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Chroniques yssoises d'aujourd'hui

Lool de Virion


Un film de Lool de Virion tourné en hommage au départ alors que la communauté yssoise quittait New Balnéa pour Pseudopolys.

À notre chère patrie perdue...

ÉCRAN NOIR

FLASH DE LUMIÈRE BLANCHE

La caméra filme champ large sur le ciel. Le silence est quasi-total. Un oiseau passe. Basculement de la vue, bruit assourdissant de circulation et de foule. La caméra vient cadrer le quartier-yssois depuis une hauteur.

ÉCRAN NOIR

FLASH BLANC

Au premier plan, les fondation d'un gigantesque bâtiment, en arrière plan, le début du creusement d'un canal. Nous sommes devant le musée yssois. De nombreuses personnes s'affairent à déménager les splendides oeuvres d'art sauvées du naufrage d'Ys.

YSSOIS  --
Bordel, ça fait deux mois k'on y a tout aménager et voila k'on réembarke tout...

YSSOIS AUTRE  --
Je ne parle pas au krasslandays...

YSSOIS, LE PREMIER  --
j'suis pas krasslandais, j'ai seulement des origines...

La caméra accélère son mouvement dans les rues à peine pavées ou errent quelques habitants perdus.

Arrêt.

Alexya d'Ambictète entasse quelques malles sur une charette tirée par deux domestiques.

ALEXYA  --
Tiens salut Lool... se retournant, mais fait attention bougre de syldave...

LOOL, CAMÉRAMAN  --
Salut Alexya !

ALEXYA  --
désolé pour les élections j'ai vraiment fait tout mon possible...

ÉCRAN NOIR

FLASH DE LUMIÈRE BLANCHE

Les hauts murs de la république Ravelinienne se dessinent, imposantes et majestueuses. Des dizaines de Raveliniens s'affairent et passent et repassent sous les hautes voutes des gigantesques portes ouvertes. Le président à vie et dans l'au-dela de la République Ravelinienne encourage ses adèptes par une multitude de prières à Francoyvyllyon au rimes forts musicales.

Le brouaha cesse, silence totale, les hordes de fuyards avances dans un silence de mort et les paroles poétiques de leur président ne semblent pas dépasser le pas de sa bouche.

ÉCRAN NOIR

FLASH DE LUMIÈRE BLANCHE

Encore des bâtiments en construction, et même les fondations inachevées promettent de splendides palays comme seuls les yssois savent en concevoir.

Plan fixe sur le fond d'une cave à peine commencée.

ZTINÙVIEL, UN PEU ÉTOUFFÉE  --
Allons Justine, faites attention à cette tasse à thé, elle vaut plus qu'un an de votre salaire, elle a appartenu à mon arrière arrière arrière grand Oncle Arystyde...

ÉCRAN NOIR

FLASH DE LUMIÈRE BLANCHE

Sur les marches d'un palays à peine esquissé, Anaclet de Paxatagore contemple un horizon que lui seul voit, il semble ne rien voire de ce qui se passe autour de lui. La caméra se rapproche de lui jusqu'a cadrer son visage au maximum.

ANACLET, MURMURANT  --
Une de plus... nous survivrons.

Un petit sourire de défie se glisse sur ses lèvres, soudain il se rend compte qu'il est filmé...

ÉCRAN NOIR

FLASH DE LUMIÈRE BLANCHE

Des cliquetis métaliques émanent d'une arrière cour. La caméra avance. Le Pr Diafoirus engrange du matériel "médical" dans un camion : scies, vis, marteaux, massettes etc...

DIAFOIRUS  --
Où ai-je pu foutre ma scie sauteuse de chirurgie ? Tiens eh Lool au lieu de faire le con avec ta caméra, rend toi utile et aide moi...

ÉCRAN NOIR

FLASH DE LUMIÈRE BLANCHE

Vue sur le sable de la plage.

MARYLISE, LA VOIX ATTÉNUÉE PAR LE BRUIT DES VAGUES  --
Eh, Lool n'oublie pas notre rendez-vous sur la plage de pseudopolys !

ÉCRAN NOIR

FLASH DE LUMIÈRE BLANCHE

Un tente sur la plage surmontée du logo du LESBYS, Archybald De Virion range du matériel scientifique.

ARCHYBALD  --
Joli coup Tonton... de toute façon on s'emmerdait ferme ici !

ÉCRAN NOIR

FLASH DE LUMIÈRE BLANCHE

Quai du port... en construction.

Un homme charge l'Imperans, des fers aux pieds.

RÉNATUS, REGARDANT TRISTEMENT LA CAMÉRA  --
Ça aurai pu être pire, Billou pourrait être président...et il éclate de rire en continuant à travailler.

ÉCRAN NOIR

FLASH DE LUMIÈRE BLANCHE

Vue de la mer, le bruit des vagues s'écrasant sur des rochers quelques cris de mouettes et d'albatros.

LOOL  --
Et la mer apportera à chacun des raisons d'espérer, comme le sommeil son cortège de rêve...

Une production VA& A

Réalisé par Lool De Virion

Le réalisateur tient à remercier tout les membres de la communauté yssoise ici et ailleurs...



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Dévastatyon à l'Opéra

Un film sur l'épysode le plus tragique de l'hystoire yssoise récente
Film mynois de l'An II

James-Honoré Maltys d'Ysville


Ce court-métrage a été réalysé quelques moys seulement après la Seconde Dévastatyon, par des artysans cinéastes mynois.

Les bobines ont été retrouvées par James-Honoré Maltys d'Ysville, dans un état déplorable, entreposées dans une des caves du Palays Maltese de Mynos. Leur restauratyon s'est achevée en juin de l'An IV, rendant hommage au cinéma d'auteur mynois.

Le court mays intense film est maîtrysé de bout en bout par la performance introvertie de l'acteur Louys-Osirys. Il y joue un composyteur travayllant une partytion dans une des loges de l'Opéra munycipal de Minotaurys, alors que la Seconde Dévastatyon frappe brusquement tout l'Empire (An I). Son ton sarcastique et son flegme glacé lui valurent à l'époque, en tant qu'acteur, un grand succès auprès des jeunes mynoises. Le film passa néanmoins inapercu dans le reste de l'Empire.

Les effets spécyaux sont typiques de cette période, mettant en lumière la singularité de la sytuation économique de Mynos peu après la Dévastatyon.

La loge où a été tourné le court-métrage a été reconstruite à l'identique, après que l'hypoligore a décydé, début mai An IV, de remettre l'Opéra munycipal dans le bon sens : depuys la fin de la Dévastatyon, celui-cy gysait en effet sur le toit.



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Fantôme à Venys

Une productyon de Virion
Un film d'Anaclet de Paxatagore

Anaclet de Paxatagore


Avant le générique. Silence total. On voit les toits de Pseudopolys, la Cité aux Milles Toits Rouge. C'est la nuit. Vue sur la lune. Hurlement d'un chat. Silence total. Puis, hurlement d'une femme. Bruits d'une fenêtre qui s'ouvre, de quelqu'un qui saute sur les toits. Une ombre s'échappe. Black-out.

Musique de Gerschwin. Défilent des journaux : Der Krasstadter, De Zyltafer dag, Le Matyn, avec des titres de plus en plus gros « Une nouvelle attaque de Fantomys », « Fantomys s'empare du trésor de la baronne », « Fantomys chasse à Kloho », « Fantomys prend d'assaut la Banque Von Khérys », « Que fait la Polyce ? », la musique se fait de plus en plus entraînante et on débouche sur le générique.

Générique.

Les productyons LOOL DE VIRION présentent


un film d'Anaclet de Paxatagore


FANTÔME À VENYS


Avec

Théophraste de Mytilène

Emmanuel Raveline

Lool de Virion

Héraclite de Parménide


Produit par

Lool de Virion


Réalisé par

Anaclet de Paxatagore

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Dans le bureau du Doge de Venys.

Lool de Virion (Lool de Virion), l'air furieux, arpente son bureau. À sa droite, le portrait d'Anaclet de Paxatagore, qui brille. A sa gauche, le portrait de Théophraste de Mytilène, où une magnifique cible de jeu de fléchettes a été dessynée.

LOOL DE VIRION  --
Mays que font-ils, grmbl, grmbl...mays que font-ils ???

Un coup de téléphone. Il se jette sur le téléphone.

LOOL DE VIRION  --
Oui ? Ah ! Enfin ! Qu'ils entrent !

Par la porte principale pénètrent dans le bureau deux hommes : le commyssaire Juve (Emmanuel Raveline) et son adjoint, le Sapeur-Paveur Rodriguez (Crésus de Capitalys).

TOUS DEUX  --
Votre Subliminale Dogitude, il s'est encore échappé !

LOOL DE VIRION, SE TIRANT LES CHEVEUX  --
argh ! Je m'en doutais ! Satané Fantomys !

JUVE  --
Tout étant pourtant tout à fait préparé. Ce damné Fantomys s'est joué de nos pièges avec une facilité déconcertante.

LOOL DE VIRION  --
je le voys bien, bande d'incapable...et je doys me rendre tout à l'heure au Comyté des Légyslateurs. Théophraste de Mytilène va encore se moquer du Conseil des Portes et de sa polyce imbécile !

JUVE  --
Votre Sublimin...

LOOL DE VIRION  --
il y a un traître parmi vous ! Trouvez le ! Et vite ! Maintenant, dysparayssez, je doys annoncer la nouvelle à la presse !

Tandys que les deux polyciers se retirent, Lool de Virion s'assoit à son bureau et commence à rédiger un communiqué...

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Dans les locaux du Matyn, le princypal journal yssois.

Le journalyste Fandor (Héraclite de Parménide) pénètre, à bout de souffle, dans un bureau, celuy de son rédacteur en chef (Zyzy le Zazou).

FANDOR  --
Patron, il a encore échappé aux Sapeurs Paveurs.

LE RÉDACTEUR EN CHEF  --
Quel diable d'homme ! Titrez moi ça en cinq colonnes ! Qu'un pigyste aille interviewer le Doge puys l' opposytion ! Dépêchez vous, il faut que cela sorte dans notre prochaine édytion, vous n'avez plus que quelques heures !

* * *

Plus tard, au Comyté des Légyslateurs.

Un Tribun, qui porte un caftan aux couleurs de la famille des Mytilène, et qui parlent manifestement au nom de l'opposytion, achève son dyscours.

LE TRIBUN  --
Mesdames, Messieurs, Fantomys ridiculyse notre Conseil des Portes et sa polyce incapable ! Il vient à nouveau de s'échapper d'un guêt-appens qui lui avait été tendu par le commyssaire Juve. Il faut prendre des mesures d'exceptyons et renverser le Conseil des Portes. Une autorité ferme doit reprendre le pouvoir et mettre fin aux agyssements de l'ennemy public numéro 1.

Il est applaudy. Du haut de son pupitre de présydente, Marilyse Emphetuocle (Marilyse Emphetuocle) donne la parole à Lool de Virion, revêtu d'un caftan sombre.

LOOL DE VIRION  --
Mesdames, Messieurs, rayson gardons, je vous en prie ! Fantomys s'est encore échappé, soit, mays j'ai toute confiance dans la polyce de Venys, myse au points par Emmanuel Raveline, donc chacun sait qu'il était un orfèvre dans la répressyon polycière ! Nous l'arrêterons et il sera jugé par le Tribunal de Venys. Une intense coopératyon se tysse à travers tout Pseudopolys entre les polyces et les autorités politiques : il ne saura nous échapper.

Faibles applaudyssements.

UNE VOIX DANS LA SALLE  --
Que peut faire la police ? Elle n'est pas armée !

LOOL DE VIRION  --
Elle enquête, Monsieur ! Les surenchères de l'opposytion sont insupportables, et vous prétendez jeter, sous prétexte de Fantomys, notre démocratie et nos principes ! Je ne vous laysserai pas faire !

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Aux Deux Ma-Goh.

Un personnage richement revêtu d'un caftan élégan et brodé d'or (Théophraste de Mytilène) pénètre dans la salle principale. D'une main, il donne à un laquays une pièce, en lui murmurant de le conduire à la table de Coriandre O'Mycide.

Le Laquays blanchit, mays ne faiblit pas.

Il l'emmène dans un recoin sombre, et l'assoit à une table.

Sans s'émouvoir le moins du monde, le personnage mystérieux s'assoit. Au bout de quelques instants, il est rejoint par un personnage non moins mystérieux, Coriandre O'Mycide en personne (Coriande O'Mycide). De son caftan dépasse une longue épée solide.

FANTOMYS, CAR C'EST LUI !  --
Vous portez l'épée, malgré les interdits des Pères de la Natyon ?

O'MYCIDE, CRACHANT PAR TERRE  --
Pouah ! Il faut bien se défendre, n'est-ce pas ? Que me voulez-vous ?

FANTOMYS  --
J'ai du travail pour vous.

O'MYCIDE  --
Je suys à vos ordres. Paxa ne se doute toujours de rien...

FANTOMYS  --
C'est une brave homme, mays pas très malyn !

Ils rient.

FANTOMYS  --
Il s'agit de me procurer le plan de la Szyltafer Bankj.

O'MYCIDE, D'UN SIFFLEMENT ADMIRATIF  --
Bigre ! Vous ne vous attaquez pas à petit ! La Szyltafer Bankj !

FANTOMYS  --
Tu peux m'avoir les plans ? Pour quand ?

O'MYCIDE  --
Ça doit pouvoir se faire...vous pouvez attendre quelques semaines ? Revenez dans 15 jours.

FANTOMYS  --
Rassure-toi ... avec mon coup d'hier, j'ai de quoi me mettre au vert pour un certain temps ! Ah ! Ah ! AH !

O'MYCIDE  --
Maintenant, partez-vite : les rues ne sont plus sures, avec ces Sapeurs Paveurs qui rôdent partout.

Fantomys écarte légèrement son caftan, et une lame brillante apparaît...

FANTOMYS  --
Rassures-toi, mon bon Coriandre, moi aussy, j'ai de quoy me défendre.

Il referme prestement son caftan, et sort du cabaret. Une gondole, sans armoiries, l'attend. A peine est-il entré à l'intérieur que la gondole démarre vers une destinatyon inconnue.

Aussitôt, une autre gondole sort de l'ombre, et prend dyscrètement en filature la gondole de Fantomys. A son bord, on dystingue deux sapeurs paveurs en uniforme. L'un d'entre (Marcus de Chatelys) eux manie la gaule, tandys que l'autre (Alexys de Spilbergys) allume son récepteur radio.

SAPEUR PAVEUR 2  --
Allo, Allo ? Icy Nathanael. Nathanael à Salomon ! Juda en chasse. Je répète : Juda en chasse.

Dans l'appareil radio, une voix lui répond.

LA VOIX  --
Ici Salomon. Ne vous layssez pas semer. Bonne chance. Contact toutes les dix minutes. Over.

Les deux gondoles, dans la nuit noire, rejoignent rapidement le grand canal, faiblement éclairé. Sur les bords, des prostituées tentent d'attraper le chaland. Les riches demeures de l'île d'Algébia layssent bientôt la place aux maysons plus simples du sud de la ville, puys aux entrepôts du port. Soudain, la gondole de Fantomys braque légèrement vers la droite et s'enfonce dans un canal, destiné apparemment à décharger des navires. Le canal est totalement noir, on y voit goutte.

LE SAPEUR PAVEUR 1, AU SAPEUR PAVEUR 2  --
Fays gaffe, je voys rien. Le marle est capable de nous estourbir.

La gondole continue pourtant à s'enfoncer dans le canal, se fiant au sillon layssée par la gondole de Fantomys. Tout d'un coup, le premier sapeur paveur pousse un cri guttural et s'effondre dans le canal. Le temps d'une seconde, un éclair de lumière illumine le dock, sale et sordide. De sa gondole, Fantomys bande une arbalète et tire. Le carreau vient frapper en pleine tête le second sapeur paveur, qui s'effondre à son tour, sans avoir eu le temps de contacter le QG de la polyce.

Aussitôt, deux gondoles s'élancent d'un entrepôt et viennent se ranger sur le côté de la gondole des polyciers, qu'ils tirent vers l'entrepos, dont les portes se ferment dans un grincement strident, bientôt suivi d'un rire démoniaque...celuy de FANTOMYS !

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Kloho, la nuit, devant le bâtiment de la Szyltafer Bankj.

Une ombre descend d'une calèche frappée des armes d'une grande famille de la cour de Kloho. L'ombre sort d'un grand sac une forte corde, au bout de laquelle se trouve un crochet à trois dents. Prestement, Fantomys lance la corde et le crochet s'accroche au rebord d'un balcon, au deuxième étage. Aussitôt, il escalade la corde, sa cape flotte dans la nuit. Arrivé au second étage, il entr'ouvre, sans difficultés, la porte-fenêtre et pénêtre dans un local de nettoyage.

Se faufilant à travers les torchons, il arrive rapidement à un couloir sombre. Personne.

FANTOMYS  --
Le refus obstiné des banquiers Syldaves de se mettre à des méthodes modernes de protectyon les perdra ! Ah ! Ah ! AH !

Il arrive enfin dans la grande salle des coffres.

Rapidement, il trouve celui qui l'intéresse...et s'attaque sans perdre de temps au coffre, qui lui résyste peu (on est au cynéma...). Il en sort aussitôt des bijoux et des papiers, manifestement importants, puisquent frappés du sceau du prince de Kloho. Toujours sans bruit, il referme le coffre et s'en va par où il est arrivé.

Fantomys a encore frappé !

* * *

Dans le bureau de Lool de Virion.

Même scène que précédemment... Lool de Virion est furieux, mays seul. Il est rapidement rejoint par le commyssaire Juve, l'inspecteur Rodriguez, mays aussi par le journalyste Fandor.

LOOL DE VIRION  --
Messieurs, je viens d'avoir le prince de Kloho au téléphone. Ce plouc n'est même pas capable de parler convenablement notre langue, mays en tout cas il est furieux : Fantomys lui a dérobé une fortune, et surtout, des papiers compromettants...Messieurs, il est de la plus haute importance que vous mettiez la main sur ces papiers. Fantomys voudra les vendre, par n'importe quel moyen achetez les, Venys paiera. Et si vous pouvez en profiter pour l'arrêter ce sera parfait !

JUVE  --
Bien, Votre Subliminale Dogitude.

LOOL DE VIRION  --
Au fait, vous avez trouvé le traître ?

JUVE  --
Non, Monsieur, toujours pas...

LOOL DE VIRION  --
Et bien, qu'attendez-vous ?

JUVE  --
Nous n'avons aucune pyste !

LOOL DE VIRION  --
Ce n'est pourtant pas difficile ! par votre traitre, faites savoir que je suys intéressé par les papiers de Fantomys, vous parviendrez bien à savoir qui c'est ! Et faites surveiller tous vos hommes !

* * *

Plus tard, dans le bureau du Commyssaire Juve.

Rodriguez, Fandor et Juve tiennent un conseil de guerre.

JUVE  --
... il faudra faire attentyon, il nous a encore dégommé deux types il y a moins de troys semaines.

* * *

Sur un quay, au port de Venys -- la nuit se lève.

Fantomys, droit comme un Y, attend. Derrière lui, le soleil pointe. Son air majestueux frappe le spectateur. Il attend. Aucun bruit, si ce n'est un petit clapotys, de plus en plus fort... c'est une gondole qui approche. La gondole se range sur le bord du quay, et un personnage petit et replet (Igor Hubert Von Taehrtempion) en sort. Il s'approche de Fantomys. C'est le Lieutenant Columbys.

LT COLUMBYS  --
Bonjour, maître. J'ai des nouvelles pour vous ! Le Conseil est prêt à mettre le paquet pour vous racheter les documents que vous avez prys dans le casse de la banque des klohaques !

FANTOMYS  --
Ah ! ah ! cela ne m'étonne guère ! je le savays ! 2.2

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Dans la nuit -- le toit du Palays Dogéal

Fantomys, à bord d'un ULM, plane sur Venys. Sa longue cape noire et pourpre voltige dans le ciel, et il est, plus que jamays, le maître incontesté du crime...Il se pose sans un bruit sur les toits du Palays Dogéal, la forteresse de Lool de Virion. Il entr'ouvre une lucarne qui donne sur les greniers, et se glysse adroitement dans les combles.

De là, une trappe le mène à un couloir sombre. Au loin, un bruit de botte : c'est un Garde. Le bruit de botte se rapproche, il vient !

Fantomys sort alors de sa poche une sarbacanne, qu'il porte à sa bouche. D'un coup sec, il souffle dedans, la flèche part, et se fiche dans le crâne chauve du garde (Ra Dada), qui s'effondre d'un coup. Fantomys reprend sa route, qui le mène au bureau du Doge. Il passe devant un bureau éclairé, d'où des gémyssements orgiaques s'échappent. Fantomys ricane et se dit qu'il a le temps : Lool de Virion ne reviendra pas dans son bureau avant quelques heures.

Parvenu devant la grande porte Sérényssime, qui protège l'entrée du bureau du Doge, Fantomys compose le code d'accès. La porte s'ouvre. Il pénètre dans le bureau Dogéal. Il se dirige directement vers le portrait d'Anaclet de Paxatagore, qu'il décroche : un coffre-fort apparaît. Comme s'il était chez luy, Fantomys tourne rapidement troys molettes, le coffre s'ouvre, et laysse apparaître des papiers confidentiels. Il s'empare de l'ensemble, laysse un mot sur le bureau du Doge, puys s'esquive par là où il est venu.

* * *

Sur le toit.

Revenu sur le toit, Fantomys s'apprête à redécoller, en lançant son ULM du sommet du palays, quand, d'un geste malheureux, il se prend les pieds dans un filin qui traînait. Aussitôt, une sonnerie retentit. Dans la cour, en contrebas, des hommes en uniformes surgyssent du corps des bâtiments. Des projecteurs s'allument et cherchent, dans la nuit, l'intru. Avant même qu'il soit découvert, les Sapeurs Paveurs murmurent déjà le nom de Fantomys. Rapidement, d'ailleurs, les projecteurs se focalysent sur l'ULM de Fantomys. Fantomys lui-même vient se mettre dans les projecteurs et provoquer les sapeurs paveurs de son rire sardonique et démoniaque, qui leur glace le sang. Fantomys grimpe sur son ULM, et le lance, sans hésiter, dans le vide, vers les sapeurs paveurs. La chute est rapide, mays à quelques centimètres du sol, les ailes de l'ULM se gonflent d'air, et il remonte progressivement, sans que les sapeurs paveurs n'aient le temps de rien faire.

Fantomys s'est encore échappé.

* * *

Dans le bureau du Doge.

Lool de Virion, entouré de quelques sapeurs paveurs et du Commyssaire Juve, contemple, avec trystesse, le coffre béant et le mot de Fantomys.

LOOL  --
Cet escroc exige troys millions de R$ pour les papiers qu'il m'a volés ce soir, et encore troys autres pour les papiers du Prince de Kloho ! Et un pardon pour tous ses crimes !

JUVE  --
Il ne faut pas payer ! nous allons l'arrêter !

LOOL  --
Et comment ? les secrets dont il s'est emparé sont fondamentaux ! il ne faut pas qu'ils soient révélés !

JUVE  --
Nous avons enfin une pyste !

LOOL, IRONIQUE  --
ah oui ?

FANDOR  --
Nous pensons avoir identifié le traître, il s'agirait du lieutenant Columbys. Nous l'avons suivi, il s'est rendu hier dans un entrepôt dans le port. Nous avons toutes les raysons de croire que c'est là que se cache Fantomys !

LOOL  --
Très bien ! faites le arrêter, le plus vite possyble ! votre carrière en dépend, messieurs !

* * *

Dans les locaux de la polyce de Venys, au parvys dogéal.

Le lieutenant Columbys sort de son bureau, l'air tranquille. Il prend l'ascenseur et descend, jusqu'à la sortie. Dehors, sur le parvys dogéal. Il parcourt la grande place, et attrape, en courant, la gondole de la CTPV. Pressé, il n'a pas remarqué que deux agents en caftan grys l'ont prys en chasse.

Columbys s'essuie régulièrement le front... il est anxieux et la sueur l'envahit. La gondole descend tranquillement le Grand Canal, et Columbys est de plus en plus anxieux. Enfin, la gondole arrive à son terminus, au Port de Venys. Une musyque, sourde et inquiétante, commence.

Columbys sort de la gondole, toujours suivi par deux agents en caftans grys. Columbys se dirige vers la zone des entrepôts. A un croysement, les deux agents grys s'effacent, relayés par un autre agent. Sur le toit d'un entrepôt, un autre agent. La pressyon se resserre, la musique est plus forte. Columbys accélère le pas.

Arrivé devant un entrepôt, il sonne à une porte qui se découpe à peine dans la tôle sale. Un être lugubre et difforme (Ra Dadahu) vient lui ouvrir.

COLUMBYS  --
Le patron vient de me dire qu'il fallait que je rapplique immédiatement.

L'ÊTRE LUGUBRE  --
ah oui ? j'étais pas au courant. Mays rentre quand même !

Columbys entre et l'être lugubre claque la porte derrière lui. La rue aussitôt se remplit d'un grand nombre d'agents de polyce, qui encerclent l'entrepôt.

Pendant ce temps, Columbys gravit un petit escalier, qui le mène au bureau de son maître... Fantomys !

COLUMBYS  --
Patron ? Vous m'avez fait demandé ?

FANTOMYS  --
Quoy ? Que fays tu là ?

COLUMBYS, ÉBERLUÉ  --
Comment ça ? Vous m'avez bien demandé de venir icy de toute urgence ?

FANTOMYS  --
Moy ? Jamays ?

Et la lumière se fait dans son génial cerveau de criminel !

FANTOMYS  --
Nous sommes fays ! C'est un coup de Juve ! Vite, il faut filer ! Mays avant...

Aussitôt, Fantomys décoche un formidable droit à Columbys qui s'effondre. Il sort un révolver de sa poche et, froydement, descend Columbys.

FANTOMYS  --
Voilà pour toi, imbécile ! Cela t'apprendra !

Fantomys se jette ensuite sur son coffre-fort. Vite, vite, il tente d'en faire la combinayson, mays le mécanysme semble grippé...

* * *

Dehors.

Pendant ce temps, Juve a fait encercler le bâtiment. La rue raysonne du bruit des sifflets et des berlines automobiles noires, frappées des couleurs de la Cyté Libre de Venys. Quatre Sapeurs paveurs entraînent l'être lugubre vers le « panier à salade ». Pendant ce temps, sur le canal, deux grosses barges de la polyce bloquent également le petit canal qui mène à l'entrepôt.

Juve et Fandor, jubilent. Lool de Virion est avec eux, manyfestement très anxieux de retrouver ses papiers.

A un moment, un polycier fait signe à Juve.

POLYCIER  --
La voyx est libre, chef !

JUVE  --
J'arrive ! Je veux capturer moi-même Fantomys !

FANDOR  --
Moi aussy !

Les deux homme s'élancent dans l'entrepôt. Ils montent quatre à quatre l'escalier que leur montre un agent grand et fort, et arrivent dans le bureau de Fantomys.

JUVE ET FANDOR  --
VIDE !

JUVE  --
Comment est-ce possyble ?

FANDOR  --
Par quel mystère ?

JUVE  --
L'agent ! C'est l'agent d'en bas !

FANDOR ET JUVE  --
VITE !

Ils dévalent à nouveau l'escalier en sens inverse. L'agent de tout à l'heure a évidemment dysparu. Ils se précipitent dehors, et voient la voiture dogéale qui s'en va à toute allure. Le Doge git par terre, assommé.

JUVE  --
Damnatyon ! il a volé la voiture du Doge !

FANDOR  --
Quel génie du crime !

* * *

Dans la voiture du Doge

Fantomys enlève son masque.

FANTOMYS, AU CHAUFFEUR  --
Arrêtez vous, là, c'est très bien.

Dans le noir, il sort sa matraque et assomme le chauffeur, qui s'effondre sans bruit. Fantomys sort de la voiture, ouvre la voiture du conducteur et vire, sans ménagement, le corps évanouys du chauffeur pour prendre sa place. Aussitôt, il démarre au quart de tour et prend la directyon du nord.

* * *

Dans la rue.

Rapidement, Lool de Virion s'est réveillé. Il est rouge de colère de s'être layssé avoir par Fantomys ! Juve et Fandor sont confus...

LOOL DE VIRION  --
Bande de triples buses ! imbécyles larvaires ! syldaves ! crassieux ! bande de mytilènes !

JUVE, ROUGYSSANT SOUS L'INSULTE  --
Pardon, chef, pardon !

LOOL DE VIRION  --
Avez-vous récupéré les documents au moins ?

JUVE  --
Les documents, je les avays oubliés !

LOOL DE VIRION  --
Il les avait oubliés ! Vous avez intérêt à les retrouver, sinon vous n'aurez plus le temps d'oublier quoi que ce soit...

Juve se précipite dans le bureau de Fantomys, où trône le coffre-fort, toujours fermé.

JUVE, À UN AGENT  --
Faites venir d'urgence le lieutenant Manneriys, il va nous ouvrir ça !

Lool de Virion, essouflé, arrive à son tour dans le bureau.

JUVE  --
Je pense que les documents sont là-dedans ! Et peut-être même toute la clé du réseau de Fantomys !

LOOL  --
Vous pensez ! Et bien vous avez intérêt à penser juste, mon amy !

Juve, toutefoys, note que le ton est moins sarcastique.

* * *

Dans la voiture dogéale

Fantomys conduit à toute allure, évitant les passants, qui maudyssent le doge au passage. Il monte loin, vers la frontière, mays auparavant, il doit changer de véhicule : celuy-ci est trop voyant !

Il s'arrête à un feu rouge. Devant lui, une voiture simple, mays rapide. Sans hésiter, Fantomys sort de sa berline, et se dirige vers le véhicule de devant. Sans ménagement, il vire le conducteur (Saint Vladimir), qui, surprys, se met à l'insulter en Syldave.

FANTOMYS  --
Un Syldave, en plus ! Ah ! ah !

Et il démarre en trombe vers Pseudington DF.

FANTOMYS  --
J'imagine la tête que fera Lool de Virion en ouvrant mon coffre-fort ! ah ! ah ! ah ! je les ai bernés ! tous bernés !

* * *

Dans le bureau de Fantomys

Le lieutenant Mannerys (Gustav Rouchkov) est arrivé et il est en train de peiner sur le coffre fort. Lool de Virion s'impatiente, et Juve est très inquiet : sa carrière dépend du contenu de ce coffre.

Tout d'un coup, la porte s'ouvre, d'un coup sec. Le lieutenant plonge la main dans la partie basse, où reposent des diamants et des liquidités.

LOOL DE VIRION  --
C'est tout ! N'y a-t-il pas de papiers ?

LT MANNERYS  --
Si, plus haut, mays je pensays...

LOOL  --
Penser n'est pas la spécialité de ma polyce, manifestement...arrêtez de babiller : y a-t-il des papiers ?

LT MANNERYS  --
Oui, Votre Subliminale Dogitude, voilà...

Et il tend deux épays dossier à Lool de Virion.

* * *

Dans la voiture.

La voiture est arrêtée à un feu rouge. Fantomys rit encore.

FANTOMYS  --
Je vays encore regarder ces documents secrets...

Sur le siège du passager avant, il y a deux dossiers, identiques à ceux que l'on vient de voir. Fantomys entr'ouvre le premier dossyer et... sursaute ! En effet, en couverture, il voit un dessin...« Avec les compliments de Fantomys... »

FANTOMYS  --
Horreur ! putréfactyon ! je n'ai pas prys les bons dossiers !

* * *

Dans le bureau de Fantomys

Lool de Virion entr'ouvre le premier dossier...où s'étale, en gros, l'inscriptyon « PRINCIPAUTÉ DE KLOHO ». Aussitôt, il referme la couverture et jubile !

LOOL  --
Sauvés ! Nous avons les documents ! Par Poséydon !

Aussitôt, tout le monde regarde Lool de Virion, notoirement athéyste.

LOOL  --
Oups, pardon ! Cela m'a échappé !

* * *

Dans la voiture.

Fantomys traverse le pont qui mène à Pseudington DF. Il fulmine.

FANTOMYS  --
Quel idiot ! quelle erreur ! J'ai layssé tous mes documents là bas !

Puys, un rictus sardonique traverse son vysage.

FANTOMYS  --
Mays, je suys encore LIBRE ! Ah ! AH ! AHHH ! JUVE, c'est n'est pas demain que tu mettras FANTOMYS EN TAULE !

(Pourtant, la voiture dogéale n'est pas en boys, mays bon...)

* * *

Dans le bureau du Doge.

Lool de Virion et Hans von Neumann (Hans Von Neumann) sont seuls à seuls. Hans von Neumann sort un gros sac de roublars.

HANS VON NEUMANN  --
Voilà, hum... pour les dépenses électorales du Clan.

LOOL DE VIRION, TENDANT UN ÉPAYS DOCUMENT  --
voilà, hum,... pour la tranquillité de Votre Altesse.

Lool de Virion entr'ouvre la bourse, et compte d'un oeil la somme, tandys que Hans von Neumann feuillette les documents.

VON NEUMANN  --
Vous les avez lu ?

LOOL DE VIRION  --
Votre Altesse !

Silence.

* * *

Générique.

Même musique qu'au début. Scènes des toits de Venys.

IN MEMORIAM


Par ordre d'apparityon à l'écran


Lool de Virion Lool de Virion
Emmanuel Raveline Commyssaire Juve
Crésus de Capitalys Sapeur Paveur Rodriguez
Héraclite de Parménide Fandor
Zyzy le Zazou Rédacteur en chef de Fandor
Marilyse Emphetuocle Marilyse Emphetuocle
Théophraste de Mytilène Fantomys
Coriandre O'Mycide O'Mycide
Marcus de Chatelys Sapeur Paveur 1
Alexys de Spilbergys Sapeur Paveur 2
Igor Hubert Von Taehrtempion Lieutenant Columbys
Ra Dada Garde
Saint Vladimir Conducteur Syldave
Gustav Rouckov Lieutenant Mannerys
Hans Von Neumann Hans Von Neumann
<>


Scénario, réalisatyon

Anaclet de Paxatagore


Productyon

Lool de Virion -- YSDEWOOD



* * * * *
L'Espion qui en avait marre

[Récit incomplet]

Zoé Tinùviel


[Vue d'hélicoptère.] La nuit, une ville défile, on reconnait les hauts buildings et les grandes cheminées vomissant leurs fumées noires de Krassburg. Un deltaplane vole silencieusement au dessus de la ville. Il se dirige vers un grand building [la camera tourne autour du bâtiment sur lequel trône le sigle « Pigwood Industries »] .

Le deltaplane se pose parfaitement au centre de l'immeuble et son pilote, masqué et vêtu de noir, se dirige vers le bord de l'immeuble où il fixe un filin de rappel. Puis il entreprend de descendre le long de la façade. [Zoom sur l'homme.] L'homme, s'est stabilisé à hauteur du vingtième étage. Il sort d'un sac ventral un petit compas munis sur un bras d'une ventouse et sur l'autre d'une pointe en diamant. En un tournemain, il a coupé la vitre, ouvert la fenêtre et se faufile dans le bureau.

Là, il se dirige immédiatement vers un ordinateur posé sur un bureau massif. Il allume la machine et insère une disquette dans le lecteur. L'écran de l'ordinateur indique qu'un programme est lancé, quelques instants plus tard, les codes de sécurité de la machine cèdent. Le mystérieux visiteur enlève alors son masque [et l'on reconnait Pyerce Brosnan] et commence à farfouiller dans les fichiers de la machine.

« Bingo ! Pigwood, je te tiens ! »

L'agent secret insère une nouvelle disquette et copie quelques fichiers dessus. Il place ensuite la disquette dans une enveloppe et écrit quelques chose dessus. À ce moment, la lumière s'allume, et trois gardes font irruption dans la pièce, l'arme à la main

« Mains en l'air ! plus vite ke ça ! »

James Bond (car c'est bien lui) lève lentement les bras, le garde s'adresse à son collègue

« ...kourt chercher du renfort et... »

Mais il n'a pas le temps de finir sa phrase, Bond (James Bond) roule sur le sol en dégainant son walter PPK et tire trois fois abatant les trois gardes. Il se redresse, réajuste son noeud papillon et court vers la sortie.

Il se rue dans un couloir, derrière lui une vingtaine de gardes surgissent en tirant dans tous les sens. James atteint l'escalier de secours. Là il sort de sa combinaison un crochet prolongé par une sorte de pompe à vélo. Il attache le crochet à la rembarde de l'escalier et tenant la pompe à vélo dans la main se jette dans l'espace entre les escalier. La pompe à vélo (qui n'est rien d'autre qu'une mico-corde enroulée sur elle même) se déroule au fur et à mesure de sa chute tout en la freinant. Il atteint sans encombre le rez-de-chaussée et se retrouve bien vite dans le hall principal de l'immeuble.

Mais déjà des gardes accourent de partout la krasslachnikov en bandoulière. James leur fait un signe de la main pour attirer leur attention et les gardes tirent dans sa direction. Mais l'agent a plongé au sol, et les balles fracassent les grandes baies vitrées. 007 n'a plus qu'à se ruer à travers et le voila en train de galopper dans la rue, jusqu'à une moto qui attendait bien sagement devant le building.

Mais l'ennemi a lui aussi des motos qui surgissent d'un garage souterrain à la poursuite du héros. S'engage alors une course poursuite hallucinante à travers les rues endormies.

Mais soudain, alors que l'on sent que les poursuivants perdent du terrain, surgit une bande de joyeux noctambules qui traversant la route sans regarder et coupent la route de l'agent. Il veux les éviter, la moto dérape sur une flaque d'hydrocarbure et va s'encastrer dans la vitrine d'un supermarché. Les gardes à moto arrivent, ils sont tout de suite sur le héros, le relève, un pistolet sur la tempe.

« Fini de kourir salopard ! On te tient ! »

[La caméra fait un traveling arrière, remonte en l'air, nouveau survol (rapide) de la ville en direction de l'immeuble Pigwood. La caméra s'engouffre à nouveau dans le bureau, et se fixe sur une corbeille à papier portant l'inscription « courrier à envoyer d'urgence » la caméra remonte un peu, dans la corbeille, la première enveloppe porte l'inscription « Monsieur Y, S.Y.R.E, Ys-capitale, Ys. »]

* * *

Les studyos Pynewood présentent


Une coproduction Broccolys/Tinùviel


Avec


Le Gerfaut dans le rôle de l'agent zéro zéro sys

Commandant Fozalcannut dans le rôle de Y

Berthe van Trikhül dans le rôle de madame Pigwood/madame Y

Guest star : Pyerce Brosnan

Réalisation : Zoé Tinùviel


dans


L'ESPION QUI EN AVAIT MARRE

* * *

L'aube se lève sur Ys la merveilleuse (recréée en studio et images de synthèses). Le ciel est bleu, les oiseaux chantent et les Yssois sont heureux, insouciants, leur esprit fort loin des sombres complots qui se trament dans l'ombre.

voixoff[Vue dans les bureaux du SYRE]

voixoffUn homme [Commandant le Gerfaut] déambule dans les couloirs, il frappe à une porte et entre.

G  --
Bonjour Monny-Yris, vous êtes ravissante ce matin

MY  --
Et vous toujours aussi flatteur commandant

G  --
Je pensais vous inviter au Deux Ma Gho ce soir Monny-Yris

MY  --
Ohhh... zéro zéro sys, ce serait formidable...

G  --
Y est dans son bureau ?

MY  --
Oui, oui, il vous attend.

G  --
Bien, nous reparlerons de cela tout à l'heure alors.

Le Gerfaut entre dans le bureau du grand manitou du SYRE monsieur Y [Jordy Forzalcannut]

Y  --
Ahhh le Gerfaut, entrez, entrez... asseyez vous. Comment allez-vous ? Remis de vos aventure au Zollernberg ?

G  --
Absolument. Alors, Dites-moi Y ? Que ce passe t-il ?

Y  --
Connaissez-vous le nom de Pigwood Le Gerfaut ?

G  --
Pigwood, Ernest de son prénom, un riche industriel crassieulandais qui a fait fortune en vendant des babouches qui retrécissaient au lavage. Il dirige le groupe Pigwood Industries qui contrôle les jouets kass-toa, la chaîne de fast-food krass-beurk, les aliments pour dahus Pedigree Krass, les éditions Krasskouille et surtout un tiers de la production de savonite du micro-monde. Il a 75 ans, il partage son temps entre sa villa sur les hauteurs de krassburg et son yacht privé, il est curieusement allergique à la krassbier et c'est un Scalaglobuphile éclairé.

Y  --
Cacacolombophile! Rhaaa je le savais, ces crassieux, tous des pervers !

G  --
Scalaglobuphile monsieur. Il collectionne les boules de rampe d'escalier.

Y  --
Ah oui... les boules de rampe d'escalier... bien sur... Ahem... Bien, bien, mais si je vous ai fait venir Le Gerfaut, c'est pour ceci :

Y glisse une enveloppe vide vers son interlocuteur. Le Gerfaut la saisit et l'inspecte.

G  --
Elle a été postée à Krassburg !

Y  --
Oui, elle nous a été envoyée par un inconnu. Mais nous pensons qu'il s'agit d'une personne travaillant chez Pigwood. L'enveloppe contenait une disquette avec des informations hautement sensibles. Le Gerfaut, l'heure est grave. Si les informations contenues dans la disquette s'avèrent exacte, Ernest Pigwood est en train de jouer à un jeu particulièrement curieux. Depuis quelques mois il aquiert, via toute une série de sociétés écrans, des mines de savonite. Vos informations sont donc obsolète. A l'heure actuelle, Pigwood Industries contrôle les trois quart de la production mondiale.

G  --
Diable ! Mais en quoi cela concerne-t-il Ys ? Nous ne nous servons pas de la savonite dans notre industrie. Tout le monde sait que les procédés de fabrication à base de ce produit sont catastrophiques.

Y  --
Oui, bien sur, mais il n'en reste pas moins que Pigwood doit avoir quelque chose en tête. Le marché de la savonite est un marché sensible, et même s'il ne nous concerne pas directement, mieux vaut savoir ce qui se trame derrière tout ca. De plus cette lettre qui nous a été adressée est assez curieuse. Mieux vaut donc savoir de quoi il s'agit.

G  --
Si je comprend bien, vous me mettez sur l'affaire ?

Y  --
Absolument, je vais vous expliquer le plan, il est très simple: Pigwood est marié depuis vingt ans à une femme. Or il se trouve que cette femme ressemble comme deux gouttes d'eau à une de nos agentes. Nous allons kidnapper Mme Pigwood qui se trouve actuellement en vacances au thermes d'Ys-les-bains...

G  --
Et l'agente prendra sa place

Y  --
Absolument ! Vous serez chargé de la protéger durant la phase d'infiltration. Ensuite, elle vous présentera à son « mari » et vous aidera sur place.

G  --
Bien. Et qui est cette agente ?

Y  --
Ma femme !

G  --
Votre... Ah bon... Ça alors, j'ignorais que fussiez marié...

Y  --
Vous pouvez aller voir Q, il vous a préparé quelques petites choses. bonne chance Le Gerfaut.

Le Gerfaut sort du bureau et tombe face à Mony-Yris en train de se refaire les ongles.

G  --
Désolé Mony, mais il va faloir remettre notre petite soirée...

* * *

[La caméra passe dans un grand atelier] Des savants en blouse blanches s'affèrent dans tous les coins. Le Gerfaut salue Q qui l'entraine vers sa dernière invention. C'est un piano à queue devant lequel est assis un manequin, les mains posées sur le clavier. Q appuie sur le bouton d'une télécomande et clac, le couvercle du piano se referme sectionnant net les doigts du pianiste.

Q  --
Impressionant n'est-ce pas ?

G  --
Très pratique surtout !

Q  --
Bon alors... voyons ce que j'ai pour vous. Q tend au Gerfaut une montre Rolyx. Non !!! ne touchez pas à ce bouton...

G  --
Pourquoi ? c'est une bombe ?

Q  --
Non, c'est le bouton pour règler l'heure. Mais elle est réglée pile poil sur le méridien d'Ys. Elle comporte également un chronomètre, un réveil matin très puissant et puis la date à affichage digital bien sur. Voici maintenant un objet tout spécialement préparé pour votre mission.

Q tend au Gerfaut une boite contenant une sorte de boule un peu cabossée en cuivre.

Q  --
C'est la boule de la rampe d'escalier du Titanic. Pas le vrai bien sur, celui du film avec Léonardo di Carpaccio, mais c'est une pièce très rare.

G  --
Je vois... Bonne idée Q.

Q  --
Il y a dedans un émetteur bougnouphasé à orientation aléatoire.

G  --
Ah très bien.

Q  --
Et voici votre voiture

voixoffQ montre au Gerfaut une splendide Ysdera modèle sport

Q  --
Tout le confort intérieur, siège en cuir éjectable, climatisation, lance-roquettes, lance-torpille, batterie anti-aérienne, réacteurs d'appoint, allume-cigare, vitres électriques, la totale quoi.

G  --
Mais je vais au Krassland en bateau...

Q  --
Bien sur, mais il vous faut bien rejoindre le port non ? Au fait, j'allais oublier... voici une photo de Mme Pigwood et de son mari.

G  --
Glups... Et... Comment dire... Y m'a laissé entendre que sa femme avait... Disons une certaine ressemblance avec Mme Pigwood...

Q  --
Une certaine resemblance ha, ha, ha... Rassurez-vous, madame Y fera parfaitement l'affaire !

* * *

voixoffUn nouveau jour se lève sur Ys, le terminal passagers du port d'Ys est encombré par la masse des voyageurs et des porteurs de bagages allant et venant. Le paquebot Opyum-Flower fait entendre sa sirène pour appeler les derniers passagers.

Une Ysdera Volcano surgit alors sur le port, et se faufilant habilement parmi la cohue atteint un hangar proche. La porte s'ouvre et la voiture s'y engouffre. Le Gerfaut en descend. Il est vêtu d'un costume léger d'excellente coupe et arborre son sourrire des beaux jours.

G  --
Bonjour Y, bonjour Q.

Y  --
Bonjour commandant. Voici votre ticket de passage

G  --
Bien, merci. La première phase de l'opération s'est bien déroulée ?

Y  --
À merveille, nous avons kidnappé Mme Pigwood et notre agente a prit sa place. Elle est en train de s'apprêter.

Q  --
D'ailleurs la voila !

Une femme surgit de derrière un paravent [Berthe van Trikhül]. Elle est massive, dodue, mafflue. Elle est vêtue d'une robe rouge fushia à grandes fleurs jaunes pâles. Ses 12 mentons ne parviennent même pas à cacher l'enorme collier de perles qu'elle porte au cou. Son chapeau, sorte de gigantesque sombrero mexicain de couleur vert pomme, surmonté d'un assortiment de fruits en plastique plus vrais que nature, ombre son visage fardé et maquillé à la truelle. Elle s'avance vers Le Gerfaut, médusé, en se grattant la vérue poilue qui orne sa joue droite.

Y  --
Le Gerfaut, je vous présente ma femme, alias Mme Pigwood.

G  --
En... en... enchanté Madame, Le Gerfaut, Commandant Le Gerfaut.

MME PIGWOOD, MINAUDANT ET DÉSHABILLANT PRESQUE LE GERFAUT DU REGARD  --
Commandant, quel plaisir de vous rencontrer. Cette croisière va être un véritable en-chan-te-ment !

G  --
Je n'en doute pas, madame

Sur ce, le mastodonte s'éloigne, et accompagnée d'une douzaine de porteurs de malles quitte le hangar pour rejoindre le paquebot. Y saisissant le bras du Gerfaut l'entraine à l'écart.

Y  --
Commandant, vous savez que j'ai la plus entière confiance en vous. Mais, vous comprenez, je vous demanderai de redoubler d'attention à l'occasion de cette mission. Je ne voudrai pas qu'il arrive malheur à notre agente.

G  --
Vous pouvez compter sur moi monsieur. Votre femme est en de bonnes mains.

Y  --
Bien, bien... voyez-vous, je suis assez inquiet. La mission d'infiltration en elle même est déjà assez dangereuse, mais de plus nos services ont été informés que Mme Pigwood, je veux dire la véritable Mme Pigwood avait fait l'objet de menaces d'enlèvement.

G  --
Ah bon. Mais n'a-t-elle donc pas des gardes du corps ?

Y  --
Non, c'est assez curieux, mais Mme Pigwood a toujours refusée de s'encombrer de domestiques. Elle voyage habituellement seule, et refuse catégoriquement la présence de gardes du corps. Cela rends d'ailleurs son mari passablement inquiet. Je le soupçonne de la faire surveiller en douce. Mais rassurez-vous, ses hommes n'auront pas remarqués la substitution. Par contre à bord du navire il faudra vous montrer prudent.

G  --
Allons monsieur, rassurez-vous, si je suis à bord, rien ne peut arriver à Mme Pig... Enfin à votre charmante épouse...

Y  --
Merci Le Gerfaut, je savais que je pouvais compter sur vous.

Et sur ces belles paroles, Le commandant le Gerfaut se dirige à son tour vers l'Opium-Flower.

Cinq minutes plus tard, le luxueux paquebot jette les amarres et quitte le port d'Ys en faisant retentir sa puissante sirène.

* * *

Le Gerfaut parviendra-t-il à découvrir le complot qui se trame à Krassburg ? Découvrira-t-il pourquoi Pigwood rachète toutes les usines de savonite de la planète ? survivra-t-il à la traversée en compagnie de la fausse Mme Pigwood ?

Vous le saurez en regardant le prochain épisode de L'Espion qui en avait marre !

* * *

L'Opyum Flower vogue fièrement sur les flots. [vue sur le pont principal où les voyageurs sont allongés sur des transats, ou en train de se baigner dans la piscine].

Dans sa cabine de première classe, Le Gerfaut a ouvert sa valise. Il en sort un rasoir électrique. Il appuye sur un bouton de l'appareil et la tête de rasage est remplacée par une vrille de foreuse . À l'aide de l'outil, Le Gerfaut perce un trou microscopique dans la cloison de la cabine. Puis il insère dans le trou un minuscule oeilleton pourvu d'un prisme grand-angle. Il colle son \oeil sur ce judas improvisé.

[Vue sur la cabine attenante] La fausse madame Pigwood est en train farfouiller dans l'une de ses énormes malles. Elle en sort une nouvelle robe, aux couleurs aussi criardes que celle qu'elle porte. Puis elle entreprend de se déshabiller.

[Retour sur Le Gerfaut l'\oeil collé au judas]

G  --
Par Poseydon, quelle horreur, elle doit peser au moins un quintal !

[Retour dans la cabine de Mme Y] Elle a terminé de s'habiller, et sort. Le Gerfaut la suit à travers les coursives du navire. Ils pénètrent l'un après l'autre dans le bar du pont supérieur du paquebot. La fausse Pigwood va s'installer à une table isolée. Le Gerfaud s'accoude au bar. Il s'agit d'un poste d'observation stratégique d'où il contrôle à la fois la table de sa protégée, la porte d'entrée et la sublime jeune femme assise sur un tabouret à l'autre bout du bar. La Pigwood commande une énorme choppe de krassbier, se qui fait tiquer le serveur.

« Belle conscience professionelle pense le Gerfaut, puis il s'approche de la jeune femme et se présente »

G  --
Permettez-moi de me présenter : Abelard d'Yssié-Dayeur. Puis-je vous offrir un verre mademoiselle ?

Il héle le serveur et lui commande deux martinis.

SERVEUR  --
Dry ?

G  --
Nein, zwei.

Alors qu'il déguste sa boisson favorite en devisant joyeusement avec sa nouvelle compagne qui lui dit s'appeller Esmeralda von Zarzuela [Gladys de Caryatys], il remarque le curieux manège d'un jeune homme entré dans le bar peu après lui. Celui-ci s'est assis non loin de la pseudo madame Pigwood et lui adresse de petits signes de la main. Mais comme la digne femme ne semble pas vouloir répondre à ses appels, ses gestes se font de plus en plus insistants.

voixoffEnfin, le jeune homme cessant de jouer au sémaphore se décide, il se lève et vient s'asseoir à côté de Mme Pigwood. Le Gerfaut, très intrigué en oublie de continuer à caresser le genou de sa voisine. L'homme semble parler très vite, mais à voix si basse qu'aucun mot n'est perceptible. Finalement, la grosse Pigwwod se lève, et quitte le bar laissant le jeune homme seul à la table, le visage désespéré.

Le Gerfaut hésite, il devrait suivre son agente, mais le bonhomme l'intrigue. Il décide de rester et en profite pour appronfondir ses relaions avec la charmante Esmeralda.

G  --
Je transporte une très belle boule d'escalier. Cela vous intéresseraitt-il de la voir ?

E  --
Une boule d'escalier! Ahhh mais c'est formidable ça. Vous êtes scalaglobuphile ?

G  --
Absolument ! Disons ce soir ? après le dîner ?

E  --
Avec grand plaisir.

?oixoffA ce moment, le mytérieux interlocuteur de la Pigwwod se lève et quitte le bar, suivi par l'agent secret qui prend rapidemment congé de la belle Esmeralda. Le Gerfaut ne tarde pas à repérer la cabine (en deuxième classe) dans laquelle pénètre l'individu. En consultant la liste des passagers mise à sa disposition par le SYRE, il apprends qu'il s'agit d'un certains Hazar Eureux, citoyen Zollernbergeois. Perplexe Le Gerfaut retourne à sa cabine pour se changer en vue du dîner.

[Scène du dïner, Le Gerfaut en smocking impeccable à la table du capitaine, la fausse Pigwood dîne seule (mais pour quatre), pas de trace d'Eureux ni d'Esmeralda]

voixoffEn quittant la salle à manger, Le Gerfaut s'arrange pour passer la porte en même temps que l'ogresse qu'il est chargé de surveiller.

G, À VOIX BASSE  --
Tout va bien ?

P  --
Tout va très bien, je vous remercie monsieur

G  --
Que vous voulait cet homme là tout à l'heure au bar ?

P  --
Je ne pense pas que cela vous regarde. Bonne soirée monsieur.

Et elle s'éloigne, laissant Le Gerfaut passablement interloqué.

De retour dans sa cabine il colle à nouveau son oeil au judas tout en gromelant des propos peu élogieux à l'encontre de sa curieuse équipière. Alors qu'il vient d'endurer le spectacle de la Pigwood s'apprêtant pour la nuit, on frappe à la porte de la cabine de l'agent secret. Comme il a bien vu que la femme de son patron adoré avait poussé le verrou de sa cabine, il occulte le judas avec un petit tableau et va ouvrir la porte, l'esprit tranquille.

C'est bien entendu la jeune femme du bar.

G  --
Mais entrez donc chère amie...

E  --
Merci. Alors, cette boule d'escalier ?

G, SAISISSANT LA MAIN DE LA JEUNE FEMME  --
Vous voulez vraiment voir la boule d'escalier ?

E  --
Rire cristalin

G  --
Au fait, vous m'avez dit être Zollernbergeoise...

E  --
C'est exact, oui

G  --
Connaîtriez-vous un Hazar Eureux ?

E  --
Assurément, c'est un heureux hasard qui m'a fait vous rencontrer.

G  --
Non, enfin, si assurément, vous avez raison, mais je voulais savoir si vous connaissez un de vos compatriotes nommé Hazar Eureux et qui voyage sur ce navire.

E  --
Ah nous y voilà, vous vous intéressez plus aux zollerbergeois qu'aux zollerbergeoises...

G, RIANT ET LA PRENANT DANS SES BRAS  --
Vous avez raison, je suis impardonable, oublions cela.

Esmeralda lui sourit à son tour, se laisse aller dans ses bras et lui met la main sur la nuque, attirant la tête du Gerfaut vers ses lèvres.

L'instant d'après, l'agent secret sent une douce torpeur l'envahir, ses yeux se ferment, et il tombe dans les pommes !!! La jeune femme qui tient toujours son doigt pressé sur la carotide du Gerfaut le traine vers le lit et l'y intalle, puis elle quitte la cabine non sans avoir déposé un baiser sur les lèvres de sa victime.

* * *

[Vue du navire voguant tout illuminé dans la nuit. La caméra se rapproche, survolle le navire, vue à l'aplomb du bateau, tout à coup la caméra plonge vers la mer, un grand PLOUF retentit et la caméra fixe une gerbe d'eau le long des flancs du paquebot]

Le Gerfaut se réveille brusquement, Il se redresse dans son lit, puis se rue vers le judas. La passagère n'est plus dans sa cabine. Pire, la chambre est sans dessus dessous !

En hâte, le Gerfaut sort dans la coursive et tente d'ouvrir la porte de la cabine de Pigwood. En vain, celle-ci lui résiste.

Il appelle alors le second du navire et lui déclare qu'il craint que la femme de la cabine à côté de la sienne n'ait eue un malaise.

Après avoir longuement tambouriné à la porte, le second envoie quérir le charpentier du bord, et celui-ci fait sauter la porte dont le verrou était toujours poussé.

La cabine est vide. Les meubles renversés, les malles ouvertes, leur contenu éparpillé sur le sol. L'un des hublots est ouvert.

LE SECOND  --
Misère de Poseydon, une femme à la mer ! Elle s'est défenestrée.

G  --
Non, rassurez-vous, j'ai bien vu l'occupante de la cabine, elle a une corpulence telle que même en faisant régime pendant 1 an elle risquerait encore de faire chavirer vos chalouppes de sauvetage!

LE SECOND  --
Mais alors où est-elle ? Elle n'a pas pu sortir de la cabine puisque le verrou était mis !

G  --
Ça... J'aimerai bien le savoir.

Le capitaine du navire, prévenu de ce mystère vient à son tour inspecter la cabine. Puis tout les hommes d'équipage disponibles sont commis à la recherche de la passagère disparue. L'agent lui, s'empresse de consulter la liste des passagers. Comme il s'y attendait un peu, il n'y a pas trace sur la liste d'une Esmeralda von Zarzuela !

* * *

En début d'après-midi.

G  --
Alors capitaine ? Toujours rien ?

CAPITAINE  --
Non, c'est à croire que cette personne n'a jamais embarquée ! Et pourtant je l'ai apperçue hier lors du repas, je l'avais même invitée à ma table. Et je vous donne bien raison, il est impossible que cette femme soit passée par le hublot !

A ce moment, Le Gerfaut apperçoit le visage juvénile d'Eureux. Celui-ci, l'air anxieux rode autour de la cabine de la disparue. Croyant que personne ne le voit il pénètre dans la cabine. Le Gerfaut se débarasse du capitaine et entre à son tour. Eureux, occupé à farfouiller dans la chambre sursaute en voyant Le Gerfaut

E  --
Que faites vous là monsieur ?

G  --
Police de la mer Océane, vous êtes ici sur la scène d'un crime. qui êtes vous ?

E  --
Je suis Eureux

G  --
Tant mieux pour vous, mais je vous demande votre nom

E  --
Eureux, je m'appelle Hazar Eureux

G  --
Ah oui, c'est vrai... Bon, Fini de rire, que faites vous ici ?

E  --
Je... Mais... rien, je passais là et j'ai vu la cabine ouverte, je suis entré par curiosi...

Schlafff l'homme se prend un coup de genou dans l'entre-jambe et s'écroule

G  --
N'essayez pas de faire le malin avec moi, je vous ai vu hier au bar en compagnie de Mme Pigwood. Que lui voulez-vous ? Parlez ou je recommence.

E  --
non, non, pitié... Mme Pigwood est ma maîtresse...

G  --
Votre... QUOI ? C'est une blague ?

E  --
Noooooooon, c'est la vérité !

Le visage du malheureux parrait si sincère que Le Gerfaut se radoucit.

G  --
Bon, admettons que cela soit vrai... Et maintenant dites-moi ce que vous faites ici ? Que savez-vous de la disparition de Mme Pigwood ?

A ces paroles, le jeune homme fond en larmes et se met à parler très vite

E  --
Mais je n'en sais rien, je suis choqué, désepéré, désemparé, assomé, terrifié, estomaqué, renversé, tourneboulé...

G  --
Oui, bon, ça va...

E  --
... par cette nouvelle.

G  --
Vous saviez que Mme Pigwood avait reçu des menaces d'enlèvement ?

H  --
Oui... Elle m'en avait parlé, mais elle ne prenait pas ça au sérieux... AHHH ma Vénus adorée... Où est-tu ?

G  --
N'insultez pas Vénus, je vous prie.

H  --
Je savais bien qu'il se passait quelque chose de bizarre, hier au bar, j'ai bien vu qu'elle n'était pas dans son état normal... Elle a fait semblant de ne pas me reconnaître, je suis sur que c'était pour me protéger.

G  --
Hum, oui certainement. Cela fait combien de temps que vous êtes l'amant de cette... heu... femme ?

H  --
Nous allions fêter nos deux ans de bonheur ensemble!!! Bheuheuheuheu...

G  --
Allons, ressaisissez-vous !

H  --
Et ce pauvre Monsieur Pigwood, il va être désespéré en apprenant la disparition de sa femme...

G  --
Vous connaissez Monsieur Pigwood ???

H  --
Oui, très bien même, notre liaison n'était pas un secret.

G  --
Laissez moi deviner, monsieur Pigwood était trèèèèès content que vous vous occupiez de sa femme.

H  --
Oui, comment savez-vous ?

G  --
Oh, une intuition ! Bon, écoutez, voila ce que nous allons faire : vous allez retourner bien sagement dans votre cabine et y rester jusqu'à notre arrivée au Krassland. Ensuite, vous m'accompagnerez chez monsieur Pigwood et me présenterez comme la dernière personne ayant vu Mme Pigwood. Vous avez compris ? De mon côté je vais faire mon possible pour la retrouver.

H  --
Bon, bon, je vous fait confiance.

Et Hazar quitte la cabine laissant le Gerfaut face à un solide mystère.

* * *

En début de soirée, l'Opyum Flower arrive dans le port de Krassershaven. Les passagers commencent à descendre. Le Gerfaut, sur le quai attend Eureux. Le temps passe. Tous les passagers sont descendus. Soudain l'agent apperçoit une ambulance qui arrive sur le port dans un nuage de fumée noire. Les ambulanciers montent sur le navire, immédiatement suivis par des policiers.

Tous redescendent, sur la civière que portent le brancardiers, Le Gerfaut reconnait l'amant de Mme Pigwood, le jeune Hazar Eureux. Il a la gorge tranchée.

* * *

Où est passée la fausse madame Pigwood ? Le Gerfaut parviendra-t-il à la retrouver ? Qui est la belle Esmeralda ? Quel rapport a donc tout ceci avec les mines de savonite ?

Vous le saurez en regardant le prochain épisode de L'Espion qui en avait marre !

[La suite est manquante : soit elle n'ait jamais existée, soit elle n'ait pas été archivée.]



* * * * *
La vengeance du pharaon de Crète

[Récit incomplet]

Hector d'Ysciple


Musyque Elisabeth de Lyon
Effets spéciaux et cascades Xéros de Siceronne
Adaptatyons hystoryques Gladys de Caryatys
   
Produit par Crésus de Capitalys
   
Julyus d'Apposys Herbert Tapyoca, l'archéologue tout terrayn
Maryna Phylosys Elysa Roccentyny, la byblyothécayre
Théodore P'Titegoute Malyno, l'amy du héros
Flavia Mylenyum Hester Tyty
Antoyne de Siceronne Amon Ratys, le pharaon oublié
Hector d'Ysciple Le grand-père d'Elysa
<>

* * *

Un bureau quelque part à Venys, trois murs sur quatre sont couverts par une ymmense byblyothèque, remply de volume plus ou moyns récents. Elysa est perchée sur une échelle, elle lyt un manuscryt. Herbet est assys dans un fauteuyl, une tasse d'absynthe à la mayn.

H  --
Alors, ma chère, vous avez découvert quelquechose ? Cela fayt byen une semayne que vous n'êtes pas descendu de cette échelle.

E  --
Comprenez moy, depuys que mon grand-père est mort, ses dernyers mots trottent dans ma tête...

H  --
Et que sont-yls ?

Flash-back : Elysa est penchée sur son grand-père, celui-ci est allongé dans des draps blancs, il essaye de parler mais presque rien ne sort.

E  --
Encore un effort grand-père, que vouliez-vous me dire ?

H  --
- a -p- aon - - co - è - m - tion - liv - - - bib...

Puys ses yeux se ferment, yl est mort...

Retour au bureau.

E  --
J'ai cru comprendre les mots « lyvres » et « byblyothèque », c'est donc spontanément que je suis venu dans son bureau. Je cherche quelquechose à propos d'un paon, si j'ai bien compris son premier mot... Mays j'ai beau chercher, il n'y a rien...

H  --
Vous vous découragez byen vite, vous n'avez regardé qu'une étagère...

E  --
Vous êtes marrant, vous ! Vous êtes assys là, à attendre sagement que cela se passe ! Vous pourriez au moins m'ayder !!!

H  --
C'est que... euh...

E  --
MONTEZ ICI !

H  --
Bon, d'accord, ne vous énervez pas... Je monte...

E  --
Et faîtes attention où vous mettez les pieds, le 4e barreau n'est pas très solyde...

H  --
Ne vous inquiétez pas jeeee... Aïe ! Vous auriez pas pu prévenir !

E  --
Je vous l'ai dit mais vous ne m'écoutez jamais...

H  --
Oh, ça va !!! Voilà que ça va être de ma faute...

Herbert et Elysa poursuivent leurs recherches... Plusyeurs heures plus tard, ils ont presque terminés, il ne restent plus que deux rayonnages... Herbert a les yeux fatygués, mays il continue malgré tout la recherche, il a trop peur qu'Elysa ne se mette à hurler. Yl se penche en avant pour attraper un ouvrage quand ses yeux sont attyrés un peu plus loin ; ses yeux s'ylluminent et s'écrie :

H  --
Eh stupide fille ! C'est pas un « paon » qu'il fallait chercher !

E  --
Puisque tu es si malin, il fallait chercher quoi ?

H  --
Un Pharaon !

E  --
Et vous avez trouvé ça tout seul ?

H  --
Ben... faut croire...

E  --
Vous m'épatez ! Et ce livre sur les pharaons, vous l'avez trouvé ?

Herbert se penche et tente d'attraper le lyvre qu'yl avait remarqué quelques instants auparavant. Yl le tends ensuyte à Elysa qui le feuillète attentivement.

H  --
Alors ? Ça dyt quoi ?

E  --
Je ne sais pas, yl faut que je le traduyse, c'est en atlante...

H  --
Allons demander à Paxatagore, il connait cette langue...

E  --
Et moi aussi, je te ferais remarquer ! Ce n'est pas parce que je suis une fille que je suis bête !

H  --
J'ai jamais dit...

E  --
Tais-toi et attrape moi le Myckey magazine ! Non, pas celui là ... Oui, voilà ! Apporte !

H  --
Tiens. Alors ?

E  --
Ça parle d'un pharaon qui aurait régné en Crète au environ de -6200 avant la Dévastatyon...

H  --
Il doit plus être tout jeune !

E  --
Arrête de dyre des bêtyses ! On dyt aussy qu'yl possédait un trésor ymmense...

H  --
Tiens, tiens, ça commence à m'interresser ton histoire...

E  --
Mays une puyssante malédyctyon le protège.

H  --
Je croys pas aux malédyctyons moy ! C'est quand qu'on part ?

E  --
Appelle Malyno, il pourra toujours nous être utyle !

Herbert appelle Malyno qui accepte avec joie de partyr avec ses amis.

* * *

Une dyzaine de jours plus tard, les trois compagnons arryvent à l'Aéroport Yraklyo. Yls y sont attendus par une jolye demoiselle habillée de rouge, qui les conduit à leur hôtel. L'hôtel est magnifique : c'est un grand bâtiment blanc, aux fenêtres peintes en bleu. L'intérieur est du même rouge que l'uniforme de la demoiselle.

H  --
Tout est magnyfyque ici ! Même le personnel !

Elysa lui jette un regard foudroyant. Elle n'ose pas le lui avouer mais elle aime Herbert depuis de nombreuses années mais ils continuent à se vouvoyer.

Chacun rentre dans sa chambre : ils sont tous trois fatigués par le voyage en dyrygeable quy prend une bonne dyzaine d'heure... Mays depuis les attentats sur Kloho, plus aucun avion n'est en état de marche...

Dans sa chambre, Herbert ronfle. Elysa, elle, contynue à déchiffrer son lyvre à l'aide du dictionnaire de Myckey Magazine. Malyno essaie de se souvenir du code de sa valise et fini par appeler la réceptyon pour qu'on lui amène un marteau. Après quelques minutes, sa valyse est en charpie. C'est alors qu'il se rend compte que ce n'est pas la sienne...

Soudayn, dans la nuit, la porte de la chambre d'Herbert s'ouvre. Une silhouette noire y entre. Elle s'approche de l'archéologue qui est toujours en train de ronfler. Elle se penche sur lui, dépose un papier sur la table de chevet puis s'enfuit précipitament...

MAYS QUI EST-CE DONC ?


La suyte dans le prochain épisode de La Vengeance du pharaon de Crète !

* * *

[Nous avions laissé nos amis chacun dans leur chambre. Dans la nuit, une ombre noire s'est glissé dans la chambre d'Herbert]

Le lendemain matyn :

Herbert se réveille après une bonne nuyt de sommeil, il faut dire qu'il était épuisé... Il tend la main vers la lampe de chevet et tatonne pour trouver l'interrupteur. Mais au lieu de ça, sa main rencontre une feuille de papier.

L'archéologue se relève d'un bon et court à la porte pour allumer la lumière.

Ce qu'il voit n'est qu'une simple coupure de journal barrée en rouge des mots suivants : « Partez il en est encore temps. »

Affolé, il se précipite dans la chambre d'Elysa. Celle-ci à des cernes sous les yeux, elle n'a pas dormy. Herbert luy tend le papyer :

H  --
Regardez ce que j'ai trouvé sur ma table de nuyt !

E  --
Je ne voys ryen !

H  --
Oups ! Voilà, de ce côté... Ca veut dyre quoi à votre avys ?

E  --
Vous avez lu l'artycle ?

H  --
J'avoue que je n'y ai pas fait attention...

E  --
Et bien, qu'attendez vous pour le lyre ???

Herbert se penche, prend ses lunettes dans sa poche intérieure gauche et se met à lyre.

H  --
Ca dit qu'il y a cinq ans, un archéologue de renom est venu ici, soi disant pour ses vacances...

E  --
Et ?

H  --
Attendez, je n'ai que deux yeux ! Voilà... Il est allé dans l'Est de l'île, sur le mont Eskalos et ...

E  --
Et il n'en est jamais revenu...

H  --
Que lui est-il arrivé ?

E  --
On l'ignore... Mais je pense que nous suivons ses traces...

H  --
Mais ! Je ne veux pas mourir moi !

E  --
Qui vous dit qu'il est mort ?

H  --
Ben, c'est vous qui ...

E  --
J'ai simplement dit qu'il avait disparu !

H  --
Et que pensez vous qu'il lui soit arrivé ?

E  --
Je pense qu'il a été gardé en otage...

H  --
Et qu'est-ce qui vous fait dyre ça ? Et par quy ? Ne me faites pas croyre qu'yl y a encore des Crétoys de 6 siècles avant notre ère dans ce pays !

Elysa, se retourne prend le parchemyn qu'elle étudyait puys le montre à Herbert

E  --
Tout est là, je n'ai rien inventé. L'auteur, vrayssemblablement un scrybe de l'époque, nous raconte la vye du Dernyer Pharaon de Crète : Amon Ratys. La légende veut qu'il ait découvert une potyon d'ymmortalyté qui luy conférayt la force et la beauté en plus de la vie éternelle. Malheureusement pour luy, yl ne savayt pas la fabriquer : elle luy était fourny par les mages du dyeu Pikatchus. Eux-même n'en prenaient pas car yls connaissaient ses dangers : lorsque l'on a prys de cette potyon, le temps passe beaucoup plus rapydement, pour quy en buvait, une semaine était égale à un jour. Un beau jour, les mages du dieu Pikatchus se révoltèrent pour une rayson que j'ygnore et quyttèrent le pays. Amon Ratys n'eut plus alors de potyon et à chaque seconde, il se tordait de souffrance d'un mal provoqué par le manque d'elixir de jeunesse. Yl se myt alors à les chercher mays malgré les nombreuses expédytyon qu'yl envoyait, yl ne retrouva jamays les mages... Là s'arrête l'hystoire car le scribe est mort et personne n'a repris la suite donc je n'en sais pas plus...

H  --
Et pourquoi se sont ils attaqué à cet archéologue ?

E  --
Regardez la photo, que remarquez-vous ?

H  --
Je ne says pas... Il n'a ryen de partyculier... Des moustaches peut-être...

E  --
C'est tout à fait ça ! Il porte des moustaches, exactement comme les mages du Dieu Pikatchus ! Les gardes du Pharaon, car je pense qu'yl est toujours en vye, ont du le prendre pour un des descendants des mages un peu imprudent et yls l'ont capturé.

H  --
Et vous pensez que le mot que j'ai reçu a un rapport avec ça ?

E  --
J'en suis certaine !

H  --
Et qui est la personne qui veut nous aider ?

E  --
Je n'en sais trop rien, surement un espion à la solde des mages qui cherche à nous éloigner du pharaon...

Herbert et Elysa sortent ensemble de la chambre. Dans le couloyr, yls rencontrent Malyno quy venayent à leur rencontre.

M  --
Alors, on y va ?

Les troys amys descendent dans le hall de l'hôtel. Au bas des escaliers, la jolie hôtesse semble les attendre mais elle n'en laisse rien paraître. Et, lorsqu'ils passent devant elle, elle les suit des yeux. Malyno pense que c'est son charme naturel qui opère et n'en fait pas part aux autres.

Sur le trottoir, Herbert hèle un taxy.

H  --
À Imemikris s'il vous plaît !

CHAUFFEUR  --
Vous voulez vraiment aller là-bas ?

H  --
Bien sûr, qu'y a t-il ?

C  --
C'est que... Depuys la disparition mystérieuse du professeur...

H  --
Trêve de fariboles ! Conduysez-nous ou nous prendrons un autre taxy !

C  --
C'est bon, on y va.

Le taxy quitte la ville est s'engage sur la route nationale qui mène vers l'Est de l'île. Il n'y a pas beaucoup de circulation, mais cela n'étonne personne, il est 1h de l'après-midi et tout le monde est en train de faire la sieste. A leur arrivée à Imemikris, il n'y a pas davantage de monde dans les rues...

Le chauffeur les dépose devant l'églyse blanchie à la chaux puys part sans demander son reste.

Les troys amis sont seuls. Ils ne savent où aller.

Soudayn, Elysa pousse un cry, elle a vu une ombre passer près du porche de l'églyse...

E, EN CHUCHOTANT  --
Les garçons ! Je crois que quelqu'un nous observe... J'ai vu une ombre passer par là-bas...

H  --
Qu'est-ce qu'on fait ?

M  --
On va fayre comme dans les fylms, on va l'encercler...

H  --
Bonne idée ! Malyno, de ce côté avec Elysa, moi je passe par là !

Les deux groupes partent dans des directyons opposées pour enfin converger vers le porche. D'un signe de la main, Herbert recommande à ses amys de rester tranquille. Puys, sans prévenyr, yl bondit. Elysa le suit tandys que Malyno reste là au cas où le fugitif s'enfuirait.

Herbert et Elysa se jettent sur la silhouette noire, la même que dans l'hôtel. Puis, après l'avoir immobilisé, il lui enlève sa cagoule. A la vue de cette personne, Herbert et Elysa reste bouche bée...

Mays qui est ce mystérieux individu ?


La suyte dans le prochain épisode de La Vengeance du pharaon de Crète

* * *

Elysa et Herbert se jettent sur la silhouette noire et lui retyre sa cagoule. Yls restent bouche bée en voyant sa figure : c'est la jolye demoyselle quy les a accueilli à l'hôtel.

H  --
Pourquoy nous suyviez-vous ?

DEMOYSELLE  --
Lâchez-moy ! Je ne vous veux pas de mal !

E  --
Alors que voulez-vous ? Vous nous espyonnez depuys le début !

D  --
Je fays ça pour votre byen ! Vous ne devryez pas vous mêler de cette affayre !

H  --
Et pourquoy donc ?

D  --
Tout ça vous dépasse, vous n'êtes pas à la hauteur de cette tâche ! Vous ne pouvez pas vous attaquer à Amon Ratys comme ça !

E  --
Mays pourquoy nous prévenyr ?

D  --
Parce que ma myssyon est justement de vous protéger !

H  --
Et quy vous a donné cet ordre ?

D  --
Vous avez l'ayr de connaître l'exystence des mages du Dieu Pikatchus... Eh byen, je suys de cette trybu. Mon rôle est d'empêcher tous les curyeux de s'approcher trop près du pharaon oublyé...

H  --
Vous ne faites pas votre travail aussi bien que ça... L'autre archéologue, il s'est fait prendre...

D  --
J'y venais, sy vous ne me coupiez pas la parole tout le temps ! Ce rôle m'a été attribué à cette époque. Le précédent Pikatch chargé de l'isolement du pharaon ne pensayt pas que quelqu'un de l'extérieur puysse s'ynteresser à ce pharaon oublyé... Yl depuys été relevé de ses fonctyons et mys en hybernatyon afyn qu'yl médyte sur ses actes.

E  --
Et vous voulez nous empêcher de poursuyvre plus avant...

D  --
Je ne vous empêche pas, je vous prévyens des dangers que vous courrez...

H  --
Yl ne me fait pas peur ce pharaon de pacotylle !

D  --
Faîtes attentyon à ce que vous dîtes ! Amon Ratys a des espyons dans toute l'île et on dyt même qu'yl sayt parler aux oyseaux... Soyez prudents...

H  --
Ne vous ynquiétez pas, nous survivrons, on en a déjà vu des pires... Au fayt, c'est quoi votre nom ?

D  --
Hester Tyty. Et quelles sont ces autres aventures dont vous parlez ?

E  --
Ne l'écoutez pas, yl raconte n'ymporte quoi...

H  --
Non, je ne raconte pas n'ymporte quoy, je

D  --
Taisez-vous ! On vyent !

Chacun s'accroupyt, puys rampe derryère un banc... Yls observent sylencyeusement l'ombre noire quy grandyt devant la porte. Herbert est prêt à bondyr dans le cas où ce serayt un ennemy.

Mays ce n'est que Malyno, qui, sûrement las d'attendre à l'extéryeur, venait les rejoindre. Yl avance en marche arryère. Ne voyant personne, yl se met à les appeler. Herbert sort de sa cachette, suyvy par Hester Tyty. A peyne sont-yls dans la nef que Malyno fond en larmes

M  --
Je suys désolé, mays yls menaçaient de me tuer...

Herbert ne comprend pas tout de suyte puys se retourne vers le porche et voit approcher cinq gardes en costume égyptien, une mitraillette dans chque mayn...

G1  --
Houoqiqkjshu opqjki poi pokopo lpkimpqoklkssmùlmdml !

Herbert ne comprend pas, il lance un regard désespéré vers la jolye demoiselle. Celle-cy se penche vers luy.

D  --
C'est du crétoys ancyen... Yl nous demande de les suyvre synon yl nou...

G1  --
kio tri !

Face à ces gardes, Malyno, Herbert et Hester ne font pas le poids. C'est donc sans résystance que les troys compagnons les suyvent. A l'extérieur, une charette couverte, à laquelle sont attelés des chevaux les attend. Le deuxyème garde leur lygote le poygnets et le chevylles puys les lance littéralement dans la charette. Cependant, Hebert ne perd pas espoyr, Elysa est toujours dans l'églyse... Mays c'est leur seul et unyque chance d'être sauvé...

Elysa, reste caché derryère son banc byen après que l'attelage soit party. Elle est désemparée : seule contre tous, elle ne sens pas de taylle à affronter l'ennemy. Elle se met à pleurer. Derryère elle, une voyx murmure quelquechose. Elle croyt reconnaître l'intonation mais pour voir qui est cette personne, elle doit se lever et elle craynt qu'un garde ne soit resté dans l'église... Surmontant sa peur, elle relève la tête, puys le buste. C'est alors que la personne quy parle n'est autre que son grand-père... Elle se lève entièrement puys se dyryge vers luy. Mays plus elle s'approche, plus l'homme semble "translucide". Le grand-père d'Elysa cesse alors de murmurer et se tourne vers sa petyte fylle. Yl veut luy parler mays elle ne dyscerne aucun mot. Malgré tout, elle comprend ce qu'yl essaie de luy dyre : c'est un message de courage qu'yl lui envoye, ne pas abandonner ses amis... C'est alors que le vieillard dysparut dans un flash de lumyère. Elysa resta planté là, abasourdie. Enfyn, elle repryt ses espryts et sorty de l'églyse, prête à affronter le danger.

Aura-t'elle le courage d'affronter le pharaon ?

Ses amis survivront-ils ?


La suyte dans le prochain épisode de La vengeance du pharaon de Crète

[La suite est manquante : soit elle n'ait jamais existée, soit elle n'ait pas été archivée.]



* * * * *
Le Lac des singes d'une nuyt d'été sur Venys

Satyre politique sur le Conseyl des Portes en forme d'opéra-supérette,
écrit, produyt et réalysé par Lool de Virion

Lool de Virion


Avec le Bol Au Choyx, le formydal balai de Venys !

(Soyez indulgent, c'est la première foys que j'écrys un balet pour le cynéma et c'est pas sur que ça rende byen, surtout que mes danseurs sont de vrays nuls ! Enfyn vous voilà avertis.)

ACTE I - SCÈNE 1 (ENFYN À PEU PRÈS)

Le rydeau se lève sur un décors fynement exécuté, représentant les ryves d'un lac imaginaire ; au loin, on aperçoit un château style conte de fée.

Le parquet, peint en bleu, se doit de ressembler à la surface d'un lac calme.

(Les violons et bois entament une petyte musique entraînante qui n'est pas sans rappeler le Hall du roi de la Montagne du Pier Gynt de Grieg (ceci pour les moins incultes d'entre-vous)).

De la droyte de la scène, apparaît alors en virevoltant un danseur gracieux déguysé en singe (Anacletus de Paxatagorinsky), il effectue quelques sublimes arabesque et entrechats bondyssants. La scène dure une dizaine de minute, l'excellence du danseur enchante le public.

(Soudain les cuivres agressent la mélodye dans une envolée puissante qui n'est pas sans rappeler le final du boléro de Ravel (Que même les plus incultes doivent connaître)).

Le synge, apeuré, semble courir en tout sens pour s'échapper. Apparaît alors (dans un déferlement de tambours et de percussions), troys danseurs revêtus d'un habit commun de poulpe (Théophrastovith de Mytilènovskov, Gladysus de Caryatysky et Marylisovsky Emphétuoclosk). Les gestes élégants et la parfaite synchronysatyon des troys danseurs pourrait fayre croire qu'un seul d'entre-eux fait tout le travail, et en allant plus loin, on dirait que c'est Marylise, mais on irait quand même beaucoup trop loin !

(L'orchestre tout entier, dans un embrasement frénétyque entame de puissants mouvements qui ne sont pas sans rappeler les instants les plus puissants du Carmina Burana de je sait plus qui.)

Une course folle s'engage sur scène entre le pauvre synge désarmé et le poulpe affamé. Les saut et pas, parfaitement exécutés, tirent des larmes aux yeux les plus sensybles à la beauté incarnée.

(La musique change, après un violent gong (de cuivre argenté, pour les puristes), et entame un chant semi-grégoryen qui n'est pas sans susurrer à l'oreille du puryste que Wagner et ses Valkyries n'y sont pas étrangers, tout en laissant les incultes tout aussy incultes).

Entre alors, par le côté gauche de la scène, un bateau tiré et poussé par des danseurs déguisées en vague (on reconnaîtra en vrac Hectorus d'Ysciplysky, Nykolayos d'Opphyciukovskis ou Pierus Oupsov). Sur le bateau, habillée de pied en cape telle un valkyrie (sus-nommée), une magnifique guerrière tenant un arc apparaît (Zoéviensky Tinùvieluskov). (Elle entame un chant mélodieux et haut perché qui ne saurait faire mentyr l'initié qui y reconnaîtrait les influences baroques de l'air de la Reyne de la Nuit de la Flûte Enchantée de Mozart. L'inculte n'y reconnaîtra rien évidemment, mais personne n'en attendait plus de lui !).

Un combat dantesque s'engage entre la valkyrie et le poulpe, des éclaboussures explosent de toute part (magnifiquement exécutées par les danseurs qui font les vagues).

Après une dernière attaque (ponctuée comme il se doit d'un crescendo pizzicato de cuivres), le poulpe, abattu, souffre des derniers spasmes de l'agonye.

(La musique redevyent douce et évoque maintenant une certayne petite musique de nuit.)

Le synge s'approche de la valkyrie ; il s'embrassent alors fougueusement et le synge retire son costume pour révéler un corps nu au magnifique torse parfaitement imberbe.

(Eclate alors une musique majestueuse et entrainant, qui n'est pas sans évoquer plus que fortement à l'ami de la connaissance et de la musique ce puissant chef-d'oeuvre qu'est l'Hymne à la Joie de Beethoven).

Le rideau s'abaisse sur toute la troupe qui salue le public.

P.S. : Veuillez excusez le scripte, producteur, réalisateur etc ; de ce film pour s'être sans doute un peu laissé emporter par son enthousiasme.



* * * * *


Le sac des Deux Ma-Goh


Mong Pou

un film de Mong Pou


=http://venys.serenyssime.org/film1.wmv



* * * * *


LE SEYGNEUR DES ABSYNTHES


Anaclet de Paxatagore

une superproductyon loolienne


FLASH de lumière. La vue montre un paysage de collines et de vallées boisées. Une rivière coule tranquillement. Soudain un immense fracas se fait entendre et la caméra passe en rase motte au dessus d'une colline pour plonger sur une scène de bataille dantesque. Des milliers d'Ydéens en armure, recouverts de boue, chargent, sabre au clair, une armée de Crassieux ignobles arborant les armes les plus hétéroclytes possibles.

UNE ARMEE DE TENEBRE

FLASH de lumière. Une horde désordonnée de Crassieux se précipite vers des rangées d'Yssois en armure d'or et d'argent. Leur chef le vaillant Paxaron dirige les terribles archés yssois qui ne laissent aucune chance aux crassieux, pas un n'arrive au contacte de l'étincellante armée.

FACE A UNE ARMEE DE LUMIERE

FLASH de lumière. Un champ de bataille dévasté est recouvert pas des centaines de cadavres d'Yssois, d'Ydéens mais surtout de crassieux. Un immense guerrier en armure noire s'avance, c'est Schweinron, l'empereur des ténèbres.

UN MAITRE DU MAL

Flash de lumière. Un roi Ydéen s'avance pour affronter le mal personnifié, mais d'un coup de son immense hache, Schweindron l'abat. Le fils du roi se porte au côtés de son père, il pleure un instant puis, brandissant l'épée royale, tranche net la main du monstre, brisant par là même sa puissance en le séparant de son anneau magyque. L'armure noire tombe en morceau.

UN ANNEAU MAGYQUE

Flash de lumière. Le vieux mage Anaclaf le Gris parle d'une voix impressionnante à un être de petite taille, un hobbyt. -

... neuf anneaux pour les Ydéens

sept anneaux pour les nains

quatres anneaux pour les Yssois

un anneau pour tous, dans les ténèbres, les lier...

Pis y a aussi celui de ma tente Berthe, mays faut myeux pas y toucher, c'est qu'elle y tient ma tante Berthe à son anneau !

LE SEYGNEUR DES ABSYNTHES

La nouvelle superproductyon du maître du genre.

Un film de Lool de Virion.

Une Production des Studios Virion Artystes Associés.


* * * * *


LE TRAYN NE SYFFLERA PAS


Anaclet de Paxatagore

un film d'Emmanuel Raveline


PREGENERIQUE

Musique discrète : Flowers on the wall, des Statler Brothers.

Une petite ville type Western.

Gros plan sur la gare, où un train arrive à grands renforts de vapeurs et de bruits de sifflets. Descends un type à la dégaine des plus louches.

Il tapote doucement le colt qu'il porte autour de la ceinture, ajuste son chapeau, crache sur le sol et regarde devant lui, l'air profondément méditatif. Puis, il roule une cigarette, la jette en l'air, tire dessus pour l'allumer, et la rattrape de la main gauche.

Il la porte à sa bouche et tire une longue bouffée (LOOL DE VIRION). Il se dirige vers le Saloon de la ville, pousse la porte à double battants. C'est un saloon animé, où un pianiste joue toujours "flowers on the wall" (en chantant), où une dizaine de personnes jouent au poker (zoom sur un tricheur en train de rafler la mise : CRESUS DE CAPITALYS).

Le type du début va au bar, commande un tord-boyaux, crache une nouvelle fois, bois son verre d'un coup, puis se rends au centre de la pièce, sort son flingue, tire troys foys et s'écrie...

"MON NOM EST JOHNNYS CHUCKBERRYS, MEMBRE DU GANG DE LUIGYS LE TORDU !"

Silence soudain dans la pièce.

"DITES A L'ENFOIRE QUI VOUS SERT DE SHERYFF QUE MOI, LUYGYS ET NOTRE POTE JOE LE MEXYCAIN, ON VA LUI FAIRE AVOIR DES COURANTS D'AIR APRES-DEMAYN. ON ARRIVE PAR LE TRAIN. DITES-LUI TOUT CA."

Claquement de dents collectifs.

Chuckberrys se dirige vers le tricheur au carte de tout à l'heure, lui envoie son poing dans la figure et rajoute:

"ET SY Y'A UN TRUC QUE JE PEUX PAS PYFFER C'EST BYEN LES TRYCHEURS AUX CARTES. ET DYTES BIEN A CE CRETYN DE SHERRYF QU'ON N'A PAS TROP APPRECIE NOS TROIS ANNEES A LA PRYSON D'ETAT."

Il crache à nouveau, et va sortir du saloon.

"A BIENTÔT, PIEDS TENDRES."

Alors qu'il pousse la porte battante du saloon, il se prends une crosse de carabyne dans la fygure et tombe, assommé. Un homme qui arbhore fièrement une étoile sur sa chemise (c'est lui qui vient de donner le coup), entre dans le saloon dans le silence général et soulève le corps inerte de Chuckberrys (AND THE SHERRYF...).

Il sort du saloon en le portant, et l'emmène au bureau du sheriff, en face, plus précisément dans la cellule. Il s'assoit sur une chaise, sort un bous de bois et se mets à le tailler(THEOPHRASTE "I'M THE LAW" DE MYTHILENE).

("Flowers on the wall" a plein volume)

CYNECYTA PRESENTS...................................

Le désert. Deux hommes sont en trains de tirer sur des boîtes de conserves lancées en l'air.

LE TRAYN NE SYFFLERA PAS

Gros plan sur le premier homme, un type au visage mat et mal rasé (FOR THE FIRST TIME IN CINECITA : GNOURF), puys, beaucoup plus longtemps, sur le vysage haineux du deuxième, Luygy le Tordu. (AND IN THE ROLE OF THE VERY BAD GUY: ANACLET "EZECHIEL 25-17" DE PAXATAGORE").

STARRING WITH...

Alexys de Spilbergys..................Symon Tycul, l'adjoint malchanceux du sheryf, "comic touch" du film

Anaclet de Paxatagore.......................Luygy le Tordu

Cresus de Capitalis.............................Rudys Maïakovskys, le tricheur

Gladys de Carryatys .................................. "Madame" Ella Fytzeryls

Gnourf................................................Joe le Mexycain

Hector d'Yscyple .................................... Vendeur d'arme de Absynthe Gulch

Lool de Vrion ......................................... Johnnys "Be Good" Chuckberrys

Théophraste de Mythilène ..........................A ndys Pytonmonthys, le sheryf

Xéros de Syceronne ............................... Teddys "Drink'n'Talk" l'ivrogne

Zoé Tynùviel ............................................. Phyllys Pytonmonthys, épouse du Sherryf (future veuve ?)

WRITTEN BY

EMMANUEL RAVELINE

Le premier homme, Joe le Mexicain, remets son colt dans le holster et dit :

Joe : Cette fois-ci, patron, caraï !, le fou qui a voulu nous mettre en prison, il est fichu, c'est sour.

Luygy le Tordu : Silence, sinistre rascal. Blood and Guts ! Damned fool ! Bloody hell !

Joe : Pourquoi vous parlez tout le temps commé ça, patron ?

L. le T.: Parce qu'on est dans une surproduction cynecitienne et que c'est un western, rascal ! You bastard !

Joe : Et on doit vraiment parler comme ça ?

L. le T. : Ouaip, rascal ! Shit ! I'll shot the sherrif but i won't shot the deputy ! (Il tire les six coups de son flingue sur six bouteilles qu'il vient de lancer en l'air, puis se mets à marcher sur les mains et refait le même truc. Enfin, il se mets un bandeau sur les yeux, garde les mains dans le dos et refait à nouveau le tour. Et il ajoute:) C'est vraiment con, ces trucs de westerns.

Joe : Wow ! Qu'est-ce que vous tirez bien, patron ! Devant ça, le sherrif va en perdre ses cojonès !

L. le T.: Tu parles, rascal ! Hell on earth ! Fallen angel ! Foolish god !

Joe : Allez, patron, on doit aller ce le faire, ce maricon.

L. le T. : Un instant ! Pourquoi tu parles avec plein de mot que je comprends pas, rascal ? Guns, guds & guts ! Smiths & Wesson ! Winchester ! Remington !

Joe : Yé sais pas ! Yé lis cé qui est écrit dans le script ! Et comme Raveline, y parle pas oune mot d'éspagnol, c'est ridicoule !

Changement de lieu. Le bureau d'Andys Pytonmonthys, toujours en train de tayller son petit bout de boys. Johnnys Chuckberrys s'est réveillé et le houspille.

J.C. : Hey, sheriff ! Vous feriez mieux de partir ! Luigi le tordu vous manquera pas ! Il vous collera une balle entre les deux yeux ! Il vous pendra par les trippes au poteau du télégraphe ! Il vous laissera là des jours et des jours, jusqu'à ce que vous soyez tellement faisandé que les corbeaux ne veulent même plus de vous ! Hey ! Vous écoutez quand je parle ! J'arracherai vos yeux et je jouerai aux billes avec ! On fera comme les indiens, on vous enduira de miel et on vous donnera à bouffer aux fourmis ! (il cherche de quoi énerver le sheriff) Et cecy fait, on s'occupera de votre épouse !

Là dessus, le sheriff se lève tranquillement. Il prends sa carabine, ouvre la porte de la cellule, et balance la crosse de son arme dans une partie très sensible de l'anatomie de Johnnys.

A.P. : Et maintenant, ta gueule !

Johnnys, plié en deux, gémis à peine.

Retour dans le désert. Luigy le tordu et Joe le Mexicain discutent.

Joe : Et maintenant, patron, on va prendre lé train ?

L. le T. : Suis un peu, Gnourf ! La première scène du film dit bien qu'on arrivera après-demain ! Quelle idée de prendre un australopithèque pour tourner ce film ! Blood bath ! General store ! Gold rush !

Joe : Je ne suis pas un australopithèque ! Je suis un homme de néanderthal !

L. le T. : Bon, pour répondre à ta question, rascal, on va passer par un bled avant, pour faire provision d'arme. Fast food ! Brain drain ! Quarter half cheese !

Ils montent sur leur chevaux, et s'en vont. Plan panoramique sur le désert vide. Musique "Flowers on the Wall". Deux vautour se disputent violemment un bout de chair humaine qui traîne par là. On voit au loin des signaux de fumée peaux-rouge. Une diligence traverse l'écran. Folle ambiance.

Changement de lieu : le saloon du début, tard le soir. A une table, Teddys l'ivrogne et le sheriff jouent aux cartes.

Teddys : Té ! Tu me fends le coeur !

A.P. : Tu te trompes de texte, mon vieux. Tu as encore trop bu !

Teddys: C'est pas vrai ! Tiens ? C'est marrant ça, j'ai deux as de pique, deux reine de coeur... tout en double ! C'est quoi, comme combinaison ?

A.P. (sarcastique): Tord boyaux et téquila.

Teddys (pâteux) : Sans blague ? Ca existe, ça ?

A.P.: Chez les ivrognes de ton genre, ouaip. (il pose une carte) J'ai gagné.

Teddys (sourire niais, montre son jeu): J'ai gagné ! J'ai une tord boyaux et téquila !

A.P. (le laysse gagner, en riant) : Heureux les buveurs d'eau-de-vie !

Teddys (en raflant la myse) : Dys, Andys, t'as pas peur de te fayre tuer par la bande à Luygys ?

A.P. (sourit) : Tu voys cette pièce de monnaie, Teddys ?

Teddys: Ben... j'en voys deux.

A.P. (s'empare d'un sceau d'eau et le renverse sur Teddys):

Tu n'en voies qu'une maintenant ?

Teddys : A peu près...

Andys lance la pièce en l'air, sort son colt,tire dessus syx foys. Il montre la pyèce (gros plan dessus) : elle est impeccablement perforé par syx petyts trous.

Teddys : Alors ça !

A.P. : Tu comprends maintenant ? Luigi et "sa bande", comme tu dys, c'est à dire troys gus mégalomanes dont l'un se trouve dans les geôles de ma prison, je les ai mis en prison une fois... je peux le faire deux foys.

(Andys se lève, sort fièrement. Il pousse les portes du saloon, et avant de partir, se tourne vers Teddys...)

A.P. : Au colt, c'est moi le meilleur !

(Et se prends les portes du saloon qui reviennent dans la figure.)

A.P.: Oui, bon, je vays me coucher !

Il se rends au poste de polyce. Là, son adjoint, Symon Tycul, se balançant sur sa chaise, est en train de lire la bible à l'envers.

A.P. (désygne le prysonnier) : Hey, incapable, tu veilles bien sur lui, hein ?

S.T.: Rassurez-vous, Sherif ! (sa chaise s'effondre et il se casse la figure) Aïe !

A.P.: Hell ! J'ai l'adjoint le plus maladroit de tout le nouveau-mexique !

(A ce moment là, un piano à queue tombe sur la tête de Simon. Il se relève péniblement, avant qu'un camion 5 tonne lui roule dessus. Avec peine, il parvient encore à reprendre l'équilibre, mais une pluie d'enclume le remets au sol)

A.P.: Arrête de bouger, tu vas finir par abîmer mon bureau.

S.T. : Rassurez-vous, patron. Une brusque crise de malchance, c'est tout ! (Il se relève et un tout un train - qui déraillait par hasard - lui fonce dessus.) C'est tout... (Un tomawak perdu - ces indiens sont maladroits, c'est pas croyable - se plante dans son dos) Ca va aller, ça va aller, partez vous coucher ! Vous en aurez besoin contre Luigi ! (Mais une charge de buffle qui passait malheureusement par là achève de le mettre K.O.)

A.P. : Mouaip ! 'Me demande sy c'est bien prudent de te laysser garder les lieux. Mais il faut que j'aille voir Phyllys, je la délaysse un peu ces derniers temps. Bonne chance (il rit sous cape) !

(On le voit quitter le bureau et se diriger vers chez lui)

(Nouveau plan sur le bureau du Shérif. Simon, qui a récupéré, se remet à lire sa bible à l'envers. Soudain !, un tyranosaure Rex surgit et l'écrase sans faire exprès - oh zut alors ! - alors qu'il va se remettre sur pieds, un orgue géant s'effondre sur lui. Il va sortir des décombres de l'instrument quand un rhinocéros égaré décide de lui charger dessus.)

(On revient au Sherif, qui rentre chez lui. Il embrasse sa tendre et chère épouse Phillys.)

P.P. : Darling, c'est vray ce qu'on raconte ? Luigi le Tordu est sorti de pryson ?

A.P. : Ne t'inquiètes pas, Phyllys. (Il sort son colt, refait le même truc que tout à l'heure devant Phyllys, puis se tourne vers l'écran): On doit vraiment faire tout le temps ces âneries ?

(Voix de Raveline): Arrête de râler et dys ta réplique ! Ton texte, c'est: "Tu voys, rien ne peut m'arriver"

A.P. : Tu voys, rien ne peux t'arriver.

P.P.: Mays non ! "Rien ne peux m'arriver", idiot !

A.P.: Oui, bon, c'est la même chose. Et est-ce comme ça qu'on traîte un métaligore ?

(Voix de Raveline): VOUS FEREZ UNE SCENE DE MENAGE EN IMPRO PLUS TARD ! ON REPRENDS ! - grommelle: jamais vu des acteurs pareils... ce film va être pire qu'un Spylbergys...

(Tiens, à propos de Spylbergys, la caméra revient sur lui. Il est à nouveau dans le bureau dévasté quand un éclair le foudroye, une tornade l'emporte un bref instant et un marteau géant l'assomme. Il est en train de ramasser ses dents alors qu'une explosion nucléaire très localisée lui fait perdre conscience - un bref instant, c'est qu'il est résistant, le bougre ! Il se remet à son bureau avant qu'une division de Panzer vienne l'écraser et qu'une météorite vienne achever le travail. Toujours vivant, il se répends en injure bourrée de fautes d'orthographe tandis que la pryson s'écroule sur lui.)

(On revient au Sherif et à sa femme)

A.P. : Bon, Darling, tu es rassurée ?

P.P. : Oh, oui, Andys ! Tu es mon coyote superbe et généreux - il faut vraiment que je dise un truc pareil ?

(voix de Raveline): OUI !

(Retour sur la pryson. Johnnys Chuckberrys en ressort pényblement. Comme elle vyent de s'effondrer, il est libre ! Il évite soigneusement les quarante troys serpents qui foncent vers Symon. Il s'empare d'une winchester qui traînait par là - vous avez remarqué ? Il y a toujours des carabines qui traîne dans les westerns. Puis se dirige vers la mayson du sheryf).

J.C. : Et maintenant, rascal ! Tu vas payer, que Luigi soit là ou pas !

(Musyque: "B.O. de Oui-Oui et la cytrouille magique.")

LE SHERIF VA-T-IL SURVIVRE ?

LUIGI SE VENGERA-T-IL ?

A QUAND THEO ET ZOE SOUS LA DOUCHE ?

SYMON LE MALCHANCEUX FINIRA-T-IL PAR ATTRAPER LA PETITE VEROLE ?

REPONSES A SUIVRE...


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Les rêves de Léa


Marilyse Emphetuocle

Un film de Marilyse Emphetuocle

9 MO - format windows média player


=http://emphetuocle.serenyssime.org/film.wmv



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Pruneaux Electroniques Ou Gulp Fiction


Anaclet de Paxatagore

Festival du court métrage ydéen - New Balnéa

Par Emmanuel Raveline


Musyque du générique: "Back in the micromonde" de Zyzy le Zazou.

- Raveline Studio presents... -

PRUNEAUX ELECTRONIQUES OU GULP FICTYON

- Staring with... -

ANACLET DE PAXATAGORE........................... Signor Matty "Cortyzone" Pondychérys, patron des 2 mâ-gho THEOPHRASTE DE MYTHILENE...................... Le "Padre", le fou de Poséydon P> RENATUS KAYSER......................................... "Vynce" Jéplindecycatryce, homme de main de Matty "Cortyzone" Pondychérys LOOL DE VIRION............................................. Léon Ojeanbeujédévarys, homme de main de Matty "Cortyzone" Pondychérys BR> ZYZY LE ZAZOU.............................................. Pryon de Lavacheufeaulle, sauveur de situatyon OFFENBACH-MOLTIERYS............................... Un de ceux qui a voulu arnaquer Matty "Cortyzone" Pondychérys KRYSTOF DE PARYS...................................... Un de ceux qui a voulu arnaquer Matty "Cortyzone" Pondychérys ARCHYBAL DE VIRION.................................... Un de ceux qui a voulu arnaquer Matty "Cortyzone" Pondychérys

(s'affiche cinq secondes à l'écran)

- Director: Emmanuel RAVELINE - (reste dix minutes à l'écran)

- Music by Zyzy le Zazou - - Remercyements à Stanlys Cubryx et à Tarentynys -

Dans une voiture, "Vynce" Jéplindecycatrys et Léon Ojeanbeujédévarys dyscute en roulant. Ils sont habillés en gangsters.

Jéplindecycatrys (J) : Tu says qu'au Krassland, tu peux dealer de la drogue sans problème ? Ojeanbeujédévarys(O): Nooon ? Je vays m'installer dans ce pays ! J: Tu peux le dire... mays il y a un truc qui va pas, là bas... O: Ah ouays ? Quoi ? J: La BOUFFE ! Tu says qu'ils mettent de la mayonnayse dans l'opiumo-bucco ? O: Noooon ? Mays c'est horrible ??? J: Et tu says comment on appelle un "Quarter-half opiumburger" là bas ? O: Non, vas-y... J: Un "Krass opiumburger"... et tu says pourquoi ??? O: ... J: A cause du système métryque !!!

La voiture s'arrête. Les deux tueurs ouvrent le coffre.

O: Pour ce genre de job, il nous faudrait des canons-scyés... (il sort un flingue du coffre). J: Ouays, j'en parlerays à Matty "Cortyzone"... (il sort aussy un flingue).

Les deux tueurs entrent dans un immeuble moderne et dyscutent en parcourant des couloirs et des escaliers interminables.

O: Tu says que le patron veut que je m'occupe de sa femme, demain ? J: Que tu... t'"occupes" ? O: Hey ! Attends !!! La sortir, lui parler, ce genre de choses... rien de plus... J: Oui, oui... bien sûr (ton sarcastyque) O: J'suys pas dingue... la femme du patron, c'est sacré. Elle s'appelle comment, déjà ? J: Mya. Tu says que c'est à cause d'elle que Ravelino "le chanceux" est mort ? O: Quoi ? Comment ça ? J: Il lui a fait un massage. Il lui a massé les pieds. Et Matty "Cortyzone" l'a apprys... O: Et... et quoi ? (ton inquiet) J: Ils l'ont balancé par la fenêtre de chez lui. O: Il habitait au 15ème étage, non ? J: Ouays. O: Arrête ! C'est pas possyble, ils l'ont pas tués pour ça !!! J: C'est pourtant ce qu'on a dit - elle est mignonne, Mya, le patron prends soin d'elle... O: Enfin, pour un massage ??? J'ai déjà fait des tas de massages à des femmes, ça n'a rien de sexuel ! J: Là je t'arrêtes tout de suite ! C'est très sexuel, un massage ! Il y a toute une sensualité qui se dévelope dans l'acte !

Les deux tueurs arrivent devant une porte.

J: C'est là. Il est quelle heure ? O: 10h56. On est en avance. Viens par là.

Les deux tueurs vont au bout du couloir.

O: Ecoute, franchement, un massage ça n'a rien de... J: Mays sy ! C'est extrêmement intime, c'est... O: Merde enfin !, il y a une différence entre masser le pied d'une fille et lui broutter la [ce passage fut, hélas, censuré...]. J: Enfin, fays pas de conneryes avec Mya... O: Eh, tu me prends pour qui ? - sylence - J: Il est 11 heure. On y va.

Les deux tueurs défoncent la porte et sortent leur flingue. Ils entrent dans un salon-cuysyne-salle à manger où deux hommes assys sur des fauteuils sont en train de manger des Opiumburgers.

J: Tieeens !! Regarde qui voilà, Léon... O: T'as rayson, Vynce, quelle surpryse !!! Des hommes du patron...

Les deux hommes sont terrorysés.

J: Ils n'ont pas fait un casse pour le patron ? O: Sy... mays ils ont gardés l'argent pour eux. J: Oooh ? Mays c'est PAS BIEN ça...

Un des hommes (H) prends la parole.

H: Ecoutez on peux tout... (il essaye de se lever de son fauteuil) O: ...la ferme et RASSYEDS TOI ! Où est la... valyse ? H: Dans... dans le frygo. O: Vynce... ? Va voir.

Vynce ouvre le frygo, en sort une valyse, l'ouvre, et... reste immobile devant le spectacle.

O: Alors, c'est ça ? J: Ouays... ouays, je croys bien... O: Bon, maintenant... on va parler. H: Euh... O: Oh, mays attends... qu'est ce que tu manges là ? H: C'est... c'est des Opiumburger des deux Mâ-gho... O: Je les ai jamays essayé... - il paraît qu'ils sont bon, Vynce... J: J'en ays entendu parler. O: Eh, petit, tu says comment ils appellent les Quarter Half Opiumburgers, au Krassland ? H: J'says pas... O: Dys lui, Vynce... J: (ouvre le frigo, sort un sandwych et se mets à manger) Des Krass Opiumburgers... O: Et tu says pourquoi ? H: Euh... à cause du système métryque ? O: Mays c'est qu'il est pas con, ce petyt... mays sy t'es pas con, tu says sûrement QUI est Matty "Cortyzone" Pondychérys, non ? H: Ou... oui. O: Qu'est-ce que tu says sur Matty ? H: Ben... O: Sur lui et ses relatyons sexuelles ? H: ??? O: Avec QUI Matty Cortyzone préfère bayser, à ton avys ??? H: Pardon ??? O: Avec QUI, bordel ? H: Av... avec sa femme ? O: BIEN ! Alors POURQUOI t'as essayé de le bayser ? H: Mays... essayez de comprendre... on avait les meilleures intentyons du monde...

Léon descends le second homme avec son flingue.

O: Tu dysays ? Le coup est parti tout seul... aurays-je empêché ta concentratyon ? Je t'en prie continue... tu en étays aux... "meilleures intentyons"... H: (terrorysé) Qu... quoi ???? O: Mays continue je t'en prie... tu dysays quoi ? H: Quoi, quoi ???? (mort de trouille) O: Et, Vynce, il se fout de ma gueule, ou quoi ??? J: Ouays, j'ai l'impressyon... H: Qu... quoi ???? (claque des dents) O: Ca veut dire quoi ça, "quoi"... tu viens d'où bordel ? H: Qu... quoi ? (tremble des épaules) O: Quoi ? C'est un pays ça ? On parle quelle langue, à Quoi ? H: Quoi, quoi ??? (regarde Léon, au bord de la cryse cardiaque) O: (braque son flingue sur l'homme) Redys encore UNE FOYS "quoi" redys-le encore une foys et je te descends espèce de [nouvelle censure...]. H: Je... O: Wow ! Il connaît d'autre mots, t'as vu ça, vynce ! J: Incroyable. O: Tu lys la bible, "quoi" ? H: Ou... oui. O: Il y a un passage que j'adore... dans Ezechyel 25:17, qui me paraît totalement approprié à la situatyon... écoute bien... "AINSY PARLE LE SEIGNEUR POSEYDON. Parce que les Yssoys ont exercé leur vengeance et se sont vengés, l'âme pleine de dédain, en cherchant à détruire avec une haine éternelle, ainsy parle le seigneur Poséydon. Voicy que j'étends la main contre les yssoys, je vays détruire ce qu'il reste des côtes yssoyses; j'exercerays contre eux de terribles vengeances et ils sauront que je suys POSEYDON L'ETERNEL quand s'abattera sur eux ma terryble vengeance !!!"

Léon tire douze balles dans le coeur de l'homme qui s'effondre, mort.

A ce moment là, la caméra change de point de vue. Elle montre une pièce voisyne de celle où se trouve les deux tueurs avec ceux qu'ils viennent d'envoyer de l'autre côté du royaume des vivants, où un homme (joué par Archybald de Virion) vient d'entendre les coups de feu et tient un flingue dans sa main.

L'homme : Seygneur, seygneur, donnez moi la force, je ne veux pas mourrir, je ne veux pas mourrir...

La caméra revient sur la pièce où se trouvent les tueurs, qui sont en train de rire. A ce moment, l'homme qu'on a vu en train de faire une prière ouvre brusquement la porte et se mets à hurler en leur tirant dessus.

L'homme: Crevez, bande de [la versyon américaine s'illustre par une utilisatyon de terme employant un certain nombre de foys le mot, ô combien euphonique, que les françays prononcent "phoque" avec leur charmant accent. La versyon Yssoyse étant censuré, je suys au regret de ne pouvoir vous donner ce qui fut dit...].

Les balles manquent toutes leur but. Les deux tueurs se regardent, brandyssent leurs armes et... tirent, tuant l'homme.

O: Bon sang, Vynce, t'as vu ça ? J: Oui, un type s'est ramené vers nous et nous a tiré dessus. O: MAYS IL NOUS A RATE, bordel ! J: Oui, et ? O: ON VIENT D'ASSYSTER A UN PUTAIN DE MIRACLE, VYNCE !!!! J: Arrêtes tes conneryes, Léon... il tirait mal, c'est tout. O: Mays non ! Poséydon nous a fait un sygne ! J: Et pourquoi pas Francoyvyllon, tant que tu y es... O: Arrêtes de blasphémer, hérétique !!! J: Bon, bon, ok, c'est un miracle, t'es content ? ON PEUT PARTIR, maintenant ? Les flics vont a rriver ! O: Allons-y...

Ils reprennent la voiture et ne se parlent pas. Tout d'un coup, ils passent devant un temple de Poséydon.

O: Je veux qu'on y aylle. J: Mays t'es frappé, c'est pas possyble !!! O: VYNCE ! On - y - va, d'accord ? J: Ok, ok, mays franchement, tu me les casses.

Ils entrent dans le temple de Poséydon.

O: Il y a personne à part le grand-prêtre, parfayt. J: T'es complétement cynglé, Léon, bon sang, essaye de... O: ... la ferme !

Léon va voir le prêtre (joué par Théophraste de Mythilène)(P).

P: Puys-je quelque chose pour vous, mon fyls ? O: S'yl vous plaît mon père. J: (pour lui : "Ah, ah, mon père... la bonne blague...") O: (a Vynce: "La ferme, bon sang !") P: Je vous écoute - mays, sy votre amy voulait bien enlever son chapeau... J: ENLEVER MON CHAPEAU ? Tu rêves, le cureton ! P: Pardon ? O: Il veut dire: oui, mon père. J: Bordel, non !!! J'enlèverays pas mon chapeau, Poséydon peut aller se faire [nouvelle censure, hélas...] O: VYNCE !!! Bon sang, on est dans un temple !!! P: De grace, monsyeur, enlevez votre chapeau.

Vynce sort son flingue et descends le prêtre.

J: LA FERME, BORDEL AVEC TON CHAPEAU ! O: Mays tu es fou, Vynce ! Tu as vu ce que tu as fayt ? J: Oui. Un carton. Un magnifique carton, en plein dans les deux yeux. O: N... de... P..., Vynce !!!! Est-ce que tu says pas que les flics ont une fâcheuse tendance à arrêter les gens qui flinguent les prêtres parce qu'ils ne veulent pas enlever pas leurs chapeaux ? J: Où est le problème ? O: Je suys calme, je suys calme... (respire un grand coup) BON ! Empêche les gens d'entrer. J'appelle le boss.

Vynce sort son téléphone portable, et appelle Matti "Cortyzone" Pondychérys. La caméra montre uniquement le dos de Matti "Cortyzone" [VOUS AVEZ VU COMBIEN IL DEMANDE, PAXA, POUR CINQ MINUTES D'APPARITYON A L'ECRAN ???].

Matti: Léon ? Comment ça va ? Tu as liquidé ceux qui ont voulus m'arnaquer ? O: Oui. Mays... il y a un problème... on s'est arrêté dans un temple. M: C'est une blague, Léon ? O: Non, c'est pas une blague ! C'est un peu long à raconter... enfin, on s'est engueulé avec un prêtre et... M: Et Vynce l'as tué, je parye ? O: Exactement... M: Démerdez-vous, les gars. O: Merde, merde, merde, non, patron !!! C'est pas ce que je veux entendre !!! Ce que je veux entendre c'est (immite la voix de Matti Cortyzone) "Ok, Léon, relax. Je t'envoie la cavalerie dans dix minutes." M: Ok, Léon, relax. Je t'envoies Pryon de Lavacheufeaulle dans dix minutes... O: DE LAVACHEUFEAULLE ?? Le Pryon de Lavacheufeaulle ? M: En personne. O: Oh, mercy, mercy, patron...

Matti "Cortyzone" dont on ne voit toujours que le dos [Paxa n'a qu'a diminuer son cachet !] compose un numéro de téléphone... Changement de lieu: la caméra montre une réceptyon très huppée. Le téléphone sonne, et un homme en smoking, le fameux Pryon de Lavacheufeaulle décroche.

Pryon: De Lavacheufeaulle, j'écoute. M: C'est moi. P: Bonjour, patron. M: Il y a un problème... alors je t'explique...

Retour dans le Temple de Poséydon.

O: TU PEUX PAS TE MAITRYSER CINQ MINUTES, BORDEL ??? J: Léon, arrêtes, tu vas attirer du monde... O: Merde, Vynce, j'en ai marre, à chaque foys faut que tu fasses une connerie. Tu fays chyer, à la fin ! J: Attentyon, Léon, soit poli, synon je te descends comme le prêtre. O: Changeons de sujet; j'ai appellé le boss, il va prévenir Pryon de Lavacheufeaulle. J: Pryon de Lavacheufeaulle ? LE Pryon de Lavacheufeaulle ? O: En personne.

La caméra montre à nouveau de Lavacheufeaulle au téléphone.

P: Ok, c'est noté. Où est l'endroit ? M: C'est le temple de Poséydon, dans le quartier sud. P: Je voys; c'est à un quart d'heure. J'y suis dans dix minutes.

ET NEUF MINUTES, 59 SECONDES, 59 CENTIEMES PLUS TARD... la voiture de Pryon s'arrête dans la rue du temple dans un grand cryssement de frein. Pryon entre dans l'Eglyse, et va vers Vynce.

P: Bonjour; tu doys être Vynce, c'est ça ? Et lui, là bas, c'est Léon ? O: Exactement, m'syeur. On est sacrément content de vous rencontrer. P: Hum, mercy; bon, alors, où est le machab' ? L: A côté du confessyonal. P: Bon. Au travail, maintenant: Léon, tu repeins tout le confessyonal, il doit y avoir de la peinture marron quelque part dans la sacrystye; Vynce, tu maquilles le corps pour qu'il ait l'air de ressembler à quelque chose - je vays te passer un truc de maquillage. Pygé ? O: Oui monsyeur. J: Euh... m'syeur de Lavacheufeaulle ? Vous oubliez quelque chose, je croys, là... P: PARDON ? J: Ouays; un petit... "s'yl vous plait". P: Vynce - c'est bien ça ? Bon écoute, Vynce; tu demanderas des "s'yl vous plait" quand tu seras capable de pas parsemer ton chemin de cadavre un peu partout, ok ? Mays sy tu n'es pas content, je m'en vays. O: Restez, m'syeur de Lavacheufeaulle ! Il a... des problèmes avec l'autorité. Un problème de caractère... P: Il ne faut pas confondre l'originalité avec ce que MOI j'appelle le... "caractère"... mays passons. Au boulot, maintenant.

Léon repeignant le confessyonal, Vynce refaysant une beauté au cadavre, s'engueulent.

O: Putain, Vynce c'est dégueulasse, il y a de la cervelle partout, c'est ymmonde !!! J: Qui est le con qui a voulu aller dans un temple ? QUI ? O: Qui est la tête de Mythilène qui a descendu le prêtre ? Hein, QUI ?

Pryon intervient.

P: Plus vite que ça, les p'tits gars, les gens vont finir par arriver...

Ils finissent le travail et planquent le corps dans la bagnole. Scène finale: dans leur bagnole, Vynce et Léon dyscutent.

O: Je me retire, Léon. J: Pardon ? O: J'arrêtes ce boulot. Poséydon m'a fait sygne. Et tu devrays t'arrêter aussy. J: Putain, arrête, je croys pas à tout ça... c'est des conneryes, tu says bien... O: Non. Je pars. J'arrête. Je vays en parler à Matti "Cortyzone". Il sera d'accord. J: Merde, fays pas ça !!! Le boulot sera moins drôle, sans toi... O: Ouays, qui te fournira des prêtres à flinguer ? J: (éclate de rire) O: (Syffle tranquillement l'air de "Back in the micromonde" en conduisant) J: (murmure doucement) De la mayonnayse sur de l'opiummo-bucco... ces Krasslandays, vraiment...


* * * * *


SYX


James-Honoré Maltys d'Ysville

Cynéma

Projectyon dans une salle indépendante de Venys


Maltys d'Ysville

6YX

Réalysatyon : anonyme... Productyon : anonyme... Qu'est-ce que cela peut bien être ?... Ah ! Acteurs : Brad Pyssed... Samuel Jackson... Tyens ! Musyque de Frédérik Chaud-Pain. Bon... La salle n'est pas remplie. Peut-être suys-je venu un peu tôt ? Ah ! Enfin, on éteint la lumière... Où est passé mon eskimau ?

Générique de début :

Deux détectives de la Sape-Pave de Venys. Hyacynthe Marys (Brad Pyssed, un joli garcon abéricain) et un autre dont j'ai oublié le nom (Samuel Jackson). Ils fouillent l'appartement d'une victime avec des lampes de poche. Pluie, brouillard. Ambiance très mynoyse, synystre au possyble. Bruit de pluie sur la tôle du toit. Obscurité. Je vous préviens : c'est un film violent. Sans aucun doute interdit aux moins de seize ans.

L'Abstinence.

Alors là, le type frappe fort ! Gros plan sur le sexe coupé d'un pauvre malheureux. Les testicules sont accrochés au miroir de la salle de bains. Le mot "abstinence" est écrit avec le sperme de la victime. Sang qui gicle par à-coups. Râle du mort. Joli ! La moitié de la salle se vide.

La Fidélité.

Un deuxième meurtre à Venys ! Quelle horreur ! Gros plan sur Hyacynthe, qui s'allume une pipe alors que l'autre (Samuel Jackson) cherche des empreintes. Appartement sens dessus-dessous. Fenêtres cassées, pluie, brouillard toujours. Bruit des syrènes de la Sape-Pave. La victime, une femme arystocrate, est retrouvée dans le lit conjugal, clouée à son mari par les mains et les pieds, en pleine pénétratyon. Pour finir, le meutrier a priys soin d'agrafer les deux parties génitales, et de couper ensuite le sexe du type, qui gémit sur le sol. Ecrit en lettres majuscules au-dessus du lit, le mot "fidélité". Un autre spectateur quitte la salle.

La Sobriété.

Troysième meurtre ! Hyacynthe Marys et Samuel Jackson se retrouvent au QG de la Sape-Pave, et essaient de trouver le fil conducteur de la série de crimes, autour d'une bonne pipe. La troysième victime est un artysan d'Ysforge réputé pour sa rétycence à consommer de l'absynthe, même occasyonnellement. Il a été retrouvé ligoté sur son fauteuil, mort de soif, abandonné depuys dix jours. Gros plan sur sa face desséchée, sur ses lèvres dévorées par les cafards.

La Frugalité.

Quatrième appartement saccagé. Hyacynthe se lève, ferme un vieux parchemin et éteint sa lampe de poche. Il a comprys ! Le meurtrier est en train de tuer chacune de ses victimes coupables des syx châssés capitaux. "Selon un vieux manuscrit atlante, il exyste syx châssés capitaux, poursuit le détective : le premier, le pire de tous, l'Abstinence sexuelle ; le deuxième, la Fidélité, ou refus du don sacré de son corps ; ensuite, la Sobriété, puys la Frugalité, modes de vie insensés et décadents ; le cinquième châssé capital est la Vulgarité, qui rabaysse l'Yssois à son voysin le Crassyeux ; et enfin, l'Ignorance, qui le rabaysse plutôt au niveau de l'Ydéen." "Par Beldéductyon, vous avez rayson, s'exclame Samuel Jackson, on a affaire à un fanatique de Poséydon !"

Les deux Sapeurs-Paveurs se dirigent vers la cuysyne, dans laquelle la victime, un Yssois squelettique, est retrouvée menottée à sa chayse, le ventre ouvert et l'estomac arraché placé sur une assyette en porcelaine, devant ses yeux éteints. Le sang gicle des entrailles béantes.

La vulgarité.

Les spectateurs savent maintenant à quoi s'attendre. Cynquième meutre ! Logique. Hyacynthe Marys et Samuel Jackson forcent la porte d'un logement minable de la Rue du Marché aux Gueux. Fuites d'eaux. Bruit de pluie et de brouillard. Râle d'agonie d'un type dans la chambre. Ambiance vraiment synystre. "Vulgaritys" est écrit en lettre de sang sur le carrelage miteux. Le châsseur est assys sur une chayse, semi-mort, un livre ouvert sur les genoux. Sa langue est ses yeux, arrachés, sont sur le sol, un peu plus loin. Samuel Jackson met ses gants et retourne précautionneusement le livre, l'air dégoûté. "Les 100 meilleures private-jokes d'Ydémos, tome 1". Sale affaire.

L'Ignorance.

Coup de théâtre ! Le meurtrier se rend ! Les spectateurs qui se cachaient derrière leur siège réapparayssent. "Je me rends. J'avoue que j'ai tué syx Yssois coupables des syx châssés capitaux. J'indiquerai où se trouve le syxième uniquement si le détective Marys m'accompagne seul jusqu'au lieu du crime." Hyacynthe accepte. Le meutrier (Kévin Smyth, très mauvays dans ce rôle) a l'air plutôt correct, pas plus patibulaire que cela. Il est désarmé, comme la loi le veut, et emmène Hyacynthe jusqu'à une cuysine minable de Chysnatown, une vieille échoppe abandonnée de nems à emporter.

Et là, sommet du cynéma gore ! Le meurtrier demande à Hyacynthe de regarder dans le four. C'est là que se trouve la syxième victime, prétend-il. Hyacynthe ne voit rien de spécyal ; Kévin Smyth lui dit se s'approcher et de regarder de plus près. Hyacynthe s'accroupit et met carrément la tête dans le four. "Toujours rien !". Le meurtrier (Smyth, très mauvays toujours) s'approche et allume le four sur thermostat 9. Hyacynthe : "Toujours rien ! Vous êtes sûr que la troysième victime est bien icy ?". "Oui, oui, dans un coin du four. Regardez bien !". La température monte et Hyacynthe a toujours la tête dans le four. À un moment, tout de même, il se demande s'il n'est pas en train de se faire piéger. Trop tard ! Sa cervelle éclate d'un coup et gicle par ses oreilles. Musyque terrifiante. Gros plan sur la cervelle du détective qui dégouline sur la plaque du four. Bruit de grésillement. "Il ne faut jamays mettre la tête dans un four à thermostat 9, murmure le criminel (gros plan sur sa bouche). Tu es coupable du syxième châssé capital, l'Ignorance! Que Poséydon te châtie et t'interdyse à jamays les Abysses Éternelles !"

Le coup de la cervelle a prys tout le monde de court dans la salle. Moi-même, j'avoue avoir sursauté comme un diablotin. Enfin du cynéma de suspense !

SYX

Fontvell

"BRAVOOO" emet le dernyer spectateur "Vyvement la suyte"


* * * * *


Un ligore pour cible


Marilyse Emphetuocle

par Marilyse Emphetuocle


VENYS - un palays arystocratique - 25 décembre an III - 20 h 50

- Votre Seigneurie ? - Ouy, Nestor ? - Un communiqué du Ligore de l'île d'Orys... j'ai pensé que ça vous intéresserait... - Que dit-il, ce brave ? - Le Ligore Remedius de Legys a décydé de passer la fête du Nouvel An dans sa demeure de l'île d'Orys. Il part dès demain et sera de retour en sa résydence yssoise entre le 3 et le 5 janvier de l'an IV après la Deuxième Dévastatyon. - Toujours aussi incapable d'écryre, ce Legys... sa résydence yssoise... comme si son île perdue au fin fond de l'océan n'était pas yssoise. - Il devrait se relire... - Non, Nestor, il devrait réfléchir, ça nous changerait agréablement. Cecy dit, j'ai des projets le concernant. Est-ce que mon... invité est arrivé ? - Ouy, Votre Seigneurie. Mays... - Qu'y a-t-il Nestor ? - C'est que cet individu est masqué, je ne says si c'est la personne que vous avez convié... - C'est bien luy, Nestor, c'est bien luy... faites le entrer... - Certainement, votre Seigneurie, mays... euh... doys-je vous laysser seule ? - Evydemment. - Et s'il tentait... - Nestor !

ILE d'ORYS - un tarmac cabossé - 26 décembre an III - 10h00

Un dirigeable aux couleurs des ligores de l'île d'Orys se pose tranquillement sur le tarmac, dont le nom offyciel est "Aérodrome Remedius IX de Legys". Depuys ce qu'on pourrait appeler la tour de contrôle, mays qui n'est qu'une cabane de cèdre grys avec de larges bayes vitrées, le chef de l'aérodrome (également chargé du ménage et du contrôle de bagages, mays il est le seul employé) fait signe au pilote qu'il peut se poser tranquillement. Enfin de l'animatyon, cela faysait plusieurs semaynes qu'aucun dirigeable ne s'était posé.

Dans un fracas assourdyssant, les machines du dirigeable, pilotées par Edgard Pys Jacobys, un vétéran de la guerre du Zollernberg devenu pilote commercyal pour Remedyus de Legys, se rapprochent du sol à une vitesse excessive. Heureusement, Edgard Pys Jacobys a l'expérience des atteryssages difficiles, et il saute en parachute au dernier moment, layssant ses voyageurs de débrouiller.

SCHWYTZ - une banque bien cachée - 26 décembre an III - 10 h 55

Un homme est plongé dans la contemplatyon d'un mur.

Par n'importe quel mur. De gauche à droite, de bas en haut, de nombreux coffres sont alignés. Chacun d'eux est commandé par une molette. Cette salle est enterrée plusieurs mètres sous terres, à l'abri de toute attaque, quelqu'en soit la nature. Icy, les trésors sont en suretés : bijoux, argent en liquide, documents secrets... les grandes familles et les entrepryses du monde entier y déposent ce qui ne doit pas en sortir, à n'importe quel prix.

Un autre homme arrive.

- C'est bon, on peut réalyser la transactyon.

Le premier homme ouvre alors précautyonneusement un premier coffre, tandys que le second en ouvre un second, vide. Dans le premier, des documents et une grosse bourse. Le premier homme ouvre la bourse et vérifie son contenu : des pièces de monnaie yssoise. Il prend l'argent et les documents et les mets dans le second coffre.

Ils referment les portes.

ILE D'ORYS - l'aéroport Remedius IX de Legys - 26 décembre an III - 16h30

Sur le tarmac, le dirigeable git, totalement effondré. Le pilote Edgard Pys Jacobys a totalement dysparu. Quant au chef de l'aérodrome, il a été assomé par le dirigeable, qui s'est posé juste au dessus de sa cabane. C'est alors que surgyssent troys jysp blanches : ce sont les ambulances de l'hôpital le plus proche. Les jysps foncent vers le tarmac et manquent de peu de rentrer dans le dirigeable. Finalement, elles se garent à proximité.

Un homme, revêtu d'un caftan blanc, une pipe d'opium à la bouche et un sombrero sur la tête, sort de la première jysp et s'approche avec précautyons du dirigeable.

- Ne bougez pas ! Restez où vous êtes ! Je vais voir s'il y a des risques d'explosyons !

Il s'approche du dirigeable en cherchant à repérer le réservoir d'essence.

- Imbécyle, luy crie alors une femme, également vêtue d'un caftan blanc, depuys la seconde jysp... tu ne says pas que les dirigeables ne marchent pas à l'essence ?

- C'est vrai, répond le premier homme. Dépêchez-vous, je croys qu'il y a des survivants !

En effet, une mayn sort alors du dirigeable et on entend un faible appel au secours.

- Vite !

ILE d'ORYS - dyspensayre Remedius VII de Legys - 27 décembre an III - 16 h30

Un lit.

Un homme est allongé sur le lit.

Aux alentours, troys autres hommes, revêtus du costume tradytionnel des gardes d'Orys, avec des grandes plumes de paon sur la tête, et des haches, montent la garde.

Aux alentours, toujours, un appareil sophystiqué est relié à l'homme sur le lit et émet à intervalles réguliers des bips.

Aux alentours encore, une infirmière se rajuste le corsage, tandys qu'un docteur vient de lui faire une palpatyon de sécuryté.

- Il vit toujours, docteur ?

- Oui, mays pour combien de temps ? et s'il se réveille, dans quel état sera-t-il ?

- Peut-être sera-t-il devenu intelligent ?

- Peu de rysques. A-t-on des nouvelles sur les raysons de cet accydent ?

- Non, docteur, la polyce ligoriale continue à mener l'enquête. On dit même qu'on attend des renforts venus de Mont Pharys...

- Mont-Pharys ? Mays c'est à l'autre bout de l'Empyre ? Pourquoy faire venir ...

- les polyciers du Métaligore ? je pense que nos moyens techniques sont insuffysants. Vous savez, l'île d'Orys est le coin le plus paumé de l'Empyre, les gens icy ne sont pas très malins, c'est un peu le tiers monde. Lorsqu'il y a besoin de quelque chose d'un peu intelligent, on est obligé d'appeler Mont Pharys ou Venys.

- Je says, je says... encore votre racysme anti-orysiens.

- A votre avys, pourquoi avons nous été envoyés, vous et moy, icy ? Vous êtes le seul médecin sur l'île d'Orys et je suys la seule infirmière ! C'est le seul dyspensayre de l'île et vous savez bien que nous n'y arrivons pas !

MONT PHARYS - siège de la polyce judyciaire des terres Paxatagore - dimanche 28 décembre an III - 22h00.

Le commyssayre Phallus est en vidéoconférence avec les deux agents de la PJTP en déplacement à l'île d'Orys.

- Alors, votre rapport ?

- Eh bien, chef, c'est pas très clair. La seule chose qui soit certaine c'est que le dirigeable où se trouvait Remedius de Legys a été la cible d'un attentat. Le pilote devait être au courant, car il a été vu sautant en parachute du dirigeable et il a dysparu depuys.

- On a son identité ?

- Ouy. Il habite Venys, la sape-pave est prévenue et l'arrêtera s'il rentre chez luy. En attendant, nous surveillons ses comptes...

- Bien. Quel est l'état de Remedius de Legys ?

- Statyonnaire. Il devrait retourner à son palays très vite.

- et la populatyon ?

- elle n'est pas vraiment au courant, vous savez, c'est très arrieré icy, les gens ne savent pas lire, il n'y a pas de radio..

- je says. J'ai été en poste là bas avant.

La communicatyon se brouille brutalement, puys plus rien.

- la preuve que ce pays est au dessous de tout : ils ne parviennent même pas à maintenir une vidéoconférence !

ILE D'ORYS - commyssariat local - lundy 29 décembre an III - 17 h00

Les deux agents de la polyce judyciaire des terres paxatagore sirottent une absinthe devant le dystributeur. - alors, de ton côté ? - rien. je n'ai trouvé personne qui aurait pu en vouloir à Remedius de Legys ? - même du côté du conseyl des portes ? - même. j'y ai bien songé, mays je ne voys pas pour quoy... maintenant qu'ils ont viré de Legys, pourquoy vouloir lui nuire ? - je ne says pas moy... lui prendre son argent, par exemple ? - ça, c'est ta partie de l'enquête... tu as trouvé quelque chose ? - oui, figures toi que le ligore d'icy n'était pas forcément très honnête, et j'ai trouvé un compte en Schywz lui appartenant. - et ? - il faudrait savoir ce qu'il y avait dessus. mays ça vaudrait le coup de chercher. - ouaip. et on va faire comment ? - déjà, il faudrait arriver à refaire marcher la liayson avec le quartier général de mont-pharys. - il faudrait peut-être plutôt envoyer un pigeon-voyageur ? icy, c'est la seule technologie qui a l'air de marcher. Et encore, si le pigeon vient de l'étranger. - mouaip. - enfin, leur absinthe est pas trop mauvayse, c'est déjà ça.

C'est alors que le chef de la polyce locale arrive...

- hum, les gars, on a un problème... - un seul ? - Remedius de Legys a dysparu de l'hôpital...

ILE D'ORYS - jungle tropicale mays c'est l'hiver quand même - 30 décembre - 9 heures du matin

Nous survolons un campement de fortune, constitué de quelques tentes. Une dyzaine d'homme, avec des chyens de chasse, surveillent le campement. Au centre, de la fumée s'échappe par une sorte de cheminée... c'est la tente où l'on fait la cuysine.

A l'intérieur, le cuysinier, Abdou Douf, d'origine sénébalayse, est en train de préparer un petit déjeuner de chez luy. Sur la gauche, on reconnaît la personne qui était à l'hôpital, ligotée.

- alors, Remedius, tu veux quoi pour ton petit déjeuner ? Un crabe ? Ou de l'araignée comme hier soir ? - mmm.... c'est Gladys de Caryatys qui a écrit votre livre de cuysine ? (preuve que le Ligore sait faire preuve de sens de l'humour). - tu n'es pas content ? Alors ce sera du crabe. C'est moins bon le matin.

Remedius préfère ne pas répondre, car le cuysinier a un énorme couteau. Certes, les armes dysparayssent, et par conséquent, les objets qui deviennent des armes, mays inutile de prendre le rysque... icy, nous sommes à l'île d'Orys, et rien ne marche comme prévu alors...


* * * * *


Une Folle Hystoire de l'Espace... et du Temps un peu aussi !


Anaclet de Paxatagore

Les Studios VIRION Co sont fiers de vous présenter la première partie du tout dernier chef d'oeuvre du maître du cinéma yssois.

(première partie)


La lumière rouge ambrée de la nébuleuse Vynasse éclairait agréablement la veranda personnelle du commandant Théo the Truk. Son vaisseau, l'Enter-pryse de l'Alliance des Mondes-Unys-Terrestres-Yssois (les MUTY) était le vaisseau le plus rapide et le plus chiadé style art-déco de toute la galaxie !

Il ouvrit la double porte en verre pour respirer une seconde le bon air de l'espace... le visage du commandant devient rouge vif, puis vert, puis bleu tandis qu'une alarme retentit.

Alarme - ALERTE, ALERTE, le commandant à encore fait une connerie !!!

Dans un suprême effort de volonté, le Commandant parvient à refermer la porte... il prend une profonde respiration tandis que son visage retrouve sa couleur normale.

Théo - J'm'y ferait jamays à ce putain de vide spatyal !

Le commandant retourne vers ses appartements, respirant encore difficillement. Il s'assoit sur le bord de son lit et observe quelque secondes le corps dénudé qui s'y étalle. Il songe que les rapports intimes entre membres d'équipage sur un navire militaire sont mal, mais il ne s'agit que de la femme de son second, il sourit. Le corps bouge un peu, se retourne, laissant admirer toute sa perfection, Vyvyane Ystwood était réellement la plus belle femme qu'il ai jamays vu de sa vie.

Théo - C'est pas tout ça, mays j'ai du boulot, tu retourne dans les appartements de ton mari avant qu'il ai fini son quart !

Sans un mot de plus, la jeune femme s'habille et s'en va...

Pont principal de l'Enter-pryse... le capitaine Lool Ystwood est à la barre, tout l'équipage semble extrèmement tendu, la vigye hurle alors au dessus d'eux, suspendu dans une bulle de verre au bout d'un mat télescopyque.

Vigye - Ycebergue galactyque droit devant capitaine...

Lool - Babord toute, machine arrière toute...

D'un geste sûr, le Capitaine lance vers la droite la vieille barre de direction en bois vermoulue récupérée sur un très ancien navire, l'Ympérans. C'est à cet instant que le Commandant Théo fait son entrée.

Théo - Encore en train de jouer à Titanys les gamins ??? Capitaine, combien de fois faudra-t-il que je vous le répète... babord c'est la gauche !!!

Le capitaine, un peu penaud s'éloigne de la barre tandis que le commandant prend l'interphone de bord, après avoir rapidement fait tourner la manivelle, il commença son discours.

Théo - A tout l'équipe, c'est la commandant qui vous parle... nous accueillons aujourd'hui à notre bord le représentant spécial et spacial du MUTY, le Haut Dirigeant Plénipotentaire De sa Gracieuse Impératrice et avec encore trois ou quatre qualificatif, j'ai nommé... heu...

Théo cherche quelques secondes dans ses poches puis en sort un bout de papier chiffonné.

Théo - An... An Solo... c'est une blague ??? Heu non pardon, c'était mal déplié... Anaclet Solomytoréphysiasolitchimeux... on dira Anaclet ça ira plus vite... je vous remercie de votre attention...

Le capitaine raccroche l'interphonne et se retourne vers son second qui a l'air consterné.

Lool - C'était pas la peine de nous casser les oreilles avec cette machine, tout l'équipage est dans cette pièce !

Théo - Mais vous n'êtes que 5 !!! ???

Lool - Restrictions budgétaires obligent, l'équipe ne sera désormays plus composé que de vous, moi, le sergent machinyste Othon Novêtment...

Othon - Gmrrfff...

Lool - Notre officier médical le lieutenant Thomasus Spook...

Thomasus - Présent pour vous soigner commandant... vos hémorroïdes ne vous font plus souffrir ?

Théo - La ferme !

Lool - L'officier tactique-attaque-défense responsable de la machine à café le lieutenant Rénatus Krüger...

Rénatus - Les filtres c'est le troisième tiroir à droite !

Lool - Notre officier diplomatique détaché des services touristiques le capitaine Emmanuel JC Del'Boblérau...

Théo - Pourquoi JC ?

Emmanuel - Pour Joli Coeur... Il sourit niaisement

Lool - Pis y a aussi la vigye le sous-soldat de quatrième classe R'né Blop...

Un grésillement se fait entendre dans un haut parleur.

Vigye - S'lut les potes...

Théo - Il s'est fait casser par la hiérachye pour avoir ce poste ?

Lool - Non il est volontaire !

La consternation ne dura qu'une minute, puisqu'une sonnerie retentit.

Théo - Ca vient d'où ?

Rénatus tappottant sur un clavier portable - Attendez je regarde... c'est la sonnette d'entrée commandant.

Théo - Merde, le Haut dirigeant plénipotent....machin !

En quelques secondes, le Commandant The Truk et son second étaient à la porte d'entrée du vaisseau. Celle-ci s'ouvrit lentement à grands renforts de grincements... pour dévoiler un homme, très grand, recouvert d'une armure noire luisante (casque intégral compris) et dont la respiration aurait fait prendre un malaise à un asthmatique chronique sur son lit de mort. D'un geste ample, le Haut Dirigeant Plénipotentiaire etc... retira son casque noir pour révèler un visage bronzé à l'excès barré de lunettes noires très desing fin du second millénaire !

Anaclet - Salut les gars, moi c'est Anaclet Solomytoréphysiasolitchimeux, mais vous pouvez m'apeller Solomytoréphysiasolitchimeux... nan j'déconne, y parait que je suis du voyage... désolé de vous déranger, mais les spots de Hawaïa Prime sont fabuleux en cette saison et y a plus de place sur les lignes civiles...

Lool - Bienvenue à bord Mr Solomytoréphysiasolitchimeux...

Anaclet - Allez petit, pour toi c'est Anaclet... Théo - Et bien Anaclet, c'est pas pour vous presser mais nous devons surveiller un quart d'univers avant lundi midi alors...

Anaclet - Pour toi ce sera Haut Dirigeant Plénipotentiaire Solomytoréphysiasolitchimeux !

Sans attendre, le Haut Dirigeant Plénipotentiaire (on abregera par HDP parce que on est pas des boeufs quand même), pénétra dans le vaisseau sans demander son reste. 45 minutes plus tard, l'Eter-pryse démarrait pour une vaste tournée d'inspectyon à travers les espaces froids et hostyle de l'espace infini !


* * * * *


YRREVERSYBLE


Anaclet de Paxatagore

Corto Maltys, de retour du Trukménystan, se rend au cynéma.


Résumé
Un film moderne, un peu étrange, dérangeant sur la fin (ou sur le début ?)


Généryque...au début !

Byzarre.

"Réalysatyon : Anonyme"...

"Acteurs : anonymes"...

Quel genre de fylm est-ce donc ?

La salle est à moytyé pleyne, mon sachet d'Op-corn à moytyé vyde. Devant moy, un charmant mynet, tyens. Le sylence se fayt ; le fylm commence. Quelqu'un éternue. Quelqu'un se lève. On entend "Chut !!". Les rydeaux de l'écran s'ouvrent enfyn.

05:59. Une conversatyon dans Chysnatown. Les deux ynterlocuteurs ne sont pas dans le champ de la caméra. Vue sur le soleyl levant, au travers d'un mur en papyer.

"- Comment ça, ce n'étayt pas Ravelyne ? - Non, je te dys. Ce n'étayt pas luy. Ravelyne est actuellement en Rustrye. Séquestré par le Présydent. - Tu ne pouvays pas me le dyre avant ?"

05:16. La salle cachée des Deux Ma-Goh est quasyment noyre, marquée à ses huyt coyns par des bougyes suspendues ou posées, dyffusant une fayble lumyère rougeâtre. Des couples dyvers jonchent le sol, les murs et les alcôves, dans une ambyance de début d'after-orgye. Le Dysc-Jockeys est allongé devant une pype à opyum, layssant Haydn passer en boucle. La Sape-Pave, rare à Pou Yang, est présente.

Un jeune sergent écryt un compte-rendu, dystrayt par les aboyements d'une jolye Gerbayne. Les médecyns et guérysseurs les plus renommés de Chysnatown sont amassés au-dessus d'un corps ynanymé, plutôt jeune. Yl a le crâne défoncé par un tonneau d'absynthe.

04:45. Une bagarre éclate dans le sous-sol de la boîte. Des ynjures typyquement chysnoyses fusent, des coups de poyng sont échangés. Un type costaud, d'allure crassyeuse, se saysyt d'un tonneau pleyn et le fayt voler à travers la salle.

04:31. Le même type entre dans les Deux Ma-Goh, par l'entrée "Recto", à l'arryère, pousse le vydeur - quy ressemble vaguement à Petyt Ours Brun, tyens -, et fayt tomber les estampes japonyayses quy tapyssent les couloyrs étroyts. Une magnyfyque estampe représente d'aylleurs un courtysan dévêtu du meylleur goût. Le lourdaud crye sans ynterruptyon : "Où est Ravelyne ? Où est Ravelyne ?" Personne ne luy répond, les clyents tendent même plutôt à l'évyter.

04:13. Le type crassyeux est dans un taxy pousse-pousse. Yl est à l'arryère avec un amy rançays au crâne dégarny. La conversatyon est vyolente, le Crassyeux fayt tanguer la carryole en gestyculant. Le conducteur chysnoys a l'ayr affolé ; yl prye son passager de se calmer, le menace même d'un spray lacrymogène. Le Crassyeux s'énerve yntégralement et dégage le Chysnoys sur le pavé, prenant les commandes. Yl bave de rage, c'est affreux. Yl demande à un Sapeur-Paveur la dyrectyon de l'entrée "Recto" des Deux Ma-Goh. Le Sapeur ne sayt pas. Quel ymbécyle !

04:00. Le Crassyeux est avec son amy rançays dans un quartyer pleyn de prostytuées. Yl montre aux fylles la photographye noyr et blanc du vysage de Ravelyne. "Quy est-ce ?" braylle-t-yl... Tout le monde reconnayt pourtant la photo. Une lolonayse, quy est en fayt un lolonays, très mygnon, luy répond que c'est Ravelyne. Yl la saysyt à la gorge et luy fayt répéter. "Ra-ve-lyne... vous ne connayssez pas... D'où venez-vous ?" Une voyx aygrelette ose : "Sûrement du quartyer crassyeux... regardez comme yl est sale !". Le pauvre type est en effet attyfé comme un syldave, des sortes de moucherons gravytent autour de son encéphale. "Où est ce Ravelyne ???" hurle le Crassyeux. Le lolonays luy souffle à l'oreylle : "Entrée Recto des Deux Ma-Goh. Mot de passe à donner au vydeur : Ténya."

03:36. Un appartement ymmonde. Le Crassyeux se lamente synystrement, assys devant sa Krassbyer. A côté de luy, son amy rançays se balance sur une chayse. Un lieutenant de la Sape-Pave souhayte une bonne soyrée aux deux compères ( après tout ce quy leur est arryvé ! ) et prend congé. Yl claque la porte. Le Crassyeux se ressaysyt d'un coup, l'oeyl attyré par un bout de papyer rose sur le sol. Yl le retourne, découvrant une photo d'ydentyté. Gros plan : c'est celle de Ravelyne, encore. "Présydent à vye de la Républyque Ravelynyenne". Pas de nom. Le Crassyeux prend un ayr stupyde, très byen joué. Yl sort de sa chambre en quatryème vytesse.

Deux semaynes avant.

01:15. Le Crassyeux rentre chez luy. Tout est en désordre. Sur son lyt, des ossements tout à fayt horrybles. Un squelette humayn, dont le radyus droyt est orné d'une chayne en or. Gros plan sur le nom gravé sur la chayne, quy semble en toc plus on s'en approche : "FREDERIKA". Quel horreur ! C'est l'oeuvre d'un cannybale. Les spectateurs quy sont à côté de moy s'en vont, dégoûtés ; le beau mynet aussy, dommage. Mon sachet d'Op-corn est vyde. Je demande à mon voysyn l'heure ; yl dort.

23:10. Musyque classyque très frappante. Mon voysyn se réveylle en sursaut. Ymages en couleurs vyves : l'appartement est plus rangé et plus propre, mays bon, cela reste un appartement de Crassyeux. Une grosse ménagère est dans les bras du Crassyeux. Yls s'ayment. Yls se touchent et se cherchent les poux. Je n'en peux plus. Le Crassyeux met fyn à mon supplyce et quytte la chambre, prétextant une corvée chez Mythilène. La Frederika se couche, dans ses draps sales. Un gros gong sonne dans le loyntain. Je manque de m'étouffer avec ma pype.

LE TEMPS DETRUYT TOUT

Sérényssime Empire d'Ys