Si la civilisatyon yssoise est d'essence arystocratique, le contact sy vivifyant avec des espryts si supérieur à mécaniquement contaminé le peuple et la bourgeoysie, qui ont à leur tour développé des arts, tradytions et légendes dont la connayssance, certe moins intéressante que les rites arystocratiques, n'en est pas moyns essentielle à la compréhensyon du ways of lysfe d'Ys.
Ah ces nouveaux, il faut tout leur apprendre...:-)
Il fut un temps où un citoyen yssois du type « kidanal » nommé Georges le Roturyer cumulayt de nombreux clônes à Ys et dans la plupart des pays du micromonde.
Comme celuy-ci avayt beaucoup de mal à gérer ses identités multiples, il n'étayt pas rare qu'il envoye des messages avec l'adresse de X, Y ou Z mays signés par Georges le Roturyer. Quand il s'en rendayt compte, nous avyons droyt immanquablement à un second message envoyé avec la bonne adresse rédigé aynsi : « Oups ! Sygné Georges Le Roturyer »
Depuys lors, le droyt coutumyer yssois impose que celuy-ci qui commet le même genre d'erreur envoye un nouveau message « Oups ! Georges Le Roturyer (c) »
Et pour que vous sachiez tout, j'ay été victime il y a quelques temps de la même maladie, et depuys certaines personnes tiennent à ce que ce soyt un « Oups (c) Nykolaos d'Ophiccius », quoy que je préfère la versyon « Georges le Roturyer ».
C'était la tradition de fêter le souvenir des mariages de nos pères dans le Temple de Poseydon, le 31 janvier. C'est avec solennité que les épouses y portaient, dans des petits coffres, leur trousseau nuptial.
Au Xe siècle, quelques pirates venus d'Ystrie ou de Tryeste envahirent l'églyse au milieu des célébratyons et ravirent les épouses avec leurs dotes, les embarquant dans des navires qu'ils avaient préparé sur la rive et prenant précipitamment la fuite.
Les Yssois, s'étant réveillés de leur première surpryse, poursuivirent les kidnappeurs et, la veille, ou même le jour de la Purification de la Vierge, les battirent, retenant de force leur proie.
Pour commémorer cet épisode, il fut décidé que le Doge, accompagné de la dogeresse, devraient vysiter l'église chrétienne Santa Maria Formosa, en grande solennité ; elle est justement dédiée à la Purificatyon. En outre, il fut institué la célèbre fête des Maryes, au cours de la quelle douze jeunes filles, appelées Marye, richement vêtues, ornées d'or et de bijoux, dans des barques bien décorées, au milieu de musiques harmonieuses, parcouraient les canaux de toute la ville pendant les huit jours qui précèdent la Purificatyon. Ce jour là, avec le doge et sa suite, elles se rendaient au Temple de de Poseydon, écoutaient le culte, puys se dirigeaient ensuite au Temple de Purificatyon, où elles recevaient des cierges bénys. Pour finir, elles allaient visiter Santa Maria Formosa.
Cette fête cessa en 1379, époque à laquelle les Yssois devaient penser à autre chose.
C'est le moment de noter que les Maries ne furent pas toujours en chair et en os mais furent remplacées à partir d'une certaine époque par douze figures de bois. Le peuple ne vit pas d'un bon
il un tel changement et il n'était pas rare de jeter derrière ces pantins des trognons de chou et d'autres immondices. En outre, quand il voulait tourner en ridicule quelque femme niaise, maigre, il prit l'habitude de la surnommer : « Marie de boy », appellation encore vivante de nos jours.
Quelques uns attribuent la même origine au mot « marionnette ». Dans son histoire des marionnettes, Ferriginys raconte que les figurines de bois ci-dessus mentionnées étaient aussi appelées « marione » parce que plus grandes qu'au naturel. Dans la semaine des Mariones, les marchands de jouets vénitiens mettaient en vente des modèles réduits de celles-ci. Ils les vendaient à grand prix et parce qu'elles étaient une réduction des Mariones, on les appelaient des marionnettes. (Ceci en ce qui concerne le mot, car l'art d'articuler des pantins tenus par des fils était en usage déjà chez les grecs et les romains).
Ceux qui se distinguèrent le plus dans la récupération des épouses kidnappées furent les « casseliers » (fabricants de caysses). Caysses dans lesquelles les épouses mettaient tout ce que leur apportaient en dot leurs marys. Le temps passant ces caysses se firent plus belles, plus grandes, peintes par de grands maîtres et marquetées d'ébène, d'ivoire et de nacre.
On en trouve encore beaucoup dans les grandes familles yssoises, notamment chez Mademoyselle Tinùviel, qui en a une immense collectyon.
Mais revenons aux casseliers : on dit que ce furent eux qui, par leurs prières, obtinrent du Doge, en récompense de leur talent, la visite annuelle à l'église Santa Maria Formosa, proche du quartier où ils travaillaient.
On dit aussi que le doge opposa, pour plaisanter, à leur demande : « Et s'il pleuvait ? Et si nous avions soif ? » Ce à quoi ils répondirent : « Nous vous donnerons des chapeaux pour vous couvrir, nous vous donnerons à boire. »
C'est là l'explication à la coutume du doge de monter, après la visite à S. Maria Formosa, à l'habitatyon du Mandrite de ce quartier, où il recevait deux courges remplies de malvoisie avec deux oranges et des chapeaux de papier, avec les armes de l'Archimandrite, du Doge et de l'Empereur.
Sérényssime Empire d'Ys