément leurs arguments, et de faire ainsy durer les procès, de multiplier les plaidoiries et d'augmenter ainsy les frays d'avocat. Cela permet également de bien trier les problèmes juridiques.
2. Ensuite, le Tribunal, pour la première foys, condamne un playdeur à payer à l'autre une amende pour ce type d'argument. On ne sait pas exactement comment le Tribunal détermine le montant de l'amende à payer, ni dans quels cas il l'alloue, mays il est certain qu'il va être passyonnant de suivre sa jurysprudence sur la questyon.
3. Sur le fond, la décysion ne faysait pas beaucoup de doutes et donc n'a pas d'intérêt particulier.
Ordonnance du Tribunal
Attendu qu'il est soutenu par le Syeur de Legys que les avocats yssois étant tous membres du Conseyl des Portes, il ne pourrait trouver d'avocat pour le défendre lors d'une actyon intentée contre luy par l'Empyre, représentée par sa chancellyère ;
Attendu qu'il invoque au soutyen de ce sa demande des rysques de pressyons ;
Attendu néanmoins que s'il était reçu, l'argument de M. de Legys paralyserait la justyce yssoise, puysque les avocats ne pourraient plus playder dès lors qu'ils seraient au Conseyl des Portes et qu'en outre, à l'heure actuelle, tous les avocats étant membres du Conseyl des Portes, cela paralyserait totalement la justyce pendant le mandat de Mme de Caryatys ;
Qu'il y a lieu de rejetter la demande formulée par M. de Legys et de désygner Lool de Virion pour le défendre dans cette affaire.
Anaclet de Paxatagore
ORDONNANCE DU TRIBUNAL DE VENYS
Le Présydent du Tribunal,
statuant en référé, c'est-à-dire à titre uniquement provysoire,
attendu que le Doge de Venys, le Sieur de VIRION, a prys, le 15 janvier 2002, une "ordonnance concernant la sécurité à Venys", - instaurant un couvre-feu complet sur l'île de 2 heures à 6 heures du matin, - autorysant les servyces de sécurité à effectuer des contrôles d'identité de toute personne à tout heures sur les voies et dans les lyeux publiques, - sanctionnant ces deux interdictyons par un déféremment immédiat devant le Tribunal de Venys, et ce, pendant une durée de deux semaines.
attendu que, par requête du même jour, la Ligore Zoé TINUVIEL a attaqué ladite décysion devant le Tribunal de Venys ;
attendu que la Ligore TINUVIEL prie le Tribunal de bien vouloir statuer, à titre provysoire, en référé ;
MOTIFS DE LA DECYSION
attendu que les Juges du Tribunal de Venys, et notamment son président actuel, sont devenus très méfiants à l'idée de suspendre tout acte de l'autorité politique légitime, depuys que, par un arrêt juridiquement fondé mays politiquement malheureux, il a entraîné la chute du gouvernement NIGHTMEAR il y a plus d'un an ;
attendu, par conséquent, que le Tribunal s'engage à ne suspendre l'acte attaqué que si les arguments présentés lui semblent suffysament sérieux et étayés ;
attendu que la requérante fait valoir que l'ordonnance "le droit coutumier des Yssois à aller et venir librement en tous lieux publics et en toutes heures sur le territoire natyonal" ;
attendu néanmoins que le droit coutumier ne reconnaît pas une telle liberté aux Yssois ; qu'en effet, il est notoire que les serfs et paysans sont tenus de rester dans la circonscriptyon de leur Seigneur et Maître ; qu'il est également notoire que les commerçants, pour se déplacer dans l'Empire, devaient dysposer de lettres attestants de leur identité, délivrées par l'Empereur ou ses servyces ; qu'enfin seuls les arystocrates, en vertu de la jurysprudence la plus constate, ont bénéficié d'une telle liberté ;
attendu que l'ordonnance attaquée a pour effet de restreindre la liberté d'aller et venir des arystocrates, entre 2 heures et 6 heures du matin ;
attendu que, outre le fait que c'est en contradictyon flagrante avec les droits coutumiers des arystocrates, il se trouve que c'est également la période pendant laquelle, souvent, les arystocrates sortent des riches demeures où ils ont été conviés pour rentrer chez eux ; qu'en outre il appert que généralement, ils sont assez ivres, et qu'il leur faut un peu de temps pour se répérer dans le noir, comme le Présydent du Tribunal lui-même en a fait l'expérience récemment en compagnie du Sieur MYTILENE ;
attendu cependant que l'Ordonnance a pour objectif de protéger lesdits arystocrates, notamment, contre les attaques noctures dont font l'objet, et c'est bien malheureux ma pauv' dame, certains de nos concitoyens, et en particuliers des proches du Clan Paxatagore, auxquels, pour des raysons bien naturelles, le Présydent du Tribunal de Venys est particulièrement attaché ;
attendu que lesdits arystocrates seront suffysament protégés s'ils sortent en compagnie d'une dyzaine de leurs serviteurs, qui les aideront à rentrer chez eux ;
attendu que, enfin, je suys invité à la même réceptyon que la Ligore TINUVIEL ;
attendu qu'il y a donc lieu de suspendre temporairement, jusqu'à notre décysion sur le fond, l'ordonnance attaquée, pour les arystocrates ;
attendu qu'il y a lieu de dire que les arystocrates, en période de couvre-feu, auront le droit de se faire accompagner d'une dyzaine de serviteurs pour leur protectyon rapprochée ;
attendu que, pour les gueux et roturiers, par contre, l'ordonnance reste pleinement exécutoire et qu'ils ont intérêt à s'y conformer, car j'en ai marre, quand je rentre le soir chez moi, de trouver quelques loubards en train de pysser sur ma demeure ;
attendu en outre, que le Sieur MYTILENE a reconnu à plusieurs repryses et publiquement, qu'il faysait parti des dits loubards qui pyssent par devant chez moi ;
attendu qu'il y a de bonnes chances pour qu'il ne lyse pas cette décysion jusqu'à la fin et que je peux donc en profiter pour l'embêter un brin, dans la plus pure tradytion jurysprudentielle yssoise ;
attendu qu'il y a lieu de dire que le Sieur Théophraste de MYTILENE, Métaligore de Castyllon, sera, pour sa part, tenu d'observer strictement l'ordonnance attaquée, et qu'il sera donc obligé, vers 2 heures du matin, de rentrer chez lui, comme un gamin auquel sa maman a dit qu'il fallait qu'il rentre tôt ;
attendu en plus qu'il y a lieu de veiller à ce que Théophraste de MYTILENE respecte bien notre décysion,
attendu qu'il y a donc lieu de commettre un Sapeur Paveur à l'exécutyon de notre décysion ;
attendu que le Tribunal est tout guilleret à l'idée du joli tour qu'il vient de jouer à Théophraste de MYTILENE ;
attendu qu'il peut donc s'offrir une bonne rasade d'absinthe en compagnie d'une jolie fille et qu'il est donc temps de clôturer ce jugement ;
PAR SES MOTIFS
Le Tribunal, statuant publiquement, en référé, à titre provisoire et non-contradictoire :
SUSPENS, à titre provysoire, l'exécution de l'ordonnance n
2 du 15 janvier 2002, pour les arystocrates de Venys ;
AUTORYSE lesdits arystocrates à se ballader dans Venys à toute heure du jour et de la nuit, sans qu'il leur soit demandé de compte ;
AUTORYSE lesdits arystocrates à se faire accompagner, à proximité immédiate, par dix (10) serviteurs mâles de bonne tenue pour assurer leur protectyon ;
DIT QUE, par exception, le Sieur de MYTILENE Théophraste, bien qu'il soit arystocrate, ne sera pas exempté de l'ordonnance du 15 janvier 2002 ;
ORDONNE à Monsieur le Commyssaire des Sapeurs-Paveurs de désigner l'un des Sapeurs Paveurs pour surveiller Monsieur MYTILENE et le ramener de force chez lui avant 2 heures du matin ;
RENVOIT les parties à l'audience de demain pour qu'il y soit plaidé sur le fond, car, ne l'oublions pas, tout cela est purement provysoire.
Et le Présydent a signé avec la greffière.
Le Présydent Anaclet de Paxatagore
La greffière Magalys Souffrys.
La promulgatyon de l'Ordonnance sur la Catharsys émeut l'opposityon, qui dépose une demande devant le Tribunal
TdM Quelles sont les autres provinces impéryales ?
Quel article constitutyonnel octroye-t-il le droyt au Conseyl des Portes de légiférer par ordonnance pour ce qui concerne l'organysation territoryale de l' Empire ?
Bref, cette ordonnance est nulle et non avenue !
TdM Même si tout le monde à l'ayr de s'en foutre, souffrez néanmoyns que je pose une questyon préjudicyelle au Tribunal d'Ys : Monsyeur le Présydent estimez-vous conforme que l'organisatyon territoryale de l'Empire et donc sa subdivysion en provynces puysse être régie par simple ordonnance ? J'attends votre réponse avec beaucoup d'impatyence.
Ordonnance
Ordonnance
Le tribunal de Venys,
vu la questyon posée par M. Théophraste de Mytilène, tendant à voir dire si l'organisatyon de l'Empire et donc sa subdivisyion en provynce peut être réglée par ordonnance d'un conseyller ;
attendu que l'article troys, §2 de la Constitutyon dyspose que " Chaque conseyller ou secrétaire dyspose du pouvoir règlementaire dans le champs de compétence qui est le sien, et l'exerce par Ordonnance. Il rend compte de son actyon et de ses projets au Conseyl des Portes. " (http://archyves.serenyssime.org/article.php3?id_article=10) ; que ce pouvoir normatif s'exerce sous le contrôle hiérarchique du Doge en son Conseyl des Portes, sous le contrôle politique du comyté des légyslateurs, et sous le contrôle juridique du Tribunal, qui veille à la légalité des ordonnances adoptées, et de l'Agora Légyslative, qui peut adopter une loy allant dans un sens contraire si elle l'entend ainsy ;
Attendu qu'il entre dans l'organisatyon territoriale de l'Empyre entre dans le champs de compétence du Conseyller du dedans ; qu'aucune loy ne régyt la questyon ;
Qu'il y a lieu de dire que, à ce jour, l'organisatyon provynciale de l'Empyre peut être réglée par ordonnance du Conseyller du Dedans.
A Venys, le 18 avril 2004.
Anaclet de Paxatagore
La chancellerye a essayé d'obtenir que Remedius de Legys soyt placé sous tutelle.
Marilyse Emphetuocle, le 4 novembre an III
Monsyeur le Présydent,
Je verse au dossyer de la tutelle de Remedius de Legys l'expertyse suivante, réalysée par un expert indépendant, le Cabinet Kiva2-Soa, à Talamanca (Nautia).
Marilyse Emphetuocle
-- Dans rfv@yahoogroupes.fr, "JF L." a écrit : Cabinet Kiva2-Soa. Mardi 04 octobre 2003. Objet: Analyse publique de l'état mental de Monsieur RdL (anonymat).
Sur la demande Marilyse Emphetuocle, le cabinet Kiva2-Soa se permet d'apporter le diagnostic suivant :
Monsieur RdL (anonymat) souffre d'une affection langagière qui pourrait être le trouble des autres maux de sa tête. En l'occurence, de nombreuses interventions de sa part montrent qu'il souffre d'un trouble appelé "Bis Repetita hop-hop" qui le conduit à faire déborder la sonorité d'un mot sur le mot qui le succède.
Notons par exemple, les expressions "réussi à réunir", "depuis deux" ou "de temps en temps". Mais ce syndrome très répandu dans les nouveaux joueurs du micromonde qui font plein de fautes d'orthographe (un peu comme moi) les conduit aussi à contrebalancer l'effet de répétition des sonorités par la disparition d'autres sonorités, voire carrément la disparition de mots.
Quelques exemples: "Il est bien entendu que d'ycy là vous pouvez pouvez le titre de votre mari...", "... que la place de Directeur de la Banque de Venys ait échue à quelqu'un qui n'a jamais à un quelconque pooste de décysyon économique". Notons que le syndrome de "Bis Reptitat hop hop" se soigne très bien avec un tuteur qui corrige les moindres fautes de syntaxe.
Monsieur RdL (anonymat) semble affecté par un trouble bien plus grave appelé syndrome Declaratif de Duclorinade. Il s'agit d'une perte totale du controleur moteur de son cerveau le conduisant à un dédoublement de la personnalité momentané. En l'occurrence, Monsieur RdL (anonymat) passe de l'état "Général de Gaulle" à "Matthieu Duclos" voire, "Elmer Caps". Son dernier dédoublement date du Mardi 28 octobre, où à la question "Qui est gouverneur ? Ce n'est pas moi ? Je suis mon propre patron non ?" il répondit: "Vous etes votre propre patron tant que vous ne respectez pas la loi.". Il semblerait donc que cet accès de machiavélisme Duclosien soit une conséquence d'un accès Déclaratif de Duclorinade caractérisé. A l'heure actuelle, il n'existe pas vraiment de remède miracle pour contrôler ces brusques changements de personnalité. On peut toutefois préconiser d'éviter tout contact entre M. Duclos et le sujet déjà gravement malade. Une surveillance sous tutelle serait la bienvenue.
Il semble aussi que Monsieur RdL (anonymat) souffre lui aussi d'une version bénigne de la Lain-Juppite. C'est le deuxième cas que je constate dans le micromonde et je me demande s'il ne s'agirait pas d'un début d'épidémie. En effet, il semblerait que Monsieur RdL (anonymat) soit d'une situation type appelée Gépada-mi, du nom de la découverte de cette maladie, le docteur Gépada, qui, le jour de sa découverte, s'y était mit. Les facteurs extérieurs sont assez singuliers: Monsieur RdL (anonymat) ne trouve pas d'avocat pour le défendre (alors qu'il construit un stade avec de l'argent détourné) et lorsqu'il parle de l'opposition, je cite, "L'opposytyon à décydé à l'unanimité de ses membres", il utilise un sujet singulier (l'opposytyion) pour effectuer l'action (décyder) pour enfin conclure en complément d'objet de manière que c'était à l'unanimité (unanymyté (il y avait deux fautes)) et de préciser, en surplus, "de ses membres" (comme si chaque opposant avait 2 bras et 2 jambes).
On reconnait aisément une forme de Lain-Juppite sur le point de s'aggraver,lorsqu'un homme se croit le chef d'un parti d'opposition ou tout le monde le suivrait aveuglement dans une bataille rangée contre la majorité, ce qui, en terme moins techniques pourrait s'écrire: "Je suis tout seul mais j'm'en fous, tous avec moi ! Chargez !".
Les conclusions préliminaires de mon diagnostic sont les suivantes : M. RdL est sujet à de graves disfonctionnements mentaux qui peuvent le conduire à se croire le renouveau de l'opposition, puis, dans un brusque changement d'état mental, à se croire comme un petit calimero sans défense à qui on chercher des noises alors qu'il ne fait que son travail de citoyen. Bien que cela ne soit pas dangereux dans l'un ou l'autre cas, il peut cependant résulter des situations de non communication très graves lorsqu'il passe d'un état à l'autre (en terme techniques, phénomène de swap). En tant que professionnel de ce genres de troubles mentaux, je conseille toujours à un client qui swap d'acheter plus de mémoire. Je conseille donc vigoureusement qu'une aide (mémoire) psychologique soit apporté à M. RdL(anonymat) pour l'aider à faire le lien entre le mail posté mardi et le mail posté mercredi.
Cabinet Kiva2-Soa,
Docteur Lalande -- Fin du message transféré --
- De : Hector Grosbecaussy, Ss-directyon de la protectyon des faibles d'espryts A : Marilyse Emphetuocle, DH, Chancellière
Madame le Doge Honoraire,
J'ai l'honneur de vous rendre compte des investigatyons suivantes concernant le dossyer de Legys.
REVENUS ET DEPENSES
L'intéressé dyspose d'un compte en banque avec 9125 Y£, et il a placé 3000 Y£ sur son compte épargne.
Ce moy-ci, il n'a pas payé ses impôts. Le moys dernier, il a fait, le 20 et le 31 octobre, de nombreux achats divers et a payé deux loyers du même montant. Jusqu'alors, il n'a jamays engagé autant de dépenses somptuaires.
Il perçoit un salaire important de 1425 Y£. Il se dyt Commyssaires aux comptes. Il est de grade 15. Sa myssion actuelle est de créer une mayson de haute couture.
PATRIMOINE ET GESTYON
Il possède 183 points de statuts, dont 45 en biens immobiliers divers (1 mayson dans l'île Oryental et deux chalets à Saint Morys). L'un de ces chalets est loué à Ra Dada's Unlimited Ltd Intermikronationale Korpo, pour 300 Y£ par moys. L'autre est à louer, pour le même montant.
PARTICIPATYON A LA VIE YSSOISE
Il possède également 68 points d'yssité, ce qui le classe au 6è rang des Yssois.
Il a un syte internet : http://membres.lycos.fr/remedius/. Ce syte n'est pas à jour et fait encore mentyon de Pseudopolys et du vieux site de Venys (http://venys.free.fr). Manifestement ce site date.
Il possède une entrepryse référencée sur Clyo : Ys Couture.
Concernant son oeuvre unyversytaire, Remedius de Legys a publié deux études à la Faculté Keynes d'économie, avec une note moyenne de 15/20. Il n'a aucun grade universitaire. Ses deux thèses sont d'un intérêt plutôt réduit et leur note semble surévaluée.
Remedius de Legys est Ligore de l'île d'Orys, vassal d'Anaclet de Paxatagore. Il n'a pas fait de site pour son fief.
Il est titulaire du diplôme de l'EPY, avec une note de 16/16.
CONCLUSYON
En conclusyon, l'analyse du dossyer de Remedius de Legys ne révèle pas une gestyon totalement absurde de ses ressources. L'intéressé a su se constituer un salaire très important, qu'il gère convenablement, sans dépenses excessives. Néanmoins, très récemment, il a fait d'importantes dépenses et omys de payer ses impôts, ce qui peut être un signe avant-courreur négatif.
Par ailleurs, l'implicatyon de Remedius de Legys dans la vie sociale yssoise semble convenable : participatyon, certes médiocre, à la vie universitaire, insertyon dans l'arystocratie, site Internet, certes pas à jour du tout.
Nous estimons donc que, sur le plan matériel, M. de Legys n'a pas besoyn d'une protectyon renforcée. Par contre, il est peut-être utile de revoir le dossyer fynancier dans un ou deux moys.
De l'avys du servyce, la contributyon CULTURELLE, en terme de background, de Remedius de Legys, est à peu près nulle. Il convient peut-être d'entreprendre un travail social dans cette directyon, mays à notre sens et au regard de notre dossyer, son cas ne relève pas d'une tutuelle. Une mesure de protectyon très légère pourrait être envysagée.
Hector Grosbecaussy
ces deux rapports déposés, Marilyse Emphetuocle entame sa plaidoirye
Monsyeur le Présydent,
Comme vous l'avez demandé à la Chancellerye, nous avons fait procéder à de nouvelles investigatyons.
L'expertise psychologique établie par le cabinet Kiva2Soi est particulièrement inquiétant. Il laisse entendre que Remedius de Legys présente des troubles de la personnalité importants et qu'il conviendrait de le placer sous tutuelle.
Le rapport établi par nos servyces d'enquête sont moins alarmants, encore qu'ils présentent des détails inquiétants. Il apparait que M. de Legys, jusqu'à présent, a su à peu près gérer une partie de son patrimoine.
Il n'en demeure pas moins qu'une mesure de protectyon et d'assystance est nécessayre.
En tant qu'inquysitrice, je requiert donc que soit pryse pour la protectyon de M. de Legys une mesure de tutelle, avec les dysposityons suivantes : - suppressyon du droit de vote (l'intéressé n'apparaît pas, au regard du rapport d'expertise psychologique, en état de faire un choix éclairé). - surveillance de ses comptes et de l'adminystratyon de ses biens, par l'intermédiaire d'un curateur, qui pourrait être M. d'Ophiccius, son proche cousyn. Le curateur aurait le droit de veiller à la bonne gestyon des comptes en alertant le Tribunal en cas de problèmes majeurs. M. de Legys conserverait ainsy la pleine maytryse de son budget, mays serait simplement surveillé. - une mesure d'accompagnement, destinée à aider M. de Legys à s'insérer pleinement dans la vie virtuelle. Un servyce social pourrait être constitué pour l'ayder : gestyon des mails, surveillance de son orthographe, prolégomènes à la réflexyon, et apport culturel. Il est particulièrement inquiétant que M. de Legys, actif et connu à Ys depuys près de deux ans, au moyns, n'ait pas fait le moindre apport culturel à notre pays.
Ces mesures pourraient être ordonnées à titre provysoire, pour troys moys, à titre expérimental. Nous signalons que leur efficacyté repose beaucoup sur la bonne volonté et la coopératyon de M. de Legys.
La Chancellyère, Marilyse Emphetuocle
saysyne du tribunal par Marcus Porcus Catonys, le 26 janvyer de l'an III
Nous, Marcus Porcus Catonys le Jeune, Chancellyer Impéryal, Par les pouvoyrs quy Nous sont conférés par la Constitutyon,
Ordonnons
Que l'infâme mécréant dénommé Emmanuel Raveline et ses sbyres soyent immédiatement mys hors-d'état de nuyre et soyent déférés au Trybunal d'Ys pour avoyr, le 26 janvyer 2003 porté des armes en publique en infractyon avec la Constitutyon du 24 septembre de l'An II, pour avoyr porté atteynte au Nom de Poseydon (Loué soyt-Il !), menacé et insulté son Grand Prêtre (en l'occurence moy), et pour trouble à l'ordre publique.
Pour que Justyce soit rendue, et que Poseydon (Loué soyt-Il !) nous accorde enfyn un Empereur,
Fayt au Temple de Venys, le 25 septembre de l'an III Marcus Porcus Catonys le Jeune
réponse d'E. Raveline
Mesdames, messieurs.
Le Syeur Catonys a fait preuve du plus grand crime qui soit. Au lieu d'affronter l'adversyté, il s'est retranché derrière une fonctyon dont il n'était plus digne, pour ne pas avoir à se défendre. Son dyscours n'est pas tenable. En effet,
I.
1
) Mes sbyres portaient des armes en plastiques.
2
) De toute façon, ils n'en ont pas fait usage.
3
) Il n'y a donc pas moyen de vérifier, mays le fait que je leur ai demandé de ne pas occyre le syeur Catonys alors qu'il ne méritait que ça aurait plutôt tendance à démontrer que ces armes étaient innofensives.
4
) D'où j'en déduis que cette accusatyon n'est pas honnêtement soutenable devant un tribunal.
II.
1
) Quel est ce prêtre qui incarcère lui-même ceux qui le menancent ? Est-il prêtre ou chef de la polyce ? Quels sont ces doubles fonctions ! C'est intolérable !
2
) On en arrive à une interdictyon de la liberté de conscyence sy on ne peut pas dire du mal de cet enfant de salaud qu'est Poséydon. Or, en supprimant la liberté de conscyence, on en détruit facylement plusyeurs autres, et là, on sort carrément de la démocratye pour entrer en théocratye.
3
) Or, il se trouve, pauvre Porcus, que ce régyme est encore une démocratye, et que j'aurays donc les textes juridiques, et, plus important, l'esprit du peuple de mon côté.
4
) D'où j'en déduys que cette accusatyon ne tiendra pas le coup devant un tribunal.
Il n'est pas question d'être mys hors d'état de nuire ou quoi que ce soit de ce genre. Dans une telle affaire, je n'ai aucune preuve à cacher ou rien de ce genre. Mon incarcératyon n'est en aucun cas justifiée. Mon ami, je suys dans la République, et me rendrez moi-même, de mon plein gré, au tribunal, où j'aurais playsyr à démontrer que vous n'êtes qu'un sot.
Persyste et sygne, E. Raveline.
commentaire de Théophraste de Mytilène
Vous dites ce que vous voulez Raveline sauf qu'il est clayr que l'outrage à Poséydon est punissable de coutume immémoriale. Bon certes, on ne va pas non plus vous sodomyser avec un fer chauffé à blanc comme on le faysait antan mays tout de même, je me demande si un petit Travayl d'Utilité Collective (comme repaver le trottoir devant chez moy) ne serayt pas indiqué.
le présydent du Tribunal
L'affaire n
11 - Inquysityon contre Emmanuel Raveline est ouverte.
La parole est à l'accusatyon.
Enfin un procès contre Emmanuel Raveline, ça faysait longtemps : on s'ennuyait sous nos dorures.
Marcus Porcus Catonys
Monsyeur le Présydent du Trybunal,
Monsyeur Ravelyne a commy ces dernyers temps des crymes pour le moyns horribles.
Tout d'abord, ses comères ont sorty en public aux Deux-Mah-Gos des armes, des mitraillettes pour être plus précis. Ce quy constitue byen une infractyon à la Constitutyon puysque je cyte : "Le peuple et les autorités publiques du Sérényssime Empire d'Ys considèrent que nul ne peut porter des armes sur leurs terres autres que celles rattachées à la tradytions". Mays, en plus de bafouer ouvertement la Constitutyon, le syeur Ravelyne l'a fayt EN PUBLIC, ce quy constitue aussy un trouble à l'ordre publique. Le fayt qu'elle soyt en plastique n'y change ryen, car tout le monde les a prys pour des vrayes, qu'ils n'ayent pas tiré non plus puysque la Constitutyon condamne le port d'armes, pas leur utilisatyon. Cette exhibatyon d'armes a eu pour conséquence de choquer un grand nombre de personnes, surtout des femmes et des enfants, quy depuys ont tous une grave dépressyon les empêchant d'aller travayller. Les servyces du Temples ont du ayder ces malheureux, ce quy a entrayné un coût total de 1 500 Y$. Je demande donc que l'accusé soyt condamné pour cela à payer 1000 Y$ d'ammende, 1 500 Y$ de dommages et interêt à l'Eglyse Poseydonique.
Ce n'est pas tout. Toujours en public, il a ouvertement outragé Poseydon et nous a donc tous mys en péril, en disant "le plus infects de tous à Ys, c'était cette menace constante, cet obsédé des inondatyons qu'était Poséydon". S'il n'y avayt pas à Ys l'Eglyse Poseydonique (Loué soyt-il !) quy depuys hyer tente de calmer son Yre divine, nous auryons suby son courroux. L'Eglyse a du payer de l'encens, de la myrrhe et d 'autres produyts exotiques pour le moyns onéreux, pour un coût total de 750 Y$. Nous demandons donc que l'accué effectue un Travayl d'Unité Générale, en suyvant la propoistyon de l'Archimandryte, en repavant le devant du palays du Représentant de Poseydon sur Terre, l'Archimandryte, afyn que tout Ys puysse voyr ce quy arrive à ceux quy offensent Poseydon (Loué soyt-Il !).
Naturelement, il faut rajouter à cela les 750 Y$ que l'Eglyse luy réclame. Mays nous demandons qu'en ces temps troublés, il serve d'exemple en réalisant une Ode louant Poseydon, ode de 12 strophe de 12 vers de 12 pieds chacun, en rimes bien entendues. Cela ne devra guère être difficile, pour un adepte d'un faux Dyeu des artistes...
L'infecte Ravelyne, loyn de s'arrêter là, a continé en m'attaquant moy, le Grand Prêtre de l'Eglyse ! Il m'a giflé, je cyte : "Emmanuel gifla Porcus Catonys", mays il m'a aussy insulté : ". Etant, contrairement à vous, un être cyvylysé", ce quy m'a blessé profondemment. Je n'ay pu m'en remettre qu'au long d'une longue médiatyon, entouré de 12 cyerges en cyre d'abeille quy coûtent par aylleurs fort cher, entouré de quelques Nereydes... avec un peu d'Absynthe de qualité... bon, passons les détayls, j'en ay eu pour 750 Y$, somme que je demande personnellement à Monsyeur Ravelyne au tytre de dommages et interêts.
Je demande donc, pour tout reprendre : - que l'Emmanuel paye 1000 Y$ d'ammende - qu'il paye aussy 1500 + 750 = 2250 Y$ de dommages et interêts pour l'Eglyse Poseydonique - qu'il exécute un Travayl d'Unité Général consistant en le repavement du trotoyre devant la demeure de l'Archimandryte - qu'il ecrive une ode louant Poseydon de 12 strophes de 12 vers de 12 pieds - qu'il me donne personnelement 750 Y$ de dommages et interêts
Il semble que le Syeur Ravelyne n'hésitera pas à se réfugyer dans sa République. Je demande donc qu'en attendant la fyn du procès, l'accusé soyt mys en garde à vue dans les geôles du Trybunal, où il pourra de surcroyt méditer à ses actes.
Puysse Poseydon (Loué soyt-Il !) ne pas le pardonner,
Anaclet de Paxatagore. Tout ça c'est très bien, mays Marilyse vient de le gracyer sous mes yeux, alors moy y en a plus pouvoir faire grand chose, non ?
explicatyon : vous reporter à A la poursuite du Raveline vert
Marcus Porcus Catonys : Depuys quand un Doge a-t-il le pouvoyr de grâce ? Je fays appel de cette décisyon !
Anaclet de Paxatagore : Voilà une intéressante questyon juridique ! Mademoyselle Emphetuocle ?
Emmanuel Raveline Monsyeur le Présydent,
Après une plaidoierie pareille, il devient évydent que l'Eglyse de Poséydon est sponsorysée par Kleenex ou quelque chose comme ça. En attendant, je trouve que les propos - sy on peut appeller ainsy cet agrégat inconstitué de phonèmes haineux - du syeur M.P.C. le jeune sont extrêmement révélateurs.
Ahem; en effet, la vysyon de l'yssois selon M.P.C. le gamin est assez... édifiante, sy on peut dire. Pour lui, en effet, lorsqu'on voit une arme, fut elle en plastique, tout le monde s'enfuit en poussant des crys. Allons, allons, monsyeur le présydent. Soyons sérieux. Les yssois constituent un peuple fort et fier, et tout le monde sait bien que ce n'est pas une mitraillette en plastique qui va effrayer un yssois, quelque soit son sexe ou son âge. Mays que M.P.C. le bambino s'imagine tromper la cour en lui faysant croire des choses pareilles le regarde, après tout. Mays vous avez vu comme moi la scène, monsyeur le présydent: il n'y a pas eu de panique. Au contraire, un silence de consternatyon de la salle toute entière face aux propos lamentables de M.P.C. le môme. Je vous renvoie aux messages concernés, monsyeur le Présydent. Par ailleurs, il n'y a jamais eu mentyon de la moindre panique. Le "propos" de M.P.C. l'enfantin ne sont que pures inventions.
Par contre, monsyeur le présydent, vous aurez pu constater avec moi la malhonnêteté de la démarche de M.P.C. le chiard: il n'a cyté qu'une partie du préambule de notre consitutyon. Je vous la livre en entier : "Le peuple et les autorités publiques du Sérényssime Empire d'Ys considèrent que nul ne peut porter des armes sur leurs terres autres que celles rattachées à la tradytions, qu'il ne peut y avoir aucun conflit armé, aucun personnycide non contractuel sur ses terres. Les prétentyons contraires de toute personne, tout groupuscule, tout Etat seront réputées inexystantes de droit. "
"Inexystantes de droit". Il est donc évydent que les "mitraillettes" en tant qu'armes n'exystent pas ycy-bas. D'ailleurs, qu'est ce que c'est, une mitraillette ? (*) Lorsqu'on écrit "mitraillette" à Ys, cela signifie nécessairement "un jouet à l'image d'une mitraillette". M.P.C. le tout-petit prétends que, même en jouet, une mitraillette effrayerait les yssois. C'est impossyble. Pour eux, elle n'exyste pas en tant qu'arme. Voilà comment la sagesse, hors de toute partyalité, doit nous inviter à comprendre la constitutyon.
Par ailleurs, je tiens à précyser que "gyfler" avec un gant n'a jamays constitué une attaque physique vérytable, plutôt qu'un défy. Et enfin, sy M.P.C. le microanthropique a besoin de luxe pour se calmer, je ne puis en aucun cas être tenu responsable. S'il a mal pris mes propos, je ne saurays en être tenu responsable. Décydément, on se blesse facylement, dans la vysyon du monde de M.P.C. le détraqué de la thyroïde.
En conséquence de quoi, monsyeur le Présydent, la défense demande le non-lieu.
Par ailleurs, la défense demande également, sy le procès devait se conclure comme elle le propose, que la punityon classyque pour "abus de recours en justyce" (peine poétique, cf. affaire de Parys c/ Raveline) soit infligé à M.P.C. le jeun's.
Concernant ma grâce, il me semble que la grace portayt symplement sur la liberté de mes mouvements, monsyeur le Présydent. Le doge aurait eu du mal à me gracyer avant même que je soys condamné, vous ne pensez pas ?
Maître Raveline.
(*) Nota: En pelgyque, on notera que la "mitraillette" est un sandwych. Peut-être fallait-il comprendre que mes gardes du corps sont orygynaire de cette lointaine contrée et qu'ils se rassasiaient - ce qui serait logique, après tout, dans un bar.
Le 2 férvyer de l'An III, dans le Mail 11 24743.1 , Emmanuel Ravelyne répond à la playdorie du Prêtre de Poseydon...
Monsyeur le Présydent,
Il va sans dire que j'hésyte à continuer mes poursuites contre un individu qui, de toute évydence, n'a plus toute sa rayson. Il est regrettable qu'on laysse certaines personnes accéder à des postes aussy important (enfin bon, dans la mesure où cyrer les bottes du dieu des tyrans ait une quelconque importance), lorsqu'ils n'ont absolument aucun sens des convenances. En aucun cas le culte de Poséydon n'est une obligatyon. Il y a des yssois très honorables qui se sont détournés de Poséydon, ne fut-ce que pour l'Athéysme. Lool de Virion, pour ne cyter que lui. Quand à moi, monsyeur le présydent, je tyens à rappeller un de mes titres universytaire, celui de Métakongre ès théologye yssoise. Je précyse à tout hasard que M.P.C. le Jeune n'a aucun statut dans cette faculté. Je suys par ailleurs le seul universytaire de la faculté à jouir de ce tytre. Aucun poséydonnien ny athéyste n'en dyspose. Ne croyez pas que je fanfaronne, monsyeur le présydent: je souligne juste que, parlant de questions relygyeuse, j'en says autrement plus que MPC le jeune et que je ne me détourne pas de Poséydon pour ryen. Ma rayson est à l'ouvrage pour consolider ma foi, ce qui ne semble pas être le cas de tout le monde dans ce pays. Par ailleurs, à moins que la doyenne de cette auguste faculté ne se fourvoye complètement, elle doit estymer mon esprit digne de raysonnements yssois, pour que mes notes m'aient permys d'accéder à ce tytre.
Je passe sur les délires à propos de dandale qui ne marcherait que "ysso-yssoisement" - notez que, à supposer que son argument fut exact, ce qui n'est pas le cas, cela ne le dispenserait pas de fournir une preuve de ses achats devant la cour. Des contrées barbares ? Mays lesquelles, monsyeur ? Le Krassauerstein ? Voyez cet homme qui néglyge nos produits yssois et va chez les barbares, qui se permet de traîter autrui de crassyeux ! Quelle honte ! Quelle déchéance !
Par ailleurs, il serait bon de rappeller certaines choses à MPC. Cytons le mot de Louys XVI au sujet de Loménie de Brienne: "Il serayt bon que l'archevêque de Parys crut en dieu". Eh bien il serait bon que les pontes du poséydonnysme est lus les Ecritures, et sachent que, pour "infâme" et "démoniaque" que soit Francoyvyllon (Puyssent fougue et vigueur de sa divine personne rallumer plus d'un vyt yssois), il n'en est pas moins un dieu yssois. En aucun cas on ne parle de cet homme dans les terres crassyeuses. Par ailleurs, Francoyvyllon est dieu des poètes, de l'inspiratyon, et des coucheries sans fin: que des choses yssoises. Etre Francoyvyllonyen, c'est célébrer des valeurs émynemments yssoises, monsyeur le Présydent. Le culte de sa divine personne est tout ce qu'il y a de plus yssois, et donc tout ce qu'il y a de moins crassyeux. Rappellons que je n'ai pas touché MPC le jeune (Francoyvyllon m'en préserve !). Je l'ai gilfé de mon gant. Il n'y eut pas de contact entre la chair en décomposition continuelle de cet individu et ma peau douce et lysse, fort heureusement.
Notons enfin que MPC confonds l'affaire 10 et l'affaire 11.
En conséquence de quoi, monsyeur le présydent, la défense ne bougera pas d'un pouce. Je demande toujours 1000 Y$ de dommages et intérêts, ce qui, compte tenu des faits, me paraît plutôt gentil, des excuses publiques, ainsy tout de même, parce que là je commence à m'inquitéter, qu'une expertyse psychiatrique vérifie que MPC le jeune, dit le démoralysteur est bel et bien en état de playder.
Maître Raveline, sur un arbre perché.
Réponse de MPC, dans le Mail 11 24943.2
Monsyeur le Président,
Pauvre Ravelyne ! Puysse Poseydon (Loué soyt-Il !) le pardonner ! A bout d'arguments sans doutes, le voilà contraynt à mentyr ! Voicy ce qu'il vyent de proclamer : "Rappellons que je n'ai pas touché MPC le jeune (Francoyvyllon m'en préserve !). Je l'ai gilfé de mon gant." Et voicy ce qu'il a fayt : "Ôtant de sa main son gant, Emmanuel gifla Porcus Catonys."
Monsyeur le Présydent, M.Ravelyne a prouvé une foys de plus sa perfidie, en vous prenant pour le dindon de la farce ! En osant ainsy vous mentyr, il vyent de bafouer la légitimité de ce Trybunal ! S'il est conduyt à mentyr, c'est qu'il ne peut être que coupable.
Marcus Porcus Catonys le Jeune, dyt le Moralisateur "Pour Poseydon, Ys et l'Empereur !"
Mays l'accusé ne voyt pas les choses de cette manière... Mail 11 25243.3
Monsyeur le présydent,
Je croys que je vays vraiment finir par avoir honte de playder face à ce qu'il reste de cerveau à ce triste individu. Quelqu'un peut-il rappeller à MPC le jeune que la tradityon des gens offensés veut qu'ils giflent leur offenseur avec leur gant ? J'ai donc ôté mon gant AFIN de l'utiliser pour gifler MPC le démoralysateur. Sy je ne l'avays pas ôté pour vous gifler, je ne dys pas. Mays précysément ! Je l'ai ôté afin de ne pas vous gyfler de ma main. La chose me paraît évydente.
E. Raveline.
Mail 1125543.4
Ecoutez le ! Ecoutez le, Monsyeur le Présydent !!!
Icy même, devant ce Trybunal, il n'hésite même plus à continuer de proferer des insultes à mon encontre ! Faudrayt-il une preuve supplémentayre ?
Veuillez m'excusez, je vyens de fayre une rechute. Je ressens le besoyn et le devoyr de retrouver silence et quyétude au temple.
Marcus Porcus Catonys le Jeune, dyt le Moralisateur "Pour Poseydon, Ys et l'Empereur !"
C'est au tour de Nykolaos d'Ophiccius de prendre la parole - mail du 2 janvyer an III
Jeudi 2 Janvier de l'An III, 17h05 Temps Universel (c'est à dire Temps du Serenyssime Empyre d'Ys)
Nykolaos d'Ophiccius arrive en grande pompe au Trybunal d'Ys, trop heureux d'inaugurer l'année judiciayre. Il faut dyre qu'il ne s'est pas encore remis du reveyllon, mays quy l'en blamerayt, à par Porcinet peut-être ? Il est aujourd'hui vêtu d'un somptueux caftan blanc (n'est ce pas d'ailleurs la péryode du blanc quy débute ?), et derrière luy nombre de ses amys sont venus le soutenyr, même s'ils savent qu'il n'en a poynt besoyn. Il s'approche à la barre...
Nykolaos d'Ophiccius : (en regardant Anaclet de Paxatagore) Monsyeur le Presydent, (puys se retournant majestueusement) Noble Assemblée des Yssois venus me soutenyrs, (puys vers la trybune du Chancellyer Ympérial, mays cette foys le regard se fayt arrogant) M. le Chandelyer, euh, M. le Chancelyer, excusez moy, vous comprenez, sans doute l'absynthe...
NdO : Ainsy (semblant cracher ce nom) M. Catonys , n'ayant poynt à coeur de profiter des fêtes pour laysser le brave peuple s'amuser en payx, porte playnte contre son plus illustre représentant et defenseur - ce quy ne veut pas dyre qu'il en fayt partye - pour quelque vil motyf. Ce que je vays vous démontrer dans l'instant.
NdO : Les fayts, d'abord. Je ne nyerays pas avoyr prononcé les mots dont on m'accuse.
(la foule semble surprise, croyant sans doute que Nykolaos préfererayt playder non-coupable... l'assemblée aurayt-elle peur pour luy ? Les bavardages ne cessent pas, même lorsque le Présydent s'écrye :)
Anaclet de Paxatagore : Silence ! Ou je fais évacuer la salle !!!!!
(sans résultat)
Anaclet de Paxatagore : La fer...... (censuré....) !!!!!!!!!!!!!!!!!
(la salle se tayt)
Anaclet de Paxatagore : Mercy. Continuez.
Nykolaos d'Ophiccius : Je vous remercie. Où en étais-je ? Ah, ouy. Ouy,j'ay byen dyt "Ce jour restera gravé dans les mémoires comme le jour ou la Démocratye a perdue face au despotisme..." Ouy, j'ay dys cela, et sy c'étayt à refayre, je le referays. Car, enfyn, où va-t-on ? Ne peut-on s'exprimer librement ? Surtout lorsqu'il s'agyt des éléctyons dogéales !!! Le seul moment où chacun a la parole, afyn que le Peuple Yssois puysse décider en son âme en conscyence quy est le myeux placé pour le gouverner.
NdO : Et s'il y a une victime, icy, c'est moy !!! C'est le RAYS !!! C'est le peuple Yssois !!! Ne voyez vous pas que par ce procédé, Marilyse Emphétuocle, quy, je le rapelle, N'A PAS LE SOUTYEN DE LA MAJORITE DE LA POPULATYON, cherche à fayre tayre ses opposants ?!? Elle veut empêcher l'opposityon de fayre son travayl : s'opposer à ses décisyons infondées et stupides !!!
NdO : Aussy, je demande à ce trybunal de prononcer un non-lyeu, et le versement de 1000 Y$ dommages et interêts !!! Car il ne faudrayt pas que, dans ce pays, cet Empyre voué à dominer le Micromonde, une tyran fasse condamner des opposants politiques, et empêche le Peuple Yssois d'acceder à ce quy luy est du, l'empecher de monter à la tête du Micromonde !!!
(et c'est sous les acclamatyons de la foule que Nykolaos d'Ophiccius sort. Il ne fayt désormays aucun doute quant à l'yssue de ce procès).
interventyon de Marilyse Emphetuocle - 3 janvyer
Si vous le permettez, M. le présydent, j'entends me constituer partie civile dans cette affaire, à deux titres : en mon nom personnel, tout d'abord, et au nom du Sérényssime Empire d'Ys.
1. M. d'Ophiccius, qui est icy accusé, sanctionné par l'article 10 de notre loy pénale : "Le fait d'insulter la personne du Doge, (...) ou de dénier toute autorité légale au Doge est puni d'une peine poétique de 250 vers.".
Vous constaterez que, contrairement à ce que prétend l'accusé, les faits sont parfaitement établys et entraînent, logiquement, sa culpabilité. M. d'Ophiccius a reconnu lui-même avoir proféré les mots "Ce jour restera gravé dans les mémoires comme le jour ou la Démocratye a perdue face au despotisme...". De quel jour s'agit-il ? Il s'agit du jour où le Tribunal d'Ys a rendu une décysion controversée qui valide définitivement mon électyon comme Doge.
M. d'Ophiccius a donc indiqué que, parce que j'étays doge, "la démocratie a perdue (sic) face au despotysme". C'est là une insulte caractérysée.
2. M. d'Ophiccius, au terme d'une argumentatyon des plus confuses où brille manifestement d'avantage le désir de séduire une foule acquyse à sa cause que de convaincre les jurystes acérés qui siègent au Tribunal, laysse entendre qu'il jouirait d'une cause l'exonérant de sa responsabilité. Il nous dit : "Ne peut-on s'exprimer librement ? Surtout lorsqu'il s'agyt des éléctyons dogéales !!! Le seul moment où chacun a la parole, afyn que le Peuple Yssois puysse décider en son âme en conscyence quy est le myeux placé pour le gouverner." Cet argumentatyon tient donc en deux points : - d'une part, chacun a sa liberté de parole ; - d'autre part, cette liberté est particulièrement accrue lors des électyons dogéales.
3. Vous constaterez, M. le présydent, à la lecture de la Loy Pénale, que celle-cy est claire. Elle ne prévoit pas d'exceptyons à l'article 10. Certes, tout le monde est libre de ses propos... sauf à insulter le Doge. Que l'on soit ou non en temps d'électyon n'y change rien. En tout moment, il est permys de tout dire, sauf si cela est une insulte au Doge.
Il convient de dystinguer les critiques, légitimes, des insultes, excessives. M. d'Ophiccius s'est fait une spécialité de critiquer mon actyon politique, mays c'est son droit. Il est dans l'opposytion et a des prédysposityons pour y rester. Mays son attitude est anti-démocratique lorsqu'il se permet d'insulter le Doge en layssant entendre qu'elle est despotique. Vous remarquerez également, M. le présydent, qu'il insultait de même abord le Tribunal !
4. Vous reconnaîtrez donc M. d'Ophiccius des faits qui lui sont reprochés. Il appartient à M. Catonys, un esprit brillant et fidèle aux tradytions, de proposer au Tribunal une peine. Pour ma part, en tant que partie civile, je n'entends que demander des dommages-intérêts.
5. En mon nom propre, tout d'abord. J'ai été en effet personnellement blessée par les propos outranciers de M. d'Ophiccius, qui m'ont blessé. Mon préjudyce sera à la hauteur de mon actyon pour Ys, de mon engagement personnel de tous les instants. Pour me consoler, j'ai été amenée à faire du shopping avec mes amies Alexya et Gladys, qui m'ont bien soutenues, et j'ai été contrainte de m'acheter une nouvelle toilette, au prix de 500 Y$, ainsy qu'un set de maquillage, pour 50 Y$, et un nouveau porte-jaretelle (70 Y$). Mon préjudyce moral se monte donc à 610 Y$, somme que je réclame à M. d'Ophiccius, outre 400 Y$ pour les frays de procédure.
6. L'Etat, pour sa part, a également souffert des insultes portées contre son chef. En incriminant spécialement l'insulte au Doge (alors que les insultes normales ne sont pas incriminées), le légyslateur a voulu que l'Etat puysse faire valoir son préjudyce propre. Celuy-ci sera convenablement évalué à 1000 Y$, outre 400 Y$ pour les frays de procédure.
Je demande donc que M. d'Ophiccius soit condamné : - à me payer 610 Y$ de dommages et intérêts, 400 Y$ de frays de procédure - à payer à l'Etat 1000 Y$ de dommages et intérêts et 400 Y$ de frays de procédure.
Réquysitions du conseyller du tréfond, Marcus Porcus Catonys
En tant que Chancellyer du Tréfond, je demande qu'il soyt prononcé une peyne maximale contre M. d'Ophiccius, c'est à dyre les 250 vers poétiques, et que de plus, il vyenne se confesser le prochayn Neptudy, car il ne fayt nul doute qu'il a beaucoup d'autres crymes à se reprocher.
plaidoiries de la défense, par Nykolaos d'Ophicicus, 5 janvier
Nykolaos d'Ophiccius, vêtu d'un tout nouveau caftan, rasé de près, dégageant un délicieux parfum pouvant mettre en rut n'importe quelle jeune fylle (Marilyse exclue, donc), vyent à la barre. Une foule toujours plus nombreuse se presse aux portes du Trybunal, chacun voulant voyr ce quy sera sans doute le dernyer volet de cette affayre, et surtout entendre sa playdoirie...
Nykolaos d'Ophiccius : Monsyeur le Présydent, j'ai écouté avec attentyon la réquysityon de Madame Emphétuocle et... On croyt rêver !!!!
(un murmure agite l'assemblée)
NdO : Reprenons un à un cette réquisityon. En partant de la fyn, car la valeur des arguments va décroissant.
NdO : (6) Madame Emphétuocle, en tant que représentante de l'Etat, demande réparatyon d'un préjudice quy aurayt été subyt par l'Etat. Quel est ce préjudyce ? D'avoyr porté une insulte contre le Doge ? Mays je n'ay pas insulté le Doge, je n'ay pas insulté l'Institutyon, je n'ay pas dys "Le Doge est un despote !". Je n'ay pas confondu l'Institutyon, le Doge, avec la personne quy occupe cette fonctyon, en l'occurence Madame Emphétuocle. L'Etat n'a, par conséquent, pas souffert de ces attaques, l'Honneur Dogéale est sauve.
NdO : (5) Madame Emphétuocle se dyt ensuyte, ou plutôt avant, blessée par mes propos. Qu'est ce qu'il ne faut pas entendre !!! Ah ! Doys-je répéter devant ce trybunal ce que m'a dyt récemment Madame Emphétuocle en privé ? En parlant de l'entrepryse "The original Fenelys Pitard-Aaron's Venys Nouvel Donne", dont je suys le PDG, elle a dyt "votre entrepryse miteuse", et "de votre entrepryse de tarlouzes", ce quy est assurément une insulte à la foys pour mon entrepryse et pour moy même. J'annonce donc que je porte playnte contre Madame Emphétuocle et contre l'Etat pour insulte et pour disciminatyon, en effet Notre Doge a aussy dyt : "Le Conseyl des Portes vous alloue [...] 9 points d'yssité (j'en aurays volontiers mys 10, mays pour le VND, non vraiment...)."
(la foule emet un petyt cry d'indignatyon)
NdO : Madame Emphétuocle réclame donc réparatyon pour un préjudyce, alors qu'elle même n'hesite pas à insulter d'honnêtes entrepreneurs ? Cela ne tyent pas !
NdO : (3) Ensuye, ou avant, elle nous dyt "Tous le monde est libre de ses propos sauf à insulter le Doge" . Mays je le répète, je n'ay pas insulté le Doge, l'Institutyon, j'ay insulté Madame Emphétuocle, la personne quy occupe la place de Doge !
NdO : (2) Madame Emphétuocle a mal comprys mes propos. Ouy chacun a la liberté d'expressyon, mays je n'ay pas dys qu'elle étayt accrue pendant les éléctyons ! J'ay dys que cette liberté étayt plus importante, avayt encore plus de pryx durant les Electyons
NdO : (1) Le dernyer, ou plutôt le premyer poynt, car il s'agyt de la même chose. Le fayt de dyre "le jour ou la democratye a perdue face au despotisme" constitue, pour Marilyse Emphétuocle, un insulte caractérisée. Qu'est ce qu'un déspote ? C'est une personne quy s'arroge indûment le pouvoir. Certes, le trybunal a tranché, et c'est une décisyon que je respecte. Mays ce quy ne m'empeche pas de penser que Madame Emphétuocle n'a pas été élue à la majorité absolue et que, par ses actyons et ses propos, et que donc elle occupe indûment la faonctyon de Doge, et que par conséquent elle est un déspote. C'est d'ailleurs pour cette rayson que le RAYS deposera demayn Lundy 6 Janvyer de l'An III, un motyon de censure à son encontre !
(l'assemblée emet un cry de stupeur, tout le monde semble surpris, mays heureusement surprys...)
NdO : Aussy, je continue de demander un non-lyeu !!! Je vous remercie.
(il se retourne vers la foule, et la salut sous un tonerre d'aplaudissements)
Le Tribunal de Venys adminystre la justyce yssoise, pénale, civile et administrative. Le rôle des institutyons judiciaires a toujours été considérable dans notre pays.
Comme l'écrit Belophon de Paxatagore, dans son ouvrage célèbre Des Institutyons judiciaires yssoises :
En tous temps, eu juges d'Ys eurent grand pouvoir sur noystre pays. Sans malfaire, armé de justyce et de vertu, eu étaient puyssants et nobles. Eu faysaient les loys et les coutumes de la cyté et des campagnes, dans le communys intérêt. Cestuys grand pouvoir de l'Empereur leur provenays. Par grâce et gentylesse, eu empererys d'Ys préféraient à eux pouvoir donner qu'à lieutenants d'iceluys, parfoys injustes. Aussy, eu juges d'Ys sont aimés par le peuple et respectés par les chefs, car ils détiennent pouvoir et vertu en mêmes mains.
Un descendant de cet auteur vénérable, Anaclet de Paxatagore, ancien Doge d'Ys et actuel Juge de Venys, n'écrivit-il pas dans sa thèse :
Le pouvoir judiciaire yssois a toujours été admiré en tous temps. L'Empereur y trouvait son compte, car les loys étaient bien faites, la justyce bien rendue. Les juges eux mêmes, puyssants et respectés, gagnaient beaucoup d'argents car la justyce était payante. Les citoyens y voyaient un contre-pouvoir nécessaire à l'avanie des arystocrates. Aussi, ce système perdura-t-il jusqu'à aujourd'hui : il est ancré dans les mentalités collectives. Il ne saurait être questyon de le supprimer.
Enfin, plus récemment, Marilyse Emphetuocle, jeune docteur en droit yssois, devenue depuys Chancellière (Conseiller à la Justyce) décrivait dans un article de doctrine destiné au public nautien, les principes de la procédure civile yssoise :
La justyce civile à Ys est entre les mains du juge, qui applique d'abord et avant tout la jurysprudence, avec sagesse et vertu. Les partyes qui placent leur litige entre ses mains sont assurés que celui-ci sera tranché tant dans le respect des règles de droit que dans celles de l'équité. Le juge a la haute main sur le procès, il tranche toutes les questyons, veille au débat. Comme le juge a des très importants pouvoirs, il est essentiel que ceux-ci s'exercent dans le respect de la contradiction. Aussi, le débat judiciaire, à Ys, est public. Les avocats ont une grande place dans le système.
Exposé de la procédure
Attendu que le 18 févryer an IV, le groupe Compagnie Générale a porté plainte au nom de sa filliale UFZ-CYB contre la banque de Venys ; qu'elle sollicite que la Banque de Venys soit condamnée : - à aligner ses taux sur ceux de la concurrence ; - ou à être scindée en deux entités, un institut d'émission et une banque de prêt ; - une indemnité de 1000 Y?par jour à compter du 18 février an IV ; - le remboursement des frays de justyce.
Qu'au soutien de sa demande, le Groupe Compagnie Générale expose que la Banque de Venys fixe des taux extrêmement bas et empêche ainsy toute concurrence de prospérer ; que ces taux très bas sont possibles par l'émyssion de monnaie, car la Banque de Venys serait l'institut d'émyssion monétaire de l'Empyre ; que cela constitue un abus de position dominante ;
Attendu que Me Zoé Tinùviel, en défense, intervenant au nom de l'Empyre, propriétaire de la Banque de Venys, conclut principalement au rejet de la demande comme irrecevable car le Groupe Compagnie Générale ne serait pas référencé dans l'annuaire yssois des entrepryses ;
Que, subsidiairement, la Banque de Venys a reçut de la Loy le droit de fixer en toute liberté le taux de son crédit ; qu'il serait impossible de déterminer le cours du marché ; que la notyon d'abus de posityon dominante n'exysterait pas en droit yssois ; qu'il a été jugé que les entrepryses mènent librement leurs affayres sauf à violer la loy ; peu important à cet égard la qualité d'entrepryse publique ;
Que, très subsidiairement, la Banque de Venys a une myssion d'intérêt général qu'il convient de sauvegarder ; que la demande financière d'indemnisatyon est manifestement excessive ;
Qu'elle sollycyte 1500 Y?à titre d'indemnité du procès ;
Attendu qu'en réplique, la Compagnie Générale agit en tant que mandataire d'une entrepryse yssoise régulièrement inscrite, la Compagnie Yssoise de Banque (CYB) ;
que la posityon dominante de la Banque de Venys résulte d'une Loy qui lui a conféré un capital social de 40000 Y?, ce qu'aucune entrepryse privée ne pourrait faire ; que la Banque de Venys a donc reçu une ayde de l'Etat qui fausse la concurrence ;
que la posityon dominante de la Banque de Venys résulte également du fait qu'elle jouyt, sur Clyo, d'un programme de gestyon automatysé qui simplifie sa gestyon et la rend directement accessyble à tous ;
qu'il conviendrait que le Tribunal ordonne une vérificatyon aux fins de s'assurer que la Banque de Venys respecte bien les taux d'intérêt qui lui sont ymposés par le Conseyller à l'Economie ;
qu'en outre, la Banque de Venys violerait l'article 4 de la loy Karl Smith ;
Motifs du jugement
Sur la recevabilité de l'actyon
Attendu que le Groupe Compagnie Générale semble exyster au Zollernberg et être le propriétaire de la Compagnie Yssoise de Banque ; qu'il n'est pas nécessayre d'être inscrit sur les regystres de Clyo pour exyster et être recevable à ester en justyce ;
que l'exceptyon d'irrecevabilité sera donc rejettée ;
Sur l'abus de posityon dominante
Attendu que l'argumentatyon de la Compagnie Générale repose tout d'abord sur l'argument que la Banque de Venys tirerait avantage de sa posityon d'institut d'émyssion ;
Qu'il est pourtant notoire que la Banque de Venys n'est pas un institut d'émyssion, mays une banque dont la seule myssion est d'exercer pour le compte du Conseyl des Portes le droit de prêt que celuy-ci tyre de la Loy Karl Smith ;
Que dès lors l'argument doit être rejeté ;
Attendu qu'il est ensuyte prétendu que la Banque de Venys tirerait avantage d'un capital social consydérable tel qu'une entrepryse privée ne pourrait le réunyr ;
Mays Que ce capital social a été prévu par la Loy ;
Qu'il est loysible au Légyslateur yssois de créer un organysme de crédyt ayant une myssion d'intérêt général, en l'espèce le prêt ;
Attendu toutefoys que le Légyslateur doit veiller à la bonne concurrence entre les entrepryses, sauf décysion motivée par des exigences spécifiques d'ordre public ou d'intérêt général ;
Qu'en l'espèce, l'Agora Légyslative a estimé utile de créer une organysme de prêt pour favoryser le développement économique, car il n'en exystait pas d'autre ;
Que la Compagnye Yssoise de Banque s'offrant à proposer des prestatyons du même ordre, une concurrence apparaît sur le marché du crédyt, d'où il découle que la situatyon économique est modifiée ; Qu'il incombera au Légyslateur d'en tirer les conséquences ou au Conseyller à l'Economie ;
Attendu qu'il est enfin soutenu que la Banque de Venys dyspose d'un avantage concurrentyel pour être présente sur Clyo avec un mécanysme particuliers ;
Qu'il apparaît que ce mécanysme n'est prévu par aucune loy ; que si la Loy Karl Smith prévoit que la Banque de Venys "se mettra en rapport avec [Clyo] afin que les yssois dysposent, sur leurs pages d'accueil Dandale 2, d'informatyons les menant vers ce site s'ils cherchent un crédyt", cela n'impliquait pas que les clients de la Banque de Venys bénéficient d'un accès spécifique et privilégié pour obtenir un crédit ; qu'il s'agit là d'un acte de concurrence déloyale ;
Que cet avantage particulier cause un préjudyce à la Compagnie Yssoise de Banque, préjudyce qui sera justement évalué à la somme de 3000 Y?;
Sur le respect des taux
Attendu qu'il n'y a aucune rayson de penser que la Banque de Venys ne respecte pas les taux qui lui sont ymposés ;
Sur la violatyon de l'article 4 de la Loy Karl Smith
Attendu que cette loy dispose que la Banque de Venys "dyspose de pages Internet présentant les différents types de crédyts qu'elle offre" ;
Que cette violatyon n'est pas contestée ;
Qu'elle n'a cependant entraîné aucun préjudyce pour la Compagnie Yssoise de Banque ;
Sur les frays du procès
La Banque de Venys sera condamnée à payer 1000 Y?au titre des frays du procès à la Compagnie Yssoise de Banque.
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal
REJETTE l'exceptyon d'irrecevabilité présentée par l'Empyre ;
CONDAMNE la Banque de Venys à payer à la Compagnie Yssoise de Banque la somme de 3 000 Y?pour concurrence déloyale ;
REJETTE toutes les autres demandes de la Compagnie Yssoise de Banque
CONDAMNE la Banque de Venys à payer à la Compagnie Yssoise de Banque la somme de 1 000 Y?pour les frays du procès.
ouverture du procès - 13 septembre
A la demande de l'inquysition s'ouvre le procès contre Polynice, Benjamin, du chef de haute trahyson.
L'intéressé a été régulièrement cité à comparaître. Il a indiqué refuser de venir s'expliquer à la barre. Il n'a pas désigné d'avocat pour le représenter. L'inquysityon n'a pas lancé de mandat d'arrêt internatyonal.
L'inquysityon a demandé le huys-clos. Au regard des chefs d'accusatyon très particuliers, il y a lieu de faire droit à cette demande.
Le procès se tiendra donc en privé. Le verdict sera rendu public.
S'agyssant d'un procès en grand-procédure, un jury est désigné. Il sera composé de MM. Mytilène, de Virion et Pou, sauf récusatyon par l'une des parties.
Anaclet de Paxatagore
le verdyct, 24 décembre an III
Dans l'affaire opposant le Sérényssime Empire de Venys à M. Benjamin de Polynyce,
poursuyvi des chefs de haute trahyson, d'espionnage, d'intelligence avec une natyon étrangère ayant rompu les relatyons diplomatiques avec Ys ;
consydérant que l'intéressé n'a pas daigné se présenter à son procès, qui s'est déroulé à huys-clos sur la demande de l'inquysityon ;
consydérant qu'il résulte des pièces produytes au procès que Benjamin de Polynice est coupable des faits qui lui sont reprochés ;
consydérant qu'il convient de le sanctyonner lourdement ;
PAR CES MOTIFS
Par jugement contradictoire, l'intéressé ayant été régulièrement cyté à comparaître et admys à produire des arguments pour sa défense,
DECLARE Benjamin de Polynyce coupable des faits qui lui sont reprochés ;
Le CONDAMNE à la peine de galère à perpétuyté, à l'émasculatyon à coup de briques, à la déchéance de ses droits civiques, à la privatyon de sa qualité de citoyen yssois ;
DECERNE à son encontre un mandat d'arrêt internatyonal et ORDONNE qu'il soit poursuyvi en tous lieux pour que la condamnatyon soit exécutée.
Aussitôt, ce mandat sera diffusé ynternationalement par les ambassadeurs yssois. Benjamin de Polynice annonça qu'il refusait de se livrer et qu'il contestait la procédure... devant les tribunaux du Zollernberg !
Je récuse comme je l'ai toujours fait ce jugement et ce procès. Les faits qui me sont reprochés concernaient mon père Feu Louis d'Axas de Polynice.
De plus les faits que l'on m'impute injustement couvre la période où je suis couvert par mon immunité diplomtatique, dois-je rappeller que je suis toujours Ambassadeur du GD de Zollernberg auprès du SE d'Ys. Faîtes d'abord une demande de levée d'immunité judiciaire et parlementaire.
Et même mon père avait au Zollernberg le Statut de réfugié politique.
D'un point de vue judiciaire, je demande l'annulation de tous les actes juridiques pris à mon encontre puisqu'ils sont entachés de nullité du fait que je m'appelle Benjamin de POLYNICE et pas de Polynyce. Il y a là vice de forme.
Marilyse Emphetuocle
L'Inquysityon du Sérényssime Empire d'Ys aimerait rappeler certains points :
- M. de Polynyce a été cyté à comparaître devant le Tribunal pour y faire valoir ses arguments, tant sur les faits que sur le droit. Il ne l'a pas fait en temps utile, il ne doit pas s'étonner d'avoir été condamné et même sévèrement.
- M. de Polynice devrait se souvenir que la justyce yssoise est indépendante de la justyce zollernoyse et qu'iln'appartient qu'à la justyce yssoise de veiller à la régularité de sa procédure.
M. de Polynice se fiche pas mal du regard oblique des passants honnêtes et de la justyce yssoise, en critiquant ses décysions à contretemps.
Si M. de polynice entend contester la décysion du tribunal, qu'il se constitue prysonnier à Venys, qu'il prenne un avocat et qu'il respecte la procédure en vertu de laquelle il est jugé, pour des faits commys à Ys. Alors, et conformément à notre procédure, M. de Polynice aura droit à un réexamen contradictoire des preuves, mays uniquement s'il se constitue prysonnier.
L'Inquysityon souhaite remercyer les autorités des pays qui ont reçu le mandat d'arrêt internatyonal et ont commencé à le mettre à exécutyon autant que faire se peut. La coopératyon judyciaire en se domaine, s'agyssant d'espionnage internatyonal.
L'inquysityon yssoise convie également les autorités du Zollernberg a faire droit au mandat d'arrêt et garantit à ces autorités que M. de Polynice sera bien traité dans les geôles et que les charges qui pèsent contre lui seront réexaminées dans le cadre de la procédure yssoisse.
Secretariat Privé de M. de Polynice
COMMUNICATION
M. Benjamin de Polynice, Ambassadeur, Président de la Cour Suprême du Zollernberg, fait appel au services d'un avocat yssois aux fins de contester les actes émis par l'Inquisition à son encontre.
M. de Polynice précise qu'il refuse toujours l'acte d'extradition lancé à son encontre et qu'une procédure judiciaire va être entamée au Zollernberg dans le but d'annuler la demande d'exequatur formulée auprès du gouvernement du Zollernberg au titre des observations suivantes:
- les faits reprochés sont couverts au Zollernberg par le secret-défense - aucune demande de levée d'immunités de juridiction et diplomatique n'a été formulée - les peines pronocées n'ont pas d'équivalents zollernois et sont inhumaines
Alcibiade de Syciône Bien sur que la peyne est inhumayne ! Les yssoys sont supérieurs aux symples hommes, il est normal que leur justice prévoye des peynes adaptées ! Franchement, ce traytre me dégoute chaque jour un peu plus ! Ajouter une telle lâcheté à des actes aussy dégoutants ! Dommage que le SYRE ne puysse utilyser de moyens plus physyques contre de tels personnages !
Marilyse Emphetuocle
L'Inquysityon Sérényssime rappelle :
1) que l'acte à contester est un mandat d'arrêt ynternatyonal, émys par un Tribunal yndépendant, et non par l'inquysityon. Sa valydité ne saurait être contestée que devant les juridictyons yssoises. Les autorités judyciaires zollernoyses ne sont bien évydemment pas obligées d'exécuter ce mandat.
2) les faits reprochés à M. de Polynice ne sauraient être couverts par une quelconque immunyté diplomatique, car l'intéressé était citoyen yssois au moment des faits et jusqu'à l'interventyon du jugement du 24 décembre qui a privé Polynice de sa citoyenneté.
L'Inquysityon rappelle que M. Polynice est libre de s'entourer des conseyls d'un avocat mays que pour voir rouvrir son procès, il doit se constituer prysonnier.
Secretariat de B. de Polynice
COMMUNICATION
M. B. de Polynice a toujours dit qu'il se soumettait aux décisions des autorités zollernoises. Néanmoins son immunité et ses privilèges de juridiction n'ayant pas été levé il demande à être bénéficier de la liberté sous caution assortie d'un contrôle judiciaire. M. le président de la Cour Suprême estimant qu'il est partie premante dans cette affaire a annoncé sa récusation à sa demande dans ce dossier.
M. B. de Polynice a également déposé plainte en référé pour empêcher que les autorités zollernoises ne donnent l'exequatur à la demande yssoise.
Marilyse Emphetuocle M. de Polynice étant actuellement en fuyte ne saurait déposer valablement de demande de contrôle judyciaire que devant le tribunal yssois et après s'être constitué prysonnier.
Secrétariat privé de M. de Polynice
M. le président de Polynice n'est pas en fuite et ne l'a jamais été comme semble l'affirmer les autorités yssoises. Il se trouve au Zollernberg et assume pleinement et tous les jours sa charge de président de la Cour Suprême. Il ne se constituera pas prisonnier auprès des juridiction yssoises et s'en remet à la juste appréciation des autorités et de la justice zollernoises. De plus M. le président rappelle qu'il récuse la qualité du tribunal yssois à le juger.
Marilyse Emphetuocle
M. de Polynice fait l'objet d'un mandat d'arrêt, porté à sa connayssance officieusement et n'y a pas déféré. Selon la définityon classique et juridique, il est en fuyte. Le fait qu'il ne s'exprime que par son secrétariat est révélateur. M. de Polynice n'a pas non plus à récuser la qualité du tribunal pour le juger. Le tribunal de Venys est compétent pour statuer sur les faits commys à Ys et sur les faits commys par des yssois, deux condytions réunies en l'espèce. L'immunité diplomatique de M. de Polynice n'était pas applicable, puysqu'il est yssois. Le secret défense, comme l'ensemble de la légyslatyon zollernoyse, n'est pas non plus applicable, puysque les faits ont été commys à Ys.
L'Inqusytion dénonce l'attitude particulièrement arrogante du criminel Polynice, qui a eu l'occasyon de se présenter devant la justyce et d'y faire valoir sa défense et qui, une foys qu'il a été condamné, essaye d'échapper à la justyce (et c'est d'autant plus amusant qu'il est juge lui-même !), essaye de profiter des privilèges que sa situatyon de magystrat lui fournit en tentant déraysonnablement de faire échec à une décysion judyciaire. L'inquysityon yssois appelle les autorytés zollernoyses à arrêter M. de Polynice pour exécuter le mandat d'arrêt.
ce qui arriva... Polynice sera incarcéré sur ordre du minystère de l'intérieur du Zollernberg. Auparavant, le minystre des affaires étrangères de ce pays démyssionna, pour protester contre le soutien apporté par certains à Polynice et révéla un mail écrit par un proche de Polynice, où la culpabilité de la famille Polynice était reconnue.
Communiqué de la Cour Suprême de Zollernberg
Date : 30/12/2003
De : Secrétariat Général de la Cour Suprême
Objet : Etat de santé du Président de la Cour Suprême
Le Président de la Cour Suprême du Grand-Duché de Zollernberg, M. Benjamin de Polynice, a été retrouvé inanimé dans sa cellule de la forteresse de Mazzada où il était détenu. Les médecins n&8217;ont pu que constater le décès de M de Polynice, vraisemblablement par absorption d&8217;arzenic.
M. de Polynice faisait l&8217;objet d&8217;une demande d&8217;extradition émanant d&8217;Ys. Il tenait dans sa main un morceau de son papier à lettre sur lequel figurait l&8217;inscription " Potius mori quam foedari " soit " Plutôt mourir que déshonorer ".
De Fontvell "Yl est mort comme yl avayt vécu : En sous-lyeutenant"
Cytation de (j'ay un trou de mémoyre) à l'occasyon du suycyde du général Boulanger.
Le Tribunal,
attendu qu'il est étably par les plaignants que l'adminystratyon du Dedans les a indûment privés de la jouyssance juridique de leurs biens cadastraux du 1er févryer au 5 mars de l'an IV ;
attendu qu'il est soutenu par l'adminystratyon du Dedans que cela serait l'oeuvre de saboteurs ; que toutefoys, il n'est pas rapporté le nom de ces saboteurs, ni la preuve qu'ils auraient effectivement sabotés ; que, en l'état, ce sabotage paraît tout droit sorti de l'imaginatyon féconde de l'adminystratyon du Dedans ;
attendu qu'il y a lyeu de dire que l'Empyre est donc responsable du préjudyce subi par MM. de Legys et d'Ophiccius et de le condamner à réparer le préjudyce subi par eux, avec la faculté, si d'éventuels saboteurs étaient découverts, de se retourner contre eux pour qu'ils remboursent à l'Empyre ce que l'Empyre dut débourser de leur fait ;
que le préjudyce de M. d'Ophiccius est justement évalué à 1500 Y?;
que le préjudyce de M. de Legys est justement évalué à 1500 Y?également ;
Attendu que l'Empyre a perdu le procès ; qu'il y a lieu de le condamner à payer les sommes de 600 Y?à M. d'Ophiccius et 600 Y?à M. de Legys ;
Attendu en outre que le représentant de l'Empyre s'est permys de dire publiquement qu'il pensayt que la plainte ynitiale était stupide, alors que le fait de déposer une plainte est un droit fondamental dans notre civilisatyon, que cette plainte a justement hâté les efforts de l'adminystratyon pour que les intéressés rentrent dans leurs droits ; que le même représentant de l'Empyre s'est contenté de quelques diatribes sans aucun fondement juridique qui ne sont certainement pas du niveau de ce dont Nous avons yci l'habitude et dont l'intéressé est capable ; qu'il y a lieu de condamner le représentant de l'Empire pour outrage au Tribunal et à Nous payer la somme de 300 Y?;
PAR CES MOTIFS
RECONNAIT l'Empyre responsable du préjudyce ;
CONDAMNE l'Empyre à payer à M. d'Ophiccius la somme de 1500 Y?, outre 600 Y?pour les frays du procès ;
CONDAMNE l'Empyre à payer à M. de Legys la somme de 1500 Y?, outre 600 Y?pour les frays du procès ;
CONDAMNE Monsyeur de Fontvell à payer au juge la somme de 300 Y?pour outrage.
Nykolaos d'Ophiccius, 12 février an IV
Un soleil lumineux brille sur Saint Morys, faisant briller et luire la neige. Un calme silencieux règne aussi : on est bien loin de l'agitatyon tourmentée de ces statyons de sky populeuses d'Eurobe. Il faut dire que les tarifs sont icy sy élevés, qu'à moins d'être domestique de quelque grand seigneur, il est impossible de trouver logement à bas prix. Soudain, dévalant la pente à pleine vitesse, deux formes sombres glissent harmonieusement sur une neige poudreuse, tombée le matin même, pour venir s'arrêter, provoquant une gerbe blanche, devant un joli petit chalet de montagne.
"Ouhhh, je suis heureuse d'être de retour, ô mon noble époux. Je doute de pouvoir tenir un instant de plus sur mes jambes engourdies.
- Moi aussi, ô rêve de mes nuits. Rentrons rapidement nous mettre au chaud. Nestor ! Ouvre nous !"
Aussitôt, la porte d'entrée s'ouvre, laissant apparaitre une forme pâle et inconsistante. Nestor, le domestique du Ligore de Rhodysland. Le couple se précipite à l'interieur, pressé de retrouver la chaleur d'un âtre rougeoyant.
"Dis moi Nestor, où en est le projet de sauna dont je t'avais parlé ? demande Léa à son domestique. En effet, le désir lui était venu d'installer un sauna dans le chalet, mais ne pouvant se résoudre à se sacrifier de l'une des nombreuses salles de bain ou chambres d'amis du chalet, elle avait décidé de l'installer à la place des appartements des domestiques, et de faire construire une annexe pour loger ceux-cy.
- Justemment, Madame, je suis allé ce matin au cadastre de Saint Morys, et il semblerayt qu'il y ait comme un problème. Ce doyt être une erreur, Madame sayt à quel point les employés de l'administratyon sont devenus incompétents et peu serviables depuys que Mme de Caryatys a gagné les électyons, mays l'employé n'a point réussi à retrouver le chalet au nom de Monsieur. Cependant, à l'emplacement de celuy-cy semble se trouver, sur le cadastre, un chalet appartenant à l'Empire.
- QUOY ???? crie Nykolaos, quy avait écouté d'une oreille les propos de Nestor, tout en sirotant un thé à l'absynthe.
Quelques instants plus tard, le Ligore de Rhodysland pénètre, l'air visiblement courroucé, au cadastre impérial de Saint Morys. Une heure plus tard, il en ressort rouge de colère, et, après avoir passé un coup de téléphone on ne sait à qui, rentre au bureau local de la Sape Pave.
"Il est 14h06, le bureau est fermé, revenez plus tard, luy dit l'employé, d'un air distrait, visiblement en train de commencer une sieste.
- Mays vous ouvrez à 14h00 ! - Ouy, et nous fermons à 14h05 - CESSEZ IMMEDIATEMENT CE CIRQUE, NOM DE NOM ! luy crie alors le Ligore. J'EXIGE DE POUVOIR PORTER PLAINTE TOUT DE SUITE !!!!! - Revenez demain à 11h55, heure à laquelle nous ouvrons jusqu'à 12h00" luy répond, le plus calmement du monde, l'employé.
Le Ligore saisit alors l'emploéy par le col de sa chemise, et luy ordonne : "NOTEZ CECI SUR LE CHAMPS !
- Bon, bon, je veux bien faire une exceptyon pour vous... Alors, c'est pourquoy que vous empêchez les braves gens de se reposer ? - Taisez vous, et notez :
Nous,
Nykolaos d'Ophiccius
Doge Honorayre du Serenyssime Empire d'Ys
Ligore de Rhodysland,
Vassal du Métaligore de Paxatagore,
Portons plainte à l'encontre du Serenyssime Empire d'Ys pour vol, confiscatyon et usurpatyon de biens privés, en l'occurence de mes demeures, de manière à la fois injustifiée, injustifiable et illégale ;
Lançons pour cette rayson un actyo in usurpatyo à son encontre,
Demandons au Trybunal de statuer sur la procédure à appliquer, sy l'on doyt être en Grand'Procédure ou Petite Procédure, Haute ou Basse Justyce, au vu du cas particulier de l'affayre, où le voleur n'est autre que l'Etat ;
Demandons en tout cas que nous soient réstitués nos propriétés, et à être indemnisés pour cette confiscatyon abusive.
Fayt à Saint Morys, le jeudy 12 fevrier de l'An IV
Nykolaos d'Ophiccius"
Remedius de Legys
Nous,
Remedius de Legys,
Ligore de l'île d'Orys,
Vassal du Métaligore de Paxatagore,
Demandons d'être assocyé au Ligore d'Ophiccius dans sa requête contre le Serenyssime Empire d'Ys afin de faire la lumière sur la confiscatyon et l'usurpatyon de nos demeures.
Fait à Venys, le 12 février de l'an IV après la Deuxième Dévastatyon.
Le juge Paxatagore
Le Tribunal ouvre une enquête sur la plainte déposée par MM. d'Ophicius et de Legys et ordonne la comparutyon personnelle du Doge, qui devra s'expliquer sur les accusatyons formulées contre l'Etat.
Hector d'Ysciple
Sy vous pouviez m'y associer aussi...
Mon 3, rue Odon Theystre appartient à "Ys" alors que franchement, j'y ai passé assez de temps !
Hector D'Ysciple, SDF
Gladys de Caryatys
Quelle plainte ? Quelqu'un peut il me rappeler ce qu'est cette foutayse ? A vrai dire, j'ai d'autres chats à fouetter que de lire la presse à scandale m'impliquant dans les plus sombres affaires.
de Fontvell
Peut-être est-ce un "bug" lors de la mayntenance. Autre exemple, POB est consydéré comme nouvel arryvant ! Alors ne nous fâchons pas.
de Fontvell, 15 févryer an IV
SERENYSSYME EMPYRE D'YS
CONSEYL DU DEDANS
Une erreur dans le traytement des données cadastrales a laysssé croyre à certayns de nos compatryotes qu'ils s'étayent trouvés spolyés dans leurs droyts de propryété. Le Conseyl du Dedans présente ses excuses à ces augustes personnes en les assurant que les responsables de cette malencontreuse bévue seront sanctyonnés.
Cependant, le Conseyller du Dedans, à tytre personnel, pense que lesdytes personnes, avant de déposer playnte, aurayent pu fayre la démarche d'interroger les servyces cadastraux. Le Conseyller du Dedans, toujours à tytre personnel, leur suggère que, dorénavant elles réflèchyssent avant d'ester ; A moyns, qu'il ne se fut agyt là d'une basse manoeuvre à caractère polytyque dyctée par les intérêts mesquyns de l'opposytion.
Nykolaos d'Ophiccius
M. de Fontvell,
Voyez vous, je ne suys pas le genre d'homme à ester en justyce sans raysons, sans m'être renseigné. Figurez vous que j'en ay parlé à Sa Subliminale Dogitude. Mays considérant qu'ycelle n'a donné aucune réactyon, n'a pas fayt, comme vous, de communiqué, j'en ay conclus qu'il s'agyssayt d'un coup déloyal et illégal de l'Etat à mon encontre. C'est désormays à la justyce de trancher.
Toujours est-il que cela confirme l'incompétence flagrante de l'actuel Conseyl des Portes.
de Fontvell
Nykolaos, mon amy,
Avez-vous encore envye de vous prendre une casquette ? Ce n'est pas parceque vous êtes laydeur de l'opposytion que cela doyt vous empêcher d'être intellygent...
Allez prendre un verre, une pype et une boukystanayse et çà ira myeux !
d'Ophiccius
Figurez vous que pour une foys, ce n'est pas parce que je suys de l'opposityon que j'ay voulu porter playnte.
(Non, comprenez vous, c'est que mon porte-monnaye commence à se vider, et en plus, avec les nouvelles pensyons, il ne rysquayt plus de se remplir. Donnez moy quelques Yris, rendez moy les clefs, et j'abandonne les poursuytes)
Nykolaos d'Ophiccius
Honnête Homme
de Fontvell
Mays, tryple buse, vos clefs vous les avez toujours eues
GdF quy commence a être colère
Hector d'Ysciple
Je dois vous avouer que pour ma part, j'ai comprys que c'était sa subliminale Dogitude qui fyxait les salaires... C'est donc avec joie que je retire ma plainte lancée dans un moment de folie panurgeaire...
Cecy dit, sy sa Subliminale Dogitude avait réagi autrement qu'aggressyvement, ma folie panurgeaire aurait peut-être été tuée dans l'oeuf...
Hector,
tête d'oeuf
de Fontvell
Voylà quy est myeux,
vous n'aurez qu'une petyte claque ! :-)
le Juge Paxatagore
Communiqué du Tribunal
Le Tribunal de Venys aimerait rappeler à M. le Conseyller du Dedans que la justyce est une institutyon cardynale de la civilysatyon yssoise et que c'est un playsir renouvellé pour chaque yssois de saysir les tribunaux pour tout et n'importe quoy. Saysir un Tribunal peut obéir à de bas motifs politiques, à des pulsyons amoureuses (on peut obtenir du Tribunal qu'il ordonne à une femme qui vous a séduit mays se refuse à vous de passer une nuyt avec vous !), mays ce n'est jamays une chose contestable que de le saysir. Que cela soit dit !
Anaclet de Paxatagore
Pendant quelques jours, l'adminystratyon s'efforça de régler le problème, ce qui fut fait finalement les 4 et 5 mars, mays ne découragea pas les playdeurs
Nykolaos d'Ophiccius, 5 mars
Monsyeur le Présydent du Tribunal,
Sy je suis fort heureux d'avoir retrouvé mes immeubles, je n'abandonne pas pour autant ma plainte. En effet, j'exige toujours, d'abord des indeminités pour le préjudice subyt, mays aussy le remboursement des loyers percus par l'Empire à ma place. Soyt 180 Y?pour le loyer, auquel je demande en plus 1320 Y?de dédomagements. Je demande donc au total 1500 Y?pour cette affayre.
Nykolaos d'Ophiccius
de Fontvell
Je seray tenté de dyre que l'on profyte de la situatyon. Je propose que les vyctymes soyent remboursés par les auteurs du sabotage eux-mêmes.
GdF
Remedius de Legys
Je demande la payement des loyers en retard, avec 1% de dommages et intérêts (c'est pas grand chose).
Playnte, par Lool de Virion, le 26 févryer an IV
Nous,
Le Cabinet d'avocat Virion & Associés,
En la personne de Lool de Virion, avocat à la cour de Venys,
Mandaté par le RAYS,
Déposons playnte contre l'Etat concernant les décisions suyvantes :
- Edyt sur les Domaynes Arystocratyques, Au motyf de non consultatyon du Conseyl des grands, non conformyté à la Constitutyon article 3.
- Edyt sur les Biens, Au motyf de non conformyté aux règles économiques du système "Paxatagore", adoptée par la GLU le 17 octobre an II et non conformyté à la Constitutyon article 3.
Bref en gros avoir en catiminy entyèrement modifié le système économyque, sans consultatyon de l'Agora légyslatyve et par là même enfreint la Constitutyon.
Pour cela nous déposons playnte afyn que le Trybunal, dans son immense clayrevoyance abroge immédiatement ces Edyts et rétablysse le système économyque actuellement en vigueur dans notre Empire.
Mon clyent, le RAYS, tyent à fayre apparaytre dans sa playnte que celle-ci ne concerne nullement le contenu de ces Edyts, puisque comme ils sont complètement illégaux, leur contenu n'as stryctement aucun intérêt.
Nous demandons enfyn que l'Etat verse une prime en dédommagement de 10 poynts de notoryété à chaque cytoyen yssois et que les fautyfs, à savoyr le Doge et la Conseyllère à l'économye demande pardon, nues, en place publyque et en vers iambyques !
Playse au Trybunal,
Lool de Virion,
Avocat à la Cour de Venys
Le juge Paxatagore Le procès est ouvert.
La parole est à la demande, pour la présentatyon de ses arguments juridiques.
Plaidoirie en demande
Byen Monsieur le Présydent,
La demande fournit en pièce juridique un exemplaire de la Constitutyon en vigeur dans l'Empire Sérényssime ainsi qu'un exemplaire des règles économyques du système "Paxatagore" (un parent ?) adopté en séance pleinière à la GLURAAA le 17 octobre de l'AN II.
Concernant le premier Edyt "sur les Domaynes Arystocratyques" Nous demndons son annulatyon au motif de :
1) Non consultatyon du Conseyl des Grands, regroupant les arystocrates d'Ys et seul à même de juger des affayres les concernant
2) Non conformité à l'artycle 3 de la constitutyon artycle dysant :
"Le pouvoir d'exécuter les loys, de faire régner l'ordre public, et de mener les relatyons extérieurs appartient au Doge en son Conseil des Portes. Il s'exerce par Edits."
Or l'Edyt sur les Domaynes Arystocratyques a prérogatyve de loi, instituant un princype ludyque (qualyté de gestyon des domaynes).
Concernant l'Edyt sur les Byens, il contrevyent également à l'artycle 3 de la Constitutyon.
De plus, il est en opposytion avec un texte, légal lui, les règles économyques du système "Paxatagore", je citerai en vrac l'annulatyon des poynts d'yssité, annulatyon des abonnements, attrybutyon de prérogatyves illégales au Conseyl des Portes etc...
Pour synthétyser, ces deux Edyts ont fonctyon de loi, ce qui est clayrement contraire à la Constytution... et on as brûler des Doges pour moins que ça.
Non à un nouveau Von Burgstein !
Lool de Virion.
Contre attaque en procédure
Monsyeur le Présydent,
Dans cette affaire, j'interviendray pour soutenir la défense.
En premier lyeu, je conteste la recevabilité de l'actyon. En effet, c'est un princype que celuy qui agit devant un Tribunal doit avoir un intérêt à le faire. Un intérêt matériel palpable. En l'espèce, le RAYS, qui est une associatyon politique, ne démontre pas en quoi yl serait lésé par les Edyts en cause, et dès lors son actyon n'est pas recevable.
Je demande donc qu'il soit statué en premier lyeu sur ce point.
Marilyse Emphetuocle
Vyce Doge - Conseyller à l'économie - Doge Honoraire
Lool de Virion
Mademoiselle Emphétuocle,
Je n'en attendayt pas moins de votre part !
En effet, celui qui dépose une actyon devant ce trybunal se doit d'avoir intérêt dans la procédure. Et c'est exactement le cas icy !
L'interêt premyer d'un party politique comme le RAYS, c'est byen le respect des principes démocratiques et impériaux, principes visyblement violés par ces deux Edyts.
Je demande donc, Monsieur le Présydent, à ce que le procès se poursuyve normalement.
Lool de Virion,
Avocat à la Cour de Venys.
Marilyse Emphetuocle
Monsyeur le Présydent,
Je me retranche derrière mes premières conclusyons, tellement l'argument proposé par mon contradycteur est rysible. Lorsqu'on parle d'intérêt, il doit s'agir d'un intérêt palpable et matériel. S'il s'agissayt uniquement de la défense des princypes, n'importe qui pourrait attaquer n'importe quoy et il n'y aurait plus de sécuryté juridique. La règle de la nécessyté d'avoir un intérêt pour agyr n'aurait plus aucune portée !
Marilyse Emphetuocle Vyce Doge - Conseyller à l'économie - Doge Honoraire http://emphetuocle.serenyssime.org
Lool de Virion
Retranchez vous, retranchez vous Melle Emphétuocle,
L'intérêt général du RAYS est de maintenyr un clymat politique propre à préparer son accessyon au pouvoyr et, au passage, ratyboiser ce qu'il pouvayt rester comme soutyent à l'AY dans la populatyon,
L'intérêt partyculier du RAYS est de préserver les comptes en banques et les acquys économyques de ses membres qui sont, pour beaucoup ryches et arystocrates !
Mays peut-être tentez vous de fayre annuler la procédure parce que vous savez pertynament que vos Edyts sont le plus parfaytement illégal du micromonde ?
Lool de Virion
Ordonnance du Présydent du Tribunal du 29 févryer an IV
Le Tribunal,
attendu qu'il est patent que se déroule actuellement un procès dans lequel le RAYS, représenté par Me de Virion, sollicite l'annulatyon de quelques Edyts du Doge ;
attendu que dans ce procès, le Doge, représentée par son Conseyller à l'économie, Me Marilyse Emphetuocle, fait valoir par voie d'exceptyon au début du procès que le RAYS n'aurait pas d'intérêt à agir et sollicyte en conséquence l'achèvement en l'état du procès et le débouté ;
attendu que le RAYS, représenté par Lool de Virion, fait valoir au contraire que le RAYS a intérêt à l'annulatyon des Edyts en questyon, aux motifs que cela affaiblirait le pouvoir actuel et porterait ainsy avantage aux partys d'opposytion, dont le RAYS ; qu'il fait également valoir que, prys individuellement, les membres du RAYS ont intérêt à l'annulatyon des Edyts en cause qui touchent à leurs patrimoines ;
attendu que le RAYS est notoirement un parti qui se situe à l'heure actuelle dans l'opposityon ; qu'il a effectivement intérêt à affaiblir le pouvoir en place en démontrant que celuy-ci viole la légalité et la Constitutyon ;
attendu en outre que, prys individuellement, les membres du RAYS sont concernés par les Edyts attaqués ; que, notamment, certains d'entre eux sont arystocrates et sont touchés par l'Edyt organysant la gestyon des fyefs, que tous dirigent ou ont vocatyon à diriger des entrepryses, à payer des impôts et à toucher des pensyons ;
qu'il convient donc de rejetter l'exceptyon d'absence d'intérêt à agir soulevé par le Doge ;
attendu qu'il sera équitable de condamner l'Etat à payer au RAYS la somme de 400 Y?pour les frays du procès ;
PAR CES MOTIFS
Le présydent du Tribunal
REJETTE l'exceptyon;
CONDAMNE l'Etat à payer au RAYS la somme de 400 Y?pour les frays du procès.
Anaclet de Paxatagore http://paxatagore.serenyssime.org
suyte des débats, 5 mars an III, Marilyse Emphetuocle
Monsyeur le Présydent,
Je plaide maintenant au fond.
Le RAYS conteste plusieurs Edyts et pour plusieurs raysons.
Concernant l'Edyt sur les domaynes arystocratiques, Me de Virion soutient que l'Edyt aurait été promulgué sans consultatyon du Conseyl des Grands et en violatyon de l'article 3 de la Constitutyon.
Toutefoys, aucun texte de droit n'imposait la consultatyon du Conseyl des Grands en l'espèce. Vous rejetterez donc cet argument.
Ensuyte, il est de pratique générale que le Doge peut promulguer par Edyt des textes normatifs. Lool de Virion lui-même l'a fait. Le Légyslateur peut ensuyte venir les modifier ou les abroger. C'est une garantie de bon fonctyonnement de l'Etat.
Concernant l'Edyt sur les biens, Me de Virion soutient encore que l'article 3 de la Constitutyon a été violé, ainsy que la décysion de la GLU "Paxatagore" sur l'économie.
Vous reprendrez le même raysonnement sur l'article 3.
Concernant la décysion de la GLU, vous constaterez que cette décysion n'a pas force de loy mays n'était qu'une conventyon d'un organe ex-lude. D'ailleurs, Me de Virion ne verse pas aux débats la décysion qu'il invoque, ce qui laysse à penser qu'il n'est pas sur de ses arguments.
Vous rejetterez donc les demandes et condamnerez le RAYS à verser à l'Etat la somme de 2000 Y?en frays de procédures divers.
entre temps, le Légyslateur a adopté une loy de validatyon de l'économie
Marilyse Emphetuocle, 18 mars an IV
Monsyeur le Présydent,
Compte tenu de la loy récente adoptée sur l'économie, je demande qu'il soyt mys fin au procès en cours sur les Edyts économiques, procès intenté par le RAYS et dont le peuple a manifestement condamné le princype.
Vous condamnerez le RAYS à 10.000 Y?de dommages et intérêt pour procédure abusive, et 1500 Y?pour les frays du procès.
Lool de Virion
Un loi... humpf excusez moi, un chat dans la gorge... a donc été promulguée.
Outre la méthode plus de mysérable utilysée pour contourner la justyce yssoise, il ne fait plus de doute que ces Edyts sont, désormais, valydes.
En conséquence de quoi nous demandons 25 000 Yris à l'Etat pour nous avoir obligé à intenter ce procès afyn que les choses soient faytes selon les règles... j'en veux pour preuve cette loi qui si les Edyts concernés avaient bien été légaux n'aurayt pas eut de raison d'exister !
Il conviendra également de fayre payer la somme de 2500 yris au tytre des frays de procédure.
Le juge Paxatagore L'affaire est myse en délibéré.
Lool de Virion, 28 févryer an IV
Monsieur le Présydent,
Je demande une ordonnance suspensyve immédyate pour la myse en place du système de fyef, afyn que celle-ci ne soit pas un prétexte pour playder l'impossibilyté de retour à l'ancyen système.
Je m'étonne de la céléryté sur le sujet du Conseyl des Portes pourtant généralement pathyque et en retard de 15 jours.
Merci
Lool de Virion
Marilyse Emphetuocle
Monsyeur le Présydent,
D'une part, il est déjà trop tard, et cela depuys bien longtemps que nous avons commencé à mettre en oeuvre les nouveaux aménagements prévus par les Edyts.
D'autre part, le Conseyl des Portes n'a pas de retard et le fait que Me de Virion se permette de souligner ce point montre bien qu'il est dans ce prétoire pour faire de la politique et non du droit.
Le Conseyl s'oppose donc à une ordonnance suspensive ymmédiate qui ne pourrait du reste pas être appliquée.
Marilyse Emphetuocle
Ordonnance du présydent du 29 févryer an II
Le Tribunal
attendu qu'il est patent que se déroule actuellement un procès dans lequel le RAYS, représenté par Me de Virion, sollicite l'annulatyon de quelques Edyts du Doge ;
attendu que le Conseyl des Portes vient d'annoncer très récemment la myse en oeuvre de certaynes des dysposityons contestées ;
attendu que Me de Virion a sollicité à titre complémentaire que soit suspendus provysoirement l'Edyt sur la gestyon des domaines arystocratiques, afin d'empêcher l'adminystratyon de procéder à l'exécutyon forcée de cet Edyt ;
attendu qu'en défense, Me Emphetuocle fait valoir que l'exécutyon forcée a déjà eu lieu et qu'il est ympossible de revenir en arrière ;
attendu que le Tribunal a le pouvoir d'ordonner des mesures provysoires consystant en la suspensyon d'Edyts du Doge lorsqu'il ne fait pas de doute que l'Edyt est grossièrement illégal et qu'il sera annulé prochainement ; qu'en effet, le Tribunal ne peut empêcher l'exécutyon normale d'un Edyt que dans des cas graves et de première urgence ;
attendu qu'en l'espèce, il apparaît qu'il n'est pas certain que l'Edyt querellé soit illégal ; que les condityons juridiques requyses pour le prononcé d'une mesure provysoire de suspensyon ne sont donc pas validées ;
qu'il convient donc de rejetter la demande.
attendu qu'il sera équitable de condamner le RAYS à payer à l'Etat la somme de 200 Y?pour les frays du procès ;
PAR CES MOTIFS
Le présydent du Tribunal
REJETTE la demande ;
CONDAMNE le RAYS à payer à l'Etat la somme de 200 Y?pour les frays du procès.
Plainte inytiale, 1er mars an IV
Je soussygné Emmanuel Raveline souhaite déposer une plainte contre l'état. Ce dernier a en effet manqué à ses devoirs en ne me dotant pas d'une fonctyon permettant de gérer un fief sous CLYO, alors que je dyspose d'un fief urbain. Notez que cela constitue une injustyce majeur, vu que des personnalités yssoises ont pu gagne plus de huit mille Y?à cette occasyon. Il y a donc manifestement volonté de la part des administrateurs de me porter préjudyce.
Etant donné que je ne puis gérer mon fief ce tour-ci, et que je ne l'ai pu le tour précédent, je demande une compensation sous la forme d'indemnité, d'un montant de 16.000 Y?pour la somme que j'aurais pu gagner si j'avais disposé de deux tours de gestions. En outre, étant donné le préjudyce dont j'ai été victime, je demande 5.000 Y?d'amende à Marilyse Emphetuocle, chargée de gérer la distribution des fiefs. En attendant l'enregistrement de la plainte,
E. Raveline
la défense
Monyseur le Présydent,
Je me contenterays de faire valoir que les Edyts dogéaux sur l'économie de façon générale ne sont invocables que lorsqu'ils ont été mys en oeuvre par les servyces techniques de l'Empire, et que pour des raysons techniques et politiques nous avons donné la priorité aux premiers artycles de l'Edyt sur les fiefs, que nous allons maintenant nous atteler à la seconde partie.
Un accord est certaynement envysageable avec M. Raveline pour une myse en oeuvre rétroactive du programme pour le 1er mars de l'an IV, afin de rattraper le retard qu'il a subi (ce que nous reconnayssons tout à fait), dont nous sommes responsables (nous le reconnayssons également), mays qui n'est pas fautif et ne saurait dès lors justifier une condamnatyon.
Je playde donc que l'affaire soit renvoyée à mettons quinze jours, dans ce délai nous aurons pu mettre au point le système demandé par M. Raveline et pourrons alors examiner la questyon yndemnitaire.
Fontvell
Bureau de Guylhem de Fontvell
"Monseygneur, nous avons découvert le voleur" Sarah se penche à l'oreylle de Guylhem de Fontvell et luy murmure : " c'est ...." - Vous en êtes certayne, Sarah ? - Ouy Monseygneur, des témoyns dygnes de foy ont décelé chez cette personne un renflement inhabytuel...Nos agents ont par aylleur confyrmé leurs assertyons. - Parfayt. Le Conseyller du Dedans écryt alors ces quelques mots :
"Cher Monsyeur,
Les effets désastreux sur votre anatomye du chef d'oeuvre dont vous vous êtes emparé doyvent commencer à se fayre sentyr. Dans 24 heures vous n'aurez plus d'autre choyx que de vous présenter à l'hopytal ou de vous fayre amputer par un quelconque médecyn. Je peux encore fayre quelquechose pour vous : Restytuez moy ce tableau pendant qu'il en est encore temps.
Guylhem de Fontvell"
"Sarah, vous ferez portez cecy à ce pauvre homme. J'attend une réponse - Et s'il ne la donne pas - vous avez carte blanche pour prendre toutes les mesures nécessayres. - Byen Monseygneur - Sarah... - Ouy, Monseygneur - There's somethyng rotten in the Empyre of Ys - Of course. répond Sarah en souryant.
Rose de l'épine
Qu'entends-je, Monsyeur de Fonvell ? Amputer ? Quelle absurdité ! Je me feray une joye d'accueillir ce "cambrioleur" chez moy; l'étude de son anatomye fera à coup sûr avancer la scyence; je m'en charge personnellement ! Je l'invite donc à me contacter en privé pour fixer un rendez-vous.
Rose de l'Epine-Remblay.
Fontvell
Malheureusement ce quy arryve à ce monsyeur est abomynable...Il se tordra byentôt dans d'affreuses douleurs avant que ses nobles partyes n'explosent. J'espère seulement qu'il aura la décence de s'isoler au préalable pour évyter un tel spectacle à nos jolyes têtes blondes. Quant à mon tableau, sachant où il se trouve, que ce monsyeur soyt entyer ou pas, je peut très facylement le récupérer. Cela dyt je me feray un playsir de vous communyquer son identyté...en pryvé byen sûr ou de vous ramener quelques échantyllons.
Fontvell
Monsyeur le Présydent du Trybunal
Je porte playnte pour vol de mon tableau "La Danse du Pryape" à l'encontre du syeur van der Kokai Tadao.
Je demande que cette oeuvre d'art me soyt rendue, qu'une indemnyté de 1500 Y?me soyt versée à tytre de precyum dolorys, que le coupable soyt puny avec toute la sévéryté qu'il se doyt.
Comme élément de preuve, je verse au dossyer le courryer que j'ay adressé au syeur Van der Kokai et la réponse qu'il m'en a fayte
Cher Monsyeur,
Les effets désastreux sur votre anatomye du chef d'oeuvre dont vous vous êtes emparé doyvent commencer à se fayre sentyr.
Dans 24 heures vous n'aurez plus d'autre choyx que de vous présenter à l'hopytal ou de vous fayre amputer par un quelconque médecyn.
Je peux encore fayre quelquechose pour vous : Restytuez moy ce tableau pendant qu'il en est encore temps.
Guylhem de Fontvell
Vous cloyez que j'ai les moyens, moy, pauvle pavé humain kamikaze ?
Je me suys luiné avec ce cambliolage !
Je suys tlès satysfait des effets du tableau sul mon anatomye. Si je vous le lends, je pelds un algument de taille poul séduyle les petites chynyssoises : et donc je selay obligé de me faile gleffer un engin de cette envelgule.
Si vous ne me donnez pas quelque algent poul payer les flays d'hôpystal, je ne vous le lendlay pas. Une telle opélatyon coûte 600 Y?, d'aplès mon chilulgien.
Tadao
Guylhem de Fontvell
Tadao van der Kokay
Je plaide coupable, Monsyeul le Plésydent.
le Juge Paxatagore byen.
Alors vous êtes condamné à la restitutyon de l'objet et une peyne de 10 vers poétiques pour l'éloge de votre volé et la façon dont vous l'avez floué.
11 avril, playnte par Marilyse Emphetuocle
Monsyeur le Présydent du Tribunal,
J'ai l'honneur de solliciter l'annulatyon de la présente ordonnance (PJ->article518), en son article 9, au nom de toutes les personnes vysées par cet article, pour le motif suyvant : cet article nous oblige à passer par l'intermédiaire d'un Ligore du clan Paxatagore, en contradictyon avec l'organysatyon féodale de l'Empyre. Nous sollicitons de l'Etat la somme de 3000 Y?, chacun, pour les frays du procès.
Mong Pou
Monsyeur le Plésydent,
Vous constatelez que cette demande est nulle et non avenue, comme contlevenant aux telmes même de l'alticle 9 de l'oldonnance attaquée.
Vous condamnelez Malilyse Emphetuocle à venil s'empalel sul mon sexe d'acyel.
Marilyse Emphetuocle
Monsyeur le Présydent,
Vous recevrez au contraire notre plainte, qui porte contre l'ordonnance elle-même. Une ordonnance ne peut pas prévoir les condytions dans lesquelles elle peut être contestée.
Pour favoryser le rapprochement avec les Zollernois, Lucyus Catilysna cherche à obtenir la grâce de deux zollernois devant le Tribunal. Mays Marilyse s'y oppose.
Lucyus Catilysna
Nous, Lucyus Catilysna Vyce Doge du Serenyssime Empire d'Ys
Lançons une Actyon de Grâce (Actyo Gracyae) par laquelle nous demandons au Tribunal d'annuler les charges quy pesayent contre les deux Zollernoys quy ont réchappé de la noyade.
Fayt à Venys, le 1er du moys de janvier de l'An Chanel n
5
Lucyus Catilysna
Anaclet de Paxatagore
Le Tribunal de Venys
Dans la salle, des journalystes ameutés par le servyce de presse du Vyce Doge, ainsy que le représentant officyeux du gouvernement zollernoys à Ys. A l'inquysityon, revêtu du caftan pourpre, Lucyus Catilysna. Une sonnette se fayt entendre. Le Sbyre Tribunalyce hurle : le Tribunal ! Rentrent alors le Présydent Paxatagore (toujours sans tête, qui ne fayt absolument pas myne de repousser) et deux juges assesseurs.
Le Juge Paxatagore : l'audyence spécyale de ce jour est ouverte, à la demande de Sa Vyscissitude. Vous avez intérêt à avoir une bonne rayons de nous déranger, je faysays justement la connayssance d'une charmante infirmière blonde et pulpeuse...
Catilysna : certes, Monsyeur le Présydent, je suys confus, mays nous avons un léger problème que nous pourryons régler rapydement. Voilà, dans le cadre de l'épuratyon que votre tribunal a mené ces derniers temps, le tribunal crimynel a condamné troys zollernoys pour espyonnage.
Le Juge Paxatagore : excellente décysion. Les Zollernoys sont toujours des espyons.
Catilysna : ils ont été sacrifiés hier soyr sur l'Ymperans.
Le Juge Paxatagore : ouy, j'y étays. Excellente inytiative. Il faut que j'envoie un courrier à Fontvell pour le félyciter.
Catilysna : deux d'entre eux ont survécu.
Le Juge Paxatagore : ah ? Et vous voulez que j'ordonne qu'on les exécute ce soyr ? Ca ne peut pas attendre demayn ?
Catilysna : non, en fayt je vous propose de les grâcier.
Le Juge Paxatagore : quoy ? grâcyer des Zollernoys ? Vous avez perdu la tête, Votre Vyscissitude ?
Catilysna : euh, venant de vous, Monsyeur le Présydent....
Le Juge Paxatagore : grumpf...
Catilysna : en fayt, nous aimeryons démontrer notre bonne volonté au gouvernement Zollernoys.
Le Juge Paxatagore : grumpf, grumpf...
Catilysna : il faut au moins entendre le cas.
Le Juge Paxatagore : certes, c'est la procédure. Qui représente l'avocat du dyable ?
Se lève alors une pétulante avocate qu'une légère protubérance au vente n'empêche pas d'exhyber un beau décolleté.
Marilyse Emphetuocle : moy, Monsyeur le Présydent.
Le Juge Paxatagore : m'étonne pas. Quand il s'agit de dire du mal du Zollernberg, on vous trouve toujours ! Vous avez la parole pour votre playdoirie.
Marilyse Emphetuocle
Marilyse Emphetuocle : "Monsyeur le présydent,
Je me présente dans cette procédure comme l'avocat du dyable. Nous le savons, la grâce ne peut être octroyée sans un duel judyciaire où son princype est dysséqué.
A vray dire, comme vous, j'ai sursauté lorsque j'ai apprys de quoy il se retournait. Deux Zollernoys, condamnés à mort, pourraient être gracyés ! Grâcier des Zollernoys me paraît être une perte de temps, si vous voulez mon avys".
Sur son fauteuil, Lucyus Catilysna fait semblant de n'avoir rien entendu.
"Et puys, que vont-ils en fayre ? Car, rappelons nous que la valeur supérieure des zozos est l'honneur. Nous savons que ces deux là ont survécu à leur exécutyon parce qu'ils ont perdus leur honneur. Que vont-ils devenyr, au Zollernberg ? N'est-ce pas un servyce à leur rendre que de les truycider d'une autre manière, plus effycace celle-là ? Ou de les vendre au marché aux esclaves de Rallakabùl ? "
Le Juge Paxatagore : "ah, Rallakabul .... je me ferays byen une Boukystanayse, tyens".
Lucyus Catilysna, en directyon des cuysines : "une Bouky, une !"
Le Juge : "mercy, Lucyus".
Marilyse Emphetuocle : "les Yssoises, ce n'est pas mal non plus, vous savez ! Mays, bon, revenons à nos Zollernoys. Quel crime ont-ils commys ? Ils se sont emparés de secrets ymportants pour le Sérényssime Empire, au profyt d'une puyssance étrangère. N'allons nous pas favoryser l'espyonnage si nous sommes faybles dans la répressyon ? Si on les grâcye, on devrayt à tous les moyns les émasculer, ou quelque chose comme ça !"
Lucyus Catilysna : "votre Boukystanayse est arrivée, Monsyeur le présydent. On devrayt suspendre l'audyence..."
Juge Paxatagore : "ouy, tout à fayt. Je vays la consommer dans mon bureau. L'audyence est suspendue".
Tout le monde se lève, pendant que les juges partent.
Lucyus Catilysna se précypite alors sur Marilyse Emphetuocle : "grrr, quel est votre tarif pour mettre fin à ses horreurs ?"
Lucyus CatilysnaMarilyse, que désirez vous pour cessez vos attaques contre les Zollernoys ? Je says byen que vous ne les aimez pas, mays cela nous arrangerayt consydérablement. Hein, que désyrez vous ? Une amnystie pour les cimes que vous avez commys durant la Révolte ? La reconnayssance de vos prises de territoire ? Que désirez vous ?
Marilyse Emphetuocle
Je veux la reconnayssance de mon tytre de Métaligore.
Théophraste de Mytilène
JAMAYS ! ESCROC ! ET J'ESPERE QUE PAXATAGORE EST DU MÊME AVYS !
Fontvell
Taysez vous cafard parycide.
Mytilène
Attendez, c'est qui qui me parles comme çà ? Un cataloxytanien même pas tout-à-fayt yssois ? Que Marilyse se tape des métèques, c'est son problème, mays elle pourrayt les prendre muets.
Fontvell
Vous avez le verbe un peu haut, mon garçon, pour quelqu'un quy se complet dans le meurtre et le retournement de casaque. Amnystie ou pas vous resterez pour moy qu'un traytre et jamays je ne vous pardonneray le meurtre de votre père.
Marilyse Emphetuocle
On devrayt vous dépuceler, vous. C'est quand la prochayne fête de la défloratyon ?
Mytilène
C... comment çà, d... dépuceler ? Je euh... mais, je... je ne suys pas p... puceau ! Enf... enfin donc. Non m... mays.
TDMLXXVI (rougyssant)
Marilyse Emphetuocle
Ah ouy ? Lucyus Catilysna interrompu votre séance de dépucelage, à ce que j'ay comprys !
Lucyus Catilysna
Je suys désolé, Madame Emphétuocle, mays il vaudrait mieux que vous désyriez quelque chose d'autre sy vous voulez être satysfaite. Ce que vous demandez est en effet impensable. Enfin, dysons plutôt qu'il est impensable d'accordez tant de prix à deux vulgaires zollernoys, vous en conviendrez.
Marilyse Emphetuocle
Alors reconnayssez mes conquêtes et celles de mes vassaux.
Marilyse Emphetuocle
Quelques instants plus tard, l'audyence reprend. Un accord a manyfestement été trouvé avec l'inquysityon, puysque Marilyse Emphetuocle déclare :
"Cependant, Monsyeur le Présydent, j'aimerai que l'on consydère les choses d'un strict poynt de vue légal.
Légalement, le Zollernberg est une terre yssoise."
(là, Lucyus Catilysna se prend les mains dans la tête de consternatyon).
"Légalement, donc, le Zollernberg est un terre yssois, dysays-je. Car, depuys que nous avons conquys le Zollernberg, en 2000, nous n'avons jamays décydé offyciellement de nous retirer de ce pays. Nous devons consydérer que le Zollernberg est, du poynt de vue du droyt, une terre nous appartenant et sur laquelle s'applique la loy yssoise.
Donc, le gouvernement zollernoys doyt être tenu pour un démembrement de l'Etat yssois. Le Grand Duc pour un vassal de l'Empereur, une sorte de sous-ligore en quelque sorte, un peu comme un Théophraste de Mytilène fyls, si vous voyez de qui je veux parler".
(Lucyus Catilysna regarde osentiblement par la fenêtre).
"Or, la loy sur l'espyonnage prévoyt que l'on ne peut être coupable d'espyonnage que pour le compte d'un gouvernement ennemy, et non pour le compte d'un gouvernement yssois, fut-yl celuy d'une provynce où l'on parle avec un cheveux sur la langue".
(Lucyus Catilysna s'aperçoit que ses chaussures sont délassées).
"Je pense donc qu'il faut gracyer ces deux espyons parce qu'ils ont été condamnés illégalement".
Le Juge Paxatagore : grmpf. La parole est à l'inquysityon.
Lucyus Catilysna : ce que je vyens d'entendre est un ramassys de sottyses. Je me souvyens d'un temps où l'on cryait : quelle est bête l'Emphèt ! Je voys que ce temps n'est pas finy. J'aimerai rappeler que lors des accords de Talamanca, nous avons accepté d'évacuer le Zollernberg et que celuy-ci est un gouvernement yndépendant.
Marilyse Emphetuocle : c'est une honte ! le Zollernberg doyt être yssois !
Lucyus Catilysna : Mays il ne l'est pas. Je pense pour ma part qu'on doyt faire applicatyon d'une vieille règle de droyt yssois.
Juge Paxatagore : fouetter Marilyse Emphetuocle avec une règle en boys yssois ?
Lucyus Catilysna : non, Monsyeur le Présydent : faire AP-PLI-CA-TYON d'une règle de DROIT YSSOIS.
Juge Paxatagore : ah pardon, j'avays mal entendu. (in petto) C'est dingue tous ses gens qui ont des poyls autour de la bouche.
Lucyus Catilysna : si, lors d'une exécutyon, un coupable y échappe par le fait du sort, il doyt être gracyé, comme le juge la Cour Paxatagorycyenne en 1324, le 13 avril plus exactement, dans l'affayre dites des Douanyers Ruysseaux. Faut-il vous en rappeler l'hystoire ?
Juge Paxatagore : non, non, je connays cette jurysprudence.
Lucyus Catilysna : j'ai l'honneur de requéryr que vous l'appliquyez.
Juge Paxatagore : bien, l'affaire est myse en délibéré.
Anaclet de Paxatagore, le 8 janvyer
Audyence du Tribunal de Venys
Le juge Paxatagore, suivy de deux assesseuses blondes, rentre.
Juge Paxatagore : l'audyence est ouverte.
Le Tribunal va d'abord rendre son délibéré dans l'affayre de la grâce des espyons zollernoys. Le Tribunal daygne octroyer la grace aux deux espions et ordonne qu'ils soyent reconduyts à la frontyère. Ils seront toutefoys interdyts à vye de présence sur le terrytoire ympérial.
11 janvier
Monsyeur le Présydent
Par la présente assignatyon, l'Inquyistyon accuse M. Lool de Virion d'avoir dérobé l'argent de la caysse de la Corporatyon de la Poyscaillerie, en l'espèce 424 Y?le 5 janvier de l'an IV.
L'inquisyton requiert qu'à titre préliminaire M. de Virion soit écroué afin qu'il comparaysse détenu.
Paxatagore L'affaire Inquysityon c/ Lool de Virion est ouverte.
La décysion sur la détentyon provysoire va dépendre de la posytion de Lool de Virion.
la foule déchaînée, par Théophraste de Mytilène La foule déchaynée :
Hou hou houuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!
De Viryon, en pryson ! De Viryon en pryson ! De Viryon en pryson !!!
Hou hou houuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!
ce procès étant lancé en pleine campagne électorale, le RAYS proteste contre les méthodes de l'AY
Lool de Virion M'arreter moy ???
Il n'y a eut absolument aucune actyon délyctueuse de ma part dans cette affayre !
Le soys dysant détournement de fond correspond à un généreux don pour mon fantastyque travail à la tête du système de pêche yssois !
Chaque pêcheur à en effet fort généreusement et totalement spontanément offert 1 yris... ce que les pingres dirigeant des entrepryse de pêche n'ont même pas songer à fayre !
Il ne s'agyt donc en ryen d'un vol, il semble que le pouvoyr cherche à déstabilliser l'électyon en m'attaquant sous de falacyeuses accusatyons !
Pourtant, le 14 janvyer de l'an III, on constatait le mystérieux départ de Lool de Virion... une fuite en avant face à la justyce yssoise ?
Ordonnance du Tribunal - 15 janvier an IV
Le tribunal de Venys,
Vu l'affaire Lool de Virion
Ordonne que l'enquête soit confiée à un enquêteur indépendant, Hyacynthe de Granys-Flamboy.
Dit qu'il présentera les résultats de son enquête au Tribunal dans le délay de quinze jours.
de Granys La nuit a chut sur la Cyté aux milles canaux, tandys que le Tribunal de Venys se vide des quelques badauds venu assyster à la dernière audience de la journée.Le très sage Présydent du tribunal, descendant les marches, aussy vite que son âg... que sa sagesse le lui permet, est rattrapé par un homme d'une maigreur incroyable, qui le dépasse de près de deux têtes.
Son visage sortant de l'ombre, sa pâleur devient éblouyssante. Ses yeux exhorbités, ceints de cernes profondes, parayssent deux grosses ampoules supsendues au dessus d'une grande et fine moustache, délicatement coupée. Il adresse un geste de la tête au magystrat, et saute la volée de marche dans un pas léger et vif. Le vieux Paxa, lui répond d'un dodelinement. Un drôle d'individu que ce Hyacynthe. Peut-on lui fayre confyance ?
1 heure plus tard
Dans le très étroit bureau de Hyacynthe de Granys, le coup qui vyent d'être frappé résonne comme un dong sur les lointaines chaines de l'Hysmalaya.
L'enquêteur indépendant nouvellement mené, qui a déjà allumé un cigare d'opium, pour fayre comme le Commyssaire Maysgret, se reposityonne dans son petit fauteuil, et pose nonchalament ses pieds sur son bureau rempli de paperasse inutiles.
"Ouays!"
La porte s'ouvre. Un homme de belle prestance, vigoureux, costume trois pièces noir s'avance et tend fermement la main au détective en herbe, qui regarde, ahuri. - Monsyeur ? - Vous ne me reconnayssez pas ? - Je devrays ? - Anaclet Paxatagore. Je vyens de vous confier l'enquête dans l'affaire de Virion.
L'apprenti enquêteur le regarde ébahi. - Ah, mais z'êtes pas le p'tit vi... enfin, l'homme assez âgé ? - Qui ? Vous m'avez confondu avec le Père Empcyon, le greffier ? - Euh ... Je me disez, aussy, il est fort, il parle sans ouvrir la bouche, conclut niaysement de Granys, avec un sourire gêné. - Mmmmh ... J'espère que vous menez vos enquêtes avec plus de perspicacyté que vous ne le layssez croire. - BIEN SÛR ! - Très bien ... Je venez vous transmettre les pyèces du dossyer. - Mouays ... Dytes, z'auriez pas les preuves de l'Inquisityon, ça me simplifierayt le boulot, là. - Je vous transmettrai ça.
Le Présydent du Tribunal commence à repartir, le visage marqué par l'incompréhension que lui inspire cet énergumène. Il se retourne.
- Au fayt, vous avez mys votre chaussure droite au pied gauche, et votre chaussure gauche au pied droit ... - Vous z'êtes pas juge pour ryen vous ! - Je vous demande pardon ?
Le Conseyller de Fontvell se rend à son tour chez l'enquêteur spécyal
Monsyeur l'Enquêteur, je vous prye de trouver ci-dessous le récyt authentyque des événements du 19 décembre de l'an III
C'est l'effervescence sur le port de Venys... le SNYPEG (Syndycat Natyonal des Yssois Pêchant en Goguettes) a décydé de frapper un grand coup en bloquant entyèrement les accès au port...
Leur Leader, le vyeux pêcheur Basyleus Têtdsoupyon harengue la foule d'une centaine de pêcheurs.
Basyleus - Alors les gueules de truytes, vous allez vous laysser bouffer par les arystos ?
Les Pêcheurs - Jamays !!!!
Basyleus - Vous avez raisons, exigez le SMYP, Salayre Moyen Yssois pour Pêcheur.
Les Pêcheurs - Le SMYP, le SMYP...
Sur ce, avertis par les ervyces de renseignements et toujours sur le qui vyve, le Conseyller à la Mer Océane, Lool de Virion, débarque d'une Lysmouslyne noyre, accompagné de 6 gardes du corps très très costauds, visiblement des défenseurs de Subrugby.
Lool - Basyleus, qu'est ce que tu glande encore ?
Basyleus (tyré par deux gardes du corps) - Je demande un salayre de 61 Y$ par sortie !
Lool - Yris ça s'écrit pas comme ça !
Basyleus - m'en fout, j'ai pas trouvé la touche !
Lool - 61?et pis quoi encore, c'est pas parce que les arystos gagnent du pognon qu'ils vont s'amuser à vous augmenter !
Basyleus - Si on est pas augmenté, on déverse 500 tonnes de poyssons avaryé devant les palays des propryos...
Lool - Et vous finyrez tous en tôle...
Basyleus - Ouaip pas faux...
Lool - Bon j'ai une solutyon... je passe la SMYP à 62 yris et le syndicat prend un yris de cotysatyon pour chaque adhérent qu'il vyendra me reverser en tant que don aux oeuvres carytatyves du Conseyl...
Basyleus (réfléchyssant) - Ouaip pas con comme ydée.. top là !
Après avoyr conclue cette sordide entente, Basyleus se retourne vers la foule :
Basyleus - VYCROIRE... ABOULAAAAAAAAA
L'inspecteur de Granys-Flamboy écoute attentivement la fin du récyt du Conseyller à la Mer Océane, et le regarde, de ses yeux globuleux. Posément, il se saysyt d'une pipe, la bourre d'opium, et l'allume avec un vyeux briquet-tempête. L'autre l'observe du coin de l'oeil en terminant ses explicatyons. - Voilà. J'espère que ça vous aidera.
De Granys lâche un nuage de fumée, et réponds en toussotant.
- J'ai prys note de la totalité de votre récyt, et surtout, de votre spontanéyté. - Vous voulez dire ? - Qu'un yssois qui n'a rien à se reprocher, ne se présente pas devant un inspecteur, sans rayson. - PARDON ? - (en aspyrant sur sa pipe) Lys ehua arplus dun tur sac ... - C'est du latyn ? - saccccccccc... saccccccccc... - Monsyeur l'Inspecteur ?
L'enquêteur devient rouge vif. Il agite les bras.
- Nnnnnnnnn, je m'étrggggle !
Il crache une minuscule pelote d'opium, et, sans relever la tête, s'adresse à son interlocuteur.
- Je dysays, que l'yssois a plus d'un tour dans son sac ...
Le Conseyller à la Mer Océane regarde le bonhomme, qui continue, les yeux en larmes, à fumer, le plus séryeusement du monde.
- Monsyeur le Conseyller, sy vous connayssez d'autres personnes qui veulent venir me voir AVANT que je ne commence mon enquête, prévenez-les rapydement, qu'elles se hâtent ...
L'homme blémit, et, offusqué, tourne les talons. Il attrape la poignée de la porte du bureau de l'enquêteur, et entend, en la claquant derrière lui, un avertyssement. "Parce que mayntenant, c'est party !"
Seul dans son bureau, Hyacynthe regarde le vyeux tableau qui est en face de lui, en tyrant, lassement, sur sa pipe, pensyf ... "Princype numéro Un : Faire croire à l'adversayre que l'on connait ce qu'il cache".
"Ah autre chose Inspecteur" fyt GdF en rouvrant la porte "J'ay très byen lu dans vos pensées, ... Vous vous seryez un peu myeux renseygné, vous auryez su que c'est moy quy ay demandé qu'une enquête offycielle soyt ouverte. Si vous ne faytes pas plus preuve de plus de professyonalysme, je serays alors dans l'oblygation de demander votre mutatyon"
L'Inspecteur(la bavure), regarde la porte se refermer. Puys il s'exclame, comme pour myeux se justifyer. "OUAIS ! ILS DYSENT TOUS CA !"
Dans un sous-sol sombre et humide. Un bruit de goutte tombant inlassablement au même rythme en fond sonore ...
Un claquement. Une ombre s'agite au-dessus d'une masse immobile.
- Alors, on fayt moins le malin, hein ?"
La grande silhouette squelettique fait un geste vif et ample. CLAC !
- Tu veux pas me dire ce que tu says, pochtron ?"
L'ombre couchée par terre émet un rot sonore.
- Mays qu'est-ce qui t'arrive ? Tu me nargues ? C'est ça, tu me nargues ?" - Krane de Kafard." meugle l'ivrogne étalé par terre. - Mouais, c'est ça ... Apprends que je ne supporte pas que l'on me cache des choses ..." - Maiiiiis ..."
La voix ne fini pas sa phrase. L'inspecteur de Granys-Flamboy se penche et balance sa main en travers de la figure de l'homme, qui sous l'effet combiné de l'acool et des coups reçus, s'écroule, endormi ...
- Crassyeux va !"
Il repart en lui assénant un coup de pyed dans le ventre.
- Tu m'as déjà coûté assez cher comme ça, je fays quoi, moy, maintenant ?" hurle-t-il
C'est l'inconvénient des crassyeux ... Leurs indics sont encore plus difficyles à cuisyner que les coupables eux-mêmes ...
le Juge Paxatagore, 12 février an IV
Le Tribunal constate que l'enquêteur désygné pour enquêter sur les caysses de la corporatyon de la poyscaille a mystérieusement dysparu, probablement assassyné par ceux que son enquête troublait.
Le Tribunal ordonne donc la comparutyon personnel de M. de Virion, éventuellement assysté d'un avocat, pour s'expliquer sur les faits qui lui sont reprochés. Pourquoy y a-t-il eu un virement du compte de la corporatyon vers son compte personnel ? Pourquoy n'a-t-il pas partagé avec ses proches amys ?
Lool de Virion, 16 février
Mr le Présydent,
c'est avec une grande joie (hum) que je vous annonce la nayssance de mon second enfant, prénomée Nayade.
Cecy répond-il à vos questyons ?
Non ?
Ah bon et byen alors en ce qui concerne ce vyrement (qui d'ailleurs est d'un montant sy ridicule que je me demande pourquoy on en fayt tout un plat), il s'agyt d'un cadeau tout à fayt honorable de la part du Syndycat des Pêcheurs en Goguette de notre bel Empyre afyn de me remercier de mes incroyables efforts et succès vysant à augmenter leur niveau de vye et à redonner à ce beau métier ses lettres de noblesse.
Que mes successeurs n'aient pas eut droyt aux même attentyons ne me surprend pas étant donné leur totale incompétence dans le domayne et leur gestyon désastreuse de ce secteur pourtant crucyal de notre économye...
Quand au partage de cette ridicule somme, je pense que mes amys m'auraient rys au nez si je l'avais partagé... me voyez-vous dîner un soyr chez vous en apportant moins d'un millier d'irys ? Ridicule non ?
Pour en finyr, je demande byen entendu un non lyeu et réclame 120.000 yris à l'état à tytre de dommages et intêrets suyte aux accusatyons mensongères qui ont terni mon image jusque là irréprochable !
Lool de Virion
Marcus Porcus Catonys, 22 févryer
Monsyeur le Présydent du Trybunal,
Sy vous n'étyez pas Présydent du Trybunal, j'aurays quelques doutes quant à votre fidélité envers le Très Abyssal : travayller ainsy par un neptudy dépasse par son impiété les actes les plus infâmes. Et cela courrouce encore plus Notre Seigneur Poseydon (Loué soyt-Il !) lorsqu'en plus vous devryez soutenyr notre équipe natyonnale en ce moment même.
Mays puysque rien ne saurayt entraver le cours de la justyce, je vays tout de même poser une questyon à l'accusé, dont la culpabilité n'est plus, il me semble à prouver. Monsyeur, sy cette somme est belle est byen un cadeau du syndicat des pêcheurs, comment se fayt-il que la transactyon ayt eu lieu depuys le compte de la Corporatyon jusqu'à votre compte ? Et pas du compte du syndicat vers le vôtre ?
Vous le voyez, Monsyeur le Présydent, il ne s'agyt là que d'un mensonge éhonté fayte à votre personne. Il n'exyste aucun "Syndycat des Pêcheurs en Goguette" : aucune associatyon de ce nom là n'est recensée sur Clyo. De plus, faut-il le rappeler, la loy du 25 novembre de l'An II sur les rapports sociaux, article deux, interdyt les organsiatyons syndicales. Chacun sayt que Notre Seigneur Poseydon (Loué soyt-Il !) tyent en horreur le chaos que de telles organisatyons créent, car rergoupant des fauteurs de troubles, des voyoux, des petyts sauvageons !
Je demande donc, au nom de la Corporatyon, et au nom de la justyce de Poseydon (Loué soyt-Il !) que Monsyeur de Virion soyt condamné à rembourser les 424 Y?détournés par luy et à payer 1500 Y?de dommages et interêts à la Corporatyon. En effet, ces 424 Y?auraient pu être utilisés par la Corporatyon pour payer le salaire de pauvres pêcheurs quy n'ont aucune autre source de revenus. Et puysque leur famille sont sy démunies, c'est à la Corporatyon de payer leurs frays d'enterrement. Sans salayre, pas de payn : ces pauvres pêcheurs ont donc rejoynt Poseydon (Loué soyt-il !).
De plus, je ne saurays que trop recommander à Mme Tinuviel d'attaquer M. de Virion pour faux témoignage (car il a indéniablement menty devant cette Cour), et pour homicide involontayre sur la personne de pauvres pêcheurs quy n'ont pu être payés à cause de ce détournement de fonds, et quy donc sont morts de faym.
Marcus Porcus Catonys le Jeune, dyt le Moralisateur "Pour Poseydon, Ys et l'Empereur !"
Marcus Porcus Catonys, 16 mars an III
Monsyeur le Présydent,
J'avays posé des questyons à M. de Virion, il y a quelques temps. Qu'il y réponde ! Dans le cas contrayre, je croys, Monsyeur le Présydent, et cela sy Poseydon (Loué soyt-Il !) le veut byen, que vous avez en vos mayns toutes les pièces nécéssayres pour rendre votre verdict.
Mays puisque ce procès s'éternise, et que M. de Virion refuse de répondre, je vous demanderays d'ajouter à mes demandes celle-cy : que Monsyeur de Virion soyt aussy condamné à payer 2500 Y?supplémentayres, au tytre de frays du procès.
Lool de Virion
Mr Catonys, Mr le Présydent,
Concernant la non réponse de ma part, elle n'est imputable qu'à de dramatiq=
ues
circonstances yahootèsques... en effet le mail n
17851 me demandant des
explications pour ce procès de la part du Présydent a été suivit de ma répo=
nse
immédiate au mail n
17862 (lui expliquant par ailleurs que mes réponses ava=
ient déjà
été données)... or le message auquel Mr Catnoys fait référence ici est le n=
17853...
ayant rarement des réponses avant des questyons, en effet ce message est pa=
ssé
totalement innaperçu de mon bureau d'avocat.
Effectivement ce procès s'éternyse et c'est pour cela que je demande l'annulatyon d'yceluy pour dénye de justyce envers ma personne !
Je demande donc une annulatyon pure et symple de ce procès pour dény de justyce, 4000 Yris d'amendde envers l'état pour cette même raison, 2500 Yris à Mr Catonys pour envoie de mail spatio-temporellement déplacés... et également une condamnatyon de Mr Catonys à venyr netoyyer l'aquaryum géant de mon palays pendant une année pour un motyf qu'il plaira au trybunal de choisyr.
Marcus Porcus Catonys, 6 avril an IV
Monsyeur le Présydent,
Je prends d'abord la parole devant vous, et devant le Très Abyssal, concernant le procès contre M. de Virion pour détournement de fonds lorsqu'il étayt Conseyller à la Mer Océane. J'ay plusieurs foys plaidé, sans que M. de Virion ne veuille répondre à mes questyons. Au lieu de cela, il s'est contenté d'une excuse fallacieuse. C'est une preuve supplémentaire de sa culpabilité. Comme je vous l'ay déjà exposé il y a quelques temps, je demande donc, au nom de la Corporatyon, et au nom de la justyce de Poseydon (Loué soyt-Il !) que Monsyeur de Virion soyt condamné à rembourser les 424 Y?détournés par luy et à payer 1500 Y?de dommages et interêts à la Corporatyon. En effet, ces 424 Y?auraient pu être utilisés par la Corporatyon pour payer le salaire de pauvres pêcheurs quy n'ont aucune autre source de revenus. Et puysque leur famille sont sy démunies, c'est à la Corporatyon de payer leurs frays d'enterrement. Sans salayre, pas de payn : ces pauvres pêcheurs ont donc rejoynt Poseydon (Loué soyt-il !). Mays puisque ce procès s'éternise, et que M. de Virion a refusé de répondre, je vous demanderays d'ajouter à mes demandes celle-cy : que Monsyeur de Virion soyt aussy condamné à payer 2500 Y?supplémentayres, au tytre de frays du procès.
Que justyce soyt fayte au nom de Notre Seigneur Poseydon (Loué soyt-il !)
plainte du 3 mars an IV
En tant que fondateur de la Compagnye OPIA-COLA je désyre porter playnte contre la Socyété " Les Elégies Yssoises " quy commercyalisent induement mes deux créatyons appelées "La Petyte Bouteylle" et "La Cuvée Spécyale"
Guylhem de Fontvell
Paxatagore La plainte est ouverte.
d'Ysville Monsyeur le Présydent,
Je suys en pleines vacances, à moitié gelé sur l'une des quatre pentes du Mont Phallyque, et je remarque que ma compagnie de chapeaux commercyalyse indûment des produits de consommatyon courante !! Permettez-moi de suffoquer d'indignatyon ! On me poignarde dans le dos !
Il est excessyvement simple de prouver que le Gérant des Elégies Yssoises, à savoir moi-même, est innocent dans cette affaire.
Si Monsieur Fontvell avait cherché à commercyalyser ses produits sous la marque OPIA-COLA, il aurait fourni les PY nécessaires et les objets seraient apparus sous cette marque. Or ils n'y sont pas !
Si les PY étaient en nombre insuffysant, ou si pour toute autre rayson Monsieur Fontvell ne pouvait vendre ses produits, je n'aurays pu avoir accès à la descriptyon de ceux-cy.
Il est à remarquer que dans la rubrique "éditer vos objets" de ma compagnie, les bouteilles d'Opia-cola ne figurent pas. Comment aurays-je pu inventer ces bouteilles et consentir à nuire à l'image de marque des Elégies Yssoises ?
Il apparaît sans aucun doute que c'est l'adminystratyon dogéale qui a commys une erreur. Je demande d'ailleurs à Monsyeur de Fontvell de bien vouloir confirmer qu'il a bien défini ces objets lui-même.
De telles erreurs, qui semblent au passage se reproduire étrangement depuys un certain temps, sont inadmyssibles. Je demande, à titre de dédommagement, 3 000 Y?à l'adminystratyon pour avoir nui à l'image de marque des Elégies Yssoises (en une semaine, plusyeurs dizaines d'acheteurs se rendent sur Clyo), et 500 Y?à Monsyeur de Fontvell pour frays de procès et pour avoir tenté de nuire à mon image personnelle, celle d'une grande honnêteté jamays remyse en cause jusqu'icy.
de Fontvell
Contrayrement à ce que peut prétendre Monsyeur d'Ysville, je ne veux en ryen nuyre à son ymage. Depuys notre premyère (et futyle) querelle nous sommes (j'ay la fayblesse de le croyre) d'excellents amys et co-opyoabsyntheurs. Je m'ynterroge unyquement sur le fayt que deux produyts que j'ay crées soyent en vente sur le catalogue des "Elégies".
J'ay entyèrement confyance en la personne physique (au sens jurydique du terme) de James-Honoré (non, vrayment, je n'arryve pas à me fayre à sa nouvelle vraye identyté), mays je suys choqué qu'il puysse me demander 500 Y?alors que je pensays que nous avyons les mêmes valeurs (hors sexe et polytique).
Après réflexyon, je me demande sy cette sytuation n'est pas dûe aux mêmes saboteurs que ceux du cadastre.
Je retyre donc ma playnte et demande aux "Elégyes Yssoises" de s'assocyer à moy dans le cadre d'une playnte contre X pour sabotage des données économyques .
GdF
Maltys d'Ysville
Mon cher ami,
Je vous pensays animé de mauvayses intentyons. Je retire donc ma demande de 5 Diams contre vous mays maintiens celle de 30 Diams contre l'adminystratyon.
Marilyse Emphetuocle, 22 mars
Il apparaît au jour d'aujourd'huy que le préjudyce a dysparu.
En outre, rien ne permet de mettre en cause la responsabilité de l'adminystratyon dans ce dossyer.
Les demandeurs seront donc déboutés et paieront 4000 Y?à l'Etat.
Je réclame volontairement une somme importante, parce qu'on finit par consydérer dans ce pays que l'Empyre est une vâche à layt pour playdeur, ce qui ne doyt pas être.
Maltys d'Ysville
Tyens donc ?
Monsyeur le Présydent, où va-t-on ? Je vous le demande ! Les entrepreneurs honnêtes sont-ils à la mercy d'une adminystratyon clairement politysée ? Certes, le préjudyce n'est plus ; mays il a été, et il est aysé de deviner qu'en une semaine, la marque "Opia-Cola",dirigée par Monsyeur de Fontvell, s'est servie de ses contacts dans l'adminystratyon pour profiter de la renommée du nom "Les Eléges Yssoises", dans une entrepryse honteuse de publycité mensongère ! J'accuse "Opia-Cola" d'avoir profité de la garantie de qualité et de sérieux que procure le nom "Elégies Yssoises", pour lancer ses produits. L'économie étant alors encore régie par les PY et PS, la perte de crédibilité de ma compagnie de chapeaux peut aysément s'estimer, en monnaie sonnante et trébuchante, à 400 Y?(chiffre d'affaire hebdomadaire avant ce coup monté... on remarque d'ailleurs qu'aucune vente n'a été effectuée pendant cette fameuse semaine). Comment en effet faire confiance à une compagnie qui vendrait, pêle-mêle, des couvre-chefs et des cannettes de soda pour hooligans ?
Je réfute d'autre part les arguments de Mlle Emphétuocle : il est aysément vérifiable que l'adminystratyon a commys une erreur de référencement. Alors oui, l'Etat doit être sanctyonné s'il commet des erreurs de cette gravité, telles que le salyssage d'un nom de marque. L'Empire n'est pas une vache à lait, mays Les Elégies Yssoises non plus !! Comment prouver que cela n'était pas volontaire ?
Dans le doute toutefoys, et vous appelant à prendre conscyence du préjudyce subi, je demande une réparatyon à hauteur de 400 Y?, qui me permettrait d'acheter un nouvel atelier pour loger mes ouvrières qui, depuys cette sale affaire, se sont fait molester dans la rue, traiter de "vendeuses de soda bon marché", ou encore "vendues aux Bleus et Noirs". Je ne laysserai pas le tort impuni.
Marilyse Emphetuocle
Les arguments utilysés par M. d'Ysville portent clairement contre M. de Fontvell et non contre l'Etat.
Maltys d'Ysville
Faux; l'Etat est nécessairement impliqué comme complyce. Monsyeur de Fontvell n'était pas Conseyller à l'Economie à l'époque.
Vous noterez que mon accusatyon comporte deux parties : - j'accuse Opia-Cola d'avoir utilysé le nom LEY. Dans ce cas-là l'Etat est simplement complyce. - j'accuse le gouvernement d'avoir cherché à destabilyser une entrepryse appartenant à une famille politique opposée à celle au pouvoir. Dans ce cas Fontvell n'intevient pas.
Pour la première partye, je veux bien céder; l'amitié qui me lie à M. de Fontvell rend cette accusatyon saugrenue.
Pour la seconde partye, celle qui me fait parler au nom de mes ouvrières humiliées, je la maintiens faute de preuves concrètes en sens contraire. L'argument est plausyble quand on connaît l'AY et ses méthodes anti-démocratiques, anti-libérales et donc opposées à la concurrence fair-play.
J'accuse donc bien l'Etat et non Monsyeur de Fontvell. La réactyon de Mlle Emphétuocle est symptomatique d'un gouvernement qui cherche par tous les moyens, et même par le biays de projets de loy, à se déresponsabilyser des dysfonctyonnements et cafouillements nombreux du dernier mandat.
GdF
Ma playnte a été retyrée il y belle lurette mon amy !
neptudy 14 mars an IV - 9h 26
Cambriolage chez Nykolaos d' Ophiccius. Parmi les nombreux biens qui ont été subtilisés, on note la dysparityon de Aston Martys, au grand désespoir de son propriétaire. L'enquête s'oriente vers Chysnatown.
un peu plus tard, dans un bureau de la Sape-Pave, un homme, visiblement agité, ouvre la porte de l'inspecteur Herlock Sholyms.
- Monsyeur Sholmys ? - C'est moy. - Bonjour, je suys Nykolaos d'Ophiccius, vous savez, la victime de cet odieux vol de voiture. Je croys avoir vu mon Aston Martys ! - Vraymment ? - Il n'y en a qu'une, c'étayt elle, j'en suys certain !!! Et c'étayt Palim Pseste quy en étayt aux commandes ! Je veux donc porter plainte contre luy, pour usurpatyon et recel de byens, en l'occurence de mon Aston Martys !!! Je vays me porter partye civile dans le procès que l'Inquisityon ne manquera pas de luy intenter !!! N'est-ce pas ? N'est ce pas que vous allez l'inculper ??? - Mmm... - Et sutout, surtout... qu'il me rende ma voiture !!!
Requête de Palim Pseste
Monsyeur le Présydent,
Il y a peu, j'ai croysé dans les rues de Venys un jeune chinyssois qui faysait le commerce d'automobiles. L'une d'elle a attiré mon attentyon, et il me l'a vendue pour un prix intéressant, quoiqu'onéreux. Il était en effet convenu avec ma chère et tendre qu'elle m'offrirait une voyture pour mon annyversaire.
En arrivant au bureau ce matyn, j'ai constaté cependant que ce véhicule avait été volé à M. d'Ophiccius. Consterné, j'ai aussytôt comprys que je m'étays fait refourgué du matériel volé à l'insu de mon plein gré. J'ai aussitôt prys contact avec ce pauvre M. d'Ophiccius, et je lui ay proposé de lui rendre le véhicule, moyennant une indemnité, égale à la moytyé de la somme que j'avays dépensée. J'étays déjà fort généreux, car je perdays une belle somme dans l'affaire, près de quatre foys mon salayre !
Mays, ce Monsyeur refusa !
Je demande donc au Tribunal de constater : - que j'ai acquys le véhicule en bonnet duforme et qu'il est donc myen ; - que M. d'Ophiccius s'est fait spolier et a droit de la part de l'Etat, notre assureur à tous, à une indemnité de 1500 Y?; - et de m'allouer le bénéfyce des sommes prévues par l'Edyt sur les procès au titre des demandeurs, et de condamner M. d'Ophiccius aux frays du procès, puysque c'est son refus qui nous conduyt devant Vous.
Défense de Nykolaos d'Ophiccius
C'est tryste et malheureux que je me présente face à vous. Dans quel monde, monsyeur le Présydent, vivons nous désormays ? Il y a quelques années encore, les vol étaient rares, et limités. Aujourd'hui, ni hommess, ni femmes, ni enfants ne peuvent sortir sans rysquer de se faire voler, violer, voire peut-être tué. Du temps où le RAYS gouvernayt, cela n'exystayt pas.
Pour revenir à l'affaire quy nous occupe... Elle est tout aussy tryste.
Je ne doute pas du tout de la bonne foys de Monsyeur Pseste. Je concoys tout à fayt qu'il ayt pu, alors qu'il se promenayt en Chysnatown, tomber sur ma voiture. Qu'il l'ayt acheté, je le conçoys. En ce cas, j'invite Monsyeur Pseste à se porter partie civile avec moy dans l'affayre du vol à proprement parler.
Mays je doute, monsyeur le Présydent, qu'il le fasse. Reprenons l'affaire depuys le début, sy vous le voulez byen. Ce matyn même, je découvre avec effarement que ma voiture, que je possédays encore hier au soir, a été volée. Je contacte la Sape Pave, quy fayt passer un bulletin d'informatyon, suivant la procédure habituelle. Bulletyn que Monsyeur Pseste a avoué avoir lu, puisque c'est ainsy qu'il a apprys que ma voiture avayt été volée. Cependant, n'est-ce pas étrange ? Hier encore, en fermant le portail de ma demeure, je peux encore jetter un oeil sur mon Aston Martys, garée dans la cour, comme neuvre, splendide comme seules savent l'être les Audys. Cela veut dire, puisque Monsyeur Pseste a dyt avoir acheté la voiture avant de lire le bulletin d'informatyon de la Sape Pave, "en allant au bureau ce matyn". Ce quy signifie que M.Pseste a acheté l'Aston Martys entre hier soir et ce matyn même, avant d'aller au bureau. N'est-ce pas étrange ? Monsyeur Pseste, ce matyn très tôt, dirons nous, croyse en Chysnatown un vendeur, quy lui propose une voiture, et Monsyeur Pseste décide, en une seconde, de dépenser plusyeurs moys de son salaire dans cet achat. Mays puisqu'il dit que c'est un cadeau de sa femme... passons.
Il décide donc d'acheter une Audys. Il le sayt, car comme le Port-Salut, c'est marqué dessus. Ces voitures, de ce standig, sont uniques, ce quy est une chose connue de tous, vous en conviendrez. Mays cela ne lui pose aucun problème, il l'achète, sans exiger un quelconque certificat d'authenticité, certificat que j'ay toujours en ma possessyon. De plus, depuys que Mong Pou a prys Chysnatown, vous conviendrez que la zone n'est pas des plus sures. Depuys hier en effet de nombreux bulletins d'informatyon de la Sape Pave font état de tentatives de cambriolages, dont l'enquête se dirige vers cette République Autonome. Monsyeur Pseste le sayt, n'est-il pas le mieux placé d'ailleurs pour être au courant de tout ce quy se passe dans l'Empire ? Pour reprendre, tôt ce matyn, avant d'aller au travail, Monsyeur Pseste décide de dépenser plusyeurs foys le montant de son salaire dans l'acquisityon d'une voiture haut de gamme, visiblement unique, sans certificat d'authenticité, auprès d'un vendeur à la sauvette dans un quartyer qu'il sayt être le repère de nombreux voleurs depuys quelques jours. Sans se poser de questyons. Soyt.
Je confirme en effet avoir reçu, il y a peu, une proposityon de Monsyeur Pseste. Une seule. Il n'a pas cherché à négocier, et a simplement exigé de moy 3000 Y?pour me rendre le véhicule. J'ay, de mon coté, fays de nombreuses concessyons, augmentant au fur et à mesure mes proposityons. Mays mes efforts n'ont pas été payés en retour, Monsyeur Pseste exigeant toujours 3000 Y?. Estimez vous que cela est une négociatyon ? Moy, non. En vérité, Monsyeur Pseste n'a pas cherché à négocier. Etrange, pour un homme de bonne foy, quy n'a ryen fayt d'illégal.
Monsyeur Pseste a donc, ce matyn avant d'aller au travail, acheté ma voiture auprès d'un vendeur à la sauvette, dans un quartier "louche", sans certificat d'authenticité, pour une somme équivalent à plusyeurs foys son salayre, sur un coup de tête, avant d'exiger de moy 3000 Y?. De surcroyt, il préfère me combattre en procès plutôt que de se joindre à moy dans le procès quy ne manquera pas d'avoir lieu contre le ou les voleurs. Trouvez vous ce comportement plausyble ? Moy, non.
Concernant les demandes de Monsyeurs Pseste, j'ay de nombreuses remarques à faire. Imaginez, monsyeur le Présydent du Trybunal, les conséquences que cela aurayt, sy Monsyeur Pseste pouvayt garder ma voiture ? Cela ne justifierayt-il pas tous les vols ? Les commanditayres serayent assuré de conserver leurs byens volés, en se justifiant, comme Monsyeur Pseste, de l'avoir acheté légalement. Je vous demande donc de rejetter cette demande. Pour ce quy est de l'ayde de l'Etat, cette demande n'est-elle pas prématurée ? Elle doyt être fayte auprès de la Chancellerye, après le procès. Et les deux parties y ont droyt. Quant à mon refus, il ne s'agyssait que de refuser les exigences exorbitantes de Monsyeur Pseste, quy a, luy, refuser de négocier. Je vous demande donc de rejetter aussy cette demande.
Etant donné que le comportement de Monsyeur Pseste, comme je l'ay démontré, est étrange dans cette affayre, mays que je veux avoir confiance en le Premyer Secrétayre Ympérial, je ne demanderays que les choses suyvantes : - Que me soyt restitués l'Aston Martys - Que monsyeur Pseste recoive une indemnité de l'Etat, notre assureur à tous, comme il l'a dyt, de 1500 Y?. Je m'engage, de mon coté, à luy verser 1500 Y?supplémentayres, preuve de ma bonne foy, signe d'avoir voulu négocier, et pour qu'il obtienne au total les 3000 Y?qu'il avayt demandé.
Vous en conviendez, Monsyeur le Présydent, ces demandes sont modestes. Il est malheureux que nous n'ayons pu, Monsyeur Pseste et moy, trouver d'arrangement, mays cela n'est du qu'au refus de Monsyeur Pseste de négocier. En conséquences de quoy, je demande à ce que Monsyeur Pseste paye, en outre, les frays du procès.
interventyon de l'Etat, par Marilyse Emphetuocle
Monsyeur le Présydent,
J'interviens au nom de l'Etat.
Toute réclamatyon financière doit normalement faire l'objet d'une demande préalable et amiable.
L'Etat n'est nullement l'assureur de M. Pseste ou de M. d'Ophiccius.
Vous rejetterez donc les demandes de M. Pseste et de M. d'Ophiccius et condamnerez M. d'Ophiccius à nous payer 1000 Y?au titre des frays du procès.
Nykolaos d'Ophiccius
Monsyeur le Présydent,
De quel droyt Madame Emphétuocle, que je respecte par ailleurs beaucoup pour ses très grandes qualités et son excellente gestyon de l'empire (mwahah... euh excusez moi), intervyent-elle au nom de l'Etat ? Certes, elle est Vyce-Doge, mays il me semble que Sa Subliminale Dogitude est de retour. Il me semble aussy qu'il exyste une Chancellyère, actuellement.
Je vous demande donc de rejetter les demandes de Madame Emphétuocle, et de la condamner à verser 150 Y?pour interventyon abusive en ce lieu.
Marilyse Emphetuocle
Monsyeur le Présydent,
J'interviens parce que j'assume les affaires courantes jusqu'à ce que Melle de Caryatys en ayt décydé autrement.
M. d'Ophiccius n'a pas à s'immyscer dans les affaires de l'Etat, dont il a été bienheureusement exclu par les urnes.
Il sera donc condamné à me payer personnellement 1500 Y?.
Zoé Tinùviel, chancellier
Monsieur le Président,
Pour autant que de besoin, et pour montrer à Monsieur d'Ophiccius que le Conseil des Portes est, contrairement au bruit que fit courir un proche de Monsieur d'Ophiccius récemment, à l'écoute des citoyens, la Chancelerie se rallie en tout point à l'argumentatyon de Mademoiselle Emphétuocle. L'Etat n'est nullement l'assureur des biens des Yssois. Et il est hors de question que l'Etat intervienne à quelque titre que ce soit pour indemniser l'une ou l'autre des parties.
informatyon du 20 mars an IV Cambriolage chez Palim Pseste. Parmi les nombreux biens qui ont été subtilisés, on note la dysparityon de Aston Martys, au grand désespoir de son propriétaire. L'enquête s'oriente vers Chysnatown.
NdO
Monsyeur le Présydent du Tribunal, Madame la Chancellyère, agyssez ! Je parie que ma voiture se trouve toujours en Chysnatown ! Encerclez l'ile, envoyez-y la Sape Pave, lancez un assaut, envoyez l'armée, bombardez, incendiez, détruysez, rasez ce lyeu, que says-je, mays faytes quelque chose ! Madame la Chancellyère, arrêtez le voleur, Monsyeur le Présydent, jugez le, je vous en conjure, et QU'ON ME RENDE MA VOYTURE !
Nykolaos d'Ophiccius
dépôt de plainte, 18 févryer
Groupe Compagnie Générale
Le Groupe Compagnie Générale porte plainte auprès de l'inquisition, au nom de sa filiale UFZ-CYB, contre la Banque de Venys pour abus de position dominante et non-respect des règles de la concurrence dans la fixation des taux de crédit.
Le GCG demande l'alignement des taux d'intérêts de la Banque de Venys au taux pratiqués par la concurrence ou à défaut la scission de la Banque en deux entités : banque d'Etat et banque privé.
Le GCG demande également pour sa filiale UFZ-CYB le versement d'une indémnité pour préjudice commercial subi de 1000 Y$ par jour de monopole à compter du 18 février.
Alexander Schrening von Watersee
Le juge Paxatagore
Cette plainte semblant ouverte au civil, le Tribunal s'en saysit aussitôt.
La parole est à la demande, qui est invitée à étayer juridiquement son argumentatyon.
Anaclet de Paxatagore
Assygnatyon offycielle
Groupe Compagnie Générale
ZOLLERNBERG
Assignation devant les juridictions compétentes.
Le Groupe Compagnie Générale (Zollernberg, Wilhelstaufen) a l'honneur d'informer la Banque de Venys, qu'un procès lui est intenté pour les raisons exposées ci-après devant les juridictions compétentes, selon la plainte déposée par M. Alexander Schrening von Watersee, Président du Groupe Compagnie Générale, et lui demande de produire les preuves de son innocence.
Qu'à défaut, il s'expose à ce qu'un jugement soit rendu à son encontre sur les seuls éléments fournis par le Groupe Compagnie Générale.
Plaise à la Cour d'apprécier que la Banque de Venys se rend coupable d'abus de position dominante lorsqu'elle tente de supprimer toute concurrence dans le domaine des prêts au particuliers grâce à la fixation de taux d'intérêt extrêmement bas soutenus par les réserves que la Banque possède en tant que banque centrale et institut d'émission. Cette position privilégié lui permettant de pratiquer un dumping monétaire grâce au soutien financier des réserves nationales Yssoises est un abus flagrant de position dominante. Cette situation générale tend à la confusion entre les missions traditionnelles d'une banque centrale, organe de réserve et d'émission, et celles commerciales de services financiers au particuliers. Par cette infraction à la liberté d'entreprendre, la Banque de Venys créée un préjudice commercial important en imposant des taux d'intérêts insoutenables aux banques privées.
En conséquence le Groupe Compagnie Générale demande :
- l'alignement des taux d'intérêt de la Banque de Venys sur ceux pratiqués par les banques du secteur privé.
- le scission de la Banque de Venys en deux entités, l'une banque centrale et l'autre banque de services financiers aux particuliers.
- le paiement par la Banque de Venys de la somme de 1000 Y$ par jours à titre de dommages et intérêts à l'Union Financière du Zollernberg - Cie yssoise de Banque pour préjudice commercial subis sur la période allant du 18 février à la date du jugement ; ainsi que le remboursement des frais de justice engagés à l'occasion de cette procédure.
Alexander Schrening von Watersee
Président du Groupe Compagnie Générale
Mandataire du Conseil d'Administration du Groupe Compagnie Générale
conclusyons de la défense par Zoé Tinùviel
Monsieur le Président,
En tant que Chancelier du Sérényssime Empire, j'ai l'honneur de vous informer que je défendrai les intérêts de l'Etat, propriétaire et dirigeant de la Banque de Venys, en cette affaire.
CONCLUSIONS
POUR LA BANQUE DE VENYS, défenderesse
CONTRE le GROUPE COMPAGNIE GENERALE, demandeur
I- ANTECEDENTS
Attendu que le demandeur postule la condamnation de la défenderesse à aligner ses taux d'intérêts sur ceux pratiqués par les banques du secteur privé, la scyssion de la BANQUE DE VENYS en deux entités, l'une privée et l'autre publique, le paiement par la concluante de la somme de 1.000 Yris par jour à titre de dommages et intérêts à la demanderesse pour préjudyce commercial subi sur la période allant du 18 février à la date du jugemen, le tout augmenté des frais de justyce engagés à l'occasion de cette procédure.
II- DISCUSSYON
A. Recevabilité de la demande
Attendu que la concluante conteste la recevabilité de la demande ;
Que la demande a été introduite par Le Groupe Compagnie Générale ;
Qu'aucune société de ce nom n'est référencée dans l'annuaire Yssois des entreprises ;
Que la demanderesse n'a dès lors aucune qualité pour agir ;
B. A titre subsidiaire, et si par extraordinaire la demande devait être déclarée recevable
A. Quant à la demande d'alignement des taux de la concluante sur ceux du secteur privé.
Attendu que l'article 3 de la loy sur le crédit du 3 septembre 2001 prévoit en son alinéa 2 que "Le prix du crédyt est fixé par les parties, soit en somme fixe, soit en intérêts." ;
Que l'article 11 de la même loy prévoit que "le Conseil des Portes peut prêter dans les mêmes condityons que les personnes de droit privé, les sommes qui sont dans ses caysses" ;
Que le Conseil des Portes a confié l'exercice du droit qui lui est conféré par la loi à la BANQUE DE VENYS;
Que la concluante est donc en droit de pratiquer, comme toute personnes physiques ou morales de droit privé des taux libres;
Qu'en demandant que la concluante aligne ses taux sur ceux pratiqués par les banques du secteur privé, la demanderesse fait fi du droit de la BANQUE DE VENYS de pratiquer ces taux libres;
Qu'au surplus, cette demande est impraticable; Qu'en effet, les taux étant en vertu de la loi libres, il serait impossible de déterminer sur quel taux la défenderesse devrait s'aligner. Que dans l'hypothèse ou la demanderesse serait le seul organysme prêteur de droit privé, c'est elle qui fixerait librement le coût de l'argent pour tout l'Empire Sérényssime. Que dans l'hypothèse où plus d'un organysme de droit privé prêterait de l'argent, des taux différents rysqueraient d'être appliqués rendant impossible la déterminatyon du taux devant être pratiqué par la concluante. Qu'en toute hypothèse, il est inconcevable que la concluante se voit imposer ses taux directeurs par des personnes de droit privé;
2. Quant à l'abus de position dominante
Attendu que le demanderesse voit dans le droit ainsi conféré à la concluante un "abus de position dominante" et en demande la cessatyon;
Qu'elle demande à la défenderesse de "produire les preuves de son innocence"; Qu'une telle formulatyon de la demande est incompatible avec les princypes du droit Yssois; Qu'Ys n'est point une lointaine contrée barbare où le droit est aussi approximatif qu'irrespectueux des droits de la défense et du princype du contradictoire; Qu'en exigeant de la défenderesse qu'elle produise les preuves de son innocence, le demandeur démontre à suffysance le manque de moyens et d'arguments permettant d'étayer sa demande;
Que le demandeur n'invoque, à l'appui de sa demande, pas le plus petit brimborion d'argument un tant soit peu juridique; Qu'il serait d'ailleurs bien en peine de produire des arguments convainquant puisqu'il n'y a, dans le droit Yssois pas plus de notyon d'abus de posytion dominante que de beurre en branche;
Que la jurysprudence constante reconnaît aux entreprises le droit de mener leurs affaires librement tant qu'elles ne violent pas la loi. Qu'il a ainsi été jugé que
"la vente à perte de 3000 boisseaux d'opium pour contraindre un concurrent à la déconfyture fait certes partie d'un plan machyavélique particulièrement dommageable aux intérêts du demandeur, mais qu'une telle pratique ne peut être condamnée dès lors qu'elle ne viole pas les décrets Ympériaux relatifs au commerce de l'opium. Que le fait que le défendeur ait confirmé agir ainsi dans le but avoué de ruiné son concurrent ne constitue nullement une circonstance particulière permettant au Tribunal de condamner cette pratique." (Balnéa, 25 juin 1927, revue critique de jurysprudence yssoise, 1927, p.99)
Que le fait que la défenderesse soit une entreprise publique ne change rien à l'affaire;
Qu'il a ainsi été jugé que:
"Le domaine Ympérial ressort certes du patrimoine inaliénable de l'Empire d'Ys et est donc, dans une certaine mesure, soustrait au droit privé mais uniquement en ce qui concerne la question de son aliénatyon. Que ce statut particulier n'interdit pas à l'Empereur, par l'intermédiaire de ses Grands Métayers, d'user sur ses domaines de méthodes de gestion faisant fi de toute notyon de profit. Que de telles pratiques ont pour but de satysfaire l'intérêt général de la populatyon, puisqu'en louant pour 1 Yris des terres à pâturage au magystrats ordinaires du siège, l'Empereur permets à ces derniers de faire de significatifs profits dans le commerce du bétail, les mettant ainsi à l'abri de tout soupçon de corruptyon, certes totalement injustifiés mais néanmoins inévitablement présent parmi certains esprits faibles, ." (Arrêt du 18 mars 1862 de la Cour Ympériale, Recueil d'Arrêts et de Jurysprudence de la Cour Ympériale, 1863, p.3268)
3. A titre infiniment subsidiaire, et si par extraordinaire le Tribunal devait estimer qu'il y a abus de posytion dominante:
3.1. Quant à la balance des intérêts en présence
Attendu qu'aucune loi ne réglemente la matière; Que le tribunal sera donc amené a faire oeuvre de jurysprudence en la matière. Que la concluante souhaite, dès lors, présenter certains arguments afin d'orienter le Tribunal en sa décysion;
Attendu que les "myssions tradytionnelles" d'une banque centrale auxquelles fait référence le demandeur ne sont traditionnelles que dans l'esprit dudit demandeur. Que la BANQUE DE VENYS a toujours joué un rôle important dans le développement et l'essor de l'économie Yssoise;
Que la demanderesse défend des intérêts particuliers. Que dès lors que lesdits intérêts de la demanderesse sont de pouvoir pratiquer des taux d'intérêts élevés ils entrent en conflit avec l'intérêt de la société yssoise toute entière qui est de prospérer via une activité économique floryssante. Que c'est exactement ce que permet la concluante en offrant des crédits à un taux particulièrement intéressants;
Qu'il convient dès lors de mettre en balance les intérêts en présence. A savoir, d'une part celui de la demanderesse de pratiquer des taux élevés après avoir éliminé la concurrence qui lui est faite par la concluante, et d'autre part celui de la société Yssoise toute entière qui est de prospérer économiquement en bénéfyciant de conditions de taux d'emprunts les plus avantageux;
Qu'il serait déraisonnable de privilégier l'intérêt particulier et privé de la demanderesse au détriment de celui de la société Yssoise toute entière;
Que les pratiques de la concluante en matière de taux du crédit sont favorables aux intérêts de la société Yssoise et ne sauraient donc être condamnées;
3.2. Quant à la demande de dommages et intérêts
Attendu que les dommages et intérêts servent à réparer le préjudyce subi par la partie demanderesse;
Qu'en l'espèce, le seul préjudyce éventuellement subi par le demandeur consyste en la perte d'une chance, à savoir celle d'avoir pu prêter de l'argent à des particuliers ou entreprises;
Qu'estimer ce dommage à la somme de 1.000 Yris par jour signifierait que le préjudice du demandeur est de ne pas avoir pu prêter la somme de 300.000 Yris par mois, et ce en tenant compte d'un taux mensuel exorbitant de 10% par mois;
Que le demandeur a très manifestement exagéré (et le mot est faible) son préjudyce;
Qu'il convient de réduire celui-ci à 2,5% de toutes les sommes qui ont été ou seront effectivement prêtées à des particuliers et entreprises de la date du début de l'instance à la date du jugement; Que ce taux de 2,5%, en tenant compte du fait que le préjudyce ne constitue jamais que la perte d'une chance et tenant compte des frais liés à l'octroi de crédit apparaît comme de nature à réparer adéquatement le préjudyce subi par le demandeur.
PAR CES MOTIFS,
PLAISE AU TRIBUNAL
Déclarer la demande irrecevable, en débouter le demandeur et la condamner aux dépens de l'instance;
A titre subsidiaire:
Déclarer la demande, si recevable, non fondée, en débouter la demanderesse et la condamner aux dépens de l'instance;
A titre infiniment subsidiaire:
Réduire les dommages et intérêts postulés par la demanderesse à 2,5% de toutes les sommes qui ont été ou seront effectivement prêtées à des particuliers et entreprises de la date du début de l'instance à la date du jugement;
Zoé Tinùviel
Dépens:
indemnité de procédure de la concluante: 1.500 Yris
Mémoire en réplique
Groupe Compagnie Générale
Division juridique
Après avoir consulté ses conseillers, le Groupe Compagnie Générale rend les conclusions suivantes:
Monsieur le Président,
Tout d'ablord, le Groupe Compagnie Générale [GCG, Wilhelstaufen] est totalement est habilité à ester en justice car il est le mandaté dans cette affaire par sa filiale, la Compagnie Yssoise de Banque [CYB, Venys]. Celle-ci étant régulièrement inscrite sur Clyo, l'action du GCG est fondée et légale.
Voici donc, Monsieur le Président, les points que soulève le GCG dans son accusation face à la Banque de Venys.
Sur l'abus de position dominante
Sur l'argumentation à proprement parler la partie civile confirme que la Banque de Venys se trouve en abus de position dominante pour les raisons suivantes. Tout d'abord, selon l'article 4 de la Loi "Karl Smith" de réforme de l'économie "Il est créé une Banque de Venys, entrepryse publique [...] dont le capital initial est de 40.000 Y$". Il est évident que nulle entreprise privée ne peut trouver 40 000 Y$ sans aucunes contreparties. Toute entreprise qui souhaitera trouver une telle somme devra toujours, ou bien donner une partye de ses bénéfices à ses actionnaires, ou bien rembourser un prêt avec des interêts, etc... jamais, donc, sans contrepartye. En vérité, par cette loi, la Banque de Venys a reçue de l'Etat un don, une aide financière de 40 000 Y$, ce qui constitue une atteinte à la libre concurrence. Cette aide financière lui a permys de pratiquer des taux extremements bas. Pour mettre fin à cette situatyon qui va à l'encontre de la libre concurrence, la CYB demande à percevoir également une aide de 40 000 Y$.
De plus, la Banque de Venys dispose d'une interface particulière sur Clyo, ce que la CYB ne peut avoir dans les conditions actuelles. Le GCG demande donc que soit établi une interface pour la CYB sur Clyo, et ce dans les mêmes conditions que la Banque de Venys.
Pour l'abus de position dominante, le GCG maintient sa demande de pénalités journalières de 1000 Y$ par jour de préjudice subis à compter du 18 février.
Sur les taux de crédits pratiqués par la Banque de Venys
L'Ordonnance du CEAS n
3-2 de Remedius de Legys, datée du 1er fevrier de l'An III, met en place différents emprunts.(http://archyves.serenyssime.org/article.php3?id_article=31). Le GCG demande à ce que la Cour vérifie si la Banque de Venys applique ces taux exactement, et d'une manière générale. Dans le cas contraire elle contreviendrait à cette Ordonnance.
Le non respect de ces taux a pu conduire des particuliers à accepter ces emprunts, qu'ils ne remboursaient pas au taux prévu par la loi. Et ils peuvent continuer de rembourser ces emprunts à ces taux : du point de vue du GCG, cela constitue autant de rentrée d'argent pour la Banque de Venys, rentrées incontestablement illégales. Le GCG demande donc le versement d'indemnités pour chaque emprunt encore en court.
Autres infractions de la Banque de Venys
L'article 4 de la Loi de réforme de l'Economie, sus-citée, précise que : "[La Banque de Venys] dyspose de pages Internet présentant les différents types de crédyts qu'elle offre. Elle se mettra en rapport avec Dandale 2 afin que les yssois dysposent, sur leurs pages d'accueil Dandale 2, d'informatyons les menant vers ce site s'ils cherchent un crédyt. " Or aucun lien de la sorte n'existe : la Banque de Venys est donc en infractyon avec la Loi.
playd en réplique, 29 févryer an IV
Monsieur le Président, je répondrai brièvement aux arguments de la partie demanderesse
Encore une fois, elle ne démontre en aucune façon l'abus de posytion dominante. La loi autorise l'Etat à prêter de l'argent dans les mêmes condytions que les personnes privées. Le fait de doter la Banque de Venys de 40.000 Yris n'est donc jamais qu'une manière de modaliser cette faculté de prêt. Il ne s'agit nullement là d'une aide financière. Quant aux demandes nouvelles de la partie demanderesse de recevoir une aide de 40.000 Yris et de dysposer d'une interface particulière sur Clyo, elle doivent être écartées purement et simplement, outre qu'elle ne se fondent sur aucun argument de droit, la citatyon introductive d'instance n'en contient pas la moindre trace.
En ce qui concerne l'ordonnance du CEAS n
3-2 invoquée par la patie demanderesse:
Cette ordonnance crée deux types de crédits aux taux bien déterminés. Elle ne limite pas pour autant le droit de la Banque de Venys d'octroyer d'autres types de crédits. Et ce d'autant moins que la loi prime sur l' ordonnance dans la hiérachye des normes.
La demande du groupe Compagine Générale d'un versement d'indemnité pour chaque emprunt encore en cours au motif que des particuliers ayant accepté ces crédits ne les rembourseraient pas au taux de la loi est complètement farfelue. De quel taux fixé par la loi parle le demandeur? A supposer (quod non) qu'un particulier ait été lèsé, le demandeur n'a aucun intérêt, titre ou droit, pour réclamer un dédommagement du fait de cette lésion !
Enfin le fait que la banque de Venys puysse être en infractyon par rapport à l'article 4 de la loi sur l'économie, ce qui n'est pas démontré, est sans le moindre objet avec la présente affaire et ne saurait en aucun cas justifier une condamnatyon de la Banque de Venys dans le cadre de la présente affaire !
Encore une fois, les arguments de la partie démanderesse sont totalement vagues et imprécis, et ne démontrent nullement l'abus de posytion dominante de la Banque de Venys. Le demandeur fait très manifestement feu de tout bois pour noyer son manque d'argumentatyon juridique. Il n'a répondu à aucun des arguments invoqués en conclusion par la défenderesse.
En conclusion, Monsieur le Président, je vous demande un jugement conforme au dispositifs des précédentes conclusions de la Banque de Venys.
Zoé Tinùviel
Chancelier du Sérényssime Empire d'Ys
Hector D'Ysciple
Monsyeur le Président,
J'aimerays vous exposer ma demande.
Depuys maintenant un bon nombre de moys (années ?) maintenant, je loue l'immeuble du Syeur Pitard Aaron syse 3, Rue d'Odon Theystre (Ile Orientale).
Or depuys maintenant plusieurs moys (années ?) ledit Professeur Pitard-Aaron ne s'est pas manifesté et j'ai continué à m'occuper avec soyn de sa maisonnette.
Il est à supposer que le Professeur a définitivement dysparu et étant locataire de ces lyeux depuys tant de temps, je demande l'octroie à ma personne de cet immeuble.
Anaclet de Paxatagore
Le professeur Pitard Aaron a tendance à revenir quant on ne l'attend pas.
Aussy, le Tribunal ordonne que vous diffusyez votre requête dans les pays du micromonde où le Professeur serait susceptible de s'être caché. Sans réponse de sa part dans le délai de dix jours à compter de la publicatyon de cette requête, le Tribunal ouvrira la procédure en l'absence du Professeur.
Marilyse Emphetuocle, le 3 janvier de l'an IV
Votre Sérényté Présydentyelle,
L'inquysityon a l'honneur de vous soumettre le cas du Pr. Pitard Aaron. Titulaire de biens, d'entrepryses et d'immeubles, il a dysparu en indiquant clairement qu'il partait à l'aventure. Il n'est pas impossyble qu'il revienne, mays cela est peu probable. L'inquisityon suggère donc que M. Hector d'Ysciple soit nommé coadjuteur des biens du Professeur, avec la libre dysposityon d'yceux, à charge pour luy de les lui restituer, défalqués des frays de gestyon, en cas de retour. Il conviendra évidemment au préalable de dresser un acte notarié des possessyons du Professeur.
Anaclet de Paxatagore
M. d'Ysciple n'est pas là pour un certain temps, mays cela rejoint sa demande sur la propriété de l'immeuble. Les deux affaires sont jointes et une décysion devrait intervenir rapidement.
premier jugement sur la loy antyspam. Si les critères de la loy sont remplys, le juge n'a plus de liberté. Sinon, il apprécie librement s'il y a spam ou pas. L'humour apparement fait sortir un mail de la catégorie des spams.
les faits
Message du 11 may an IV, d'El Sup Marcos
Je suis El Sup Marcos, je me présente aux élections législatives de la république d'Azeck pour le parti Guavariste (actuellement majoritaire). Hélàs nous devons faire face a des immigrés royalistes Yssois qui présente contre moi une certaine arystochat que vous connaissez peut être !
Regoignez nous et je vous promet un venir glorieux quand je serai chef du gouvernement, ne vous laissez pas exploiter plus longtemps! Les aristocrates à la lanterne!Vive le collectivisme! Nous sommes tous égaux !
http://fr.groups.yahoo.com/group/azeck1
La plainte
Une belle faute dans le titre, plusyeurs dans le corps du message, un nom qui sent l'opium frelaté, pas de signature, deux adresses internet en exergue, vous êtes cuit, mon bonhomme ! Flagrant délit de spammingue !
Monsyeur le Présydent du Tribunal, je porte plainte en mon nom contre cet infréquentable personnage, dans le cadre de la loi anty-spame récemment votée. Que Justyce soit faite !
James-Honoré Maltys d'Ysville.
Le jugement
Le Tribunal, vu la loy antyspam du 4 may an IV, (http://archyves.serenyssime.org/article.php3?id_article=592)
Attendu que la dite loy réprime les écrits publicytaires rédigés par des étrangers ;
Attendu que la loy fixe un certain nombre de critères qui permettent de présumer si un mail est un spam ; que la preuve de ces critères n'est pas rapporté ; qu'il échet dès lors au tribunal de décider si le may en questyon est un spam ;
Attendu que ce mayl a un caractère humorystique ; qu'il est éloigné des messages habituels dont on se repaît à Ys, vantant les mérites d'un obscur salon automobile qui n'a jamays eu lieu d'ailleurs, venu de cette lointaine contrée dont l'autonomie vacillante devrait prochainement céder le pas à l'applicatyon sayne et mesurée du droit yssois ;
Qu'il y a lieu dès lors de dire que ce mail n'est pas un spam et de relaxer l'intéressé.
Aucun frays de justyce n'ayant été engagé, il ne sera pas alloué d'indemnité à quiconque.
Un jugement pas très formalysé, mays l'essentiel y est.
Anaclet de Paxatagore se réveille. Il est naturellement imberbe et d'éclatante humeur. A côté de luy, une jeune femme dort encore. Comment s'appelle-t-elle déjà ? Un majordome dyscrètement stylé entre dans la chambre, avec un plateau à la main, sur lequel reposent un croyssant, une théière et une pipe d'opium. En outre, un petit papier blanc finement replié.
Intrigué, Paxa l'ouvre... "M. Paxatagore, n'ouplié pas mon procès. NdO".
Paxa (dans sa tête) : Hum, cette orthographe primitive délicatement insupportable, c'est notre bon Nykolaos. Effectivement, il faut que je fasse ce jugement... bon, je vays téléphoner à ma greffière pour qu'elle prépare tout, je passeray signer le jugement tout à l'heure.
Il s'empare du téléphone.
Paxa : Mademoyselle l'opératryce, vous avez une belle voix, passez donc chez moy me montrer le reste, mays en attendant, pourriez vous me mettre en liayson avec le tribunal ? mercy.
...
Bonjour, mademoyselle la standardyste... êtes vous nue sous votre robe ? je viendrays vérifier tout à l'heure, mays pourriez vous me passer Lolyta, ma greffière pénale ? mercy...
Bonjour Lolyta.
...
Ah oui, j'avays oublié ce détail
...
Mays...
...
Bon d'accord. Sinon, il y a le dossier d'Ophiccius. Vous pouvez me préparer le jugement ?
...
C'est une relaxe. Pour la motivatyon, faites court, dites en deux mot que le caractère insultant du terme "despotique" n'est pas établi, lorsqu'il est prononcé le lendemain d'une électyon par le perdant ou ses proches. Vous déclarez les parties civiles recevables à agir, mays vous les déboutez de leurs demandes. Pas de frays d'avocats, donc.
...
Oui, oui, mettez bien que l'infractyon n'est pas constituée. Vous en enverrez une copie à Catonys, une à Marilyse, et une troysième à d'Ophiccius. Faite la porter par des sapeurs paveur, ce sera plus drôle, il croira qu'on vient l'arrêter... quel comique !
...
Oui, je passe le signer tout à l'heure, vers midi....
Et il raccroche.
Le Tribunal juge que les faits de port d'armes ne peuvent exyster, que l'outrage à Poseydon relève des juges religieux et que les violences ne sont pas punys par la loy pénale.
(... formes ...)
Dans cette affaire, l'Inquysityon reproche à l'accusé, le Syeur Emmanuel Raveline, un certain nombre de faits : - le fait d'avoir porté des armes, ce qui serait contraire à la Constitutyon ; - le fait d'avoir outragé Poseydon ; - le fait d'avoir frappé quelqu'un, en l'espèce le Syeur Marcus Porcus Catonys.
Ces faits et les accusatyons qui sont liées ont été rappelées par l'inquysiteur Catonys dans un mail du neptudy 26 janvier.
L'Eglyse de Poseydon se constitue partie civile par la voix de son Grand prêtre, Marcus Porcus Catonys et réclame divers chefs de dommages et intérêts.
Le Syeur Emmanuel Raveline fait valoir que la Constitutyon rend les armes inexistants et ne se contente pas de les prohiber. Il indique également qu'il n'a pas frappé le Syeur Catonys mays l'a gifflé pour le provoquer en duel.
Il demande que Marcus Porcus Catonys le jeune se voit infliger des sanctyons au titre de l'abus du recours en justyce.
Il ne nie pas les faits d'outrage à Poseydon.
Sur l'actyon publique
Il convient que le Tribunal rappelle que lorsqu'il est saysi par l'inquysityon, celle-cy doit établir les faits qui sont déférés et la qualificatyon juridique de ces faits au regard de la loi pénale des yssois et des textes spéciaux portant des incriminatyons. En effet, la loi pénale des yssois défend strictement au juge d'inventer de nouvelles infractyons pénales (article premier : Nul ne sera puni pour une infraction dont les éléments ne sont pas définys par la loi).
Sur le port d'arme prohibé
La Constitutyon du Sérényssime Empire d'Ys indique, dans son préambule : "Le peuple et les autorités publiques du Sérényssime Empire d'Ys considèrent que nul ne peut porter des armes sur leurs terres autres que celles rattachées à la tradytions (...). Les prétentyons contraires de toute personne, tout groupuscule, tout Etat seront réputées inexystantes de droit.
Il n'est pas contesté qu'Emmanuel Raveline a prétendu détenir, par l'intermédiaire de ses sbires, des armes. Peu importe, à cet égard, que ces armes soient en plastiques ou non.
Il y a lieu de considérer, en applicatyon de la Constitutyon, que la prétentyon en questyon est inexystante de droit. Il ne devrait pas y avoir besoin, pour le Tribunal de se prononcer spécialement sur la questyon, puysque tout citoyen est à même de tirer lui-même les conséquences de ce texte. Mays le Tribunal est bon prince, et puysqu'il est saysi, il donne son avys qui s'impose à tous.
Il y a donc lieu de relaxer Emmanuel Raveline de ces faits, qui n'ont pu avoir lieu.
Sur l'outrage à Poseydon
Si l'outrage à Poseydon, dont l'accusé se rend malheureusement trop souvent coutumier, est un fait extrêmement grave, il n'est pas puni par la loi pénale, mays par les loys religieuses, qui s'appliquent sous le contrôle du Tribunal d'Ys.
Il appartient donc au Tribunal de se dire incompétent et de renvoyer l'affaire à la Sainte Inquysityon Religieuse, pour faire procéder comme il est de coutume en cette matière. Une copie du dossyer de la procédure sera transmys à l'Archimandrite de Poseydon par le Tribunal.
Le Tribunal rappelle que les décysions des juridictyons religieuses pourront lui être déférées, par voie de cassatyon, devant la Chambre de la Dysputatyo.
Sur les violences
La loi pénale ne prévoit pas que le fait de gifler ou de frapper un autre citoyen soit une infractyon.
Il y a donc lieu de relaxer Emmanuel Raveline de ces faits, qui ne sont pas réprimés par la loy pénale.
Sur l'actyon civile
Le Tribunal estime qu'il est nécessaire de procéder à plus amples débats sur l'actyon civile et décide de réouvrir les débats sur cette questyon, qui sera ensuyte tranchée par la Chambre Civile du Tribunal auquel le dossyer sera transmys.
Notamment, le Tribunal estime que les faits imputés à Emmanuel Raveline sont susceptibles de constituer une faute et d'engager sa responsabilité à l'égard des victimes, et souhaite entendre les parties à ce sujet. Le Tribunal souhaite savoir en outre si M. Marcus Porcus Catonys se constitue partie civile également en son nom propre.
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal d'Ys,
Statuant en chambre criminelle, à juge unique,
RELAXE Emmanuel Raveline des faits de port d'arme prohibé, ces faits n'ayant jamays pu exyster ;
RELAXE Emmanuel Raveline des faits de violence, ces faits n'étant pas punys par la loy ;
RENVOIE Emmanuel Raveline devant les juridictyons religieuses pour les faits d'outrage ;
DIT qu'une amplyatyon de la procédure sera tranmyse à l'Archimandrite de Poseydon pour cela ;
RENVOIE l'affaire sur les dommages et intérêts civils devant la Chambre Civile de ce Tribunal au fin de plus ample instructyon sur les faits qui entrent dans sa compétence, ce qui exclue dont les faits d'outrage à Poseydon.
DIT que le présent jugement sera notifié par le greffe à l'Inquysityon, pryse en la personne du Doge, premier inquysiteur.
A Venys, le 28 janvier 2002,
le Présydent, Anaclet de Paxatagore
la Greffière Lolyta Lempycka.
Par un arrêt rendu aujourd'huy, le Tribunal a débouté Hendryx de ses prétentyons et reconnu le droit du propriétaire d'évincer un locataire indélicat, y comprys par la force.
Dans l'affaire Hendryx c/ Tremblay , le Tribunal dit :
- que Fabyus Tremblay avayt publiquement indiqué qu'il réservayt le logement à Mme Agarysse ; que dès lors, le contrat formé entre M. Tremblay, représentant de la faculté d'Economie , et Mme Agarysse était conclu en bonnet diforme ; que le passage sur Clyo n'était qu'une régularysatyon adminystrative de ce contrat ; que M. Hendryx s'est donc emparé d'un logement qu'il savait ne pas lui appartenir et a ainsy commys un squattage sauvage ;
- que tout propriétaire a le droit d'expulser, manu military, un squatter, y comprys en recourant à un bastonnage par ses valets ; que dès lors M. Hendryx n'est pas fondé à se plaindre des violences commyses contre luy par M. Tremblay, qui était même en droyt, si on applique certaynes jurysprudence particulièrement rétrograde, de faire flageller publiquement M. Hendryx ;
- que les accusatyons émyses par Me Raveline au soutyen des intérêts de son clients n'ont donc pas de fondement et que M. Tremblay doyt donc être relaxé ;
- que M. Tremblay n'ayant pas exposé de frays d'avocat, aucune somme ne pourra luy être remboursée de ce fait.
PAR CES MOTIFS
Déboute M. Hendryx de l'ensemble de ses demandes ;
Dit n'y avoir lyeu à des frays d'avocats.
Le Tribunal,
consydérant qu'au regard des différents éléments présentés par les uns et les autres, il subsyste un doute séryeux que quelqu'un d'aussy intelligent que Lool de Virion ait pu voler une somme aussy ridicule ;
que, formé à l'école d'un maître expert en dyssimulatyons diverses, Lool de Virion aurait probablement volé beaucoup plus s'il en avait eu l'occasyon ;
que c'est donc avec soulagement que le Tribunal relaxe Lool de Virion et condamne l'Empyre à lui verser 15 kg d'anchoys bien frays.
Anaclet de Paxatagore
http://paxatagore.serenyssime.org
Anaclet de Paxatagore, 5 Juin 2005
Le Tribunal rend aujourd'huy un verdyct.
- dans l'affaire inquysityon c/ Sybobov, l'accusé est déclaré coupable de métaligoricyde aggavé, complicyté d'activités sédytieuses, outrage à conseyllère, évasyon, séquestratyon, attentat à la constitutyon en projet et divers autres chefs d'accusatyons. En conséquence, il sera torturé odyeusement selon les méthodes raveliniennes pendant 6 jours et le septième, son corps sanguinolant sera jetté du haut de la roche tarpéyenne, dans les falayse d'Iumée. L'exécutyon de la sentence est confyée à Arya Woustocys.
Anaclet de Paxatagore
Lucyus Catilysna, 5 Juin 2005
L'Inquisityon se réjouyt de voir enfin ce criminel notoire être puny comme il se doyt, et exulte à l'idée que Mlle Woustocys s'occupe personnellement de ce synystre individu.
Lucyus Catilysna, Doge d'Ys
Hector D'Ysciple, 5 Juin 2005 Bravo Bravo Bravo !
Que cet homme soit condamné dès cet instant à ne plus jamays s'exprimer ! De toute façon, il n'était pas indispensable, et ce qui n'est pas indispensable mérite d'être...
Oubliez.
HdY,
qui n'aura pas besoin de reconfigurer sa boîte mail
Arya Woustocys, 5 Juin 2005 Fallait pas dire ça : la sentence sera confiée à Arya. Il fallait vraiment pas! Je vais réfléchir à la question bien longuement pour connaître la chose qui déplérait le plus à Sybobomachinchosebidule... Peut être faire campagne à vie pour Lucyus notre Doge à nous ?
Arya
Guylhem de Fontvell, 5 Juin 2005 Vous manquez vrayment d'imagynation.
LE TRIBUNAL DE VENYS
EXPOSE DES FAITS ET DE LA PROCEDURE
Attendu que par acte du 21 janvier 2002, le sieur Théophraste de Mytilène déposait plainte contre le sieur Boris Gleb (Syldave) pour des faits de : - Diffamatyon ; - Détentyon et usage d'armes ; - Atteynte à la salubrité publique ; - Tentative d'empoysonnement ; - Atteynte à l'honneur d'une Ligore ; - Atteynte à l'honneur d'un Métaligore ;
Attendu que, par acte du 22 janvier 2002, la Demoyselle Gladys de Cariatys déposait plainte contre le même sieur Boris Gleb pour des faits de : - Détentyon et usage d'armes - Atteinte à la salubrité publique - Tentative d'empoysonnement - Atteinte et dégradatyon de la propriété - Voies de faits sur des personnes de la domestycité de Mlle de Carytys - Propos grossier et injurieux tenus en place publique
et se constituait partie civile par les mêmes;
Que par acte du même jour, le Tribunal enrôlait les deux affaires, ordonnait leur jonctyon, levait l'interdictyon qui était faite au sieur Gleb de se rendre sur le territoire de Venys pour pouvoir assurer sa défense devant le Tribunal ;
Que par acte du même jour, M. Hector d'Ysciple déposait plainte contre le Sieur Gleb pour des faits de : - Détentyon et usage d'armes - Atteinte à la salubrité publique - Dégradatyons de bâtiments publics - Dégradatyons et atteintes à la propriété privée - Utilisatyon d'animaux domestiques à des fins militaires contre des représentants de l'éducatyon.
Que par acte du même jour, le Tribunal ordonnait la jonctyon de cette nouvelle plainte avec les précédentes ;
Que par acte du 23 janvier la Chancellerie de Kloho indiquait que le Sieur Gleb ne se rendrait pas au Tribunal pour y être jugé ;
Que par conclusyons du 26 janvier, Me Tinùviel récapitulait les actes de poursuites sur les infractyons suivantes : - Détentyon et usage d'armes - Atteinte à la salubrité publique - Tentative d'empoysonnement - Atteinte et dégradatyon de la propriété - Voies de faits sur des personnes de la domestycité de Mlle de Carytys - Propos grossier et injurieux tenus en place publique - Dégradatyons de bâtiments publics - Utilisatyon d'animaux domestiques à des fins militaires contre des représentants de l'éducatyon - Atteynte à l'honneur d'une Ligore - Atteynte à l'honneur d'un Métaligore
MOTIFS DE LA DECYSION
Sur l'actyon pénale
Attendu que par jugement du 14 janvier 2001, Son Altesse, le Prince de Kloho a jugé le Sieur GLEB : - non coupable du crime de haute-trahyson ; - coupable de la violatyon de l'article 4 du code d'Espérandieu, applicable à Kloho ; - déclaré irrecevable le minystère public dans sa plainte pour non-respect du droit des animaux, les faits s'étant déroulés à Venys ; - l'a jugé coupable, avec circonstances aggravantes, d'avoir nui à la diplomatie de Kloho ;
En conséquence, Son Altesse a condamné le Sieur Gleb : - à se sodomiser avec une barre de fer à épines d'acier inox couverte de harissa, de sable et de moutarde tout en dansant la lambada et en chantant le dernier Lara Fabian, - à manger tout le riz de la cantine scolaire de Kloho, - à une semaine de mise à pied pendant laquelle il n'exercera pas ses fonctions de colonel de la Garde de Son Altesse ;
Attendu qu'il n'y a pas lieu de juger le Sieur GLEB pour ces faits, car nul ne peut être jugé deux fois pour les mêmes faits ;
Sur les faits de détentyon et usage d'armes :
Attendu que le fait de détenir ou d'user d'armes est contraire à la Constitutyon de Pseudopolys ; qu'il est de jurysprudence constante que les animaux dressés pour nuire à l'homme sont des armes au sens de la Constitutyon de Pseudopolys ;
Que le Sieur Gleb a publiquement reconnu avoir dressé et lâché 50 pitt-bulls enragés ainsi que plusieurs dyzaines d'oyseaux qui, par leurs fientes, ont dévastés Venys ;
Qu'il y a lieu de déclarer le Sieur Gleb coupable de cette infractyon ;
Sur l'atteinte à la salubrité publique
Attendu qu'il est soutenu que l'Edyt Impérial de 1565 "portant interdictyon au chiens, goupyls, renards, batards et crassieulandays atteints de rage de pénétrer en villes Yssoises" est applicable en la cause ;
Attendu que, néanmoins, la Loi Pénale des Yssois a eu pour effet d'abroger toute dysposityon pénale antérieure, que dès lors, le Tribunal de Venys, statuant en chambre criminelle, ne saurait que relaxer le Sieur Gleb de cette infractyon ;
Sur la tentative d'empoysonnement
Attendu qu'il n'est pas établi que le Sieur Gleb a eu l'intentyon d'empoysonner quiconque ;
il y a lieu de le relaxer de cette infractyon ;
Sur l'atteinte et la dégradatyon de la propriété d'autruy
Attendu que l'atteinte ou la dégradatyon de la propriété d'autruy ne constitue pas une infractyon pénale mays un délit civil ;
il y a lieu de relaxer le Sieur Gleb de cette infractyon ;
Sur les voies de fait sur les domestiques de la Demoyselle Caryatys
Attendu qu'aux termes de l'article 12 de la loi pénale des Yssois, applicable alors, le fait de blesser autrui est puni d'une peine pouvant aller jusqu'à six moys de galères ;
Attendu qu'il est établi que 4 domestiques de la Demoyselle Caryatys ont été mordus par les chiens du Sieur Gleb ;
Il y a lieu de déclarer coupable le Sieur GLEB de l'infractyon prévue à l'article 12 de la loi pénale des yssois ;
Sur les propos injurieux
Attendu qu'aux termes de l'article 16 de la loi pénale des Yssois, le fait de s'exprimer de façon grossière, injurieuse, excessivement agressive dans un mail ou dans une série de mails, est puni d'une peine poétique pouvant aller jusqu'à un poème de 100 vers ;
attendu qu'il est établi que le Sieur Gleb a commys ladite infractyon ,
il y a lieu de le déclarer coupable de ce fait ;
Sur la dégradatyon de bâtiment public
Attendu que la dégradatyon de bâtiment public n'est pas une infractyon pénale mays un délit civil ;
Relaxe le Sieur Gleb de ce fait ;
Sur l'utilysatyon d'animaux domestiques à des fins militaires contre des représentants de l'éducatyon
Attendu que ce fait constitue désormays un délit civil et non une infractyon pénale ;
Relaxe le Sieur Gleb de ce fait ;
Sur l'atteinte à l'honneur des Métaligore
Attendu que le Droit féodal réprime tradytionnellement l'atteinte à l'honneur des Métaligore par un mort atrôce ;
que le Sieur Gleb s'en est prys au Sieur Mytilène ;
que si le Tribunal veut bien admettre que le Sieur Mytilène méritait les qualificatifs qui lui furent octroyés, il entend être le seul à pouvoir les proférer ;
que par conséquent, en s'octroyant le privilège de critiquer le Sieur Mytilène, le Sieur Gleb a commys une atteinte contre le Métaligore de Paxatagore ;
Il y a lieu de déclarer l'accusé coupable de ce fait ;
Sur l'atteinte à l'honneur d'une ligore
Attendu que le droit féodal réprime tradytionnellement cette infractyon d'une mort simple ;
qu'il est établi que le Sieur Gleb a osé levé les yeux sur la Ligore Zoé Tinùviel, que ce simple fait constitue une grave atteinte à l'honneur de la Ligore Tinùviel ;
Il y a lieu de déclarer l'accusé coupable de ce fait ;
Sur la peine
Attendu que le Sieur Gleb est donc coupable des faits de : - détentyon et usage d'armes ; - voie de fait (infractyon réprimée par une peine de galère de 6 moys) ; - propos injurieux (infractyon réprimée par une peine poétique de 100 vers) ; - atteinte à l'honneur d'un métaligore (infractyon réprimée par la mort atrôce) ; - atteinte à l'honneur d'un ligore (infractyon réprimée par la mort simple) ;
Attendu qu'en d'autres temps, le Sieur Gleb aurait été puni de la mort atrôce ;
Mays attendu que le Sieur Gleb est Syldave, qu'il pouvait peut-être ignorer le caractère d'extrême gravité des infractyons qu'il commettait, que le Syldave étant traité par la jurysprudence yssoise avec mansuétude, au même titre que les belettes ou les cochons, il y a lieu de faire preuve de clémence, et de le condamner à une peine de 5 ans de galères et à l'interdictyon de séjourner sur le territoire de Venys ;
Sur l'actyon civile
Sur les préjudyces subys par le Sieur Mytilène
Attendu que le Sieur Mytilène justifie d'un préjudyce matériel de 8.564 R£ ;
Attendu qu'il soutient avoir subi un préjudyce moral du fait que l'on a pu croire qu'il portait la barbe, que ce préjudyce sera justement réparé par une indemnisatyon de 500 R£ ;
Attendu que le Sieur Mytilène justife également d'un préjudyce moral du fait qu'on a souligné son âge, alors qu'il est à pleine plus vieux que le Présydent du Tribunal, et du fait qu'il pourrait avoir peur, il y a lieu de condamner le Sieur Gleb à composer une ode à la grandeur des Mytilène, sans ironie aucune, de 50 vers, sous astreinte de 20 R£ par jour, qui sera liquidée par ce tribunal ;
Sur le préjudice de Monsieur d'Ysciple
Attendu que le Sieur d'Ysciple justifie d'un préjudyce matériel de 686 R£.
Attendu qu'il justifie d'un préjudice moral qui sera ramené à 1.000 R£.
Sur le préjudyce subi par Mademoyselle de Caryatys
Attendu que la Demoyselle de Caryatys justifie d'un préjudyce matériel de 2812 R£.
Attendu que la Demoyselle de Caryatys justifie d'un préjudyce moral, qui sera ramené à 1.000 R£.
Le Tribunal de Venys,
statuant en chambre criminelle,
DECLARE le Sieur GLEB coupable des faits de : - détentyon et usage d'armes ; - voie de fait (infractyon réprimée par une peine de galère de 6 moys) ; - propos injurieux (infractyon réprimée par une peine poétique de 100 vers) ; - atteinte à l'honneur d'un métaligore (infractyon réprimée par la mort atrôce) ; - atteinte à l'honneur d'un ligore (infractyon réprimée par la mort simple) ;
Le DECLARE non-coupable des autres accusatyon ;
En répressyon, le CONDAMNE à une peine de cinq ans de galère et lui interdit, à l'avenir, de séjourner sur le territoire de Venys ;
Sur l'actyon civile,
Déclare recevable l'actyon des parties civiles ;
CONDAMNE le sieur Gleb à payer au Sieur Théophraste de Mytilène la somme de 9.064 R£ ;
CONDAMNE le Sieur Gleb à composer une ode de 50 vers, à la grandeur des Mytilène, sans ironie aucune, sous astreinte de 20 R£ par jour, à partir du 1er mars, astreinte qui sera liquidée par ce tribunal ;
CONDAMNE le Sieur Gleb à payer au Sieur d'Ysciple la somme de 1.686 R£ ;
CONDAMNE le Sieur Gleb à payer à la Demoyselle de Caryatys la somme de 3.812 R£ ;
DONNE ORDRE au greffe du Tribunal de Venys de transmettre officiellement la présente décysion aux autorités de Kloho pour qu'elle en fasse applicatyon.
Anaclet de Paxatagore Présydent du Tribunal de Venys
Lola Montys, Greffière de la chambre criminelle. 90-60-90.
ATTENDU que les débats semblent avoir prys fin,
ATTENDU que le juge Raveline aimerayt byen que tout ça soyt fini,
ATTENDU que les différentes parties parayssent également le vouloyr,
La Cour va délybèrer.
Allons y pour l'entrée.
Tout d'abord, suite aux remarques du ministère public, le trybunal décyde que l'ordonnance d'Oxytharde ne s'appliquera pas à au terrytoire de Pseudopolys.
Venons en au plat princypal.
Attendu que Monsyeur de Mythilène a manyfestement exhorté ses troupes politique à la vyolence, ce qui a conduyt à une vyolatyon de domycyle partyelle à l'encontre de M. Von Khérys (après tout, les casseurs ont simplement piétiné la pelouse, ça n'a rien de grave),
Monsyeur de Mythilène est condamné à verser 1500 R$ de dommages et intêrets à Monsyeur Von Khérys.
Attendu que la cour estime que Mlle. Krasseldorf n'a pas trop souffert de l'accydent, quoiqu'elle est essayée de nous fayre croyre, elle rejette la demande de 2500 R$ de préjudyce.
Attendu que Monsyeur Von Khérys pourrayt mieux tenir ses chyens,
Attendu que Monsyeur Von Khérys s'est en plus montré extrêmement désoblygeant avec le voysynage lors de son installatyon à Venys, qu'il y a exposé tout son mauvays goût crassyeuxlandays, et qu'il s'est rendu fort antipathyque à cette cour ad litemeuse en tentant de fayre pressyon sur son présydent,
Attendu que sy les supporters de monsyeur de Mythilène ont fayt des dégâts bényns, les chyens de Monsyeur Von Khérys ont terrorysté la populatyon, fut-elle supporter d'un aussy mauvays politicyen que ce bon vyeux théo,
Monsyeur Von Khérys est condamné à verser 6000 R$ de dommages et intêrets à Monsyeur de Mythilène.
Et maintenant, le dessert.
Attendu que Monsyeur de Mythilène est déjà largement avantagé par ce jugement,
Qu'il échappe de peu à la tonte publique,
Que Monsyeur Von Khérys souffre déjà d'être crassyeuxlandays,
La cour rejette l'édyt impéryal de 1236.
Attendu que la demande de voir le palays de monsyeur Von Khérys démontée pierre par pierre n'est pas traîtable par ce tribunal,
Monsyeur de Mythilène est invyté à réitérer sa demande devant une plus haute instance s'il y tient vraiment.
Attendu que les dobermans de Monsyeur Von Khérys, de par leur comportement et les dégâts qu'ils ont causés, sont assymilables à des armes,
MAIS
Attendu que la cour se sent une certayne sympathie pour les chyens de Monsyeur Von Khérys, sympathie inexplicable autant qu'injustyfyée, Monsyeur Von Khérys est symplement pryé de rapatryer ses dobermens, sans quoi ils seront noyés sauvagement. La demande d'assassynat anymal de Monsyeur de Mythilène est donc rejetée (sauf sy Monsyeur Von Khérys ne rapatryayt pas ses bêbêtes), notamment parce que la S.P.A. a fayt pressyon sur ce trybunal.
Aynsy soit-il,
EMMANUEL RAVELINE,
Juge Ad Lytem. "La loi, c'est moi !"
addenda sur les demandes de l'Etat
Etant donné que les doberman de Monsieur Von Khérys ont adopté la plupart du temps un comportement normal et ne sont passés de la catégorie "animal" à la catégorie "arme" qu'un instant relativement bref, la cour ne donne à Monsyeur Von Khérys qu'une amende de 1000 Roublards qui reviendra à l'état Pseudopolitain.
Par ailleurs, la demande concernant les chiens d'aveugle étant extrêmement mal formulé, la cour n'y répondra que par un haussement d'épaule - par ailleurs, cette demande créerait une jurisprudence dangereuse, à laquelle je ne veux pas être mêlé.
Par contre, pour ce qui est des chyens, j'en ai déjà parlé: on ne les piquera pas, les pauvres bêtes, puysqu'elles reviennent chez elle (et si vous n'êtes pas content, Paxa, allez donc vous farcyr les représentants de la SPA qui campent dans mon bureau depuys troys jours). Néanmoins, le tribunal condamne monsyeur Von Khérys à:
1
) Verser 500 R$ d'amende à l'état pour son méprys des loys sur la santé publique,
OU
2
) Devoir composer une ode sur la race canyne d'au moins vingt vers.