La littérature yssoise. Tout sur Tous. Art yssois par excellente, la littérature exarcerbe la magie des mots et de la narratyon.
La créatyon d'une langue originale, l'Yssois, a permys la nayssance d'un art littérayre tout à fait spécifique à notre archypel. La littérature yssoise est fondée sur le playsir esthétique de la manipulatyon de la langue, la recherche vocalystique des phrases belles et le playsir des mots. Les Yssois, dans leurs jugements sur la littérature, portent plus d'attentyon aux mots qu'au récyt. D'où une part prépondérante de la poésye. Les grands auteurs sont évydemment ceux qui savent écrire bellement un récyt exceptyonnel. Mays on fera d'abord attentyon à la qualyté de la langue et après seulement à la significatyon du texte.
Chapitre I.
Lool de Virion reposa son verre sur la table. Comme parfoys, la salle des Deux Mâ-Goh lui paraissait trop petite, les perversions que proposait cet établyssement trop légère pour son appétit venyssoys, l'Opyum pas encore assez destructryce pour son système nerveux sy exygeant. Dans cet état de spleen désespéré, Lool de Virion ne connayssayt qu'un remède: aller voir Anaclet de Paxatagore et dyscuter du bon vieux temps devant une bonne bouteille, une pipe à la mayn - et tant pys sy il n'en ressentait pas assez les effets !
Il se dirigea donc du côté du bureau d'Anaclet, derrière la lourde porte avec marqué en grand "privé". Le propriétaire des Deux Mâ-Goh était dans le même état d'esprit que Lool. Il avait cette détestable impressyon que la vie est un chewing-gum mâché et remâché, sans aucun goût. Voyant de Virion entrer dans son bureau, la myne synystre, Anaclet devina instantanément l'objet de sa vysyte.
Les deux hommes passèrent la nuyt à évoquer les vyeux souvenirs: l'yverst, ys l'ancyenne, l'empereur, "et tout ça".
A quelques mètres de là, dans une cave sinistre, Théophraste de Mythilène, revêtant son costume d'inquysyteur, soumettayt à la Questyon un jeune hérétyque Francovyyllonien qu'il avait capturé le matin. Oh, bien sûr, c'étayt toujours aussy drôle de voir le torturé se tortyller sous la douleur - mays Théophraste s'ennuyait, lui aussi, malgré tout. Vysyté à son tour par ce spectre exêcrable qui dénature toute chose, cet ennui hayssable que tant de poètes, tant d'écryvains, tant de peintres ont traqué, dénoncé - et combattu - cette effroyable chose semblayt alors comme une maladye, une peste descendue sur Venys; tous n'y succombayt pas, mays tous en étaient frappés.
Archybald de Virion lui-même commençayt à en avoyr assez de fouyller l'intéryeur des anchoys mutants pêché la veylle, uniquement pour savoyr sy les voysyns de Krasstadt n'avayt pas exagéré avec leurs produyts toxyques. Zoé Tynùvyel en personne ne trouvayt même plus de réconfort dans la compagnye des jeunes fylles. Elle était dans un tel état de désoeuvrement qu'elle aurait même apprécyée la vysyte de la baronne Von Trykhül.
Seul peut-être René Puffon échappayt à l'ennuy, restant paralysé devant un calendryer, comptant en bavant d'impatyence les jours qui nous séparayent du prochain solstyce.
Au milieu de cet apocalypse, l'arryvée d'un voyageur d'orygyne inconnu passa totalement inaperçu. Il logeayt dans une des chambres des Deux Mâ-Goh, mays passayt sa vye dans les rues, marchant au gré de la bryse. Il se faysayt appeller Lesbozabyssesalyssent, mays insytayt, dès qu'il dysayt son nom, sur le fayt qu'il n'étayt pas venyssoys. C'étayt à vray dyre un individu bien étrange, vêtu d'un long costume qui l'envellopayt complétement. Il buvayt peu, fumayt peu, baysayt peu. Mays lui ne semblayt pas s'ennuyer. Byen au contrayre, il étayt aussy euphorique qu'un Puffon lors d'une fête de la déflorayson.
Au milieu de l'ennui général, donc, il passa totalement innaperçu. Car il faut byen dire que la sytuatyon devenayt intenable: errants dans les rues, mornes, sans joies, les venyssoys ne semblayent plus que l'ombre de l'ombre d'eux même. La sytuatyon ne pouvant plus durer aynsy, le Doge explosa: "Il est du domayne de la relygyon de règler ce problème !"
Chose extraordinayre, les Francoyvyllonyens et les Poséydonnyens se recontrèrent pour tenter de sauver la sytuatyon. L'Eglyse Poséydonnyenne préconnysayt une longue processyon à travers Venys, et les Francoyvyllonyens suggérayent plutôt de sanglants sacryfyces de chayrs humaynes - l'Eglyse de Poséydon n'avayt-elle pas un prêtre ou deux en trop dont on aurayt pu se débarasser ?
Fynalement, ils arryvèrent à un compromys: en l'honneur de l'Oracle des Dyeux, on dépucellerayt soyxante syx jeunes vyerges - qu'on eut un mal fou à trouver. Malheureusement, l'Archymandryte ne put partycyper à la cérémonye (les pharmacyes étant à cours de vyagra).
Bref, voycy une composytyon intéressante qu'on peut entendre en ce moment dans pas mal de quartyers à Venys. Je la trouve cette chanson très drôle, aussy vous la soumets-je.
AINSY FONT-ILS TOUS
OU
RECYT SUR LES NOBLES VENYSSOYS
Dans tous les bouges, on entends dire Que les Mythilènes sont les pires Mays c'est bien trop exagéré Car j'vays vous dire la véryté: Les nobles: tous des salygauds ! Pas faux ! Pas faux ! Les nobles: tous des salygauds !
Paxatagore nous l'a dyt Nous sommes en démocratye Il a tout les pouvoirs - bien sûr "Mays c'est normal" il nous assure Il se joue de nous comme des mots, Pas faux ! Pas faux ! Il se joue de nous comme des mots.
Et Mythilène, ce n'est pas myeux Il gueule, il beugle, il bouge le vyeux ! Mais son foutu Poséydon Nous offr'que des dévastatyons ! Dommage qu'ils ait fait de vyeux os ! Pas faux ! Pas faux ! Dommage qu'ils ait fait de vyeux os !
Car il faut bien le reconnaître, Ces nobliaux ne savent qu'être Des oppresseurs ou des tyrans A coups de lois et d'amendement ! Avec eux faut bien se lever tôt, Pas faux ! Pas faux ! Avec eux faut bien se lever tôt !
Ils nous font leurs allocutyon Un peu avant les électyons Là ils promettent jusqu'à Saturne Pour pouvoir l'emporter aux urnes Et pour qu'ils gagnent le gros lot Pas faux ! Pas faux ! Et pour qu'ils gagnent le gros lot
Et puis élus, ils font ce qu'il veulent Protestes pas et ferme ta gueule Sy on te donne un ordre, mon cher Y faut obéyr et se tayre Puys se soumettre à leurs impôts Pas faux ! Pas faux ! Puys se soumettre à leurs impôts
Que font-ils avec le cadastre Quand ils nous ont promys les astres Que font-ils avec tout not' fryc Quand il est au trésor publyc ? Ils se le gardent byen au chaux, Pas faux ! Pas faux ! Ils se le gardent byen au chaux.
Et ils se remplyssent les poches En s'foutant byen de not' bydoches On mourrayt de faym devant eux On d'vrayt manger avec les yeux Tous ces beaux plats qui font leur rôts, Pas faux ! Pas faux ! Tous ces beaux plats qui font leur rôts !
Car elle baffre byen cette engeance Mays nous allons cryer vengeance ! On veut paxa écartelé, Et Tynùvyel dépucelée ! On leur fera un jour la peau, Pas faux ! Pas faux ! On leur fera un jour la peau !
Et pour fayre bonne mesure On clouera Mythilène au mur Et pour finir notre fête, On clouera aussy d'Ambictète ! Ca fera bien rire les badeaux, Pas faux ! Pas faux ! Ca fera bien rire les badeaux.
Dans tous les bouges, on entends dire Que les Mythilènes sont les pires Mays c'est bien trop exagéré Car j'vays vous dire la véryté: Les nobles: tous des salygauds ! Pas faux ! Pas faux ! Les nobles: tous des salygauds !
Le temps était grisâtre, l'ennui se lisait sur les visages...
C'est pourquoi Fabyus Tremblay (c'est-à-dire moi) a eu l'idée, en novembre 2003, d'yssiser quelques blagues et les raconter sur la place publique pour mettre un peu d'ambiance. Voici ces morceaux de littérature comique.
Emmanuel Raveline, qui dirige d'une main de fer la république qui porte son nom, veut s'enquérir de l'opinion de son peuple. Pour cela, il va incognito à la sortie du port, il se mêle au dockers qui rentrent chez eux et en prend un a part.
"Dis moi, camarade, qu'est-ce que tu penses de Raveline?
D'un air affolé, l'homme prend Raveline par le bras et l'emmène vers l'arrière de l'usine. Il jette partout des regards soupçonneux, et vérifie que personne ne le suit. Ils entrent dans le sous-bois qui jouxte le port, marchent pendant une bonne heure, et l'homme n'a pas l'air de vouloir s'arrêter. Raveline, vraiment très intrigué, préfère jouer le jeu et ne dit rien.
Quelques kilomètres défilent... Le dictaeur est de plus en plus curieux et comprend de moins en moins ce qui lui arrive.
Le soir tombe dans la campagne, quand l'homme s'arrête enfin, après avoir parcouru encore quelques bornes par des chemins tortueux et des sentiers abandonnés, au milieu d'une petite clairière. Il jette encore quelques coups d'oeil inquiets de chaque côté, avant de s'approcher de Raveline et de lui glisser à l'oreille :
"Eh bien, tu sais, moi, Raveline...je l'aime bien."
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C'est Raveline et Paxatagore qui font une course à vélo, et c'est Paxa qui gagne. La journal officiel de la république ravelinienne titre en gros le lendemain : "Notre brillant chef Emmanuel Raveline brillant deuxième, Paxatagore avant-dernier." ________________
C'est Emmanuel Raveline qui veut se renseigner sur sa popularité, encore une fois. Il sort incognito (une fois de plus) et se rend dans un cinéma. Avant le début du film, le projectionnyste arrive et dit à la salle: "On se lève tous pour Emmanuel Raveline, notre glorieux Président". Tous se lèvent sauf Raveline. Celui-cy est très content de voir que tout le monde l'aime. Le projectionniste répète alors: "On se lève tous pour Emmanuel Raveline." Là encore, tous se lèvent sauf Raveline, qui jubile de se savoir si populaire. Le projectionniste lui dit alors: "Lève toi, ou ce connard va te faire fusyller!"
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C'est un Athésien qui a économisé et accumulé un peu d'argent sur son salire mensuel, peu ceres mais de manière constante. Un beau jour, ça y est: il a assez économisé pour s'acheter une voiture. Il va au magasin d'état et demande pour une voiture. Là on lui répond qu'elle lui sera livrée dans dix ans. Alors le type demande: - Ça sera le matin ou l'après-midi? Et le vendeur répond: - Qu'est-ce que ça peut vous faire, c'est suffisamment loin pour ne pas avoir à s'inquiéter si ça sera du matin ou de l'après-midi... Alors le client: - C'est parce que j'aurai le plombier dans l'après-midi.
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En république ravelinienne, dirigée par la main de fer d'Emmanuel Raveline, un Yssois (un Emmanuelien?) se présente à un poste de police dans un pitoyable état et anonce qu'il vient déposer plainte pour agression et vol. Après lui avoir administré les premiers soins, le commyssaire lui demande de raconter son histoire. -Voilà, j'allais de chez moy jusqu'à la ville, à pied, quand, dans un foubourg, j'ai croisé deux sapeur-paveurs suisses. Et ces deux soldats m'ont attaqué, batttu et volé ma belle montre yssoise, et... -Pardon, interrompt le commysaire, vous dîtes que deux soldats suisses vous ont volé votre montre yssoise? -Oui, c'est ça, et... -Allons, camarade, vous devez vous tromper. Ce sont plutôt deux sapeurs-paveurs yssois qui vous ont volé votre montre suisse. -Puisque c'est vous qui le dîtes, camarade, je crois bien que c'étaient des Yssois.
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Pour montrer que c'est elle la chef, Gladys de Caryatys a eu l'idée originale de faire graver un timbre poste à son effigie. Deux mois plus tard, elle s'étonne que son tymbre ne soit pas mis en circulation et va visiter les imprimeries d'Etat. Le dyrecteur, gêné, explique que le retard est dû à un problème imprévu : le timbre ne colle pas. Furieuse, elle réclame un timbre et du papier. Elle prend le timbre, crache dessus, l'appuie sur le papier. Et yl colle. le directeur comprend instantannément: -Ah, c'est de ce côté que vous crachez...
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À Athys, la vie est dur dans les campagnes où l'on exploite la terre pour faire de l'opyum. Et les biens de consommations courants rares. Aussi, pour motyver les paysans, on organise parfois des fêtes et des remise de prix. Ce soir là, un directeur d'exploitation agrycole commune récompense les meilleures travailleuses. A l'une, il remet un produit de luxe, qu'est un pin's parlant de chez Radada's Unlimited. à la seconde, il remet deux cents grammes d'opyum. à la troisième, il donne un tonnelet d'absynthe. Enfin, tandis qu'à ses yeux perlent quelques larmes d'émotion, et joignant l'acte à la parole, il déclare à la quatrième : "Je vous remets officiellement l'intégralité des oeuvres et discours de notre génial Guide, Bryaxys Hécatée Pallasalexandryde." Tout le monde applaudit très fort. En privé, il commente, à propos de cette dernière : "C'est tout ce que méritait cette salope."
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C'est BHP qui visite une école. Il interroge un élève.
- Pour toi mon petit Athys c'est quoi ?
- C'est un fier navire qui bravant la tempête, résiste vaillament aux flots déchaînés et qui atteindra bientôt le port, havre de paix et de quiétude retrouvée.
- C'est bien mon petit. Et le président c'est ?
- C'est le fier capitaine qui tenant la barre fermement conduit le vaisseau vers des jours meilleurs.
- Ah bien, très bien ! Et le peuple ?
- Il est au fond de la cale et il dégueule.
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Emmanuel Raveline fait un discours en Rustrie. Cela fait deux heures qu'il parle pour ne rien dire. Il s'exprime en yssois et un traducteur est chargé de traduire le speech en russe.
Lorsque Raveline en a terminé, il va voir son conseiller aux relations avec la Russie pour lui demander pourquoi le traducteur n'a pris la parole que 3 fois pendant son discours de 20 pages. Raveline lui dit:
- Le russe est une langue merveilleuse d'efficacité et de concision si j'en crois la traduction faite par ce russe!
Et son conseiller lui répond:
- Pas vraiment. Le traducteur a bien parlé trois fois mais c'était pour dire: "Conneries ... Encore des conneries ... fin des conneries"
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Gladys de Caryatys se réveylle déprimée. La Doge, qui mène avec une poigne de fer Venys, trouve ce matin que les choses ne vont pas comme elles devraient, que ses ministres ne manifestent pas assez de zèle et que le gouvernement semble somnoler. Elle décroche donc son téléphone et appelle Bryaxys Hécatée Pallasalexandryde. -Dîtes-moi, mon cher Bryaxys, vous ne seriez pas d'Athys, vous, par hasard? -Si, Madame, bien sûr, mais tout le monde le sait...Qu'est-ce qui se passe? -Ecoutez, vous savez byen que ça m'est égal que vous soyez Athésien, mays il y a des yssois qui ont l'air de trouver que ça pose un problème. Enfin, ce n'est pas grave, mais pensez-y quand même. La Doge appelle ensuite Emmanuel Raveline. -Dîtes-moi, Emanuel, vous êtes bien Francoyvillonnien, n'est-ce pas? -Oui, Madame le Doge, mais tout le monde le sait... Qu'est-ce qui se passe? -Rien, vous savez bien que je n'ai rien contre les françoyvillonniens, mais il y a des yssois qui ont l'air de penser que ça pose des problèmes. Ecoutez, tâchez d'y réfléchir un peu... Gladys de Caryatys appelle enfin Nikolaos d'Ophiccius. -Dîtes donc, Nikolaos, il paraît que quand je sors du Palais Dogéal vous me surveillez par la fenêtre. -C'est vrai, Madame le Doge, mais c'est pour votre sécurité. Pourquoi, qu'est-ce qui se passe? -Rien du tout, je pensays byen moi que c'était pour ma sécurité, mays il y a des yssois qui ont l'air de penser autrement...Ce n'est pas bien grave, mais tâchez quand même d'y réflechyr. Alors Gladys de Caryatys raccroche, bourre lentement sa pipe d'opyum, s'étend voluptueusement sur son divan préféré et murmure : "Voilà ce que j'appelle une bonne ambiance de travail..."
Mentat Barthélemy de Suspire 25 Mars 2000
Je tiens à remercier tout particulièrement Mr. Langlois pour ses chaleureux encouragements, et s'il veut faire dans l'édition un jour, qu'il sache que je serais très heureux de passer un contrat avec lui. Suit à ce mail une chanson que j'ai entendu chanter dans les bas-quartiers...
"Chansons de l'espoir populaire..."
Les sages du conseil sont barbus, Les sages du conseil sont gâteux, Les sages du conseil sont charnus, Les sages du conseil sont boiteux... A des vieillard débonaire Nous avons donné les pleins pouvoirs, Sur un air révolutionnaire, Plaignons nous de la misère noire, Ils ont des titres et du pain ! Et face au peuple agonisant Qui va bientôt mourrir de faim Ils prennent des repas tentant... Les privilèges s'aboliront un jour Et nous pourrons hurler victoire L'aube démocrate gagne toujours Après de la dictature le soir, Le crépuscule de nos idées Se lèvera sur le jour de l'équité..."
Bien à vous,
Mentat Barthélemy de Suspire.
Les Sages , 27 Mars 2000miam miam*
Oui, mais faut quand même pas déconner...
ge chuis très déchu, *miam*, de l'attitude négative de M. de Chuchpire, *bouffe, bouffe* face au gouvernement éclairé des Chages... Ch'est pas parche qu'il est pas *avale, bave, glette et déglutit* au pouvoir qu'il doit nous attaquer parche qu'on y est...
Et na !
Le Vieil Empifr
Concours d'ymagination : écrire une nouvelle à propos du peuple quy se révolte pour protester contre les augmentations éhontées de salaire de Doge.
Contrainte : la tête de l'actuel Doge doit apparaître sur un fourche
Une pelle à tarte à gagner.
(s'adresser à Fabius Tremblay)
"Dehols, le peuple de Venys tonnait contle les salailes éhontées du Doge. Le Doge plit peul et coullut se léfugier au fond du jaldin du Palays Dogéal, et dans sa plécipitatyon, il tlébucha. Quelle malchance. Sa tête se letlouva plantée dans une foulche qui tlaînait pal là."
Tadao
Bon, je n'éclys pas tlès bien, mays j'ai besoin d'une pelle à talte. FABYUS ! Pal ici le plix !
Accydent
Par le Douanier Roux Sot Fonctyonnaire Ympérial
Style : télégraphique
Dehors, peuple tonne : salaire Doge. Doge court, refuge : jardin. Précipitation, chute : malchance. Tête Doge plantée sur fourche.
Le Douanier Roux Sot FONCTYONNAIRE IMPERIAL
peuple Doge refuge : jardin, Doge chute : malchance. Doge tonne sur fourche, court. Doge Précipitation : salaire plantés, Tête Dehors.
Anaclet de Paxatagore
Bravo bravo, vous avez tous gagné le pryx.
Je rajouterai :
Un jardinier, badaud, allait arroser ses tomates Quand il tomba sur la tête scélérate Du Doge honnis par les gens du Palais Celui-ci ayant en effet dimynué Les gages de tous les employés Pour financer son propre plus-payé
"Eh les amis, regardez ce que j'ai trouvé!" Cria le jardinier à la foule déchaînée. Celle-ci s'empara du trophée Et, le brandissant à travers toutes les chaussées. Tout comme en mil sept cent quatre vingt neuf les Rançais De bon coeur et ivre déjà, la populace chantait.
Fabyus Tremblay
quatrain pour pelle à tarte en décapitatyon
quatre pelle à tartes. tartes pelle à quatre cling cling cling aie ah ah ah ah ah ah
(je précyse : c'est le même exercyce).
Anaclet de Paxatagore
Puys-je transformer votre texte pour les besoins de l'Art (avec un grand Ta) ?
De : "fictyonshake de décapitatyon" artes pelle 19:09 Date : 19, Objet :ah ah Re: [Lundi] Paxatagore style Concours : une de , par Tadcling (milk)Anaclet 2004
quatrain pourà tarte en
quatre quatre pelle à h ah ah t à tartes.exercyce ao cling cling aie ah aprécyse
(je pelle : c'est le même Juillet
D'Ysville
Début novembre 2003, Fabyus Tremblay (c'est-à-dire moy) fait une annonce fracassante sur la place publique. :
"GRAND JEU CONCOURS! Milliers d'Y$ à gagner!
Yssois, Yssoises,
En tant que nouveau doyen de la faculté des Beaux-Arts, et voulant relancer la littérature à Ys, je vous convie à participer à un fabuleux concours de littérature à contrainte. L'argent étant le nerf de la guerre, j'ay mis en jeu 6750 Y$.
Les règles sont les suivantes : 1) Pour être candidat, il faut déposer au moins un texte qui peut être en proses ou en vers, et qui doit obligatoirement posséder une contrainte d'écriture. 2) La contrainte peut être choisie parmi la table de Queneleïeff : http://www2.ec-lille.fr/~book/oulipo/textes/RQ_table.shtml ou bien, même si elle n'appartient pas à cette table, elle peut être acceptée si elle est digne d'intérêt. Il n'est pas nécessaire de mentionner laquelle est utilisée. 3) Chaque partycipant peut déposer autant de textes qu'il le souhaite avant le 01/12/2003, le vainqueur sera celui qui aura écrit le texte jugé le meylleur 4) Le jugement du meilleur texte sera laissé à l'appréciatyon arbitraire de M. Tremblay, qui tiendra compte de la beauté du texte en fonction de la difficulté de la ou des contraintes 5) M.Tremblay ne peut participer à ce concours 6) Les textes sont à immortaliser à la faculté des beaux-arts, institut de Littératures à contrainte, et à diffuser sur la lyste pour ceux qui le veulent 7) Le vainqueur se verra attribuer selon son choix : soit 6750 Y$ (six mille sept cent cinquante Yris), soit une semaine de vacances pour 1 personne d'une valeur de 8000Y$ dans un bungalow sur le bord du lac Baïkal (tout frais compris) 8) Possibilité de prix de consolations
Bonne chance à tous les candidats!
Fabyus Tremblay"
Quelques jours plus tard, il augmente les prix à gagner. Le concours peut commencer. Les partycipants déployèrent des trésors d'imagination pour créer des textes plus mieux les uns que les autres.
Voici les vainqueurs du concours.
Troisième, Hector D'Ysciple, repart avec 500Y£ pour son difficile exercie de phrase alphabétique :
Il s'agit d'écrire un texte contenant 26 mots et dont les initiales de chacun des mots sont la suite alphabétique ABCDEF...
Aglaé, belle comme Diane, était foncièrement gracieuse. Hormis Igor, joli koala, le monde n'osait pas questionner raisonablement sa tailleuse unique Venyssoise, Wendy. Xavier, Yssois, zézaie.
Deuxième, le grand poète Emmanuel Raveline remporte 1500Y£ pour son poème logo-rally:
Bouts-rimé, choysys au pifs dans un dico de rimes:
pétard - bobard néophyte - décrépite rasoir - purgatoire astéroïde - hémorroïde apologue - épilogue tribunaux - baleineau jeunesse - finesse trafiqué - communiqué soixantaine - croque-mitaine gentleman - morphinomane
Ce qui nous donne une fable intitulée "L'obèse et la pimbêche sextuagénaire" (ouaip, le titre est précys).
"Un jeune obèse néophyte Glyssait - l'air de rien ! - des bobards A une vieille décrépite Aux cheveux coiffés en pétard. Il lui faysait son apologue Flattant, non sans quelque fynesse, Les femmes en plein épilogue, Dysant mépryser les jeunesses. Mays la dame trouvant byen rasoir Ce dyscours tellement trafiqué Le renvoya au purgatoire Et lui dit, sans communiqué, "Ecoute bien, mon baleineau ! File sur quelque astéroïde, Ou je te traîne au tribunaux Malgré tous mes hémorroïdes !" Dans un geste de gentleman, L'obèse quitte la croque-mitaine. Ami, fus-tu morphinomane: Fuis les femmes dans la soixantaine !"
E. Raveline.
Enfin, le premier choisi par le jury (c'est-à-dire moy), Anaclet de Paxatagore qui coyffe sur le poteau E.Raveline, en reprennant exactement la même contrainte :
Raveline attaquait le fumeur de pétard sur lequel on narrait quantités de bobards. Dans le cours du combat, Raveline, néophyte, Manque ses coups, caillassé, car sa vue, décrépite, L'empêchait de parer les coups d'lame de rasoirs Bientôt, sans ayde, le tyran, se trouvera au purgatoire.
Il est temps de cet homme d'écrire l'épilogue, N'oublions pas, de son heur, il fut l'apologue, Il playda, dix mille foys, devant les tribunaux et lutta sans succès contre deux baleynaux Maintenant, Raveline atteint la soixantaine Et sonne l'heure, du couroux et du croque mitaine.
Le drogué qui était, dit-on, morphinomane Ne s'est pas comporté, voit-on, en gentleman. Diffusant par milliers multiples communiqués Dénonçant les moeurs et l'absinthe traffiquée De celui qui vit pour conquérir les asteroïdes Et meurt de deux coups frappant les hemorroïdes.
M. de Paxatagore avait le choix entre un voyage au bord du lac Baïkal plus la possibilité d'emprunter à sa guyse les chemin de fer rustre, ou 8000Y£. Il a préféré le voyage, en invitant des amis (dont le second et le troisième de ce concours) et une petite suite pour de folles aventures en Sibérie. Mais ceci est une autre histoire...qui nous sera peut-être contée dans ces archyves.
Respublyca Ravelinae
Nous avysons les cytoyens yssois et Ravelinien qu'à partir de ce jour
Et jusqu'à quinze autres journées à compter d'ycelles
Se tiendra en République Ravelinienne un
CONCOURS DE POESYE INVERSEE
Auxquels partycyperont les plus illustres poètes Raveliniens : Charlys Laysdelaire, Alphonsys de Lamartysne, Arthys Rimbaud, Paul Verlaysne, etc., etc.
Le vainqueur se verra accorder une autorysatyon de sortie pour quinze minute du territoire Ravelinien, s'il est de notre République,
Et la somme de 2000 Y$ s'yl est d'ailleurs
Le Présydent à Vie et Jusque dans l'Au-delà,
Emmanuel Raveline
Alphonsys de Lamartysne se présente à la Porte des Poètes, dans la Halle du Lama Radyeux et déclame:
L'Océan
(Le contexte: le poète essaye de se débarasser d'une compagne qu'il hait - et elle-même le hait tout autant - au bord d'un Océan, quelque part. Voili. Voilà.)
Eloigné chaque nuit des plus ancyens rivages, Dans le jour éphémère arrivé sans détour, Se pourrait-il enfin que du lac des âges On s'échappe un beau jour ? Océan ! le mois peine a finir sa carrière, Et loin des vagues honni, son odieux repoussoir, Ecoute ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre Où tu la vis s'asseoir!
Tu gémyssais ainsi sous ces roches immondes ; Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés ; Ainsi le vent jetait l'écume du micro-onde Sur ses pieds détestés.
Une aube, oublia-tu ? nous nagions bruyamment, On n'entendait que nous, sur l'onde et sous les cieux, Et le bruit des rameurs qui frappaient en cadence Quelques laquais crassyeux.
Tout à coup des accents bienconnus de la terre Du rivage charmé frappèrent les échos ; Le flot fut attentif, et la voix qui m'atterre Laissa tomber ces mots :
" O temps, crash ton envol ! et vous, heures impropices Accélèrez le cours ! Laissez-nous éviter les sy longuet supplyces Des plus layds de nos jours !
" Trop peu de bienheureux ailleurs vous insultent : Cessez, cessez pour eux ; Et tandys que vos foudres d'un coup les catapultes ; Songez aux malheureux !
" Mais je demande en vain qu'on me sauve de mon sort Le temps m'échappe, se pose; Je dis à cette journée: " Accélère !"; et l'aurore Ignore métamorphose.
" Haïssons !, haïssans ! chez l'heure invasive, Rien à faire, subyssons ! L'homme n'a que des port, le temps toujours se rive Il gèle, nous trèpassons ! "
Théophraste de Mytilène Bon, ben si j'ay tout byen comprys, en avant la sauce !
Austerlitz ! Austerlitz ! Vive colline ! Comme une onde qui gèle dans une urne vide !
Euh non, je laysse tomber. La poésye c'est pas mon truc.
Ar Adad
Kamarades Raveliniens, Kamarades Raveliniennes,
Histoire de mettre tout le monde d'akkord à propos de la Martine ou l'autre Raymond, les poetes officiels du PMLK -sektion japoniaise- ont tenus à participer.
Allez zou :
Dans la piscine asséchée Un dahu plonge, Du sang sur les carreaux !
( qui was : Dans le vieil étang Une grenouille saute Un ploc dans l'eau! Basho)
Fabius Tremblay Une poésye inversée? Qu'est-ce donc que cela? Un jeu oulipien? Peut-être parais-je un inculte à demander cela, mays j'aymerai savoir ce qu'on ynverse dans ce genre de poésye.De plus, les plus illustres particyperont, certes, mays tout le monde le peut-il? (ce n'est pas précysé dans le texte...)
Charles Laysdelaire s'avance à son tour sur la Plazza du Lama Sans Pyzza, pour récyter les vers suivants:
"Le Ragondin
Oncques la soldatesque, hystoire de s'ennuyer Prennent des ragondyns, courts mamifère à patte Qui fuient, sédentaires maniaques et dérangés Les armées tombant sur les cimes des carpathes
A peine les a-t-on projetés dans les airs Que ces galeux terriens, glorieux et adroits Font galoper joyeux leur pattes dans l'éther Pareille à des verrues que l'on brûle à bon droit
Paralytique à patte, que tu es beau et grand ! Toi, naguère sy laid, que tu es bien membré ! L'un gygote avec joie auprès du firmament L'autre mime en volant l'infirme qui marchait !
Le vulgum est pareil au galeux des marays Ami du calme plat qui se rit du lancier A l'ayse dans les airs, au milieu des "olés !" Ses aîles de minus l'autorisent à voler.
[Je ne fays l'insulte à personne de recopier l'origynal]
[Le poème inversé n'est pas un "officyel" de l'Oulipo. Vous prenez un poème, et essayez, le plus possyble, de trouver le contraire (ou de créer un effet burlesque, genre transformer l'Albatros en Ragondin) à partir du texte préexistant. Ca marche très bien avec Baudelaire, ça peut encore donner quelque chose avec Mallarmé, c'est plutôt dur pour Ronsard, Verlaine, Rimbaud (quoique le Somnanbule du Pic, ça le fait) et Nerval (à cause des constants noms propres chez lui); c'est particulièrement facile avec les poètes pompeux (d'où Baudelaire...), genre Lamarti... aïe !, Hérédya, Hugo les mauvays jours... mays pas toujours. Même les plus subtils peuvent parfoys offrir un bon matériaux: la route mirabelle d'Apollinaire, nous layssera sans doute des souvenirs impéryssable ! Vous pouvez bien sûr partycyper.]
Emmabovarynuel Raveline.
(Ca faysait longtemps que je voulays la faire, celle-là.)
Paxatagore En tout cas, j'ay essayé avec Trystechym de Mochey, et j'y arrive pas du tout. C'est encore plus difficile qu'avec Mousse de Rosard. Mwhahaha, trop facyyyyleS'écrye Vycto Rugo, poète de la République Ravelinienne. S'avançant sur le Balcon du Lama Réjouyx, dans la Cyté du Lama Radyeux, il contemple le soleyl et lit les vers sublymes suivants:
Hier, au crépuscule...
Hier au crépuscule, quand noircit la cyté, Je demeurays. Voys-tu je says que tu m'évyte. J'allays par le désert, j'allays par les vallés. Je ne puys demeurer avec toi, hypocrite !
Je courrays les dents inconsciente de mes gestes Voyant tout au dedans, entendant tous les bruits En compagnie, dos droit, mains sur ma veste Heureux: je faysays des lumières de la suye.
Et je contemplays l'argent de l'aube qui naît Les ailes des avyons caressant la cyté Et avant de partir, sur ton seul, j'ai layssé La poubelle d'hyer et des fleurs fânées.
Applaudyssement dé-li-rant du public.
Paxatagore Désolé de ne pas partyciper, la seule chose dont je suys capable, c'est de trouver les noms des poètes... Femmepère, grande poète grec, ou encore Mortunefoys Chienr (qui va trouver le vray nom de Mortunefoys Chienr ?). Il y a encore quelques auteurs de tragédie : Chatcine, Durdemain, Laidreposé....Hector D'Ysciple, culturiste culturé : Comme dirais Vysto Rugo : Mwhahahaha trop facyyyyyyyyyle !
René Char bien sûr !
Je gagne quelquechose ?
Paxatagore raarh, vous êtes trop cultivé, vous. J'aurays du y penser. Et celui là, Petit Loinrouge, qui c'est ? Le nom de famille, c'est facile, mais expliquez le prénom.
Paxatagore
Et mille et mille frères ont porté Adam Smith
Et mille et mille frères ont porté Taylor
Et Raveline pour nous est présent pour demain
Et Raveline dissipe aujourd'hui le malheur
La confiance est le fruit de son cerveau d'amour
La grappe raisonnable tant elle est parfaite
Grâce à lui nous vivons sans connaître d'automne
L'horizon de Raveline est toujours renaissant
Nous vivons sans douter et même au fond de l'ombre
Il n'y a pas pour nous de jour sans lendemain
D'aurore sans midi, de fraîcheur sans chaleur
Raveline dans le coeur des hommes est un homme
Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris
Brûlant d'un feu sanguin dans la vigne des hommes
Raveline récompense les meilleurs des hommes
Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
Car travailler pour vivre est agir pour la vie.
Car la vie et les hommes ont élu Raveline
Pour figurer sur terre leur espoir sans borne.
sur une condamnatyon originale par le Tribunal de Venys
Tadao van der Kokay a été reconnu coupable du vol d'un tableau de M. Fontvell et condamné notamment à cette peyne poétique
Monsyeul Fontvell, glâce à vous, Mon pénys est plus glos que celuy de Pou ; Votle tableau extlaoldinaile Tlansfolme mes couilles en des haltèles. Gloile au plyape, gloile à son pouvoil ! Le poids de mes paltyes améliole mes tlajectoiles ! Si je suys un pavé humain accompli, Fendant l'ail mieux que jamays, c'est glâce à qui ? A Syeul Fontvell, qu'il soit bény ! Il ila dloit au Paradys !
Vous voulez savoil comment je suys lentlé dans la demeule de Monsyeul Fontvell ? Je m'exécute, Monsyeul le Plésydent.
Tout d'abold, mes amys du Politbülo ont évacué la lue où habite Fontvell, à l'aide de colnemuses.
Ensuite, je me suys déshabillé poul augmentel mon coeffycient d'aélodynamysme, et je me suys enduyt de savon de malseille. J'ai plié Po-Tsé-Ys-Dong et j'ai plys un sac à dos aélodynamique.
Puys un amy punk m'a saysi pal les jambes et m'a plopulsé dans la vitle de la collectyon plivée de Monsyeul Fontvell. Attelli sans dommages, j'ai fait une vysite des lieux, tlès sommailement, avant de me décydel poul "La Danse du Plyape". Je suys ledescendu aplès avoil cassé la cloûte dans la cuysine du plopliétaile.
Une brève étude, mays fort percutante.
Anagramme, vient du prénom de notre aÿeul Ham Stram
Gram de Pyc et pyc et colégram. Pour faire une
hystoire courte, Ham Stram Gram était Duc
d'Ystambouylle et durant une de ses croysade, il a
baysé avec la femme du l'empereur des Thaÿllandes, son
excellence Uncle Ben. Quand l'empereur apprys
l'hystoire, il étayt fou de rage et décyda d'aller
tuer Ham Stram Gram. Ham Stram Gram décyda allors
d'aller se cacher et changea l'ordre des lettres de
son prénom pour Sam Trahm Marg. Depuys, quand on forme
des mots avec des lettres d'autre mot dysposée dans un
ordre dyfférent, on dyt qu'on fayt des anagramme.
Avec la Mer Océane comme dernyer terrayn vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépasse
Et quy ont à jamays le coeur à marée basse !
Ton coeur est gros, ta dulcynée est loyn, ton coeur est froid Mays ton magret aussy le sera sy tu ne l'achèves pas!
Avec le vent de l'est écoute le vaylle que vaylle tenyr Ton beau pays, ton Empyre que tu voudrays tyen !
Avec de noyrs temples de Posseydon comme mats de cocagne Et des Lévyathans en chayr qui décrochent les nuages Avec le fyl des jours comme unique voyage Et des chemyns de pluye pour unyque compagne La Nostalgye du pouvoyr te tyens, tu n'y peux ryen Tu es vrayment très tryste pauvre propryétayre terryen ! Avec le vent de l'Ouest écoutes le vouloyr Ton beau pays, ton Empyre que tu voudrays tyen !
Avec un cyel sy bas q'un canal s'est perdu Avec un cyel sy bas qu'yl fayt l'humylyté Avec un cyel si...grys, qu'un canal s'est p...endu Avec un cyel sy grys qu'yl faut luy pardonner ! Humylyté, pardonner...Yssois comme vocabulaire ? Perdu, pendu... souvenirs de défaites amères ? Avec le vent du nord qui vyent s'écarrrrteler Avec le vent du nord écoute le cRRRRRRaquer Ton beau pays, ton Empyre que tu voudray tyens !
Avec de l'Yssysytude qui descendrayt les canaux Avec la Caryatys quand elle devyent Léa Quand les fyls de Novembre nous revyennent en May Quand la playne est fumante et tremble sous juyllet Quand le vent est au pavot, quand le vent est au Suuuuud Ecoutes le vibrer, ton beau pays, ton Empyre Que tu voudrayyyyys Tyeeeeeeeeeeeeeennnnnnnnnnn !
Schulmeiszjter est un espion syldave, dont les aventures, narrées avec brio par un auteur syldave méritent, à l'évydence, d'être conservées dans les archyves sérényssimes, par leur incontestable contributyon à l'art littéraire micromondial. Respectant les équilibres diplomatiques et stratégiques du micromonde et de Pseudopolys, la série des Schulmeiszjter est un modèle de réalysme épique.
Les épisodes
Compte tenu de leur longueur, les troys épisodes dysponibles ont été convertis en document rtf et peuvent être téléchargés.
Schulmeiszjter épisode I : "Schulmeiszjter, espion de Son Altesse."
L'espion syldave se rend au Krassland et à Prya pour une histoire de complot de militaristes orionais et d'écotopistes syldaves pour installer une dictature verte à Prya et déclencher une crise internationale entre ce pays et le Krassland.
Schulmeiszjter épisode II : "L'Affaire Tannebergeen"
Alors que l'espion syldave s'apprête à liquider à Venys Argos Costas un ancien participant du putsch raté contre la monarchie syldave de mars 2002, ce dernier est assassiné sous ses yeux. L'enquête débouche sur une machination entre un banquier syldave haïssant sa patrie et le directeur de la Bourse pseudopolitaine Anaclet de Paxatagore pour couler l'économie syldave.
Schulmeiszjter épisode III : "Furie au Saunatorium"
Alors que les débats font rage au Saunatorium entre souverainistes et fédéralistes dans Pseudopolis au bord de l'explosion, le virus Batifolia Furiasis, qui tue en provoquant un état de nymphomanie accrue jusqu'à la crise cardiaque, fait des morts dans le parlement pseudofédéral. Le Saunatorium est placé en quarantaine, tandis qu'il s'avère que ce virus est instrumentalisé par un meurtrier.
Mardi 4 février de l'An III, Mail 113055.1
Aujourd'hui, pour se dystraire de l'incommensurable ennuy que génèrent en moy l'inactivité dogéale et les autres soucys commun de notre cyté, je me propose de raconter à toutes et tous l'hystoire du Capitaine Rackam Hochet, le pirate rouge, qui écuma les mers de bas en haut, de gauche à droite et même sur les côtés.
Ce pirat sanguinolant doit son nom au fait qu'il faysait en permanence couler le sang autour de luy. Destiné à effrayer les marins honnêtes, le "pirate rouge" était son surnom. Mays, également, Rackam Hochet, né Vladimir Maladovitch Bénine, était un pirate gommuniste. Son navire, "Les Marins de Crunchstadt" rendait hommage aux héros de la glorieuse Union Sobiétique. Rackam Hochet commençait l'ensemble de ses haranges à ses troupes par "Camarades, camardes, je vous mens, je vous spolie !". Car Rackam Hochet était d'une honnêteté scrupuleuse.
Vladimir Maladovicth Bénine est né à Rétrograd, en 1887. Son père, Maladov Maladovitch Bénine, était taneur de pierre. Sa mère, Tatiana Maladovna Donadonadon, faysait les ménages au palays du prince Tolstoï. Vladimir grandit dans le quartier mal famé des bords de la Névada, l'un des embranchements de la Néva, avec le Névaniet. C'est là que lui naquit l'amour de la mer, un jour, en regardant passer un frêle esquif gauloys qui s'était perdu. C'est là également que lui vint sa vocatyon de pirate, en voyiant le frêle esquif gauloys couler un fier navire arborant les couleurs noires et la tête de mort. Sa nouvelle vocatyon aussitôt en tête, il vola son père et sa mère, et parti pour Southampton (Grosse Pretagne) à l'aventure avec les économies familiales, qu'il dilapida en putes et alcools forts. Là bas, il pris le nom plus commun de Rackam Hochet.
C'est dans les bas quartiers de Southampton (Grosse Pretagne) qu'il rencontra le futur leader du parti gommuniste gros-preton. Gommons ensemble le passé ! Lui dit-il ! Et du passé, ils firent table rase. Mays, les gros-pretons étaient des gens rétifs à la révolution gommuniste, et ils expulsèrent Rackam Hochet et son nouveau compagnion d'infortune, Karl Marx Junior. Les gommunystes subirent une première scyssion quelques années plus tard, lorsque Pavel de Rumsteack, un arystocrate dévoyé acquys - du moins le croyait-on - à la cause gommunyste, trahit pour le parti populaire agrarien de la serpe d'hier. Les agrariens de la serpe d'hier ne voulaient pas gommer le passé, mais le couper à la serpe et le nettoyer à la serpillère.
Dégouté par la politique, Rackam Hochet s'engagea dans la marine et devint mousse. Appliquant le principe suivant lequel pierre qui roule n'amasse pas mousse, Rackam se garda bien de jouer avec les pierres qui roulaient. Un jour cependant, il attrapa une grosse pierre, et l'enfonça dans le goître de son capytaine, l'odieux capitalyste ysso-américain George Bysh. Il s'empara de son rafiot, le batysa : "les marins de Crunchtadt", élimina les sociaux-traitres de son bord et voga vers le Krassauerstein.
Il ne le trouva jamays, et pour cause : le Krassauerstein n'exystait pas encore. Au passage, ils attaquèrent un certain nombre de navires crassyeux, dont ils brulaient les équipages, violait les passager et pillaient le butin (classique, quoy). Hochet avait coutume de dire que ce butin servirait la cause de la lutte contre le capitalysme et de la révolutyon gommystique. Pour le moment, cependant, il se contentait d'acheter des stocks de gommes, qu'il entreposayt sur le navire.
Un jour, un jeune mousse qui avait retenu la leçon, qui répondait au nom de Jim Aukins (il prit plus tard le pouvoir en Goret du nord, sous le nom du Jim Il-Yung) indiqua que les stocks de gommes allaient faire couler le navire. Soucyeux de protéger son trésor, le capitaine Rackam Hochet, la terreur des mers capitalystes, guida alors son bâteau vers l'île de la Torture, une île de l'archipel yssois, bien connue pour ne plus abriter qui que ce soit depuys qu'un monstre qui égorge les femmes à la tombée de la nuit y sévyssait. Ca tombe bien, dysait Rackam Hochet, nous n'avons pas de femmes à bord. Abordant sur l'île de la Torture, ils creusèrent un trou énorme où ils enterrèrent leur stock de gomme. Ensuyte, ils recouvrirent le trou avec de la terre et marquèrent l'endroit par un énorme crayon de papier. Et ils cinglèrent vers Ys pour écumer les côtes, terroryser les habitants et répandre la bonne parole gommystique : ils avaient gardé quelques kilos de gomme, qu'ils tiraient vers la terre ferme avec leurs canons à longue portée.
Finalement, un jour, "Les Marins de Crunchstadt" croysèrent la route du "Fiel Yssois", un navire de la flotte ympériale qui transportait la maîtresse de l'Empereur, une certaine Bethsabée de Mytilène dont l'hystoire n'a pas retenu le nom, mays uniquement les cuysses légères. Rackam Hochet coula le navire, s'empara de l'équipage qu'il coula lui-aussy, et enleva Bethsabée de Mytilène.
Il entrepryt alors d'aller s'installer dans une petite bourgade tranquille de Nautia pour y faire le commerce de la gomme tout en vivant tranquillement avec Bethsabée. Son équipage grondait, il sentait bien que le viel Hochet commençait à vouloir abandonner la partie. Hochet dut ruser et il assassyna un par un tous les membres de son équipage. Il dirigea alors "Les Marins de Crunchstadt" sur l'île de la torture pour y aller déterrer son trésor.
Mays, le monstre dont il est questyon plus haut, et qui n'était autre qu'un croysement malheureux entre la fille du minotaure et un de Suspyre démoniaque, était toujours dans les parages. Il ne fit qu'une bouchée de Bethsabée, qu'il viola, égorgea puys viola de nouveau. Hochet était furieux et il partit à la recherche du monstre (qui s'appelait Tobbys). Tobbys ! Tobbys criait-il ! Et quand un bruyssement se faysait entendre, dans la jungle de l'île de la Torture, il criait : Tobbys or not Tobbys ? Mays il ne trouva jamays Tobbys, qui en avait profité pour s'emparer des "Marins de Crunchstadt" pour partir enfin de cette île dont il était prysonnier depuys bien longtemps : il allait pouvoir égorger ailleurs.
Rackam Hochet demeura prysonnier de l'île de la Torture, avec son stock de gomme.
Quant à Tobbys, il ne savait pas conduire un navire et il échoua lamentablement le raffiot sur les rochers de Cap Carnaveral, en Abérique, où il mourrut en se prenant des débrys d'une navette spatiale sur la gueule (tryste sort).
Peut-être pourrions nous aller sur l'île de la Torture, rechercher Rackam Hochet et son stock de gomme ?
Règle fixée par Raveline : Styles dysponibles: "Kurosawa", "Sea, sex & sun", "Bored of the Ring", "Popeye", "Thomas Mann", "Barock'n'roll", "Sauve qui Punk", "Roméo et Juliette", "Recette de cuysyne", "Ne me quitte pas", "Conférence de géologie sismique", "Alitérations", "Verbe substantivés", "Jésus Christ et la caravane passe", et enfin "Dogme" (au sens cinématographique).
N'importe qui peut participer en prenant la suite du récit précédent. Pas de reprise de style déjà utilisé.
Style: Thomas Mann
par Emmanuel Raveline
Chaque civilisation - qu'on comprenne par là un groupe culturel, uni par une inaliénable Bildung mais aussi des valeurs qui lui soient propre - a son oracle. Ainsy, Ys dyspose de son fameux oracle des Dieux, cet étrange personnage qui n'a pas émis de signe de vie depuis longtemps mays dont l'exystence est incontestable.
Sy l'on se permet un instant de consydérer la République Ravelinienne comme une civilisatyon, on verra donc qu'elle dispose elle-même de son oracle.
Mays qu'est-ce que l'oracle, sinon le point focal de la rencontre entre l'espace et le temps, le temps rentré dans l'espace en quelque sorte ? Quand je dis espace, il faut bien voir là la manifestation étendue du néant, et quand je dis temps, qu'on lise bien le déroulement continuel d'un destin dont l'existence nous paraît chaque jour plus douteuse, chaque jour plus certaine.
Enfin, la République Ravelinienne a son propre oracle, le Bourreau qui parle dans les Entrailles. On sait que les entrailles sont nombreuses - qu'on me permette toutefois de préciser ce qu'est une entraille ; plus que l'aspect purement charnel de la corpulence d'un individu, il faut y voir l'épicentre de son être, en quelque chose son âme invisible, comme une perle déposé dans l'au-delà du dasein de son estomac.
Ce bourreau s'adressa au Présydent à Vie et Jusque dans l'Au-delà de la République Ravelinienne - il faut tout de même souligner que l'au-delà ne saurait être considéré comme cette tâche indélébile dans laquelle nous noyons notre être, telle la consomption terrible qui finira par nous dévorer tous. L'au-delà est plutôt ce royaume où toute ontologie est impossible, où l'incertain règne en roi; en proie au doute, on y dépérit certainement. Je doute qu'on puisse présyder quoi que ce soit, même cette terre étrange qu'est la République Ravelinienne, depuys l'au-delà. Dans tous les cas, le bourreau prédit au Présydent: "Le Chynoys veut vous trahir. Il a passé alliance avec vos ennemis. Demain, ils déferleront contre vous dans une guerre de l'ombre. Soyez prêt !" Bien sûr, il s'adressa sans doute dans une langue moins élégante, mais j'ai tenté de vous donner la substance de ses paroles. Quoique grossières, elles étaient sybilline, et Emmanuel Raveline s'interrogeait profondément sur leur sens. Ce chinois ne pouvait être que... mais permettez-moi de préciser un peu ce qu'est un chinois, car j'ai peur que nous ne soyons finalement que les victimes des illusions des mots, perpétuelles taches d'encres glissées sur la véritable connaissance.
Le chinoys est membre de la civilisation chinoise. Donc, ce chinois ne pouvait être que Mong Pou, le grand maître des si dangereuses Triades. Mais qui pouvait être ce "vos ennemis" ? (La place me manque pour définir clairement les ennemis, je supplie le lecteur de bien réfléchir au sens qu'il donnera à ce mot). Car Emmanuel Raveline en avait tellement... mays un pressentiment l'éclaira. Ce devait être la bande des résistants anti-ravelinien qui peuplait les égoûts de la République, les "La Libertad para la Muerte", ce groupe terrifiant (j'entends par là effrayant, qui causait aux individus non enclins à la cruauté la plus grande des angoisses) prompts à chercher par tous les moyens à lui nuire. Que fallait-il faire ?
Style: Conférence de géologie sismique
par Nykolaos d'Ophiccius
Que fallayt-il fayre ?
Il faut savoir que l'affrontement de la plaque ravelino-présidentielle avec la plaque ravelino-rebelle provoque depuis déjà de nombreuses années des séismes psychologiques dans toute la populatyon de la République (quy est devenue ce qu'on appelle une "Zone de collision") et même au delà.
Il n'est pas impossible que des ondes P, longitudinales, aient traversé la croute terrestre, puis la lithosphère, le manteau et le noyau planétayre pour êtres reperées par les sismographes chynyssois. Mong Pou et son équipe a pu donc repérer une faille géologique dans la plaque ravelino-présydentielle, qu'il a pu tenter de mettre à profit, par exemple en provoquant artificiellement la rencontre de la plaque syno-chynyssoise avec la plaque ravelino-rebelle.
A partir de ce moment là, celle-ci peut pousser celle-là contre la plaque ravelino-présidentielle, dans un gigantesque mouvement de subductyon.
Pour mieux connaitre la nature du danger représenter par cette place syno-chynyssoise, il convient de l'étudier précisement. En celà, les relevés sismologiques effectués dans la régyon sont d'une aide précieuse. En effet, à partir de sismogrammes enregistrés dans différentes statyons, on peut calculer le temps mis par les ondes pour arriver. On détermine ainsy leur vitesse de propagatyon en directyon de la République Ravelinienne.
C'est ainsy qu'Emmanuel Raveline a prit connayssance de la solidité de cette plaque syno-chynyssoise, quy peut renforcer la plaque ravelino-rebelle et luy permettre d'enfoncer dans la lithosphère la plaque ravelino-présidentielle jusqu'à la disjonctyon de Mohorovyscic. De plus, sa vitesse de progressyon, tout à fayt sidérante, indiquayt que l'équipe chynyssoise pouvayt donc être là d'un instant à l'autre.
Convaincu du danger, Emmanuel Raveline fit appel à Celluledecryse. L'ébranlement brutal du sol provoqué en profondeur par le mouvement relatif et brusque du démon provoqua une libératyon brutale d'énergie sous forme de chaleur et surtout d'ondes sismiques qui se propagent dans toutes les directyons de l'espace. Ce séisme se fit ressentir jusqu'en Chysne, il ne faysait aucun doute désormays que les chynyssois avayent repéré les ondes induites par le séisme, d'un niveau 10 sur l'échelle de Riche-Terre.
Le remède s'étant révéler pire que le mal, Emmanuel se consola en se disant qu'avec Celluledecryse, tout allayt byen se passer. Pour luy.
manuscrit trouvé par Corto Maltys au Tysbet
Sea, Sex and Sun
Excuse-me
I am a chynese man
And I am aflaid
I don't speak very well yssish
But
I thynk
That you ale
The most awful little dyctatol
I ever knew
Sea, Sex and Sun
And i would like
To make war wyth you
Sea, Sex and Sun
For a chynese man
it ys vely difficult to explain
But
What i can do
I lyke youl ysland youl laws
dangelous
Sea, sex and Sun
So
i would lyke
To make war wyth you
Sea, Sex and Sun
I am a chynese man
And i am used to saying
Je te hays
How old ale you
You look alyve
But vely soon
Dead
Sea, Sex and Sun
Anyway
i would lyke
To make war
Wyth you
Sea, Sex and Sun...
Style : Verbe substantivés (également dit: "Sujet de Disserte Lettres Moderne")
Le dire diplomatique avait atteint son finir absolu. Le stagner avait cessé son être, et, fatalement, la période du combattre devait secouer le tyrannyser et le despotyser, le ravelinir et le syn-yssoyr.
Le nuire, dans l'atteindre des sommets, rendait le thésauryser délicat pour les deux mafiosir. Le ravelinir, furibard, dans son prévoir astucieux, se dit que le fuir serait son échapper. Mais le cacher serait son véritable penser: et le savoir du syn-yssois jamais dans son pénétrer ne saurait déployer le parvenir.
Ainsi Emmanuel Raveline prit le manger et le boire pour le voyager, et pour deux semaines dont l'écouler serait bien long, décida de se cacher en Roumanie, accomplir son voir devant le cousin Vlad.
Le croire du Syn-yssois serait que le marché du commettre serait pour lui en plein ouvrir; mais deux semaines plus tard, le mordre de son digitaliser serait son rappeller des dures réalités de l'exister.
A suivre... je veux dire, à connaître un suivre !
(Toute ressemblance de ce texte avec des morceaux de philosophie heideggerienne et indigeste serait invouloir... pardon involontaire de ma part.)
(Et pour ceux qui n'ont rien pigé, je m'tire deux semaines, les aminches. A bientôt !)
Le Ravelinir.
Style: recette de cuysine (cuysine chinyssoise bien sul)
par Mong Pou
Inglédient : - un beau Mong Pou bien flays - un Laveline louge du malché - une botte de Lésystants Laveliniens (attentyon à la couleul du somblelo) - 50 km2 d'égouts - mille pétald
Lecette :
Plenez le Mong Pou bien flays et mettez le à cuil dans un bain Gladys : dans une casselole, vous velsel de l'eau que vous mettez à bouillir, puys vous mettez dans la casselole une autre casselole où vous mettez le Mong Pou. Celuy-ci sela vite polté à ébullityon et se mettla à cuyle et à cléel sa plople lépublique.
Dans le même temps, découpez en molceau les lésystants laveliniens. Notamment enlevez les somblelos qui ne se mangent pas.
Lolsque le Mong Pou est bien cuyt, mettez le dans une poil et faite le levenil avec les lésystants laveliniens.
Couvlez tout cela avec les égouts, et laysez blayser à feu doux. De temps à autles, lajoutez quelques poignées de pétalds dans la poile et coulez vite aux ablys.
Pendant que vous sulveillez la poile, plenez le Laveline. Vous le lavelez, en lui enlevant tout le sang qu'il a sul les mains, et lui coupelez la tête poul qu'il n'attile plus les démons. Hachez le menu (on peut également le mettle au lobot) et déposez le avec une petite cuillel sul votle poile. Laissez cuyle encole quelques minutes et selvez bien chaud. Attendez cependant que les aliments aient finys de se battle, sinon ils continuelont dans votle estomac.
C'était une lecette du Dl. Pou !
de Fontvell Euh, c'est quoy un bayn Gradys ?
Mong Pou Dans celtains pays on appelle ça un Bain-Malie, mays à Ys on dit un Bain Gladys.
par Maltys d'Ysville
Après la pluie, les résystants Raveliniens abandonnèrent le combat, trempés jusqu'aux os et légèrement évaporés. Le Chinois, au dernier moment, avait lâché son chien enragé sur la foule, avant que les sept samourays ne finissent le boulot : un vrai massacre !
"MADADAYO !", c'était un peu le ABOULA ! des Chinoys. Le maoyste qui comptait les survivants le répétait en litanie. Pour ceux qui connayssent la chanson préférée de Mao (qui n'écoutait jamays de rhapsodie en août), c'était un peu sur le même air. "MADADAYO !"
Les rêves des Raveliniens s'en étaient allés par les canalysatyons, emportés par le filtrat sombre de l'opératyon chimique céleste. "Ran !" gémyssaient les rares bonshommes qui avaient davantage que leur tête à leur dysposytyon.
"Entre le cyel et l'enfer", murmura Raveline dans un souffle, "que choysis, tu, Chinoys ?". (le Chinoys se tait). "Entre la Forterese cachée et les Bas-fonds où les salauds dorment en paix, comme ce sacré Sanjuro des Camélias, Dersou Ouzala ait son âme, par Dodeskaden, PAR LE GRAND KAGEMUSHA, QUE CHOYSIS-TU, CHINOYS ?"
Le Chinoys se tait et s'enfonce dans le syège des pourparlers. La paix, il la refuse ! Il partirait volontiers d'un rire démoniaque, dont seule sa doctrine a le secret. Il compte ses tanks et ses missyles, mentalement, grogne de satysfactyon. Puys il se saysit d'une pipe en porcelaine et la bryse au sol.
"Laveline ! LAVELINE ! HU JYNTAO AULA TA PEAU ! Demain," continua-t-il plus calmement, "demain, je lance l'OPELATYON BALBELOUSSE. Aélienne ! Pluie de feu ! Dlesde 1945 ! Tes LESYSTANTS ne connaîlont plus AUCUN LÉPIT !"
Le garde du corps du Chinoys s'avance et tend un document à Raveline, en partant d'un rire démoniaque. Sur ce document, qui est pour résumer un lisse papier blanc décoré de dragons qui brûlent bleu, tout est clair : "Demain, rendez-vous au Château de l'Araignée, à 12 h 30. Les dernières négocyatyons auront lieu avant la victoire chinetoque. Prendre de quoi lire."
Le Chinoys remercye son garde du corps, qui se couvre subitement d'eczéma, et part d'un rire démoniaque (décydément !). "Il ne te leste plus qu'à vivle dans la peul, Lav'. Demain, La Lépublique Lavelinienne n'exyste plus !"
"Vivre ! Vivre dans la peur." murmure Raveline en songeant à cette bataille perdue. 45864534256 blessés, une coquille de noix. Un plan s'esquysse dans son esprit. "L'idiot !" sussurre-t-il staysfait. "Il oublie l'essentyel !" ( mays de quel plan parle-t-il ? )
Rashomon, le général des Forces Rebelles Chinoyses, entre dans la pièce et répand un parfum de scandale. L'"Ange Ivre", tel qu'on le surnomme dans les mileux autorysés, prépare un duel sylencyeux avec Raveline. "C'est un melveilleux dimanche qui t'attend, Laveline. Je ne reglette pas ma jeunesse, mays les hommes qui malchent sul la queue du tigle sont toujouls ceux qui font l'avenil. Je suys le plus beau !" vocifère Rashomon bêtement.
Le chef chinoys et Raveline éclatent de rire ! Rashomon est devenu fou. Eh oui ; fou. Il a perdu la boule, lui, Rashomon, le grand génie tactique de l'aviatyon chinoyse.
"Faysons la trève, ô chinoys", propose Raveline. "Ton Rashomon est devenu fou. Tu as perdu beaucoup d'hommes. Votre opératyon Barberousse n'aura pas lieu, si c'est bien une opératyon aérienne que tu avays prévu. Aujourd'hui, j'ai perdu une bataille ; demain je gagnerai la guerre ! En attendant, si nous regardions un film ? J'ai des cassettes. Nous sommes tous deux des civilysés millénaires."
"Bonne idée, camalade Laveline."
"Que dys-tu de La Légende du Grand Judo ?"
"Déjà vu... poulquoy pas La Légende du Gland Judo II ?"
"Va pour la Légende du Grand Judo II", conclut Raveline en allumant le magnétoscope de la salle des négocyatyons.
par Maltys d'Ysville
Corsons un peu l'exercyce... les styles employés sont icy : Verbes substantivés + Kurosawa + conférence de géologie sysmique.
Le devenir du côtoyer de la plaque du Ravelinir et de la plaque du Syn-yssoir fut l'assombrir de la sytuatyon. Le finir du voir de "La Légende du Grand Judo" et de "La Légende du Grand Judo II" avait été le précypiter du réveil de la faille dite de "Madadayo", qui portait son être jusqu'au pied de la Forteresse cachée (souvent désignée par l'énigmatique "Château de l'Araignée") du maître chinoys des Bas-Fonds, Kagemusha "Dersou Ouzala" Rashomon, dit aussy "Barberousse", "L'idiot" ou encore "Le Sanjuro des Camélias".
Cette faille de Madadayo avait pourtant poussé l'épargner et le compâtir jusqu'au dysparaître, ces dernières années, surtout après la pluie de feu qui avait été le péricliter des forces chinoyses ( le batailler de l'Ange Ivre, dit aussi le massacrer des chiens enragés ). Mays son réapparaître était inéluctable, le prévoir des Sept Samourays avait été le clarifier de ce sujet : aucune rhapsodie en août ne serait l'exyster d'un racheter du scandale qui allait être l'agonir du maoyser.
Dodeskaden, le prophéter offyciel du Syn-yssoir, tentait le calculer et le raisonner, mays le déployer de la puyssance du déferler sysmique à venir était le sembler de l'Apocalypse. Aucun duel sylencyeux ne devait être le devenir de cet événement géologique majeur : seul l'un des deux accomplirait le vaincre, le chynois ou la faille, et cela dans le bruire, le hurler et le pleurer.
De son côté, le Ravelinir réalysait l'exulter. Un merveilleux dimanche serait l'être du jour qui incarnait le poursuivre de la semaine. "Je ne regrette pas ma jeunesse" était l'unique philosopher du tyrannyser du Venyssoir, pour qui ce trembler de la terre n'aurait su être le flageoller de ses jambes. Le vivre dans la peur semblait désormays proscrit pour les Raveliniens, et le vivre tout court des Chinoys aussy.
Pour préparer le contredire, les Chinoys réalysèrent le planifier. Des militaires durent effectuer leur périr dans la faille béante, à hauteur du Pékinyser. "Le contre-attaquer, le planifier : des rêves...On dirait des hommes qui marchent sur la queue du tigre", fut le penser de l'observer et du géologuer. "Effectuer icy leur périr n'est pas le servir." La faille de Madadoyo, dans le sursauter, devait en effet trouver dans le trépasser du militer son manger, et le redoubler du violenter du choc sysmique ne trouva d'égal que l'intensité du faire pipi dans la culotte du Maoyser. "Ce sont ceux qui font l'avenir", fut le commenter sardonique du Ran, le médiatyser offyciel du Pékinyser.
par Fabius Tremblay
Seconde bataille
(Suyte aux négocyations entre Pou et Ravelyne au cinéma, ce dernier, s'apercevant de la force de son ennemi, dit à ses généraux qu'il va se peigner les sourcils. Mais on ne l'a plus revu après.)
Style : logo-rally
(Disgression. Style qui sort des carcans imposés par Raveline...)
Raveline s'est enfui dans la nuyt avec plein de bijoux, tel un lâche hibou, et ses compagnons en reste sur les genoux. Pendant ce temps, les poux s'agitent et préparent leur joujoux de guerre, narguent leur voisin en envoyant des choux pourris et des cailloux de l'autre côté de la frontière...
Que va-t-il advenyr?
Style : Alitérations
"Chiants, ces chinois! Je les conchye", rouspétait chef des Sapeurs. "Et ce chien de Raveline qui s'est échappé..." (là, il serait bon pour être schtroumfé).
Ainsi, menacé par les chynyssois, délaissé par son boss et en risque de sécéssion, le pays frissonne. Si d'Ophiccius discuta de séïsmes et de sismographes, il est sûr que ceux-ci sont surexcités à cet instant.
C'est alors que Celluledecrys, moins salaud que son possesseur et pas apostat, ressurgissant, s'immisça dans les troupes adverses et singeant satan, vocyféra et effraya les chinyssois qui se situaient en saillant...C'était la panique, le sauve qui sait.
Les sous-off' et soldats savent que c'est en cette circonstance qu'il serait astucieux d'agresser. Le chef des sapeurs cautionne.
Style : recette de cuysine
Aujourd'hui : chychys à la sauce rouge.
Matériel : un démon effrayant. Un régiment de cuisiniers. Des sapeurs-malaxeur. Cannons. Couteaux enfilés au bout de fusil.
Ingrédients : un corps d'armée de chinyssois. Sucreries à volonté. Une (grosse) pincée de poudre à cannon.
Exciter les chynyssois avec de la moutarde dans le nez. Laisser-les se coller à la paroi du pays. Chauffer à blanc leur moral en infusant l'idée qu'yls n'ont en face qu'un bataillon de lavettes peureuses et gourmandes de poudre d'escampette. Laysser monter la levure en partant.
Attendre les premiers pétillements de chinyssois. Lâcher alors le démon au milieu d'eux, neutraliser leurs marmites et zincs, et dans le même temps, mettre au travail les malaxeurs : arroser généreusement les chynyssois de sucreryes acides pendant une journée environ. Puis envoyer les cuisiniers à couteau.
Laisser couler les flots rouges provenant normalement des chychys occis par les sucreries, dans le même temps les cuisiniers attrapent tous les chychys qui s'agytent encore à la surface après de l'arrosage. Parsemer de pruneaux les grumeaux. À l'aide des baïonettes, trouer le foie et les reins des chychy restant. Le debit de sauce rouge peut servir à tremper les sillons.
Cuisiner à part les grosses légumes à feu plus ou moins intense pour qu'elles lyvrent le parfum des renseignements.
Servyr chaud et fumant à ses grands dirigeants. Succès, congratulations et médailles assurés.
Attention ! Il reste sûrement d'autres corps d'armée à faire cuire, ne pas ranger le matériel.
Style : logo-rally
(Seconde disgression)
"- Haha! Tous ces suppôts de Pou, on les a écrasés comme des...poux. Finalement, on a bien fait joujou. Il voulayent nos bijoux, ils ont reçus des cailloux.
- Certes, mays craignons que leur vylain hibou ne trouve un moyen de les fayre revenir discètement, sournoysement, à la pointe de genoux.
- Ce ne serait pas très chou."
Venys, une petite ruelle sombre, il est passé minuyt...
... un homme marche d'un pas pressé vers une destinatyon connue de luy seul. Il semble inquyet, regarde fréquemment derryère luy, change de trottoyr.
Soudayn, derryère luy, une voyture noyre déboule dans la rue à toute vytesse et fonce à toute allure vers l'individu. Raveline (oui, c'est luy !), se met à courir pour tenter d'échapper au véhicule mays l'Audys le dépasse pour s'arrêter net sur le trottoyr devant le Présydent à Vie et dans l'Au-delà déchu. Deux hommes avec une grosse bosse à l'endroyt du portefeuylle descendent de l'Audys et se ruent sur le plus célèbre lanceur de pavé d'Ys.
Raveline : Non, noooooooooooooooon, je mourray en héros, vive la République Ravelinyenne Liiiiiiiiiiiiiiiiiibre ! Vive Franç... Agent Y : Ta gueule ! On ne te veux pas de mal, pas toute de suyte. Raveline : Mays, je... vous n'êtes pas... vous ne ressemblez pas... Agent K : Ah ces konnards de la Nouvelle Républike, non. Agent Y : Voicy nos cartes :
Raveline : Ah, ah aaaaaaaaaaaaaah, je me demande si je préferays pas avoyr à fayre avec le polit... Agent K : Ta gueule ! Tu va la fermer et ékouter attentivement ce k'on a à te dire Agent Y : Tu connays notre chef ? Raveline : Forzalcanut, cette gross... euh... Monsyeur le Directeur Général du SYRE, Jordi Forzalcanut. Agent Y : OK, il ressemble à quoy Forzalcanut ? Raveline : euh... Agent K : IL RESSEMBLE A KOI ? A UNE GROSSE PEDALE QUI ONDULE DU CUL ? Raveline : Non, pas vrayment, plutôt baraqué... Agent Y : Hmmm... Raveline : avec un tatouage d'aygle sur le bras droyt... Agent Y : Hmmm... Raveline : et un « Impéryal for ever » sur le gauche... Agent Y : Hmmm... Raveline : Moustachu... Agent Y : Hmmm... Raveline : Chauve... Agent Y : Hmmm... Raveline : Et... un regard de seryal-killer shooté àl'absynthe par intravayneuse ? Agent Y : OK, donc il ne ressemble pas à une grosse pédale qui ondule du cul ? Raveline : Certes non... Agent K (empoygnant Raveline) : EST-CE KE FORZALKANUT EST UNE TAFIOLE SELON TOI !!! Raveline : NOOOOOOOOOOOOOON ! Agent Y : DOES HE LOOK LIKE A BITCH ? Raveline : NOOOOOOOOOOOOOOOOON !!! Agent K : EST_CE K'ON RESSEMBLE A DES GROS PEDES DE FONKTIONNAIRES IMPERYAUX ? NON ! Agent Y : Alors, tu va te dépêcher de remplir ta déclaratyon de clônitude si tu veux garder des baloches en état de marche ! Agent K : T'AS KOMPRYS ? TU VA NOUS REMPLIR TA PUTAIN DE DEKLARATION ! Raveline : OUI, OUI, PROMYS, DEMAIN, TOU DE SUYTE. PROMYS ! MAYS LACHEZ MOY ! Agent Y : On n'est pas des petites fyottes de fonctyonnaires impéryaux, on a pas que çà à foutre, comprys ? Raveline : Comprys. Agent Y : Tu va la remplir ? Raveline : Oui. Agent Y : OK, t'es un bon garçon. Raveline : Mercy. Agent K : Bon, on se kasse.
Les deux agents du SYRE remontent dans leur Audys - Agent Y (par la fenêtre) : on est pas des pédales, OK ? - et partent en trombe.
NdA : Allez hop, 100 Y?pour celuy qui le premyer trouve la référence à mon film culte. Autrement plus facyle que le « more ys more », putayn j'ay cherché comme un malade, c'est quoy alors « more ys more » ?
D'Ysville : Aucune idée, sûrement un film hautement subversyf.
More ys more est la réponse de l'architecte abéryscain Venturys, fondateur du mouvement postmoderne, au Less ys more de Myes Van der Rohe, un Crassyeux pur souche qui faysait des cubes et des immeubles en verre pas très barococo. Bref, une fiotte.
Petra Jordanys, Garde-côtes ympériales : C'est le Doge, la tafiole, pas nous. OK le militaire de mes deux ? Ou bien tu veux que j'aylle faire un tour dans ton hospyce des Yzlands pour te remettre les yeux en face du trou ?
A peine franchit-il les cols occydentaux Qu'un épays brouillard froid accueille le marcheur; Les yeux embués, rougys, la main sur le coeur, Il tombe dans les bras des basses nues mynoises.
Les premiers pas férus, à l'abri des bouleaux, Sur une terre gonflée de cents noms de Seygneurs, D'ancêtres illustres, de chevaliers vainqueurs, Pétryssent le sol mûr, résonnent en son sein.
Mynos ! Ton Seygneur revient ! Ton plus cher fils ! Que le cor soit sonné et que les vierges pleuvent ! Mynos ! Ô Lande aride, ô fief des Maltys !
Les paysans s'enterrent vivants au passage De leur Seygneur ; De leur Dyeu ; De leur Idole; Et tout Mynos jouyt au retour de son Chef.
Qui est donc cet homme d'allure princyère,
Qui de sy bon matin se répand en prières ?
Quelle belle prestance ! Quelle énergie frappante !
Il aurait cinquante ans ? Je lui en donne trente !
- Ne le connays-tu point ? C'est le grand Mytilène.
- Non... le Métaligore ? On le dépeint croulant !
Or tel qu'il est icy, entouré de cent reines,
Je croys voir Adonys, à tout juste vingt ans !"
Ode aux Aldéniens, dont l'auteur pense qu'ils s'agit des "aldéens".
Byenvenue des profondeurs abyssales, ô amys Aldéens!
Ecoutez vybrer mes amygdales ,ô amys aldéens!
Venus de byen loyn par les profondeurs abyssales Vous voicy surgys en notre sérenessyme Ympéryale! Avec votre Rorqual, votre sous-maryn amyral
Vos cygares ravyront certaynement de Mythilène Mays ne rafraychyront sûrement pas son haleyne A moyns qu'yl ne leur destyne un autre usage détourné N'oubliez point, amys, vous êtes à Venys, cyté des douces perversytés ou tout est permys!
Qu'un émyssayre étranger soyt envoyé vers la sérényssime est en ces temps de carence de pouvoir bizarryssyme Mays il est vray aussy que de Mythilène parfoys se manyfeste et semble être le seul à oeuvrer de manyère manyfeste.
Amys aldéens, soyez byenvenus chez nous sans contrayntes Et buvez donc de notre dyvyne et douce et merveilleuse absynthe Quittez votre boîte d'aluminium Et venez fumer avec nous de l'Opium!
Barthélemie de Suspire, 21 Mars 2000
"M. Orenko" ( sur un air de Leo Ferré )
Pour engueuler il est très fort, Pour discuter il est très bon, Jamais, jamais il n'aura tort, M. Orenko... n'est pas con !
Pour commenter il s'en tire bien En arguments il sait s'y faire Il fout la merde parmi les siens Arpad est révolutionnaire...
Les opiacés, il n'aime pas ça Tout ce qu'il sait faire c'est commenter Anaclet, il ne l'aime pas, Arpad ne sait que se lamenter...
Et sur ces vers ténébreux Il va se plaindre demain aussi Parce qu'un pauvre malheureux Ose satyriser un génie...
Arpad "la muerte" moi je clame, Je n'ai pas peur des grande gueule, Moi je vous le dis, je suis d'paname, Je sais causer sans être veule...
Il va se plaindre Mr. Arpad, Et critiquer tout ce qu'il peut, Quand il aura lu cet aubade, Je ne ferais pas bien long feu...
Pour pouvoir l'accuser tranquille, J'ai du appeller une bonne amie, Même si j'y suis malhabile J'ai appellée la poésie...
M. Arpad, je vous hais, Et bien voilà, voilà c'est fait J'avais envie de vous le dire Avant que vous vous fassiez banir...
Barthélemie de Suspire, Pamphlet adressé à M. Orenko.
Arpad Orenko , 22 Mars 2000Bravo, monsieur de Suspire,
Qu'il est beau de se faire haïr avec poésie! Ah, si seulement tout le monde s'insultait de la sorte, quel délice ce serait. Hélas je n'ai ni assez de talent poétique, ni assez de haine envers vous pour vous répondre sur le même ton.
Je pouvais déjà être fier d'avoir provoqué la mutation d'Ys en une démocratie et bien maintenant, grâce à vous, je pourrais m'enorgueillir d'avoir inspiré la naissance de la poésie yssoise.
Alors encore merci monsieur de Suspire. Et n'ayez crainte que je sois banni car je pense rester ici suffisament longtemps pour vous permettre d'écrire des recueils entiers de pamphlets à mon encontre.
Arpad Orenko, président du Moreliys et "muse" de monsieur de Suspire.
Barthélemy de Suspire, 23 Mars 2000
Mais de rien, cher monsieur Arpad... que voulez vous, emmerder son monde fait toujours de vous une star... mais si vous voulez je peux continuer... et à titre d'information, vous apprendrez que mes muses doivent être :
1
) Du sexe féminin.
2
) Belle, brune ou blonde, avec une poitrine comme il faut si possible.
3
) Gracieuses.
Si vous répondez aux qualificatifs suivant, vous pourrez vous permettre d'utiliser le titre "muse de Barthélemy de Suspire"... mais sinon... hé bien, sinon, laissez tomber. (note: si une demoiselle lit ce message et qu'elle réponds à tous les critères, qu'elle n'a pas de petite amie et qu'elle habite Bruxelles, elle est priée de me contacter au plus vite).
(Avec la collaboration inspiratrice d'Arpad Orenko)
"Quand je pense à Arpad, J'ai mal, j'ai mal... Quand je pense à Arpad J'ai mal aussi... Quand je pense à Arpad, Mon dieu j'ai mal encore... Mais quand je pense à Orenko Non là je n'ai plus mal.
J'arrête là le massacre, parce qu'en me relisant je me dis que ce morceau est aterrant. Juste pour vous dire, cher Arpad, que, comme vous le voyez, il est parfois génant d'être cocrédité, quand c'est pour une oeuvre aussi lamentable.
Bien à vous, bien à tous,
Barthélemy de Suspire.
Ô Hélios, soleil yssois, daigne darder
Tes longs rayons ! Bryse l'écrin froid du Borée !
Le spectacle des pauvres hères de Venys
T'est-il playsant ? Ce manteau blanc est leur supplyce !
Cesse, Hiver glacyal, d'étendre ton empire Jusqu'entre nos fesses au sortir des orgies ! Ton souffle obscène et froid se croit-il tout permys ? Arrière, démon ! Recule, tryste sire !"
Publié par Anaclet de Paxatagore sur la lyste, le 1er janvier de l'an III.
Elle a une jolie robe,
Qui cache des merveilles...
Ma bouteille !
Elle crache de bonnes odeurs, C'est à elle que je m'agrippe... Ma pipe !
Poème publié sur la lyste par Chamonys, le 1er janvier de l'an III.
Près du feu
Près de mon épave.
Près du sable
Parce qu'assys dessus.
Près de l'océan,
de ses vagues suaves
Près de la rosée
Je me gèle le ...
Ô muses faites que, la poésye renaysse En ce sy noble lieu, en ce sy beau pays. Redonnez du crédit aux poêtes et ainsy En faisant moins d'effort, j'aurais moins froid aux ..
Je porte attention à la population virtualienne d'Ys, ceux dont on ne parle jamais, et lors de mes nombreuses ballades dans les bas quartiers, j'ai pu m'arrêter dans un café enfumé et sinistre, pour écrire entre deux verres d'abscinthe un petit portrait des lieux...
"Yssi et maintenant.
Je me souviens des vieux quartiers Avec leurs murs tous lézardés Je me souviens des rues étroite Et de ces grandes avenues droites, Où arpentaient de belles putains Qui venait choquer le rupin...
Ys est belle la nuit dans les cafés, Ys est belle le jour quand sur le marché, Les camelots camelotent les touristes Et les mendiants s'en vont de leurs sourires tristes... Ys est belle le soir comme le matin Ys est belle, les rues pleines de catins.
Yssi et maintenant, je voudrais la revoir Yssi et maintenant dans les impasses noires Où trainent des anarchistes qui se cachent du pouvoir... Où trainent les Orenko quand est venu le soir... Les places silencieuses où s'endorment les bourgeois Où parlent des vieillards avec l'accent Yssois.
Revoir la fleur de lys Revoir les fleur d'ys Revoir l'amarélys Et puis tous ses délices Les petits bars glauques où l'abscinthe n'est pas chère Où de pauvres ouvriers vont trainer leur misère
Yssi et ailleurs, Ys pleine de splendeur Et le conseil des sages Qui mets un peu de rage Dans le coeur des pauvres gens Jaloux et malheureux qui ne sont jamais contents..."
Barthélémy de Suspire, Date non précisée, Communication culturelle.
par Peine Eloppe
Refrain
Il fait des châteaux en Castille Sa Dogitude l'impotent Il va me mettre en Bastille Et tout le monde sera content !
Tout va très bien, M'dame Von Trikhül ! Pour les barons ça peut aller, Mays c'est le peuple qu'on enc[[[ Tandys qu'le doge vient festoyer ! Yssoises, yssois mes bon amys Sa dogitude vous ment ! N'croyez rien de c'qu'il vous dys Sa Dogitude est impotent !
De ses lumbagos du cortex Qui prélude son dernier râle A ses amusements sans latex Il mène une vie infernale ! Faudra bien qu'il crève un jour, On lui succèdera triomphant ! Son gouvernement est un four ! Sa Dogitude est impotent !
Il s'est tapé la mère Emphet' Porteuse de chtouille à tout ys Il l'a baysé d'une seule traite Et s'est chopé la syphilys ! Ivre de pouvoir et corrompu, Gâteux peut-être, foutu sûrement Faut-il le crier dans les rues ? Sa Dogitude est impotent !
Sys dans son fief de Crucyfys, le jeune Ligore les Nonnes s'ennuie. Son bouffon personnel, écuyer, valet de chambre, etc., etc., tente désespérément de l'amuser par le dernier jeu à la mode: l'homophonie alitérative, reprise d'un poème célèbre avec moults alitérations dedans.
En partant d'El Desdichado... ah mays je voys quelques incultes qui ne connaissent pas... bon...
El Desdichado
Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé
Le prince d'aquitaine à la tour abolie
Ma seule étoile est morte est mon luth constellé
Porte le soleil noir de la mélancolie
Dans la nuit du tombeau toi qui m'a consolé
Rends moi le Pausilippe et la mer d'Italie
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé
Et la treille où le Pampre à la rose s'allie
Suis-je Amour ou Phoebus, Lusignan ou Byron ?
Mon front est rouge encore du baiser de la reine
J'ai rêvé dans la grotte où nage la sirène
Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Acheron
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.
Gérard de Nerval
Donc ! Lu par Zyzy le Zazou, cela donne :
El Desdichadal
Je suis le cérébral, le val et l'intégral
Le prince apalatiale à la tour infernale
Ma seule étoile est mâle et mon luth carnaval
Empale le soleil pâle et si mélancolial
Dans la nuit sépulcrale toi qui eut mon aval
Rends moi le Parsifal et la mer italiale
Mon amour floral, à mon coeur hivernal
Et la treille où "Pas mal !" aux râles s'associale
Suis-je astral ou foetal, lusignal ou spirale ?
Mon châle est graal bancal de l'oral royal
J'ammoral dans les cales où s'aquale le squale
Et j'hâle, bitriomphal, par les gales alluviales
Mitraille sans intervalle sur la lyre Orphiale
Râles hagiographiales et cri paranormal !
Géral de Nerval
Apalatial : sans palais.
S'aquale: se prononce "akoi". Se plonger dans l'eau.
El Desdichadant
Etant l'obténébrant, le vent, l'incontinent
Le prince aquitan au pilier chancelant
Mon seul sextant me ment et mon luth constamment
Pends le soleil rhénan mélancoliquement
Dans la nuit des ossements, toi qui va consolant
Rends moi l'Afghanistan et la mer des salants,
L'OTAN qui plaisait tant à mon coeur insolent
Et le flan où le pampre à l'attenant s'attends.
Suis-je amant ou pédant, Lusignant ou Tyran ?
Mon gland est rouge à temps du calmant castillan
Dévêtant dans l'étang où s'étends le flêtan
Et j'ai cent fois gagnant traversé l'aléthement
Modulant chaque temps sur le chant Orphysant
L'étirant sacrement, le beuglement géant.
Le Gérant Enervant
Aléthement: jeu de mot douteux. Ne pouvant mettre "achéron" (un des fleuves de l'enfer), on a remplacé par le Léthé. Traversé le Léthé devient donc Aléthement. Oui je says c'est tiré par les cheveux. Enfin dans le cas de Zyzy, par les dreads.
El Desdichadar
Je suis l'enluminar, le var et le crevard
L'anar des côtes du Gard à l'avatar pénard
Ma seule star se marre et mon luth Yamahar (je sais, je sais)
Pare le soleil noir de la sinistre mare
Dans la nuit du coltard toi qui me désempare
Rends moi l'âme maggyare et la mare nostrare (id.)
Le phare qui plaisait tard à mon car de mignard
Et la Sarre où l'Panar à l'Alcazar s'amarre
Suis-je avare ou fêtard, Lusignar ou Lazare ?
Mon balzar part en barre par la tare réginare
Coups de barre dans la mare où se gare le bar
Et par deux fois victoire, j'achéronnare dare dare
Partant de barre en barre sur la guitarre Orphiare
Le boudard monacar et la criard loubard.
Gérard de Nervar
El Desdichadac
Je suis le type en black, le sac, le Rastignac
Le mac en plein mic-mac au Mac do qu'eut ATTAC
Mon seul kodak: patraque, et ma laque en cornac
Empaque le soleil, tchak !, de l'âme d'élan coliaque.
Dans la nuit insomniaque, toi qui fut ma cosaque
Rends moi donc le Larzac et la mer d'Ithaque
La flaque qui prozaque mon coeur que rien ne claque
Et le trac où le pack à l'arnaque s'attaque.
Suis hamac ou matraque, Lusygnac ou Vitrac ?
Mon frac est rouge en vrac du smack de la réac
Si comaque dans le lac où kayake le yak
Et dans ma contre-attaque, je vaque sur le ressac
Je plaque du tac au tac sur la lyre orgiaque
Couac bosniaque du cognac, crack opaque du zodiaque !
Jacques de Nervaque.
Mais cela ne suffit pas à distraire le Ligore, qui tombe dans un profond sommeil... ... et se réveillera dans deux semaines.
(Tiens, quelle coïncidence, comme c'est curieux et que c'est bizarre !, comme on dit dans Ionesco, Ionescal, Ionescant, Ionescar, Ionescaque).
(See you later, aligator, see you soon baboon).
Dans le cadre du concours "Ys ville de Lumière" organisé pas la Fondation Buddha, je vais écrire un poême.
Ys, ville que je ne connays que peu
J'y ay posé mon pied et vu les cyeux
Je fus émerveillé par ce bleu
Qui ycy plus qu'ailleur brille de mille feux
Ys, ville où l'Absinthe et l'Opium foisonne, Ville où les femmes sont plus que belles : elles sont bonnes Ville où les politycyens se comptent par tonne Où on ne cherche pas pour trouver des cochonnes.