Ys, repliée sur elle-même, destructurée après la défaite face aux Romains, voit apparaître des structures féodales. Le territoire national est alors assez petit, et les conflits nombreux. A l'issue de cette période, pendant laquelle notre territoire a grandi à mesure que les Romains et les Byzantins s'affaiblissaient, l'Empereur a rétabli son autorité intégrale sur le pays. On peut s'inspirer à cet égard des expériences françaises, anglaises et japonaises, par exemple. Ys, alors, se situe d'avantage en mer du nord (la Hanse, etc.).
Ys, repliée sur elle-même, destructurée après la défaite face aux Romains, voit apparaître des structures féodales. Le territoire national est alors assez petit, et les conflits nombreux. A l'issue de cette période, pendant laquelle notre territoire a grandi à mesure que les Romains et les Byzantins s'affaiblissaient, l'Empereur a rétabli son autorité intégrale sur le pays. On peut s'inspirer à cet égard des expériences françaises, anglaises et japonaises, par exemple. Ys, alors, se situe d'avantage en mer du nord (la Hanse, etc.).
Il s'agit icy de retracer le cadre général de l'hystoire yssoise entre deux dates très importantes : de la chute d'Ys, conquyse par les Romains en -122 av. JC. à l'électyon d'Ysseo Ier, en 204 après JC.
Le temps des Empereurs élus
La famille Impériale qui avait vu la défaite et la chute finale n'était pas restée sur le trône longtemps. Sa dysparityon tragique dans des circonstances encore non expliquée plongea Ys dans la cryse politique, et conduysit, comme il a déjà été dit, à l'électyon, en -106, d'un nouvel Empereur, Théophraste IV, yssu de la famille des Mytilène.
L'électyon crystallysa l'opposytion entre la famille des Mytilène et celles des Paxatagore et une guerre civile s'ensuivit. La défaite des Mytilène lors de la bataille d'Aboula (-100) solda ce qui restait de l'autorité impériale. Contraint de se réfugier à Ys-Cyté, l'Empereur fut privé par les habitants de la ville de ce qui lui restait d'autorité, qui fut transférée au Doge. Théophraste IV fut d'ailleurs assassiné par le Doge Orozastre II en (-82), après un long règne.
La féodalité
Les multiples seigneurs yssois, qui avaient perdu la guerre contre les Romains, trouvèrent dans la faiblesse de l'Empereur matière à regagner le pouvoir perdu. Ils se coalysèrent entre eux, formant alliances sur alliances, et se livrant à des guerres incessantes pour la possessyon de quelques maigres terres. Plusieurs familles furent contraintes de quitter l'Empire pour aller faire fortune ailleurs et y trouver la paix. L'Empire n'était qu'un vaste champ de bataille. De temps à autre, les Romains intervenaient et imposaient une paix précaire, afin de relancer l'économie et donc pouvoir lever des impôts. Lors de la mort de Théophraste IV, les seigneurs qui tenaient les terres avoysinants Ys-Cité se réunirent et élirent l'un d'entre eux, Belophon le Timorée, pour lui succéder. Bélophon fut contraint d'accepter l'autorité du Doge d'Ys et son pouvoir resta purement théorique.
Il parvint cependant à faire élire son fils, Azraël, comme successeur. Lors du décès de Belophon, en - 75, Azraël lui succéda.
Le régne d'Azraël II
Azräel II (-75 à -54) eut un régne fort long, qu'il mit à profit pour consolider sa posytion personnelle et celle sa famille (les Bélophonides). Il sut s'attirer les faveurs du gouverneur romain d'Ys et obtint le soutien des armées romaines, qu'il utilysa pour conquérir certains territoires et les soumettre à son autorité personnelle. Il sut également exploiter son titre impérial, et réunit plusieurs seigneurs importants sous ses banières. Face au pouvoir grandyssant d'Azraël II, plusieurs grands féodaux se lèvrent et constituèrent des armées importantes. Cependant, aucune de ces armées n'entra jamays en contact direct avec les autres. Au contraire, chacun s'efforça de consolider sa posytion, mettant fin aux dyssensions internes de leurs terres.
De fait, à la fin du règne d'Azraël II, Ys était morcelé en cinq petits états bien dystincts, unifiés et en paix civile (les principautés de Castyllon - Mytilène -, Paxatagore, Emphetuocle, Absalon et Tinùviel). Ces cinq principautés reconnayssaient la tutelle théorique de la sixième, l'Empire d'Ys, mays étaient, de facto, indépendante du pouvoir impérial.
Les Romains soutinrent cette posytion, qui apporta enfin la paix à Ys, et donc la prospérité, et donc des impôts (ils ne perdaient pas les nord, ces Romains).
Azraël II réussy à obtenir que son fils, Azräel III lui succède. Azräel III régna de -54 à -44. Il fut assassyné par un Doge ambitieux. Le Conseil des Portes, pour la première foys, tenta de désigner lui-même l'Empereur, qu'il choysit dans la famille des Métacarpes, une des familles nobles des alentours d'Ys : Calembourg de Métacarpes fut élu Empereur par le Conseil des Portes en - 44.
La révolte des princes, le temps du Conseil des Sages Les princes ne l'entendirent pas de cette oreille et formèrent une grande coalityon. Ils veillèrent que leurs prétentyons avaient le soutien des Romains et mirent le siège d'Ys, qu'ils prirent rapidement. Métacarpes fut toutefoys confirmé dans son poste d'Empereur quand on s'apperçut qu'il était falôt et sans importance. Mays, le Conseil des Portes d'Ys fut suspendu, ses membres torturés et enterrés vifs, et l'adminystratyon de la ville et de l'Empire confiée à un Conseil des Portes composé, non de bourgeoys de la ville d'Ys, mays des 5 Princes principaux. Ce Conseil des Portes était en réalité une assemblée des différents seigneurs autonomes, et il se réunyssait que rarement. Assez rapidement, d'ailleurs, pour le dystinguer de l'ancien Conseil des Portes, on parla du "Conseil des Sages", institutyon qui resta par la suite. En terme de droit international public, le Conseil des Sages doit s'analyser comme un conseil de tutelle sur la principauté d'Ys par les principautés yssoises voisynes. Ainsy, alors que jusqu'à l'avènement de Métacarpes, les principautés yssoises dyssidentes se reconnaissaient théoriquement sous la tutelle d'Ys, la révolte des princes les conduysit à renverser ce rapport à assoir leur dominatyon sur Ys.
A la mort de Calembourg de Métacarpes, le Conseil des Sages désigna comme Empereur un autre noblions de la principauté d'Ys, Adhémar de Sysiphe, qui régna de -38 à -20. Son fils tenta de lui succéder, provocant ainsy l'interventyon des troupes des princes du Conseil des Sages, qui mirent le siège à la ville de Sysiphe, qu'ils pillèrent et soumirent au pouvoir de l'un des leurs, le prince de Mytilène. En -14, le Conseil des Sages désigna alors Alexandre de Prépubère, un autre noblion de la principauté d'Ys, comme Empereur, en lui faysant promettre que son fils ne tenterait pas de lui succéder.
Alexandre de Prépubère s'affirma comme un Empereur sage et prudent. Il parvint à recréer un Conseil des Portes permanent à Ys, et s'accorda avec les bourgeoys. Pour la première foys depuys de nombreuses années, la principauté d'Ys retrouvait un gouvernement permanent, avec une autorité. La paix civile, fortement troublée, revient sur les lieux. Alexandre de Prépubère utilysa également l'argent que rapportait de nouveau l'impôt pour racheter aux Mytilène les domaines des Sysiphe, conquis en -16. A sa mort, en 5, Alexandre avait réussy à faire d'Ys une principauté relativement puyssante, au moins égale en puyssance à chacune des autres principautés yssoises voysines.
Fidèle à sa décysion, le Conseil des Sages confia alors l'Empire a un autre noble, yssu de la famille des Saint-Cyr, Alexandre II. Cependant, le renouveau économique et politique de la Principauté d'Ys attysa les convoityses et plusieurs des membres du Conseil des Sages voulurent faire main basse sur la Principauté. A la mort, étonnemment rapide d'Alexandre II, en 9, les Mytilène prétendirent au trône impérial, rompant ainsy le pacte tacite sur lequel était fondé le gouvernement d'Ys : l'Empereur devaient être yssu de la noblesse de la principauté d'Ys et nommé par les Princes voysins. Théophraste XIV de Mytilène fut néanmoins élu Empereur, et adjoint à sa propre principauté celle d'Ys, unyssant ainsy la principauté de Castillon à celle d'Ys.
La réunificatyon
Paradoxalement, cet "accroc" eut pour effet de permettre la lente réunificatyon de l'Empire yssois. En effet, Théophraste XIV, qui régna sous le nom de Théophraste V de 9 à 40, eut la sagesse d'étendre à sa propre principauté le système de gouvernement du Conseil des Portes. A sa mort, le Conseil des Sages était en présence d'une seule et unique principauté, très puyssante. Cette puyssance effraya, et l'on confia l'Empire à un autre prince, le prince d'Absalon, Alexandre. Alexandre III eut le même réflexe que Théophraste V, et il joint, à son tour, la principauté d'Absalon à celle d'Ys-Castillon, établyssant sa capitale à Ys, et s'appuyant fortement sur les Mytilène. Alexandre III, lui aussy, eut un long règne, qui lui permit de consolider cette constructyon politique.
A sa mort, l'ancien Empire d'Ys était donc partagé en quatre : la grosse principauté d'Ys (Ys, Castillon et Absalon) et troys autres principautés (Paxatagore, Tinùviel, Emphetuocle), ainsy que de nombreux petits états qui ne participaient pas au Conseil des Sages. Les Princes de Paxatagore, Tinùviel et Emphetuocle étaient encore majoritaires, et ils imposèrent un noble sans importance à la tête de la nouvelle principauté d'Ys : Bezoar de Salem. Bezoar Ier s'avèra malgré tout un homme respectueux de l'héritage qu'on voulut bien lui confier et conserva l'unité de la principauté, gouvernant avec l'appuy des Mytilène et des Absalon, respectant leur autonomie. Il sut également s'allier avec les Romains et avec les nombreuses petites principautés qui ne participaient pas au Conseil des Sages. Il régna de 63 à 73.
A sa mort, la posytion des troys principautés indépendantes était très précaire. Un nouveau compromys fut trouvé : l'Empereur serait élu par un Conseil des Sages étendu, composé des grandes familles du royaume (non seulement les Mytilène, Absalon, Paxatagore, Tinùviel et Emphetuocle, mays aussy toutes les familles qui avaient déjà régné sur Ys), il dirigeait le Conseil des Portes tout en layssant une grande autonomie aux principautés. Ce compromys permit enfin la réunificatyon de l'Empire d'Ys, même si le pouvoir de l'Empereur était très faible. Le fils de Bezoar de Salem, Aldek de Salem fut élu pour lui succéder, et régna de 73 à 88. Son frère, Adso de Salem fut élu pour lui succéder, et régna à partir de 88.
Le départ des Romains
C'est alors que se produysit un événement extraordinaire, le départ des romains. La présence romaine s'était faite beaucoup moins marquée, puysque il s'agyssait pour l'essentiel d'une forte garnyson stationnant dans les alentours d'Ys. Les Romains se gardaient bien d'agir dans le jeu politique yssois, ne s'y immyscant que quand il y avait de l'argent à gagner.
Cependant, les besoins militaires conduysirent l'Empereur de Rome à dégarnir cette garnyson. Le gouverneur militaire d'Ys fut remplacé par un Propréteur civil romain, qui n'avait qu'une garde personnelle pour le protéger. Le premier Propréteur s'appelait Octave Livius.
A son départ, en 96, Adso de Salem proposa au Sénat de mettre fin à l'adminystratyon romaine sur Ys, échange d'un tribut annuel. Le Sénat accepta cette solutyon, économe pour les finances de Rome, et le Propréteur ne fut pas renouvellé. En 96, Ys était enfin libérée des Romains, même si elle devait lui payer un tribut financier important.
L'Eglyse Poseydonnique
Le départ des Romains, qui avaient imposé leurs cultes pendant près de 200 ans coïncida avec la créatyon de l'Eglyse Poseydonnique. A proprement parler, il s'agit, hystoriquement, d'un syncrétysme entre le chrystiannysme paulinien et les anciennes divinités gréco-atlantes d'Ys. Alors que la théologie et le message religieux était fortement marqué par le chrystianysme, ils s'inscrivaient dans un contexte polyteyste tradytionnellement yssois. A ses débuts, l'Eglyse Poseydonnique n'eut pas un grand succès.
Néanmoins, le départ des Romains créa un vide spirituel qu'il fallut bien combler. Les cultes tradytionnels atlantes avaient dysparus avec la conquête romaine, l'Eglyse Poseydonique offrit un recours bienvenu. La première églyse était organysé de façon extrêmement démocratique, puysque chaque paroysse élysait son Vyscaire, et les Vyscaire élysait leur Evêque, au sein de chaque évêché. Cette structure, toutefoys, ne coïncidait pas avec les structures politiques du temps, et très rapidement on assysta à une fusyon entre les stuctures politiques et religieuses.
Face à l'Empereur, nommé par lui, on trouva l'Archimandrite, chef de l'Eglyse. L'Archimandrite s'appuyait sur un réseau d'évêques, ou Mandrites, qu'il nommait. La dérélictyon des adminystratyons fut compensée, à cette époque, par le développement de l'adminystratyon cléricale.
A la mort d'Adso de Salem, en 105, son successeur, Anestezys de Radiologys, fut élu par le Conseil des Sages et, pour la première foys, il fut également sacré par l'Archimandrite, selon un rite emprunté aux hébreux. Anestezys ne régna d'ailleurs pas longtemps et fut contraint à s'exiler dès 109, car il avait cherché à déposer l'Archimandrite. On voit donc qu'en une trentaine d'années, le pouvoir de l'Eglyse Poseydonnique s'était étendu sur Ys.
Au départ d'Anestezys, plusieurs familles du Conseil des Sages entrèrent en conflit, et il ne fut pas possible d'élire un Empereur pendant plus de 15 ans. Durant cette période, c'est l'Archimandrite qui s'occupa des questyons adminystratives. De cette adminystratyon de fait par l'Eglyse, il découla des conséquences importantes qui marquèrent tout le second siècle.
Les Empereurs fantôches
En 124, l'Archimandrite réussyt à organyser un nouveau Conseil des Sages et s'arrangea pour y siéger. Un Empereur dont l'hystoire a perdu le nom y fut désigné, pour une durée de cinq ans. C'était la première foys qu'un Empereur était désigné pour un laps de temps donné, et non à vie. Pendant plusieurs décénnies, il en alla ainsy. En pratique, le nom de l'Empereur était proposé par l'Eglyse au Conseil, qui se contentait d'acter le choix de l'Eglyse.
En 186, le Conseil des Sages, pour la première foys depuys 124 décida d'élire un Empereur à vie, Amphorion Emphetuocle, un cadet de la famille Emphetuocle. Amphorion était un être luxurieux et paresseux, et il se contenta de percevoir les revenus de l'impôt sans jamays intervenir dans les affaires publiques.
Mal lui en prys, car les maux commençaient à s'abattre sur Ys, rendant ainsy nécessaire la reconstitutyon d'un pouvoir fort. Cela permit à Ysseo Ier de se faire élire Empereur, en 204, comme l'a si bien raconté Zoé Tinùviel.
Rappel hystorique
Théophraste IV, Empereur d'Ys, yssu de la famille des Mytilène (où il est connu sous le numéro XV), avait été désigné Empereur par son père dans des circonstances que l'on connaît , en -106 av. JC.
Son règne fut marqué par un certain nombre de défaite du pouvoir impérial, dont la plus fameuse (du moins dans ma famille) est bien évidemment la bataille d'Aboula (-100), qui vit la victoire des armées des grands seigneurs coalysés, menés par les Paxatagore, sur les armées impériales.
Après cette défaite honteuse, Théophraste IV fut contraint de se replier sur la capitale, Ys cité. Là même, les guildes des bourgeoys firent savoir qu'ils ne souhaitaient pas que leurs affaires soient gérés par quelqu'un qu'ils méprysaient, et ils imposèrent la nominatyon d'un Doge (http://www.serenyssime.org/index.php3?ysfile=173), pour gérer l'Etat en lieu et place de l'Empereur, qui régnait mays ne gouvernait guère.
Les relatyons entre les Doge et l'Empereur Théophraste IV
Malgré tout, Théophraste IV ne se satysfait pas de cette situatyon, et on le comprend volontiers. Le Doge Orozoastre Ier le Boucher (ancien maître de la corporatyon des bouchers) fut désigné par les guyldes en janvier 99.
Son mandat fut relativement court, car il fut assassiné par un soldat de la garde basiléenne, en août 99. Les sources de l'époque ne sont pas d'une clarté limpide, mays on pense que c'est directement sur ordre de Théophraste IV que cet assassinat eu lieu. Assassinat d'ailleurs assez sordides puysque, selon Orygène, le soldat en questyon empala Orozoastre Ier avec son sabre recourbé, en pleine place publique d'Ys, mettant du sang partout. Ce soldat fut d'ailleurs lynché par la foule en colère. Ce mouvement de foule donna à Théophraste IV un prétexte pour faire intervenir ce qu'il restait de l'armée impériale pour tenter de rétablir l'ordre et imposer la loy martyale.
Cependant, une délégatyon des guyldes alla trouver le gouverneur romain Léo Poldus pour lui exposer la situatyon et se plaignyt de l'iniquité du Basileus. Le gouverneur était bien ennuyé, car fondamentalement, il ne souhaitait pas se mêler aux hystoires yssoises, mays néanmoins il n'aimait absolument pas Théophraste IV.
Aussy, il le convoqua à son Tribunal, en présence des guyldes, et annonça que désormays le Doge d'Ys serait un citoyen romain, qu'il nommerait personnellement.
Pendant quatorze ans, plusieurs romains se succédèrent donc à la tête du dogéat d'Ys : Marcus Licinus Crassus (eh oui !), Sivis Pacempar Abellum, Appius Mormoi Lecus, et Primus Inter Pares. Chacun s'attacha à organyser rationnellement l'adminystratyon dogéale selon les critères romains, s'entourant de conseillers romains, mettant en place une solide organysatyon efficace, essentiellement tournée vers le maintien de l'ordre public, l'approvysionnement de la ville en eau et en nourriture et, surtout, la collecte des impôts.
Théophraste IV tenta à de nombreuses repryses d'imposer ses vues dans le gouvernement d'Ys. Cependant, mal conseillé, ignorant le latin qui était devenu la langue de l'adminystratyon, il échoua à chaque foys et fut contraint de se replier dans son palays.
Au bout de quatorze ans, les Guyldes de la ville, qui servaient de Sénat, proposèrent au gouverneur romain, Ramon Mercader (qui se signala, quelques centaines d'années plus tard dans une autre vie par l'assassynat d'un dirigeant trotsystes, Léon Trotskys), de lui racheter le droit de désigner le Doge.
Une transactyon conforme aux intérêts financiers de Rome fut conclue et les Guyldes se saignèrent pour récupérer la directyon des affaires publiques. Théophraste IV d'ailleurs, fit monter les enchères, puysqu'il proposa lui aussy de racheter ce droit, mays pour son compte bien évidemment. Cependant, ses maigres ressources fyscales ne lui permettaient pas de rivalyser avec les financiers et les marchands de la ville.
En 85, le Sénat d'Ys, composé des chefs de Guylde, se réunit et désigna Orozoastre II, fils d'Orozoastre Ier, comme Doge d'Ys. Evidemment, du côté du Basileus, on prit cette nominatyon comme une provocatyon éhontée. Théophraste IV mit au point plusieurs tentatives d'assassinat d'Orozoastre II.
Celui-ci échappa successivement à troys sicaires venus le décapiter, à une maîtresse dont les baisers étaient empoysonnés, à un charmeur de serpent déguysé en contrôleur du fysc et à deux gangsters venus de Chicago exprès. Finalement, excédé, Théophraste IV décida de faire le procès d'Orozoastre.
Le procès d'Orozoastre II
Car le Basileus n'avait pas perdu ses attributyons judyciaires, et il pouvait convoquer tout le monde devant son Tribunal. Ce qu'il faysait rarement, car cela ne l'intéressayt guère, mays cela pouvait toujours servir.
Il fit donc accuser Orozoastre II de haute trahyson, de dilapidatyon de l'argent public, de sodomie, de vente d'anchoys avariés et de violatyon d'un stop avec un char à boeuf. Heureusement, il ne pouvait faire arrêter Orozoastre II, qui se présenta libre à son procès, entouré de nombreux conseillers.
Le procès fut long et orageux. L'accusatyon était très peu solide, mays le juge, le Basileus lui-même, était tout de même partial (même selon les moeurs de l'époque). Avec brio, Orozoastre II démonta l'accusatyon. Cependant, le Basileus allait prononcer une condamnatyon, on le sentait bien et il fallait agir.
Le soir du quatrième jour du procès, après une longue dyscussyon sur la questyon de savoir si un boucher pouvait vendre des anchoys, Orozoastre convoca le Sénat en séance à huys-clos. Il demanda aux Sénateurs de voter un acte exceptyonnel privant l'Empereur de ses pouvoirs judyciaires sur le territoire de la Cyté d'Ys. C'était effectivement totalement contraire aux tradytions juridiques yssoises et la demande, après un débat houleux, fut rejetée. L'Empereur l'apprit et résolut, le lendemain, de faire arrêter Orozoastre, même par la force.
Cependant, le lendemain, Orozoastre II ne se présenta pas à son procès. Mortifié par la décysion du Sénat, il avait décidé de sauter le pas, et de faire assassyner l'Empereur.
La conjuratyon des quinzes
Caché dans une boucherie, il réunit quinze maîtres de guildes qui étaient ses fidèles. Ils jurèrent de se partager le pouvoir et de faire assassyner Théophraste IV, qu'ils hayssaient tous. Ensembles, ils résolurent de changer le régime politique de la Cyté et de démettre de leurs fonctyons tous les chefs de Guylde qui, la veille, avaient refusé à Orozoastre II de voter l'acte privant le Basileus de ses pouvoirs justyciers.
Pendant cinq jours, le procès fut interrompu, et les soldats de Théophraste IV fouillèrent la ville, en vain, pour tenter de mettre la main sur Orozoastre.
Le sixième jour, Théophraste IV décida de tenir malgré tout l'audience, pour prononcer sollennellement et publiquement la condamnatyon du Doge. C'est alors que les quinze maîtres de guildes firent leur entrée dans la salle du Tribunal, précédés d'Orozoastre. La stupéfactyon se lysait sur les vysages et personne n'osa intervenir. En quelques secondes tout fut fini. Les gardes d'Orozastre, qui suivaient leur chef, maytrisèrent les quelques gardes impériaux qui étaient sur places.
Orozoastre en personne se dirigea vers Théophraste IV et, de son couteau de boucher, lui trancha la gorge d'un coup sec. Chacun des quinze chefs de guildes à son tour, chacun utilysant un outil de son métier, porta un coup fatal à Théophraste. Le chef de la guylde des pêcheurs d'anchoys lui déchira les entrailles avec un couteau de pêcheur. Le banquier lui enfonça une balance dans les yeux. Le médecin lui fit avaler une potyon empoysonnée... Cet assassynat sordide perpétrès, les hommes d'Orozoastre partirent comment ils étaient venus, layssant le cadavre sanguinolant de Théophraste IV sur place.
Ils se rendirent ensuite au Palays dogéal, où Orozoastre II fit donner l'ordre d'arrêter tous les chefs de guyldes qui avaient voté contre lui. Ils furent exécutés sur l'heure, et jettés dans le Poros. En tant que Doge, Orozoastre II désigna des personnes qui lui étaient favorables pour remplacer les chefs de guyldes assassynés.
L'absence du gouverneur romain, qui était alors en vacances, favorysa bien évidemment leur projet. Pendant une semaine et demi, Orozoastre II fut le maître d'Ys. Il convoqua alors un Sénat, pour se faire confirmer dans ses fonctyons, ce qui se produysit sans difficultés, car le Sénat était composé entièrement de chefs de guyldes acquys à sa cause.
La désignatyon d'un nouvel Empereur
La nouvelle de l'assassynat de Théophraste IV ne parvint qu'assez tard au lieu de villégiature du gouverneur romain, qui rentra immédiatement sur Ys. De même, de nombreux chefs des familles arystocrates des alentours d'Ys, aussitôt avertys, se rendirent à Ys.
Orozoastre II eut la sagesse d'accueillir le gouverneur romain en personne et d'expliquer que Théophraste IV avait été assassiné par des inconnus, qu'une conspiratyon avait été montée contre le pouvoir romain et que lui, Orozoastre, avait réussy à la déjouer et fait assassyner les chefs de guyldes qui avaient conspirés ! Ramon Mercader confirma Orozoastre dans ses fonctyons.
Quelques jours plus tard, Orozoastre parvint à rassembler tous les arystocrates qui étaient venus à Ys, dans le Palays Impérial, et, habilement, suggéra qu'ils désignent eux-même un nouvel Empereur, Bélophon le Timorée. Orozoastre, auréolé de la confirmatyon dans ses fonctyons par le gouverneur romain, imposa à Bélophon son pouvoir. Autour de lui, il composa un Conseil des Portes, véritable gouvernement de la Cité d'Ys, totalement autonome et placé sous le contrôle du seul Sénat.
La révélatyon de la conspiratyon
Plusieurs années après, en 79, un des chefs de guylde qui avaient partycipé à l'assassynat de Théophraste IV révéla toute l'affaire sur son lit de mort. Le nouveau gouverneur romain, Biloius Grossus, fit mener une enquête qui révèla l'ampleur de la conspiratyon des quinze.
Entre temps, le pouvoir d'Orozoastre II s'était effiloché. La conjuratyon des quinze avait perdu de son influence, plusieurs bourgeoys, opposés à Orozoastre II, avaient élus chefs de Guylde. Le Sénat, à la demande Grossus, démit Orozoastre II de ses fonctyons. Orozoastre fut d'ailleurs assassyné peu après, probablement sur l'instigatyon du fils de Théophraste IV qui vengea ainsy son père (comme quoi les Mytilène ont la rancune tenace).
Un autre Doge fut élu par le Sénat, confirmé par Bélophon et par Biloius.
Mays cecy est une autre hystoire.
Passé les premiers moments, narrés dans le chapitre précédent, les Romains se désintéressèrent vite des querelles internes aux Yssois.
Se contentant de percevoir les impôts et de lever régulièrement quelques troupes pour fournir leur intense effort de guerre contre la Crassie - c'est là l'origine fameuse, mays fâcheuse, des conflits hystoriques entre Crassie et Yssie : les troupes yssoises servaient dans les régiments d'élites des légions romaines de Crassus et ont pillé, massacré et violé en masse en Crassie, lorsque l'occasyion leur en était offerte).
Dès lors, rapidement, les Yssois revinrent à leurs querelles d'antan, ignorant superbement le colonysateur qui, était, en définitive, assez bon enfant pour les laysser se dysputer comme ils le souhaitaient. C'est dans ce contexte d'intense renouveau processuel que surgit une grande affaire à même de divyser les Yssois. L'Empereur étant décédé dans des circonstances étrange, et sans descendants (eux-même étant décédés dans des circonstances non moins étranges pour l'époque : un accident d'avion), on se posa la questyon de sa successyon.
Comme on l'a montré dans le chapitre précédent, les Romains avaient imposé leur culte. La très vieille organysatyon cléricale yssoise, héritée des temps atlantes les plus anciens, n'exystait plus. Les patryciens l'avaient opportunément supprimée, faysant main basse sur ses biens et réduysant les anciens prêtres en esclavage - tryste époque ! -. Mays, puysqu'il n'y avait plus d'Eglyse Yssoise officielle, il n'y avait plus personne pour désigner l'Empereur. Sans se préoccuper d'éventuels candidats, la ville bruyssa bientôt de multiples proposytions.
Un ancien sergent, qui avait perdu sa virilité au combat, proposayt un concours de chant. Il fut pendu par la populatyon. Un mendiant édenté proposa que le peuple élyse le nouvel empereur. La Guylde des Poyscailleurs (qui détenait alors le monopole de la préparatyon du poysson : nettoyage et farinage, salage, potage), horrifiée par une idée aussy saugrenue, le donna à manger à des Pyranhas qui passayent opportunément par là. Un arystocrate fortuné proposa que l'on mysse le poste aux enchères. On pryt peur bien, car chacun savait que l'argent, en un temps où les Romains levaient encore de forts impôts, devait rester cacher. Une conjuratyon efficace d'ennemys de la veille qui le redevinrent le lendemain le surprys dans sa baignoire et le poignarda (méthode efficace qui fut repryse avec succès, plusieurs siècles plus tard, par une yssoise émigrée en France, Charlotte Cordays).
Cependant, pendant ce temps, l'adminystration impériale tournait aux ralentys. Les Archontes et Diachontes, privés d'instructyon, se contentaient d'adminystrer les affaires courantes. Les bureaucrates et les planchocrates baillaient aux corneilles, tel le Général Off-Mol dans son bureau de la Communauté Francophone. Les experts impériaux, chargés d'aposer leurs sceaux sur les pièces destinées à l'importatyon, ne se déplaçaient plus que rarement. La polyce urbaine, commandée normalement par l'Empereur en personne, n'assurait plus l'ordre. Il devenait urgent de désigner un nouvel Empereur.
En désespoir de cause, les Arystocrates se réunirent tous dans une grande assemblée, la Boulé, afin de se prononcer sur la procédure de désignatyon du nouvel Empereur. Les différents proposytions furent réexaminées. D'un commun accord, on s'accorda pour regretter la dysparition du Pompetor, le chef de la religion yssoise tradytionnelle, habituellement chargé de désigner le nouvel Empereur. Il fut donc décidé de désigner un nouveau Pompetor, qui lui-même désignerait l'Empereur.
Cependant, tradytionnellement, le Pompetor devait être castré lors de son entrée en fonctyon. Les arystocrates se rendaient bien compte qu'une telle condityon était de nature à décourager les prétendants : autrefoys, le Pompetor était le deuxième personnage de l'Etat et pouvait accepter d'y perdre ses couilles.
Mays, maintenant, le Pompetor n'aurait qu'un rôle limité : nommer l'Empereur. Ensuite, il retournerait dans sa fange et perdrait toute importance. Cependant, il était hors de questyon de renoncer à la castratyon du Pompetor, règle sacrée entre toutes, qui garantyssait que la désygnatyon de l'Empereur ne soit pas le fruit des intrigues des courtysanes.
Heureusement, un jeune Patrycien, alors peu connu, Hépatan de Paxatagore, proposa une solutyon, dont les conséquences furent lourdes de sens pour Ys.
La famille des Paxatagore, dont le renom commençait à peine à poindre, était yssue de la fusion de deux familles de brigands de grands chemins, les Paxa et les Tagore, au sud de l'Empire, et s'était illustrés dans la lutte contre l'envahysseur romain et avait été récemment anoblye. Hépatan de Paxatagore était le fyls d'Apostatos de Paxatagore, un grand guerrier, surnommé par les Romains "trivictor", car ils les avaient battu par troys foys.
Quelle était la solutyon du jeune Hépatan ? Le vieux chef de la famille des Mytilène (Xème du nom) était, c'était de notoriété publique, impuyssant depuys longtemps. De tous les patriciens, c'était celui qui perdait le moins à l'émasculatyon.
L'idée séduysit tout le monde, sauf Théophraste X de Mytilène. Malgré tout, on le castra rapidement, trop rapidement, à coup de sabre. Plié par la douleur, pyssant tout son sang, Théophraste X de Mytilène fut consacré Pompetor en quelques instants, puys sommé de désigner le nom du nouvel Empereur à la minute. A moitié mourant, Théophraste désigna son propre fils comme Empereur, Théophraste XI. Il expira peu après.
Théophraste XI devint donc empereur (Basileus) d'Ys, sous le nom de Théophraste IV (troys autres Théophrastes, d'autres familles, ayant déjà régné). Il voulut d'emblée venger la castratyon de son père, sans voir qu'il lui devait le trône, et il fit pendre le jeune Hépatan de Paxatagore à un mat de cocagne. Révoltés par tant d'infâmie - après tout, on avait bien respecté les formes, et qu'importe si Théophraste X y avait layssé la vie, il était mort noblement au servyce de la patrie !-, plusieurs patryciens se coalysèrent contre Théophraste IV et pillèrent ses campagnes.
Théophraste leva une petite armée pour les mater, mays fut honteusement défait à Aboula, une grande plaine à l'ouest d'Ys. Les armées coalysées étaient commandés par Anastase de Paxatagore, le frère cadet d'Hépatan, qui avait reprys la tête du Clan à la mort de son frère.
C'est de cette époque que date l'animosité des Paxatagore et des Mytilènes, et encore le cri de guerre des Paxatagore : "Aboula !".
De retour dans sa capitale, l'Empereur défait fut conspué par la foule des Yssois. Les Guildes le forcèrent à désigner un Doge, qui adminystra à sa place le pays. L'autorité impériale en avait prys un sacré coup : les arystocrates coalysés refusèrent désormays d'obéir aux ordres venus de la capitale. Chacun se retira sur ses terres, pour y mener une vie de pacha. D'autres, bien vite, suivirent leur exemple.
Les Romains, là dedans, qui occupaient toujours Ys, n'y virent rien à redire, dès lors que chacun s'acquittait de ses impôts, ce que chacun faysait ladrement. Ils favorysèrent même le mouvement, offrant aux arystocrates yssois des terres nouvelles en Crassie, à charge pour eux des les mettres en valeur : les familles de Shys et Quérys en profitèrent largement, soumettant le pays à un productivysme forcé. De là date les fondements du droit social crassieux - 23 heures de travail par jour - et l'origine de familles célèbres, les Schweinwald et les Von Khérys, dont le nom, les usages et les moeurs, se crassièrent progressivement.
De même, d'autres familles s'installèrent plus haut encore, en Transcrassie, sur les terres de l'actuelle ancienne Syldavie. Et ainsy de suite, l'Empire du Droit Yssois s'étendait au fur et à mesure que les droits de l'Empereur d'Ys diminuaient...
C'est ainsy que naquit la "première féodalité".
A la fin du règne de l'Empereur Childerys III en 751, qui décèda sans progéniture aucune, l'Administratyon Impériale, embryonnaire à cette époque, décyda, soutenue par l'Eglyse, qui comme chacun sait tient en horreur le désordre et l'anarchie qui guettaient l'Empire à ce moment là, l'Adminystratyon Impériale donc décyda d'assumer elle-même le pouvoir, en attendant que soyt trouvé un succésseur à Childerys qui puysse monter sur le trône de l'Empire. Le Maire du Palays, titre donné à cette époque au chef de l'administratyon, l'équivalent du Premier Secrétaire Impérial, Basyleo Lazare proclama donc la Gouvernance Lezardministratyon.
Le pouvoir passa dès lors entre les mains d'un premier Zélateur, bien sûr Basyleo Lazare, entouré d'un groupe restreint de conseillers, appelés les Zélés Zélateurs, qui appliquèrent une politique axée sur le développement de l'adminystratyon de l'Empire : on définit clairement la hierarchie et la place de chacun, l'obéyssance devient une vertue qu'on s'applique à cultiver, le désordre fut banni hors de l'Empire. Le lézard devient le symbole de l'adminystratyon, d'où le nom de Gouvernance Lézardministratyon. Un culte se crééa, celuy d'Adminystratyon, qui sera repry et codifié bien plus tard, par Napoleo. Il est à noter que cette période marque une pause dans l'expensyon des terres impériales, qui avait débuté depuys l'an 500 et reprendra par la suite.
Mays à dire vrai, sy l'actyon de la Gouvernance fut très bénéfique assurément en ce qui concerne le développement administratif de l'Empire, il en fut tout autrement sur le plan socyal et économique. Chacun sayt en effet que la visyon de l'administratyon, très éloignéedu terrain, plus éloignée encore que l'Empereur à qui il arrivait parfoys d'effectuer des tournées d'inspectyon sur ses terres, cette visyon du terrain est tronquée, incomplète, très imparfaite. Basileo Lazare, toujours soucieux de rendre plus zélés ses subordonnés, instaura un système assez particulier, devant léser les non-zélateurs et laysser les zélateurs non-lésés, sans rien laysser au hasard. On mit l'accent sur les Beaux-Arts et sur le Baise-Art, ainsi que sur Mozart. Bizarrement les thésards furent oubliés. On instaura des bazars, présidés par des Zélés Zélateurs, qui, marchands marchant en plein blizzard, devinrent la risée du peuple en osant tout miser sur les frisées, qui étaient dispensées du visa devenu nécéssaire pour baiser, visa devant être visé par la ZOB. Ce qui devait arrivé arriva. Mal conçu, mal dosé, ce système naze se brisa lors d'une crise causée par la révolte de l'ensemble de la socyété qui n'en pouvait plus d'une telle rigueur adminystrative.
C'est ainsy qu'en 754 Basileo Lazare, pour calmer le peuple en colère, fit exécuter le groupe des Zélés Zélateurs, et fit, d'eux la cause de tous les maux du peuple, de luy une victime supplémentaire de leur obsessyon du classement, du rangement, de la centralisatyon et de la hierarchisatyon. Il réussyt même à persuader la foule qu'il s'agyssait en fait d'agents zollernoys, voués à la destructyon de l'Empire. Finalement, il se fit sacrer Empereur la même année, devenant ainsy Basileo III.
La chute des anciens cultes atlantes
Avant la conquête romaine, la religion de l'Empire d'Ys était fondée sur l'ancienne religion atlante, d'où venaient nos divinités et nos cultes. Les cultes étaient assez sanglants, puysqu'ils impliquaient parfoys le sacrifyce d'êtres humains. Une caste de prêtres gouvernait cette églyse et jouait un très grand rôle dans la société : conseil des dirigeants publics, trésoriers et banquiers, hospices et aide des pauvres... Cette organysatyon néanmoins était très sclérosée, corrompue par les énormes quantités d'argent qu'elle brassait, avide de pouvoir.
Lorsqu'ils conquirent l'Empire, les Romains, horrifiés par cette religion qui procédait à des sacrifyces humains, décapitèrent l'Eglyse atlante. Ils jugèrent et condamnèrent ses principaux dirigeants, qui furent déportés. Les prêtres furent renvoyés dans la vie civile. Un strict contrôle de l'activité religieuse fut institué par les troupes romaines, qui imposèrent fortement leurs principes religieux, faite de syncrétysme, de superstityon, de cultes familiaux des ancêtres...
Dans chaque village, progressivement, les anciens servirent de relays pour transmettre le souvenir des anciens dieux atlantes. Si aucun culte ne leur était plus rendu, leur souvenir restait vivace. Dans les villes, en revanche, les Romains construisaient des temples à Jupiter, à Junon, à Mars, à Venus... et les yssois se convertyssaient au fur et à mesure. Au bout de plusieurs dyzaines d'années, un clergé spécifique se constitua autour des temples de Jupiter, qui forma l'Ordre de Jupiter. Venus également eut son clergé, puys Mars.
Les auteurs romains se répandirent dans la société, faysant entrer des idées nouvelles : l'abandon du culte personnel envers les Dieux, le syncrétysme religieux (toutes les divinités sont bonnes à adorer), la modératyon et la diversité religieuse. Ces idées marquèrent profondément l'opinion publique urbaine qui les diffusa et les enrichit de ses propres tradytions. Elle contribuèrent définitivement à écarter tout rysque de retour à l'ancienne Eglyse atlante, qui fut très largement dyscréditée.
Le choc du chrystianysme
Après la mort du chryst, selon toute vraysemblance en 30 ou 33, plusyeurs communautés chrétiennes se répandirent, en Jodée d'abord, puys dans les zones alentours : Epygte, Siryaquie, Truquie (notamment à Antiokos - Auchiote). Saint Paul de Tarse contribua notablement à la diffusyon de l'idéal chrétien par ses incessants voyages. Quoique le souvenir semble s'en être perdu, il se rendit également à Ys, où il fonda une petite communauté chrétienne et il rédigea une "Epitre aux Yssois", puys une "Seconde Epître aux Yssois". Ces textes ont malheureusement dysparus, le souvenir seul s'en est conservé.
Cette communauté connût un certain succès. Les idées radicalement nouvelles défendues par le christianysme correspondaient tout à fait avec l'état de dérélictyon et de trouble qui agitait ce qu'il restait d'Ys à cette période.
Dans les villes, les communautés chrétiennes restaient peu importantes, mays étaient solidement implantées. Dans les campagnes, en revanche, le souvenir des Dieux atlantes était bien trop important et la pénétratyon chrétienne fut quasi-nulle.
L'influence du chrystiannysme est surtout du au premier évêque d'Ys, Patriarkes, qui contribua notablement à la diffusyon des idées chrétiennes, aux textes bibliques de l'ancien testament (et aux textes qui, par la suite, composèrent le nouveau testament). Yssu de la meilleure société arystocratie, il faysait parti du grand monde et pouvait y faire passer ses idées.
Le conflit était inéluctable face aux clergés romains. Il se manifesta sous plusieurs formes : procès devant les Tribunaux, luttes d'influence auprès de l'envahysseur romain, tentatives de destabilisatyon, bagarres ouvertes entre croyant. Les Romains ne menèrent pas à Ys la même politique que celles qu'ils appliquèrent ailleurs de luttre contre le chrystinianysme. Néanmoins, les brimades dont ils faysaient l'objet se multiplièrent car l'occupant favorysait tout naturellement ses clergés.
Un bref résumé...
Ys, repliée sur elle-même, destructurée après la défaite face aux Romains, voit apparaître des structures féodales. Le territoire national est alors assez petit, et les conflits nombreux. A l'issue de cette période, pendant laquelle notre territoire a grandi à mesure que les Romains et les Byzantins s'affaiblissaient, l'Empereur a rétabli son autorité intégrale sur le pays. On peut s'inspirer à cet égard des expériences françaises, anglaises et japonaises, par exemple. Ys, alors, se situe d'avantage en mer du nord (la Hanse, etc.).
Le plan de l'ouvrage
La guerre romaine. Les causes de la guerre. Le déroulement de la guerre et la défaite. Les conséquences à court terme de la défaite.
Titre Premier. La "Première féodalité" (-200 à 100)
- [Destructuration de l'Empire. Les signes avant-courreur. Les causes immédiates (la défaite). Les temps de la destructuration (200 ans, environ).] Chapitre supprimé
- L'Empire sans Empereur. Le temps des Empereurs élus : l'électyon de Théophraste IV de Mytilène. La nayssance du Doge. Les guerres de clans. Economie féodale. Les structures économiques et sociales lors de la première féodalité.
- Aspects religieux. Origines de la religion Yssoise traditionnelle. La rencontre avec les religions gréco-romaines. La rencontre avec le christianisme. La réorganisation de l'Eglise. L'Eglise, un pôle de stabilité.
- L'Art féodal. Décadences et richesses de la production artistique féodale. L'art militaire. L'art religieux. L'architecture.
- Techniques. Le "frein" technologique. Les techniques militaires féodales. Les découvertes scientifiques. Ys, au croisement de l'Europe et de l'Arabie, en contact avec la Chine.
- Conclusion du titre.
Titre second. Le renouveau impérial et la chute (100 à 500)
- La dynastie Ysséenne. Origine de la famille ysséenne. L'arrivée sur le trône : l'électyon d'Ysseo Ier. La défaite des nobles. Causes du renouveau de la puyssance impériale. L'yssisation de la société : formation de la langue, des noms yssois. La myse à l'écart des vieilles familles : un vent de renouveau ? - L'organysation politique sous Ysseo IV. Ysseo IV, le plus grand Empereur de la dynastie. Le renouveau politique. La nouvelle organysation. Conquêtes et réorganisation. Les limites du pouvoir : la désorganysation des campagnes, où se sont repliées les vieilles familles. - Le renouveau économique. Nayssance de l'Irys. Les circuits commerciaux. - L'invasyon Vyking. Origine des vykings. Déroulement des rayds barbares. La victoire finale sur les barbares et ses conséquences tragiques : l'éliminatyon de la dynastie ysséenne par les vieilles familles, qui portent les Tinuviel sur le trône. - La dynastie Tinuviel. Les femmes Empereurs. Les rancoeurs au sein des vieilles familles. La décentralysation du pouvoir. - La dynastie Mytilène. Arrivée des Mytilène sur le trône impérial. La guerre contre les francs. La défaite et la chute de la dynastie. - La grande féodalité. Structures et organysation politique sur le modèle féodale. Les institutions féodales. Différences entre le sud et le nord. La dysloquatyon du pouvoir central. - Conclusion du titre.
Titre troys. Vers le Grand Empire (500 à 800) - Les tendances centripètes de la féodalité. L'unification des Ligore. Les deux Métaligore (Paxatagore et Mytilène) du sud. - Le renouveau impérial. L'organysation de la capitale. Le fief impérial. Les cérémonies du sacre. Le faste impérial. Ressources de l'Empereur. - La conquête du nord. Les problèmes administratifs et économiques du nord. Comment l'Empereur s'assure, en 50 ans, le contrôle d'une grande partie du nord de l'Empire. La nayssance de la Cour. - La justyce impériale. L'institutyon de la justyce. La nayssance de la grande jurysprudence impériale. La justice, instrument de pacification politique. La justice, instrument de domination politique. - Les fiefs Paxatagore sous la féodalité. Origine de la famille Paxatagore et de ses fiefs. Constitution du Métaligorat de Paxatagore. Institutions et organisations politiques. L'indépendance ? - Les fiefs Mytilène sous la féodalité. Origine de la famille Mytilène et de ses fiefs. Constitution du Métaligorat de Mytilène. Institutions et organisations politiques. L'indépendance ? - L'union sacrée et la défaite. Les combats de l'Empereur pour conquérir le sud. La guerre impériale. L'union sacrée entre Paxatagore et Mytilène. La défaite des féodaux. La fin de l'indépendance du sud. - Le sacre de l'Empereur Basyleo V. Basyleo V. La sacre en l'an 800 (bah tiens !). L'idéologie grand-impériale. Conclusion du titre et de la partie
Soit 24 chapitres et trois parties.... Du travail en perspective !
Sérényssime Empire d'Ys