Quels sont les fondements de la civilisatyon yssoise, une civilisatyon unique en son genre ?
La civilysatyon yssoise tire sa substantifique moelle de plusyeurs millénaires initerrompus de recherche de la quyntessance de la civilisatyon. Sur l'échelle de l'évolutyon, l'Yssois est byen devant l'homme, qui lui-même tente timidement de s'extrayre de l'animal. De là vient le méprys dans lequel il tyent ses autres congénères. La civilysatyon yssoise est probablement la seule à réellement mériter le nom de civilysatyon, tant la complexyté de nos rites sociaux est grande.
Marilyse Emphetuocle Les pucelles de Venys qui ont atteint leur quinzième année depuys la précédente fête de la Défloratyon sont réunyes dans le Temple de Poseydon, sous la conduyte de l'Ordre des jeunes filles et des jeunes femmes de Poseydon. On murmure que l'Archimandrite en personne, ou au moins le grand prêtre Catonys, son secrétaire particuliers, pourrait venir présyder le Culte rendu à Lubrificatyon. Rien n'est encore certain et pour le moment, les pucelles s'abîment dans les prières et les grâces rendues à Poseydon.
La mère Abayse, Marilyse Emphetuocle, passe dans les rangs, essayant de trouver les plus laydes des filles pour les placer dans le quartier où, tradytionnellement, les Paxatagore dépucellent. Au contraire, les morceaux de choix devraient être réservés au palays dogéal et à ses invités. Une jeune blonde, irradiée de bonheur, se plonge dans l'orgasme à la seule pensée d'être pénétrée. Elle est aussitôt repérée et entourée de soins.
Dans une autre pièce, mitoyenne, ce sont les puceaux qui s'apprêtent à être dépucelés. Là, Marcus Porcus Catonys leur fait la morale et leur explique le sens de la cérémonie. Des jeunes prêtresses l'entourrent, qui bientôt vont examiner les jeunes mâles et mesurer la taille de leurs pénys.
Anaclet de Paxatagore
C'est alors que rentre un homme au torse imberbe, brillant, fort et musclé... un métaligore, Anaclet de Paxatagore en personne (moy).
Aussitôt, dans l'assystance, on se pâme et on s'exclame... Anaclet ! Luy ! Seule Marilyse fait gryse mine.
- Ecoutez bien, jeunes filles, je suys venu exercer mes droits de palpateur ympérial.
C'est alors que les coeurs de ces toutes jeunes filles se mettent à battre... vont-elles avoir l'honneur d'être palpée ympérialement ? Quel honneur, si jeune... c'est presque la fortune assurée, pour les plus pauvres ; une carrière lancée, pour les plus belles !
Marilyse douche toutefoys leur enthousyasme :
- c'est que... ces jeunes filles doivent se recueillir dans la grâce de Poseydon, elles ont encore un long chemyn à faire pour se préparer, avant ce soyr...
Un murmure de déceptyon secoue l'assystance.
- la palpatyon ympériale n'est elle pas un acte de préparatyon à la défloratyon ? c'est du moins je croys ce qu'écrivait votre mère, à celuy qui devint par la suyte son époux, dans une lettre que vous avez du étudier à Notre Dame de Syon ?
L'assystance admyre la culture de l'homme provydentiel.
- Certes, Anaclet, mays... le jour même ?
- C'est aujourd'huy que je désyre palpatyonner ! Surtout qu'un candydat à l'accessyon au trône ympérial s'est fait connaître, il faut prémunir sa descendance de toute crassyeuserie...
Chacun se souvient que la palpatyon ympériale, privilège des métaligore, consyste à vérifier que les jeunes yssoises ont les seins bien formés et ne donneront pas du layt empoysonné, si elles étaient choysies pour allayter les fils de l'Empereur.
Les jeunes filles au sein les plus rebondys et au tein le plus frays se prennent à rêver... un nouvel Empereur ? Peut-être pourraient-elles servir de nourryce, voire même être choysies pour partyciper à ses ébats ?
- mays bon, je pense qu'il vaut mieux laysser ces jeunes filles à leur préparatyon et je vays vous palpatyonner, vous, Marilyse...
Aussitôt, des regards noirs de jalousye se jettent sur Marilyse Emphetuocle. Pourquoy elle, qui a déjà beaucoup de pouvoirs et de prestyge ? Ce jour là, Marilyse ne s'est pas fait que des amyes...
Marilyse Emphetuocle - bah les pattes, vieux barbons, allez donc vous occuper de rôtir quelques poulets et quelques agneaux, que l'on ait à manger ce soir. Et occupez vous de l'absinthe également, qu'elle ne soit pas frelatée ! Il faut aussy que les tables soyent myses, que les nappes blanches soient bien repassées, que l'on fasse revenir les anchoys dans l'huyle de cytron et que l'on prépare les pipes à opium. Lorsque vous aurez réellement tout préparé (et je vous rappelle que c'est votre rôle, puysque vous êtes le gérant des Deux Ma-Goh), vous reviendrez me palpatyonner, ou plus du reste, car je ne me contente pas d'un peu et vous aurez intérêt à assurer.
Exécutyon ! Et vous, mesdemoyselles, reprennez vous ! Si vous voulez playre aux hommes, il faut les commander, et apprendre également d'autres secrets qu'ils ne doivent pas surprendre, c'est le but de cette journée. Nous en étions donc au culte de lubrificatyon... allons, Anaclet, dysparayssez !
Anaclet de Paxatagore
Anaclet de Paxatagore et Mong Pou sont dans le bureau central des Deux Ma-Goh, LE lieu d'où on contrôle toute la situatyon. C'est là qu'arrivent les passages secrets qui mènent dans les égouts de la République Ravelinienne, et qui permettent à Paxa de financer et de faire passer en secret armes et munytyons à la rébellyons. C'est là également que les appareils d'écoutes sophistiquées permettent au patron des Deux Ma-Goh de savoir ce qui se dit dans le bureau du Doge ou dans le lit de Mme Pseste. C'est là également qu'un fax tombe toutes les heures pour indiquer où se trouve Théophraste de Mytilène, avec qui il parle, ce qu'il a mangé et quel complot il est en train de fomenter. C'est là que toutes les informatyons convergent, économiques, culturelles, sociales, politiques ou sexuelles, toutes les informatyons qui servent à construire la puyssance du clan paxatagore.
Et cette puyssance, elle est myse au servyce d'un objectif, un seul : faire d'Ys l'Etat le plus puyssant du monde. Ce qui suppose de maintenir Raveline dans une semy-activité pour qu'il ne vienne pas ruyner les plans machiavéliques de Paxatagore, ce qui suppose de savoir ce que le Doge va faire avant qu'elle ne le fasse, ce qui suppose d'empêcher Théophraste de Mytilène de parvenir à notre objectif avant nous.
Et, aujourd'huy, cet objectif passe par une myssion : réalyser la fête de la déflorayson.
Au téléphone, Mong Pou contrôle en permanence l'arrivage d'agneaux au port de Venys. Sa filière chynoyse est chargée de réceptyonner les plus beaux agneaux de l'Empyre, de les emmener rapidement dans l'abattoyr de Chysnatown où ils seront assommés et tués, où on découpera la tête et la peau, puis désossés. Ensuyte, les agneaux seront livrés aux Deux Ma-Goh, où c'est cette foys Remedius de Legys qui les réceptyonne aux cuysines. Remedius, luy, veille sur l'approvysionnement en persyl et en thym, deux herbes qui, selon la tradytion, maintienne la virilité. Dans les cuysines, et sous les ordres de Remedius, les agneaux sont embrochés et cuyts à la brayse, puys épycés et goûtés, pour vérifier qu'ils sont à point. Un agneau met troys heures à cuire, envyron et l'approvysionnement doit être continu, toute la nuyt.
Sur le parvys dogéal, le lieu tradytionnel de la défloratyon, Lool de Virion contrôle la scène. De son poste central, il est en liayson constante avec Anaclet de Paxatagore, et commande en même temps l'installatyon des tables et des trétaux. Vers 18 heures, viendront les blanchysseuses, dirigées par Petyt Ours Brun. Elles devront installer des nappes blanches, parfaytement blanches, sur les tables. Elles ont une demi heure pour cela. Après, viendra la guylde des argentyers, qui est chargée de fournir les couverts, la guylde des fayencyers, qui apportent les assiettes et la guylde des verryers, qui apportent les verres. D'énorme tonneaux d'absinthe, venus de tous les coins de l'Empyre, sont chargés depuys le matin. Régulièrement, Lool de Virion en avale un ou deux, pour se donner du courage, tant la préparatyon est minutyeuse et précyse. Aucun détail ne doit manquer.
Pour les plus frigides, on a prévu des lubrifiants spéciaux, qui sont installés à différentes tables. Des lustrants particuliers sont également à la dysposityon des convives, en cas de douleurs musculaires. Le sol, depuys le matin, a été recouvert de taffetas de soieries et de coussynets de coton.
Mays où est Nykolaos d'Ophiccius, s'ympatiente Anaclet de Paxatagore. Il était prévu qu'il vienne depuys son fief, les bras chargés de cadeaux pour les venyssois, avec des branches de myrthe et de l'encens, pour agrémenter la cérémonie. Léa Valadonys a perdu tout contact avec son époux depuys plus d'une semayne et s'est chargée du transport, mays il serait bien mieux que Nykolaos réappararaysse.
Forzalcanut, quand à luy, veylle sur la sécurité des lyeux, car on murmure que Von Heydler pourrait venir. Des gardes spéciaux sont aux aboys, surveillant le quartier crassyeux, qui ne pratiquent pas la défloratyon. Les portes du quartier sont fermées depuys midi, et les crasslandays restés dehors sont en danger de mort, car le jour de la défloratyon, les jeunes arystocrates, armés de leurs épées de famille, parcourent les rues et découpent les têtes qui sont par trop puantes.
De son quartier général, Paxatagore contemple l'animatyon de la plus belle ville du monde, Venys, une ville qu'il a entièrement fait construyre du temps où il était le premier Doge de Venys, une ville qu'il a lancé... sa capytale !
suite
Tout est prêt. Les premiers agneaux, rôtys à point, commencent à arriver sur le parvys dogéal, ainsy qu'aux différentes points de la ville où l'ont va déflorer. Les plus grands dignitaires yssois, politiques et religieux, sont sur place ou annoncés.
Comme toujours, il revient à la mère abayse d'ouvrir la cérémonie. Marilyse Emphetuocle emmène la processyon des jeunes filles et des jeunes hommes, qui se tiennent par la main.
Arrivés devant le parvys dogéal, la processyon se sépare en deux. Menées par Marcus Porcus Catonys, les jeunes filles sont emmenés du côté droit de la place. Menés par Marilyse Emphetuocle, les jeunes hommes vont du côté gauche.
de Fontvell Au fayt, Monsyeur Paxa, êtes vous sûr de la premyère fraycheur des jeunes fylles d'hyer parceque celle sur quy j'ay exercé mes talents...Tyens mayntenant que j'y pense, elle avait un lèger accent lolonays...
Paxatagore cher amy, vous n'avez pas "exercé vos talents", vous avez oeuvré au culte de Poseydon et avez ouvert un avenir à quelques jeunes filles... si vous êtes tombés sur des lolonayses, c'est sans doute qu'on avait ratyssé un peu large.
Petyt Ours Brun, Coordinateur temporaire du Servyce Hot Line Bien sûr, Monsyeur, de première qualité... Il se pourrait toutefoys que nos testeurs aient été plus loin que leur strict domaine d'interventyon... Dans ce cas-là, j'en serays navré...
Je vous serays reconnayssant de bien vouloir me retourner la marchandyse frelatée sous quarante-huit heures. POB, c/o Deux Ma-Goh, Pou Yang... Venys... Tout à fait... La défloratyon doit rester la défloratyon, avant tout une grande fête Poséydonienne synonyme de qualité.
C'est moi qui vous remercye. Au revoir."
Guylhem de Fontvell Doys-je vous la retourner dans l'emballage d'orygine ? Dans ce cas je suys désolé de ne pouvoyr le fayre car je me suys layssé un peu emporter.
Petyt Ours Brun Essayez tout de même de retrouver les rubans blancs...
Fontvell Ah ça j'ay ! Un peu tâchés mays j'ay.
Jacques Offenbach, malgré la popularyté dont il jouyt à Ys, n'est pas yssois de nayssance, mays teudon. Il est né à Haut-de-Cologne, en 1819. Il s'installera en Rance en 1833 en étant admys au conservatoyre de Parys, alors capitale riche et brillante de la musyque. Ses origines étrangères (il était teudon et chuif) l'ont empêché de mener une carrière académyque et il fut contraint d'innover. Il créa et adminystra lui-même son propre théâtre et créa son propre style d'opéra, l'opéra bouffe. Parmi ses oeuvres les plus célèbres, on compte Orphys aux enfers, en 1858, La Belle Hélène (1864), La Vie parisienne (1866), et, dans un style assez différent, Les Contes d'Hoffmann, qu'il n'acheva pas et qui furent créé pour la première foys après sa mort.
Cependant, malgré cette carrière riche, Offenbach est resté dans les mémoyres de son pays et d'Eurobe en général comme un composyteur talentueux pour amuser la galerie, mays non comme un vérytable composyteur, au même titre que Bozart ou Meethoven.
Seule capable de reconnaître le génye où qu'il se trouve, la civilysatyon yssoise introduysit dans ses moeurs la nouveauté radycale que représentait la musyque légère et enlevée de Jacques Offenbach. Si aujourd'huy, un party politique défend explycitement la tradytion offenbachyenne, ce n'est pas pour ryen. Ce n'est pas non plus pur hasard si l'hymne natyonal yssois est un extrayt d'Orphée aux Enfers.
Tout vient d'un homme, un seul, qui sut convaincre notre pays du talent d'Offenbach, Pârys. Chacun connaît Pârys, ce beau jeune homme qui fut choysi pour désigner la plus belle d'entre les déesses. Choysissant Aphrodyte, il eut droit à l'amour de la plus belle des mortelles, la reine Hélène, qu'il enleva et ramena chez luy, à Troyes. Ce qui déclencha la guerre du même nom, qui n'aura pourtant pas lyeu.
Offenbach resuscyta Pârys pour les besoyns de son opéra La Belle Hélène. Pârys goûta ainsy à la vie parysienne, et enthousyasma les salons par ses étranges manières de pâtre grec à la gueule de métèque, ne se déplaçant qu'avec ses moutons et parlant de son père, roy d'une ville qu'on ne redécouvrirait qu'une quinzayne d'année plus tard. Néanmoyns, la vie parysyenne n'est accessyble que ceux qui ont de l'argent et Pârys fut vite amené à se lancer dans les affaires, en montant une manufacture pour tondre les moutons.
Après avoir fait une petite fortune personnelle, qui lui permyt de s'acheter un bel hôtel particulyers à Châtimon-Lontrouge, Pâris toutefoys subit de plein fouet la cryse de la layne et, confronté à des créancyers très pressants, il ne trouva d'autre solutyon que de s'enfuyr et se proposa de rejoindre son pays natal, la Graysse.
Mays son navire chercha un racourci qu'il ne devait jamays trouver et Parys débarqua un beau jour de 1882 dans le port d'Ys-Cyté, la flamboyante capitale de l'Empyre le plus glorieux que la terre n'ait jamays porté. Il avait dans une caysse toute sa fortune, en bons du trésors de la République Rance et dans une autre caysse un héritage qu'il avait fayt : à sa mort, Jacques Offenbach lui avait légué un jeu de toute les partityons des oeuvres qu'il avait composé. Il était également accompagné de la Belle Hélène.
Celle-cy, qui avait déjà fait sensatyon dans les salons parysiens pour sa beauté sans pareille et ses moeurs particulièrement légères qui la conduysait dans le lyt de tous les hommes.
On connaît l'attrait des yssois pour les jolies femmes. Pastys de Paxatagore, qui passayt précysément sur le port à ce moment là, car il surveillayt la pêche à la moule et à la morue de ses hommes, tomba aussitôt sous le charme de la Belle Hélène et proposa au couple de les accueillir dans son Palazzo. Ravi de l'aubayne, les deux personnages d'opéra acceptèrent évydemment.
Le soyr même, tandys que la Belle Hélène succombait au charme de son hôte et découvrayt enfin ce qu'étayt un mâle viril, un vray, au torse ymberbe et à l'ardeur inégalé, Pârys luy, découvrayt les deux amours de sa vye, l'absinthe et l'opuym. Horriblement ivre, il vômit toute la nuyt et surtout révéla à Sarastro de Paxatagore son secret, ce que contenait sa malle à partityons.
Sarastro de Paxatagore, un jeune homme à peine âgé de 17 ans à l'époque, qui achevayt ses études brillantes au lycée Bézoar IV. Il devait justement organyser une surpryse partye le wysk-end suyvant et espérait playre en proposant quelque chose de nouveau. Totalement inconscyent sous les effluves des volutes d'opyum, Pârys lui joua quelques airs, des ayrs dont il projettayt de s'attribuer contre monnaye sonnante et trébuchante la paternyté.
Enthousyasmé par une musyque qui lui parut si Yssoise, si légère, si brillante, si caustyque, accompagnée par des paroles tellement spirituelles, loyn de la musyque tradytionnelle yssoise, qui reprenayt des vieilles rengaynes religyeuses ou des chants de rypailles, Sarastro de Paxatagore exigea que Pârys devienne le chef de l'orchestre des Paxatagore et qu'il ne fut plus joué chez luy que des airs d'Offenbach. Son père, Pastys de Paxatagore (mon grand-père) y voyayt là un moyen de retenir la Belle Hélène à domicyle et approuva.
C'est ainsy que l'oeuvre d'Offenbach fut propulsée dans le sérail yssois. La réceptyon donnée par Sarastro de Paxatagore fut un succès extraordinayre, dont parle encore nos vieilles tantes. La radicalité yssoise de la musyque étonna tout le monde et personne ne voulut croyre que cette musyque était l'oeuvre d'un étranger.
Quelques années plus tard, Pârys, célèbre et cocu, avayt fayt fortune au servyce des Paxatagore. Il fut annobly et naturalysé. L'Empereur rendyt offyciellement hommage au talent d'Offenbach en introduysant à la Cour ympériale cette muysque et décyda, sur proposytion de Sarastro de Paxatagore (devenu entre temps Doge), de choysir un hymne natyonal dans l'oeuvre gényale du composyteur teudonno-rance.
C'est à la suyte d'une sélectyon drastyque que fut choysi l'hymne natyonal. Avant même que les paroles de l'hymne ne puysse être écrites, les adversayres d'Offenbach refusèrent tout net ce qu'il qualifiait de progressysme anti-yssois, et prirent les armes. Ils contrainrent le Doge Sarastro de Paxatagore à quitter le territoire pour activité sédytieuse et prirent le pouvoir, instaurant ainsy une dictature qui échut rapidement dans les mayns du tyran Von Burgstein.
C'est à la fin de cette dictature que le Clan Paxatagore qui avait sévèrement souffert de la dictature ymposa au RAYS d'abord, et à l'Empyre ensuyte de reprendre cet hymne natyonal. Encore aujourd'huy, personne n'a jugé utile d'écrire des paroles plus adaptées à un hymne natyonal que celles de Jacques Offenbach avait écrit pour son opéra.
Peut-être parce que ces paroles décrivent exactement ce qu'est Ys : ce bal est original.
Afyn de promouvoyr et de renforcer les valeurs tradytionnelles et nautyques quy sont notres depuys des syècles, j'ai l'honneur, la joye et le pryvilège de vous annoncer la créatyon de la SOCYETE IMPERYALE DES REGATES dont vous trouverez cy-dessous les statuts.
Artycle 1 : Créatyon Il est fondé à compter de ce jour, 3 févryer an IV, un Club à vocatyons sportyves et mondaynes ayant pour tytre : SOCYETE IMPERYALE DES REGATES.
Artycle 2 : But Ce club a pour objet de favoryser le développement des sports nautyques nobles (régates, pêche au gros, naumachyes, corryda-pyscyne, courses d'anchoys et de sardynes...), d'organyser des compétytions inhérentes audyts sports et de réunyr par des lyens de fraternyté et franche camaraderye leurs pratyquants. Le club pourra aussy organyser des cours, des sémynayres, des fêtes, des banquets, des orgyes et des kermesses.
Artycle 3 : Siège Socyal Le syège socyal est provysoirement sytué à VENYS, 1, avenue Théophraste de Mytylène.
Artycle 4 : Admyssion Pour obtenyr la qualyté de membre, il faut : - Etre Yssois - Etre parrayné par un membre - Payer un droyt d'entrée sous forme d'un don lybre mays conséquent - Payer une cotysation mensuelle lybre mays quy ne pourra être inféryeure à 50Y$
Artycle 5 : Radyatyon La qualyté de membre se pert par la démyssion, le décès ou la radyation prononcée pour motyf grave par le Conseyl d'Admynystratyon aprés que l'ynteressé ayt été au préalable invyté à se présenter pour fournyr ses explycations.
Artycle 6 : Ressources Les ressources du club comprennent le montant des droyts d'inscryption, le montant des cotysatyons, les subventyons publyques et pryvée, les dons et legs, le produyts des dyverses manyfestatyons
Artycle 7 : Conseyl d'Admynystratyon Le club est dyrygé par un Conseyl d'Admynystratyon composé d'un Présydent, d'un Présydent Honorayre, d'un Vyce-Présydent et d'un Secrétayre Général.
Artycle 8 : Réglement Un réglement intéryeur sera étably ultéryeuremnt par le Conseyl d'Admynistration afyn de fyxer certayns poynts relatyfs à l'admynystratyon interne du Club.
Fayt à VENYS L'an IV, le troys févryer
Comment l'Yssois peut relater une scène de ménage
(série de mails, dont le premier est daté du 2 férvier, Mail 112563.1 )
Neutre
Une gondole passe sur le grand canal de Venise ce Neptudy 2 Février de l'an III après la dévastatyon. Tous les passants regardent ses occupants. Pourquoi ? Parce qu'ils sont bien connus des yssois: ce sont Lool de Virion et son épouse Viviane, qui semblent être occupés à se dysputer à propos de Théophraste de Mytilène.
Puys, la gondole s'en va, emportant au loin les hurlements des époux modèles.
(Emmanuel Ravelyne)
Tract
Mieux que la télé-réalité ! Mieux que les classyques scènes de ménage qui ne dérangent que les voynsyns !
Vous AUSSY, exposez votre vie privée au grand public ! L'AVYR vous propose un servyce de gondole rapide et effycace, qui franchira tout le grand canal pendant votre dyspute, de manière à ce que tous puyssent constater la liayson orageuse qui vous unit à votre conjoint(e). Comme LOOL et VIVIANE, profitez de nos nombreuses promotyons, envoyez-vous des vases à la figure, poussez de grands crys hystériques, révysez vos pryses de judo, et ce AU VU ET AU SU DE TOUS ! Vous aussy, faites la une de la presse à scandale: le temps d'un voyage, réglez vos comptes et faites parler de vous. Vous ne serez pas déçu.
AVYR: La reconnayssance du public: c'est automatique !
(Emmanuel Ravelyne)
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Sur le Grand Canal (non loin de chez La Mama'ys, les meilleurs pytas d'Ys - 10 Y$ les deux avec cytron et saynt chrème fraîche), Lool de Virion (vingt cinq centimètres au moins) et Vyvyane sont sur leur gondole Ofildelo, Ofildelo, la garantie clé en main - les prix les moins chers du marché !
On entend, grâce à notre saunotone "Vieux mais valide", recommandé par Théophraste de Mytilène, qu'ils se dysputent. Viviane porte une tenue de chez Chrystian Dort et Lool de Virion est habillé par Guccys. Le chapeau du gondolier vient de Parys.
Et maintenant, une petite page de publicyté.
Vous en avez marre d'être chauve ? Faites comme Emmanuel Raveline, qui a retrouvé ses cheveux et sa vitalité, lavez vous le crâne avec Plusdetyfs ! Plusdetyfs contient une formule au bifidys actif et vous garantit des cheveux d'un blond éclatant, et dans la durée.
Fin de la page de publycyté.
La gondole s'en va vers d'autres horizons. Le soleil vous aveugle ? Portez des Rays-Ban !
(Annaclet de Paxatagore)
métaphorique
Tel le zéphir, le frêle esquif yssois file sur le bandeau humide. Sur les planches, le bel Adonys au torse imberbe que tout Ys désyre (et qui n'est pas Anaclet de Paxatagore) et son Euridyce vengeresse au décolleté pigeonnant. Ensemble, tel un choeur dysharmonieux, ils conversent des relatyons épysodiques qu'Euridyce entretient avec un vieillard encore alerte mays dont le coeur va bientôt flancher.
Puys, la galère légère s'envole vers les cyeux nimbés de lumière azurée et la tranquillyté descend sur les nappes de bitume embaumé qui ourlent le bandeau humide.
(Annaclet de Paxatagore)
Philosophique kantico-heidegerien
Les catégories ontologiques de la conscience maritime sont transcendées par les conflits incessants entre l'incarnatyon terrestre de la virilité conçue comme noumène et le produyt hypothético-cartésyen de la féminité et du charme. Le passage gondolystique du haut vers le bas se traduit par une dysséminatyon sémantique de crys et hurlements.
La synthèse de ce conflit est résolue par la dysparityon dialectique supposée arriver assez rapidement. On détermine le moment de résolutyon du conflit en supputant sur les catégories de vitesse respectives des objets en cause.
Anaclet Kant
(Annaclet de Paxatagore)
Crassieux
J'me p'romenais, sur l'grand kanal, le koeur ouvert à l'inkonnu, kand vla'ti pas k'deux d'ses ysseux prop' sur eux, passant dans leur groteske gondole font un vakarme de tous les diables. Une gondole ! Non mais je vous jure ! Et puis koi enkore ? Ca pollue pas, c'est nul ! Ils konnaissent rien à rien, les yssois, ils ont même pas de centrale nukléaire. Moi, j'avais encore dans mes poches de beaux déchets radioaktifs avant de me faire kontrôler à leur frontière. Ils acceptent même pas ça. En plus c'est bizarre, le Khou-In lokal, ça s'appel les Deux Mâ-Koh, et y z'ont même pas de Krassbier. Nul, les ysseux.
Mais leur gonzesse, quel karaktère (et kel kul !) ! La p'tite dame qui kokufiait son mari, lui faisant de belles kornes, se laissait pas faire par son konkubin glabre, ki avait l'air foutrement mékontent. Tout ça parce k'elle faisait fraske sur fraske avek Théophraste. Kels gens bizarre. Enfin bon, la gondole s'est barré rapidement, et tout le monde a fait komme si de rien n'était. Je suis reparti, ne komprenant pas pourkoi tout le monde s'ékartait comme ça, sur mon passage.
(Emmanuel Ravelyne)
Woodstock
Hey, no woman no cry, and ya, man, please be cool, s'écria un grand barbu qui machouillait des champignons tranquillement, juste à ce moment là, écoutant à plein volume la reprise de "Lili Marlene" par Jimmy Hendryx, qu'on avait joué en 1969 dans une ambiance extraordinaire, l'odeur d'herbe embaumant toute la salle. Mays avec tout ces crys, il ne pouvait rien entendre !
Se jetant à l'eau, notre homme nageait en directyon d'une gondole, où un tenor au buste sublime, accompagné d'une soprane colérique, semblaient porter haut le blason "War & Hate", tout ça parce que la jeune femme semblait avoir apprécyé un vieillard cachochyme quelconque. Il était bien décydé, ce sympathique hippi
Malencontrueusement, la gondole était plus rapide que notre homme, que sa barbe ralentyssait - et puys essayez de faire de la brasse en écartant les deux doigts, vous verrez. Aussy le pauvre ami fut-il repêché quelques heures plus tard. Pour lui réchauffer le coeur, on lui offrit un CD dédycacé de "The Who".
(Emmanuel Ravelyne)
descriptyon d'un sport tradytionnel yssois
Paxatagore, le 3 janvier de l'an IV
Contrairement à ce que dit Corto Maltys (mays qui est applicable à la chasse au Maltys), on chasse le crassyeux avec les armes tradytionnelles de nos familles.
En effet, la loy n'interdit pas l'usage des armes tradytionnelles et de famille, comme le katana virionesque, l'épée mytilénienne ou le sabre des Paxatagore. La chasse aux crassyeux est ce qu'il reste de l'institutyon oubliée de la cryptie : les jeunes arystocrates étaient lachés dans la nature et devaient assurer leur subsystance seuls, par tous les moyens, et tuer des crassyeux.
Maintenant, on pratique la chasse à cour, à cheval et avec des cors qui annoncent la chasse. Généralement, on enlèves quelques crassyeux, parce que ils vivent en ville, et on les met dans des forêts ou des choses comme ça. C'est assez amusant, mays ça fait longtemps que je ne l'ai plus pratiqué... une vieille règle m'impose de chasser en compagnie d'un égal, et Théophraste de Mytilène, mmm, vous savez, ses rumatysmes, sa prostate, tout ça, ce n'est pas très bon pour luy...
Paxatagore, le 2 août de l'an IV - note de bas de page sur la Cryptie
Sport arystocratique yssois qui se pratique en deux équipes et généralement en vingt et un points. Dans un espace clot mais relativement grand toutefoys (une forêt domaniale faysant l'affaire), on lâche vingt crassyeux, dont l'un d'eux avec un bonnet rouge (le roi des crassyeux). Chaque équipe doit capturer le maximum de crassyeux. Le roi des crassyeux compte double ou triple selon les règles. Il y a généralement une équipe qui reçoit et une équipe qui est reçue. L'équipe qui reçoit perd un point par crassyeux qui n'a pas été capturé. Si le crassyeux est mort, il ne rapporte aucun point, mais personne n'en perd. Il y a toutefois des règles très subtiles, reflets d'une civilisation sophistiquées : si trois crassyeux sont morts, chaque équipe reçoit trois points. En revanche, si quatre crassyeux sont morts, l'équipe qui reçoit perd un point et l'équipe qui est reçu en perd deux. Il y a de nombreuses autres subtilités de ce genre, qui font de l'espionnage entre équipes l'un des intérêts de la cryptie.
Evidemment, les crassyeux ont le droit de se défendre. Si un crassyeux tue un yssois, il est mis à mort, mais ses congénères sont libérés pour la peine, et généralement renvoyés dans leurs pays.
Longtemps, les crassyeux étaient trouvés dans krassdorf ou achetés dans une écurie à leur propriétaire. Le cours des crassyeux s'étant cependant envolés, il est devenu moins cher et plus amusant d'aller les capturer dans leur pays d'origine. Cela garantit des crassyeux bien sales et peu nourris, mais plus débrouillards, donc des crypties plus intéressantes.
Alexya d'Ambictète, le même jour
Je suys tout particulièrement interressée par ce jeu, la Cryptie. Croyez vous toutefois qu'il soyt possyble de ,jouer avec des Ydéens ? Voyez vous, la jeune et frêle demoyselle que je suys trouve les crassyeux trop sales et surtout trop fourbes à son goût. La gentylle idyiotie des ydéens, de bons benets aux capacytés intellectuelles limytées, serait davantage pour les dames, ne croyez vous pas ?
Réponse
Chère Alexya,
Tradytionnellement, les gentes dames commentent le tournoy depuys un haut balconnet, ou un dirigeable. Les techniques modernes leurs permettent même de localyser les différents crassyeux et les différents tournoyeurs, pour suivre les détails de la partie. Mays il n'a jamays été envysagée qu'elles partycipent à ce sport viril.
L'inconvénient de l'ydéen c'est qu'il rendrait le sport inintéréssant, tellement il est stupide. Il chercherait aussitôt la plage et un terrain de beach-volley, et ne s'occuperait absolument pas de sa survie. Imaginons le dialogue suivant :
Gente Dame (in petto) : ah ah, un ydéen ! Je vays me le fayre ! Un point pour mon équipe.
Ydéen : bonjour, ma petite dame. Vous savez où est la plage ?
Gente Dame (désarçonnée - intellectuellement s'entend) : euh, la plage ? mays pourquoi faire puysque tu vas mourir ?
Ydéen : je vais quoi ? (l'ydéen ne comprend pas les concepts complexes qui font la tragédie de l'humanité. pour lui, le monde est rose bonbon, tout est bien qui finit bien. Bref, l'ydéen n'a rien compris à la vie, n'a rien compris du tout, n'a rien).
Gente Dame : mourir.
Et pof, la gente dame fond sur l'ydéen. Celuy-ci croît qu'elle veut jouer au beach-volley avec elle, alors il crie :
Ydéen : eh, c'est pas du jeu, je suis torché à l'Ydel !
Et il meurt tragiquement. La gente dame, excédée, n'hésite pas à le dépecer en morceau.
Bref, aucun intérêt de jouer avec des ydéens. Mieux vaudrait des zozos, ils sont sournoys. Ou sinon, on peut tremper les crassyeux dans l'eau de javel quelques instants, puis les parfumer ? Il faudra une partie rapide, car je crains que l'effet du parfum ne se dyssipe rapidement. A la rigueur, on pourrait aussi avoir des syldaves, il suffirait de mettre leurs pieds dans des chaussures inodorifères.
En plus, les ydéens sont plutôt bien montés (c'est tout ce qui leur reste d'yssois), alors il faudrait adapter les règles du jeu.
Je sens qu'on tient le sport de l'été. Vous êtes cordialement invitée à ma résydence d'été pour expérimenter tout cela (sans Théophraste, le pauvre, son fauteuil roulant l'empêche de longue date de pratiquer la cryptie, il faut lui amener ses crassyeux presque morts).
3 septembre an III
Le sport le plus pratiqué à Ys est sans conteste le Lancer de Pavé. Les terrains d'entraînements sont répartis un peu partout sous les fenêtres des maisons nobles les moins importantes de notre pays. Le grand stade est, sans conteste, le bas des fenêtres de Théophraste de Mytilène, dites les "bas bleus" à cause d'un jeu de mot stupide. Les équipes mineures concourrent de temps à autres sous les fenêtres de Gladys de Cariatys. Enfin, une mode risque de s'imposer sous les fenêtres du palays d'un certain Sattrape. Vous trouverez tout sur le sujet dans le livre du très mauvays écrivain yssois Frédérysque Beysgbedder, "(Broken) Windows on the world", que je vous déconseille franchement d'acheter.
Nous n'avons pas besoin de logiciel, ni de haddock, merci.
4 septembre an III
Afyn d'apprendre à Gladys de Caryatys les règles du lancé de pavé, un match de lancer aura lieu cette nuit entre l'Impéryal Club des Fyls de Noblyaux Désoeuvrés et la Ravelinian's Dream Team, sous les fenêtres de Mme. de Caryatys.
Des barres de fers cloutés ont été dystribuées à ces domestyques. Le match sera arbytré par M. Gnourf, domestique personnel et préhystorique d'E. Raveline.
L'arystocratie
Il y a de nombreux arystocrates à Ys, et vous pourrez facilement jouer l'un d'eux. Sachez toutefoys que l'arystocratie est très hiérarchysée. A sa tête, on trouve les deux prestigieuses familles des
Paxatagore et des Mytilène, qui seules portent le titre de Métaligore. Sauf si vous souhaitez vous placez sous la protectyon d'une autre grande famille noble (les Tinùviel, les
Emphetuocle ou les de Virion), vous devrez probablement prêter allégeance à l'une de ces deux grandes familles. En retour, vous recevrez protectyon et assystance.
Les arystocrates sont habituellement des gens assez rafinés. Ils passent leur temps à faire des affaires et à se batailler pour le pouvoir.
Quelques grands noms d'arystocrates contemporains : Anaclet de Paxatagore, Théophraste de Mytilène, Lool de Virion, Zoé Tinùviel, Alexya d'Ambictête, Marilyse Emphetuocle...
La plèbe
Les plébéiens yssois sont essentiellement des pêcheurs ou des artysans de la mer. Notre patrie est tournée vers l'océan (notre minystre de l'intérieur porte le titre de Conseiller à la Mer Océane), et cela est dû au fait que l'Océan nous assure l'essentiel de nos richesses. Cela est d'autant plus vrai depuys que nous sommes établys sur une petite île, l'archipel de Venys.
Les plébéiens sont peu organysés, batailleurs et travailleurs. Ils sont assez peu revendicatifs, mays n'hésitent pas à manyfester leur mécontentement. Depuys peu, ils ont même créé des syndicats !
De quelques groupes particuliers
Il exyste d'autres groupes plus minoritaires dans notre société :
- Les artystes : les artystes divers et variés sont généralement marginaux. Ils ont, à Ys, plusieurs coins favorys : la République Ravelinienne, un territoire au statut dictatorial où les artystes du courant Ravelinien s'épanouyssent librement ; les Deux Ma-Goh, LE cabaret spectacle Yssois, le seul endroit où il FAUT aller pour être connu ; le Musée Yssois, qui regroupe nos oeuvres les plus magystrales ; le Théâtre Impérial Yssois ; la Salle de Concert Concertys...
Quelques grands artystes contemporains : Barthélémy de Suspire (aujourd'hui décédé), Emmanuel Raveline, Lool de Virion, Gustav Rouchkov...
- Les scientifiques : ils travaillent au progrès de la science, et notamment à la médecine,et cela dans le cadre de l'Universyté Yssoise. Quelques grands chercheurs : Archybald de Virion (LESBYS - Biologie imaginative), Pr. Diafoirus (Médecine).
- Les Crassieulandays : par plusieurs vagues d'immigratyon, de nombreux habitants du Krassland sont venus habiter à Ys. Ces immigrants n'ont jamays réussy à s'intégrer totalement dans notre populatyon et porte encore les stigmates de son statut inférieur. Il est très mal vu, chez nous, d'être d'origine crassieulandayse. Cette origine est patente pour les personnes portant des noms avec un "K" ou à consonnance germanique.
Patronimye des Yssois
Les noms des yssois, pour la pluspart, encore qu'il exyste des exceptions, dénote leur origine greco-atlante. Quelques exemples parmys d'autres : Théophraste de Mytilène, Anaclet de Paxatagore, Zoé Tinùviel, Marilyse Emphetuocle, Xanthippe de Lyslasion, Patryce Zynotipe, Platonos d'Ariménèe. Certains portent des noms plus communs, comme Emmanuel Raveline ou René Puffon, mays c'est le produit d'une hystoire particulière.
Les noms crassieulandays sont bien sur à éviter, comme Hans Wagemüller, par exemple ou encore Rénatus Kayser.
Les arystocrates ne portent pas nécessairement de particule, chez nous (exemple : Marilyse Emphetuocle).
Anaclet de Paxatagore résume icy les fondamentaux de la culture yssoise.
Il n'est pas évident de donner un premier aperçu de la civilysation yssoise. Par où commencer ? Que dire ? La taille réduite qui nous est allouée icy nous contraint à faire des choix, et à nous réduire à quelques informations essentielles.
D'abord, la langue.
L'yssois est la langue latine la plus proche du françays, mays plusieurs dialectes cohabitent à Ys. L'yssois le plus pur est considéré comme l'yssois du sud, qui est un mélange d'Atlante et de françays. L'"y" y est prépondérant, à tel point que tous les "i" y sont remplacés par des y. Plus on remonte vers le nord, moyns l'"y" est présent. Toutefoys, il y a un yssois "banalysé", qui veut que les sons "iss" et "si," s'écrivent "ys" et "sy" (Symulatyon, Justyce). Bien sur, le "ys" se prononcent ("ysss") : on écrit un "mays" et on prononce maysse".
Ensuite, les moeurs
Les moeurs yssoises sont relâchées, au regard de la morale des autres pays. Les Yssois aiment la luxure et se complaysent volontiers dans une débauche permanente. Les jeunes femmes sont accueillantes, et les amants voluptueux. De nombreuses bacchanales grivoyses sont souvent organysées, en particuliers lors des fêtes de la Déflorayson : tous les trimestres, les jeunes filles et les jeunes gens qui sont encore vierges sont initiés religieusement, lors d'une fête qui associe tout le village ou tout le quartier.
La boysson nationale est l'absinthe. Certains héros ont des capacités d'absorptyon colossale. Barthélemy de Suspire, aujourd'hui décédé, aurait été capable, selon certains bruits, d'en boire un tonneau entier, cul sec, sans être ivre pour autant. La plupart des Yssois s'adonnent volontiers au playsir de l'absinthe, sans pourtant en arriver à ces excès.
On ne trouve guère de tabac à Ys, mays l'on fume volontiers l'opium. Celui-ci est récolté dans des champs de pavots, qui appartiennent aux grandes familles arystocratiques yssoises (en particuliers, aux Tinuviel).
L'un des temples de la culture yssoise est le célèbre Cabaret-spectacle Les Deux Ma Goh, où l'on fume de l'opium, où l'on boit de l'absinthe, où des salons privés accueillent vos désirs et où des spectacles en tous genre réjouissent les yeux, les oreilles et les sens de toute la populatyon.
Les Yssoys sont naturellement batailleurs, indisciplinés, divysés et procéduriers. D'une hystoire mouvementée, ils ont hérité des querelles intestynes. Evoquons, par exemple, la querelle millénaire entre les Paxatagore et les Mytilène, les deux plus grandes familles arystocratiques yssoises qui se sont battues moultes foys, et dont l'hostilité irrigue encore aujourd'hui le champs politique. Evoquons encore la rivalité entre les yssois du sud et les Krasslandays (encore appelés "Crassieulandays"), émigrés à Ys au XIIème siècle, et qui ont conservé beaucoup de leurs caractères natyonaux sans parvenir à se fondre totalement dans le substrat culturel yssoys.
Toutefoys, comme l'art de la bataille militaire était réservé aux arystocrates, qui seuls avaient droit de lever des armées et de se battre en eux, la plupart des citoyens (y compris aujourd'hui les arystocrates) règlent leurs litiges devant les tribunaux d'Ys. Au moindre problème, chacun dépose plainte devant le tribunal pour obtenir la condamnatyon de son voysin aux galères ou autres peines amusantes. Les procès yssoys sont des monuments de rhétorique, et les grands hommes politiques sont souvent des avocats.
Les Yssois sont toujours sensible à la poésye. Peu sentimentaux, ils apprécient néanmoins le maniement du verbe, que ce soit devant les tribunaux ou par des pamphlets. Les formes poétiques yssoises sont nombreuses et fort prysées, par tous. Aujourd'hui, parmys les grands poètes de notre époque, on compte Barthélemy de Suspire (décédé), son fils Emmanuel Raveline, ou encore Zénon de Lugor.
Les Yssoys sont terriblement natyonalyste. Fiers de leur appartenance à leur pays, ils sont méprysant envers les étrangers, et tout particulièrement envers les Krasslandays. Cela vient de la grande émigratyon krasslandayse, au XIIème siècle : de nombreux Krasslandays, poussés par la famine, sont venus s'installer à Ys, et étaient contraints de servir comme domestiques ou palefrenier. Les Krasslandays ont donc mauvayse réputatyon.
Les Syldaves sont également mal vus. On s'interroge encore à Ys sur le point de savoir s'il s'agit d'animaux ou de plantes. Chacun s'accorde à dénoncer leur odeur pestitentielle.
Les Yssoys sont d'abord des marins. Chaque Yssoys a sa gondole ou son bateau, des yachts pour les plus riches. La pêche a de tous temps représenté une richesse importante pour l'île. Si la mer nous a apporté d'énormes désillusions, nous lui devons tout. La plupart des villages yssoys sont situés sur le bord de la mer. Notre divinité principale est Poséydon, le dieu de la mer.
On pourrait encore dire de nombreuses choses sur la culture yssoise. On a pourtant ici résumé l'essentiel des choses à savoir. Si vous voulez en apprendre d'avantage, n'hésitez pas à poser de nombreuses questyons aux Yssois, qui vous répondront pour peu que vous restiez aimable, que vous ne parliez pas comme un Krasslandays et que vous les invitiez à boire un verre d'absinthe.
Sérényssime Empire d'Ys