Le musée yssois a été fondé et est dirigé par Lool de Virion. Il comprend deux ayles, respectivement consacré à l'art moderne et à l'art classique. C'est un musée consacré exclusivement à la peinture yssoise.
Horaires du musée
Tous les jours sauf le mardy, de 10 heures à 19 heures, non stop. Tarif : gratuyt pour les habitants de Venys.
Yssoys ! Yssoyses !
Je ne peux m'empecher de me réjouyr de vous voyr sy nombreux pour cette Commémoratyon. En effet, voicy mayntenant deux ans que la Seconde Devastatyon a eu lyeue. Malgré les différents quy ont pu nous opposer, nous devons tous nous réunir et pryer Poseydon (Loué soyt-Il !) d'épargner le Serenyssime Empyre.
Pryons donc tous ensembles mes Frères, louons Poseydon (loué soyt-Il !) ! Voicy un psaume qu'Il m'a inspiré lors d'une récente retrayte au bord de la Mer Océane. Psalmodyons le tous ensemble, afyn de montrer à Poseydon en ce jour un peuple, Son peuple, uny derryère son culte !
Ecoutez les gongs du Temple ! Sentez l'Opium et l'Encens ! Voyez la splendeur de l'Empereur-Dyeu ! Dans tout le Temple s'élève cette litanye majestueuse ! Reprenez la avec moy ! Louons Poseydon, l'unique Empereur-Dyeu, Seygneur des Atlantes, Roy de l'immense Océan ! Inclinons-nous toujours, bayssons toujours les yeux, Face à Luy quy nous créa, il y a byen longtemps !
Louons Poseydon, quy punyt Ys deux foys ! La Devastatyon faillit réduire à néant La Cité de Ses fils, quy bafouaient Ses Loys, Les liberant ainsy de leurs égarements.
Louons Poseydon, quy impose Son joug ! Les Lolonayses Le louent lors des longues nuits, Les sales Crassyeux cryent, et craygnent Son courroux, Les Syldaves silencyeux Luy sont soumys !
Louons Poseydon, louons-le à chaque heure ! Respectons toujours Sa divine volonté, Luy quy a décrété que l'Yssois supéryeur Sur le monde entier un jour devra gouverner.
...
(contributyon au Concyle)
La questyon mérite une vaste réflexyon, car, dans l'hystoire yssoise, de nombreuses méthodes ont été utilysées. Le premier archimandrite s'appelait Moyse, comme le rappelle Lool de Virion, et il fut choysi par Poseydon qui lui apparu. Du reste, nombre d'archimandrites furent choysis directement par Poseydon, le dernier en date étant notre archimandrite actuel, Théophrastos III.
Néanmoins, Poseydon n'apparaît pas toujours, et il faut bien trouver une autre méthode. A certaines époques, le Basileus désigna l'Archimandrite. Ce fut le cas, par exemple, d'Anaclet II, l'auteur de la Bulle sur l'infaillibilité archimandrytale de 1325 (cf. les écryts de Théophrasos III sur la questyon). Lorsque le pouvoyr ympérial était à son zénith, il arriva que les Basileos déposent même l'archimandryte en fonctyon. Ainsy, Nathanyel fut déposé par Bezoar V, qui mit à sa place la première femme Archimandrite, Sibylle Emphetuocle. Néanmoins, ces cas sont restés exceptyonnels et l'Eglyse a toujours mal vécu ces intrusyons de la courronne dans ses affaires.
Souvent encore, un Concyle réunyssant pas mal de religieux se réunyssait et désignait le nouvel Archimandrite. La pluspart du temps, ce Concyle confirmait la proposytion faite par l'Archimandryte en fonctyon, mays il est arrivé que tel ne soit pas le cas, par exemple lors du Terrible Concyle de 1657, lorsqu'un Françoysvillonien, Démonys de Ligore, fut élu Archymandrite de Poseydon, à la suite d'une erreur dans les cartons d'invitatyons pour le Concyle. Heureusement, Démonys de Ligore fut assassyné peu de temps après.
Il est même parfoys arrivé que les bourgeoys d'Ys élysent eux-même un archimandrite, comme ce fut le cas pour Saint Hypolys, en 467 ou Sainte Bethsabée en 1489. Ces Archimandrites étaient dotés d'un grand prestige, car souvent ils avaient accomplys des miracles avant leur électyon, ce qui leur avait valu la ferveur populaire. On narre ainsy que Saint Hypolys aurait répandu dans toutes la ville des tas de pièces d'or qui venaient de la cassette de quelques arystocrates.
Bien évidemment, l'Archimandrite une foys désigné, il doit être consacré à Poseydon, lors d'une cérémonie qui se déroulait au Grand Temple de Poseydon, à Ys. L'Archimandrite se vouait au servyce de Poseydon publiquement en enrôlait le Caftan de Pourpre Impéryale, aux bandes noires et bleues, couleurs de l'Empyre et de Poseydon. Il désignait alors quatre fidèle dans la salle, qui lui devenait acquys et étaient ses serviteurs. Depuys que Zoroagor de Paxatagore fut ainsy désigné par Epaminondas de Mytilène pour le servir, les grandes familles hésytent à se rendre à cette cérémonie.
Il est certain que l'Archimandryte a toujours été désigné à Vie.
Marilyse Emphetuocle
Il y a quelques jours, nous avons sollennellement lancé le débat sur la questyon du nom des Dieux...
12 fevrier de l'An III - Mail 11 44824.1
Cette étude a été diffusée pour la première foys, en deux parties, les 10 et 20 juin de l'an I.
Mes très chères soeurs, mes très chers frères,
Il y a quelques jours, nous avons sollennellement lancé le débat sur la questyon du nom des Dieux. Cette vieille querelle théologique, connue sous le nom de "Questyon de la Théonimye" agitait déjà nos ancêtres, j'aurays l'occasyon d'y revenir.
Les Raveliniens, qui en sont resté très supersticieux, ont réduit la questyon de la théonimye à une simple étude statistyque des divinités actuellement recensées. Les athéystes, qui semblent confondre le champs de la politique (où les décysions sont l'oeuvre de la volonté) et celui de la théologie (où l'analyse de la vérité doit régner de Monaco avec grâce - hy ! hy !), entendent régler la questyon par une bulle théolégale.
C'est méconnaître l'ampleur de la questyon qui nous est posée aujourd'hui. La questyon n'est pas tant de savoir comment s'appellent les Dieux que le Panthéon yssois connait. La questyon est de savoir quelles sont les règles qui présydent à la théonimye, c'est-à-dire : comment détermine-t-on le nom des Dieux ? Et, logiquement, nécessairement et implicitement, de savoir POURQUOI ?
Pour formuler le problème sous l'angle ravelinien, on dirait probablement : "pourquoi ce bâtard de Poseydon a-t-il donné des noms en yon à la plupart des Dieux mays pas tous ?".
Et, la philosophie éloolienne tradytionnelle, par un raysonnement dans le détour duquel je ne vous entraîneray pas, permet de montrer que cette questyon théologique cruciale peut se ramener à l'interrogatyon métaphtysique fondamentale de la philosophie yssoise : POURQ ?
CAR IL NE S'AGIT PAS D'UN PROBLEME QU'ON PEUT REGLER A LA LEGERE !
Et oui !
La preuve en est que l'hystoire de la théologie est pleine de théologiens, de théologiennes, de thélocypèdes et de tractopistonystes qui ont tenté de résoudre cette questyon, qui l'ont formulé sous des angles différents pour cherche une réponse plus convaincante, et le tout sans jamays parvenir à un résultat qui apparaysse un tant soit peu rallier une majorité de croyants, qui, même si ça me coûte de le dire, restaient sceptiques comme Fôs (le philosophe).
Soyions honnête ! En souhaitant ranimer le dialogue au-cul-bénique, Anaclet de Paxatagore a ravivé des flammes ancestrales, qui plongent au tréfond de l'âme collective yssoise !
Avant même de régler la questyon, il faudrait que l'on puysse se mettre d'accord sur son hystoire et son hystoriographie ! Je vays m'efforcer de clarifier quelques vérités, mays je suys certaines qu'un long débat rysque de s'engager sur ce point.
Alors commençons, si vous le voulez bien.
L'ORIGINE DE LA QUESTYON : L'école proto-poseydonienne
A l'origine de la questyon, se trouve le théologien greco-atlante, Socratès de Vyrionos (probablement un très longtain ancêtre de notre amy Lool de Virion). Au IVème siècle d'une aire quelconque d'autoroute, Socrètes de Vyrionos posait déjà l'interrogatyon fondamentale. Lysons ensemble sa prose :
"La questyon agite mon esprit de savoir comment nos divinités sont dénomées ! Qui donc donne aux dieux leur nom ?"
La réponse immédiate fusa :
"Poseydon seul, a le pouvoir de dénommer les Dieux !"
On peut donc affirmer que S. de Vyrionos est le fondateur de ce qu'on a appelé plus tard, bien plus tard, l'école proto-poseydonienne. Selon cette école, la question de la théonimye se rattache donc à la pédonculite (cf. mon cours à ce sujet) : c'est un attribut divin suprême, inaliénable et souverain, qui appartient au seul Poseydon. Ce pouvoir fut même ainsi qualifié de "pédoncunimye" par Plato de Tablès. Il est intéressant de constater que, hystoriquement, cette analyse coïncide avec l'époque où les grands magystrats des cités grecques et atlantes donnaient leur nom à l'année pendant laquelle ils exerçaient leur mandat (on parle ainsy des archontes éponymes).
L'école proto-poseydonienne connut des développements importants par la suite, jusqu'à ce qu'un important Arysto Chah (sans doute un théologien d'origine perse), vienne montrer qu'elle était atteinte d'un vyce insoluble :
L'école Perse : ou la nayssance d'un hérétysme
L'école Perse, fondée par Arysto Chah, montre en effet, avec beaucoup d'aysance que la solutyon apportée par les proto-poseydonien ne résoud rien en fait : car, c'est bien beau de dire que c'est Poseydon qui nomme les Dieux, mays qui a décidé que Poseydon s'appellerait Poseydon ???
A l'époque où ces écrits furent publiés, ils provoquèrent un grand ramdam dans les séminayres et chez les théologiens de tout poil. Car, compte tenu des frustres connayssance de l'époque, la portée de l'analyse d'Arysto Chah était très claire : il y avait, au dessus de Poseydon, un autre Dieu, plus puyssant qui avait donné son nom à Poseydon.
Cela était bien sur totalement innacceptable pour l'époque. Le Grand Archimandrite de l'époque, Babylys, ordonna d'ailleurs que ses écrits soient conspués et que Chah soient évicéré sur la place publique (ah, douce époque où les hérétiques étaient évicérés sur la place publique.... !).
Mays, "le mal était dans la pomme comme l'oeil dans la tombe" (Lamartyne). Déjà une secte hérétique, révérant les enseignements d'Arysto Chah, développait la thèse d'un Dieu suprême, qui commandait à tous les Dieux et qui donnaient leur nom aux Dieux. Bien sur, les hérétiques chahystes n'étaient pas idiots : ils avaient tenu le raysonnement par l'absurde suivant : si ce Dieu suprême a un nom, c'est qu'il le tient de quelqu'un d'autres, d'encore plus puyssant que lui. Or, cela ne peut être. Donc, ce Dieu tout puyssant n'a pas de nom. Aussy, ils le désignaient par "le dieu qui n'a pas de nom", ou "le dieu tout puyssant". Cette secte prospéra rapidement, car elle était séduysante. Rapidement, ses hiérarques en vinrent à suspecter l'exystence même des autres Dieux, qui furent traités de "Dieux imaginaires", et qui prirent une importance secondaire dans la liturgie et la théologie hérétique, puys furent rapidement abandonnés. Dans le même temps, cette secte était pourchassée de l'Empire et fut contrainte à l'exil. On pense qu'elle se réfugia en Babylonie.
Néanmoins, la pertinence de la critique Chahyste était telle que l'école proto-poseydonienne dut convenir qu'elle racontait des "beaux bards" (le bard est une inventyon théologique). Pendant quelques siècles, on vécut dans l'incertitude, la questyon de la théonimye se posant de façon récurrante sans qu'aucune esquysse de réponse ne lui soit apportée.
L'école légystique (ou nautienne) : l'état-civil chez les Dieux
Une première révolutyon dans la façon de comprendre et de résoudre le problème eut lieu grâce à l'apport des légystes nautiens. Ys était entrée en contact avec l'étrange civilisation nautienne, où la théologie semble avoir très rapidement layssée la place à la légystique (ou étude du droit). La légystique, inutile de le dire, influença très fortement la culture yssoise. Les grandes familles yssoises, on le sait, envoyaient leur rejetons faire leur droit à la Faculté de Droit de Nautia, et ce jusqu'à aujourd'hui.
Les premiers légystes yssois, formés à Nautia, investirent rapidement le champs de la théologie en s'appuyant sur les concepts et les méthodes qu'ils venaient d'apprendre (il est intéressant de constater qu'à la même époque, le mouvement inverse se produysait en Europe occidentale : c'étaient les théologiens qui investyssaient le champs juridique, avec les méthodes théologiques - la glose).
Ils appliquèrent donc le raysonnement suivant : les Dieux constituent des sujets de droit dans l'ordre juridique divin. Dans la mesure où, en tout ordre juridique, quel qu'il soit, s'applique le jus naturalys (ou droit naturel - il faut savoir qu'à cette époque, évidemment, la philosophie du droit ne connayssait que le droit naturel !!!), les loys qui s'appliquent à la société des hommes s'appliquent également, mutatys mutandys, à la société des Dieux.
Dès lors, il leur fut aysé de montrer que, les Dieux devenant de plus en plus nombreux, ils avaient du ressentir le besoin de s'identifier les uns par rapports aux autres, et, comme les êtres humains, à se dénommer. Le légyste-théologien Thomas d'Aquyn montre ainsy qu'il exyste chez les Dieux un Dieu de l'Etat-civil, qui s'appelle Inscryhicytonnom.
Cette école prospéra de façon tout à fait considérable, et régna sur la théologie yssoise pendant longtemps. Jusqu'à ce que les premières critiques apparayssent.
L'école critique, ou téogonale : pourquoi le nom des Dieux ?
L'école critique a été fondée par Zénon le Proxénète (un théologien qui gagnait sa vie en prostituant ses filles, heureux homme !). Zénon le Proxénète, formé à l'hystoire de la théologie et à la légystique, démontre que l'explicatyon des légystiens est incomplète. Car, elle répond à deux questyons : - pourquoi les dieux se sont donnés des noms, - selon quelle modalités pratiques ?
Mays, elle ne répond absolument pas à la questyon : pourquoi ces noms là et pas d'autres !
Zénon le Proxénète indiqua que lui, Zénon, avait trouvé la solutyon, mays qu'il faudrait le payer pour qu'il la donne. Une vaste cotysation fut organysée à travers le pays parmi les croyants, qui permit à Zénon le Proxénète de s'enrichir consydérablement et d'étendre son réseau de prostitutyon dans toute la ville. Mays, bien que proxénète, Zénon était honnête, et il indiqua la solutyon : les Dieux se donnent des noms en fonction du but que poursuit un Dieu.
Par exemple, Attentyon, la divinité de la surpryse, est ainsi dénommée par ce qu'il faut faire attentyon quand on va être surprys (raysonnement un peu tiré par les cheveux, mays bon...).
Cette nouvelle façon de voir les choses enthousyasma considérablement les théologiens de tous bords. L'école téogonale connut un vif succès, et ses zélateurs s'enrichirent considérablement en vendant leurs livres (déjà...).
L'école théogonale précysa d'ailleurs son analyse. Elle montra que les Dieux portaient des noms en : - yon (ex : Attentyon) : lorsqu'ils étaient des Dieux ou des Déesses de rang subalterne ; - on : lorsqu'ils étaient des Dieux de haut rang (Poseydon, Françoysvillon...) ; - Ys : lorsqu'ils étaient des Déesses de haut rang (Amphitrys). En quelques sortes, seuls les dieux de haut rang avaient le droit à des prénoms sexuellement dystingués.
Cependant, très rapidement, d'autres critycistes montrèrent que l'école théogonale, à laquelle ils appartenaient pourtant, n'expliquait pas tout. Certain Dieux avait des noms dont le nom ne signifiait rien, a priori. Ainsi de Poseydon ou de Françoysvillon.
La critique Atheyste
Les premiers étaient les Athéystes. Comme l'écrit Lool de Virion, "Nous considérons, que les dyeux ne sont ni plus intelligents, ni plus bête que qui que ce soit (et c'est une énorme concession pour l'Athéysme !). Il est donc indiscutablement logique les les noms des Dyeux leurs soient donnés par leurs parents ! (Avec un avantage certain pour la mère qui est en pleine forme après l'accouchement comparé au père nauséeux de ses visions sanguinolantes !). Pas besoin de se torturer les méninges pour une aussi ridicule question de logique. Quand aux noms eux-même, ils découlent de la même constatation, les dyeux étant aussi intelligents que n'importe qui (et donc aussi con que n'importe qui !) il ne préside aucune logique profonde à la dénomination de Dyeux ! Poséydon pourrait tout aussi bien s'apeller Gérard qu'il n'en resterai pas moins dyeu !"
Il va de soit que cette posytion était si choquante (vous imaginez, vous, que Poseydon s'appelle Gérard ?) que ses auteurs furent rapidement identifiés comme des hérétiques graves. On leur appliqua donc le statut des hérétiques graves et non celui des hérétiques légers. Très rapidement, l'Atheysme yssois se développa comme une branche à part des courants théologique, réfutant progressyvement tous les dogmes et toutes les croyances pourtant solidement établies.
Cependant, si les Atheyste étaient "hors jeu", d'autres critiques ne s'élèvaient pas au moins au sein de l'églyse poseydonienne. Pourquoi certains Dieux ont des noms qui ne signifient rien ?
L'Ecole Atlante
L'école Atlante apporta une première réponse à ce nouveau problème (que je rappelle pour mémoire : l'école Théogonale a montré, de façon désormays admyse par tout le monde, "les Dieux se donnent des noms en fonction du but que poursuit un Dieu" - formulatyon de Zénon le Proxénète. Mays, certains nom de Dieux, comme Poseydon ou Françoysvillon, ne vérifient pas cette explicatyon).
Selon Arbacès le Fort, qui fut notamment Empereur d'Ys avant de mourir décapité dans des condityons assez odieuses, l'explicatyon est simple, et tient en plusieurs temps :
1) Les Dieux sont immortels (cette prémysse fut l'occasyon de la nayssance d'un nouveau débat théologal : les Dieux sont-ils immortels ? Mays, n'anticipons pas) ;
2) Certains sont donc probablement nés il y a longtemps, à une époque où tout le monde civilysé parlait Atlante.
3) Or, les Dieux sont civilysés, ils parlaient donc Atlante.
4) Donc, les Dieux dont le nom ne nous est pas immédiatement compréhensyble sont nés à l'époque Atlante et portent des noms Atlantes. Les Dieux dont le nom nous est compréhensible sont nés après cette époque, et portent donc des noms en langue yssoise.
Cette façon de voir était simple et efficace. Elle convainquit pendant longtemps et reste d'ailleurs la pensée officielle de l'Eglyse Poseydonnienne.
Marilyse Emphetuocle
Par Poseydon (Loué soyt-Il !), qu'ouye-je ? Nécrophilie ? Il me semble avoyr lu quelque chose recemment à ce propos. Voyons, que dysent les exégètes...
Hum... (bruit d'un doigt qu'on humecte, puis de pages quy se tournent)... C'est ce que je pensays. Le Très Abyssal est sur ce point formel : sur le corps d'un défunt tu ne jouiras point. Notre Seigneur Poseydon (Loué soyt-Il !) ayt pitié de ce pauvre châsseur quy semble-t-il a enfreynt Ses saynts précepts ! Puysse-t-Il luy fayre retrouver le droyt chemin. En effet, se procurer jouyssance ainsy sur un mort, n'est-ce pas fayre, ou byen preuve d'une immense misère sexuelle, pour en être réduyt à un tel crime, ou byen d'une perversyon digne d'un infâme suppot de Françoyvyllon (Maudit-soyt-il !).
C'est toy, mon fils, quy dit pratiquer la nécrophilie ? Je n'ose y croire, je ne peux penser que tu soys un de ces pervers françoyvyllonyes. Néanmoyns, s'il est vray que tu as pratiqués par le passé la nécrophilie, je ne saurays que trop te recommander d'absoudre tes châssés en allant de confesser, et en faysant pénitence en procurant la joyssance de nombreux vivants. Cecy étant dyt, Notre Seigneur Poseydon (Loué soyt-Il !) n'ayme pas que l'on se moque de Luy, et pour te convaincre de cesser ces vilaynies, je vays te raconter une courte histoyre :
Au XIVème siècle ASD, les annales du Temple de Poseydon (Loué soyt-Il !) racontent que le culte de la déesse Trépassyon fut influencé par celuy du dieux egysptien Osiris, dont le corps refroidi reçu les soins de sa soeur et épouse Ysys. A l'origine, Trépassyon étayt la déesse de ceux quy avaient la passyon de fayre trépasser, en particulier les Hérétiques (d'ailleurs, Trépassyon connu un regayns de succès lors de l'age d'or de l'Inquisityon), mays sous cette influence, cela devyent la passyon des trépassés. Et c'est ainsy que nacquit une petyte secte, dont on a perdu le nom, et dont les membres finirent, sans exceptyon, sur un bûcher dans l'actuel Ligorat de Crucyfys, après avoir été emasculés, et leurs morceaux de chers encore chauds offerts à Pénétratyon.
Puysse Notre Seigneur Poseydon (Loué soyt-Il !) avoir pitié de nous, pauvres chasseurs !
Marcus Porcus Catonys le Jeune, dyt le Moralisateur "Pour Poseydon, Ys et l'Empereur !"
Pryse par Marcus Porcus Catonys
Considérant qu'en ces temps troublés de vyls mécréants tentent de détourner les Yssois de Poseydon (Loué soyt-Il !), et afyn de nous evyter une troysième Devastatyon, l'Eglyse Poseydonique par l'intermédiayre de son Grand Prêtre (c'est à dyre moy) rappele quelques principes quy semblent oubliés de tous.
1. Les Excommuniés ne peuvent participer à aucun évenement de l'Eglyse, ce quy inclu les Fêtes Religyeuses.
2. L'Eglyse défend à tous ses fidèles d'avoyr des rapports sexuels avec des Excommuniés sous peyne d'Excommunicatyon. Autant Poseydon (Loué soyt-Il !) a placé les Yssois au sommet de la pyramide socyale micromondyale, permettant ainsy aux Yssois et aux Yssoises de dominer les autres peuples, y comprys sur le plan des playsirs du sexe, autant fornyquer avec des Excommuniés est leur reconnaytre une partye d'humanité, ce qu'ils ont perdu en se détournant de Poseydon (Loué soyt-Il !)
3. l'Eglyse défend à tous ses fidèles de recevoyr un quelquonque enseygnement de la part d'un Excommunyé, afyn d'éviter que ces Ympies ne les détournent de l'Empereur-Dyeu Poseydon (Loué soyt-Il !)
4. l'Eglyse défend à ses fidèles d'obéyr à un quelconque ordre venant d'un Excommunié, quelque soyt sa fonctyon.
5. Les Excommuniés ne saurayent recevoyr un quelconque sacrement, même celuy du maryage avec un ou une fidèle de Poseydon (Loué soyt-Il !)
6. Les Excommuniés ne peuvent pénéter sur l'Ile sacrée afyn de ne poynt souyller les Saynts Temples
7. Les Excommuniés peuvent fayre pénitence et redevenyr fidèles de Poseydon (Loué soyt-Il !) en se confessant à l'Archymandryte, à moy-même ou à la Mère Abayse quy leur demanderont d'exécuter l'acte de leur choyx afyn d'expier ses crymes (il est à noter que lorsqu'ils font l'acte en questyon, ils sont toujours excommuniés et donc soumys aux règles habituelles).
"Reliquo dicenti nihil podesse" Dire tout autre chose est inutile
Fayt au Temple de Venys, le 25 janvyer de l'an III après la Seconde Devastatyon,
Pour l'Archymandryte et par délégatyon, Le Grand Prêtre de l'Eglyse Poseydonique, Marcus Porcus Catonys le Jeune
Le débat fit rage et n'est pas réellement tranché.
Mail 10620 de Marilyse Emphetuocle, 8 janvier an III
Je souhaite que ce concyle, puysqu'il doit faire le point sur le Dogme, rappelle que Poseydon a créé l'Homme et la Femme avec les mêmes matériaux de la mer, et qu'il en découle qu'ils jouyssent, en tout, des mêmes droits, des mêmes prérogatives et du même respect.
La religyon poseydonnienne n'exige pas que les femmes et les hommes aient des droits strictements identiques en tout, mays considère avec la même bénedictyon et le même amour ses fidèles, quel que soit leur sexe, du moment que celuy-ci est au Servyce de Poseydon.
Ainsy, hommes et femmes sont également capables d'accéder aux dignités religieuses, et aucune différence n'est faite entre eux. Quiconque prétendrait le contraire, ou, par son attitude, laysserait entendre qu'il mépryse autruy du fait de son sexe, serait coupable d'un châssé aux yeux de Poseydon et mérite donc que l'inquysityon s'intéresse à son sort.
réponse de Marcus Porcus Catonys, mail 1062424.2
Je ne suys pas d'accord. Car pour être plus précys, les Yssois descendent des Atlantes que Poseydon aurayt eu d'une femme mortelle...
Nous pouvons dans ce cas consyderer que c'est la femme quy est responsable de la non-plénytude divyne des Yssois. Byen sur, elles mettent au monde les Yssois, mays il faut se dyre que ce sont grace aux Mâles que l'Empyre d'Ys devyendra le Maytre du Monde. Les femmes, puysqu'elles savent diriger des maysons, savent diriger un Etat (quoyque...). Mays elles sont toujours soumyse à leur Mary ou a leur Père (comme le dyt la Loy sur la Famylle). Alors ?
Je pense moy qu'à niveau hierarchyque égal le Mâle est supéryeur à la Femme. Synon, ryen à dyre. Et ce n'est pas pour autant qu'une personne pensant cela mépryse l'autre sexe, simplement qu'elle entend conserver l'ordre naturel et Poseydonique.
Réplique de Marilyse Emphetuocle, le 9 janvyer, mail 1062524.3
Cette argumentatyon ne me semble pas pertinente et à la limite de l'hérétysme.
A supposer que les Yssois descendent, par les Atlantes, de Poseydon (cf. le texte de Saint Renatus Kayser), il faut consydérer que c'est par les femmes que la divinité de Poseydon a été transmyses aux hommes.
Ensuite, ce n'est pas grâce aux mâles que l'Empereur domine le monde, mays grâce à Poseydon. Du reste, les femmes aussy partycipent très largement à l'oeuvre de dominatyon du monde par les yssois, j'en suys l'exemple vivant.
La loy sur la famille vient renverser l'ordre Poseydonnien d'égalité. Par le mariage, la femme accepte volontairement de se soumettre à son époux, pour le bien de la famille. Mays, de nombreux conciles ont montré que ce devoir d'obéyssance était limité : l'époux ne peut commander à la femme dans le domaine professionnel, il ne peut commander "en la cuysine", et ne peut interdire à sa femme d'utilyser son patrimoine pour des faire des dons à l'Eglyse.
Je pense pour ma part que votre volonté systématique de rabaysser les femmes en ne les appelant que "femme" (alors que nous avons des noms et des prénoms), de nous tutoyer (lorsque l'usage et les convenances commandent le vouvoiement) n'est pas aimé de Poseydon.
Analyse de Zoé Tinùviel, mail 1074924.4 du 15 janvier de l'an III
Comme les Yssois descendent des Atlantes eux-mêmes engendrés par Poseydon et une femme mortelle, il faut bien admettre la supériorité de la femme Yssoise sur l'homme.
En effet, nul n'ignore la diversité des Dieux et Déesses qui peuplent tant la Mer Océane que les Terres Ancestrales du monde ou encore l'Azur Zéphyréen. De tous ces dieux, Poseydon, loué soit Son Nom, est le plus grand, le plus beau, le plus sage et le plus puyssant. Et qui le Seigneur Poseydon, désireux de se pourvoir d'une descendance à son image choisit-il comme mère pour ses enfants? Aphrodys déesse de la beauté et de l'amour? Hérya sa belle soeur et déesse du mariage? L'une des Néréydes? Amphytrys sa légitime épouse? Une Alséide? Une Dryades? Une Hamadryade? Une muse? NON ! A toutes ces déesses, ou créatures à essence divine Poseydon, loué soit Son Nom, préféra une femme mortelle.
Que vit-il en elle qui lui donna le sentiment qu'elle serait la digne génitryce du grand peuple de ses Enfants? Cela restera sans doute un mystère. Sans doute alliait-elle toutes les qualités qu'il aurait pu retrouver, éparses, parmi les précytées, ou peut-être découvrit-il en elle d'autres qualités, inconnues jusqu'alors. Mais sans cette Elue, jamais le peuple Atlante, et donc les Yssois, n'auraient vus le jour sous d'aussi heureux auspyces.
Certes, une femme mortelle, aussi parfaite et pétrie de qualités soit-elle ne pourra jamais égaler la grandeur du Seigneur de la Mer Océane mais s'Il la jugea digne de porter ses Enfants, nous devons considérer que son choix était le meilleur.
Cela ne prouve pas encore que la femme Yssoise est supérieure à l'homme. Mais cela prouve qu'elle à suffisament de qualités pour être choisie pour donner le jour au peuple des Enfants du Seigneur Poseydon.
Certains tirent prétextes de l'humanité de la femme pour affirmer la non plénitude divine du peuple Yssois. Certes, l'argument est fondé puysque la première femme n'était pas d'escence divine. Mais il ne prouve en rien la supériorité de l'homme. Poseydon étant tout puyssant, Il aurait aussi bien pu choisir de faire sortir de la Mer Océane un homme parfait et de lui donner pour compagne une femme. Mais il préféra accomplir l'oeuvre lui même, jugeant l'homme qu'il aurait pu créer indigne de pareille tâche.
Il faut donc bien en déduire qu'en aucun cas la femme Yssoise ne peut-être tenue pour inférieure à l'homme qui, lui, ne prit aucune part dans l'enfantement de notre peuple.
Cet ordre, essentiel dans la vie yssoise, a vu ses privilèges confirmés par le Concyle de Venys. Marilyse Emphetuocle, mère abayse de l'ordre, en décrit icy le fonctyonnement.
extrait du mail 1060724.5 , du 7 janvier an III
Hystoire. Fondé par la Mère Abayse Théodora la Sainte, en 587, il a vocatyon à réunir toutes celles qui font don de leur corps à l'Eglyse pour se livrer à la Prostitutyon Sacrée.
Depuys sa fondatyon, l'Ordre a acquys une grande importance et de grandes richesses, grâce aux ressources que générait la prostitutyon sacrée et les investissements sages des Mères Abayses. Le pouvoir de l'Ordre inquiéta d'ailleurs, parfoys, aussy la prostitutyon sacrée fut réglementée et limitée.
Malgré tout, les loys ne parvinrent pas à endiguer ce véritable phénomène de foy, ce véritable miracle. De plus, l'Ordre utilysait son argent à bon escient, pour ayder les pauvres, soulager les myséreux, non seulement le temps d'une aide passagère, mays aussi pour leur donner une formatyon et donc la possibilité de trouver un employ. L'Ordre finança également la Sainte Inquysition et la lutte contre la crasslandysatyon des esprits.
Aujourd'hui, l'Ordre renaît de ses cendres. La remyse à l'honneur des fêtes de la Déflorayson, le retour aux valeurs fondamentales et à la religyon lui permettent d'aborder son avenir avec espérance.
Organysatyon.
L'Ordre est dirigée par une Mère Abayse, nommée à vie par l'Archimandrite de Poseydon. La mère abayse étant généralement appelée à de nombreuses fonctyons d'adminystratyon de l'ordre, elle ne se livre elle-même que rarement à la prostitutyon sacrée. Toutefoys, la cérémonie d'investiture est toujours suivie d'un don total d'elle-même à l'Archimandrite, au sein de la Chapelle de l'Ordre, et devant les jeunes novyces.
La mère abayse dyspose de la haute main sur l'ensemble de l'ordre, sur ses fynances, sur ses biens, sur ses membres. Elle peut confier ces pouvoirs à une Mère Supérieure, qui dirige un convent, destiné à la formatyon des novyces, et à l'exercyce de la prostitutyon sacrée. Les convent sont également des centres de bienfaysance.
Les jeunes filles d'Ys sont tenues de partyciper à l'Oeuvre. Elles peuvent le faire de deux façons :
1) soit en offrant leur virginité à Poseydon, le jour de leur quinze ans, en partycipant alors à la prochaine fête de la Défloratyon - c'est la voix mineure, celle choysie par la pluspart des jeunes filles.
2) soit en entrant dans l'Ordre comme novyce - ce qui ne dyspense du reste pas de la défloratyon festive -, pour une durée de cinq ou dix ans. Pendant cette durée, la novyce s'adonne à la prostityon sacrée, loge dans le convent. Elle partycipe également à l'Oeuvre de Bienfaysance, en dystribuant les fonds. Passé ce délay, les novyces peuvent continuer à donner leur vie à l'Ordre ou retourner à la vie civile. Cette "voie majeure" leur apporte beaucoup : outre un pécule, elles acquièrent une formatyon utile. Longtemps, l'Ordre fut le seul lyeu d'éducatyon des jeunes filles et servit d'ascenseur social.
Il est à noter que cette obligatyon de partyciper à l'Oeuvre trouve son fondement dans une Bulle Archimandritale de 867, et qu'elle ne s'applique qu'aux jeunes filles yssoises. Elle ne vaut donc pour les crasslandayses. En 1758, le Concyle de Balnéa a condamné comme hérétique la Mère Supérieure Stupréa, qui avait admys dans son convent des jeunes crassyeuses de douze ans. Le Concyle de Balnéa déclare que "L'Oeuvre de Poseydon, dans sa béatitude infinie, ne concerne que les yssoises".
Les jeunes femmes qui désirent rester dans l'Ordre ne se consacrent plus qu'occasionnellement à la Prostitutyon sacrée. Elles utilysent généralement leurs temps à la prière, à l'enseignement des jeunes novyces, ou à la bienfaysance. C'est parmy elle, généralement, qu'est choysie la mère abayse. Elles partycipent à l'adminystratyon du convent, ou de l'Ordre.
Habit. L'habit des jeunes filles et jeunes femmes de Poseydon est celuy que je porte actuellement. Il est entièrement blanc, et moulant, laysse voir les bras et les épaules. Le décolleté est profond. L'habit court jusqu'à mi-jambe. L'habit se porte sans sous-vêtement. Dans certains convent, l'habit s'ouvre par des boutons, comme une chemyse ou une blouse. Dans d'autres, plus conservateurs, les deux pans sont reliés par un lacet.
Une communauté pacifique et bénédécyne établie à Audry
La Communauté de Martinaudrys a été fondé par le Père Martyn Luder, en 705. Lassé par les conflits qui opposaient depuys plus de troys ans la presqu'île, entre Paxatagore et Mytilène, le Père Martin Luder, mandrite d'Audrys, décide de quitter la ville et d'aller fonder dans les hautes montagnes de la presqu'île d'Audrys, une communauté retirée du monde et pacifiste. Il s'établit sur une vallée aux accès difficile, où les hommes n'avaient jamays les pieds. Cette vallée fut plus tard appelée le Val Martyn.
La communauté est reconnue par l'Archimandrite d'Ys dès 734, et sa tranquillité, due à la foys à sa situatyon retiré et à l'extrême pauvreté du Val Martyn : celuy n'intéressait guère les pillards et les soldats des factyons en présence.
A la mort du Père Martyn Luder, en 742, la communauté prend le nom de Communauté de Martyn-Audrys, et se dote de règles inspirées du bénédycinysme, un courant religieux très important à l'époque fondé sur l'alliance entre la philosphie cynique importée de Graysse et le principe de bonté. Les bénédycinyniens furent par la suite fortement critiqués par l'églyse officielle, et la pluspart de leurs communautés dysparurent. Seules la communauté de Martyn-Audrys a survécu jusqu'à nos jours.
Protégée par sa situatyon géographique, Martyn Audrys finit toutefoys par attirer l'attentyon, à la foys car les nombreux fidèles qu'elle attirait faysaient sa richesse, mays aussi à cause de son particularysme religieux. Après la Première Dévastatyon, la vague d'orthodoxie poseydonnienne compromit la survie de la communauté, qui perdit nombre de ses fidèles. Il fallut fortifier le village, afin de le protéger contre les exactyons.
Malgré tout, les énormes difficultés que rencontrait toute expédityon militaire vysant à conquérir le village de Martynaudrys protégèrent la communauté. En 1634, une bulle archimandritale reconnu que les bénédycinyniens avaient le droit de pratiquer, à leur manière, l'exaltatyon de Poseydon. La paix revint sur le Val.
En 1754, la famille des Mytilène tenta, sans succès, de s'emparer de la communauté et de ses terres, devenues convoitées : cultivées avec attentyon et respect depuys près de mille ans, ces terres pauvres et sans intérêts étaient devenues riches et grasses. L'Empereur fut avysé de cette infortune. Les Mytilène, qui étaient extrêmement influents à la cour, obtinrent que l'archimandrite fasse pressyon sur la communauté. Menacée d'excommunicatyon, celle-cy finit par accepter la suzeraineté des Mytilène et leur paya un impôt, qui restait toutefoys symbolique.
Paradoxalement, cette sujétyon féodale fut le début d'une grande prospérité. Désireux de remercier l'Eglyse du soutien qu'elle lui avait apporté dans cette affaire, Théophraste XLI établit une fabrique de robe de bure, utilysant le lin produit dans le Val Martyn. Jusqu'à présent, l'essentiel du lyn était fumé lors de rites orgiaques. La productyon de lyn dans le Val Martyn décupla en moins de cinq ans. Les robes de bures furent exportées dans tout l'Empire, apportant d'importantes richesses à la communauté.
Avec ces richesses, le niveau de vie augmenta, de nouvelles maysons furent construites... mays la communauté ne perdit jamays son âme. La propriété commune resta la règle et jamays le confort moderne ne pénétra intégralement la communauté. Aujourd'hui encore, il n'y a pas l'électricité à Martinaudrys et les institutyons si particulières de la communauté, qui datent d'il y a plus de mille ans, sont encore vivaces.
Depuys la Seconde Dévastatyon, Martinaudrys, autrefoys perchée dans les montagnes, est maintenant à côté de la mer, que surplombe une énorme falayse où se perche le village. Un petit port a été aménagé en contrebas, ce qui facilite grandement l'exportatyon de robes et l'importatyon des denrées nécessaires à la communauté.
Analyse du pouvoyr de Poseydon.
La pédonculite est un concept central de la théologie redressée. Elle désigne le pouvoir cardinalystique que détient, de par son existence divine, Poseydon.. .
La pédonculite est donc l'équivalent des attributs impériaux ou de la souveraineté, dans une démocratie. La pédonculite se décline d'ailleurs en plusieurs éléments symboliques :
- la pédoncuite, qui veut que Poseydon dyspose du pouvoir d'ennivrer tout ceux qui l'adorent convenablement,
- la pédoncenculite, qui permet à Poseydon de châtier par le fondement ceux qui bravent son autorité ;
- la pédoculyste, qui permet à Poseydon de sonder les âmes les plus récalcitrantes grâce à son don de double et de triple vue (quadruple, par temps dégagé).
- la pédostroika, qui permet à Poseydon de manier son pouvoir avec souplesse lorsque souffle le vent de la réforme.
La pédonculite est l'essence même du pouvoir divin poseydonien. Faute de dysposer de la pédonculite, Françoyvillon est contraint de demander à ses fidèles zélateurs des sacrifices humains, pour nourrir son ambityon de puyssance. Mays, le pouvoir central, unique, créateur, dissolvateur, en un mot, la pédonculite, appartient à Poseydon et lui seul, et c'est pour cela que nous le vénérons. Il est notre maître à tous.
La vie de Sainte Inquysityon
Inquistyon, de son vrai nom Birgitta Moralès, est née à Santos Maria de Avilla, en Nespanie, un pays où les gens concluent toutes leurs phrases en dysant "n'est-ce pas ?. Très tôt, elle eut la révélatyon et s'exila à Ys pour y pratiquer la vraie foi et, surtout, traquer les hérétiques. Car Poseydon (Loué Soit-Yl !) lui était apparu et lui avait dit : Birgitta, il faut que tu nettoies d'avantage ! Birgitta Moralès, qui avait le sens de l'honneur et de solides connayssances théologiques (appryses par correspondance, grâce au centre d'enseygnement théologique à dystance - CETD), avait bien comprys que Poseydon (Loué Soit-Yl !) lui enjoignait de nettoyer la terre de l'engeance qu'elle portait.
Comme, en Nespanie sévyssaient les prêtres de l'églyse Christine, Birgitta choysi - sagement - de s'expatrier dans un pays où elle pourrait pratiquer le nettoyage théologique en paix, sans être accusée elle-même d'hérétysme (un comble !). A Ys, elle débarqua un jour, sans parler un mot d'Yssois.
Rapidement, néanmoins, elle fut embauchée par le patron d'un bystro du port d'Ys, dont l'hystoire a gardé le prénom : Rigoberto (il fut canonifyé par la suite sous le nom de Saint Rigoberto du Gros Zob - il faudra prochainement songer à lui construire un temple pour que les moins membrés puyssent le prier). Birgitta passait ses journées à nettoyer le bystro à la serpillère, et, la nuit, à tailler des pipes à Rigoberto, qui lui apprit ainsy les rudiments de l'yssois (pas facile à parler la bouche pleine).
Un jour, Birgitta en eut marre de récurer son zinc, et se dit qu'elle devrait nettoyer spirituellement. Elle connayssait bien l'yssois maintenant, et se rendit au Temple, où, toute tremblante, elle demanda une audience.
Le Prêtre audyencier, celuy qui accueille les fidèles et prend leurs demandes, lui accorda un rendez-vous avec le grand-prêtre en personne. Il faut dire que Birgitta pratiquait à la perfectyon une pratique inconnue à Ys - alors -, la nespaniolette.
Lorsqu'elle fut reçue par le Grand prêtre, Birgitta était tellement émue qu'elle oublia de parler yssois, et s'exprima en nespanien. Elle expliqua qu'elle était venue à Ys pour nettoyer. Le Grand prêtre, toutefoys, comprenait toutes les langues, car il était grand prêtre et que Poseydon (Loué Soit-Yl !) lui avait donné ce don. Myracle de la foi.
Birgitta Moralès offrit son corps à de nombreuses repryses à de nombreux prêtres, qui furent ainsy persuadés qu'elle était vraiment faite pour servir Poseydon (Loué Soit-Yl !). Finalement, elle fut reçue par l'Archimandrite qui fut aussitôt conquys - toujours la nespaniolette.
Birgitta Moralès fut alors appelée aux plus hautes fonctyons. Revêtues d'une tunique noire, accompagnée de bourreaux choysis pour la taille exorbitante de leur pénys, elle allait de villages en villages, tenait des tribunaux religieux exceptyonnels, absolvait ceux qui professayent la vraie foi et punyssant les hérétiques. De nombreux françoysvilloniens furent ainsy exterminés, par la grâce de Poseydon (Loué soit-il !). Empalés par le fondement, ils étaient ensuite livrés aux vautours. Mays avant, ils subyssaient de nombreux supplyces.
Un jour, le dénommé Sion fut appelé devant le Tribunal de Birgitta. Tremblant, il avoua ses fautes. Il lui était arrivé de maudire Faismoysgrillerlesroustons, le Dyeux des grillades, car il s'était brûlé en faysant un barbecue un jour. Birgitta fut épouvantée par tant d'infâmie et décyda qu'il serait découpé en deux morceaux. Aussitôt, Sion fut attrapé par les bourreaux qui le passèrent par le fondement, puys le découpèrent en deux, à l'aide d'une scie. Depuys ce jour, on dit du bourreau qu'il est un-des-qui-scient-Sion.
Le mot fit florès. On le rapporta à Brigitta au soir de sa vie. Un peu sourde, elle entendit Inquisityon. Ce mot lui rappela les noms de son pays, et elle décyda de se faire appeler Inquisityon.
Après sa mort, Inquisityon Birgitta Moralès fut canonifyée par ceux qui avaient échappés à ces tourments.
Loué soit Poseydon !
Lorsque les Yssois se sont retrouvés, à cause des foudres de Poseydon, sur les rivages d'Ydemos, leur premier soucys a été de reconstruire une petite communauté vivante et culturellement active. Quelques jours après la catastrophe, Emmanuel Raveline lançait plusieurs courants artystiques des plus féconds, bientôt suivi par Lool de Virion, puis d'autres.
Anaclet de Paxatagore, soucieux que cette pousée artistystique ne se perde pas dans les labyrinthes des archives d'Egroups (notre lyste de diffusyon) proposa alors la constructyon d'un Musée Yssois, où serait réuni art moderne et art tradytionnel yssois. La directyon de ce musée échut tout naturellement à Lool de Virion.
Les mails échangés à l'occasyon du Concyle de Venys, commencé en janvier an III.
annonce, par Marcus Porcus Catonus, le 6 janvier an III - mail 10603
Un cryeur public s'installe au centre de la Grand'Place. Un roulement de tambour plus tard, après avoyr sorty un somptueux rouleau de parchemyn, il interpèle la foule :
"Peuple de Venys !
Le Très Saynt Archimandryte, au nom du Très Abyssal Poseydon (Loué soyt-Il !), organyse avec l'ayde du Grand Prêtre de l'Eglyse Poseydonique Marcus Porcus Catonys le Jeune, ainsy la Mère Abayse Marilyse Emphétuocle, un Grand Concyle afin de statuer sur certayns poynts importants pour le Salut de tous, comme l'organisatyon de l'Eglyse, l'organisatyon du Culte, la myse en place d'une Poseydonéchèse pour poseydoniser les Enfants de Poseydon (Loué soyt-Il !) et tout ce quy playra à Notre Archimandryte pour assurer le Salut Commun.
Ce Concyle aura lyeu cette semayne à la faculté Discussyon, après un pelerinage au monastère de San Polo Yxyxel, épargné par la Devastatyon, afyn que Poseydon (Loué soyt-Il !) bénysse ce Concyle et afyn de prendre les augures.
Poseydon (Loué soyt-Il !) vous bénysse tous !
ouverture officyelle, par Marilyse Emphetuocle, le 7 janvyer an III mail 10607
Temple de Venys - 10 h 00 - Marilyse Emphetuocle, revêtue du caftan dogéal, ouvre la première réunyon du Concyle.
Mes chers amys,
Hier, dans la journée notre Archimandrite a mené une processyon jusqu'à un monastère important pour notre religion, et y a célébré un culte pour le succès de notre Concyle. Ce moment de pur contemplatyon mystique de la beauté de Poseydon et de son oeuvre nous a tous apporté beaucoup. C'est désormays plein de grandeur et de beauté intérieure que nous sommes prêt à travailler à ce qui doit être l'oeuvre majeure de ce concyle : une poseydonnechèse, enfin actualysée.
Le Conseyl des Portes, au nom duquel j'interviens aujourd'hui pour la première et dernière foys, attache une grande importance à ce que notre Sainte Eglyse soit enfin réorganysée, dans ses dogmes comme dans ses pratiques. La dictature de Von Burgstein, la démagogye des démocrates populystes, puys la Seconde Dévastatyon nous ont éloigné de cette oeuvre sacrée. Il est temps de reconstruire ce que le temps seul peut détruire contre la volonté de Poseydon.
J'invite donc chacune et chacun des bons croyants à partyciper à ce concyle, qui, dans la tradytion concilaires yssoises, est ouverte à tous et à chacun. Comme le veut également la coutume, chacun peut tenir un journal personnel des débats de ce concyle, dont la durée sera décydée par le seul Poseydon.
Je vays maintenant m'exprimer comme Mère Abayse, grand prêtresse de Poseydon.
Marilyse Emphetuocle, à la surpryse générale, retire alors son caftan de Doge, sous lequel elle est revêtue de l'habit de cérémonie des mères abaysses, un habit largement échancrée et fort courtement ajusté.
Je souhaite, en tant que mère abaysse, travailler fortement sur l'organysatyon de notre Eglyse, qui a été délayssée, mays aussy et surtout sur les dogmes et les principes fondateurs. Le grand prêtre Catonys sera chargé de consigner, dans une poseydonnechèse, les idées exprimées au cours de ce concyle.
Je souhaite donc qu'il enregystre ma posytion personnelle sur l'Ordre que j'ai l'honneur de diriger. L'ordre des jeunes filles et jeunes femmes de Poseydon.
la descriptyon de l'ordre par Marilyse Emphetuocle se trouve dans l'article consacré à cet ordre
Je souhaite que le Concyle confirme l'Ordre dans sa myssion et ses privilèges.
contributyon de Marcus Porcus Catonys, le 8 janvyer an III, mail 10618
La proposityon de la Mère Abayse semble convenyr à tout le monde, puysque persone ne semble s'y opposer (quy y aurayt interêt ?).
Ce quy nous permet de nous pencher sur les différends ordes religyeux, que nous devrions essayer de recenser. Ordre religyeux, et leurs couvants, monastères, et autres bâtiments... Il faudrayt pour cela que les Suzerayns de cet Empyre (Métaligores et Ligores) communyque à ce Concyl les bâtiments religyeux se trouvant sur leurs terres, s'il y en a.
Mays puysque cela ne peut se fayre en quelques minutes, je pense qu'une symple déclaratyon auprès de la Saynte Tryade que l'Archimandryte constitue avec moy-même et la Mère Abayse devaryt permettre de fayre inscrire n'importe quel bâtiment sur la lyste des bâtiments de la Très Saynte Eglyse.
Nous pouvons donc sans doute passer au poynt suyvant. De toutes manyères, à la fyn du Concyle, dans quelques temps, je reprendrays toutes les ydées pour qu'elle soyt adoptées (il faudra donc que nous définissyons comment).
Poynt suyvant : les fondements de l'Eglyse. Je vays reprendre plus bas ce que l'on a pu trouver sur le syte de l'Eglyse. Il va falloyr completer ces textes, et notement je pense par des "5 colonnes de la Foy en l'Empereur-Dyeu Poseydon".
ces textes sont repris dans des articles séparés : - Relatyon de la créatyon du Monde par l'Empereur-Dyeu Poséydon - la Pédonculyte
Vient ensuyte un débat sur les rapports entre l'Homme et la Femme, qui, de par son importance, a été placé dans un texte à part
interventyon de Marcus Porcus Catonys, le 13 janvier
Je signale au passage que le Concyle contynue toujours. Où en est-on ? Ah, ouy, à la querelle sur la créatyon de l'Yssois. Essayons de trouver un texte concyliant, même sy on s'adresse à une femme, peureuse de surcroyt.
Tout le monde est d'accord : - Poseydon (Loué soyt-Il !) a créé les Atlantes, les Yssois descendent les Atlantes donc Poseydon a créé les Yssois. - Les femmes yssoises participeront à la grandeur d'Ys (ne serayt-ce que par le fayt que ce sont nos génitryces)
Je propose de rappeler que : - Poseydon (Loué soyt-Il !) appelle les Yssois a retrouvé la splendeur de leurs ancêtres et à gouverner le Micromonde. Cette ère de félicitée débutera lorsque Poseydon aura jugé Ys suffisamment digne d'avoyr de nouveau un Empereur.
Nous divergeons par contre sur le statut de la femme. Y a t-il icy un Yssois, un vray, quy défende la proposityon de Marilyse ? S'il n'y a personne, il me semle que la questyon est réglée.
une présentatyon par Anaclet de Paxatagore
On sait que l'une des déesses mineures qui entourent Adminystratyon est Centralysatyon, sa suivante, sa fidèle servante, à laquelle un culte est rendu au centre même de la ville.
On connait aussy Décapitatyon, terrible déesse de l'autorité, qui maintient l'ordre auprès d'Adminystratyon. Là encore, un culte lui est rendu dans le Castel Napoleon.
Il n'en reste pas moins que le culte d'Adminystratyon est plus complexe et plus structuré encore, et que si la perfectyon initiale lui a été donnée par Napoleon à sa fondatyon, ses successeurs se sont attachés à précyser les données majeures du culte.
Il faut souligner en premier lieu que les fidèles d'Adminystratyon sont Poseydonniens, purement et simplement. Ils vénèrent Adminystratyon, mays reconnayssent Poseydon comme le Dyeu des Dyeux, comme le Très Abyssal, et se rendent régulièrement en pélerinage au Temple de Venys.
D'un autre côté, les Napoléoniens (fidèles d'Adminystratyon) ont également des liens avec les Chapusiens nautiens, liens qu'il faut souligner tant ils sont étroits et même étranges.
En second lyeu, on notera que l'équipée des servantes d'Adminystratyon s'est étofée avec le temps : alors qu'elle ne comptait au départ que Centralysatyon, Codificatyon et Décapitatyon, on trouve maintenant Structuratyon, Découpagencirconscriptyon, Hierarchysatyon, Desroutesetdespontsconstruysons, Juridictyon (déesse qui exystait déjà dans le panthéon yssois, et qui fut rattaché, pour les besoyns de la cause, à Adminystratyon, encore que ce rattachement, très contesté, n'est pas reconnu par la majorité des yssois), Demultiplescirculairesecrivons, ou encore Milleformulaireremplyssons.
Ces cultes, de plus en plus nombreux, ont drainé un argent certain dans la ville de Neoclassys, qui, de ville adminystrative, est devenue ville de culte. L'essentiel des habitants se livrent au commerce et à l'agriculture le jour, et aux oeuvres religieuses la nuyt. Des temples ont surgys un peu partout, donnant lieu à de multiples cérémonies et des rituels complexes.
Ainsy, Milleformulaireremplyssons a vu s'édifier son temple en 1945. Ce temple, appelé Lacaf, est remply d'une foule multiforme qui suit le rituel suivant. Chaque fidèle, aussitôt arrivé, prend sa place dans la longue queue. Après plusieurs jours d'attente, pendant laquelle la queue avance longtemps et où l'on implore la pitié et la sagesse de la déesse, on arrive généralement à un premier bureau, qui vous oriente en fonctyon de votre piété naturelle, vers une autre queue, qui vous amène à autre bureau, qui vous mène à une troysième queue, vers un quatrième bureau.... Ce pélerinage, long et éprouvant (les intéressés ne pouvant pas manger pendant ce temps, ou alors il faut sortir de la queue, ce qui est une grave atteinte au culte), n'en a pas moins un grand succès, notamment parce que la faveur de la déesse se manifeste sous forme de précyeuses allocatyons familiales.
Pour les mâles, les vrays...
14 fevrier de l'An III - Mail 11 470 24.6
Au nom de quelques amys et de moi-même, j'ai l'honneur et l'avantage de déposer au Concyle une demande d'agrément pour une culte, certes mineurs, mays néanmoins important, celui de Malesatysfactyon.
Malesatysfactyon, comme chacun sait, est le Dyeu des hommes, des vrays. Son culte exige la créatyon d'une Confrérye composée uniquement d'hommes, tryés sur le volet.
La procédure d'entrée est donc la suivante : les impétrants se mettent sur un volet, posé horizontalement sur une machine, puys on secoue la machine. Les hommes, les vrays, sont ceux qui n'ont pas cryés. Ils peuvent rentrer dans la Confrérye. D'où l'expression : être tryé sur le volet (à ne pas confondre à être violée sur le triangle). Il y a toutefoys une étape préalable : Les membres de la confrérie doivent se signaler par leurs valeurs chevaleresques, leur sens de la séductyon et de la galanterie, et surtout par leur rasage impeccable.
L'un des attributs du culte de Malesatysfactyon est en effet le rasoir Gyslette. Le Grand Mâle Imberbe, chef de la Confrérye, porte un grand rasoir Gyslette en or. Les Mâles Imberbes, les membres importants de la confrérie, portent un grand rasoir Gyslette en argent.
Lorsqu'il est l'heure de faire des processyons dans la ville, les Mâles de la confrérie se regroupent devant la demeure de l'un d'entre eux. Ils arrivent au volant de superbes voitures qui roulent à toute allure. Là, chez ce membre, ils se changent pour défiler, revêtu de leur costume tradytionnel, c'est-à-dire un grand caftan de bas, qui laysse apparaître un torse imberbe, des muscules saillants et un vysage rasé de frays.
Tandys que les Mâles portent sur leurs épaules un grand rasoyr géant, tout en exibant leur bras libre, quelques Mâles imberbes balancent de l'aftershave béni sur les passants en criant des formules sacramentelles : "Malesatysfactyon ! Malesatysfactyon", sur un air connu (celuy que vous êtes en train d'écouter).
Puys, parvenu devant le petit Temple de Malesatysfactyon, tenu par quatre jeunes filles tryées elle aussy sur le volet, les Cocoricogirls, il se livreront à des sacrifyces pénytentiels, en brûlant de l'aftershave sacré, pour nourrir leur divinité.
Ensuyte, seulement, les Mâles, les Vrays, seront autorysés à revêtir leurs vêtements.
Les Mâles, les Vrays, de basse extractyon (car notre Confrérye est égalitaire, dans une certaine mesure au moins), seront ensuyte autorysés à aller boire de l'absinthe en hurlant "WAZZAAAAAAA !". Les autres, d'extractyon arystocratiques, iront se livrer à la chasse dans les boys non loin de Venys, ou iront sauver de jeunes femmes en détresse, ou encore iront au péril de leur vie acheter des provysions pour le soir (ça, c'est plutôt Lool de Virion, qui a épousé une Femme, une Vraye).
Pour le moment, j'ai une réponse favorable de Nykolaos. Mays tous les Mâles, les Vrays, peuvent nous rejoindre.
Anaclet de Paxatagore
Zoé Tinùviel fait des propositions sur le background religieux yssois, discutées et soutenues par la communauté.
Notre Archymandrite a écrit :
"soyt on considère que la religyon poséydonique est la religyon officielle de Venys, qu'elle appartyent à notre patrymoyne culturel au même tytre que la mer, l'opyum, l'absynthe, le jurydysme, l'espryt-galant et l'Opérette; soit je brûle mon Temple et je ne perds plus mon temps avec çà. "
J'aimerai ici lui apporter mon soutien : nous sommes tous tombés d'accord sur beaucoup de points de la culture Yssoise, et ce, sans grandes difficultés. Aujourd'hui le nouvel arrivant qui déclarerait qu'il n'aime pas l'absinthe, que l'opium lui donne la nausée et que les Deux Mah Go sont un bouge infame se verrait immédiatement taxer d'hérétysme. Autrement dit, il y a à Ys des tradytions qu'il vaut mieux respecter, et qui influent automatiquement sur notre vie.
Quant à la religion, cela fait longtemps que beaucoup de monde en parle, mais rien de vraiment concret n'a jamais été fait (si ce n'est, je crois, un temple à Françoyvillon). En tout cas, nous ne savons toujours pas en quoi la religion yssoise consyste ni ce qu'elle implique. Dès lors, puisque Théophraste a un projet en construction, pourquoi ne pas partir du postulat que la religion Poseydonique exyste depuis toujours. Nos ancêtres les plus éloignés la pratiquaient déjà (selon les mêmes rites qu'aujourd'hui) et aujourd'hui, rien n'a fondamentalement changé : il n'est pas bon être anti-poseydonnien.
Cela ne signifie pas pour autant que tout le monde est obligé de croire (quoique, y a des preuves...) en l'exystence de Poseydon ou de le vénérer, mais il faudrait au moins faire semblant, adopter une attitude "religieusement correcte" par rapport aux préceptes de l'églyse sous peine d'être taxer d'hérétysme et exclu ou en tout cas rejeté par la société. Pour donner un exemple : il fut des périodes en France sous l'ancien régime où il valait mieux se montrer à l'églyse et bien faire ses prières à voix haute si on ne voulait pas avoir d'ennuis!!! Ou encore aujourd'hui, il n'est pas rare de voir dans certains pays musulmans des gens totalement athées faire le ramadan !!! Et ce bien entendu sous la pression sociale (au mieux). Imaginons donc simplement qu'à Ys les choses sont ainsi depuis des millénaires, et il ne nous appartient pas de les changer (ou alors à nos rysques et périls).
L'idée serait donc que nous ne serions pas libre d'agir à l'encontre de la religion selon notre propre conscience, mais devrions au contraire en suivre les préceptes et commandements. Et qui les fixera ? Les hautes autorités de l'Eglyse bien entendu, et ce, sans dyscutions de la part des "fidèles" (les voies de Poseydon sont insondables). Cela supposera donc des contraintes, mais cela pourrait justement rajouter du piment à notre vie de tous les jours. Bien entendu, si cela devait se faire, il serait demandé aux autorités écclésiastiques d'user de leur pouvoir avec discernement.
J'en entends déjà plus d'un hurler à me lire, et je rajouterai donc que cette domination du ryte poseidonien ne devrait pas empêcher la continuation parallèle d'autres religion, voire de mouvement anti-religieux. Mais ceux-ci devront alors tenir compte de la force de l'Eglyse et agir en conséquence : se réfugier dans la république Ravelinienne, tenir des réunions secrètes, recruter dyscrètement des fidèles etc...tout en jouant "en société" au bon poseydonnien.
Il ne s'agit bien entendu que d'une proposytion, mais cela pourrait être l'occasion d'enfin aborder le côté religieux d'Ys dont nous parlons tant sur des bases solides et sans doute amusantes à jouer.
Zoé Tinùviel
Théophraste de MytilèneJe ne peux qu'approuver Zoé. Ceci dit, si c'est ma personne qui pose problème, je suys tout-à-fayt prêt à laysser ma place à quelqu'un de plus consensuel. On peut aussy très bien imaginer une Eglyse au fonctionnement démocratique pour garantir une certayne équité à l'heure de fayre des choix qui concernerayent l'ensemble de la populatyon. Et puisque le débat est lancé, j'avance de trois jours l'inauguratyon du Temple24.7 .
Lool de Virion
Je suis personellement Athé (ce qui ne veut pas dire que je ne crois pas e nos dyeux, mais que je leur refuse le droit de commander... cf mon excellent exposé à la faculté religieuse de Venys) et pourtant je suis totalement d'accord avec ce que dit Théo et Zoé... sauf pour l'opérette mais bon, passons.
Il serai du plus bel effet d'avoir une religion à un dieu unique (à savoir Poséydon), tout le monde est déjà d'accord pour taxer le Francoyvyllysme d'hérésie (et les Francoyvyllyen les premiers qui en tirent une grande fièreté je crois).
Alors déclarons le Poséydonisme religion officielle, quitte à magouiller plus tard pour éviter l'excommunication pour les pauvres hérétiques tels que moi :-)
Je me rend d'ailleurs de ce pas au temple de poséydon pour lui faire une offrande... y dois bien me rester un fond d'absinthe et les restes d'un repas ;-)
Lool Athé, mais pas (encore) suicidaire.
Anaclet de Paxatagore
Je doys exprimer à mon tour (je l'aurays fait plutôt si mon mailer ne me jouays pas des tours pendables) mon soutien aux posytions de Zoé, Théo et Lool.
A mes yeux, et contrairement à ce que dit Lool, nous avons un vaste panthéon. L'Eglyse officielle est celle qui reconnaît Poseydon comme leur chef. Les Raveliniens sont hérétiques en ce qu'ils contestent cette suprématie. Sommes-nous tous d'accord pour cette vysion des choses ?
Il faudrait que le prochain Doge, Théo ou moi, fasse voter un statut protecteur pour notre Eglyse officielle, tout en réservant la liberté religieuse aux hérétiques, s'ils s'établyssent dans la République Ravelinienne, ainsi que la liberté de dyscussion aux docteurs en théologie.
Anaclet de Paxatagore.
Emmanuel Raveline Personellement, je suys pour qu'on dyse que le Culte de Poséydon a toujours exysté, et qu'il est la relygyon offycyelle à Ys. La République Ravelinienne, par contre, choysyra de célèbrer Francoyvyllon, et servira de terre d'accueil aux adeptes de la Secte.
[Point Ex-Lude important: sy il y a une relygyon, Théophaste, t'es sensé la défendre; or, à la Faculté de Dyscutyon, je n'ai pas vu beaucoup de textes signés de ta main... de plus, tu pourrays réagyr [au vol de la Brosse à dent et du Dentifryce Sacré de Poséydon->article916]]
Lool de Virion
Ok, ok... je me suis mal exprimé... nous avons un large panthéon et Poséydon est le big boss...
L'Eglyse Apostolique est l'héritière de l'ancienne Eglyse d'Ys, qui fut longtemps le seul mouvement religieux de la société yssoise. Elle sert le culte de Poseydon, le dieu suprême du Panthéon Yssois.
Culte officiel encore aujourd'hui, le culte poseydonien se tient dans le Temple de Poseydon. L'Eglyse est dirigée par l'Archimandrite Théophraste de Mytilène.
Le culte de Françoysvillon
La secte des adorateurs de Francoyvyllon est la relygyon offycyelle de la République Ravelinienne, mays même les yssoys sont invités à s'y convertir. On y prie Francoyvyllon, dieu de la poésye et du libertinage, y organyse des orgyes, y célèbre les sabbats Francoyvyllonique, et organyse les festivités de la nuit de Walpurgys.
La faculté Dyscussion
Les Yssois attachent hystoriquement une grande importance à la Théologie et aux débats théologiques.
Ceux-ci sont aujourd'hui l'apanage de la Faculté Dyscussion, où cohabitent tant bien que mal les Poseydoniens, les Françoysvilloniens et les Athéystes.
La fête de la Défloratyon - décembre 2000
Il s'agit de la première fête depuys le retour de la démocratye, elle s'est déroulée dans la nuit du 20 au 21 décembre
Anaclet de Paxatagore
Vierges et Non - Vierges sont invités à se réunir ce soir, devant les Deux Ma-Goh, pour y adorer Lubrificatyon, la déesse de toutes les luxures, pour qu'il soit procéder à la déflorayson des jeunes filles et jeunes hommes et que le grand tournoi entre Théophraste "Vyagra" de Mytilène et Anaclet "Boum Boum" de Paxatagore.
Les festivités se dérouleront ainsy, conformément aux tradytions.
A 22 heures précyses, un grand banquet, servi par la mayson, débutera. Force absinthe sera servie et de l'opium non frelaté sera également à votre dysposition. A 23 heures, la virginité de Melle de Périclète sera sacrifiée sur l'auteur de Lubrificatyon, érigé dans la journée par nos ouvriers, par le vainqueur des enchères.
Ensuite, chaque vierge se levera et il sera procédé, selon les rites, us et coutumes en vigueur depuys la nuit des temps, à sa déflorayson. Un certain nombre de vierges, les plus belles, seront notamment amenées sur l'autel de Lubrificatyon où Théophraste de Mytilène et moi-même, Grands Prêtres de l'Amour, allons les honorer comme il se doit.
Les libatyons dureront jusqu'à temps que l'un d'entre nous, épuysé, chancelle et s'écroule. L'autre pourra alors continuer jusqu'à ce que le jour se lève et le coq, tendant sa fière crète, sonnera alors la fin des festivités.
C'est au cours de cette soirée que le pucelage d'Aspasye de Périclète est mys aux enchères, et finalement remporté par Emmanuel Raveline. La réactyon d'Aspasye au petit matin
Mon DIEU !!
Quel heure est-il ? Suis-je à temps ? Il me semble émerger d'une douce torpeur ? (trad : foutue gueule de bois) Mais quelle est cette langueur ? (j'ai des bleus partout) Et quelle étrange lassitude ?? ( foutu mal de c** et au c**) pffff, je tombe des nues (tu dessaoules, ma vieille) Mais que m'arrive-t-il ? trad : on dirait que **** et que ***** en train de me **** comme des **** et ***** OH je sens *** me **** de **** en **** AYE mais me voila bien **** ma fois par de vigoureuses **** qui ****** Ooh mais je ************** ****** ET ENCORE *********** OH NON*********************OH OUI****** *******************OH OUI OUI ********************* OH *********** OH ******** OH OUI OH OUI ************** ENCORE ****************** AH ********** ******************** OUILLE ************* RHAAA **************************** RRHOUAYAYAYE ****************************** HIHIH ça CHATOUOUOU *** *************************************OUPS********************************** HIPS ************ GLOURP ***************** BLOUP ************* ******** MMMMMHH ************************************************* ************************** AGAGA *************************************** ***************************************** MMMMmmmmm **** mmmmmzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz ...zzzzzzzzzzz....zzzzzzzrrrrrrr.........
**** de ***** définitivement ****** !!!
quand vient le chant du coq
COO COO RY COOO !
COO COO RY COOO !
COO COO RY COOO !
Alors que le coq fièrement lève la tête vers le ciel et lache son appel au soleil, Théophraste de Mytilène épuisé, s'endort, sur le corps velouté de la jeune Emphetuocle. Au même moment, Anaclet de Paxatagore, s'effondre lui aussi dans les bras de Morphée. Qui des deux s'est endormi le premier ? Nul ne le sait, sinon qu'ils ont tenu pendant huit heures et quinze minutes, ont fricoté, limé, lutiner, pénétré et forcé respectivement cinquante donzelles.
Le tournoi Paxatagore c/ Mytilène se solde donc par un match nul. Le records précédent a été battu de plus de dix minutes.
Lors de la fête de la Déflorayson, plus de 300 vierges ont connu l'extase.
Emmanuel Raveline a acquys pour 1200 Yris la semi-virginité de Melle de Périclète. Il est invité à lui verser cette somme au plus vite.
L'organysation de la fête.
offyce de ce jour
Ô Grands Yssois,
vous êtes peu nombreux encore à être icy à Venys. Mays n'en oubliez pas pour autant vos obligatyons envers le Très Abyssal ! En effet, il nous exhorte à le louer ! Et c'est ce que je vous propose de faire, icy, tous ensemble, et avec les prêtresses de Poseydon (Loué soit-Il !) quy nous attendent dans les différentes chapelles, pour peu que l'on loue correctement Notre Seigneur Poseydon (Loué soit-Il !). Je vous propose donc de récyter avec moy cette prière de Saint Rénatus :
Grand es-tu, Seigneur Poseydon, Et grandement digne de louanges : Grande est ta force, et ta sagesse est incalculable. Et te louer veut l'Yssois, la plus belle de tes créatures. Tu l'excytes, pour qu'il prenne playsir à te louer, Car tu nous a fays pour toi, Et inquiet est notre corps Jusqu'à ce qu'il se repose en toi.
Maintenant, sy vous le voulez byen, louons Notre Seigneur Poseydon (Loué soit-Il !). Que ceux quy souhaitent louer le Très Abyssal, excytés en cela par sa toute-puyssance, s'avancent !
Quelques hommes s'approchent du prélat...
"Veux-tu louer Notre Seigneur Poseydon (Loué soit-Il !), mon fils, te reposer en Son corps, et prendre playsir à Le louer ? demande le prêtre, au premier d'entre eux. - Ouy, je le veux, répond l'homme. - Cela fera 500 Y?. Mercy. Prends la première chapelle à droite, une prêtresse t'y attend...
Maltys d'Ysville, à Marcus Porcus Catonys
J'ai une questyon d'ordre théologique : cette nuit, j'ai rêvé de Poséydon... enfin, vous voyez... moi et Poséydon, loué soyt-il et fut-il, fût-il futile, étions en posytyon de coyt.
Est-ce un crime que de rêver de la sorte, mon père ?
Hector d'Ysciple
Loué soyt Maltys le Saynt !
Poséydon lui est apparu en songe !
James, je vous vénère !
Que Catonys soit renvoyé ! Que Maltys soit promu !
Marcus Porcus Catonys
La questyon théologique interéssante que voilà !
Apparemment, tout n'est pas sy mauvays en vous : Louons nostre Seigneur Poseydon (Loué soyt-Il !) pour cela. Je vous félicite d'être venu me voir, mon enfant, car s'il s'agyt là peut-être d'un châssé, vous êtes déjà à demi-pardonné par l'Empereur Dyeu, quy apprécye les hommes honnêtes envers eux-même et envers Luy.
Est-ce un châssé de rêver d'un coyt avec Nostre Seigneur Poseydon (Loué soyt-Il !). D'une manyère générale, il est admyt que les rêves sont des messages des Dyeux. Nostre Seygneur Poseydon (Loué soyt-Il !) communique parfoys par ce moyen avec ses fidèles, de même que, malheuresement, Françoyvyllon (Puysse-t-Il croupyr luy et ses sbires en Enfer ! et cela même s'il y est déjà !). La premyère étape de l'Interprétatyon des Rêves, nous dyt Saynt Sygmund, consiste à tenter de retrouver le Dyeu à l'origine de ce rêve.
Il est peu probable qu'il s'agysse de Poseydon (Loué soyt-Il !), mon enfant, et cela même sy cela peut te décevoir. En effet, l'Empereur Dyeu ne se met que rarement en scène luy-même, ou alors sous une forme déguysée, comme le dauphin.
D'aylleurs, comment avez vous reconnu qu'il s'agyssait de Poseydon (Loué soyt-Il !), mon enfant ? Avayt-il forme humayne ? Ou byen animal ? S'il s'agyssait d'un animal noble, comme le dauphyn, tel que je le disays, ou byen le léviathan non muté, alors ce pouvayt-être, bel et byen, un rêve de Poseydon (Loué soyt-Il !) auquel cas cela sygnifie que l'Empereur Dyeu vous ayme byen, et apprécye votre fidélité à Son encontre. C'est une manyère de vous récompenser. Cela n'est arrivée qu'à de rares personne, il parayt néanmoyns que peut avant son Electyon, Poseydon (Loué soyt-Il !) a fayt jouyr Gladys de Caryatys par 9 foys de suyte, et cela durant 12 nuyts, ce quy explique que Sa Subliminale Dogitude n'ayt pu trop participer à la campagne, tellement exténuée par ces pratiques nocturnes, mays ce ne sont que des rumeurs. Mays Gladys de Caryatys n'a pas besoyn de tels signes : elle a prouvé à de mayntes repryses qu'elle étayt Byenheureuse de Poseydon (Loué soyt-Il !), Elue par Luy.
S'il s'agyt d'un être démoniaque, comme le Poulpe ou le Requyn, il s'agyssait d'un rêve de Françoyvyllon (Maudyt-soyt-Il !).
En effet, ses disciples ont dans leurs imagerye de nombreuses icônes de l'accouplement d'un requyn femelle, représentant Françoyvyllon, avec un de leur disciple, le plus souvent luy aussy transformé en Requyn.
Enfyn, s'il s'agyssait d'un animal comme le Dahut, alors c'est sans doute le rêve de Lekrasslandquelpaysdroleetamusantdontonpeutriresansmodératyon, Déesse des bouffons crassyeux.
Autre élément important, étyez vous, mon fils, en posityon dominante ou dominée ? D'abord, layssez moy vous dire que sy Poseydon (Loué soyt-Il !) étayt sous forme d'un animal noble, mays en posityon dominée, le rêve ne peut venyr de Poseydon (Loué soyt-Il !). Dans ce cas, il vyent sans doute de Françoyvyllon.
Sy l'animal étayt un Dahut par exemple, et que le rêve vyent d'un Dyeu farceur et que vous êtes en posityon dominante, cela est signe que vous serez byentôt l'objet du courroux de Poseydon (Loué soyt-Il !) car vous châsserez par orgueil.
Dans le cas contrayre, cela est symbole de ryre et de joye future.
Sy le rêve vyent de Françoyvyllon, la situatyon est plus compliquée. Tout dépend alors d'un troisième élément : avez vous fayt jouyr le Très Abyssal ? Avez vous, vous même, jouy ?
Sy vous êtes en posityon dominante, que vous jouyssez, mays pas l'Empereur Dyeu, cela est châssé, et un châssé grave. Vous avez châssé par orgueil sy vous êtes en posityon dominante et que tous les deux jouyssez. Dans tous les cas contrayre, vous avez résisté à la tentatyon Françoyvyllonyenne, vous n'avez ryen à vous reprocher.
Sy vous vous rendez compte, par ces propos, que vous avez châssé, je ne saurays que trop vous recommander que de venyr fayre pénitence au Temple.
Maltys d'Ysville Mmh, je ne says plus... Il me semble bien qu'Athénatyon et Adminystratyon étaient de la partye. Ce doit être l'effet de la statue d'Athénatyon, tellement ... sexy.
Poséydon était probablement en posytyon dominante... A-t-il joui ? Je l'ignore. Tout ce dont je me souviens clairement, c'est qu'il poussait des crys tridents *.
(*) * : Tiens ! Vous êtes descendu jusqu'icy. N'avez-vous rien d'autre de mieux à faire ?
Puysque nous voilà dans les abysses, un petit poème :
Poséydon, Loué soyt-il,
M'est apparu dans un doux rêve,
Maître des Mers, Dieu Viril,
Torse lysse et membre sans trêve.
Athénatyon, tu fays bander ;
Si tous les dieux qui m'écoutez,
Sur terre vous rendre vous daignez,
C'est dans mon lit qu'il faut aller !
Alcofribas de Maltys, Vème syècle ASD.
Bryaxys Hécatée Pallasalexandryde
Athénatyon étayt présente dans votre rêve ? Surprennant... Mays pas impossyble. en effet, plusyeurs mythes exystent ou elle est présentée comme poursuyvie par des mâles en rut qu'elle berne afin de protéger sa virginité, prouvant aynsy que l'exitation sexuelle, aussy nécessayre à l'espèce humayne et agréable à Poséydon soyt-elle, est une drogue quy fayt perdre l'esprit à celuy dont elle (l'exitation sexuelle, pour ceux quy n'ont pas les moyens de suyvre) s'empare, rayson pour laquelle le clergé d'Athénatyon ne peut copuler.
Marcus Porcus Catonys
Une déesse vierge n'est pas une déesse yssoise. Retournez célébrer votre Athénis en Persis, et ne venez plus provoquer l'yre de Poseydon (Loué soyt-Il !) icy ! Vos propos obscènes sont une honte !
De la hiérarchie au sein de l'Eglyse Poséydonienne.
Hôtel de ville de Mynotaurys, 20 septembre An IV
Afin de :
Mettre fin aux tensyons entre athéystes, françoysvylloniens et poséydoniens ;
Mater les querelles de pouvoir entre chefs religieux, gourous divers et variés qui sévyssent sur le territoire mynois ;
Sa Grandeur Alphi Boadys est nommé Mandrite de l'Eglyse Poséydonienne pour l'hypoligorat de Mynos.
Fait à Mynotaurys, le Vingt Septembre An IV
James-Honoré Maltys d'Ysville
Hypoligore de Mynos
Vassal de Virion
Théophraste de Mytilène : (qui perd la mémoire)
Juste un détayl mon cher d'Ysville, c'est l'Archimandryte de Venys qui nomme les Mandrytes. N'ayant jamays cessé d'être l'Archimandryte, même sy j'ay commys l'erreur de laysser le pouvoyr à ce renégat de Marcus Catonys (que Poséydon - Loué Soyt-Il ! - le maudysse à jamays), je vous prierays de byen vouloyr me soumettre la dite candidature.
Théophraste de Mytilène, Représentant de Poséydon sur terre.
Anaclet de Paxatagore à Mytilène :
Relysez donc cecy, mon brave :
archives24.8 .
Vous n'êtes pas plus archimandrite que James Honoré n'est Doge.
Anaclet de Paxatagore
Théophraste de Mytilène :
Quoy, ce vieil impuyssant d'Ernulfe a prys ma place et on ne me dit ryen ? :)
TdM
NdA: Depuys, pas de nouveautés dans l'affaire. Il est probable que James-Honoré Maltys d'Ysville ait réussy à installer Alphi Boadys (en fait : luy-même) au sommet de la hiérarchie religieuse de Mynos. Peu de provincyaux savent qu'Alphi Boadys n'est qu'autre que d'Ysville, ce qui est en revanche connu à Venys depuys l'épysode des gardes chiches24.9 .
La créatyon du monde... un texte approuvé par le Concyle de Venys (janvier an III)
En premyer est l'Un, et l'Un est Eau, salynyté, poséydonyté. Et Poséydon est sel et eau, eau dyssolvant sel, et sel trempé dans l'eau oh oooooooh!
En second vient la terre; et la terre n'est qu'agrégat de sel corrompu par l'air; mais amendée par l'eau. De là la nature imparfaite de la vie matéryelle; et de là aussi, la nécessyté de la réforme.
En tyers est la vye; plante apportée par le vent/air, alimentée par Poseydon, épargnée par sa salynyté suprême. Le végétal grandit sous ces grands auspyces, la gentyane, plante dyvyne, herboit et poudroie, se reproduysant jusques en des lieux inhospytalyers. Et le végétal, par l'opératyon du Dyeu, se mute en animal.
Car en quart vient le dahu. Désoryenté par le vent, car ce dernier est mécontent de perdre son influence sur la Créatyon; mais défendu par l'eau et le sel, et la terre passée à l'ennemi, le dahut prospère et recouvre les terres émergées. En quynt, après que Poséydon se fût aperçu que le dahu, c'était bien, mais c'était pas trop ça (et comme on le comprend), Poseydon crée l'Yssois. ALLELUIA! (il est né, le dyvyn enfant, sonnez hautbois, résonnez musettes...).
Commentayre de l'exégète de Saynt Renatus, Renatus Kayser :
Après, c'est nettement plus barbant, l'Yssois part à la conquête du monde, l'Yssois couche avec son père et tue sa mère (gulps, vyendrais-je de commettre un double lapsus?), l'Yssois construit l'Arche de Noë, parce que ce branleur était trop soul pour le faire, et puis il s'était fait arnaquer par Francovyllon, ce con; l'Yssois part à la conquête de Rome, l'Yssois gagne les guerres napoléonyennes.. etc, etc...
Et puys après, Poséydon y pète une durite, parce que l'Yssois, sans déconner, y fait ryen qu'à emmerder le monde, d'où BOUM, deux raz de marées à quelques millénaires de dystance. Bon, et puis, comme ça marchait pas, et que l'Yssois continuayt à emmerder le monde, Poseydon a envoyé le Renatus, pour aider le Théo à redresser la barre.