Un micromonde est un ensemble de nations virtuelles regroupées sur une même carte. Il existe plusieurs micromondes : le micromonde germanophone, le micromonde dit de l'ODM, le micromonde dit de l'Agoramm, et le nôtre, qui s'appelle Micromonde de l'Archipel.
L'origine d'un flop
Citoyen(ne)s du micromonde,
Voilà 3 ans que le micromonde francophone s'est constitué comme tel et voilà 3 ans que de crise en crise, il survit plus qu'il ne vit. Tout aura été essayé pour qu'une organisation regroupant les états du micromonde puisse se donner les moyens de nous fédérer. Malheureusement, depuis qu'il existe, le micromonde n'a pratiquement connu que des avanies.
Aujourd'hui, minée par les conflits incessants entre certains joueurs, l'Organisation des Nations Virtuelles semble être morte pour la deuxième fois et l'Organisation des Etats de l'Archipel avec elle. Les dirigeants des 4 micronations d'Aldden (Prya, Syldavie, Orion et Ydemos) auraient trouvé la solution miracle : puisque nous n'arrivons pas à nous entendre entre-nous, puisque les joueurs francophones sont incapables de se fédérer et d'adopter des règles communes d'organisation et de se les appliquer, intégrons-nous dans le micromonde germanophone. Au nord, considérant que le dit micromonde germanophone est le plus proche de sa conception du jeu, le dirigeant du Krassauerstein, ne pense pas autrement. Leur différent portant sur le point de savoir qui doit négocier. Et de fait, alors que l'OEA dort tranquillement, des négociations ont été entamées par le dirigeant d'Ydemos, s'exprimant au nom des 4 pays d'Aldden et du meneur de jeu d'Ys.
Je pense que c'est une mauvaise solution. L'intégration dans le micromonde germanophone ne réjouira que ceux qui s'expriment ou à tout le moins comprennent l'allemand. Qui peut croire que les germanophones, pour nos beaux yeux, vont consentir à établir le bilinguisme dans leurs institutions et sur leur site portail. Et puis, sommes-nous si faibles que nous devions renoncer à créer un micromonde pour les francophones alors que les lusophones, les anglophones et les germanophones (et à ce qu'il parait les polonais également) ont le leur propre ?
Alors, à ceux qui y croyent encore, qui pensent qu'il est enrichissant de voir nos micronations interconnectées géographiquement, économiquement et culturellement, je propose de créer une assemblée générale des joueurs du micromonde. Oui, ce sont les joueurs qui doivent prendre en main tout ce qui concerne l'ex-lude et non plus les Etats. C'est en tant que joueur, et non comme ressortissant de telle ou telle micronation, que chacun prendra position sur les règles communes que nous donnerons, sur la carte du micromonde, sur les outils de publicité que nous mettrons en place pour attirer de nouveaux joueurs, etc. Il est bien évident que cela ne règlera pas les conflits de personne mais à tout le moins, on peut espérer qu'ils soient dilués dans cet ensemble. Et puis chacun aura le droit de vote : one player, one vote.
Concrètement, je propose de nous réunir, si son modérateur est d'accord, sur la ml micromonde_exclude@yahoogroupes.fr (*1). D'adopter un mode de fonctionnement (autant commencer par le plus chiant) (*2) et ensuite de mettre à plat tout les problèmes qui se posent au micromonde :
- carte géographique : la maintient-on en l'état ? - conditions d'adhésion des nouveaux états au micromonde - conditions de cessation de la qualité d'Etat membre du micromonde - création d'un véritable site portail du micromonde (carte, liens, forums, news, etc.) - publicité et recrutement - plus si affinités
Si vous pensez que cette idée n'est pas trop con, dites-le sur la mailing-list de votre micronation, écrivez-moi à mon adresse privée (mytilene@serenyssime.org). Si un nombre significatif de joueurs marque son approbation à la constitution de cette Assemblée Générale du Micromonde, alors je vous proposerai de démarrer les débats sur micromonde_exlude.
Je fais volontairement court pour que ce mail ait le plus de chances d'être lu en entier. Je souhaite de tout mon c
ur ouvrir un débat, où nous pourrons approfondir toutes ces question, qui pourrait se conclure en fin de semaine par la création officielle de l'AGM.
Fabrice (Théophraste de Mytilène)
(*1) Pour ceux qui n'y sont pas inscrit, il suffit d'envoyer un mail vide à micromonde_exclude-subscribe@yahoogroupes.fr
(*2) Au minimum, définir : - qui est joueur du micromonde ? Proposition : tout citoyen actif (notion à définir) d'un des états du micromonde, clônes exceptés. - règlement concernant les votes (indispensable pour pouvoir prendre des décisions dans des délais corrects) - répartition de certaines tâches. Proposition : un animateur de l'AG + un animateur suppléant, 2-3 joueurs responsables du site portail.
On trouve quelques cartes du micromonde sur :
- la première carte du micromonde ? http://serenyssime.free.fr/aiv/images/Proposition%20RFV.jpg
- http://nationprya.free.fr/images/cartemicromonde.gif
- http://dandale.serenyssime.org/Atlas/micromonde.gif
- relief du micromonde : http://dandale.serenyssime.org/Atlas/reliefetcapitales.gif
Le nouveau lauréat de la fondatyon Watersee livre sa vysion du micromonde.
Vous écoutez Radio Venys, il est 20h00. En direct de Talamanca, nous retrouvons notre envoyé spécial quy assiste à la conférence de presse donné par M.Duclos, le lauréat du Prix Watersee.
Stéphane Paolys, pour Radio Venys : Monsieur Duclos, quelles sont vos premières impressions ?
Matthieu Duclos : Je suis très ému, franchement, je n'y croyais absolument pas. il y avait des gens nettement plus qualifiés que moi, avec une expérience et surtout des résultats époustouflants. Je pense tout particulièrement à mon ami Jean-François Lalande, qui méritait ce prix bien plus que moi. Mais je suis évidemment très fier, car cela prouve que nous ne travaillons pas pour rien. Ce genre de prix est trop rare, mais très important pour le micromonde.
Clayre Chat-Sale, pour TY1 : Pensez vous qu'il faudrait multiplier ce genre de prix ?
Matthieu Duclos : Oui, tout à fait. Je pense qu'il faudrait aussi multiplier les décolletés comme le vôtre, mais c'est une autre problématique. Ce genre de prix est très important, car il est une motivation pour tous les joueurs, permet de voir reconnu un travail important pour l'avenir de tous, malgré les polémiques stériles. Il ne faut évidemment pas galvauder ces prix, mais en décerner un une fois tous les trois mois me paraîtrait une bonne chose.
David Budget-Das, pour Ys 2 : Vous allez accepter donc de faire partie du Conseil d'Administratyon de la Fondatyon Watersee ?
Matthieu Duclos : Evidemment. J'aurais accepté cette offre de toute façon, qui était déjà, en soit, un grand honneur que je ne méritais que peu. Participer à cette oeuvre va être formidable. Cette fondation est une excellence chose, et il est important, pour sa crédibilité, qu'elle soit tournée vers l'international. Il faut éviter, bien évidemment, les critiques que l'on peut entendre au sud, et s'ouvrir largement avec des personnalités reconnues, dans tous les pays actifs.
Patrik Pépé Deha, pour la Télévision Nationnale du Krassauerstein : Kand vous parlez des kritikes que l'on peut entendre au sud, vous pensez à Aldden ?
Matthieu Duclos : Je pense aux pays qui ont des raisons de craindre la formation d'un "axe du nord". Cet axe ne doit pas exister, car nous sommes tous dans le même bateau : le micromonde. Tous les pays sont reliés entre eux. Je pense qu'il est important de construire ensembles un monde meilleur, fondé sur l'acceptation de nos différences, sur une coopération de bonne foi entre tous. Les craintes des uns et des autres sont perceptibles et souvent légitime, j'espère que progressivement, elles baisseront et qu'on se fera tous confiance.
Fuji Cologne, pour Aldden Info : Quel avenir voyez vous pour le Micromonde ? Pensez vous qu'il soit possible de faire disparaître les querelles intestines et que tous les pays travaillent main dans la main, dans le respect des uns des autres, dans l'amour et la fraternité ?
Matthieu Duclos : Pas forcément, et ce n'est pas forcément un objectif. Ce que j'espère c'est que sur certaines questions, on pourra coopérer, notamment les questions ex-lude : trouver de nouveaux joueurs, structurer notre micromonde, former les joueurs, éviter la création de micronations multiples sans fond...
cela ne veut pas dire pour autant qu'il faut mettre fin aux "querelles intestines" entre les pays qui aiment ça, comme Ys et le Zollernberg. ce sont elles qui nourrissent l'animation, mais il faudrait juste que cela n'entache pas la coopération sur les sujets vraiment sérieux.
Christophe Zondelate, pour Zollpress : Vous pensez donc qu'il est possible que tous les membres de l'ONV travaillent de bonne foi ?
Matthieu Duclos : J'en suis persuadé. Je pense que c'est possible, parce que c'est nécessaire. Aujourd'hui, le micromonde ne compte pas assez de nations structurées et de joueurs actifs pour se disperser. Il faut agir de concert. Et je suis sur que nous allons y arriver.
Patrick de Koriolis, pour Krassland 3 : On retrouve votre position sur les nouvelles mikronations. Mais pensez vous k'il faille définitivement femer la porte de l'ONV a ces nouvelles mikronations ?
Matthieu Duclos : Non. Je pense qu'il faudrait être rigoureux sur les questions de territoire : ne pas accorder de territoire avant que la micronations ait au moins trois joueurs, par exemple. Et attendre au moins six mois d'activité avant de songer à l'admission au sein de l'ONV; On voit à quel point il est difficile d'exclure un membre exsangue (je pense à la CES), il faut être rigoureux sur l'admission au sein de l'ONV. Il n'est pas possible de créer un climat de confiance si d'un côté il y en a qui négocient au nom de 15 joueurs et d'autre qui négocient en leur nom propres. La confiance suppose qu'on partage tous les mêmes règles et qu'on puisse évaluer la représentativité de chacun, dans un cadre acceptable.
Loup Gaou, pour Palla-TV : Vous parlez de représentativité, mais d'un autre coté, vous affirmez que l'ONV n'est pas une assemblée démocratique : n'est ce pas contradictoire ?
Matthieu Duclos : Non. L'ONV n'est pas démocratique, puisque les représentants des Etats y sont nommés par des gouvernements, et que chacun a une seule voix, lors des votes. Du reste, nos procédures ne sont pas politiques, mais diplomatiques. Il ne faudrait pas oublier que l'un des objectifs fondamentaux de l'ONV devrait être que chacune de ses décisions soit adoptée le plus largement. Cependant, chaque représentant doit représenter quelque chose de tangible, de concret. Nautia, par exemple, représente une communauté de joueurs, qui partagent une histoire, un avenir, et des conceptions proches. Il y a incontestablement une unité nautienne, comme il y a une unité krasslandaise, yssoise, zollernoise. Et comme il s'est forgé, progressivement, une unité aldenienne. Ce qui fait que nous, les représentants, nous parlons au nom d'un ensemble dont nous sommes représentatifs, d'un ensembles cohérents et actifs. Pas forcément un ensemble démesurés, mais un ensemble cohérent. A mon avis, cela implique que, parfois, ceux qui ont trois joueurs dans leurs nations doivent accepter que ceux qui en ont quinze sont peut-être plus légitime, et cela doit amener chacun à un compromis. C'est là, à mon avis, la différence avec une démocratie : on voterait et tout se ferait au quorum des voix. A l'ONV, c'est différent, chacun devrait faire un pas vers l'autre. Mais celui qui est plus puissant, c'est celui qui a le plus de joueurs actifs, doit faire un pas moins important.
Emmanuel Chaîne, pour Kapital : Vous avez parlé des décisions de l'ONV. A votre avis, kels domaines doivent-elles toucher ? Certains pays n'ont-ils pas peur de perdre une partie de leur souveraineté au profit de l'ONV ?
Matthieu Duclos : C'est le problème. Certains pays sont plus farouchement attachés que d'autres à ce qu'ils considèrent comme leur souveraineté, d'autres sont plus ouverts, c'est normal. L'ONV a une tâche à jouer dans tous les domaines. Elle doit simplement savoir être plus ou moins contraignantes, suivant les cas. Je pense que plus l'ONV est capable de forger un consensus, plus elle a le droit d'imposer sa décision. Une décision acquise à une courte majorité ne devrait pas être obligatoire, au contraire une décision adoptée à l'unanimité moins une voix ne devrait pas être discutée. Certains domaines doivent être mis de côté, parce que la coopération n'est pas possible. Je pense à l'économie, où les différences sont trop importantes. Si l'ONV s'y consacre, c'est à la condition de le faire avec beaucoup de recul, et de savoir se contenter de peu. D'autres questions, comme la régulation des conflits in-lude, ont leur place à l'ONV. Je pense par exemple au mandat d'arrêt émis par Ys contre un Zollernois. Si cela ne peut pas se résoudre diplomatiquement entre les deux pays, l'ONV doit chercher un compromis. Enfin, les questions ex-lude ont pleinement leur place à l'ONV. Pour une raison simple : tout autre mode de traitement de ces questions a échoué.
Chat Meau pour Heb le Dromadaire : Vous êtes donc contre une division entre une assemblée In-Lude d'un coté et une autre Ex-Lude d'un autre ?
Matthieu Duclos : Ce n'est pas tellement que je suis contre, mais je crains que cela ne marche pas. Pour le moment, le contexte politique n'y est pas favorable. Le projet mené en ce sens au début de l'année (par Théophraste de Mytilène) a été un échec colossal. La liste ex-lude elle-même est scindée en deux. Le système actuel a un inconvénient : il introduit une confusion entre IL et EL. Mais cette confusion existe toujours. Par contre, il présente des avantages : une machinerie déjà rodée capable de prendre des décisions, une certaine expérience de la diplomatie qui devrait permettre (même si c'estl loin d'être parfait) d'éviter les problèmes d'égo. Et puis un nombre relativement limité d'intervenants, qui évite que le débat ne s'éparpille. Non, l'ONV est réellement un lieu adapté pour régler ce genre de problèmes. Je pense qu'il faudrait simplement que les représentants se mouillent d'avantage, interviennent plus dans lse projets des autres, informent plus l'ONV de l'actualité de leur propre pays, Il serait bon que chacun veille à se tenir au courant, ne remette pas toujours en questions les points qui ont fait l'objet d'une décision antérieure, et qu'on reste tous adeptes d'un langage diplomatique qui permet de lisser les conflits et d'éviter d'en provoquer d'autres pour de simples problèmes d'ego.
Jean-Marie Colombe-Annie, pour Le Micromonde : Vous pensez que le nombre limité d'intervenants est un avantage, croyez vous qu'il faille une plus grande modération pour éviter les interventions de personnes non-habilités ?
Matthieu Duclos : Certainement. Même si parfois, on se demande qui est la personne habilité (d'où l'intérêt de n'avoir que des nations bien organisées), il est utile de limiter les interventions extérieures. Chaque pays s'organise comme il le veut. A Nautia, les nautiens suivent ce que je dis sur la ml de l'ONV et s'ils ne sont pas d'accord, un débat s'engage chez nous. Dans beaucoup de pays ça marche de la même façon.
Héraclito de Parménide, pour Radio Venys : Vous dites que l'ONV doit être tenue informé de l'actualité de chaque pays, sous-entendez vous qu'il faudrait supprimer les ambassades dans chaque pays, pour ne garder qu'un représentant à l'ONV ?
Matthieu Duclos : Bien sur. C'était une proposition nautienne, et depuis longtemps. malheureusement, elle est trop "révolutionnaire" et ne passera probablement pas. Je pense que, pour la plupart des relations bilatérales, le représentant à l'ONV est suffisant. des ambassadeurs ne devraient être nommés soit dans des cas spéciaux de crise, avec pour mission de désamorcer la crise, soit de mettre en place des coopérations très fortes.
Harrys Eldon, pour le Peuple : A quel types de coopératyons pensez vous ? Croyez vous qu'il puysse y en avoir, entre états qui n'ont parfois ryen en commun ?
Matthieu Duclos :Non, mais je ne crois pas qu'il faille se forcer à en avoir. Par coopération, je pense à des choses très ambitieuses (comme le processus qui a mené à Aldden, encore que, nécessairement, il fallait qu'à un moment le politique prenne le pas sur le diplomatique, ça a été fait, d'où un succès phénoménal) ou à des choses beaucoup moins importantes, mais qui exigent simplement que deux personnes de deux pays différents coopèrent. Par exemple : les liaisons maritimes entre Ys et Nautia ou alors, des négociations économiques. Mais il ne faut pas se dire qu'il faut à tout prix ce genre de négociations. Certains pays sont demandeurs, d'autres non. Chacun fait ce qu'il veut. Ce sont des domaines bilatéraux, pour lesquels l'ONV peut être le lieux d'une rencontre, mais pas d'une concrétisation Le tout est trouver le bon niveau de discussions, de savoir associer qui est intéressé, de travailler de concert là où il faut. Je vais vous donner un exemple à vous qui êtes un yssois. le Zollernberg et Ys ont des points communs, mais ils ne travaillent pas ensembles parce qu'il y a des contentieux importants entre vous. Alors que dans certains domaines, vous pourriez avancer : liaisons maritimes, coopération économique... Ce que je veux dire c'est qu'on peut se taper dessus sur certains points tout en coopérant sur d'autres... in-ou ex-lude !
Yves Ydel, pour le New Balnea Time : Vous pensez donc que des réalisations communes apportent plus que des contentieux ?
Matthieu Duclos : Certainement. en tous cas, voilà les avantages que j'y vois : tout d'abord, les joueurs intéressés par la diplomatie y trouvent leur contentement. Ensuite, les autres joueurs apprennent à connaître d'autres choses, d'autres façons de jouer et de penser. ils se forment également, en travaillant de concert. Enfin, ils apportent des matières à se disputer, donc de l'animation. Le tout est de les maîtriser, de ne pas en abuser (cela ne doit pas prendre le pas sur le développement interne, mais suivre le développement interne) cela permet également à un joueur de trouver "la" micronation où il se sent bien. il n'y a pas de raison pour qu'un joueur trouve tout de suite une micronation qui lui convienne.
John Smith, pour la BBD : Vous aviez proposé il y quelques temps que l'ONV s'occupe de trouver de nouveaux joueurs. Un "Plan Phénix" micro mondial est-il si nécessaire ?
Matthieu Duclos : Oui. Mille fois oui. : Le nombre de joueurs à l'heure actuel est faible. Alors qu'il y a de la place pour beaucoup. Le succès d'une micronation est essentiellement due au nombre de ses joueurs. Il faudrait avoir des nations avec 4-5 joueurs actifs, plus une dizaine de joueurs un peu présent. Nautia par exemple a 4-5 joueurs actifs et 3-4 joueurs présents, ce n'est pas assez. Ys a une taille efficace. Avec Aldden, c'est me semble-t-il l'une des nations qui a réussi à grossir et à conserver son âme et ses souvenirs. C'est ce type de nation qu'ils faut encourager. Nous n'avons pas encore l'expérience de nations à plus de 25 joueurs un peu actifs, mais ça viendra peut-être, je pense que cela sera plus intéressant que 100 micronations à 3.
John Smith, pour la BBD : Mais cela n'empiéterait-il pas sur les plates-bandes d'Aldden ?
Matthieu Duclos Je pense qu'Aldden n'a pas peur qu'on "empiète » sur ses plates bandes mais de faire le boulot pour les autres. Je les comprends parfaitement, et le tout est de trouver une formule de coopération. Encore faudrait-il qu'on négocie.
John Mal Covitch pour CNNN : Vous ne craignez donc pas que plus de joueurs entraine la créatyons de plus de micronations ?
Matthieu Duclos : C'est fatal. Le tout est d'encadrer d'avantage la création des micronations, de canaliser plus les joueurs. Je ne critique pas en soit la création de nouvelles micronations. Ce que je déplore, c'est qu'elles sont souvent créées par des gens qui n'ont pas assez d'expérience et qui n'ont pas assez de monde avec eux. Leur projet n'est donc pas viable. Or, pendant ce temps, ils pourraient se consacrer à un projet viable à l'intérieur d'une micronation existante. C'est ça mon reproche principal. Il ne suffit pas de faire quatre pages, d'ouvrir une Mailing-List et de rameuter trois clones et deux joueurs vaguement intéressés et peu présent pour fonder une micronation. Il ne suffit pas d'écrire une constitution, d'organiser un background et d'organiser un salon de l'auto. Une micronation est un projet à long terme, qui ne peut être jugé que six mois ou un an après la fondation, qui exige un travail acharné, une recherche de nouveaux joueurs... cela n'est accessible qu'à peu. Vu le temps que je passe encore à gérer une micronation, je sais de quoi je parle.
Len Baden pour Elle Jaillira : Pourtant, n'est ce pas ainsi que toutes les micronations ont débuté ? Et des joueurs plus expérimentés créent-ils forcément des micronations viables ?
Matthieu Duclos : Je ne connais malheureusement pas l'histoire de toutes les micronations. Mais je constate que celles qui ont réussi ont su aller chercher de nouveaux joueurs et les intégrer, autour de la personnalité d'une (ou mieux : de plusieurs) personnes énergiques prête à passer du temps. Ce n'est du reste pas parce qu'on est expérimenté qu'on peut créer quelque chose de viable, mais ça aide beaucoup. Il n'y a pas de "formule miracle". Je pense simplement que la communauté micromondiale devrait parfois faire comprendre à un joueur qu'il est trop tôt pour commencer à créer une micronation. Ou, au contraire, elle devrait parfois dire à un joueur : vas-y, lance toi ! Cela supposerait quelque chose qui n'existe pas encore : que tous les joueurs soient sur une seule et même liste, qu'on se fasse confiance parce qu'on se connaisse, qu'il n'y ait pas ses irritantes questions sur qui est le clone de qui et qu'il y ait une sorte de "groupes des sages", de gens qui seraient reconnus pour ce qu'ils ont fait pour le micromonde (pas seulement pour leur nation) mais tout cela est un rêve lointain, une utopie. C'est du moins un peu ainsi que ça marche à Ys et, si j'ai bien compris à Aldden... c'est une formule qui a du sens et qui marche.
Hey Arnold pour Gerald Tribune : Quand vous dites, tous sur une même ML, vous pensez à une ML du Micromonde ? N'y a-t-il pas déjà une ML ex-lude ?
Matthieu Duclos : Oui, je pense à une ml du micromonde. il y a déjà une ml ex-lude, mais tout le monde n'y est pas, certains pays n'y ont pas un seul inscrit. Cette liste n'est pas (encore ?) adaptée à une organisation plus structurée. Tous les joueurs ne se connaissent pas. Le fait que je sois incapable de dire qui est en Maurésie, au Zollernberg ou à Angmar est révélateur. Dans le micromonde dont je rêve, l'ambassadeur du Maurésie me dirait à l'ONV ce qui se passe chez lui, et je rencontrerai sur la ml "exlude" les joueurs de Maurésie, et je saurais qui ils animent dans quels pays. Je connaîtrais leur parcours et je pourrais ainsi apprécier à qui j'ai affaire. Dans ce genre de micromonde, il suffirait que les quelques sages se réunissent pour virer Muller, ou dire que tel événement n'a pas eu lieu car il est vraiment trop problématique. Des gens dont l'autorité soit respecté parce qu'ils ont été choisis et pour leur parcours, qui soient connus pour leur sagesse, mais qui soient également à l'écoute des joueurs
Jy Sisème, pour les Zechos : Pensez vous que cela sera possible si le Micromonde comporte bien plus de joueurs ? Cela ne s'oppose-t-il pas avec l'augmentation de leur nombre ?
Matthieu Duclos : Cela posera certainement des problèmes. Mais on parviendra à les régler, j'en suis convaincu. Evidemment, c'est le même problème que l'élargissement de l'UE : mieux vaut qu'on ait une structure qui tienne la route avant d'avoir 250 joueurs sur-actifs !
Père Noël, pour Pole Nord Magasine : Vous restez donc optimiste quand à l'avenir du Micromonde ?
Matthieu Duclos : Non. La création récente de micronations nombreuses me fait peur, de même que l'hostilité de certains à l'ONV. Je suis rêveur, mais je ne me fais pas d'illusion : ce que je préconise ne se réalisera probablement pas. Il y a trop d'obstacles, cela demanderait beaucoup de travail, il y a des gens que cela va heurter dans leur façon de jouer, qui n'est du reste pas homogène loin de là : ce qui est un atout de diversité est aussi un problème.
Madame Irma, pour Madame Soleil magazine : Mais si ce que vous préconisez ne se réalise pas, est-ce que cela sera dangereux pour le Micromonde ?
Matthieu Duclos :Non, ça continuera comme maintenant. C'est déjà pas si mal, je trouve, mais je suis certain que ça pourrait être mieux ! Imaginez les interactions plus nombreuses qu'on pourrait avoir. C'est ça que j'aime dans le projet Alddenien, qui est, je trouve, une vraie réussite, quelque chose d'absolument nouveau, colossalement nouveau dans le micromonde. Je ne le connais pas assez bien, mais je le trouve très intéressant. Maintenant, on se trouve avec d'un côté une Aldden très forte, une Ys très forte, et d'autres nations moins connues, qu'on a tendance à tort à ignorer, comme Angmar ou la Maurésie, dont l'attrait gagnerait à être connu, je pense. Quel avenir pour cet ensemble ? je ne sais pas. J'ai un peu l'impression qu'il faut constamment être présent à l'ONV pour éviter que la moindre querelle ne prenne aussitôt une importante démesurée, la culture du compromis, de la négociation est très absente du micromonde, car je crains qu'on ne prend pas assez au sérieux la nécessité d'avoir un micromonde cohérent.
Laszlo Kelso pour T.Magasine : Un Micromonde Cohérent est il donc si indispensable ?
Matthieu Duclos : Pas forcément. on pourrait continuer à vivre chacun dans notre coin, en se parlant de temps à autre sur le mode des insultes et des agressions. Mais on peut aussi penser, c'est mon cas, qu'il y a des choses en commun, qui valent le coup d'être mises en commun, comme l'accueil et la formation des nouveaux joueurs, ou le respect des quelques "règles" coutumières qui ont survécu à ces quatre ou cinq ans de micromonde. cela à mon sens permet simplement d'accélérer notre développement, d'éviter de reproduire les mêmes schémas... d'avancer plus vite, c'est tout. Ce n'est pas indispensable, juste mieux.
Mak Donnald pour le Krassbürger : Avancer plus vite vers koi ?
Matthieu Duclos : Vers un micromonde avec plus de joueurs, plus d'idées nouvelles, plus de simulation, de role play... c'est tout simple : le même qu'aujourd'hui, plus vivant, plus varié. Tenez, au moment où je vous parle, Je prends connaissance de la réaction de M. Young de la CSH, qui m'attriste profondément.
Mak Donnald pour le Krassbürger : Ne pensez vous pas ke ce ne soit k'une réaktion diktée par le Role Play ?
Matthieu Duclos : C'est exactement ce genre de réaction qui me paraît peu diplomatique : visant personnellement des individus, qui témoignent d'une rancoeur peu compréhensible. Si c'est le cas, elle n'est pas en relation avec l'amitié traditionnelle qui existe entre Nautia et la CSH. Je crois que ce genre de réaction est exactement ce que je déplore à l'ONV, même dictée par le rôle play : anti diplomatique, elle ne permet pas de travailler dans la confiance. comment pourrais-je négocier en confiance avec M. Young, dont tout en lui me dit qu'il me déteste (alors que je ne sais pas pourquoi ???). M. Young est un exemple que je combats : il dénonce toute mon action à l'ONV, mais il ne propose rien. Je lui en fais la remarque récemment : il ne cesse de critiquer la façon dont la liste est modérée, alors même qu'il y a une motion très claire sur la question et pour une raison que je ne comprends, il ne dépose pas de motion pour changer cela. Bref, il critique, mais il ne voit pas qu'il y a des règles simples et claires, établies avant lui et efficaces, qui lui permettrait de changer les choses s'il était suivi par d'autres; Mais ce n'est pas le cas, et je constate avec plaisir que beaucoup estiment ce prix mérité. La position de M. Young est donc minoritaire. Elle est aussi en contradiction avec ce que j'ai indiqué il y a quelques instants : la reconnaissance de l'expérience. M. Young n'accepte pas cela. C'est dommage.
Gladys Elityste, pour Par Ys Match : Ne pensez vous pas qu'il s'agit là d'une réactyon naturelle des masses incultes ? Quy serait à mettre sur le compte du manque d'expérience ?
Matthieu Duclos : Je ne sais pas. Je n'ai jamais eu l'occasion de discuter réellement avec M. Young. Je ne veux pas le critiquer (vous me direz que c'est ce que je viens de faire ) , car en fait on ne se connait pas vraiment. C'est dommage. Peut-être que votre explication est la bonne et que c'est uniquement du role playing. si c'est le cas, je l'accepte de bon coeur, mais je voudrais juste un petit mot exlude pour me l'expliquer, car cela n'était pas vraiment les relations que j'entretenais avec la CSH avant.
Jean Faitunvoeu pour le NewYear : Est-ce là votre v
u pour cette année 2004 ? Une meilleur connaissance mutuelles des micromondiens ?
Matthieu Duclos : Oui. C'est non seulement mon v
u, mais ce que je vais essayer de faire. une meilleur connaissance réciproque et un travail en commun, et non chacun dans son coin, pour les choses qui l'exigent vraiment.
Stéphane Paolys, pour Radio Venys : En espérant que ce v
u soit entendu. Merci à vous, M.Duclos, d'avoir bien voulu répondre à ces quelques questyons.
Matthieu Duclos :De rien. C'était un réel plaisir d'être écouté et soutenu par des questions intelligentes
Stéphane Paolys, pour Radio Venys : A vous l'antenne.
Speakerine : Merci Stéphane. C'était l'interview de M.Duclos, l'heureux lauréat du prix Watersee, qui lui sera remis le samedi 27 décembre au cour de la réception qui sera donné à l'Opéra Royal de Wilhels...
Anaclet de Paxatagore : Ce Duclos est un enfoiré qui vous ment tous et qui ne cherche qu'à prendre un pouvoir qui appartient légitimement à Ys
Speakerine : Monsieur, veuiller sortir du studio je vous prie...
Anaclet de Paxatagore : S'intéresser aux Alddéniens, c'est des conneries, quant à Anbar ou à la Baurésie, je says pas où ça se trouve mays ça mériterait d'être à nous. Le gars de la CSH est un imbécyle fini, ce qui n'est pas étonnant: il vient d'un pays où il fait trop froid pour réfléchir. Quant à ce prix waterloo décerné par des zozos, il n'a aucun intér...
Speaker : Pour des raisons indépendantes de notre volonté, nous sommes dans l'obligatyon de suspendre nos émissions habituelles, qui seront remplacer par quelques pages musicales...
Donnée à l'Université de Krassburg
le 15 Février 2000
Excellences, Mesdames, Messieurs,
En attendant l'inauguration de nos locaux de Krassau, c'est dans les murs de la vénérable Université de Krassburg que j'ai l'honneur de vous entretenir sur l'avancement des travaux de l'IGK. Je vous remercie d'être venus si nombreux et vous prie par avance d'excuser la longueur de mon intervention qui pourrait perturber quelque peu certains de mes compatriotes plus habitués à la brièveté d'une enchère de dahu.
Je dois en premier lieu vous dire que la géographie des nations virtuelles est une science déjà complèxe et qui le devient d'autant plus dès qu'elle se mèle aux relations internationales. Prenons par exemple le cas du Krassland. Ce petit pays blotti au pied du mont Krassberg et à la toponymie bien germanique aurait dû normalement trouver sa place en Europe centrale, quelque part entre l'Autriche et la Bavière et c'est sans doute là que notre Konsul l'avait initialement imaginé. Mais la donne se complique avec l'entrée en scène des autres pays virtuels. A commencer par nos enn... , nos am... euh... nos voisins du Zollernberg qui, taquins comme à leur habitude, ne peuvent se contenterde vivre paisiblement au bord du Krassee et décident de s'installer au bord de la mer. Une mer qui d'ailleurs baigne aussi les côtes de Nautia l'ile de la R.F.V. Etant donné que le Krassland et le Zollernberg sont indissociablement liés par une longue histoire d'amour-haine (enfin... surtout de haine), on ne pouvait géographiquement les séparer et il fallait donc trancher entre l'option lacustre et l'option maritime. Ce fut d'ailleurs là l'un des enjeux du récent débat sur la salinité ou la non-salinité du Krassee qui fut finalement tranché élégamment au plus haut niveau par les autorités krasslandaises et zollernoises: le Krassee reste bien un lac, mais il est relié à une mer peu distante par une rivière navigable.
Voici donc le Krassland arraché à ses montagnes d'Europe centrale pour être entrainé vers un destin plus maritime qu'initiallement prévu.
Maintenant une question devrait logiquement titiller votre esprit: On parle d'une mer, certes, mais laquelle? Et c'est là que nous abordons le coeur du problème. Etant donné le caractère intrinséquement européen du Krassland et du Zollernberg nous pouvons déjà restreindre notre choix aux mers baignant les rivages de notre continent mais cela nous laisse encore au moins quatre options: la Méditerrannée, l'Océan Atlantique, la Mer du Nord et la Baltique (je laisse ici volontairement de côté la piste de la Mer Noire qui me semble moins compatible). Il serait cependant erronné de croire que nous pourrions choisir les yeux fermés l'une de ces options car il faut d'abord examiner si elles sont historiquement compatibles. En effet, le Krassland, à la différence de ses plus jeunes voisins virtuels, possède déjà un bagage historique conséquent qu'il nous faut respecter au mieux pour ne pas être contraints de réécrirenotre histoire (car pensez au traumatisme national que cela provoquerait). Je me suis donc penché sur les oeuvres de mon éminent confrère, monsieur von Kalmar, et de ses collègues historiens pour tenter de trouver des indices géographique à travers la lecture de la vie et de l'oeuvre de nos Grands Hommes. Et des indices j'en ai effectivement trouvé cinq.
Indice n
1: La ville de Krassburg aurait été fondée par le romain Crassus, donc logiquement le Krassland devrait être dans la zone où s'étendait l'Empire Romain.
Indice n
2: Du temps des invasions barbares, le célèbre roi krasslandais Krassperik le Sanguinaire s'est battu contre Attila. Donc, logiquement le Krassland devrait être sur ou a proximité des terres traversées par les Huns.
Indice N
3: Il est écrit dans la biographie de l'un de nos personnages historiques qu'au sud-ouest du Krassland on trouvait la Lotharingie. Donc logiquement, le Krassland devrait se situer au nord-est de ce qui fut jadis la Lotharingie.
Indice N
4: Siegfried von der Krass lutta contre les Danois et les Bavarois. Donc, logiquement le Krassland ne devrait pas être trop éloigné d'au moins un de ces deux peuples.
Indice N
5: Pendant la seconde guerre mondiale, le Krassland et le Zollernberg ont été occupés par l'Allemagne dès 1940, donc logiquement, ces deux pays devraient être plutôt géographiquement proches de l'Allemagne.
Les historiens auront sans doute remarqué qu'il est presque impossible de satisfaire pleinement à ces cinq indices car les régions proches de la mer et situées au nord-est de la Lotharingie n'ont, pour la plupart, jamais fait partie de l'Empire Romain. Mais je me suis toutefois servi de ces indices pour tenter d'identifier plusieurs emplacement possibles pour le Krassland et le Zollernberg et j'ai ensuite analyse leur compatibilité avec ces indices en y ajoutant des avis personnels sur les avantages et les inconvénients de ces choix. Je vous soumet donc six options, trois options continentales et trois options insulaires.
OPTION N
1: SUR LA RIVE NORD DE L'ADRIATIQUE
quelque part entre l'Italie, l'Autriche et la Slovénie
compatibilité romaine: OUI
compatibilité Attila: OUI, envisageable
compatibilité lotharingienne: OUI car la lotharingie descendait jusqu'à Rome
compatibilité danoise/bavaroise: OUI pour la Bavière
compatibilité allemande: OUI car voisine de puissances de l'axe
avantages: C'est géographiquement l'option la plus compatible et c'est aussi celle qui nous éloigne le moins de notre site originel supposé. Ça nous permettrait de rester dans une zone alpine et d'influence germanique (l'ex-Empire austro-hongrois) tout en expliquant notre côté plus latin de francophones. On peut alors aussi placer la plus méridionale R.F.V "plus au sud" dans l'Adriatique. C'est une région historiquement riche et fertile en sources d'inspirations (Venise et ses complots n'est pas loin).
inconvénients: C'est une région historiquement riche où l'on ne se serait pas fait oublier par l'histoire. Par ailleurs on y est un peu à l'étroit pour y placer d'autres nations virtuelles, surtout si elles sont de grande taille. Si on adopte cette option El-Futuro devrait peut-être se contenter d'être une cité-Etat du style république de Venise plutôt qu'un vaste Empire.
OPTION N
2: ENTRE LE DANEMARK ET L'ALLEMAGNE
au bord de la mer du Nord, sur la rive occidentale du Schleswig-Holstein
compatibilité romaine: NON, sauf si on force un peu
compatibilité Attila: OUI, éventuellement
compatibilité lotharingienne: OUI
compatibilité danoise/bavaroise: OUI avec les danois
compatibilité allemande: OUI
avantages: on reste en plein dans l'espace germanique et ça justifie certains épisodes nordiques de notre histoire (une Krasslandaise à épousé un roi de Norvège). C'est aussi intéressant comme inspiration historique (vikings, ligue hanséatique...). Et puis il y déjà plusieurs Etats virtuels qui ont choisi de se baser dans la région alors ça nous donnera une bonne raison de nouer des contacts.
inconvénients: c'est pas très montagneux dans le coin (mais bon...ça évitera une fuite de dahus hors du Krassberg). Ça manque aussi un peu de place. Et on ne pourra pas placer la RFV au sud... à moins qu'ils tiennent à se faire parachuter leur île dans la Ruhr. Et puis il faudrait peut être envisager de pivoter notre carte de 90
pour que la mer soit à l'Ouest au lieu du Sud.
OPTION N
3: EN PRUSSE ORIENTALE
du côté de Königsberg, dans ce qui est aujourd'hui l'enclave russe de Kaliningrad située au bord de la Baltique, entre la Lithuanie et la Pologne.
compatibilité romaine: NON (ou alors Crassus s'était perdu)
compatibilité Attila: OUI, envisageable
compatibilité lotharingienne: OUI et NON (c'est bien au nord-est mais bien plus loin)
compatibilité danoise/bavaroise: OUI avec les danois
compatibilité allemande: OUI
avantages: on a un peu plus de place vers l'est et puis ça rapproche l'économie krasslandaise de tous les trafics louches de l'ex-URSS. En plus c'est dans l'espace historique germanique et il y a plein de petites îles dans les parages ou on peut mettre des Etats virtuels.
inconvénients: on a du avoir quelques ennuis avec l'URSS et c'est peut-être un peu froid pour nos amis de la RFV qui, si on les place au sud de nous, vont se retrouver juste au nord des côtes polonaises.
OPTION N
4: UNE ILE DANS L'ATLANTIQUE NORD
sur une île imaginaires quelque part entre l'Islande et les Açores
compatibilité romaine: OUI (ils étaient chez les britons et en espagne)
compatibilité Attila: NON (sauf si c'est un pirate homonyme de l'autre)
compatibilité lotharingienne: NON
compatibilité danoise/bavaroise: BOF sauf peut-être les vikings
compatibilité allemande: NON mais on peut imaginer quelque chose
avantages: On est plus libre de faire ce qui nous plait. On a de la place. On peut créer une grande île et mettre tous les pays qu'on veut dessus. il n'y a pas de problème pour placer la RFV autant au sud qu'elle le souhaitera. El Futuro qui porte un nom espagnol sera plus proche de la péninsule hibérique. ça expliquera qu'on ait eu de grands marins dans notre histoire (De Krassma et Surkouf). Il y a déjà dans les parages un Etat virtuel à la toponymie germanique (l'Empire de Racktidan) mas peuplé par des lusophones alors l'arrivée du Krassland et du Zollernberg ne fera pas trop tache. Et puis l'emplacement justifie bien un melting-pot culturel (on peut placer des pays très différents sur notre ìle. De Plus, ça nous rapprochera du Matapédia (qui est en Amérique du nord). Enfin, l'apparition toute récente de l'atlante prinipauté d'Ys tend à accréditer fortement cette option.
inconvénients: Historiquement c'est peut-être l'option la moins convaincante ou du moins celle qui demandera le plus de travail de rafistolage à nos historiens. Et puis, côté météo, prévoyez de nombreux jours de pluie.
OPTION N
5: UNE ILE EN MER DU NORD
sur une grande île imaginaire quelque part entre l'Angleterre, l'Allemagne et la Norvège
compatibilité romaine: ENVISAGEABLE
compatibilité Attila: NON (sauf si c'est un pirate homonyme de l'autre)
compatibilité lotharingienne: OUI
compatibilité danoise/bavaroise: OUI
compatibilité allemande: OUI
avantages: Du pétrole, du pétrole et encore du pétrooooooooole ! On sera plus riches et on pourra encore plus polluer et faire des marrées noires. De plus notre approvisionnement énergétique sera garanti.
inconvénients: Euh, après réflexion c'est surtout les Zollernois qui vont s'enrichir parce que nous, côté accès à la mer et eaux territoriales c'est plutôt le désert. Et puis tout ça, ça risque de mazouter la réserve naturelle d'Ilette et on va avoir des ennuis avec ceux de la RFV qui ne seront déjà par trop contents d'avoir été traînés aussi au nord.
OPTION N
6: UNE ILE DANS LA BALTIQUE
Une île dans la baltique, faisant éventuellement partie d'un archipel
compatibilité romaine: NON (ou alors Crassus s'était perdu)
compatibilité Attila: NON (sauf si c'est un pirate homonyme de l'autre)
compatibilité lotharingienne: OUI
compatibilité danoise/bavaroise: OUI
compatibilité allemande: OUI
avantages: Le coin est plûtot tranquile et la Baltique est déjà bien polluée alors on remarquera pas trop notre arrivée dans la région. Et puis c'est plein de petites îles alors une de plus...
inconvénients: côté place c'est un peu restreint et il faudra pas voir trop grand sinon on risquerait de boucher la baltique avec notre île. Je ne sais pas si la RFV acceptera de nous suivre tellement au nord... quoique le climat soit plutôt favorable aux pingoins d'Ilette.
Oups! ... je viens de constater que j'ai déjà amplement dépassé le temps qui m'était imparti.
Alors je vais passer directement à la conclusion.
Comme vous avez pu le constater, ces six options ont toutes leurs avantages et leurs inconvénients. Il ne revient pas à l'Institut Géographique Krasslandais de faire le choix final car c'est une question qui concerne chaque citoyen et qui à mon humble avis devrait être réglée par un référendum ou par un sommet des chef d'Etat. Certains penseront qu'il vaut mieux garder le flou actuel mais, en guise de conclusion, je vous dirais que si ce n'est pas vous qui faites le choix, d'autres le feront pour vous... et pas forcément à votre avantage.
Voilà, il est déjà bien tard et je vous remercie d'être restés éveillées jusqu'à la fin. J'espère que cette soirée aura contribué à faire avancer le débat sur la place du Krassland dans le monde. Des questions? .... .... .... Bon, et bien merci, au revoir et à bientôt.
Une étude très ancienne dont l'aspect conceptuel est resté fondamental.
Préambule
1. La République Francophone Virtuelle, fondée le 22 novembre 1998, a progressivement pris de l'ampleur. L'action du Consul a permis de découvrir, relativement fortuitement il est vrai, plusieurs communautés virtuelles. L'établissement d'un site Internet, référencé notamment sur Yahoo !, a permis à d'autres communautés de nous contacter, et de nous faire connaître l'existence de nouvelles communautés virtuelles. La RFV est actuellement en relation avec quatre autres micronations et connaît également l'existence de trois autres, avec lesquels il est prévu d'entrer prochainement en relations.
2. Plusieurs questions viennent immédiatement à l'esprit : quelle peut-être la nature de ces relations ? Ou, plus exactement, sur quoi peuvent-elles porter ? C'est là l'objet de la première partie de cet article. Il s'agira de déterminer le champs des relations internationales de la RFV.
Puis, on se demandera comment les relations internationales sont formalisées juridiquement : quel est le droit des relations internationales ? Existe-t-il un droit des traités entre micronations ? Quel est le droit virtualien des affaires étrangères ?
3. L'enjeu de cette réflexion succincte doit être de montrer l'ampleur du travail à effectuer et de trouver les moyens juridiques qu'il convient de mettre en oeuvre pour réaliser les objectifs que la RFV pourrait se fixer. Il ne s'agit donc pas de tracer un programme politique, mais de réfléchir aux perspectives qu'ouvre la diplomatie et des moyens d'y parvenir.
4. Terminologie. On sait dans quelle acception nous utilisons couramment le terme de " virtuel ". Par virtuel, qui s'oppose à " réel ", j'entends " qui est relatif à cette forme d'État dont la RFV est un exemple ". Or, il semblerait que le terme généralement adopté pour désigner cette forme d?État est "micronation". La RFV est donc une micronation. Je pense que "virtuel" est toutefois un adjectif qui convient bien : on parlerait difficilement des "relations internationales micronationales". On pourrait toutefois parler des "relations intermicronationales". Je laisse à d'autres auteurs le soin de se pencher sur cette question et préfère garder ma propre terminologie.
A. Les relations internationales virtuelles ont-elles le même champs que les relations internationales réelles ?
1. Typologie des relations internationales réelles
5. Dans le monde que nous qualifions de réel, (et qui, par opposition, a donné notre monde virtuel), les états sont amenés à entrer en contact les uns avec les autres. C'est même une quasi - obligation, et ce pour plusieurs raisons simples : la contiguïté des États, l'unicité des individus, le risque de conflits armés et les relations internationales elles-mêmes.
6. Contiguïté des États. Les États sont contigus. Il en ressort qu'ils ont des questions communes à régler : le tracé et la surveillance de leurs frontières respectives, la lutte commune contre la contrebande, les problèmes de flux (routes, chemins de fer, électricité, gaz, fleuves, mer ?).
De là, il vient que les États sont naturellement portés à converser entre eux ou à se faire la guerre mais, dans tous les cas, à entretenir des relations et non à s'ignorer mutuellement.
7. Unicité des individus. Chaque individu n'est qu'un : où qu'il soit, son âge, son aspect physique est le même. S'il meurt dans un État, il est mort dans tous. S'il est retenu dans un État, il ne peut aller dans les autres. Il en ressort que les individus qui ont des intérêts, soit familiaux, soit commerciaux, dans plusieurs États sont amenés à faire pression sur les Etats pour que ceux-ci se soucient de leurs intérêts. C'est là une seconde source de relations internationales : les États ayant affaires aux mêmes citoyens, ils ont intérêt, tant pour leur propre tranquillité que pour celles de leurs citoyens, de régler les intérêts des transfrontaliers.
7. Préexistence des relations internationales. Il ressort donc que les états sont amenés à entretenir des relations internationales. Or, l'entretien des relations internationales lui-même est le prétexte à mener des relations internationales : voilà un traité instituant des relations internationales entre deux pays, voici un pays qui proteste par ce que les diplomates d'un autre commettent des infractions sur son territoire...
Les relations internationales s'entretiennent par elles- mêmes : une fois constituées, il est difficile de les rompre, sauf par la guerre.
8. Possibilité de conflits armés. La possibilité de conflits armés est le quatrième ressort des relations internationales réelles. En effet, chaque état entretenant des armées, les conflits diplomatiques peuvent se transformer en conflits armés. Ce risque amène un développement des relations diplomatiques soit pour établir un " droit de la guerre ", soit pour tenter de régler un conflit pacifiquement, soit encore pour former des alliances défensives ou offensives.
9. Peut-être existe-t-il d'autres ressort des relations internationales. Ceux-là me paraissent les plus apparents. Or, il semble bien qu?ils ne sont que difficilement adaptables aux relations internationales virtuelles.
2. L'inadéquation des ressorts de relations internationales réelles aux relations internationales virtuelles
10. On peut penser, à première vue, que les relations internationales virtuelles se tissent pour les mêmes raisons que les relations internationales réelles.
11. Nous avons vu, dans la partie précédente, quels étaient les ressorts des relations internationales réelles : contiguïtés des états, unicité des citoyens, risques de conflits armés, et auto entretien des relations internationales. Reprenons un à un ces points.
12. Absence de contiguïté. Tout d'abord, il est évident que les micronations ne sont pas contiguës. L'absence de territoire rend impossible toute contiguïté. Certains états toutefois se sont fictivement dotés d'un territoire (la République de la Planète de Jo, par exemple, est une fédération de 6 provinces situées sur la Planète de Jo). On pourrait envisager, par traité, de faire en sorte que ces états soient fictivement contigus. Cela est toutefois difficilement envisageable, tant les différences entre micronations sont grandes.
Note de Paxatagore : icy, l'avenir démontra que non !
13. Absence d'unicité des citoyens. Ensuite, les citoyens ne sont pas uniques : ils peuvent mener plusieurs vies en même temps, mourir dans une micronations, être richissime dans une autre? Ainsi, l'auteur de cet article est à la fois Consul de la RFV, citoyen de Bernier, province de la Planète de Jo, et citoyen paulinien, membre fondateur du premier parti politique du Royaume de Saint-Paul. Sa richesse acquise dans la planète de Jo n'est nullement transférable dans la RFV, ni dans le Royaume de Saint-Paul. Là encore, toutefois, il est envisageable de limiter la participation des citoyens à un ou deux pays. Mais, pourquoi ? Je n'en vois pas l'intérêt.
14. L'absence de conflits armés. Le risque des conflits armés ne doit pas exister. Tout d'abord, parce qu'il dépasserait de beaucoup l'intérêt du jeu. Les conflits armés, s'ils existent, restent ludiques et encadrés. Ils ne sauraient prendre la forme de lutte (par le bais de virus informatiques, par exemple) sinon les internautes ne seront plus attirés par les micronations. Les conflits armés réellement destructeur ou meurtrier sont donc écartés. Et puis, quel en serait l'intérêt ? Il n'y a pas de territoire, pas de ressources à conquérir !
15. L'entretien des relations internationales. Seul l'entretien des relations internationales semble ne pas devoir être écarté. Une condition vient toutefois à l'esprit : on peut garder ce ressort des relations internationales, à condition qu'il ne soit pas le seul : on ne peut entretenir des relations internationales pour le plaisir. Mais, à notre sens, cette condition ne doit pas être retenue, car elle fausse. On peut tout à fait entretenir des relations internationales pour le plaisir, se complaire en formalités diplomatiques et négocier à loisir sur pas grand-chose. Mais, il est vrai qu'il vaut mieux avoir d'autres sujets aux négociations internationales virtuelles.
B. Le champs des relations internationales virtuelles
16. Il convient alors de rechercher quels peuvent être ces autres sujets. La " réalité virtuelle " nous en offre plusieurs. Nous avons déjà évoqué le problème des doubles citoyens. Il se pose également la question de la coopération économique et monétaire, de l'exécution des décisions de justice, et ce que nous appellerons la coopération ludique. Ce ne sont là que des exemples.
17. Le problème de la double citoyenneté. Il ne s'agit pas réellement d'un problème. Il s'agit uniquement d'une question que les micronations peuvent vouloir régler. La situation type est la suivante : une même personne est citoyenne de plusieurs micronations. On peut vouloir éviter cette situation pour plusieurs raisons : tout d'abord, parce qu'un citoyen membre de plusieurs micronations sera toujours plus proche de l'une que des autres, et donc, sera un "mauvais citoyen" dans les autres, amenés à toujours favoriser les intérêts de sa nation de coeur. Ainsi, quelle confiance peut-on accorder à un "double citoyen" ? Il est bien évidemment impossible de lui donner des fonctions importantes, notamment dans la conduite des affaires étrangères. Il nous semble alors utile de créer la notion juridique de nationalité d'origine : la nationalité d?un citoyen donné d'origine est celle de la première micronation qui a accordé à ce citoyen sa nationalité. Dans mon cas personnel, il s'agit de la RFV. Dans sa nation d'origine, le citoyen a tous les droits reconnus par la Constitution et les lois. Dans les autres nations, ses droits sont limités à raison, précisément, du fait qu'il n'est pas citoyen d'origine. Toutefois, chaque nation doit décider (seule ou par traité), quel sort elle réserve aux citoyens qui ne sont pas ses citoyens d'origine. Et, elle doit décider également si elle permet à un citoyen d'abandonner sa qualité de citoyen d'origine pour devenir le citoyen d'origine d'une autre nation. Ce grand problème doit faire l'objet d'une concertation internationale.
18. Coopération économique et monétaire. Parmi les micronations actuellement connue de la RFV, trois (la Planète de Jo, le Krassland, le Zollenberg) ont un système économique ludique. Ces systèmes sont toutefois fondamentalement différents de celui qui a cours dans la RFV. Le système économique de la Planète de Jo est un système communautariste, où le rôle des acteurs publics décentralisés (gouverneur de province, connétables de province) est important. Les système économiques du Krassland et du Zollenberg, très proches l?un de l?autre, reposent sur une participation des citoyens à une économie fictive. Quand à l?économie qui se met progressivement en place chez nous, elle repose entièrement sur la participation des citoyens, malgré l?importance des sociétés possédées par l?état. Il est tout à fait envisageable qu?un même citoyen puisse avoir des affaires dans plusieurs nations virtuelles. Notre système économique est d?ailleurs ouverts à tous, sans condition de nationalité. S?il n?est pas obligatoire d?établir des ponts entre les différentes économies, il est certain que cela ajoutera au jeu une dimension supplémentaire, susceptible de plaire et d?intéresser les citoyens. Or, nous croyons profondément que le succès d?une micronation réside dans sa capacité à plaire et à intéresser ses citoyens.
19. Exécution des décisions de justice. Le problème de l?exécution des décisions de justice se pose à plusieurs titres. Il peut s?agir soit de décisions pénales, soit de décisions civiles.
20. Les décisions pénales peuvent parfois n?être appliquée que dans une seule nation, mais parfois également trouver de l?intérêt à être appliquée dans plusieurs : une personne, par exemple, qui manifeste des opinions racistes, serait passible de condamnation tant au titre de la Constitution Joienne qu?au titre de la constitution paulinienne. On imagine mal, par ailleurs, qu?un tel comportement ne soit pas sanctionné par la jurisprudence de la Haute Cour Juridictionnelle. Si un citoyen fait état de tels opinions, il n?est pas injuste qu?il soit chassé des trois états en même temps. Même s?il n?est citoyen que dans l?une ou l?autre nation, il peut paraître opportun de lui interdire définitivement d?être citoyen dans les trois nations.
21. En ce qui concerne les décisions civiles, leur exécution dans plusieurs pays peut également être requise : voilà un citoyen qui est condamné à payer des dettes qu?il a contracté envers la Banque Centrale Virtuelle. Ses affaires étant peu florissantes dans la RFV, il est dans l?incapacité de le faire. Pourquoi ne pas saisir ses biens dans la Planète de Jo ? Toutefois, on voit bien qu?une coopération dans l?exécution des décisions civiles implique une véritable interpénétration entre les économies concernées, et notamment que les monnaies soient convertibles. Cela implique aussi, chez les citoyens, l?impression de n?être plus qu?un seul personnage joué, au lieu de plusieurs comme actuellement : celui qui fait des affaires à Bernier et en Virtualie est la même personne. Cela pose des problèmes que l?on pourrait qualifier hardiment de " problèmes de compatibilité d?univers" : une telle compatibilité est-elle souhaitable ? Si oui, comment la réaliser ? Voilà la problématique.
22. Enfin, pour ce qui est de la coopération ludique, elle est beaucoup plus simple à réaliser. Qu?est-ce que la coopération ludique ? Il s?agit de partager des connaissances dans la gestion ludique d?une micronation. Ainsi, il est de coutume dans la Planète de Jo que chaque cycle (soit chaque semaine), le Président propose à ces citoyens une énigme, susceptible de faire gagner à ceux qui y répondent un ou plusieurs galons (c'est-à-dire, approximativement, des points mesurant l?influence et le prestige). La Planète de Jo est en coopération avec un autre jeu, qui utilise le même système : l?échange des énigmes est donc possible. En ce qui concerne la RFV, nous voyons par exemple qu?un Casino a été ouvert au Krassland. Nous pouvons alors demander aux dirigeants du Krassland de nous faire partager leur expérience afin d?en ouvrir un pour les citoyens de la RFV. Voilà qui nous amènes à un problème intéressant.
C. Reconnaissance in lude et reconnaissance ex lude 23. Nous abordons là un problème théorique extrêmement important, d?où découle à notre sens l?ensemble de la problématique des relations internationales.
24. Définition de la reconnaissance. La reconnaissance est l?acte par lequel un État, réel ou virtuel, reconnaît l?existence d?un autre. Cet acte n?est pas nécessairement un acte juridiquement formalisé. Ainsi, l?ouverture de négociations visant à établir des relations diplomatiques repose sur l?idée que chacun des États reconnaît à l?autre la qualité d?État. Il en est allé ainsi dans les négociations entre la Planète de Jo et la RFV, de même qu?il en est actuellement dans les négociations avec le Krassland ou le Royaume des Farfadets. Dans tous ces cas, chacun accepte l?autre comme étant une micronation. Il n?en va pas exactement de même dans les relations que Saint-Paul entretien avec les autres micronations. En terme de droit international public virtuel, une micronation se définit, pour nous, comme étant une simulation d?un état réel, avec ou sans support territorial virtuel, avec une organisation politique (démocratique ou autocratique) représentant l?ensemble des citoyens. En ce sens, le Royaume de Saint-Paul est une micronation. Toutefois, le Royaume de Saint-Paul n?est pas une micronation comme les autres. Chaque micronation trouve en elle-même son intérêt : il est amusant de participer à la vie politique, économique ou sociale d?un micro état. Mais, tel n?est pas le cas à Saint-Paul : le but de Saint-Paul est d?être une organisation que l?on peut qualifier d?humanitaire. Aussi, le Roi de Saint-Paul ne trouve pas d?intérêt pour son royaume de participer à la vie diplomatique des micronations. D?où l?établissement de relations informelles, où Saint-Paul dispose d?une ambassade auprès de la RFV, alors que la réciproque n?est pas vraie. La RFV reconnaît le Royaume de Saint-Paul comme une micronation, alors même que celui-ci refuse d?être qualifié de micronations.
25. Reconnaissance ex lude (hors le jeu). Il y a reconnaissance ex lude entre deux nations lorsque leurs gouvernements entrent en contact et tissent des relations diplomatiques sans que les citoyens soient informés de ces relations et sans même que les citoyens soient concernés par ces relations. Les relations diplomatiques sont alors limités à la coopération ludique. Lorsque deux états établissent une telle relation, leurs citoyens en sont exclus. Si une personne dispose de la citoyenneté de ces deux états, il participe à chaque simulation comme s?il était deux personnes différentes. Ainsi, en est-il mon " double " dans la planète de Jo, qui porte le nom de Scipion l?Africain. Aucune coopération économique, aucune reconnaissance des jugements civils ne sont possible. La reconnaissance des décisions pénales reste limitée aux infractions communes à plusieurs micronations (comme le fait d?exprimer des opinions racistes).
26. Reconnaissance in lude (dans le jeu). Dans la reconnaissance in lude les citoyens des nations en contact ont connaissance de ces contacts. Lorsqu?il y a reconnaissance in lude, les relations internationales peuvent être beaucoup plus importantes : reconnaissance mutuelle des économies, des monnaies, des décisions de justice civiles et pénales,? Chaque citoyen est la même personne, quelque soit la nation où il agit. Les actes d?un commerçant de Virtualie l?engagent également au Krassland. Cette forme de jeu est beaucoup plus intéressante, à mon sens, pour les citoyens, mais rend plus complexe les échanges internationaux (mais, la complexité n?est elle pas tout l?intérêt des micronations ?).
27. articulation des reconnaissances. Plusieurs articulations des reconnaissances sont envisageables. Tout d?abord, entre deux nations (A et B), il peut n?exister que des reconnaissances ex lude. Il peut aussi, deuxième configuration, exister des reconnaissances in lude. Il peut enfin exister une configuration originale : une nation est reconnue in lude par l?autre, qui, toutefois, ne reconnaît celle-là qu?ex lude. C?est le cas des relations entre la RFV et la Planète de Jo : à l?égard de la RFV, les relations internationales menées avec la Planète de Jo sont publiques : chaque citoyen peut en avoir connaissance, les traités sont ratifiés par le Parlement (cf. infra). Mais, à l?égard de la Planète de Jo, seul le Conseil des 6 peut avoir connaissance du traité. La population ignore l?existence des relations internationales qui s?établissent entre leur pays et la RFV. Concrètement, cela limite singulièrement le champs des relations.
On en déduit donc que pour que s?établisse une véritable relation in lude, il faut l?accord des deux nations en présence. Sinon, la relation n?est (de fait) qu?ex lude. Une nation qui ne souhaite pas établir de relations in lude ne peut y être contrainte.
28. Le choix de la RFV. La RFV a, pour l?instant, adopté pour politique le fait d?ouvrir des relations in lude. C?est pleinement le cas avec le Krassland. Ce choix a été fait par le Consul, qui souhaitait ouvrir au maximum les relations diplomatique de la RFV. Il en ressort qu?il existe un droit virtualien des relations internationales, qui régit tant la conduite des négociations que le droit des traités. C?est ce droit qu?il convient maintenant d?analyser.
II. Droit des relations internationales 29. Définition d?un ordre juridique. Nous appellerons ordre juridique un ensemble cohérent et hiérarchisé de normes juridiques destiné à régir un ensemble de personnes de droit. L?ordre juridique virtualien est ainsi appelé à régir les citoyens virtualiens. Il est couronné par la Constitution du 22 octobre 1998.
A. Droit international public virtuel des relations internationales 30. Le problème de l?existence d?un ordre juridique international virtuel. Existe-t-il un ordre juridique international virtuel ? On peut penser qu?un tel ordre existe naturellement. Il comprend au moins une règle, celle qui récapitule tout droit relationnel : la règle Pacta sunt servanda. Les traités négociés par le Consul comprennent tous une clause par laquelle les États contractants s?engagent à chercher à conclure un traité établissant une organisation des nations virtuelles (ONV). L?ONV pourrait avoir des compétences en matière de législation internationale : réglementation des relations diplomatiques, réglementation de la reconnaissance des décisions de justice? Pour l?instant, le Consul travaille à un projet qui est loin d?être au point.
31. Le principe de la souveraineté des micronations. La plupart des micronations se reconnaissent comme souveraines. Que signifie la souveraineté d?une micronation en terme de droit international public virtuel ? Une micronation est souveraine lorsqu?elle définit seule, par les moyens qui lui plaisent, le droit qui lui est applicable, le territoire sur lequel est entend se situer, les conditions sociales et politiques qui seront les siennes. Elle est souveraine lorqu?aucune autre nation virtuelle n?a le pouvoir juridique de la contraindre. Il ressort du principe de la souveraineté des micronations que la seule source de droit de l?ordre juridique international virtuel peut être la source contractuelle (les traités). Aucune autre source n?est recevable, sauf à être reçue par traité.
32. Le rôle de la coutume. La coutume, en droit international public virtuel, ne joue pas un rôle explicitement reconnu. Nous sommes forcés toutefois d?admettre qu?elle existe. Ainsi, les traités d?établissement de relations diplomatiques négociés par la RFV permettent de dégager, coutumièrement une pratique des relations diplomatiques internationales entre micronations. La coutume n?ayant pas encore reçu de statut particulier, ne saurait toutefois lier véritablement les États.
33. La pauvreté du droit international public virtuel. Il ressort de tout cela que le droit international public virtuel ne comprend pas grand chose : la règle pacta sunt servanda, le principe de souveraineté des micronations. Aussi, faut-il nous tourner vers les règles de droit virtualiennes.
B. Le droit virtualien des relations internationales 1. Sources du droit 34. Le droit virtualien des relations internationales trouve ses sources dans la Constitution, dans les traités conclu par la RFV et dans la loi.
35. La Constitution. Aux termes de l?article premier de la Constitution du 22 novembre 1998, " la République Francophone virtuelle est un état souverain dans l'ordre juridique international virtuel de l'Internet ". La RFV affirme donc tout d?abord son caractère souverain, et ensuite son appartenance à l?ordre juridique international virtuel. Puis, le même article ajoute, un peu plus loin, que la RFV " ne crée de droits et d'obligations qu'à l'égard (?) des états virtuels avec lesquels elle a légalement contracté, conformément à ce texte ". La Constitution reconnaît donc que la seule source du droit qui peut s?imposer à la RFV est la source contractuelle.
36. Dispositions contenues dans le PC46. Leur application à la République francophone virtuelle étant plus qu'hypothétique, nous en réservons l'étude.
37. La loi Bournemouth. La Loi Bournemouth, adoptée dans l?urgence le 30 juin 1999, fixe le cadre des relations internationales (cf. infra). Elle fait toutefois actuellement l?objet d?un contentieux devant la Haute ? Cour Juridictionnelle. En effet, Melle Anne Etien, a déposé dès le 25 juin un recours contre le projet de loi. Elle estime que ce projet accorde de trop larges pouvoirs au Consul (question que nous retrouverons infra), et critique également la procédure d?adoption de la Loi. Cette question n?a toujours pas été tranchée par la Haute Cour, mais ne concerne pas notre objet, puisqu?il s?agit de droit parlementaire interne. Toutefois, il convient de rester réservé dans l?analyse de Loi Bournemouth, puisque nous ne pouvons pas être sur que cette loi soit vraiment conforme à la Constitution. En tout état de cause, quelle que soit l?issue du procès, le Consul a l?intention de déposer un projet de Loi sur les relations internationales.
38. Les traités conclus par la RFV. La RFV a pour l?instant conclu un seul traité. Il s?agit d?un traité d?établissement de relations diplomatiques avec la Planète de Jo, appelé Traité de Joya. Ce texte a fait l?objet d?une doctrine consulaire.
2. Répartition des compétences 39. La commission des affaires étrangères. La commission des affaires étrangères a été instituée par l?article premier de la Loi Bournemouth. Aucune disposition juridique ne régissant les commissions parlementaires, le régime de la commission des affaires étrangères n?est pas fixé. Il ressort de la pratique consulaire que ses archives sont tenues secrètes, mais que n?importe quel citoyen peut s?y inscrire et participer aux débats.
La commission des affaires étrangères, aux termes de la Loi Bournemouth n?a qu?un rôle de contrôle de l?action diplomatique du Consul. La signification exacte de ce contrôle n?est pas précisé. Toutefois, la pratique consulaire consiste à informer régulièrement la commission de l?état des relations diplomatiques, mettant ainsi la commission en état de faire des critiques ou des propositions. De toutes les façons, rien n?interdit à chaque membre de la commission de poser, dans le cadre de la commission, des questions au Consul.
40. Le Parlement. Le Parlement, aux termes de l?article 3 de la Loi Bournemouth, ratifie les traités. Nous pensons que les traités ne peuvent entrer en vigueur qu?une fois ratifiés par le Parlement. Ils ont alors force de loi. Le consul actuel a annoncé son intention de faire passer devant la commission des affaires étrangères toutes les lois de ratification de traité, ce qui est tout à fait logique.
41. Le Consul. Le Consul est chargé de mener les affaires étrangères de la RFV (article premier de la loi Bournemouth). Il négocie les traités et mène la politique étrangère de la République (article deux). Dans une doctrine, le Consul Duclos a précisé comment ses pouvoirs s?articulaient avec ceux du parlement. Selon les services du Consulat, certains traités, c'est-à-dire les traités qui portent sur les relations diplomatiques, appartenant à un domaine qualifié de " domaine réservé du Consul ", peuvent entrer provisoirement en vigueur sur simple signature du Consul. Ils n?ont alors qu?une valeur réglementaire et doivent être ratifiés par le Parlement.
Que signifie cette doctrine complexe ? Il ressort des articles 1 et 2 de la Loi Bournemouth que le Consul est seul compétent pour mener les affaires étrangères de la RFV. On peut donc légitimement parler de " domaine réservé du Consul " pour les affaires étrangères. Le Consul est donc compétent pour ouvrir des ambassades, définir le statut de celles-ci, recevoir les ambassades étrangères? Il peut normalement faire ces actes par simple décret, mais il peut aussi le faire par Traité (puisque l?article 2 l?autorise à négocier les traités). Il est donc logique que les traités qui portent exclusivement sur les relations diplomatiques entrent en vigueur sur simple signature du Consul.
Il est toutefois nécessaire que le contrôle parlementaire s?exerce, aussi les traités, pour acquérir force de loi, doivent être ratifiés par le Parlement.
Cette doctrine n?a aucune valeur juridique particulière, et n?a pas été confirmé (ou infirmé) par la Haute Cour.
42. La Haute Cour. La Haute Cour exerce, dans le cadre de ses compétences définies par le titre IV de la Constitution, un contrôle juridique sur l?ensemble des actes diplomatiques. Pour l?instant, aucune jurisprudence n?est venue tempérer ce contrôle. Ainsi, on sait qu?en France, le conseil d?État refuse de connaître des actes qui traduisent la politique étrangère de la France. La Haute Cour n?a pour l?instant pas suivi cette jurisprudence (elle n?en a pas eu l?occasion). Cela ne serait d?ailleurs pas souhaitable : il faut que le Consul respecte la Loi et la Constitution, même dans ses actes diplomatiques.
3. Droit des ambassades établies en Virtualie 43. le cas de Saint-Paul. Saint-Paul dispose auprès de la RFV d?une ambassade au statut particulier, fixé par le décret Talleyrand. Par le décret Talleyrand, la RFV reconnaît in lude l?existence du Royaume de l?Île Saint-Paul ainsi que le gouvernement du Roi Jacques Ier. L?article deux du décret autorise le Royaume de Saint-Paul à désigner, avec l?accord du Consul, un ambassadeur, inscrit à la liste de diffusion de la RFV.
Par un article troisième, le décret accorde certains avantages à cette ambassade (personnalité morale, droit d?ester en justice, droit d?enquêter), à la condition suspensive que de tels avantages soient reconnus à la RFV dans le Royaume de Saint-Paul. Cette condition n?est pas remplie à l?heure actuelle.
L'actuel ambassade est exercée par le Roi en personne.
44. Les autres ambassades. Si aucune autre ambassade n?a été établie pour l?instant, plusieurs traités sont en cours de négociation et de ratification. Tous proposés par la RFV, ils établissent un statut relativement uniforme des ambassades auprès de la RFV.
4. Droit des ambassades de la RFV 44. Sources
45. Statut général.
46. Cas particuliers.
C. Quelle révision de la constitution ? 47. A la fin de la doctrine précitée, le Consul précise qu?il a l?intention de proposer prochainement au Parlement de réviser la constitution afin d?y inclure des dispositions concernant le droit international public virtuel. Quelles modifications peuvent être envisagées ?
48. Formes. Il convient d?abord de s?interroger sur les formes que pourrait prendre une telle modification. Il faudrait une loi constitutionnelle, qui réunisse donc plus de 2/3 des suffrages exprimés. Il nous semble opportun que cette loi soit d?abord étudiée par la commission des affaires étrangères, puis, s?il en est créée une, par la commission des affaires constitutionnelles.
49. Contenu. La révision pourrait apporter plusieurs modifications et précisions : (i) tout d?abord, il faudrait donner aux traités une valeur supérieure aux lois, ce que seule la Constitution peut faire ; (ii) il faudrait également préciser à quelle date les traités entrent en vigueur : le Consul peut-il faire entrer provisoirement des traités en vigueur, et dans quelles conditions ? Existe-t-il un domaine réservé du Consul ? Telle est la question qui devra être certainement débattue.
50. Conclusions. A l?issue de cet article, on a, je l?espère, fait le tour des relations internationales de la RFV du point de vue du droit international public virtuel. On a posé quelques grandes définitions. Cette article est, à notre sens, et sans fausse modestie, l?article fondateur du droit international public virtuel en RFV.
Bon, je&8230; ahem&8230; Après un titre pareil, il s&8217;agit d&8217;assurer.
Je dois à la vérité de dire qu&8217;en lançant ma petite idée de communauté des joueurs, je m&8217;attendais, au pire à des sarcasmes, au mieux à un grand flop. Apparemment, je pêchais par pessimisme puisque les échos positifs se sont multipliés. Ils se sont tellement multipliés, que c&8217;est parti un peu dans tout les sens. D&8217;où la tentative que je fais de recentrer un peu les débats. Je m&8217;aide ici des différentes contributions postées sur la ml-exlude ou en privé à mon adresse. Si vous retrouvez des idées qui sont vôtres, pardonnez-moi par avance de ne pas avoir apposé le copyright réglementaire.
Première chose, une majorité de joueurs (du moins ceux qui s&8217;expriment) estiment qu&8217;il est nécessaire de créer une telle communauté. Accordons-nous donc pour dire qu&8217;est créée officiellement la Communauté des Joueurs du Micromonde (en abrégé CJM). On entend par Communauté : Nous, joueurs du micromonde francophone, formons un ensemble avec des intérêts communs, et décidons de les défendre.
Deuxième chose, quels sont ces intérêts communs ? Cà fera l&8217;objet des premiers débats que nous devrons avoir. Quelques propositions pêchées à gauche et à droite : le respect de règles communément admises (on tentera de discerner quel est le plus petit commun dénominateur), la publicité sur le Micromonde et donc la recherche de nouveaux joueurs, la circulation de l&8217;information entre-nous, etc.
Troisième chose, cette communauté se réunit sur une ML spécifique où elle débat « de manière raisonnable et adulte ». C&8217;est-à-dire qu&8217;on évitera les messages « pure déconne », agressifs et hors sujets.
Quatrième chose, la communauté se dote d&8217;une organisation. Elle se choisit un animateur (qui peut faire office également de modérateur de la liste). Elle délègue certaines tâches à certains de ses membres.
Voilà donc le minimum minimal que je vous propose d&8217;adopter. Bien sûr, certaines contributions ont été beaucoup plus loin et il reviendra d&8217;y revenir lorsque nous nous serons organisé. Mais pour quand même faire avancer le schmilblick un peu plus loin, voici certaines propositions que je fais :
Je propose de garder comme liste de discussion la ml micromonde_exclude@yahoogroupes.fr dont le modérateur est actuellement Xavier. Ceci afin d&8217;éviter de multiplier les listes et se lancer dans un nouveau processus d&8217;inscriptions. Cela présuppose que tout ceux qui y sont abonnés acceptent de jouer le jeu et de s&8217;abstenir de poster des messages qui ne rentreraient pas dans le cadre de nos travaux. Sinon, il faudra quand même créer une nouvelle liste.
Pour animer le débat, en attendant que nous ayons adopté une procédure formelle, je vous propose ma modeste personne. Autant assumer jusqu&8217;au bout.
Comme plusieurs personnes m&8217;ont déjà posé la question du problème Muller, répondons-y de suite. Si nous l&8217;écartons d&8217;office des débats, nous nous mettrions en défaut dès le départ avec les principes démocratiques que nous voulons nous donner. Si nous l&8217;acceptons, nous courrons le risque de « trollisation » de la liste. Afin qu&8217;on ne commence pas par discuter à n&8217;en finir plus de ce problème, je propose que nous l&8217;acceptions et qu&8217;au moindre écart de langage, à la moindre insulte, au premier geste agressif, on le modère. Mais laissons-lui une chance.
Nous essayerons de limiter les votes au maximum et d&8217;essayer de fonctionner au consensus. Si celui-ci fait défaut, l&8217;animateur proposera de prendre la décision qui lui semble recueillir le plus large soutien. Si malgré tout un nombre (à définir) de joueurs demande le vote, on votera.
Comme on l&8217;a vu supra, il faudra commencer par le travail guère enthousiasmant de se donner des règles de fonctionnement. Je proposerai un texte à casser.
Ensuite, il faudra définir le socle de nos intérêts communs. En vrac, en font ou n&8217;en font pas partie :
- Règles minimales de comportement et en fonction de cela par exemple, pourquoi et comment un joueur peut-il être exclu de la communauté. - Règles diverses : interdiction de la guerre, économie, etc. - Publicité, information : portail (contenu, réalisation) - Géographie : adoptons-nous un même ensemble de vie, nous emparons-nous des compétences jusqu&8217;ici dévolues à l&8217;OEA, partageons-nous cette compétence avec celle-ci (voir contribution Gorbuslki). Conditions pour la reconnaissance d&8217;une micronation, etc.
Et puis mettre tout çà en musique en créant éventuellement les structures adéquates et en délégant certaines tâches (je pense par exemple au portail).
Vous aurez observé que j&8217;ai soigneusement évité d&8217;aborder la question du rapprochement avec le micromonde germanophone. Ce n&8217;est un secret pour personne que j&8217;y suis opposé mais je pense que jusqu&8217;à un certain point, le processus que nous entamons est compatible avec toutes les options en présence.
Voilà, si vous êtes d&8217;accord, tous sur la ml exclude et &8230; débattons.
F.
Le type Supernovae
Les micronations sont comme toute chose en ce bas monde, elles ont une naissance, une vie et une mort. Cette série d'essai à pour but de recenser et d'analyser les modalités de ces évènements.
Le type que je nommerai «Supernovae» est fort bien représenté par deux nations qui furent en leur temps les phares du micro-monde francophone, j'ai nommé Ys et le Krassland. En effet, même si aucune nation ne peut sembler plus éloigné l'une de l'autre de par leurs aspects respectifs, ces deux nations présentent la même modalité d'existence et de mort. Nous ne nous intéresserons pas ici à la naissance de ces micro-nations (qui fera l'objet d'un essai ultérieur), mais à la vie, et plus particulièrement à la mort de ces micronations.
Les nations de type supernovae se caractérisent par une vie agitée et féconde, regorgeant d'idées toutes plus originales que les autres et un niveau ludique que l'on pourrait qualifier (si on voulait se la pêter) de paroxysmique. Ceci se caractérise généralement par des quantités impressionnantes de mails échangés sur les lystes, entraînant une prolifération de lystes afin de maintenir un semblant de structure et de clarté. C'est le stade de sur-expension qui fait de la nation un phare pour toutes les autres, en raison même de sa vitalité... on peut même qualifier cette période d'age d'or !
Mais dépassé un certain point, les membres de la nation ayant le moins de temps se trouvent submergé par une invraisemblable quantité de mail lorsqu'ils ont le courage de se connecter ! Petit à petit, l'auto émulation de la population fidèle (et donc hyper-active) engage un processus violent et inéluctable, nous en arrivons à un point où les projets fusent à des vitesses vertigineuses, le but étant de toujours aller plus loin. Puis se greffe inévitablement une lutte pour avoir le contrôle de la nation.
Vient alors, inévitablement, le moment crucial : Une fois dépassé les 1000 mails en un mois sur la ML principale (chiffre hautement symbolique, mais curieusement vérifié par deux fois), tout s'emballe et se déchaîne, les détenteurs des vrais pouvoirs de la nations (ses concepteurs, ses dyeux ou autre), voyant leur
uvre leur échapper définitivement, n'ont qu'un seul choix... la faire disparaître dans un fantasmagorique cataclysme, déchaînant des forces incontrôlables et balayant d'un geste une civilisation dont l'éclat ne brillera plus que dans les souvenirs...
Un question reste posée : quels sont les pré-requis (a la naissance ?) pour qu'une micronation devienne une supernovae ? Nous y viendrons en temps voulu. Mon prochain cour portera sur les micronation de type naine blanche qui vivent peu intensément de leur naissance à leur mort.
Les naines blanches
ATTENTION les micronations citées ici sont données à simple titre d'exemple et en aucun cas il ne s'agit d'attaque ou de jugement.
Reprenons donc notre analyse des modalités de vie et de mort des micronations... silence dans le fond ! Aujourd'hui donc, les naines blanches...l'analogie avec les étoiles est bien entendue voulue !
La micronation de type naine blanche est une nation qui naît généralement de la volonté d'un seul individu et souvent en réaction à la micronation de laquelle il vient de se faire jeté ou alors dans laquelle il ne se reconnais plus, ou pour toute autre raison personnelle qui ne nous regarde pas. On peut facilement y reconnaître des pays tel que Prya ou Orion, encore que leur représentants le nieront énergiquement.
Ces micronations sont de petits bijoux de technologie du point de vue présentation, en effet, avant de le dévoiler au micromonde, le créateur réalise un sîte extrêmement élaboré et des structures rigides bien établies. Le problème de ce type de nation est que les nouveaux arrivants sont peu nombreux car rapidement bridés, le fond culturel est souvent absent ou alors forcé par le créateur. Les naines blanches ne présentent pas une activité de groupe phénoménale, mais des actions individuelles souvent d'excellente qualité d'ailleurs. Cependant, la nation vit sur l'énergie d'un groupe restreint et la coordination d'un ou de quelques personnages.
Ces nations sont-elle dépourvus d'intérêt, bien sur que non, premièrement, elles ont toutes les chances de durer tant que le créateur veut bien s'y consacrer. Ensuite, elles compensent souvent leur manque flagrant de dynamisme par des réalisation précises dans des domaines ciblés (l'économie Pryane ou bien les recherches spatiales Orionnaises).
Reste que leur dynamisme proche du néant au point de vu collectif les prive de la plupart des intérêts d'une micronation plus grande. La sérénité de leur vie empêche l'émulation de type solaire ou super-nova, et par là même les problèmes qui en découlent.